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Airbus alerte ses clients sur un éventuel problème d’électronique des moteurs de l’A400M

Le Monde.fr

Un Airbus A400M s'apprête à atterrir à Séville, le 12 mai 2015.

A la suite de l’accident d’un A400M le 9 mai à Séville, en Espagne, Airbus Defence and Space (Airbus DS) demande dans une note d’alerte aux cinq pays exploitant actuellement l’appareil de procéder à des contrôles du système de gestion électronique des moteurs de l’avion de transport militaire européen. L’accident, qui avait eu lieu à l’occasion d’un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie, avait tué quatre des six personnes à bord.

La demande formulée par Airbus DS, qui concerne douze avions au total, a été faite à la suite de la détection d’une anomalie potentielle (un bug de logiciel) dans l’interface qui assure la commande et le contrôle des moteurs. Dans un communiqué, publié mardi, Airbus invite les armées qui opèrent déjà des A400M à effectuer des contrôles après « un éventuel remplacement de moteur ou de l’ECU (Electronic control unit) ».

Airbus a mené sa propre enquête interne sur l’accident survenu en Espagne, parallèlement aux enquêtes officielles. Selon un expert du secteur, cela pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. « Pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, Airbus DS a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer », a précisé l’avionneur dans son communiqué.

Mais Airbus n’a pas établi de lien entre ce problème potentiel et l’accident de l’A400M en Espagne. « Il est encore trop tôt pour le dire », se défend l’avionneur européen. Airbus préfère rester prudent car il n’a pas encore eu accès aux données des deux boîtes noires de l’avion, qui ont été retrouvées sur les lieux du crash. L’accident en Espagne est le premier impliquant un Airbus A400M, modèle entré en service en 2013.

Problèmes dès l’origine avec le système de régulation des moteurs

« Ces informations ont également été transmises, immédiatement, aux autorités chargées de l’enquête » en Espagne, a ajouté Airbus DS. L’enquête est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la Commission d’enquête technique des accidents des aéronefs militaires qui devra présenter ses conclusions au juge d’instruction saisi du dossier.

La mise en garde d’Airbus fait resurgir un défaut quasi d’origine des A400M. Lors du lancement du projet, les Européens ont opté pour un moteur spécialement créé pour le nouvel appareil plutôt que de retenir le turbopropulseur mis en œuvre par l’américain Pratt & Whitney.

Et cela ne s’est pas fait sans difficulté. L’allemand MTU a ainsi eu les plus grandes difficultés à mettre au point le FADEC, le système de régulation électronique des quatre moteurs de 11 000 chevaux chacun qui propulsent l’avion. Au point que, c’est un fournisseur français qui a dû terminer la mise au point du FADEC.

Une fois encore, c’est ce système de régulation électronique qui fait aujourd’hui des siennes. Cette fois, c’est l’ECU, une des deux composantes du Fadec, avec l’EPMU (Engine protection and monitoring unit), qui est montré du doigt.

Premier accident impliquant un Airbus A400M

Avion européen ultramoderne et polyvalent, l’A400M cumule les problèmes depuis plusieurs années. Avant même son lancement, les retards et surcoûts s’étaient accumulés, à tel point que les premières livraisons attendues en 2010 avaient été décalées à 2013 et le programme, majoré de 6,2 milliards d’euros partagés à l’époque entre Airbus et ses clients – soit 30 % de dépassement de budget.

L’A400M, assemblé à Séville et dont le coût de développement s’élève à 20 milliards d’euros, a été livré jusqu’à présent à la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Turquie et la Malaisie. Ces quatre pays ont suspendu les vols des appareils en service à la suite de l’accident.

Lire aussi : L’accident d’un avion-cargo militaire ouvre une nouvelle crise pour Airbus

A400M : Airbus alerte ses clients sur un éventuel problème d’électronique des moteurs

A400M

A400M: Airbus alerte ses clients sur un éventuel problème de moteur

Par LEXPRESS.fr avec AFP
un-airbus-a400m-arrive-a-seville-apres-un-vol-test-le-10-mai-2015_5340895Un airbus A400M arrive à Séville après un vol test, le 10 mai 2015

afp.com/CRISTINA QUICLER

Airbus a transmis une note d’alerte aux clients de son avion A400M, demandant des contrôles du système de gestion électronique des moteurs, après le crash d’un de ces appareils le 9 mai, à Séville, en Espagne.

Le contructeur aéronautique Airbus a envoyé une note d’alerte à tous ses clients de l’avion de transport militaire A400M.

Cette note « demande aux exploitants d’effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l’ECU (l’unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l’avion avant le vol et d’effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l’ECU », indique Airbus dans un communiqué.

Perte de contrôle

Selon un expert du secteur, ce dysfonctionnement pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. « Pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, Airbus DS a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer », a précisé l’avionneur dans son communiqué.

Mais Airbus n’a pas établi de lien entre ce problème potentiel et l’accident de l’A400M en Espagne, un avion qui effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie qui était prévue en juillet.

La note émise par le groupe « résulte des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l’enquête officielle en cours », a souligné Airbus DS.

« Ces informations ont également été transmises, immédiatement, aux autorités chargées de l’enquête » en Espagne, a ajouté Airbus DS.

Enquête en cours en Espagne

Le 9 mai, l’un de ces avions A400M s’était écrasé lors d’essai en vol, à Séville, en Espagne. Un crash qui a fait quatre morts et deux blessés graves. L’enquête en cours est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la Commission d’enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM) qui devra présenter ses conclusions au juge d’instruction saisi du dossier.

A la suite de l’accident qui, outre les deux pilotes et ingénieurs décédés, a fait aussi deux blessés graves, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie ont suspendu les vols des appareils en service.

Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays: Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie et Malaisie. Douze seulement sont en service à ce jour.

Airbus alerte sur un éventuel problème des moteurs de l’A400M

Le Point – Publié le 19/05/2015 à 14:04 – Modifié le 19/05/2015 à 16:28

Le groupe a demandé des contrôles du système de gestion électronique des moteurs de l’A400M, après le crash d’un de ses appareils à Séville.

Le crash d'un avion de transport militaire A400M a fait 4 morts le 9 mai dernier à Séville, photo d'illustration.
Le crash d’un avion de transport militaire A400M a fait 4 morts le 9 mai dernier à Séville, photo d’illustration. © Rémy Gabalda / AFP

Airbus Defence and Space (Airbus DS) a ordonné à ses clients une inspection de leurs avions de transport militaire A400M, dont un exemplaire s’est écrasé à Séville (sud de l’Espagne) début mai, sans toutefois établir pour l’heure de lien avec l’accident. « Airbus DS a envoyé une Note d’Alerte Opérationnelle (AOT) à tous les exploitants de l’A400M pour les informer d’une inspection à effectuer sur la flotte », a annoncé l’avionneur dans un communiqué. La note « demande aux exploitants d’effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l’ECU (l’unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l’avion avant le vol et d’effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l’ECU ».

Airbus DS n’a pour autant pas établi de lien avec l’accident de l’A400M en Espagne, qui a fait 4 morts – les deux pilotes et deux ingénieurs – et deux blessés graves le 9 mai. Le groupe a indiqué avoir transmis ces informations « immédiatement, aux autorités chargées de l’enquête » en Espagne. L’appareil, qui effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie prévue en juillet, s’est écrasé peu après le décollage. L’enquête est menée par la Commission d’enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM) qui devra présenter ses conclusions au juge d’instruction espagnol saisi du dossier.

Douze A400M en service dans cinq pays

Selon un expert du secteur sous couvert de l’anonymat, le problème potentiel constaté par Airbus DS pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. Le site internet du magazine Der Spiegel citant des sources dans l’entourage d’Airbus a évoqué comme cause possible de l’accident un problème de logiciel qui aurait entraîné l’arrêt de trois propulseurs, un problème technique face auquel les pilotes ne pouvaient rien.

Dans sa note, Airbus DS indique simplement que « pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, (il) a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer ». Ces éléments résultent « des analyses internes à Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l’enquête officielle en cours », selon la note.

Actuellement, douze A400M sont en service dans cinq pays. En signe de confiance dans l’appareil, Airbus a organisé le 12 mai un vol d’essai de Toulouse à Marseille avec à son bord le patron d’Airbus Military, Fernando Alonso. L’Allemagne, le Royaume-Uni, la Turquie et la Malaisie ont ordonné la suspension des vols d’A400M dans l’attente des résultats de l’enquête. Mesure confirmée par Berlin et Ankara après l’annonce de la note d’alerte d’Airbus DS.

« Un rapport à Tom Enders »

Seule la France, qui en possède le plus grand nombre (6 exemplaires), a maintenu les autorisations pour les seuls vols prioritaires en opération. À Paris, le ministère de la Défense a rappelé après l’annonce de cette note d’alerte d’Airbus DS avoir « commandé au début de l’année un rapport à Tom Enders (le PDG d’Airbus Group, maison mère, ndlr) sur les capacités de l’A400M et le calendrier de livraison ». « Nous en attendons la réponse pour le début de l’été avant de prendre une décision sur l’A400M », a-t-on ajouté au ministère.

En Allemagne, l’armée de l’air a reçu la note d’alerte d’Airbus et est en train de l’étudier. Le ministère de la Défense a toutefois souligné que le constructeur ne pouvait pas encore établir que ces éléments sont la cause de l’accident car ils n’ont pas encore été comparés aux données des boîtes noires de l’appareil. Celles-ci n’ont pas encore été exploitées, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.

À Madrid, le ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire avant les résultats de l’enquête. Le ministre espagnol de la Défense, Pedro Morenes, s’était prononcé pour la suspension des vols, alors que l’A400M est produit à Séville.

Les problèmes techniques sur les moteurs de l’A400M sont en bonne partie responsables des déboires du programme, dont le premier appareil a été livré en 2013, avec quatre ans de retard. Ces turbopropulseurs TP400 sont conçus par le consortium EPI Europrop International, qui regroupe le français Snecma (groupe Safran), le britannique Rolls Royce, l’espagnol ITP et l’allemand MTU. Le programme a également connu d’importants surcoûts, avec une facture finale d’environ 30 milliards d’euros contre un peu plus de 20 milliards prévus initialement. Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays.

A400M: Airbus demande des contrôles de l’interface moteur

    •  LeFigaro.fr avec Reuters

L’avionneur demande aux exploitants de l’appareil «d’effectuer des contrôles» du système de gestion électronique des moteurs. Sans toutefois établir de lien entre ce problème potentiel et le crash à Séville, le 9 mai dernier.

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Airbus Defence and Space (Airbus DS) a transmis une note d’alerte aux clients de son avion de transport militaire A400M, demandant des contrôles du système de gestion électronique des moteurs, après le crash d’un de ces appareils qui a fait quatre morts le 9 mai dernier à Séville, dans le sud de l’Espagne.

Cette note d’alerte «demande aux exploitants d’effectuer des contrôles spécifiques et réguliers de l’ECU (l’unité de contrôle électronique, ndlr) sur chaque moteur de l’avion avant le vol et d’effectuer des contrôles supplémentaires après un éventuel remplacement de moteur ou de l’ECU», indique Airbus DS dans un communiqué. L’ECU est un système informatique qui permet d’optimiser les performances du moteur en réponse à un ordre de pilotage. Les pays concernés sont la France (6 appareils), le Royaume-Unie (2 avions), l’Allemagne (1), la Turquie (2) et la Malaisie (1). Soit au total 12 A400M qui sont en service dans le monde.

Selon un expert du secteur, cité par l’AFP, cela pourrait se traduire par une perte de contrôle de la puissance moteur. «Pour éviter tout risque potentiel lors des vols à venir, Airbus DS a informé les exploitants des actions nécessaires à effectuer», a précisé l’avionneur. Mais Airbus n’a pas établi de lien entre ce problème potentiel et l’accident de l’A400M en Espagne, un avion qui effectuait un vol d’essai avant sa livraison à la Turquie qui était prévue en juillet.

La note émise par le groupe «résulte des analyses internes réalisées sur des A 400M en production par Airbus DS et fait partie de ses activités permanentes en matière de navigabilité, indépendamment de l’enquête officielle en cours», a souligné le groupe. «Ces analyses montrent qu’il y a un possible problème sur cette pièce (ECU)», précise un porte-parole d’Airbus DS.

«Ces informations ont également été transmises, immédiatement, aux autorités chargées de l’enquête» en Espagne. L’enquête est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la Commission d’enquête technique des accidents des aéronefs militaires (CITAAM) qui devra présenter ses conclusions au juge d’instruction saisi du dossier.

Zone de turbulence

À la suite de l’accident qui, outre les deux pilotes et ingénieurs décédés, a fait aussi deux blessés graves, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie ont suspendu les vols des appareils en service. En revanche, la France n’a pas interrompu les missions de l’appareil qui continue à ravitauiller les bases militaires françaises établies aux Emirats Arabes Unis, en Jordanie ainsi que dans la bande saharo-sahélienne.

La semaine dernière, Airbus a marqué sa confiance dans l’avion de transport militaire en reprenant les essais avec un vol de Toulouse à Séville dès le mardi 12 mai, soit trois jours après l’accident. Le groupe avait annoncé la veille qu’il maintenait son programme d’essais et le patron d’Airbus Military, Fernando Alonso, ancien directeur des essais en vol chez Airbus avions civils, était à bord du vol test.

Ce dernier a été nommé en janvier dernier à la tête du programme de l’avion militaire, en pleine période de turbulence. Depuis plusieurs mois, l’A400M essuyait de vives critiques de la part de ses clients. En cause, notamment, les retards de livraison et des problèmes techniques. Le crash et cette alerte jettent un nouveau froid sur ce programme, dont le coût atteint désormais près de 28 milliards d’euros. Soit 8 milliards de plus qu’initialement prévu.

La chaîne d’assemblage final de l’A400M se trouve à Séville. Vingt appareils s’y trouvent actuellement. Au total, 174 A400M ont été commandés par huit pays: Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Turquie et Malaisie. Douze seulement sont en service à ce jour.

Pourquoi la France continue-t-elle de faire voler ses Airbus A400M

Par LEXPRESS.fr
airbus-a400m-2_4097490 Contrairement à l’Allemagne, la Turquie et le Royaume-Uni, la France continue de faire voler ses Airbus A400M, pour les opérations prioritaires.  REUTERS/Luke MacGregor

Au lendemain du crash de l’Airbus A400M à Séville, la France se démarque de ses voisins par sa volonté de poursuivre les vols de ses appareils. Mais pourquoi ?

Au lendemain du crash d’un Airbus A400M à Séville, l’heure est à la prudence. L’Allemagne, la Turquie et la Grande-Bretagne, ont tous annoncé leur décision de suspendre temporairement les vols de leurs appareils militaires, le temps d’en savoir plus sur les circonstances de l’accident, qui a tué quatre des six passagers.

La France, elle, se démarque. Paris n’entend pas remettre dès maintenant en cause le vol de ses appareils. Une position assumée ce dimanche encore par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

La moitié des avions livrés sont français

Le projet A400M constitue le plus grand projet d’aviation militaire européen jamais pensé à ce jour. Le plan, conclu initialement par une coalition de sept pays, a connu bien des déboires. Sur les 174 appareils commandés, 12 ont d’ores et déjà été livrés. La France en a récupéré par la moitié, depuis 2013. A ce jour, l’Allemagne ne dispose que d’un appareil, contre deux pour le Royaume-Uni et la Turquie. Le dernier appartient à la Malaisie, obtenu dans le cadre d’une première commande obtenue en dehors du consortium initial.

>> Aller plus loin:De retards en crash, le tortueux destin de l’A400M

Le ministre de la Défense explique d’ailleurs que certains appareils sont aujourd’hui déployés sur le terrain. Cette présence complique sans doute la mise au sol de la totalité de la flotte. Elle impose sans doute la décision du ministère de limiter leur utilisation aux « vols extrêmement prioritaires en opérations ». Il précise que les six avions totalisent aujourd’hui « 1700 heures de vol », relate l’AFP.

« Aucune preuve » de dysfonctionnement

L’autre élément tient sans doute du fait que l’on ne sait rien des circonstances précises du crash. Il est bien trop tôt pour évoquer une défaillance dans la conception de l’avion. « Nous n’avons pas d’éléments pour nous contraindre à arrêter notre flotte A400 », déclarait ce dimanche à l’AFP le colonel Jean-Pascal Breton, patron du SIRPA Air, le service de presse et de communication de l’armée de l’air.

Il faudra sans doute un peu de temps avant d’en savoir plus sur les raisons du crash. Les deux boîtes noires viennent tout juste d’être retrouvées. Jean-Yves Le Drian refuse de prendre toute décision hâtive, et il faudra se montrer patient. Son homologue espagnol, Pedro Morenés, a en effet prévenu: « On ne saurait bâcler une enquête d’une telle importance, elle prendra le temps qu’il faudra »

La France s’est impliquée

Forcément, cet accident ne fait pas les affaires d’Airbus, pas plus que de la France. L’État français s’est en effet particulièrement impliqué dans ce projet. Au plus fort des critiques contre les surcoûts de conception et de livraison, la France avait fini par prendre en charge le quart de la somme non assumée par Airbus, soit 400 millions d’euros.

Ce dimanche, Jean-Yves Le Drian n’a pas manqué de louer toutes les points forts de l’appareil, « de très grande qualité », « un bijou technologique, expliquait-il au moment de la première livraison. Le ministre de la Défense a d’ores et déjà exprimé son « soutien » à l’entreprise Airbus.

L’Airbus A400M a repris les vols d’essais

Bruno Trevidic / Journaliste
  • L'Airbus A400M repris vols d'essais

    L’Airbus A400M a repris les vols d’essais – Alexandre Doumenjou

AéRONAUTIQUE : Trois jours après le crash, l’un des trois A400M d’ Airbus a repris les airs hier, pour un vol de deux heures entre Toulouse et Séville, avec à son bord le patron d’Airbus Military, Fernando Alonso. Un vol d’essais destiné à démontrer la confiance de l’avionneur dans son avion de transport militaire, alors que tous les exemplaires en service dans les armées allemande et britannique sont toujours cloués au sol, dans l’attente des premiers résultats de l’enquête. La même précaution pourrait être imposée à tous les A400M qui sortiront de la chaîne d’assemblage de Séville dans les prochains jours

Un nouveau projet de drone européen voit le jour…

Le Point –

MALE, c’est son nom, est le fruit de la collaboration d’Airbus, de Dassault Aviation et d’une filiale de Finmeccanica. Livraison en 2025, si tout va bien…

Le drone nEUROn de Dassault Aviation au Salon du Bourget en 2013.
Le drone nEUROn de Dassault Aviation au Salon du Bourget en 2013. © Aerolegende/CC BY-SA 3.0

  (à Munich)

Ce projet, longtemps cloué au sol, va-t-il finir par prendre son envol ? Les ministres de la Défense français, allemand et italien ont signé lundi à Bruxelles une lettre d’intention visant à lancer les études techniques en vue de la fabrication d’un drone européen. Cet accord stipule que les trois partenaires vont financer pendant deux ans des recherches « afin de déterminer les prérequis opérationnels en vue de la conception d’un prototype ».

Ce futur drone de reconnaissance, qui ne devrait pas être armé dans un premier temps et dont le coût de développement devrait approcher 1 milliard d’euros, va être mis au point par Airbus Group, Dassault Aviation et Alenia Aermacchi du groupe Finmeccanica. D’autres pays européens, comme l’Espagne et la Pologne, pourraient par la suite participer à ce programme baptisé MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance). Mais le futur drone militaire « Made in Europe » devra encore traverser de nombreux nuages avant la livraison de son premier exemplaire en… 2025.Voilà des années en effet que les pays européens souhaitent construire leurs propres drones afin de ne plus être aussi dépendants des États-Unis et d’Israël qui leur livrent la quasi-totalité de leurs avions sans pilote. « Avec l’Euro-drone, nous pourrions décider nous-mêmes comment l’utiliser, où le déployer et vers quel objectif le diriger », résume Ursula von der Leyen, la ministre allemande de la Défense.

D’autres projets en cours

Certains pays ont commencé par vouloir faire cavalier seul dans ce domaine. Berlin a notamment demandé au groupe de défense européen EADS de lui proposer une version modifiée du Global Hawk américain de Northrop Grumman. Près de 500 millions d’euros ont été engloutis dans ce projet en pure perte car les militaires ont réalisé – un peu tard – que l’appareil n’obtiendrait pas l’autorisation de voler en zones habitées car il n’était pas équipé d’un système anticollision. Pour éviter de telles déconvenues et afin de limiter leurs dépenses, des pays européens ont préféré jouer la carte collaborative en lançant des partenariats transnationaux.Lancé en 2003 avec une enveloppe de financement de 400 millions d’euros, le programme nEUROn est un projet piloté par Dassault Aviation et soutenu par la Suède, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la Suisse. Ce drone de combat furtif de 9,2 mètres de longueur pour 12,5 mètres d’envergure est actuellement en phase de test.

Au mois de novembre, la France et la Grande-Bretagne ont parallèlement décidé d’imaginer un drone qui devrait être opérationnel en 2030. Financé à hauteur de 250 millions d’euros, ce programme réunit les Français Dassault, Safran et Thales aux Britanniques BAE Systems et Rolls-Royce ainsi que Selex, une filiale de l’italien Finmeccanica. Mais deux de ces partenaires vont également participer au projet révélé, lundi, par Paris, Berlin et Rome. L’histoire ne dit pas si ces programmes vont se concurrencer ou au contraire unir leurs forces pour travailler sur un drone unique. Lorsqu’on vous dit que l’avion sans pilote européen n’est pas encore près de décoller…

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 Commentaires

B00B00                                             ARRETEZ MOI… ,Si je me trompe mais concorde ressemblait comme deux gouttes d’eau au Tupolev 144 d’où les cocoricos des français le concordof le concorski ect alors que ces deux avions étaient différents le Tupolev supérieur au concorde par sa vitesse et son rayon d’action et le nombre de passagers embarqués bon passons ! Mais ce nouvel avion airbus a bien pompé sur le tu95 AVION MILITAIRE DES ANNES 50 PUIS SUR LE tu114 copie civile du bombardier donc les français ont copié sur le TU 114 AVION A TURBO PROPULSEURS ! MAL NON !
Skyrunnernumber1                        Encore une fois….Je pose la question de savoir quels moteurs équipaient l’appareil accidenté. Snecma ou Rolls-Royce. Souvenons nous que l’incident dont a été victime l’A-380 de Qantas au décollage de Singapour était du à un mauvais usinage d’une pièce sur un Trent-900 de chez Rolls-Royce.
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