Obama et ses dronesObama et ses drones

Emeutes de Baltimore : les 5 personnages au cœur du drame

Freddie Gray, sa mère, la maire de Baltimore, le chef de la police et le journaliste sont au coeur des émeutes qui secouent « Charm City ».

Une voiture incendiée lors des émeutes qui ont secoué la ville dans la nuit de lundi à mardi. (Andrew Burton/Getty Images/AFP)Une voiture incendiée lors des émeutes qui ont secoué la ville dans la nuit de lundi à mardi. (Andrew Burton/Getty Images/AFP)

Les émeutes qui secouent Baltimore ces derniers jours sont un coup dur pour une ville qui se surnomme, non sans ironie, « Charm City » mais où des années de crise économique apportent leur lot de violences quotidiennes, de profonde misère et de corruption.

Barack Obama condamne les violences à Baltimore et estime qu’il n’y a « aucune excuse » pour ces événements, mais convient toutefois que les Etats-Unis sont confrontés à une crise latente avec la police, notamment dans ses relations avec les Noirs.

Le drame des émeutes de Baltimore se joue autour de cing personnages.

# La victime : Freddie Gray

Non, Freddie Gray n’était pas un ange. A 25 ans, son casier judiciaire était long comme le bras. En dix ans, il a été arrêté 22 fois, la plupart du temps pour détention ou trafic de stupéfiants.

Selon la police, il était impliqué dans « des activités criminelles » au moment où il a été arrêté. Méritait-il pour autant d’être tabassé à mort par les policiers qui l’ont arrêté ? Le 12 avril dernier, il était poursuivi par trois agents, un à pied et deux à vélo, intercepté et brutalement jeté au sol.

Une vidéo tournée par un passant le montre immobilisé, hurlant de douleur, puis transporté sans ménagement vers le fourgon de police, puis conduit à l’hôpital. Il est mort sept jours plus tard de ses blessures, la moelle épinière sectionnée au niveau du cou.

Sa mort intervient après une série de bavures policières qui ont ravivé les tensions raciale dans le pays. A chaque fois, ce sont des vidéos de témoins qui ont permis d’établir la vérité. Selon la police, les émeutes de lundi, qui se sont déroulées après plusieurs jours de manifestations pacifiques ayant réuni plus de 2.000 personnes étaient préméditées et orchestrées par des gangs.

# La mère de Freddie Gray

Comme les parents de Michael Brown, le jeune noir dont la mort avait déclenché de violentes émeutes à Ferguson l’été dernier, la mère de Freddy Gray a appelé à la paix et au calme le jour des funérailles de leur fils, insistant sur le fait que ces émeutes n’étaient pas une réponse adaptée à sa mort. En vain.

Comme pour les obsèques de Michael Brown, une foule immense, majoritairement noire, était là. Plus de 3.000 personnes avaient fait le déplacement.

Nous ne sommes pas là parce que nous connaissions Freddy Gray, mais parce que nous connaissons beaucoup de Freddy Gray », a déclaré Billy Murphy, l’avocat de la famille, lors de la cérémonie en présence de l’activiste des droits civiques Jesse Jackson.

« La mort de Freddie va allumer une lumière, celle d’un formidable changement », a ajouté le révérend Walter Thomas. « Ces manifestations vont servir, en un sens, de défibrillateur au changement ».

Tous les ingrédients étaient dès lors réunis pour faire de cette mort un symbole, qui allait embraser les rues de la ville.

L’image d’une autre femme, d’une autre mère a également fait cette nuit le tour des réseaux sociaux : c’est celle de cette femme qui colle une gifle magistrale à son adolescent de fils, qui participait aux émeutes, l’attrapant par le col de sa chemise, en lui disant de « ramener ses fesses à la maison ».

Car il y a clairement une forme d’exaspération aussi chez les noirs contre ces émeutes et ces scènes de pillage. La rage de Baltimore n’est décidément pas celle de Ferguson.

# Le maire de Baltimore : Stephanie Rawlings-Blake

Après les émeutes de Ferguson, Stephanie Rawlings Blake, la maire –noire – de Baltimore , a multiplié les ateliers de communication, et les groupes de paroles intercommunautaires pour améliorer les relations entre les jeunes de sa ville et la police.

A 45 ans, elle y a gagné l’image d’une élue dynamique, en phase avec la jeunesse. Elle s’est battue pour faire revenir des commerces dans les quartiers pauvres, ces quartiers pauvres aujourd’hui en proie aux pilages.

Elue en 2011, elle incarnait la relève afro américaine démocrate, à la tête d’une ville en pleine renaissance économique. Cela ne l’a pas empêchée de sembler passablement dépassée par les évènements qui secouent sa ville.

Alors que 15 policiers municipaux étaient blessés, ses premières déclarations ont ouvert un boulevard à ceux qui l’accusaient d’être laxiste en faisant la part belle aux émeutiers. En même temps, les jeunes des quartiers pauvres lui reprochent d’avoir tergiversé, et trop tardé à dénoncer l’arrestation musclée de Freddy Gray.

Beaucoup, aujourd’hui, appellent purement et simplement à sa démission.

# Le chef de la police : Antony Batts

Baltimore n’est pas Ferguson, où une police à 95% blanche, contrôlait une ville à 99% noire. Ici, le chef de la police – noir – connait mieux que quiconque la violence des quartiers difficiles : il en est issu.

N’a-t-il pas grandi dans un quartier sud de Los Angeles, gangréné par la drogue, la prostitution, et la guerre des gangs ? Quand il avait 11 ans, il aurait demandé à sa mère :

Est-ce que ça intéresse quelqu’un que des jeunes comme moi perdent leur vie dans ces rues ? »

C’est là qu’il aurait forgé sa vocation. Nommé à Long Beach, en Californie, il se forge, en 27 ans, une solide réputation de flic de terrain : partout où il passe, il concentré tous ses efforts à entretenir le dialogue entre les jeunes et la police. Son bilan à Oakland, un poste jugé difficile, où il débarque après l’assassinat de quatre policiers en fonction est plus contesté.

En 2010, il doit affronter des protestations après l’homicide d’un homme noir désarmé par un de ses officiers de police. Lundi, à Baltimore, il s’est manifestement laissé déborder par les manifestants. En appelant les parents à « contrôler leurs enfants », il a attisé la colère d’une partie de la population noire de Baltimore qui considèrent qu’il « ferait mieux de commencer par contrôler ses policiers » comme l’ont tweeté plusieurs jeunes.

Six de ses hommes ont été grièvement blessés dans la nuit de lundi à mardi.

# Le journaliste

Clairement, les journalistes qui ont débarqué à Baltimore pour couvrir les émeutes n’ont pas été bien reçus . Ils s’en sont même pris plein la tête.

A Ferguson, c’était la police qui était en cause, tirant indistinctement – avec des balles en caoutchouc – sur les manifestants et les reporters arrosés de gaz lacrymogènes. Cette fois, ce sont les manifestants qui s’en sont pris aux photographes et aux cameramen, leur interdisant de filmer.

Les incidents se sont multipliés, sans que la police mette beaucoup d’énergie à intervenir semble-t-il. Un reporter de CNN et plusieurs photographes, ont été violemment frappés par les émeutiers qui leur ont également volé du matériel. Cinq journalistes au moins ont été blessés.

Une journaliste russe s’est fait voler son portefeuille par un groupe de jeunes qu’elle a poursuivi. Un cameraman travaillant pour CCTV, une chaîne chinoise, a posté sur Twitter une photo où on le voit ensanglanté. « Nez cassé, lèvre éclaté, téléphone volé. Tout va bien », a-t-il tweeté.

A Baltimore, le quartier Sandtown panse ses plaies

Le Monde.fr Gilles Paris (envoyé spécial à Baltimore)

Des habitants de Baltimore nettoient les rues après deux nuits de troubles, le 28 avril.

Il y a deux types de panneaux de bois dans le quartier de Sandtown, à Baltimore. Ceux vieillis par le temps et les intempéries qui condamnent les entrées de magasins ou de logements à l’abandon, parfois dans une rue entière. Et ceux, flambant neufs, qui tentent de masquer les stigmates des émeutes de la nuit précédente. A l’angle des rues Mount et Baker, ces panneaux ont pourtant bien du mal à cacher les murs noircis par l’incendie qui a ravagé la boutique attaquée la veille.

C’est à Sandtown, quartier défavorisé de cette grande ville portuaire du Maryland, que Freddie Gray avait été arrêté, le 12 avril. La mort de cet Afro-Américain de 25 ans, le 19 avril, des suites de blessures manifestement faites lors de son transfert vers un poste de police, et l’indignation qu’elle a suscitée, ont provoqué le 25, puis le 27 avril deux soirées de troubles qui ont poussé le gouverneur de l’Etat, le républicain Larry Hogan, à décréter un couvre-feu et à déployer la garde nationale lundi soir, peu avant minuit.

Ces émeutes ont poussé le président américain Barack Obama à s’exprimer pour la première fois sur le sujet à l’occasion d’une conférence de presse avec le premier ministre japonais, Shinzo Abe, en visite aux Etats-Unis. Il a apporté son soutien aussi bien à la famille de la victime qu’aux policiers blessés lors des affrontements que rien ne justifie à ses yeux, précisant que les émeutiers devaient traités « comme des criminels ».

Lire aussi : Baltimore, M. Obama invite les Etats-Unis à « un examen de conscience »

« Il ne suffit que d’une étincelle »

Mardi matin, les émeutiers ont été remplacés dans les rues par des escouades de volontaires, certains chaperonnés par des églises, particulièrement nombreuses à Sandtown, pour effacer les traces de leurs affrontements parfois très violents avec la police qui ont entraîné près de 200 arrestations. Le quartier est calme et les forces chargées du maintien de l’ordre presque discrètes.

Clyde Harris, l’un des plus anciens habitants de Sandtown, a été surpris par l’intensité des émeutes, même si, assure-t-il, celles qui avaient suivi l’assassinat du pasteur Martin Luther King, en avril 1968, avaient été encore plus violentes. « Ce qui s’est passé ici pourrait survenir à n’importe quel moment dans n’importe quelle ville pauvre des Etats-Unis. C’est systémique : les faibles revenus, le chômage… Il ne suffit que d’une étincelle et c’est ce qui est arrivé à ce malheureux jeune homme. » Face à des bénévoles rassemblés devant une école, il insiste : « Même si le mot dérange, ce que j’ai vu hier étaient des émeutes, pas des manifestations de protestation. »

« Tout le monde sait que la police de Baltimore est violente. Le fait qu’elle soit dirigée par un Afro-Américain, que la maire de la ville soit Afro-Américaine, n’y change rien. Expliquez-moi sinon comment on peut mourir dans un van de la police ?! », assure Jay « R », croisé devant la devanture défoncée d’une boutique. Ce quadragénaire qui boit par petites lampées une canette de bière entourée d’un papier d’emballage contemple avec désolation la boutique vandalisée. « Où faudra-t-il aller maintenant pour acheter à manger ? », interroge-t-il dans une allusion au très petit nombre de commerces encore ouverts aux alentours. « On dit qu’hier des gangs ont attendu la sortie des écoles pour inciter des jeunes à aller défier la police », rapporte Jay pour expliquer la bascule entre les funérailles de Freddie Gray qui s’étaient déroulées dans le calme, en fin de matinée, et les émeutes survenues en fin de journée.

« Nous devons offrir un autre visage »

Les pasteurs d’une église chrétienne très active dans le quartier, Robert Bingham et Corey Barnes, n’ont pas attendu longtemps avant de mobiliser leurs fidèles, dès les premières heures du jour. « Nous devons offrir un autre visage, il en va de notre responsabilité », assure le second. Ils ne sont pas les seuls. Un groupe se forme devant une supérette dévastée. Ray C. Kelly, un travailleur social, prend la parole. « Il faut que nous allions jusqu’au bout. Cela commence par nettoyer les rues aujourd’hui, ça passe ensuite par la mobilisation des jeunes, leur inscription sur les listes électorales pour que la voix de ce quartier porte, et ça doit aller jusqu’à ce que de nouvelles lois soient ratifiées à Annapolis ! », la capitale du Maryland, clame-t-il sous les applaudissements.

Judy Kurzen-Frenk, qui habite dans un autre quartier mais qui enseigne à proximité, est venue elle aussi à Sandtown avec des amis pour témoigner sa solidarité. Deux hélicoptères de la police tournoient avec régularité dans un beau ciel ensoleillé. La garde nationale ramènera-t-elle le calme ? Ou bien attirera-t-elle à nouveaux ceux qui ne pensent qu’à en découdre ? « Le risque existe », estime-t-elle, perplexe.

Baltimore: des manifestants bravent le couvre-feu

LEXPRESS.fr avec AFP
Un manifestant face à la police à Baltimore le 28 avril 2015.

Un manifestant face à la police à Baltimore le 28 avril 2015.          afp.com/JIM WATSON

Pour disperser plusieurs dizaines de manifestants qui ont bravé l’interdiction, la police a tiré du gaz au poivre. Les renforts policiers sont toujours présents dans les rues de Baltimore pour rétablir l’ordre.

La situation s’est tendue à nouveau dans la nuit à Baltimore. La police a tiré des fumigènes et du gaz au poivre pour disperser les manifestants qui bravaient le couvre-feu entré en vigueur à 22h locales, au lendemain d’émeutes violentes.

« Les policiers ont désormais utilisé des bombes au poivre face à une foule agressive », a indiqué la police sur son compte Twitter, après avoir indiqué que des individus « lancent des objets » aux officiers.

>> Lire aussi: Obama admet une « crise » latente entre les Noirs et la police

Incendie devant une bibliothèque

Elle a également fait savoir qu’un incendie avait été allumé par un groupe de « criminels » devant une bibliothèque, et que les forces de l’ordre en tenue anti-émeutes et portant bouclier avaient avancé sur un groupe qui « reste agressif et turbulent ».

Plusieurs chaînes de télévision, dont CNN, évoquaient le tir de fumigènes ainsi que de balles en plastique.

Pendant les minutes qui avaient précédé ce couvre-feu en vigueur jusqu’à 5h locales, des officiers de police avaient sillonné la ville en voitures de patrouille avec des porte-voix, et même un hélicoptère avec un haut-parleur, pour prévenir de l’imminence de cette mise en place.

Des manifestants défient la police

Mais malgré les nombreux appels des autorités à regagner leur domicile, des groupes de manifestants – pour la plupart de jeunes hommes noirs – ont défié mardi soir des rangées de policiers en protection anti-émeutes, debout derrière leurs boucliers.

« Cette nuit nous aurons 2000 gardes nationaux et plus d’un millier de policiers en service » à Baltimore pour y « restaurer l’ordre », avait prévenu lors d’une conférence de presse le gouverneur du Maryland Larry Hogan.

La police a averti qu’elle arrêterait toute personne dehors, sauf pour des raisons professionnelles ou médicales.

Baltimore: la police tire du gaz au poivre pour disperser les manifestants

La police de Baltimore a tiré des fumigènes et du gaz au poivre pour disperser les manifestants qui bravaient le couvre-feu entré en vigueur à 22H00 locales, au lendemain d’émeutes violentes, a annoncé la police et des médias américains.

« Les policiers ont désormais utilisé des bombes au poivre face à une foule agressive », a indiqué la police sur son compte Twitter, après avoir indiqué que des individus « lancent des objets » aux officiers.

Elle a également fait savoir qu’un incendie avait été allumé par un groupe de « criminels » devant une bibliothèque, et que les forces de l’ordre en tenue anti-émeutes et portant bouclier avaient avancé sur un groupe qui « reste agressif et turbulent ».

Plusieurs chaînes de télévision, dont CNN, évoquaient le tir de fumigènes ainsi que de balles en plastique.

Pendant les minutes qui avaient précédé ce couvre-feu en vigueur jusqu’à 5H00 locales, des officiers de police avaient sillonné la ville en voitures de patrouille avec des porte-voix, et même un hélicoptère avec un haut-parleur, pour prévenir de l’imminence de cette mise en place.

Des violences avaient éclaté lundi juste après l’inhumation d’un jeune homme noir, Freddie Gray, 25 ans, mort quelques jours plus tôt dans des circonstances encore inexpliquées alors qu’il était détenu par la police.

Un drame qui expose une nouvelle fois la méfiance entre la communauté noire et la police.

La maire démocrate de Baltimore critiquée après les émeutes

BALTIMORE (Reuters) – La maire de Baltimore s’est retrouvée mardi sous le feu des critiques pour la lenteur de la réaction policière aux violentes émeutes de la veille dans la principale ville du Maryland, où des magasins ont été pillés, des immeubles détruits et 20 policiers blessés.

Le gouverneur républicain du Maryland, Larry Hogan, qui a décrété l’état d’urgence dans Baltimore, a dit avoir appelé lundi plusieurs fois la maire, la démocrate Stephanie Rawlings-Blake, mais qu’elle avait attendu trois heures après le début des violences pour demander la Garde nationale.

Les émeutes ont éclaté après les funérailles d’un jeune Noir de 25 ans, Freddie Gray, décédé le 19 avril dernier des suites d’une fracture des vertèbres cervicales survenue lors de son arrestation par la police de Baltimore.

La mort de Freddie Gray a relancé l’indignation du public qui s’étaient déjà ému l’an dernier après la mort de plusieurs noirs non armés, notamment à Ferguson dans le Missouri et à New York.

La nuit de violences et d’incendies s’est soldée par la destruction de 19 bâtiments et 144 véhicules. Une personne blessée est dans un état grave.

Selon un bilan fourni par le capitaine John Kowalczyk de la police de Baltimore, vingt policiers ont été blessés depuis lundi. Il a été procédé à 235 interpellations, dont 34 de mineurs.

La police n’est pas toute de suite intervenue, se contentant dans un premier temps de regarder quand les émeutiers ont commencé à mettre le feu à des véhicules.

Mardi, les manifestants, en majorité pacifiques, se sont massés devant les rangs des forces de l’ordre. Un accès de violence d’un homme isolé a été contré par du gaz poivre de la police. Le rassemblement s’est ensuite dispersé.

Mardi, les écoles étaient fermées à Baltimore, ainsi qu’un certain nombre d’administrations et d’entreprises. Des bénévoles armés de balais nettoyaient les rues sous le regard de dizaines de policiers en tenue anti-émeute tandis que des pompiers travaillaient à éteindre les braises.

EXAMEN DE CONSCIENCE

Barack Obama a annoncé s’être entretenu avec le gouverneur du Maryland et la maire de Baltimore.

« Il n’y a pas d’excuse pour le genre de violence que nous avons vu hier », a déclaré le président des Etats-Unis. « C’est contre-productif. »

Le chef de la Maison blanche a également indiqué que les problèmes constatés à Baltimore et ailleurs n’étaient pas nouveaux et qu’ils concernaient toute la population.

« Nous ne pouvons nous contenter de laisser faire la police. Il me semble qu’il y a des services de police qui doivent faire leur examen de conscience. Je pense qu’il y a certaines communautés qui doivent faire leur examen de conscience. Mais, nous, en tant que pays, devons (aussi) faire notre examen de conscience. Ce n’est pas nouveau. Cela dure depuis des décennies », a dit Barack Obama.

La maire de Baltimore a imposé un couvre-feu d’une semaine tout en soulignant la nécessité de ne pas attiser la violence.

« C’est un exercice d’équilibre très délicat, lors duquel nous devons nous assurer que nous gérons les problèmes mais que nous ne les aggravons pas », a déclaré Stephanie Rawlings-Blake, mardi à la presse. Cette Afro-américaine de 45 ans a grandi à Baltimore, ville de 620.000 habitants située à 65 km environ de Washington.

Selon les spécialistes de la sécurité, la ville aurait dû être mieux préparée à une flambée de violence.

« Dans des circonstances aussi tragiques que celles de la mort de M. Gray, je pense que la ville devait s’attendre à quelque chose de grave », a déclaré Michael Balboni, un ancien de la sécurité intérieure.

Freddie Gray a été arrêté le 12 avril alors qu’il tentait de s’enfuir. Il a été transporté dans les locaux de la police à bord d’un fourgon. C’est à ce moment-là qu’il a été blessé. Selon un avocat de la famille Gray, sa colonne vertébrale a été à 80% fracturée à la hauteur du cou alors qu’il était en détention.

Six policiers ont été suspendus. Le département de la Justice a ouvert une enquête.

La Garde nationale a annoncé qu’elle aurait 2.000 hommes sur le terrain à Baltimore d’ici mardi soir et qu’elle pourrait en avoir 3.000 autres si nécessaire pour mercredi. Les Etats voisins de Pennsylvanie, du New Jersey et le District of Columbia (Washington) ont envoyé plusieurs centaines de policiers.

Baltimore : racisme ou délinquance?

FIGAROVOX/ENTRETIEN – L’état d’urgence a été décrété après des émeutes déclenchées par la mort en détention d’un jeune Noir à Baltimore. Alors que les associations dénoncent le racisme de la police locale, l’historien des États-Unis François Durpaire réagit


François Durpaire est historien des Etats-Unis. Il est également responsable de l’antenne de France Diversité Médias TV. Suivez son actualité sur son site.


Les émeutes à Baltimore ont éclaté après la mort de Freddie Gray, jeune Noir de 25 qui est décédé en prison après avoir été blessé lors de son arrestation. Ce drame s’ajoute à de nombreuses bavures policières qui ont exacerbé les tensions raciales ces derniers mois. Après les deux mandats d’Obama et neuf mois après les violences de Ferguson, les tensions raciales semblent toujours aussi fortes. Comment l’expliquer?

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il s’agit en effet d’une absence de politiques publiques suffisamment puissantes pour résoudre ce type d’affaire. Les problèmes qui avaient été révélés par l’Affaire Michael Brown à Ferguson ont persisté et se sont manifestés par la suite dans plusieurs villes des Etats-Unis, notamment à New York, et actuellement à Baltimore.

Or, il n’y a pas d’unités des Américains autour du diagnostic.

Une grande partie des minorités estime qu’il est question d’un racisme de la police américaine. La majorité blanche, elle, se positionne sur un autre terrain. Elle estime que ces évènements ne sont pas nécessairement en relation avec la question raciale ou de relations intercommunautaires mais sont surtout liés à la délinquance.

Cette absence d’unité dans l’analyse des causes fait qu’il est difficile d’apporter des solutions de politique publique. A ceci s’ajoute le fait que dans un état fédéral, toutes les décisions ne sont pas prises du bureau ovale. Les polices mises en cause dans ces affaires sont des polices municipales. Contrairement à la France, il ne s’agit pas de la même police. Le rapport entre le ministère de l’Intérieur et les différentes polices n’est donc pas le même, la situation est bien plus complexe. La police municipale est indépendante, son chef est élu par des électeurs et sa souveraineté est différente de la police fédérale.

Peut-on parler de «racisme ordinaire» de la police locale envers la communauté noire comme le dénoncent les minorités?

Depuis les années 1980, les associations noires, notamment la NAACP, dénoncent les brutalités policières.

La police locale est en majorité blanche dans un pays qui s’est fortement diversifié, notamment dans des villes où la communauté noire est majoritaire -comme c’est le cas à Ferguson et à Baltimore (65% de Noirs américains pour 2 millions d’habitants). Cette police possède effectivement des préjugés et une manière d’intervenir trop brutale dont une politique de tolérance zéro, comme à Baltimore, qui est mal acceptée par la population.

Il est frappant de noter que dans cette ville, entre 1992 et 2012, 127 personnes ont été tuées par la police. Un chiffre deux fois plus élevé que ceux de villes de taille similaire comme Seattle ou Oklahoma city. La violence est bien plus importante à Baltimore.

Les préjugés raciaux persistent au sein de la population américaine. Ce sont ceux-ci qui tuent lorsqu’un policier se trouve confronté à un Noir américain lors d’une altercation.

Émeutes aux Etats-Unis: Pourquoi Baltimore brûle?

«Bavure» de policiers blancs sur un homme noir, manifestations, et émeutes: le cycle infernal des violences se poursuit aux Etats-Unis. Après la mort de Michael Brown à Ferguson (Missouri) en août, c’est le décès de Freddie Gray, mort le 19 avril des suites d’une fracture des vertèbres cervicales après son interpellation par la police de Baltimore (Maryland), qui a ravivé la polémique sur la brutalité policière dans le pays.

Un quartier sinistré

Cette fois, c’est un quartier du nord-ouest de Baltimore -ville de 2 millions d’habitants –  qui s’est embrasé. Une zone qui cumule les handicaps sociaux, avec un taux de chômage 3 à 4 fois plus élevé que moyenne nationale, plus d’un tiers de ses habitants sous le seuil de pauvreté et  seulement 60% des élèves qui  finissent le lycée, rappelle le magazine Forbes.

«C’est une ville qui a violemment souffert de la désindustrialisation et qui connaît une criminalité élevée», rappelle Thomas Snegaroff, directeur de recherches à l’Iris*. «Baltimore est une ville dangereuse, qui a une tradition de crime très forte, abonde Nicole Bacharan, historienne, spécialiste des Etats-Unis**. Et ces circonstances révèlent tous les problèmes non résolus de cette ville, comme Katrina l’a été -toutes proportions gardées- des difficultés qui existaient à la Nouvelle-Orléans: une situation de quart-monde dans un pays riche.»

Criminalité élevée

Pourtant, comme l’explique Thomas Snegaroff, «les choses semblaient s’améliorer depuis quelques années»: «alors que la population baissait depuis 60 ans, la ville est en train de se revitaliser et regagne des habitants depuis 1 ou 2 ans, et le taux d’homicides est revenu à celui des années 70»,. La ville du Maryland a en effet suivi, à son rythme, la baisse de la criminalité à l’échelle du pays, même si elle reste toujours élevée.

Un gang de Baltimore, la Black Guerilla Family, a ainsi menacé de tuer des policiers. «Cela rend la situation encore plus problématique et plus tendue: ils ont fêlé l’union sacrée au sein de la communauté, juge François Durpaire, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise. Ils poursuivent leurs propres objectifs, alors qu’en face, une réalité différente est à l’œuvre: les manifestants, en colère mais pacifistes, alertent les pouvoirs publics depuis longtemps sur cette problématique.»

Une police plus violente qu’ailleurs

Depuis longtemps, la police de Baltimore est en effet réputée plus violente qu’ailleurs. «Entre 1992 et 2012, 127 personnes ont été tuées par la police alors que dans des villes de taille comparable comme Memphis ou Seattle, ce chiffre est divisé par deux», rappelle François Durpaire. «De manière générale, les gens, mais aussi les policiers, sont plus méfiants à Baltimore, alors que la police américaine est déjà en général très militarisée et emploie des méthodes extrêmement dures», note également Nicole Bacharan. Et, comme partout aux Etats-Unis, l’«abondance d’armes à feu et les préjugés raciaux vis-à-vis des hommes noirs attisent encore la peur des policiers», ajoute-t-elle.

Or, ces préjugés sont difficiles à faire tomber. «Même si Barack Obama a demandé la mise en place de caméras embarquées sur les policiers, il n’a pas demandé qu’ils soient formés en matière de préjugés raciaux», souligne François Durpaire, qui estime que l’accumulation de «bavures» de ce type depuis un an et demi menace désormais de se transformer en crise nationale.

«Les gens sont vraiment révoltés. Le pays ne va pas rester assis à regarder ce carnage sans rien faire», confirme Nicole Bacharan. Un avis que partage aussi Thomas Snegaroff: «L’idée que la police américaine est trop violente et agit de façon disproportionnée se propage, y compris dans la population blanche», conclut-il.

*Auteur de Bill et Hillary Clinton : Le mariage de l’amour et du pouvoir (éd. Tallandier)

**Co-auteure de Les secrets de la Maison Blanche (éd. Perrin)

Des violences à Baltimore auraient émergé autour d’une référence à la «purge» du film «American Nightmare»

Extrait du film «American Nightmare», sorti en 2013. Via <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm-201653/photos/detail/?cmediafile=21005919">Allociné</a>

Extrait du film «American Nightmare», sorti en 2013. Via Allociné

Dans ce film d’horreur, on assiste à une nuit où tous les interdits sont levés. Mais il n’est pas sûr que Baltimore ait été la scène d’une imitation IRL de cette «purge».

Quelques heures après les funérailles de Freddie Gray, jeune homme noir décédé dans des circonstances floues alors qu’il était en détention à Baltimore, de violentes émeutes ont éclaté dans les rues. Des habitants de la ville s’en sont alors pris aux forces de l’ordre et ont pillé plusieurs magasins.

Le New York Times rapporte les propos du chef de la police, Anthony W. Batts, qui a affirmé que les émeutes ont débuté avec une «purge» que des lycéens voulaient mener dans un centre commercial. Entre 75 et 100 étudiants ont été accueillis par plusieurs douzaines de policiers, qui ont dû faire face à des jets de pierres et de bouteilles, si l’on en croit le Baltimore Sun.

Sur Twitter, un hashtag #BaltimorePurge a circulé dès le 27 avril, après les affrontements du centre commercial, et a vite été repris par des membres de Daesh, qui y ont vu un moyen d’encourager les jeunes à rejoindre leurs rangs.

Film d’horreur

Cette «purge» fait référence au film American Nightmare (The Purge en version originale), sorti en 2013. Censé se déroulé en 2022, on assiste à une purge annuelle, c’est-à-dire une nuit où tout est permis, où chacun peut commettre des crimes sans craindre de représailles de la part de la justice.

«Les critiques ont décrit ce film comme une satire dystopique maladroite, remplie de sang, explique le journal. Ce fut un succès chez les jeunes, qui ont adopté le terme, et, dans certaines affaires, certains d’entre eux ont été accusés d’avoir imité les prémices anarchiques du film.»

Ce n’est pas la première fois qu’une émeute fait référence à des films populaires. Il y a quelques mois, lors d’émeutes dans la ville de Ferguson, nous vous parlions des messages tagués sur des murs de la ville citant Hunger Games, un film futuriste racontant une révolte contre une dictature.

Mais, dans le cas d’American Nightmare, des rumeurs faisant état de purges sont déjà apparues dans le passé et se sont avérées être des hoax. Difficile donc de savoir ce qu’il en est réellement dans le cas de Baltimore.

Le site Snopes, spécialisé dans le démantèlement des fausses rumeurs, a relevé de nombreux exemples d’histoires où des jeunes auraient soi-disant prévu des purges inspirées de ce film d’horreur. En août 2014, de nombreux messages ont ainsi circulé sur les réseaux sociaux, alertant sur des purges imminentes, d’abord à Louisville, puis dans d’autres villes comme Jacksonville, Detroit, Cleveland, etc. «Des événements scolaires ont dû être annulés à Louisville et autour à cause de la rumeur», note Snopes. Finalement, la ville de Louisville n’a déploré aucune violence, et la police confirmera plus tard que les rumeurs provenaient d’abord d’adolescents qui voulaient blaguer autour du second volet du film American Nightmare, sorti cet été-là.

Pillages et actes de violence à Baltimore

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters


L’état d’urgence décrété à Baltimore en raison des émeutes

Le calme est revenu progressivement à Baltimore après une journée de violences pendant laquelle le gouverneur du Maryland Lary Hogan a décrété l’état d’urgence et mis en alerte la garde côtière. Seuls quelques incidents sporadiques ont été signalés dans la nuit de lundi à mardi.

« La grande majorité de la ville est en train de se calmer lentement mais sûrement, à part quelques incendies de voitures et de feux de rue », a déclaré le chef de la police de Baltimore, Anthony Batts, peu avant minuit.

Le gouverneur Hogan avait déclaré l’état d’urgence plus tôt dans la journée après les débordements survenus après les funérailles de Freddie Gray, un jeune Noir de 25 ans décédé après son arrestation par la police. Des émeutes et plusieurs incendies ont fait au moins 15 blessés parmi les policiers, selon un bilan émis en soirée.

« Les pillages et les actes de violence ne seront pas tolérés. En réponse [aux émeutes,] j’ai mis la garde nationale en alerte », a annoncé le gouverneur. Il a demandé 5000 policiers supplémentaires en plus de 5000 soldats de la garde nationale pour aider la police locale.

En point de presse, il a ajouté : « Le président Barack Obama est derrière nous à 100 % », précisant que le but de l’opération était de circonscrire la crise et non pas de l’attiser.

La mairesse Stephanie Rawlings-Blake s’est aussi entretenue avec le président Obama pour lui faire part de la situation. Elle a qualifié les événements des dernières heures de « très perturbants ». Elle a déclaré qu’il fallait faire la différence entre les jeunes qui ont manifesté pacifiquement au cours des derniers jours et ceux qui aujourd’hui se comportent en casseurs.

Des émeutiers à Baltimore Des émeutiers à Baltimore  Photo :  PC/Juliet Linderman

Elle a ajouté qu’un couvre-feu sera instauré à partir de mardi soir, de 22 h à 5 h, pour une semaine. Les écoles de la ville resteront fermées mardi.

Vandalisme et pillages

Plusieurs actes de vandalisme et de pillages ont été signalés, notamment dans un grand centre commercial de la ville. La police rapporte l’arrestation de 27 personnes.

Après les funérailles de Freddie Gray, des jeunes ont lancé des pierres et des bouteilles à des policiers antiémeutes et sur des voitures de police. Certaines ont été endommagées, au moins une a été incendiée.

Des émeutiers auraient aussi mis le feu à une pharmacie.

L’équipe de baseball de Baltimore, les Orioles, a annulé son match de lundi contre les White Sox de Chicago, par précaution.

Les policiers et un manifestant avec un masque à gaz Les policiers et un manifestant avec un masque à gaz  Photo :  PC/Patrick Semansky

Les funérailles de Freddie Gray ont réuni plus de 2500 personnes, dont la mairesse de la ville et le défenseur des droits civiques Jesse Jackson.

Un représentant du président Barack Obama a assisté à la cérémonie.

Arrêté le 12 avril, Freddy Gray a été victime d’une fracture des vertèbres cervicales pendant sa détention dans un poste de police. Cette fracture a entraîné sa mort, une semaine plus tard.

La police a ouvert une enquête. Six policiers ont été suspendus.

Des jeunes lancent des pierres sur les policiers et leurs véhicules. Des jeunes lancent des pierres sur les policiers et leurs véhicules.  Photo :  Sait Serkan Gurbuz / Reuters


Les policiers blessés de Baltimore ont recouvert les victimes népalaises

Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

On s’endort avec les victimes du tremblement de terre de Katmandou. On est avec les familles sous les tentes plantées dans les parcs, autour des réchauds de fortune, on assiste aux crémations à la chaîne, on est au camp de base de l’Everest menacé par l’avalanche dans la vidéo qui a fait le tour du monde. On est avec les touristes qui font la queue dans la panique de l’aéroport. On est avec la cellule de crise du Quai d’Orsay. On attend les répliques. On a froid, on a peur. On calcule vaguement combien de Népalais vaut un alpiniste occidental. On s’endort quand même.

Et on se réveille dans un autre chaos. On est au milieu des voitures de police en flammes, des supermarchés pillés, des policiers blessés, des hurlements des sirènes. L’état d’urgence a été décrété. Le couvre-feu interdit aux jeunes de moins de 14 ans de sortir après 21 heures. La Garde nationale a été mobilisée, elle vient de quitter ses casernes, elle arrive. Personne ne sait comment, cette fois, le jeune Noir déclencheur est mort exactement, on élucidera plus tard. On a changé de continent, d’univers, pour revenir dans une pagaille désormais familière depuis, comment ça s’appelait déjà, ah oui, Ferguson. On est à Baltimore (Maryland).

Détresse démonétisée

Les journalistes le savent si bien que même la correspondante aux Etats-Unis de Canal+ Laurence Haim, qui tweete pourtant frénétiquement sur Baltimore, en prévient ses confrères américains.

Mais personne n’est à blâmer. C’est ainsi. Cette fois, ce n’est pas la loi du mort kilométrique qui joue, car Katmandou, étrangement, nous serait presque plus proche que Baltimore. C’est la combinaison des lois de la plus grande nouveauté, et de la surmédiatisation de tout événement américain. Une combinaison de lois que personne n’a jamais écrites, mais à laquelle tout le monde se soumet.

Face à la Garde nationale en marche, les rescapés du Népal n’ont plus que leur détresse à offrir, et elle s’est démonétisée pendant la nuit. Les policiers blessés de Baltimore ont recouvert les victimes du Népal, plus sûrement que toutes les neiges de l’Everest. Repassez donc vers la fin de la semaine, quand vous aurez des miraculés.

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Réactions

Abdul Archiduc                                       Voilà à quoi la police passe son temps.

En Indonésie le problème serait réglé depuis longtemps.
Ça vous plait à tous que vos enfants et petits enfants soient « pourris » par ces dealers qui accumulent avec constance les condamnations ?
Des dealers qui vous plombent des vies, qui détruisent les relations sociales ?
Qui désolent des parents impuissants ?
22 arrestations en dix ans…
Ça n’a pas du être triste pour les enseignants… ( Entre autres)
Et si on passait à autre chose plutôt que de se repaitre de ces événements en induisant fortement ce sous entendu lourd de non dits :
Vous voyez… hein !  Même aux USA c’est aussi pire que chez nous ! Hein !

Georges Fair                                            La presse vient d’apprendre que les blessures à la colonne vertébrale ayant entrainé la mort de Freddy Gray pourraient être le résultat d’une opération chirurgicale de la colonne vertébrale et du cou que le jeune homme a subi une semaine avant son arrestation et ne seraient pas liées comme les rumeurs l’affirment à un traitement violent et abusif de la police.

Freddy Gray venait tout juste de recevoir un règlement bancaire de la part de Allstate Insurance. L’acte chirurgical est relatif à un accident de voiture dans lequel le jeune homme était impliqué une semaine avant son arrestation.

Si tout cela s’avère confirmé, la blessure à la colonne vertébrale dédouane toute brutalité imputée à la police de Baltimore mais serait plutôt un accident imprévisible que Gray n’aurait pas du avoir car il était censé être en convalescence dans sa maison et non pas en train de vendre de la drogue dans la rue.
Freddy Gray a tenté de refinancer son règlement en un seul paiement forfaitaire via Peachtree Funding.
Cette tentative d’opération bancaire entre F Gray et Allstate vient d’être confirmé par la Cour du Comté d’Howard.

pascal pau

@annie:                                                       entièrement d’accord avec vous ….. 😉

annie durras                                              le commentaire précédent est débordant de conneries!!!

Ulysse                                                        Cela arrive quand même de plus en plus souvent. Seront ils condamnés pour avoir fracturè la vertèbre de ce jeune ?

?                                                                  Il faut (re)voir The Wire pour comprendre un peu…et se dire, peut-être, à quel point Obama est décevant.

majesty  • 

  • la société multiraciale est multiconflictuelle

    Mata_Los_EstadosUnidos  • 

    Etrange….Je croyais qu Obama gouvernait aux USA…
    J ai du me tromper car il n est responsable de RIEN…
    Curieux les trous de mémoire des médias & journaleux !

  • Raffael  • 

    Une décision ne se prend pas en cinq minutes il faut peser le pour et le contre, et de plus ce n’est pas facile d’intervenir fasse à des émeutiers.
    De toutes façons pour les républicains c’est agis, tue et réfléchis après.

    Jean-Michel  •  i

    « Le maire démocrate »!!! J’aime. il respecte les référendums lui???

    Sambucucciu  • 

    Police raciste !

    LADY A.  • 

    pour lutter contre la violence ils commettent des actes violents , pillent et détruisent ? hypocrisie ! ils n’en avaient rien à faire du jeune noir .

    Magda L  •  i

    comment une démocrate pourrait-elle réagir contre les petits protégés de son président?

  • solo  •

    Démocrate bisounours ..!

    DENDURE  • 

    Appel aux ethnologues, anthropologues, spécialistes du comportement…………
    Pourquoi lors des manifestations, peut être légitimes,  » ILS » doivent toujours casser, piller, saccager, détruire…aux USA, comme chez nous où dans leurs pays d’origine……?????

    marie  • 

    Les Yankees donnent constamment des leçons de morale au monde entier mais ne font pas le ménage chez eux. Ils nous regardent avec condescendance et nous taclent pour notre soi-disant « bad attitude » ! Eux les responsables des plus grands génocides, les AmérIndiens d’abord puis les Noirs de l’ Esclavage, vont certainement connaître dans les décennies à venir le retour de manivelle ! Rien à voir avec nos problèmes d’immigration Méditerranéenne massive, que subit toute l’ Europe du Nord !!!!

    • Avatar ColibRIC41AC             Peut-on aussi faire une nation avec un peuple devenu hétérogène ?

       » La France s’est enrichie d’apports successifs au long des siècles. Le problème aujourd’hui ce n’est pas l’Islam, c’est la France. L’intégration a été un succès durant plusieurs siècles : sommes-nous encore suffisamment sûrs de nos valeurs pour accueillir de nouveaux migrants et leur donner envie de devenir français ? Suivons l’exemple des Etats-Unis, nation métisse, mais sûre de ses valeurs (…) N’ayons pas peur ! » Jean-Pierre Chevènement. Entretien accordé au Figaro Magazine, le 8 août 2014.
      « La conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme est une conversion forcée, pilotée par une technocratie militante qui a détourné les institutions publiques de leur fonction protectrice pour les mettre au service d’une politique thérapeutique censée reprogrammer l’identité des collectivités selon le modèle de l’égalitarisme identitaire. » « Comment défendre l’existence historique d’un peuple dans une société traversée par la dynamique idéologique de l’utopisme multiculturel qui prétend la régénérer en la vidant de son substrat identitaire et culturel pour en faire le réceptacle d’une expérimentation sociale à grande échelle qui relève de la fabrication idéologique de la réalité ? » Matthieu Bock-Côté, sociologue, enseignant, essayiste et chroniqueur québécois, né en 1980.
      Agir pour une constitution d’origine citoyenne. « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien ».

    • Amnesiz |                                                   Malheureusement c’est la capitalisme non régulé qui veut ça, il a triomphé dans les années 90 mais c’est une question de temps avant qu’il s’effondre.
      Les riches sont de plus ne plus riches, les pauvre de plus en plus pauvres. Quand la classe moyenne (très nombreuse) sera devenu trop pauvre à son goût ça va faire boom !

    • Charles91 |                                               Vous ne sortez pas beaucoup ! Les règles régulant le capitalisme se sont justement multipliés dans les pays européens ou d’origine européenne depuis les années 90. Résultat, les économies ne fonctionnent plus et tout le monde est plus pauvre. Dans les économies peu ou pas régulées, type Singapour, Hong Kong, Japon, Chine, tout le monde s’enrichit, y compris ceux qui étaient pauvres. Vieux proverbe millénaire « quand le riche maigrit, le pauvre meurt de faim ».

  • charlesquint57 |                                              J’adore (ironie) les Etats-Unis que les médias et les politiques ne cessent de nous donner en exemple (à nous Français qui sommes soit disant archaiques) : violences raciales comme dans les années 1950, 20% d’illettrés et 50 millions de pauvres….un beau modèle à suivre, n’est-ce pas !

  • Alexandre  •                                                     hiiiiiiiiiii des musulmans lol
    buoup  •                                                           pas le souci de la France …next
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