La politique d’asile « est au bord de l’embolie »

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Les Arméniens victimes du « premier génocide du XXe siècle », selon le pape François

Le Monde.fr avec AFP et AP |

Le pape François reçu par le chef de l'Eglise orthodoxe arménienne.

Le terme est en train de provoquer un incident diplomatique. Dimanche 12 avril, dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome, le souverain pontife a utilisé publiquement pour la première fois le terme hautement symbolique de « génocide » pour qualifier le massacre des Arméniens perpétré il y a cent ans. Sans surprise, la réaction de la Turquie ne s’est guère fait attendre : Ankara a convoqué à la mi-journée l’ambassadeur du Vatican pour évoquer la question et a ensuite rappelé son propre ambassadeur au Vatican.

« Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme “le premier génocide du XXe siècle”, a frappé votre peuple arménien », a déclaré le pape lors d’une messe dite pour le centenaire du génocide (1915-1917) à l’invitation de l’Eglise catholique arménienne, citant un document signé par son prédécesseur Jean Paul II en 2001. « Occulter ou nier le mal, c’est laisser une blessure ouverte saigner sans la panser », a-t-il expliqué en ouvrant la cérémonie, en présidence du président arménien Serge Sarkissian et du patriarche Nersès Bedros XIX des Arméniens catholiques.

Une première publique

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a qualifié dimanche ces propos de « partiaux » et « inappropriés ». Sur le réseau social Twitter, le ministre des affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, a jugé quant à lui « sans fondement » et « loin de la réalité historique » l’utilisation par le pape François du mot « génocide ».

Même si Jean Paul II avait déjà utilisé le terme, à l’écrit, dans une déclaration commune avec le patriarche arménien Karenkin II, c’est la première fois qu’il est prononcé publiquement par un souverain pontife.

François, qui avait tissé en Argentine des liens étroits avec la communauté arménienne, l’avait toutefois utilisé plusieurs fois avant de devenir pape il y a deux ans, et même une fois en privé en juin 2013 en recevant au Vatican une délégation de l’Eglise arménienne, comme le montre la vidéo ci-dessous :

Une « main tendue » encore timide

Des propos qui avaient alors provoqué une vive réaction du gouvernement islamo-conservateur turc. « Ce que l’on attend du pape, c’est qu’il contribue à la paix dans le monde, avec toute la responsabilité de la place spirituelle qu’il occupe, pas qu’il ressorte des différends du passé », avait déclaré le ministre des affaires étrangères turc, jugeant sa déclaration « inacceptable » et susceptible d’« affecter de façon irréparable les relations bilatérales » entre le Vatican et Ankara.

Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués entre 1915 et 1917, à la fin de l’Empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide. La Turquie nie pour sa part, qualifiant l’épisode de « guerre civile » dans laquelle de 300 000 à 500 000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

Le gouvernement turc a néanmoins fait quelques gestes de repentance, comme des condoléances présentées en 2014 par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, aujourd’hui président de la Turquie, aux descendants des victimes.

A l’occasion de son voyage en Turquie, en novembre dernier, le pape François avait salué le geste d’Erdogan, qu’il avait qualifié de « main tendue » et appelé à la réconciliation. De son côté, l’Eglise apostolique arménienne a l’intention de canoniser collectivement, le 23 avril prochain, les victimes d’un massacre perpétré à l’initiative du gouvernement des « Jeunes Turcs » d’alors, qui fit plus d’un million et demi de morts dans les rangs de la population arménienne et d’autres minorités chrétiennes.

Le pape reconnaît le « génocide » arménien et provoque la colère de la Turquie

 L’Express.fr avec AFP

Le Premier ministre turc a évoqué des propos de « partiaux » et « inappropriés », alors que le pontife a utilisé, pour la première fois, le mot « génocide » pour désigner le massacre des Arméniens entre 1915 et 1917.

Le pape François, le 7 janvier 2015 au Vatican

Le pape François, le 7 janvier 2015 au Vatican.              afp.com/Alberto Pizzoli

Le Vatican et la Turquie vont devoir s’expliquer. Le pape François a utilisé ce dimanche, dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome, le terme « génocide » pour désigner le massacre des Arméniens il y a cent ans. Et quelques heures plus tard, la Turquie a convoqué le représentant du Vatican à Ankara au ministère des Affaires étrangères, rapportent les chaînes NTV et CNN-Turk. Puis a rappelé son ambassadeur au Vatican pour consultation.

En parallèle, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglua a rétorqué que les déclarations du pape sont « loin de la réalité historique ». Une propos « sans fondement », estime-t-il, qui « ne peut pas être accepté ». « Notre ambassadeur au Vatican, Mr Mehmet Pacaci, est rappelé en Turquie pour consultations », a-t-il ajouté par voie de communiqué.

Enfin le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a qualifié les propos de François sur le génocide arménien de « partiaux » et « inappropriés ».

La déclaration papale devrait en effet fortement perturber les relations diplomatiques avec la Turquie. « Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent, a déclaré le pontife. La première, qui est largement considérée comme le premier génocide du XXe siècle a frappé votre peuple arménien. »

« Les deux autres ont été ceux perpétrés par le nazisme et par le stalinisme. Et plus récemment d’autres exterminations de masse, comme celles au Cambodge, au Rwanda, au Burundi, en Bosnie », a-t-il ajouté, citant un document signé en 2001 par le pape Jean Paul II et le patriarche arménien.

Une première pour un pontife

Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués entre 1915 et 1917, à la fin de l’empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays -dont la France- ont reconnu un génocide. Mais pour la Turquie, il s’agissait d’une guerre civile où 300 à 500 000 Arméniens, et autant de Turcs, ont trouvé la mort.

Le pape François s’était exprimé à l’ouverture d’une messe à la mémoire des Arméniens massacrés, célébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni. Le tout avec des éléments du rite catholique arménien et en présence du président du pays, Serzh Sargsyan.

Même si Jean Paul II avait utilisé le terme en 2000 dans le document commun, et que Jorge Bergoglio l’avait utilisé plusieurs fois avant de devenir pape il y a deux ans et même au moins une fois en privé depuis, c’est la première fois qu’il est prononcé publiquement par un pontife.

 

Pour la première fois, le pape évoque le « génocide » arménien

L'Obs avec AFP

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Publié le 12-04-2015 à 16h11Mis à jour à 18h26

‘ »Le premier génocide du XXe siècle’ a frappé votre peuple arménien », déclare le pontife en citant un document signé en 2001 par le pape Jean Paul II et le patriarche arménien.

Le pape François à l'ouverture d'une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, le 12 avril 2015. (ANDREAS SOLARO / AFP)Le pape François à l’ouverture d’une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, le 12 avril 2015. (ANDREAS SOLARO / AFP)

Pour la première fois, le pape François a prononcé dimanche 12 avril le terme de « génocide » à propos du massacre des Arméniens il y a 100 ans. Une initiative qui a provoqué une vive réaction de la Turquie, qui a convoqué le représentant du Vatican à Ankara.

« Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme ‘le premier génocide du XXe siècle’ a frappé votre peuple arménien », a déclaré le pontife en citant un document signé en 2001 par le pape Jean Paul II et le patriarche arménien.

Il a ensuite précisé que les deux autres tragédies évoquées avaient été perpétrées « par le nazisme et par le stalinisme », avant de citer des « exterminations de masse » au Cambodge, au Rwanda, au Burundi et en Bosnie.

« Je pense que c’était très courageux »

Le pape s’exprimait à l’ouverture d’une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni à l’occasion du centenaire des massacres de 1915-1917, et en présence du président arménien, Serge Sarkissian.

Quelques heures plus tard, le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué le représentant du Vatican à Ankara pour qu’il s’explique sur l’utilisation de ce terme de « génocide » que les autorités turques rejettent avec force, ont annoncé des télévisions turques.

« Notre ambassadeur au Vatican, Mr Mehmet Pacaci, est rappelé en Turquie pour consultations », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

« La délaration du pape, qui est loin de la réalité légale et historique, ne peut pas être acceptée », a dit sur son compte Twitter le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, jugeant les propos de François « sans fondement ».

Dimanche, François s’est employé à ne pas utiliser directement le terme, préférant citer la déclaration écrite de son prédécesseur. Mais l’essentiel reste : le mot a pour la première fois résonné de la bouche d’un pape dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome.

« Je pense que c’était très courageux », a déclaré à l’AFP le vaticaniste Marco Tosatti.

Avant de devenir pape, Jorge Bergoglio avait déclaré clairement plusieurs fois que c’était un génocide. En citant Jean Paul II, il a renforcé la position de l’Eglise, en indiquant clairement son point de vue sur le sujet ».

« Se souvenir d’eux est nécessaire »

Évoquant les innombrables victimes, majoritairement chrétiennes, d’une « effroyable et folle extermination », le pape a insisté:

Se souvenir d’eux est nécessaire, plus encore c’est un devoir, parce que là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte ».

Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l’empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide.

La Turquie affirme pour sa part qu’il s’agissait d’une guerre civile, doublée d’une famine, dans laquelle 300 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

En 2014, le président turc islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre, avait présenté pour la première fois des condoléances aux Arméniens, sans pour autant cesser de contester toute volonté d’extermination.

La déclaration du pape risque de compliquer encore un peu ses relations avec la Turquie, où sa visite en novembre avait été marquée par un dialogue de sourds, le pape se faisant l’avocat d’une alliance des religions contre le terrorisme tandis que les autorités d’Ankara restaient arc-boutées sur une dénonciation de l’islamophobie.

« Une sorte de génocide causé par l’indifférence générale »

Au cours de la messe de dimanche, François a aussi proclamé « docteur de l’Eglise » Saint Grégoire de Narek, moine mystique arménien du Xe siècle.

Comme il l’a fait à de nombreuses reprises et avec force ces dernières semaines, le pontife argentin a en outre évoqué les violences qui frappent les chrétiens à travers le monde, en particulier au Moyen-Orient.

« Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et soeurs sans défense, qui, à cause de leur foi dans le Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués –décapités, crucifiés, brûlés vifs– ou bien contraints d’abandonner leur terre », a-t-il lancé.

« Aujourd’hui encore, nous sommes en train de vivre une sorte de génocide causé par l’indifférence générale et collective », a-t-il insisté.

Le pape François évoque le « génocide » des Arméniens

Le Point –

Au risque de tendre les relations avec la Turquie, le pape a parlé des « trois tragédies massives » du siècle dernier, dont le massacre des Arméniens.

C'est la première fois qu'un pape parle publiquement, lors d'une allocution, du "génocide" des Arméniens.
C’est la première fois qu’un pape parle publiquement, lors d’une allocution, du « génocide » des Arméniens. © Andreas Solaro / FotoWare Color factory

Le pape François a utilisé dimanche dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome le terme « génocide » pour le massacre des Arméniens il y a cent ans, au risque de fortement perturber ses relations diplomatiques avec la Turquie. « Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme le premier génocide du XXe siècle a frappé votre peuple arménien », a déclaré le pontife en citant un document signé en 2001 par le pape Jean-Paul II et le patriarche arménien.

« Les deux autres ont été ceux perpétrés par le nazisme et par le stalinisme. Et plus récemment d’autres exterminations de masse, comme celles au Cambodge, au Rwanda, au Burundi, en Bosnie », a-t-il ajouté. Il s’est exprimé à l’ouverture d’une messe à la mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni, avec des éléments du rite catholique arménien et en présence du président du pays, Serzh Sargsyan. Même si Jean-Paul II avait utilisé le terme en 2000 dans le document commun et que Jorge Bergoglio l’avait utilisé plusieurs fois avant de devenir pape il y a deux ans et même au moins une fois en privé depuis, c’est la première fois qu’il est prononcé publiquement par un pontife. Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués entre 1915 et 1917, à la fin de l’Empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide. La Turquie affirme pour sa part qu’il s’agissait d’une guerre civile dans laquelle 300 000 à 500 000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

Génocide arménien : le pape François s’attire les foudres de la Turquie

DIPLOMATIE – Le pape François a prononcé dimanche le terme « génocide » pour qualifier le massacre des Arméniens il y a cent ans. Une déclaration jugée « partiale » et « inappropriée » par Ankara, qui a convoqué le représentant du Vatican.

Le pape s'exprimait dimanche à  l'ouverture d'une messe pour les fidèles de rite catholique arménien,  concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni.

Le pape s’exprimait dimanche à l’ouverture d’une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni. Photo : ANDREAS SOLARO / AFP

Massacre des Arméniens: le pape évoque un « génocide », Ankara rappelle son ambassadeur

« Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme « le premier génocide du XXe siècle » a frappé votre peuple arménien », a déclaré le pontife en citant un document signé en 2001 par le pape Jean Paul II et le patriarche arménien.

Il a ensuite évoqué les tragédies perpétrées « par le nazisme et par le stalinisme » puis cité les « exterminations de masse » au Cambodge, au Rwanda, au Burundi et en Bosnie.

Le pape s’exprimait à l’ouverture d’une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni à l’occasion du centenaire des massacres de 1915-1917, et en présence du président arménien, Serge Sarkissian.

Ces propos ont provoqué la fureur de la Turquie, qui a toujours récusé le qualificatif de « génocide » au sujet des massacres qui ont commencé le 24 avril 1915.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a qualifié les propos de François sur le génocide arménien de « partiaux » et « inappropriés ».

Le ministère turc des Affaires étrangères a immédiatement annoncé le rappel pour consultations de son ambassadeur au Vatican.

Il avait auparavant convoqué le représentant du Vatican à Ankara, l’archevêque Antonino Lucibello, afin qu’il s’explique sur l’utilisation de ce terme de « génocide ».

« La déclaration du pape, qui est loin de la réalité légale et historique, ne peut pas être acceptée », a réagi sur son compte Twitter le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, qualifiant les propos de François « d’allégations sans fondement ».

Le ministère a accusé le pape François d’avoir un « point de vue sélectif » de l’époque de la Première Guerre mondiale, d' »ignorer les atrocités endurées par les Turcs et les musulmans qui ont perdu la vie », et de ne se consacrer qu’aux chrétiens, et surtout aux Arméniens.

Toujours selon le communiqué, les propos du pape constituent pour Ankara une « sérieuse déviation » par rapport au message de paix et de réconciliation que le pontife avait transmis lors de sa visite en Turquie en novembre dernier.

– Se souvenir est ‘un devoir’ –

« Je pense que c’était très courageux » de la part de François, a déclaré à l’AFP le vaticaniste Marco Tosatti. « Avant de devenir pape, Jorge Bergoglio avait déclaré clairement plusieurs fois que c’était un génocide. En citant Jean Paul II, il a renforcé la position de l’Eglise, en indiquant clairement son point de vue sur le sujet ».

Évoquant les innombrables victimes, majoritairement chrétiennes, d’une « effroyable et folle extermination », le pape a insisté: « Se souvenir d’eux est nécessaire, plus encore c’est un devoir, parce que là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte ».

Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l’empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide.

La Turquie affirme pour sa part qu’il s’agissait d’une guerre civile, doublée d’une famine, dans laquelle 300 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

En 2014, le président turc islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre, avait présenté pour la première fois des condoléances aux Arméniens, sans pour autant cesser de contester toute volonté d’extermination.

La déclaration du pape risque de compliquer encore un peu ses relations avec la Turquie, où sa visite en novembre avait été marquée par un dialogue de sourds, le pape se faisant l’avocat d’une alliance des religions contre le terrorisme tandis que les autorités d’Ankara restaient arc-boutées sur une dénonciation de l’islamophobie.

Au cours de la messe de dimanche, François a aussi proclamé « docteur de l’Eglise » Saint Grégoire de Narek, moine mystique arménien du Xe siècle.

Le pape François utilise le mot « génocide » à propos du massacre des Arméniens

PAPE FRANCOIS

INTERNATIONAL – Le pape François a utilisé dimanche 12 avril le terme de « génocide » à propos du massacre des Arméniens il y a 100 ans, au risque de s’aliéner la Turquie, allié potentiel dans la lutte contre l’islam radical menaçant les chrétiens du Moyen-Orient.

« Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme ‘le premier génocide du XXe siècle’ a frappé votre peuple arménien« , a déclaré le pontife en citant un document signé en 2001 par le pape Jean Paul II et le patriarche arménien.

« Les deux autres ont été ceux perpétrés par le nazisme et par le stalinisme. Et plus récemment d’autres exterminations de masse, comme celles au Cambodge, au Rwanda, au Burundi, en Bosnie », a-t-il ajouté.

Après cette déclaration, la Turquie a convoqué le représentant du Vatican à Ankara afin qu’il s’explique sur la position du pape, ont annoncé les télévisions turques. Le représentant a été convoqué au ministère des Affaires étrangères turc, ont précisé les chaînes NTV et CNN-Turk.

« Lire ces évènements douloureux de façon partiale est inapproprié de la part du pape et l’autorité qu’il représente », a déclaré le premier ministre turc Ahmet Davutoglu à la télévision. « La déclaration du pape, qui est loin de la réalité légale et historique, ne peut pas être acceptée », a dit de son côté sur son compte Twitter le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, jugeant les propos de François « sans fondement ». La Turquie a ensuite annoncé qu’elle rappelait pour consultations son ambassadeur au Vatican.

Le pape s’exprimait à l’ouverture d’une messe pour les fidèles de rite catholique arménien, concélébrée avec le patriarche arménien Nerses Bedros XIX Tarmouni à l’occasion du centenaire des massacres de 1915-1917, et en présence du président arménien, Serzh Sargsyan.

Il s’est employé à n’utiliser qu’entre guillemets le terme de génocide, vivement rejeté par Ankara, en citant son prédécesseur. Mais l’essentiel reste: le mot a résonné de la bouche du pape dans le cadre solennel de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Se souvenir est un devoir

« Des évêques, des prêtres, des religieux, des femmes, des hommes, des personnes âgées et même des enfants et des malades sans défense ont été tués » lors d’une « effroyable et folle extermination », a-t-il insisté.

« Se souvenir d’eux est nécessaire, plus encore c’est un devoir, parce que là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte. Cacher ou nier le mal, c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser ! », a-t-il lancé.

Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués entre 1915 et 1917, à la fin de l’empire ottoman. Nombre d’historiens et plus d’une vingtaine de pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide.

La Turquie affirme pour sa part qu’il s’agissait d’une guerre civile, doublée d’une famine, dans laquelle 300 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

En 2014, le président turc Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre, avait présenté pour la première fois des condoléances pour les victimes, sans pour autant cesser de contester toute volonté d’extermination.

La déclaration de François risque de compliquer encore un peu ses relations avec la Turquie, où sa visite en novembre avait été marquée par un dialogue de sourds politique, le pape se faisant l’avocat d’une alliance des religions contre le terrorisme tandis que les autorités d’Ankara restaient arc-boutées sur une dénonciation de l’islamophobie.

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» Le pape appelle les mafieux à « se convertir »

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Le pape parle de « génocide » des Arméniens, tension avec Ankara

CITE DU VATICAN (Reuters) – Le Pape François a célébré dimanche le 100e anniversaire du massacre des Arméniens en en parlant comme du « premier génocide du XXe siècle », des propos qui ont suscité une vive réaction de la part d’Ankara, qui a convoqué le nonce apostolique (ambassadeur) du Vatican en Turquie pour protester.

Le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé qu’Ankara rappelait pour consultations son ambassadeur en poste au Vatican.

C’est la première fois qu’un pape prononce publiquement le mot de « génocide » à propos du massacre des Arméniens, utilisant là un terme employé par certains pays européens, dont la France, et sud-américains, mais qu’évitent les Etats-Unis et d’autres pays afin de préserver de bonnes relations avec un important allié.

Le pape Jean Paul II et le primat de l’Eglise apostolique arménienne, Guaréguine II Nersissian, avaient toutefois déjà parlé du « premier génocide du XXe siècle » dans une déclaration écrite commune remontant à 2001.

François, indifférent à nombre d’aspects du protocole depuis le début de son pontificat il y a deux ans, a en outre déjà prononcé le mot de « génocide » lors d’une audience privée accordée au Vatican à une délégation arménienne en 2013, s’attirant alors une vive protestation de la part d’Ankara.

Après les propos publics de dimanche, le nonce apostolique du Vatican à Ankara a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères. « Les lieux de culte ne sont pas des endroits où l’on incite à la haine et à la vengeance, sur la base d’accusations sans fondement », a dit sur Twitter le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu.

Les autorités turques ont dit au nonce apostolique avoir été « profondément désolées et déçues » par les déclarations de François, a déclaré un responsable turc pour qui les propos du pape posent un « problème de confiance » dans les relations entre Ankara et le Vatican.

En novembre dernier, le pape François s’est rendu en visite officielle en Turquie, dans le cadre de ses efforts pour renforcer les relations avec les pays où domine un islam modéré.

APPELS À LA RÉCONCILIATION

La Turquie reconnaît qu’un grand nombre de chrétiens arméniens sont morts dans une guerre civile qui a commencé en 1915 sur son territoire actuel mais n’est pas d’accord sur le fait que le nombre de morts se compterait par centaines de milliers, chiffre permettant à certains de parler de « génocide ».

Lors d’une messe de rite arménien célébrée en la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape a évoqué un « massacre insensé » il y a un siècle, « premier génocide du XXe siècle » qui a été suivi par « le nazisme et le stalinisme ».

« Il est nécessaire, et c’est même un devoir, d’honorer leur mémoire (des victimes), car chaque fois que la mémoire s’efface, cela veut dire que le mal fait suppurer les blessures. Occulter ou nier le mal, c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser », a dit le pape.

Les propos du pape ont été reproduits dimanche à Erevan par la présidence arménienne.

« Nous sommes vivement reconnaissants à sa sainteté le pape François pour l’idée de cette liturgie sans précédent(…), qui symbolise notre solidarité avec les fidèles de la chrétienté », a déclaré le président arménien, Serj Sarkissian, dans un discours prononcé samedi soir lors d’un dîner au Vatican.

Le pape a dit par ailleurs que le génocide se poursuivait aujourd’hui contre les chrétiens « qui, en raison de leur foi dans le Christ et de leur origine ethnique, sont publiquement et cruellement mis à mort – décapités, crucifiés, brûlés vifs, ou contraints à l’exil ».

François a appelé à la réconciliation entre la Turquie et l’Arménie, ainsi qu’entre Erevan et l’Azerbaïdjan, dont les relations sont envenimées depuis la fin des années 1980 par la question du Haut-Karabakh, enclave peuplée d’Arméniens de souche en territoire azerbaïdjanais.

Génocide arménien : le pape François crée la polémique

Le pape François a créé la polémique dimanche 12 avril. Il a célébré le 100e anniversaire du génocide arménien le qualifiant de « premier génocide du XXe siècle ». La Turquie dénonce une « incitation à la haine ».

« Le premier génocide du XXe siècle ». L’expression utilisée par le pape François pour célébrer le 100e anniversaire du génocide arménien a suscité une vive réaction de la part d’Ankara, qui a convoqué le nonce apostolique (ambassadeur) du Vatican en Turquie pour protester.

L’ambassadeur turc au Vatican rappelé        

Le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé dimanche soir qu’Ankara rappelait pour consultations son ambassadeur en poste au Vatican. C’est la première fois qu’un pape prononce publiquement le mot de « génocide » à propos du massacre des Arméniens, utilisant là un terme employé par certains pays européens, dont la France, et sud-américains, mais qu’évitent les Etats-Unis et d’autres pays afin de préserver de bonnes relations avec un important allié.

François avait déjà évoque le « génocide »

François, indifférent à nombre d’aspects du protocole depuis le début de son pontificat il y a deux ans, a en outre déjà prononcé le mot de « génocide » lors d’une audience privée accordée au Vatican à une délégation arménienne en 2013, s’attirant alors une vive protestation de la part d’Ankara.

« Une incitation à la haine » selon le chef de la diplomatie turque            

Après les propos publics de dimanche, le nonce apostolique du Vatican à Ankara a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères. « Les lieux de culte ne sont pas des endroits où l’on incite à la haine et à la vengeance, sur la base d’accusations sans fondement », a dit sur Twitter le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuolu.

Les autorités turques « déçues » par le pape

Les autorités turques ont déclaré au nonce apostolique avoir été « profondément désolées et déçues » par les déclarations de François, a déclaré un responsable turc pour qui les propos du pape posent un « problème de confiance » dans les relations entre Ankara et le Vatican. Le diplomate vaticanais a été reçu par le secrétaire d’Etat adjoint turc aux Affaires étrangères, Levent Murat Burhan.

En novembre dernier, le pape François s’est rendu en visite officielle en Turquie, dans le cadre de ses efforts pour renforcer les relations avec les pays où domine un islam modéré.

La Turquie évoque une guerre civile, pas un génocide              

La Turquie reconnaît qu’un grand nombre de chrétiens arméniens sont morts dans une guerre civile qui a commencé en 1915 sur son territoire actuel mais n’est pas d’accord sur le fait que le nombre de morts se compterait par centaines de milliers, chiffre permettant à certains de parler de « génocide ».

Lors d’une messe de rite arménien célébrée en la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape a évoqué dimanche matin un « massacre insensé » il y a un siècle, « premier génocide du XXe siècle » qui a été suivi par « le nazisme et le stalinisme ». « Il est nécessaire, et c’est même un devoir, d’honorer leur mémoire (des victimes), car chaque fois que la mémoire s’efface, cela veut dire que le mal fait suppurer les blessures. Occulter ou nier le mal, c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser », a dit le pape.

L’Arménie remercie le pape    

Les propos du pape ont été reproduits dimanche à Erevan par la présidence arménienne. « Nous sommes vivement reconnaissants à sa sainteté le pape François pour l’idée de cette liturgie sans précédent(…), qui symbolise notre solidarité avec les fidèles de la chrétienté », a déclaré le président arménien, Serj Sarkissian, dans un discours prononcé samedi soir lors d’un dîner au Vatican.

Un appel à la réconciliation             

François a appelé à la réconciliation entre la Turquie et l’Arménie, ainsi qu’entre Erevan et l’Azerbaïdjan, dont les relations sont envenimées depuis la fin des années 1980 par la question du Haut-Karabakh, enclave peuplée d’Arméniens de souche en territoire azerbaïdjanais.


Commentaires

E H                                                 Le Vatican a peur : son ambassadeur est convoqué, le turc est rappelé . La Turquie a réussi à éliminer ses chrétiens, actuellement dans les pays arabes, des autres essaient aussi . Reconnaissance d’un pogrom contre les chrétiens, qui pourra resservir Les gouvernements ne font toujours rien pour les protéger, nous ne tuons pas les musulmans parce que musulmans . Les musulmans tuent des chrétiens et le pape représente les chrétiens, c’est tout ; pour moi , facile, je ne pogromme personne . .

–                    Enfin un Pape qui dit le vérité en face sans peur. Bravo!

–             Si la Turquie, comme l’Allemagne, veut avancer et travailler avec ses voisins, il ne faut pas nier les erreurs du passé.

–                                 La région du caucase est une mixture de peuplades plus ou moins nomades et je serais surprise qu’une d’entre elles ne peut prétendre au bénéfice de l’innocence historique. Ceci dit, les actes présents contre les chrétiens d’orient sont trop graves pour être rendus ingérables par des querelles d’historiens.

–                                    Avec l’ évolution des siècles, le Pape peut intervenir dans les affaires politiques du monde

–                               Enfin … Dire qu’il y a des historiens turcs qui réclament cela depuis des dizaines d’années …

–              Où est le problème? Ce n’est que l’exacte vérité; il était temps d’en convenir un siècle après. Il est des vérités historiques qu’il faut non seulement ne pas craindre d’affirmer mais qui se doivent d’ être dites. Bravo au pape François!

–                         un grand merci au pape françois; il faut maintenant se rapprocher des orthodoxes pour faire front à l’obscurantisme et au terrorisme

–                                           Soutenir les chrétiens d’orient commence par là ….

–                                                 Bravo et merci

–                                    Bravo à ce pape ! Bravo à la religion catho, en avance sur son temps, dans la paix. Inspirons-nous de cette religion pacifiée et organisée autour de l’Autre…notre société en a bien besoin, n’en déplaise à la gauchocratie et à la laïcardocratie…

–                                            A t’il quelque chose à dire aussi du massacre des arméniens perpétuités en vers les turcs. Il faut analyser les deux cotés. Le massacre des arméniens à Hoca tuant des femmes et enfants sans pitié . il a vu et entendu tout cela le pape je me le demande aussi.

Robert BIGEAT                                         Le pape a dit « Premier génocide du 20° siècle » C’est donc qu’il y en a eu d’autres. On pense bien sûr à la Shoah On pense à celui des Tutsis par les Hutus au Ruanda. Les Hutus ne considèrent pas les tutsis comme de « vrais » noirs. Je l’avais d’ailleurs déjà lu, sans y prêter attention, d’un auteur ésotérique français, dans « Les archives de l’Insolite » de Jean Luis Bernard, un ouvrage écrit plus de 20 ans avant ce génocide africain. Il y a surtout l’Holodomor 4 à 6 millions de morts.

 Jean-Pierre Bernajuzan                  Eh oui, reconnaître ses fautes est un principe évangélique… Seulement le pape reconnaît les fautes… de la Turquie ! L’Église a tout de même commencé, un petit peu, à reconnaître les siennes, mais elle ne fait que suivre l’exemple des États occidentaux, ce n’est pas elle qui a commencé, alors que pourtant c’est un principe évangélique qui devrait la guider ; ce sont les États occidentaux qui l’ont démarré alors qu’ils ne se réfèrent pas à l’Évangile…

aquin                                                          Les états occidentaux sont les monsieurs Jourdain de la repentance chrétienne, ils la pratiquent sans connaitre son nom ni savoir d’où ça vient.

oui, coupable !!!!                                        En Turquie, c’est déjà le monde d’Orient avec ses mystères, …on trouverait Erdogan, les doigts dans un pot de confiture, ….qu’il aurait encore le courage de mentir, de nier une vérité que le monde entier a admis, oui, il y eu « génocide » , il y a des traces, des preuves, hélas, ce pays n’arrivera jamais à admettre la vérité, .

nina                                                            Le monde pris en flagrant délit de bafouillage, quoi qu’en disent les Correcteurs. le titre est ainsi passé de : « le pape François reconnaît le « génocide » » à « le pape « évoque le « génocide », puis « l’Arménie victime du « premier génocide du XXe siècle » ». Nul doute que d’ici quelques minutes, ce titre changera de nouveau étant donné que ça n’est pas l’Arménie (l’Etat), mais les Arméniens de l’Anatolie principalement qui ont été massacrés.

Les correcteurs du Monde.fr                   Vous avez raison, c’est corrigé.

Nina                                                             Gagné! Nouvelle modification de titre ce matin : « Les Arméniens, victimes…. ». Je crois que le titre est désormais tout à fait approprié! Bravo! Les efforts finissent toujours par payer!

pascal pau                                                     c’est ce qu’il s’appelle avoir un « métro » de retard….looool
henri chamberland                                         Je rêve ou je cauchemarde …  Il a fallu 100 ans (1 siècle !!!) pour que l’Eglise Catholique, par son Pape, parle d’un génocide qu’elle a ignoré jusque là, et qu »elle n’avait nullement condamné.

C’est mieux que rien.
A partir de 2050, (c’est déjà de la science-fiction) cette magnifique Eglise – je ne parle pas des Chrétiens, d’autant plus que j’en suis un – aura le courage de parler d’Hitler, de Franco, du Chili de Pinochet, de l’Argentine …
Quelle formidable chance aura notre descendance de connaître enfin la position de l’Eglise.
UN SIECLE POUR DIRE N’IMPORTE QUOI.

Pierre Viard                                                   Je suis entièrement d’accord avec vos propos….J’ai des amis arméniens qui sont plus franc-comtois que moi !!
Jean888                                                   Nous attendons la même déclaration de l autre François
Haier le mécréantHaier le mécréant
@Jean888 :                                                Mettez à jour vos tablettes,
cela a été fait de sa part ,il y a belle lurette et il ne rate pas une occase de le rappeler aux Turcs

Elyas SarkisElyas Sarkis               Et le massacre des Indiens d’Amérique du Nord ???
rolet jean-paul                                         et celui des chrétiens d’orient ?
Elyas SarkisElyas Sarkis              Et celui des Algériens de 1830 a 1962 ??? La surenchère est aisée.
Alain DonatAlain Donat               Bravo au Pape François. En ces temps troublés marqués par la recrudescence des actes antichrétiens partout dans le monde il est du devoir du Pape de dire tout haut ce qui est la réalité de la situation. Continuer à ne rien dire s’est être d’accord.
Hubert REHubert RE                François rappelle fort justement une évidence. Mais la servilité des membres de l’Otan, les américains tenant tellement à leur partenariat avec erdogan, empèche toute approche objective. Oui le peuple arménien a été largement massacré. de l’empire otoman à l’état islamique, les Chrétiens demeurent des victimes « anodines », acceptables. Merci aux Arméniens qui ont trouvé alors refuge en terre de France. Ils sont devenus sans problèmes nos frères, par leur talents, leur politesse et leur travail. Longue vie au Peuple d’Arménie.
Déjanire                                         Merci François

Lors de cette élection, je me méfiais de François qu’on présentait de façon un peu trop élogieuse. Peur de la déception. Peur de la tromperie.
Mais non, je dois avouer que ce pape me plait beaucoup, et à chaque fois davantage. Il a beaucoup de courage et manifestement, il n’a pas peur de dire son fait.
Pour le pékin moyen, ça fait un bien fou de voir que des grandes âmes existent et s’expriment. Non, il n’y a pas que des pourris et des arrivistes dans les « grands » du monde.
Et puis j’ai remarqué qu’autour de lui éclatent les sourires et la joie dès qu’il est parmi le peuple.

maurice2                                          François le Courageux.    Ce qu’a proclamé le Pape François relève d’un authentique courage, loin de la langue de bois, n’en déplaise à M. Erdogan ! Ce qui s’est passé en 1915 est bien, hélas, un génocide ! Certes, depuis, il n’y en a eu beaucoup d’autres, beaucoup trop mais cela ne change rien à la triste réalité et François a eu raison.
geogringo                                          Et quoi encore ?   Ménager les Turcs vous voulez rire ! La Turquie est certes un grand pays mais pour l’instant les Chrétiens y sont discriminés – le mot est faible, Même s’il est des plus épineux, le problème de la minorité kurde n’a jamais fait l’objet d’une négociation sérieuse. Pour l’instant tout serait même fait pour laisser les mains libres aux massacreurs islamistes. Enfin le traitement réservé à ceux, journalistes, écrivains etc. Qui se mettent en travers de la doxa officielle montre que le pays est loin d’être une démocratie. Comme Pie XII sur lequel je viens de lire des appréciations injustifiées, ce pape est un homme droit et responsable. Un juste parmi les nations dont l’intervention est davantage susceptible de faire évoluer la Turquie qu’un silence complice.
vetoYves 

@JDECLEF:                                             Voici donc un pape courageux et que j’admire, contrairement à un certain Pacelli, plus connu sans doute sous le titre de Pie XII, mais je trouve votre comparaison avec nos soldats de 1940 injuste et outrageante pour nombre d’entre eux, je pense en particulier aux cadets de Saumur et aux 100. 000 (je dis bien cent mille) morts de cette campagne.

Richarol                                               Tout le monde il est gentil !   On aurait pu prêter cette phrase au grand Chirac qui voulait faire l’Europe, si on l’écoutait, du Yang-trsé-kiang à l’Atlantique. Il voulait coller la Turquie dans l’Europe ! Il nous a déjà fichu les Balkans qui depuis des centaines d’années se sont entre tués et qui débordent un peu trop sur l’occident. J’ai beaucoup d’amis Arméniens et je suis heureux pour eux si on reconnaît le « génocide » dont ils ont été victimes en 1915 ! Songez que ce sont… Les Russes qui les ont sauvés, c’est tout dire. Merci au pape François, même si on ne le suit pas pour tout.
Benes                                                       Bien dit.  Le pape François a tout à fait raison et je n’ai rien à faire des relations avec cette nouvelle Turquie. D’ailleurs que pouvons-nous en attendre de raisonnable ?
Diogéne  • 

  • Mon Dieu ! (si j’ose dire…) Sont-ils susceptibles ces turcs… Beaucoup moins, toutefois, quand une femme se fait violer brutalement par plusieurs hommes…
    C’est vrai quoi, il est inadmissible qu’une femme puisse susciter le désir, voire la lubricité, des mâles excités par sa simple présence devant leurs yeux!!

    vzagv n  • 

    et le génocide des vendéens ?
    rappelons que les chrétiens ont été le peuple de l’humanité qui a le plus souffert.

    stéphanie  • 

    Le Pape pourrait-il sans preuves, utiliser le mot « génocide » à propos des massacres Arméniens? Le mot « génocide » serait-il plus abominable que ce qui s’est passé réellement sur le terrain en Arménie? Quelque soit le temps que çà met, la vérité finit toujours par triompher , alors les coupables seront exposés au grand jour.

    Shine  • 

    Savez-vous La seule résolution jamais votée à l’onu contenant le mot génocide ?
    Pour les juifs? Pour les arméniens ? Pour les tutsis? Non!
    pour les 1200 morts de sabra et chatilla…

    . Par l’alliance des votes des pays arabo-islamiques des satellites de l’union soviétiques et non alignés d’Indes d’Afrique et d’amérique du sud et centrale. Et bien sur Turquie.
    On voit bien où sont les vrais lobbys à majorité automatique de l’union des dictatures.
    Étonnant non?

    Anis Bal  •

    manque plus que les turcs dans la cee..

    Boisdesaintamand B  • 

    Il faut rappeler que l’Arménie fut le premier pays chrétien au monde, à partir de ce moment-là les arméniens subirent persécutions, pillages et dépossessions, les turcs mahométans font partie des spécimens humains les plus cruels, ça s’est vérifié au cours de l’Histoire jusqu’à maintenant, .il ne fait pas bon vivre en Orient pour un chrétien, et l’Occident ne doit pas accepter tous ces Mahométans, plus particulièrement la France Fille Aînée de l’Eglise, jadis nos Rois et Chevaliers ont fini par les mettre dehors mais depuis quelques temps nos dirigeants saisis de pleutrerie amnésique les font venir et se reproduire en masse dans notre Europe chrétienne, donc le Pape sait très bien ce qui se prépare à nos portes, les Prophéties Catholiques sont toutes unanimes sur les Invasions Mahométanes qui décimeront les pays Latins.

    Pascal  • 

    il faudrait rompre les relations avec Ankara.

    patrice  • 

    Au moins c’est le premier que j’apprécie dans la véracité et le franc-parler .

    Arnor  •  

    Mince, les adeptes des lamentations sont obligés de constater que le Pape vient de sonner la fin d’un monopole ?!

    Nicolas  • 

    Ce qu’il y a de dingue, c’est que les turcs, chez nous, sont encore très sensibles à cette question ! Ils soutiennent que ce sont les arméniens les auteurs de massacres !

    COCO POPS  • 

    • Il n’y a que la vérité qui blesse vraiment, et quand un peuple veut nier des faits historiques, que voulez vous. Même si on ne demande pas aux US de se repentir sur le sort des indigènes d’Amérique.

      Christophe  • 

      Pour une fois qu’ un pape ose dire la vérité !

      Karl  • 

      Hou là là les Turcs ne vont pas êtres contents !!!! Mais, si je me souviens bien en 1940 le pape de l’époque n’a pas béni l’armée Allemande ? en parlant de génocide ??

      Archibald & Fils  • 

      ..ça fait trépigner de rage le nouveau sultan Erdogan…looool

      Stéphane  • 

      Bravo au pape François ! Les chrétiens représentaient entre 20 et 30% de la population de l’Empire Ottoman au début du 20me siècle et ce chiffre est tombé à environ 2% en 2015 !

      Alice  • 

      Ben quoi ? le Pape François a tout à fait raison, les turques ont massacrés les arméniens et refusent de le reconnaitre un siècle après.

      Nuage  • 

      Les Turc vont maintenant devoir moralement protéger les Chrétiens d’Orient.

      Gilou  • 

      Ahhh c’est sur, ces fameux turcs qui ont découvert l’Amerique avant Christophe Colomb n’ont pas encore découvert le sens de la culpabilité !

      philippe  • 

      Encore un acte de courage de ce pape qui ne mâche pas ses mots, après ses sorties sur la Mafia.. Il va devenir une « tête de turc » pour Ankara…

      nicolas  • 

      trés bien françois !!

      Porcinethallal

      Il n’y a AUCUNE polémique : les Turcs sont bien des génocidaires NON-REPENTIS, point ! Ils n’ont pas leur place en Europe, et ne l’auront jamais.

      france  • 

      Enfin un Pape qui à des #$%$ Oh pardon mon Père….

      Jean  • 

      Les Turcs raides dans leurs bottes ne veulent toujours pas entendre que leurs ancêtres ont commis un génocide contre les Arméniens, il faudra pourtant bien un jour qu’ils en conviennent, même si ce n’est pas agréable pour eux.

      Richard  • 

      quand un mot te blesse ou te parles c’est qu’on a dit juste et si la réaction reste agressive il n’y a aucune intention de reconnaître ses torts ! hors seul l’humilité le pardon la sagesse aboliront les génocides et les guerres

      M.H  • 

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