« La télé-réalité ne m’intéresse pas »

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Dix ans après le drame de Clichy, les deux policiers relaxés

Ce drame avait entraîné trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises à l’automne 2005 et le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence.

« Je suis éc?uré, déçu, dégoûté, les policiers sont intouchables », a lâché, furieux, Adel Benna, le frère aîné de Zyed en quittant la salle d’audience lundi.

A l’énoncé du jugement, des cris de colère ont fusé dans la salle. « C’est une honte », a crié une femme, dénonçant « dix ans d’impunité policière ».

« Les familles ne tourneront pas la page dans l’immédiat », a affirmé Samir Mihi, responsable d’une association de soutien des familles.

Celles-ci se sont isolées avec leurs avocats dans une salle après l’annonce du jugement, avant de quitter les lieux discrètement par une autre sortie pour éviter les médias.

Auparavant, Me Jean-Pierre Mignard, l’un de leurs deux avocats, avait qualifié la relaxe de décision « choquante pour les parties civiles ». « Nous allons faire appel », mais faute de pouvoir le faire au pénal, « l’affaire peut se rejuger sur le plan civil », a-t-il précisé, et « s’il le faut et si c’est nécessaire, nous irons jusque devant la chambre criminelle de la Cour de cassation ».

Le tribunal a rejeté dans ses conclusions la plupart des arguments apportés par les avocats des parties civiles dans ce dossier, rejoignant la position du ministère public qui avait requis la relaxe à l’issue de l’audience, tenue du 16 au 20 mars.

Le tribunal a considéré à l’examen des faits que ni Sébastien Gaillemin, le policier présent sur les lieux, ni Stéphanie Klein, qui était au standard de la radio, ne pouvaient avoir « la conscience claire et réelle d’un péril imminent » concernant les jeunes, a expliqué le président, Nicolas Léger.

– Rassemblements –

« C’est ce que la défense soutient depuis le début », a réagi Me Daniel Merchat, l’avocat des policiers qui, après une enquête interne, n’ont jamais été sanctionnés.

Lors d’une course-poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix affecté à l’époque à la police de proximité, avait vu deux « silhouettes » enjamber un grillage délimitant un cimetière, et pénétrer ainsi dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l’accès au site EDF.

« S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau », avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle se trouvait sa collègue Stéphanie Klein, alors policière stagiaire, accusée elle aussi de ne pas avoir réagi.

A l’issue de la course-poursuite, trois adolescents étaient entrés sur le site EDF où, à 18H11 ce 27 octobre 2005, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés, près de 30 minutes après le départ des policiers.

Ils avaient escaladé une porte pour se cacher dans un local en béton abritant une réactance, dispositif très dangereux, comme le signalait un message d’avertissement installé sur le côté du local. Seul leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, en avait réchappé, brûlé sur 10% du corps.

Lundi, à Clichy-sous-Bois, « aucun incident » n’avait été signalé en début d’après-midi, selon une source policière.

Quelques centaines de personnes – 400 selon la police – se sont rassemblées lundi soir à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour dénoncer la relaxe des policiers.

Ce rassemblement de militants des quartiers populaires ou engagés contre les violences policières, qui a débuté vers 19H00 devant le tribunal, a été dispersé par la police deux heures plus tard, dans une ambiance « un petit peu tendue », a précisé une source préfectorale. Néanmoins, il n’y a eu ni blessé, ni interpellations de manifestants, a-t-elle précisé.

Une centaine de personnes se sont aussi rassemblées à Lyon, en criant « pas de justice, pas de paix » tandis que quelque 180 personnes ont manifesté dans le calme à Toulouse.

Deux syndicats de policiers, Unsa et Unité SGP Police-Force ouvrière, se sont déclarés satisfaits quant à eux de la relaxe de leurs collègues. Ce jugement « laisse un immense sentiment de gâchis », a pour sa part estimé SOS Racisme.

La députée FN Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la relaxe des deux policiers « prouvait » que « la racaille » avait mis « par plaisir » les banlieues françaises « à feu et à sang » tandis que la présidente du FN Marine Le Pen se bornait à saluer « une justice rendue ».

Mort de Zyed et Bouna : « La parole de deux policiers blancs l’emporte »

Le Monde.fr

Jean-Pierre Mignard à Rennes, le 18 mai 2015.

L’avocat des familles de Zyed Benna et Bouna Traoré, Jean-Pierre Mignard, a déploré, mardi 19 mai sur France Inter, que « la parole de deux policiers blancs l’emporte sur toute autre considération », à la suite de la relaxe des deux fonctionnaires de police poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort des deux adolescents, en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). « Dans ce pays, il y a des fractures raciales. Dans ce jugement, je vois de la distance. C’est la vérité ou alors on est dans la bien-pensance. A un moment, ce pays aura besoin de se réveiller, de se choquer », a ajouté M. Mignard.

Zyed et Bouna étaient morts le 27 octobre 2005 par électrocution, alors qu’ils s’étaient réfugiés sur un site d’EDF pour fuir un contrôle de police. Les policiers Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein, qui participaient à leur poursuite, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Rennes lundi 18 mai.

» Lire : Mort de Zyed et Bouna : relaxe définitive des deux policiers

« Il y avait des panneaux partout, “danger de mort”, “danger de mort” (…) Ce sont des écoliers. Dans le trafic radio, les policiers les appellent “les enfants”. Un policier qui a fonction de protection n’a pas l’idée d’appeler ? C’est scandaleux », a commenté Me Mignard. L’avocat a aussi critiqué la gestion immédiate de l’accident par les autorités : « Pendant plusieurs jours, on dit qu’il ne s’est rien passé au nom d’un rapport de police dont on n’a jamais rien su. Il a été menti à Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin », alors président de la République et premier ministre.

« Cette affaire dit que la justice est totalement divisée », a poursuivi l’avocat, pour qui « il y a des juges qui pensent qu’il y a des indices graves et concordants » quant à la « commission d’une infraction ». Me Mignard, par ailleurs président de la Haute Autorité du Parti socialiste et ami de François Hollande, a enfin jugé que la gauche n’a « pas fait assez pour les quartiers » depuis trois ans, et évoqué le « problème de ces populations jeunes qu’on regarde mal ».

» Lire aussi l’analyse : Une relaxe en stricte application du droit

Mort de Zyed et Bouna : La relaxe définitive des deux policiers prononcée par la justice

ZYED ET BOUNA

JUSTICE – Après le drame de Clichy-sous-Bois qui a coûté la vie à deux jeunes dans un site EDF en 2005, le tribunal correctionnel de Rennes a mis fin lundi 18 mai à dix ans de suspens en décidant que les deux policiers poursuivis dans cette affaire pour non-assistance à personne en danger étaient non coupables.

Après une semaine d’audiences du 16 au 20 mars, qui se sont déroulées dans un climat serein, bien loin des trois semaines d’émeutes que le fait-divers avait déclenché dans les banlieues françaises, le tribunal rennais a définitivement clos le dossier en prononçant la relaxe. Aucun appel ne en effet sera possible.

Colère et rassemblement pour les soutiens des familles

Quelques proches des familles ont laissé échapper leur colère à l’annonce de cette relaxe, requise par le parquet, comme l’ont remarqué plusieurs journalistes sur place.

Pour manifester leur désapprobation, des proches des familles ont annoncé des rassemblements ce lundi soir. L’un est organisé devant le tribunal de Bobigny à 19h, là où l’affaire a été jugé en première instance. Au même moment, un autre sera organisé devant le palais de Justice de Toulouse.

Lors d’une course poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix affecté à l’époque à la police de proximité, avait vu deux « silhouettes » enjamber un grillage délimitant un cimetière, et pénétrer ainsi dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l’accès au site EDF.

« S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau », avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle était sa collègue Stéphanie Klein, alors policière stagiaire, était accusée elle aussi de ne pas avoir réagi en ce 27 octobre 2005. À 18H11, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, étaient morts électrocutés.

L’avocat des familles évoque un « apartheid judiciaire »

A l’issue de l’audience, l’avocat des familles, Me Jean-Pierre Mignard a annoncé son intention de faire appel au civil de la décision. Il a jugé celle-ci « choquante », déplorant que « le travail des parties civiles ne soit pas repris dans le jugement ». « Je ne voudrais pas qu’un apartheid judiciaire s’installe au sein d’un apartheid social dans les banlieues », a-t-il ajouté.

Décès de Zyed et Bouna : les deux policiers relaxés

Le Point –

VIDÉO. Les deux policiers étaient poursuivis pour non-assistance à personne en danger lors du drame qui a coûté la vie à deux jeunes en 2005 à Clichy-sous-Bois.

Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé lundi les deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger après le drame de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui a coûté en 2005 la vie à deux jeunes, Zyed et Bouna, dans un site EDF, provoquant la colère des familles des victimes. Ce drame avait entraîné trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises à l’automne 2005 et le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence.

« Je suis écoeuré, déçu, dégoûté, les policiers sont intouchables », a lâché, furieux, Adel Benna, le frère aîné de Zyed en quittant la salle d’audience lundi. À l’énoncé du jugement, des cris de colère ont fusé dans la salle. « C’est une honte », a crié une femme, dénonçant « dix ans d’impunité policière ». « Les familles ne tourneront pas la page dans l’immédiat », a affirmé à la presse Samir Mihi, responsable d’une association de soutien des familles. Celles-ci se sont isolées avec leurs avocats dans une salle après l’annonce du jugement, avant de quitter les lieux discrètement par une autre sortie pour éviter les médias. Auparavant, Me Jean-Pierre Mignard, l’un de leurs deux avocats, avait qualifié la relaxe de décision « choquante pour les parties civiles ». « Nous allons faire appel », mais faute de pouvoir le faire au pénal, « l’affaire peut se rejuger sur le plan civil », a-t-il précisé, et « s’il le faut et si c’est nécessaire, nous irons jusque devant la chambre criminelle de la Cour de cassation ».

Le tribunal a rejeté dans ses conclusions la plupart des arguments apportés par les avocats des parties civiles dans ce dossier, rejoignant la position du ministère public qui avait requis la relaxe à l’issue de l’audience, tenue du 16 au 20 mars. Le tribunal a considéré à l’examen des faits que ni Sébastien Gaillemin, le policier présent sur les lieux, ni Stéphanie Klein, qui était au standard de la radio, ne pouvaient avoir « la conscience claire et réelle d’un péril imminent » concernant les jeunes, a expliqué le président, Nicolas Léger. « C’est ce que la défense soutient depuis le début », a réagi Me Daniel Merchat, l’avocat des policiers qui, après une enquête interne, n’ont jamais été sanctionnés.

« Calme à Clichy »

Lors d’une course-poursuite entre jeunes et policiers, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix affecté à l’époque à la police de proximité, avait vu deux « silhouettes » enjamber un grillage délimitant un cimetière, et pénétrer ainsi dans un petit bois dans lequel, cinq mètres plus loin, un mur interdisait l’accès au site EDF. « S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau », avait-il lâché sur la radio de la police, à l’écoute de laquelle se trouvait sa collègue Stéphanie Klein, alors policière stagiaire, accusée elle aussi de ne pas avoir réagi.

À l’issue de la course-poursuite, trois adolescents étaient entrés sur le site EDF où, à 18 h 11 ce 27 octobre 2005, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés, près de 30 minutes après le départ des policiers. Ils avaient escaladé une porte pour se cacher dans un local en béton abritant une réactance, dispositif très dangereux, comme le signalait un message d’avertissement installé sur le côté du local. Seul leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, en avait réchappé, brûlé sur 10 % du corps.

Lundi, après l’annonce du jugement, le calme régnait à Clichy-sous-Bois. « Aucun incident » n’était signalé en début d’après-midi, selon une source policière. Deux syndicats de policiers, UNSA et Unité SGP Police-Force ouvrière, se sont déclarés satisfaits de la relaxe de leurs collègues. Ce jugement « laisse un immense sentiment de gâchis », a estimé SOS Racisme.

Zyed et Bouna : après la relaxe des policiers, la colère

L' Obs

Plusieurs rassemblements étaient organisés en France ce lundi pour crier à l’impunité policière. De brefs affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu à Bobigny.

De brèves échauffourées ont eu lieu pendant un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Bobigny, ce lundi soir. (AGNÈS COUDURIER/AFP)De brèves échauffourées ont eu lieu pendant un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Bobigny, ce lundi soir. (AGNÈS COUDURIER/AFP)

« Je suis écœuré, déçu, dégoûté, les policiers sont intouchables ». A la sortie de la salle d’audience du tribunal correctionnel de Rennes, Adel Benna, le frère aîné de Zyed, laissait parler son amertume. Quelques minutes plus tôt, les deux policiers poursuivis depuis 10 ans pour non-assistance à personne en danger après le drame de Clichy-sous-Bois étaient relaxés sous des cris de colère.

« C’est une honte », criait une femme, dénonçant « dix ans d’impunité policière ». « Les familles ne tourneront pas la page dans l’immédiat », a affirmé Samir Mihi, responsable d’une association de soutien des familles. Celles-ci se sont isolées avec leurs avocats dans une salle après l’annonce du jugement, avant de quitter les lieux discrètement par une autre sortie pour éviter les médias.

Auparavant, Maître Jean-Pierre Mignard, l’un de leurs deux avocats, avait qualifié la relaxe de décision de « choquante pour les parties civiles », évoquant même un « apartheid judiciaire ».

Nous allons faire appel », mais faute de pouvoir le faire au pénal, « l’affaire peut se rejuger sur le plan civil », a-t-il précisé, et « s’il le faut et si c’est nécessaire, nous irons jusque devant la chambre criminelle de la Cour de cassation ».

« Morts pour rien », telle est l’expression qui est revenue le plus souvent dans la bouche des soutiens des victimes, jusqu’à plusieurs représentants politiques de gauche sur les réseaux sociaux :

Le tribunal a rejeté dans ses conclusions la plupart des arguments apportés par les avocats des parties civiles dans ce dossier, rejoignant la position du ministère public qui avait requis la relaxe à l’issue de l’audience, tenue du 16 au 20 mars.

Le tribunal a considéré à l’examen des faits que ni Sébastien Gaillemin, le policier présent sur les lieux, ni Stéphanie Klein, qui était au standard de la radio, ne pouvaient avoir « la conscience claire et réelle d’un péril imminent » concernant les jeunes, a expliqué le président, Nicolas Léger.

Echauffourées à Bobigny

Lundi, à Clichy-sous-Bois, « aucun incident » n’avait été signalé en début d’après-midi, selon une source policière. En début de soirée en revanche, environ 200 personnes étaient rassemblées dans le calme devant le tribunal de grande instance de Bobigny pour exprimer leur « dégoût » après la relaxe des deux policiers.

Aux côtés des proches des victimes et derrière une vaste banderole « La police assassine, la justice acquitte », des représentants d’organisations de lutte contre les violences policières (« Stop le contrôle au faciès », « Urgence notre police assassine », « parti des Indigènes de la République ») sont venues mêler le souvenir de Rémi Fraisse, tué par les forces de l’ordre le 26 octobre dernier sur le barrage de Sivens, à celui de Zyed Benna et Bouna Traoré.

(Jacques Brinon/AP/SIPA)

(AGNÈS COUDURIER / AFP)

D’abord bon enfant, l’atmosphère du rassemblement – jusqu’à 400 personnes dans la soirée selon la police – va se tendre au gré de la confrontation avec les brigades de CRS, ont pu constater plusieurs journalistes.

Ce rassemblement, mêlant habitants des quartiers populaires et militants engagés contre les violences policières, a débuté vers 19 heures devant le tribunal et a été dispersé par la police deux heures plus tard, dans une ambiance « un petit peu tendue », a précisé une source préfectorale. Il n’y a eu ni blessé, ni interpellations de manifestants, a-t-elle précisé. Des récits et des photos circulant sur les réseaux sociaux ce lundi soir témoignaient pourtant de la violence des échauffourées.

Une centaine de personnes se sont également rassemblées à Lyon en scandant « pas de justice, pas de paix » tandis que quelque 180 personnes manifestaient sous haute protection devant le Palais de justice de Toulouse. Selon un journaliste présent sur place, la police aurait procédé à une arrestation, une information pour l’heure non confirmée.

T.V.

Mort de Zyed et Bouna : Marion Maréchal-Le Pen ne s’excuse pas pour son tweet

 Xavier MARTINAGE

JusticeAprès la relaxe des deux policiers, poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort de Zyed et Bouna, les réactions politiques affluent ce lundi. Marion Maréchal-Le Pen a ainsi salué le jugement et fustigé « la racaille », s’attirant les foudres.

Dix ans après la mort des deux jeunes Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le tribunal correctionnel de Rennes a décidé ce lundi de relaxer les deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Une décision conforme aux réquisitions du parquet. La défense a d’ores et déjà prévenu qu’elle ferait appel.

Il était reproché aux deux fonctionnaires de n’avoir pas tenté de porter secours ou de n’avoir pas prévenu les services d’assistance alors que les deux adolescents s’étaient réfugiés dans un site EDF après une course-poursuite avec les forces de l’ordre. Les deux jeunes avaient alors péri électrocutés.

Le Front national ne s’est pas fait attendre pour réagir au jugement. Sur Twitter, la députée frontiste Marion Maréchal-Le Pen a salué la relaxe des deux prévenus. Une décision qui, selon elle, « prouvait » que « la racaille » avait mis « par plaisir » les banlieues françaises « à feu et à sang ».

Une référence aux violents heurts qui ont eu lieu en 2005 après la mort des deux jeunes. Pendant des mois, forces de l’ordre et émeutiers remontés par la disparition de Zyed et Bouna se sont affrontés dans les banlieues. Pour que ce soit plus explicite encore, Marion Maréchal-Le Pen a publié un autre tweet dans lequel elle rend hommage à deux policiers tués en marge de ce climat de tension mais pas aux deux adolescents. Les deux fonctionnaires étaient morts après avoir été agressés par des jeunes.
Ce verdict prouve que la racaille avait bien mis la banlieue à feu et à sang par plaisir et non à cause d’une bavure policière. #ZyedetBouna— Marion Le Pen (@Marion_M_Le_Pen) 18 Mai 2015

Marine Le Pen la présidente du FN a, à son tour, salué le travail de la justice :

Le tweet de Marion Maréchal-Le Pen a provoqué une véritable polémique qui a poussé la députée du Vaucluse à s’en expliquer lors d’un meeting dans l’Essonne, lundi soir. « Il semblerait que j’ai de nouveau, bien malgré moi soyez en sûrs, soulevé le cœur des vierges effarouchées de la République », a-t-elle commencé. Marion Maréchal-Le Pen a ensuite expliqué ne pas vraiment savoir « comment nommer les émeutiers de 2005 ». « Racaille me semblait assez juste, sacripant assez inefficace », a-t-elle ajoutée. Avant de conclure l’affaire : « Je ne m’en excuse pas, je le revendique bien au contraire, même si je dois etre la dernière avec mes amis du Front national à utiliser les mots justes pour qualifier la réalité ».

Réponse à gauche
De son côté, le député de l’Essonne et membre du bureau national du PS François Lamy a exprimé toutes ses pensées pour la famille des victimes.

Mais la réplique la plus véhémente est à mettre au crédit de l’élue Europe Ecologie-Les Verts Emmanuelle Cosse, qui après avoir fait preuve de son incompréhension, s’est emportée contre Marion Maréchal-Le Pen.

Quelques minutes après le jugement, des proches et membres de la famille des victimes se sont également exprimés, dénonçant une « impunité policière », « une police au-dessus des lois » et surtout leur « dégoût » et « déception ». Pour le frère de Bouna, le sentiment d’injustice est énorme. « J’ai l’impression que ce sont nous les méchants », a-t-il regretté.

Dans un communiqué, SOS racisme a aussi estimé que ce jugement « laissait un immense sentiment de gâchis ».
>> Vidéo : Le frère de Bouna : « J’ai l’impression que ce sont nous les méchants »

Zyed et Bouna: rassemblement à Bobigny contre « l’impunité policière »

LEXPRESS.fr avec AFP

Quelques heures après l’annonce de la relaxe des deux policiers jugés dix ans après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, quelques centaines de personnes se sont retrouvées devant le tribunal de Bobigny.

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées lundi soir à Bobigny pour dénoncer la relaxe des policiers mis en cause après la mort en 2005 de deux adolescents à Clichy-sous-Bois.

Ce rassemblement de militants des quartiers populaires ou engagés contre les violences policières, qui a débuté vers 19h00 devant le tribunal, a été dispersé par la police deux heures plus tard, dans une ambiance « un petit peu tendue », a précisé une source préfectorale. Néanmoins, il n’y a eu ni blessé, ni interpellations de manifestants, a-t-elle précisé.

Les manifestants, au nombre de 400 selon la police, ont scandé des slogans comme « Police assassin, justice raciste » ou « Zyed et Bouna, on n’oublie pas », en référence aux prénoms des deux adolescents morts dans le transformateur électrique.

Les révoltes de 2005, « ça peut se reproduire »

« L’impunité policière perdure depuis des années. Il faut que ça cesse. Parce qu’à force d’injustice, on est en train de créer des monstres. A force d’injustices, le rapport police-citoyen ne fait que se dégrader », a lancé Amal Bentounsi, présidente du collectif Urgence notre police assassine.

« L’impunité policière perdure grâce à la complicité de l’Etat et de la justice », a-t-elle ajouté.

« Il faut bien comprendre que ce qui s’est passé il y a dix ans en terme de révolte, ça peut se reproduire », a mis en garde Omar Slaouti, membre du collectif justice et vérité pour Ali Ziri, un sexagénaire décédé dans des conditions douteuses à Argenteuil (Val-d’Oise).

Il faudra alors « se retourner vers cette politique, cette justice et cette police qui n’assume pas l’entièreté de sa responsabilité », a-t-il ajouté.

De modestes rassemblements à Lyon et Toulouse

Le procès du drame de Clichy-sous-Bois, il y a dix ans, s’est tenu à Rennes, où le dossier a été délocalisé, et où les proches des deux victimes se trouvaient lundi pour le rendu de la décision. Les associatifs qui n’avaient pas fait le voyage pour la Bretagne avaient appelé à se retrouver, symboliquement, devant plusieurs tribunaux.

Outre le rassemblement de Bobigny, une centaine de personnes se sont rassemblées à Lyon, en criant « pas de justice, pas de paix », et quelque 180 personnes ont manifesté dans le calme à Toulouse.

A trop pencher à droite, Christian Estrosi chute

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi lors d'un meeting à Nice, le 22 avril 2015© afp.com/Jean-Christophe Magnenet Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi lors d’un meeting à Nice, le 22 avril 2015

Le député-maire de Nice a visiblement confondu l’affaire Zyed et Bouna avec celle de Villiers-le-Bel en 2007. Lancé dans une course pour la présidence de la région Paca contre Marion Maréchal-Le Pen, Christian Estrosi enchaîne les dérapages.

En tant qu’ancien pilote de moto, Christian Estrosi devrait pourtant le savoir: à trop se pencher dans les virages, à droite notamment, on finit par chuter.

Ce mardi, sur le plateau d’I-Télé, le député-maire de Nice a raconté tout et n’importe quoi sur la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois en 2005. Il devait pourtant s’attendre à être interrogé sur le sujet au lendemain de la décision de relaxer les deux policiers poursuivis dans cette affaire qui avait embrasé les banlieues dix ans auparavant.

Estrosi confond les drames

Qu’a donc dit Christian Estrosi? « Les familles n’ont qu’à éduquer leurs enfants et faire en sorte qu’ils ne soient pas délinquants. Malheureusement, cela s’est terminé par un événement extrêmement triste, la disparition d’un enfant. »

1) L’enquête a prouvé que Zyed et Bouna n’avait commis aucun délit avant d’être pris en chasse par les policiers.

2) Deux adolescents sont morts, et non un.

L’ancien ministre, ami de Nicolas Sarkozy, poursuit et accuse les deux victimes d’avoir commis un excès de vitesse. Incompréhensible quand on sait que Zyed et Bouna ont fui la police à pied! Visiblement, l’élu niçois a confondu le drame de Clichy-sous-Bois en 2005 et la mort d’un ado à Villiers-le-Bel deux ans plus tard.

La course à celui qui parlera le plus fort

Christian Estrosi est lancé depuis quelques semaines dans une course à l’outrance. Le 26 avril, il affirmait qu’une « troisième guerre mondiale nous est déclarée (…) à travers les cinquièmes colonnes et leurs réseaux infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins. » Les responsables? Les « islamo-fascistes ».

Deux semaines plus tard, il jugeait que la France était « trop généreuse » avec les demandeurs d’asile. Dans la même émission, il remettait en cause le droit du sang sauf pour la Guyane et Mayotte.

Certes, Christian Estrosi n’a jamais été un chantre de la modération (lisez notre Top 5 de ses dérapages pour vous en convaincre) mais le lancement de la campagne en région Paca pour laquelle il est tête de liste UMP semble le pousser à parler de plus en plus fort. D’autant qu’il doit faire face à Marion Maréchal-Le Pen sur des terres très favorables au FN.

Même Florian Philippot, vice-président du Front national, a critiqué son « outrance verbale pour des raisons électorales ».

Cette course à l’échalote n’annonce pas une campagne régionale apaisée. Avant que Christian Estrosi ne livre son avis aiguisé sur la relaxe des policiers dans la mort de Zyed et Bouna, Marion Maréchal-Le Pen avait elle accusé les jeunes de banlieue -la « racaille » dit-elle- d’avoir brûlé les quartiers par « plaisir ».

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Vos réactions 

Charles                                             Le seul raciste dans cet histoire c’est Mignard. Les seules victimes de 2005 sont Salah Gaham, Jean-Jacques Le Chenadec, Jean-Claude Irvoas et Alain Lambert, tous morts soit battus à mort par les voyous émeutiers, soit victimes des incendies allumés par eux. Mignard n’a jamais eu un mot pour ces victimes des émeutes qu’il ne cesse de justifier. Il n’a jamais amené Ségolène pleurer à leur mémoire, ni promis la justice à leurs familles. C’est lamentable.

marabbeh                                         On ne parle pas des parents. C’est dur de perdre un enfant de cet âge. Aussi j’espère que ce deuil leur permettra de réfléchir à l’éducation des enfants. Mais je suis probablement naïf, car d’après la presse ils reportent la faute sur les policiers.

Carol                                                Que Mignard n’accepte pas le jugement de relaxe puisqu’il est payé pour défendre exactement le contraire, ça se comprend après tout. Mais là, avec les propos qu’il tient, je me dis qu’il verrait peut-être avec quelque satisfaction le déclenchement de quelques émeutes façon Etats-Unis. C’est irresponsable. Un avocat, plus que tout autre, devrait connaître le poids des mots. Ce n’est pas son cas.

Lo                                                      « « Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, » alors président de la République et premier ministre ». Alors ça c’est une révélation, une vraie!

oiseau moqueur                             Le dossier était très limite et la lecture du jugement (merci le Monde.fr hier) donne une impression de « superficialité »; d’autres magistrats auraient peut être jugé différemment mais c’est la règle du jeu et le doute doit bénéficier aux prévenus. JPM pourrait éviter d’en rajouter et j’espère que France inter donne la parole à la partie adverse.

therealnoco                                     Je rappelle que la devise de la police est Servir et Protéger… Les policiers ne doivent pas faire que dans la répression. De plus, quelque soit l’avis qu’on peut avoir dessus, il ne faut pas oublier que deux enfants FRANCAIS sont morts.

  • van_dermol
  • @fantomarchand :                    mes parents m’ont très bien éduqué… pourtant, j’ai un souvenir, adolescent, d’avoir fuit devant une voiture de gendarmerie. Pourquoi ? Pour rien, je n’en sais rien, j’étais jeune et un peu idiot, comme tous les jeunes. Je ne pense pas pour autant avoir mérité de mourir à ce moment là
  • Roger Biau de PradesRoger Biau de Prades   Alan PARKER a réalisé un film terriblement d’actualité: « Mississippi Burning ».
    Y aura-t-il un cinéaste français pour réaliser un film qui pourrait s’intituler « Seine-Saint-Denis Burning »?
    Robert SineRobert Sine                  Que les familles des victimes recherchent à tout pris des coupables à punir dans un drame qui semble, jusqu’à preuve du contraire, n’être qu’un malheureux accident, cela se comprend et cela est humain.
    En revanche, que des responsables politiques comme Emmanuelle Cosse instrumentalisent un tel évènement me semble être du ressort de la pire espèce de démagogie que l’on peut trouver en politique. Cela montre malheureusement bien à quel niveau de déliquescence se trouve réduit une grande partie de la gauche politique. Si leur conception de la justice consiste à prétendre que celle-ci doit nécessairement et systématiquement être rendue en faveur de ceux qui sont supposément susceptibles d’être dans le camp des opprimés et des damnées de la Terre, je me fais du souci sur la nature républicaine de leur engagement.
    Par ailleurs, pourquoi discute-t-on dans les médias uniquement de la douleur des familles des victimes et ne parle-t-on nulle part du calvaire qu’ont dû enduré pendant ces 10 ans les policiers accusés, qui sont, jusqu’à preuve du contraire, innocent dans cette affaire, ou qui n’ont tout du moins pas été reconnu coupable ?
    Jean888                                                  Juger, rejuger, appeler, re appeler, casser et recommencer…………ca peut durer 50 ans et on viendra dire que la justice est trop lente et manque de moyen!!
    simorgh                                                  Auraient-ils obtempéré aux policiers qu’ils seraient encore en vie.                   Ils ont bien dû voir les panneaux avec têtes de morts…                                                                                               Mais les jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus respecter la Loi… surtout la Loi des blancs.

    En ce, ils sont motivés par les exemples de ceux, autour d’eux, qui passent pour des « caïds » car faisant pis que pendre en narguant la société.
    Ensuite je vois mal les policiers rentrer dans le transformateur…bâtiment dans lequel on n’accède pas facilement.
    C’est dramatiquement triste…
    Mais que les parents, aussi, éduquent leurs enfants correctement.

    Michel VIDAL                                           A qui veut-on faire croire que si les Policiers avaient conseillé aux jeunes de ne pas entrer dans le transformateur, ils auraient été écoutés ??? !!!

     De qui se moque t-on ???
    Ce que veulent les familles, c’est la culpabilité des Policiers pour que l’état puisse leur donner du fric, en millions d’Euros….

    FERCOQ Bernard                                  MERCI aux policiers de la Seine Saint Denis pour le travail que vous faites    ce n’est pas de tout repos                                                                                                                                        Laisser les policiers faire leur travail. Les trainer en justice ce n’est pas respecter la police de la République Française
    Skyrunnernumber1                              Et l’agitateur dans tout cela ? ?                                                                          Il se nomme Jean-Pierre Mignard, avocat de son état, mais il a bien d’autres titres. C’est un fervent adhérent du PS avocat de la « famille Hollande » il a même accueilli en stage dans son étude le fils Hollande, fervent supporter de Ségolène lors de sa campagne présidentielle et enfin ami très proche de la famille. Bref il ressemble beaucoup au couple Hollande-Royal et comme on dit, qui se ressemble s’assemble. Dans le cas présent disons plutôt, qui s’assemble se ressemble, et pour s’assembler, ils s’assemblent nos Mignard, Royal et Hollande. Cet acharnement contre la police et contre toutes ces décisions de justice qui aboutissent à une relaxe des policiers, est parfaitement malsain et on se pose la question si on ne doit pas voir là la main discrète de l’Elysée tant Mignard y a ses entrées. La justice de classe c’est plutôt celle qui, comme le souhaite Mignard, donnerait systématiquement raison aux demandes des socialistes. Je suis désolé, et c’est triste, mais ces enfants sont mort de leur propre faute. Ce qui me désole c’est que Mignard argumente sur de soi-disant échanges radio, dont la teneur effective est totalement différente entre ce que Mignard avance et ce que les juges ont écouté, bref sur les on-dit de Mignard et sur ce que les juges ont pu constater. Il est plus que temps de dire STOP. La justice a assez dépensé d’argent dans cette affaire. Bon c’est sur, il faut bien que l’avocat Mignard fasse son beurre.
    geographe86

    @AdLib:                                                   Et vous croyez toujours TOUT ce que vous raconte votre fiston ?
    qu’il ne « déforme » pas un peu (beaucoup ?) la parole de ces enseignants que vous avez l’air de tant mépriser…
    Vous avez bien raison…

    et pour ceux qui pensent que le rôle des enseignants aujourd’hui c’est juste d’instruire… venez une semaine dans un collège et vous verrez que votre « monde » tout simple est plus complexe que cela, car pour certains élèves, c’est bien le seul endroit où ils entendent parler… éducation ! Et que nous sommes bien forcé de la « faire » cette éducation…

    justinien10                                                Zyed et Bouna étaient-ils des anges ?                                                     Bizarrement, aucun journal ne publie les dernières photos de Zyed et Bouna, quand ils avaient 17 et 15 ans, qui montrent qu’ils n’étaient plus «des enfants», mais toujours des photos plus anciennes, en noir et blanc.

    Curieusement, aucun journal ne rappelle les raisons de l’intervention des policiers : des voleurs sur un chantier, ni que Zyed et Bouna et un ami étaient justement sur ce chantier (pour cueillir des pâquerettes ?). Ils n’expliquent pas pourquoi ils se sont enfuis à l’arrivée des policiers.
    Étrangement, personne ne publie la photo du transformateur ou ils se sont cachés à trois (le troisième ayant été blessé), avec une tête de mort et l’inscription «danger de mort, entrée interdite» bien visible.
    Ni que ce transformateur était au milieu d’un centre d’EDF, entouré de grilles et formellement interdit d’accès…

    AdLib

    @plus de violence :                                  qui sont les « otages » ?                                                                             Hélas, oui, « nous » sommes pris en otages, vu l’obligation scolaire et le manque de respect des parents concernant leur liberté d’éduquer comme bon leur semble, à EUX… : sous couvert d' »arracher les élèves à l’emprise de leur famille », on les arrache à l’influence – donc à l’autorité – de leurs parents et de leur famille, pour QUOI ? Pour les laisser en jachère, dans le vide, démunis intellectuellement, on leur fait croire qu’ils sont assez grands pour décider par eux-mêmes à un âge où ils nécessitent encore d’être étayés, guidés et tenus par la main, on s’arrange pour que les parents ne puissent plus les soutenir à la maison, ce qui les rend entièrement dépendants de leur aptitude à suivre en classe, et ce qui noie les plus fragiles et les plus faibles.

    Mais, le pire reste que les premiers à être pris en otages, ce sont les élèves eux-mêmes, qui entendent des heures durant, à l’école, journée après journée, des choses qui vont à l’encontre de ce que tentent de leur inculquer leurs parents, au lieu d’y apprendre correctement à lire, écrire, compter, au lieu d’y apprendre à faire l’effort de travailler, d’apprendre les fondamentaux en histoire, géographie, sciences, d’y apprendre l’exigence et, aussi, et surtout à faire confiance aux adultes, aux enseignants comme à leurs parents, supposés oeuvrer dans le même sens et conjointement !

    Avec, pour résultat, une foule de petits élèves qui débutent au collège totalement azimutés, démunis des fondamentaux qui leur permettraient d’y poursuivre une scolarité porteuse et épanouissante, laissés à eux-mêmes et rendus seuls responsables de leur réussite scolaire – l’école n’y étant strictement pour rien, bien sûr –, qui ont perdu la foi en leurs parents, en leurs enseignants, en eux-mêmes, et, comme le dit un rapport des prof de français au collège, totalement « décervelés », peinant encore massivement à lire et comprendre ce qu’ils lisent en 6e, et, pour beaucoup, en 3e !

    « Responsables », ou « déconstruits », ces ados ?

    TATOU71                                                              Question ?                                                                                     Amis journalistes, je vous propose de faire une enquête auprès des agents EDF intervenants dans les postes d’alimentation EDF.

    Au terme de cette enquête vous serez surpris de savoir ce qu’ils y trouvent, bien sûr sans y toucher.
    Pourtant ce sont des endroits où il est interdit d’entrer, mais bien confortables pour abriter les stocks des trafics de ses anges juste bons à jouer au gendarme et au voleur sans bien sur en accepter les règles, soutenus en cela par une bande démagos bobos gochos.

    plus de violence

    @AdLib:                                                               j’entends votre réponse…                                                                mais il y a longtemps que j’ai mon idée sur les enseignants et je sais que vous avez raison dans votre post.
    La seule chose que ces gens fasse bien, c’et la grêve, comme les dirigeants du pays, la seule chose qui les intéresse, c’est leurs salaires et avantages.
    Nous sommes pris en otage, par le gens qui sont payés grâce à notre travail et avec notre argent.

    silvia                                                      Il faudrait que la presse et les responsables politiques, avocats, dont Me Mignard, arrêtent de débiter des propos, non seulement injustes, mais qui entretiennent les sentiments d’injustice. De toute évidence les policiers n’étaient pas responsables. Et, contrairement à ce que a pu dire le frère de l’une de deux victimes, leur condamnation n’aurait pas donné du sens à leur mort.

    brisax                                                     Souvenons nous de Jacques Le Chenadec et de Jean-Claude Irvoas assassinés en marge des émeutes de 2005 .

    joelle  • 

    • Il y a des commentaires stupéfiants je ne fais pas de mauvais jeux de mots…Oui, je suis stupéfaite de constater à quel point certains internautes, toujours les mêmes d’ailleurs sont les rois, que dis-je les rois, les empereurs ou impératrices de la victimisation ! Il y en a même un qui ose citer.Zemmour et ses conclusions sur la population carcérale qui est à majorité maghrébine et africaine ! Je précise qu’il le cite avec ironie, comme si le fait que ces gens là sont incarcérés représente une injustice !!!! Des dealers, des casseurs, des islamistes radicaux, des souteneurs, des tueurs – pour mémoire le monstre Youssouf Fofana – des vermines qui gangrènent les cités, y font régner leur loi avec des kalachnikovs et autres fusils d’assaut, bref, c’est cette racaille, ces nuisibles qui pourrissent notre société et qui n’ont rien, strictement rien envie de lui apporter…Lorsque ça les arrange, ils sont français tout en se torchant le c..l avec le drapeau tricolore et en prétendant avec arrogance qu’ils  »niquent » la France…Cerise sur le sundae, ces commentaires sont truffés de fautes d’orthographe et prouvent, hors de tout doute, que l’école de la République ne les a pas beaucoup intéressés ! En effet, les profs en zone dites sensibles seraient presque contraints de donner leurs cours sous protection policière, ils sont insultés, frappés et parfois ce sont les mères de ces délinquants qui passent à l’acte, un comble !!!! Ma conclusion et mes recommandations : que toute cette racaille rejoigne, au plus vite, la capitale du califat de l’état Islamique, j’ai nommé Raqqa, là, ils vont pouvoir jouer du couteau et des armes de guerre…La France et l’Europe sont tellement gangrénées par toute cette délinquance et pour couronner le tout, par l’islamisation qui va bon train, je vois plutôt des jours très sombres à l’horizon, à moins qu’un sursaut ait lieu et que les Hommes qui en sont vraiment défendent leurs valeurs et leur population qui vit encore et toujours sous la menace d’attentats !

      a  •  

      justice est faite

      Jacques  • 

      Jean-Claude Irvoas (56 ans)
      Il s’appelait Jean-Claude Irvoas. Salarié par un spécialiste de l’éclairage urbain, âgé de 56 ans, il voulait photographier un lampadaire pour enrichir son catalogue. Sa compagne et sa fille ont assisté à la scène tragique, filmée de surcroît par une caméra de vidéosurveillance.

      A l’issue du procès de novembre 2007, l’avocat général avait requis des peines allant de 5 à 18 ans d’emprisonnement pour les quatre comparses. Après un délibéré de plus de sept heures, la cour et les jurés ont revu à la baisse les sanctions : 2 ans de prison pour Sébastien Béliny, antillais, simple guetteur, 12 années de réclusion pour MM. Diallo, franco-sénégalais, et Brighet, franco-algérien, complices du crime, et, enfin, 15 ans pour Benoît Kusonika, franco-congolais, son auteur.
      Ce jeune homme né à Limoges, 25 ans lors des faits, se montrait parfois violent avec sa compagne d’alors. Il avait passé une nuit blanche et fumé quelques joints lorsque son chemin a croisé celui de la victime.

      Sebastien  • 

      Pendant 10 ans deux flics ont souffert / osef des deux racailles

      a  • 

      la police a fait son travail …. point barre

      Jean-Paul  • 

      Si ces racailles en apprentissage n’avaient rien eu a se reprocher ils seraient toujours la! Quand tu joues des fois tu perds.

      Condor  • 

      Les malfrats commettent des infractions,violent les interdits et puis pleurent devant les dégâts.
      Les flics n’y peuvent rien.

      A Gerber  • 

      Combien de voitures bruler entre temps par la racaille musulmane ?

      A Gerber  •

      2 puceaux au pays des 72 puthes / houris d’Allah

      solo  • 

      on sent un changement – enfin- de cap depuis « Charlie » .. on dirait .. » à toute chose malheur est bon .. » !!!

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