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Hollande, la riposte économique : la feuille de route idéale d’un gouvernement qui aurait gagné le bras de fer à Bruxelles et au sein de sa majorité

A l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire mercredi 8 avril, le gouvernement doit proposer une série de mesures en faveur de l’économie. Bien que le président ait réaffirmé qu’il ne changerait pas de ligne, le contexte politique l’oblige à faire des compromis.

L’examen des possibles

Hollande, la riposte économique : la feuille de route idéale d’un gouvernement qui aurait gagné le bras de fer à Bruxelles et au sein de sa majorité

Le conseil des Ministres Crédit Reuters

Dans une première partie, Nicolas Goetzmann reprend les principales réformes à l’échelle macro-économique qui permettrait à François Hollande de faire repartir la croissance. Dans une seconde partie, et dans le cas où le gouvernement était libéré de pressions de la part du Bruxelles et de son parti, Gilles Saint-Paul identifie certaines réformes structurelles qui favoriseraient également une relance.

>> Lire aussi : Nouvelles mesures de soutien à l’économie : ce tribut que l’économie française risque de payer au Congrès du PS

Réforme macro-économiques

Par Nicolas Goetzmann

D’un point de vue macroéconomique, la réponse essentielle à apporter à la crise actuelle est une refondation de la doctrine de la Banque centrale européenne, permettant à celle-ci d’agir plus massivement en soutien à l’économie.

Le diagnostic d’une crise de la demande

La crise qui frappe le continent européen depuis 2008, on s’en est aperçu, n’est pas une simple récession cyclique. A l’instar des années 30, cette crise est une lourde crise de la demande. C’est ce qui ressort, sans ambiguïté, des symptômes économiques suivants: inflation proche de 0, si ce n’est négative, croissance molle ou récession, chômage de masse et problèmes de compétitivité. Ces éléments sont les symptômes d’une seule et même cause : le déficit de demande agrégée au sein de la zone euro. Le traitement d’une telle crise consiste donc à soutenir massivement l’activité économique.

Il ne s’agit pas de relancer par la voie budgétaire, c’est-à-dire par l’emprunt, notamment en raison du niveau d’endettement du pays, mais de relance par la voie monétaire. C’est-à-dire par la stimulation de l’économie par la Banque centrale européenne. Une telle politique est essentielle à tout redémarrage de l’économie, il s’agit véritablement de la mère de toutes les réformes, parce qu’elle rendra possible la suite du « programme » ; c’est à dire la baisse des dépenses publiques ou les réformes structurelles, qui sont attendues par les entreprises.

La nécessité de réformer les statuts de la BCE

Une telle réforme sera difficile à mettre en place car il s’agit de modifier les traités fondateurs de l’union européenne, de la zone euro. Le mandat de la Banque centrale européenne comporte un volet unique de stabilité des prix. C’est-à-dire que l’unique mission de la BCE est de maintenir les prix à un niveau inférieur mais proche de 2%. C’est ce mandat qui doit être modifié, et cela nécessite l’unanimité. La modification « optimale » serait d’intégrer un deuxième objectif à la BCE, la recherche de l’emploi maximum, sur le modèle des Etats Unis, c’est-à-dire un objectif de plein emploi. Les deux objectifs doivent avoir le même degré de priorité. La maîtrise de l’inflation ne doit pas être prioritaire sur le plein emploi, et inversement. Ce type de réforme, si elle ne correspond à priori à rien de concret, correspond à une bombe nucléaire par rapport à tout ce qui a pu être fait contre cette crise jusqu’à présent. Du jour ou l’objectif de plein emploi est signifié à la BCE, celle-ci aura l’obligation de maintenir le pied au plancher en termes de relance, jusqu’à ce que nous ayons atteint le plein emploi, ou une inflation qui s’accélère au-delà de 2%. Ce qui est une promesse d’un grand coup de fouet sur l’économie européenne

Une telle réforme sera très difficile à obtenir, notamment en raison de l’opposition allemande, elle même très attachée à la stricte stabilité des prix. Mais il serait peut-être temps de se rendre compte, en Europe, que nous avons un train de retard sur les Etats Unis, et qu’il serait peut-être temps de réagir un jour. Parce que le mandat de la FED est bien plus performant que celui de la BCE, cela n’est que factuel. Le plein emploi et la maîtrise des prix sont atteints outre atlantique. En Europe, nous avons le chômage de masse et l’inflation 0 ; un désastre.

Sur cette base, il doit être possible de convaincre nos partenaires qu’il est urgent de modifier le socle de notre politique monétaire.

Les effets économiques à attendre d’une telle réforme

Une relance monétaire permet l’accélération de la croissance nominale. C’est-à-dire de la croissance et de l’inflation. Le phénomène est connu. Si une économie est en situation de faible croissance et de faible inflation, une relance par la monnaie permettra d’abord l’accélération de la croissance puis un rattrapage de l’inflation à son niveau de 2%. Ce type de relance ne marche pas pour toutes les configurations, par exemple celle des années 70, qui se caractérisait par une forte inflation et une croissance 0. Dans un tel cas de figure, la relance monétaire est inefficace, c’est même un durcissement monétaire qui doit lui être préféré. C’est ce qui a été fait en 1983 avec le tournant de la rigueur. C’est l’essentiel pour comprendre ce qui est en jeu, nous sommes dans la situation  inverse de celle de 1983, et nous devons donc agir à l’inverse de 1983 : la relance.

Mais il ne s’agit absolument pas de relancer par la voie budgétaire, ou de creuser les déficits, il s’agit même d’inverser ce processus. Parce qu’avec une relance monétaire, il sera enfin possible de maitriser le niveau de dépenses, notamment grâce à la baisse du chômage et à la hausse de l’emploi, qui bénéficierons aux comptes sociaux. De plus, l’accélération du PIB, permise par le soutien de la BCE, permettra une amélioration de la fonction « dette sur PIB ». La dette se stabilise et le PIB augmente, ce qui permettra au ratio de baisser en pourcentage.

De la même façon, il est injuste de prétendre que la BCE est déjà en situation de soutien maximal à l’économie, parce que les taux sont déjà à 0. Les taux d’intérêts ne sont pas un indicateur fiable d’une politique monétaire. Et ce niveau 0 ne fait que traduire la faiblesse absolue de l’économie européenne. Les taux 0 ne sont pas une distorsion de l’économie par les banques centrales, ils ne sont que le symptôme d’une économie anémiée et qui a besoin de monnaie. Il suffit de retourner l’argument pour se rendre compte du non-sens par rapport aux taux 0. La Banque du Brésil affiche un taux d’intérêt à 12.75% tout en ayant une inflation qui s’accélère et qui atteint aujourd’hui 7.7%. Quel rapport ? La banque centrale la plus « accommodante » des deux est celle qui accepte le plus d’inflation, c’est-à-dire le Brésil et ses 7.7% d’inflation contre une Europe à  -0.1%. Et pourtant, le Brésil a des taux à 12.75% contre 0.30% en Europe. Voilà pourquoi les taux ne sont pas un indicateur fiable. Le meilleur indicateur est la croissance nominale, et celle-ci est proche du néant depuis 2008 en Europe.

Avec un plan de relance monétaire, il est possible de retrouver une croissance durable entre 2 et 3% chaque année, avec une inflation de 2%. Ce qui permettra une baisse conséquente du taux de chômage, un assainissement des comptes publics, un retour de la compétitivité et enfin la baisse relative de l’endettement du pays. C’est toujours le même principe ; lorsque l’on agit sur la cause du mal, c’est l’ensemble des symptômes qui sont traités en même temps.

Réformes structurelles

Par Gilles Saint-Paul

Une réforme ambitieuse des retraites qui permettrait d’accroître le taux d’emploi des seniors.

Le poids excessif de la fiscalité sur le travail, qui reflète lui-même un Etat-Providence trop généreux. Cette fiscalité sert à financer des gens qui ne travaillent pas, à divers titres: chômage, maladie, retraites. Il n’y a que dix-huit millions de français qui travaillent dans le secteur privé, et les quarante-sept millions restant doivent ponctionner leurs revenus, soit par des transferts intrafamiliaux, soit par la fiscalité. On ne peut donc baisser les charges que si une partie de ces quarante-sept millions de français est transférée vers le secteur privé. Il est donc crucial de réformer les retraites et de promouvoir l’emploi des seniors. Il faut accroître l’âge de la retraite et mettre en place des incitations à travailler plus longtemps, par exemple  en introduisant un système de retraites par points avec droits cumulables avec la détention d’un emploi.

Réduire progressivement le poids du SMIC et le différencier selon les régions

La dérive du SMIC qui, malgré les décennies d’abattement de charges sur les bas salaires, constitue un frein important à l’embauche des moins qualifiés.  La France est un des pays du monde où la proportion de travailleurs payés au SMIC est la plus élevée, ainsi que son niveau rapporté au salaire moyen. Les politiques de baisses de charges ciblées atteignent leurs limitent parce qu’elles pénalisent les employeurs qui désirent augmenter le salaire des employés. Depuis quarante ans, les hommes politiques ne se sont pas contentés d’une progression modeste du pouvoir d’achat du SMIC. Au moyen de coups de pouce, ils ont fait en sorte que celui-ci progresse au même rythme que le salaire moyen. Il aurait été plus judicieux pour l’emploi de faire en sorte qu’il croisse moins vite, ce qui est cependant compatible avec des hausses de pouvoir d’achat pour les smicards. De même, le fait que toutes les régions aient le même SMIC alors que le coût de la vie et les prix auxquels les entreprises vendent leurs services est très différent, est extrêmement pénalisant pour les régions les plus pauvres. Il serait utile d’introduire un SMIC régional.

Simplifier la législation sur le licenciement

La législation sur le travail, et notamment sur la protection de l’emploi, est source d’incertitudes judiciaires et constitue une entrave à la libre gestion des entreprises. Il faut soumettre le code du travail à une simplification et, si l’on considère qu’il faut protéger les travailleurs, imposer des compensations purement monétaires sur la base d’un barème, plutôt que de mettre des entraves réglementaires au licenciement.

L’investissement, nouveau totem de l’exécutif

LE MONDE | David Revault d’Allonnes

Le premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, à l'Elysée, le 1er avril.

Ce n’est pas une inflexion, ni même une révision et encore moins une révolution. Plutôt, en parfaite conformité avec la traditionnelle méthode hollandaise, une très légère correction. La réponse à la troisième gifle électorale reçue, en un an, par l’exécutif socialiste ne sera donc pas un remaniement – lequel n’interviendrait « pas immédiatement » et pourrait même attendre l’été, selon l’un de ses hauts responsables – ni un repositionnement.

Plutôt que de changer d’équipe, le président et son premier ministre ont choisi d’annoncer une batterie de mesures techniques, essentiellement fiscales, sur l’investissement public et privé, agrémentées de la création d’un compte personnel d’activité du salarié. La présentation devait en être faite par Manuel Valls, flanqué de plusieurs de ses ministres, mercredi 8 avril, à l’issue d’un séminaire gouvernemental spécialement convoqué à l’Elysée.

La reprise tardant à se préciser, les mesures de soutien à « l’investissement » privé et public, nouveau totem de l’exécutif, tant destinées à favoriser la reprise économique qu’à calmer les doléances des mécontents socialistes, sont placées en tête de gondole. Vendredi 3 avril, en visite dans une usine picarde, M. Hollande avait déjà annoncé la création d’un fonds d’investissement de 500 millions d’euros, financé par les assureurs.

Lire aussi : Les assureurs à la rescousse de l’investissement

S’y ajoute désormais un dispositif fiscal de « suramortissement » de 40 %. Cette mesure permettra à toutes les entreprises de déduire de leur base imposable, pour le paiement de l’impôt sur les sociétés, les investissements réalisés, à hauteur non plus de 100 %, mais de 140 %. Passant par un amendement à la loi Macron ou par le prochain projet de loi de finances rectificative, elle serait applicable dès ce mois-ci, mais uniquement pour les investissements réalisés entre avril 2015 et avril 2016, afin d’offrir « une fenêtre d’opportunité » aux entreprises.

Relancer les chantiers

Dans le même esprit, la somme allouée aux « prêts de développement » de la Banque publique d’investissement (BPI), dispositif permettant aux entreprises d’emprunter pour ne rembourser que deux ans plus tard, passe de 6 à 8 milliards d’euros pour 2015 et 2016. Afin de réveiller « l’argent dormant pour financer l’économie et mobiliser l’épargne des Français au service des entreprises », selon l’Elysée, plusieurs évolutions techniques et réglementaires élargiront aussi, pour les banques, la possibilité de proposer des produits financiers plus diversifiés, type PEA et assurances-vie, respectivement utilisés pour financer les PME et parfois le capital des entreprises.

Ces mesures fiscales et autres astuces de trésorerie se voient également appliquées à l’investissement public. Intervenant d’ordinaire au bout de deux ans, le remboursement de la TVA sur les investissements pour travaux publics des collectivités territoriales pourrait être anticipé, via des prêts à taux zéro concédés par la Caisse des dépôts et consignations. Là encore, ce dispositif, à hauteur de 2 milliards d’euros, vise à « inciter les collectivités territoriales à investir plus vite en travaux publics », explique-t-on au gouvernement.

Pour relancer les chantiers, ce dernier cible aussi spécifiquement le secteur du logement. Le crédit d’impôt incitant à la rénovation thermique des particuliers, qui devait s’éteindre au 31 décembre, sera prolongé d’un an. Les crédits dévolus à l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), qui finance pour les propriétaires modestes des travaux de rénovation dans des logements vétustes, seront augmentés à hauteur de 560 millions d’euros.

Lire aussi : Investissements : pourquoi la France doit accélérer

Alors que le retour de la croissance, tant invoqué par M. Hollande depuis des semaines, demeure incertain, l’exécutif, plutôt qu’un remaniement qui attendra, a donc opté pour quelques injections ciblées de cash pour préparer la suite des opérations en vue de 2017, à commencer par l’essentiel : obtenir enfin un début de résultats. « Les indicateurs passent du rouge à l’orange, puis au vert, mais l’effet n’a pas été réel sur le chômage ou les entreprises. L’exécutif décide de prendre le taureau par les cornes car il sait que le temps court et que les mois défilent. Il n’y a plus de temps à perdre », résume un conseiller du chef de l’Etat.

« Trouver un chemin »

Réglementaires pour la plupart, ces mesures, qui se veulent « immédiatement applicables », portent cependant d’évidents signaux politiques, après la déroute aux départementales et avant le congrès du PS, en juin, à destination des contestataires du parti. L’investissement public et privé pour les frondeurs, qu’ils ne cessent, depuis des mois, d’appeler de leurs vœux, de même d’ailleurs que certains membres du gouvernement, comme le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll. La création du compte personnel d’activité pour Martine Aubry, qui l’avait réclamé de longue date : ce compte, qui figurera dans la loi Rebsamen sur le droit du travail, présentée en conseil des ministres le 22 avril, rattachera les droits (droits à formations, compte pénibilité, compte épargne-temps, mutuelle) non à la structure économique ou à la branche d’activité, mais à l’individu, qui pourra changer d’activité ou de secteur en conservant ceux-ci.

Il n’est pas certain que le double objectif politique et économique poursuivi par l’exécutif soit atteint dans les délais requis. Mais il n’avait plus vraiment le choix. « Avec un FN à 25 %, des divisions mortifères à gauche et au PS, est-ce qu’on continue le débat sur les bases des derniers mois ? Non. Notre travail, sur les questions d’investissement public et privé ou les droits des salariés, est de trouver un chemin », explique M. Valls, désireux d’étouffer un débat qu’il juge gravement incapacitant dans la perspective de l’élection présidentielle.

« On sait que c’est quelque chose que l’ensemble de la gauche attend », glisse un proche du chef de l’Etat, qui vante la réintroduction d’« une politique de la demande et de progrès des droits des travailleurs ». « C’est une autre façon de rentrer dans la phase dite de redistribution », assure ce dernier, en référence au scénario qu’avait initialement imaginé M. Hollande pour la fin de son quinquennat et qui, pour cause de situation budgétaire inextricable, n’est à ce stade jamais intervenue.

Croissance, investissement : ce qu’il faut retenir des annonces de Hollande

L' Obs

En déplacement dans l’Oise, le chef de l’Etat s’est engagé sur une croissance créatrice d’emploi et a annoncé la création d’un fond de 500 millions d’euros pour l’investissement.

François Hollande sur le perron de l'Elysée, le 2 mars 2015. (ERIC FEFERBERG/AFP)François Hollande sur le perron de l’Elysée, le 2 mars 2015. (ERIC FEFERBERG/AFP)

Croissance, investissement, industrie : François Hollande poursuit son tour de France et s’engage pour une « France qui gagne » avec une série d’annonces.  Après PSA à Trémery en Moselle la semaine dernière, le président de la République était à la forge de Trie-Château dans l’Oise vendredi 3 avril. Lors de son discours, il a présenté ses pistes de relance.

La croissance pour l’emploi

« Notre économie redémarre. Les chiffres encore publiés ce matin le confirment. Mais redémarre encore lentement. On parle de plus de 1% de croissance en 2015. Mais enfin, nous devrions avoir des objectifs encore plus élevés et pour créer de l’emploi il faut avoir plus de 1% de croissance », a déclaré le chef de l’Etat. Une grande part des économistes s’accorde à dire que la croissance crée des emplois à partir de 1,5%.

Le soutien à l’investissement

Pour aider à atteindre ce taux de croissance, François Hollande a annoncé un mécanisme exceptionnel de soutien à l’investissement : « Toutes les entreprises qui décideront d’accélérer leurs projets, d’aller plus vite pour investir, se verront accorder un dispositif fiscal qui améliorera leur trésorerie et la rentabilité de l’opération », a-t-il assuré.

Les prêts de développement des entreprises de la Banque publique d’investissement (BPI) seront portés à huit milliards d’euros. Il s’agit « d’augmenter la capacité de prêt, notamment les prêts de développement pour les entreprises, des prêts jusqu’à cinq ans, de la Banque publique d’investissement. Ces prêts seront portés jusqu’à 8 milliards d’euros pour permettre aux entreprises, avec les fonds que nous avons dégagés, d’investir encore davantage », a expliqué le président de la République.

Les assureurs vont créer un fonds de 500 millions d’euros pour investir dans le capital des entreprises : « Ce fonds, qui va représenter 500 millions d’euros, un demi-milliard, va être directement opérationnel dès le mois prochain », a-t-il déclaré.

L’avenir de l’industrie

Le président a aussi estimé que l’industrie avait encore un « avenir en France » : « S’il n’y a pas d’industrie, il n’y a pas de vitalité », a-t-il affirmé, reprenant la défense de la métallurgie française et « la lutte » pour le maintien des emplois, des thèmes rappelant le « redressement productif » des premières années de son mandat, porté alors par Arnaud Montebourg qui, en désaccord sur l’orientation de la politique économique, a depuis quitté le gouvernement.

L. M.

Sur le web : François Hollande veut inciter l’investissement via un encouragement fiscal

Investissement : le patronat fait la moue

Le Point –

« Des mesures de trésorerie intéressantes, mais pas spectaculaires. » Le numéro deux du Medef ne croit guère à un effet « choc » des mesures de Manuel Valls.

Geoffroy Roux de Bézieux regrette qu'on ait renoncé à débattre du contrat de travail.
Geoffroy Roux de Bézieux regrette qu’on ait renoncé à débattre du contrat de travail. © François Guillot/AFP

Les annonces de Manuel Valls pour soutenir l’investissement, attendues à l’issue du conseil des ministres, ce sont « avant tout des mesures de trésorerie », a assuré au micro de BFM Business le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux. Parmi elles, le dispositif d’amortissement accéléré est « intéressant, mais pas spectaculaire », a-t-il jugé. Verdict du patronat : « Je ne crois pas que ce soit le problème prioritaire des entreprises en France aujourd’hui qui est la compétitivité. »

Pour consolider la reprise, le gouvernement prévoit notamment un mécanisme fiscal « exceptionnel » de soutien à l’investissement qui devrait passer par un dispositif d’amortissement accéléré. Il permettra aux entreprises qui investissent de réduire le montant des impôts qu’elles paient, dégageant ainsi de la trésorerie. Manuel Valls devrait préciser mercredi les moyens et le montant de ce nouveau coup de pouce aux entreprises, mais « il s’agira de plusieurs centaines de millions d’euros », a déjà indiqué mardi le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert.

Toutefois, « l’impôt sur les sociétés que vous ne décaissez pas avec de l’amortissement accéléré, vous allez le décaisser un peu plus tard. Donc ce sont des mesures intéressantes, mais pas spectaculaires », a objecté Geoffroy Roux de Bézieux. Le dispositif peut avoir « un effet accélérateur dans une situation de reprise », mais ne déclenchera pas un effet « choc », a-t-il estimé. Le responsable du Medef a par ailleurs regretté que les organisations syndicales, puis le gouvernement, aient adressé une fin de non-recevoir à toute réforme du contrat de travail. « Ça fait 30 ans qu’on est sur le même modèle » et que « 80 % des embauches se font en CDD », a-t-il souligné. « Je trouve dommage qu’on ne débatte même pas. »

Austérité, rigueur, relance, croissance, de quoi parle-t-on ?

Le Monde.fr  Mathilde Damgé

La conjoncture économique française devrait rester fragile au cours des prochains mois, selon le cabinet Markit.

Quatre organisations salariales ont appelé jeudi à une journée de mobilisation interprofessionnelle, marquée par des grèves et des manifestations, pour, notamment, « lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs ».

Jean-Claude Mailly a en effet vu dans les élections départementales l’expression d’un mécontentement ; en cause, selon le leader de la CGT, « l’austérité dont le résultat est le chômage et la montée de la xénophobie ». Et selon le leader de FO, interrogé dans Le Figaro, il est « de la responsabilité » d’un syndicat « à un moment de dire stop » à « la logique d’austérité, dont les dégâts sociaux, économiques et démocratiques sont considérables ».

Une analyse récusée par François Rebsamen : « Il n’y pas en France de politique d’austérité », dit-il. Le ministre du travail affirmait déjà, il y a un an, que le plan d’économies de 50 milliards d’euros annoncé par son gouvernement n’était pas dans l’austérité mais « dans une gestion rigoureuse ».

« L’austérité, cela serait de diminuer les salaires, de faire ce qu’il s’est passé en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne. »

Quelle définition scientifique de l’austérité ?

Une distinction également revendiquée par son prédécesseur Bernard Cazeneuve, qui affirmait que « si l’austérité est une faute, la rigueur est une vertu ».  En clair, la rigueur se situerait à mi-chemin entre mesures favorisant la croissance et mesures d’austérité, faisant appel à des leviers complémentaires empruntés aux deux extrémités du spectre de choix économiques, comme, par exemple, une baisse des cotisations salariales au profit des entreprises, financée par une réduction des dépenses publiques.

Mais est-ce si simple ? Voilà trois ans seulement, Nicolas Sarkozy refusait quant à lui le terme de « rigueur »estimant alors que « la rigueur, c’est la baisse des prestations sociales et des salaires ». L’ancien chef de l’Etat préférait dire : « Nous menons une politique de gestion rigoureuse, qui vise à baisser l’endettement de la France. »

En réalité, il n’existe pas de définition scientifique de « rigueur » et « austérité » en matière économique. Ces deux termes désignent de manière générale une politique économique, qui se veut l’inverse de la relance.

Un équilibre subtil

Face à la crise, il existe deux camps distincts, celui de la rigueur ou austérité et celui de la relance, qu’on peut résumer très grossièrement comme suit : en période de ralentissement de la croissance, les économistes favorisant une politique de la demande, qu’on trouve généralement plutôt à gauche de l’échiquier politique, soutiennent la relance de la croissance, par l’endettement de l’Etat. L’idée étant de créer un cercle vertueux : relancer la croissance finira par rembourser la dette contractée par l’Etat.

De l’autre côté de la barrière économique (et souvent politique), les tenants de la politique de l’offre, et donc de l’austérité, prônent la méthode inverse : resserrer les cordons de la bourse de l’Etat, afin de diminuer son endettement, et privilégier un allègement de la fiscalité des ménages et des entreprises, supposé aider à relancer l’activité.

Ce clivage a longtemps pu recouper l’axe politique gauche droite. C’est de moins en moins vrai. D’ailleurs, les dernières politiques d’économies en France ont davantage consisté pour François Fillon à augmenter les impôts et pour Manuel Valls à diminuer les prestations sociales.

La contrainte budgétaire

Car le choix de l’endettement n’est plus possible : Bruxelles contrôle de près le niveau du déficit, que la France s’est engagée à ramener sous les 3 % du produit intérieur brut (PIB). Il ne reste donc le choix qu’entre austérité et rigueur. Le choix des mots permet en effet de donner une coloration plus sociale ou moins libérale à des plans d’économies imposés en réalité par les circonstances et les choix précédents de l’exécutif.

Depuis plus d’une décennie, la France ne peut donc plus mener de politique franche de relance, et n’a jamais souhaité non plus mener une réelle politique d’austérité avec baisse des pensions ou des salaires des fonctionnaires, comme ce fut le cas en Italie, en Espagne, en Grèce, etc.

Résultat, la politique choisie est souvent un savant cocktail de relance et de rigueur, financée par des mesures d’économies ailleurs. L’ancienne ministre de l’économie Christine Lagarde avait d’ailleurs parlé de « rilance » pour tenter de mêler «rigueur » et « relance ».

Un dosage subtil expliquent les économistes de l’OFCE sur leur blog : « La purge budgétaire [des six dernières années] s’est avérée peu efficace et d’un coût en termes d’activité, de situation financière pour les entreprises et de chômage, disproportionné par rapport aux résultats obtenus. »

Rigueur en deçà des Pyrénées, austérité au-delà

En dissociant rigueur et austérité, l’idée est de séparer en théorie les mesures qui participent d’un contrôle des dépenses, voire d’une réduction de celles-ci, et celles qui peuvent en plus avoir un effet négatif sur la croissance… ce qui n’est pas du tout souhaité, puisque seule la croissance peut nourrir les recettes sur le long terme, grâce à un retour de l’investissement, une baisse du chômage ou une hausse des salaires et une reprise de la consommation.

Pour schématiser, les leviers favorisant la croissance correspondent à des « sorties » d’argent : investissement de l’Etat dans des programmes de relance, soutiens à l’emploi et à la consommation par des baisses de fiscalité. A l’inverse, un plan d’économies s’attaquera aux dépenses de l’Etat, aux aides sociales, aux ristournes concédées sur les impôts.

Dans la zone euro, un autre levier peut être activé, celui de la monnaie. Quand on la rend plus « chère » (en augmentant les taux directeurs qui déterminent les taux d’intérêt auxquels on peut emprunter), on amoindrit le potentiel de croissance. Quand on la « brade » (en baissant les mêmes taux, ou en augmentant l’émission de monnaie, ce qui a pour effet de rendre la monnaie moins rare donc moins chère), on soutient la croissance. Mais la politique monétaire ne peut pas être actionnée individuellement par chaque pays.

Là encore, contrairement à ce que dit M. Rebsamen, la solution réside sans doute dans un cocktail « mixte ». Par exemple, l’Espagne a enchaîné les plans de rigueur, dont le dernier a été d’une ampleur historique (150 milliards d’euros). Mais, parallèlement, Madrid a également annoncé une série d’objectifs dits « de rééquilibrage budgétaire », destinés à assouplir quelque peu la cure d’austérité : plan d’aide au logement, lutte contre le chômage…

En Grande-Bretagne, le premier ministre David Cameron a lancé une sévère cure d’austérité pour réduire de moitié le déficit public, après le pic de dépenses enregistré en 2009 pour faire face à la crise financière. Mais cet effort a eu pour corollaire des suppressions d’emploi massives dans le secteur public, des gels de salaires et une activité économique un temps ralentie.

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Réactions

ERWITT GEORGESERWITT GEORGES                       » Croissance, investissement : ce qu’il faut retenir des annonces de Hollande  » ?….
il ne faut rien « retenir » puisque de toute façon ce sont les mêmes « promesses que celles faites pendant sa campagne présidentielle !….. il ne les tiendra pas !….
Marco NourMarco Nour
@Yajosi Yajosi
« En attendant réjouissez vous du taux de croissance de 0-1% en France versus les 3% et plus en Angleterre… »En effet !!!

* CROISSANCE du PIB en % :

ITALIE, en récession pour la 3e année consécutive :
2012 – 2,8 %
2013 – 1,7 %
2014 – 0,4 %

GRÈCE
2009 – 4,4 %
2010 – 5,4 %
2011 – 8,9 %
2012 – 6.6 %
2013 – 3,9 %
2014 + 0,9 %

ESPAGNE
2009 – 3,6 %
2010 – 0,0 %
2011 – 0,6 %
2012 – 2,1 %
2013 – 1,2 %
2014 + 1,4 %

FRANCE
2009 – 2,9 %
2010 + 2,0 %
2011 + 2,1 %
2012 + 0,3 %
2013 + 0,3%
2014 + 0,4 %

C’est bien que certain pays passent en positif mais attention, la croissance est calculée PAR RAPPORT au chiffre précédent et comme il a diminué plusieurs fois de suite ce n’est sans doute pas avant 5/10 ans que certains retrouveront leur PIB de 2008.
Ainsi pour l’IRLANDE :
PIB par habitant : http://fr.tradingeconomics.com/ireland/gdp-per-capita
2008 51.000 (grâce au « dumping fiscal autorisé » l’Irlande était une petite Suisse, c’est plus facile dès lors de se rétablir que pour la Grèce)
2014 45.119

Pour le RU c’est un peu pareil ; il avait fait un grand plongeon en 2008 et il vient seulement de retrouver leur PIB d’alors.
Aujourd’hui ils ont une bonne croissance par effet de l’austérité drastique, de la planche à billets des contrats zéro heure, de la forte inflation de ces dernières années qui a rogné leur pouvoir d’achat.

Plus vous plongez profond plus il faut du temps pour remonter, même s’il est incontestable que vous remontez…

VINCENT SEGURA                                                 Oui, il faut lire Les Echos, régulièrement – et pas les seuls articles qui tendraient à conforter telle ou telle option politique… Au moins c’est factuel et pas fortement teinté de l’aveuglement partisan et de l’esprit de vengeance que l’on trouve dans le Figaro. Oui, la situation de la France s’améliore, bien aidée certes par la baisse du pétrole, de l’euro et l’amélioration extérieure, mais pas seulement. Si elles sont brouillonnes, confuses et limitées, des réformes ont bel et bien été engagées par ce gouvernement et commencent à porter leurs fruits. Ce n’est pas si mal, dans le contexte de tirs de frondes – pour ne pas dire tir à boulet rouges – incessants au sein même de la majorité. Surtout si on compare à la coupable faiblesse des réformes engagées par Sarkozy, bien trop occupé à « cliver » au lieu de s’appuyer sur la bienveillance des milieux économiques. Si Hollande parvient à tenir ce cap sans mollir cette fois-ci pendant 2 ans encore, celui ne lui assurera sans doute pas une réélection mais ce serait une excellente base pour le futur gouvernement, quel qu’il soit.

En ce qui me concerne, je voterai sûrement UMP… si ce n’est pas Sarko ! Je pourrais aussi pourquoi pas voter un peu plus à gauche …si ce n’est pas Hollande ! Pourquoi pas pour un social-démocrate assumé, débarrassé de l’idéologie de la soit-disant « vraie gauche » et de l’influence d’EELV qui ne représente rien et surtout

Armand Abeltassia                                               Pour connaître la réalité vraie, telle qu’en dehors du stérile débat français droite contre gauche et l’inverse : lisez « les échos ». Journal économique qui ne peut intoxiquer ses lecteurs dans un sens ou un autre sauf à perdre toute crédibilité vis à vis d’eux… Vous y constaterez qu’objectivement la situation économique de la France s’améliore ! Le paradoxe qui risque donc de s’installer à terme, c’est que la gauche aura fait tout le sale boulot pour réparer le désastre économique de la droite (que cette dernière a toujours refusé de reconnaître en écartant tout bilan de l’ère Sarkozy) et la droite recueillera une économie améliorée, fruit de l’impopularité de la gauche !!! Elle est pas belle la politique !!!! tout le reste n’est qu’intox ….
yvel boutrou                                                            Entièrement de votre avis , mais si le peuple va choisir la droite alors ces électeurs que je respecte sont un maso non?
Yajosi Yajosi                                                          La situation finira par s’améliorer à court terme, car l’euro , le baril, les taux ont baissés… et ce sera tant mieux   Mais bien sûr comme tout socialiste vous pensez que cela est le résultat d’une politique économique menée par Ayrault et Hollande… Bien sûr!

En attendant réjouissez vous du taux de croissance de 0-1% en France versus les 3% et plus en Angleterre.. ou encore contre la chute tant espérée de l’économie Allemande par les grands stratèges socialistes Français…
mdr

Gregoire Yannis

@Armand          c’est bien vous faites parti des 3% restant y croyant on se marre de votre analyse enfin le bientôt million de chômeurs et les nombreux pauvres supplémentaires depuis 2012 bien moins!!!! Le désastre économique hollande y contribue bientôt on vous rappelle que tous les pays européens ont diminué leur chômeurs depuis 2 ans sauf nous.
Vous avez raison écoutons les échos lol
http://www.lesechos.fr/06/11/2014/lesechos.fr/0203918319709_quinquennat-de-francois-hollande-a-mi-mandat—echec-sur-le-front-de-l-emploi.htm

mr dede                                                          Votre analyse est totalement fausse,Sarko à du faire fasse à une crise sans précédent et malgré cela il n’à ponctionné aucune de nos poches alors que Hollande a siphonné aussi bien les particuliers que les entreprises au point de les rendre exangues,et maintenant n’ayant fait que des âneries. Il profite de la baisse de l’euro et du pétrole, deux choses pour lesquelles il n’à strictement rien fait. Et le déficit et la dette ont continué
Armand Abeltassia                                         La France fait partie des pays d’Europe où le montant des dividendes versés a le plus progressé : la « crise » n’affecte donc pas tout le monde de la même façon ! Passer sous silence que la rémunération du capital a augmenté pendant que celle du travail a stagné ou progressé très légèrement, c’est caricaturer la notion de crise et cautionner un principe d’inégalité qui favorise le capital !
Zé Groumpf                                                   ce qu’il ne faut pas lire….
roger commenchal

@yannis,     oui vous avez raison, si vous parlez de l’espagne, portugal, grèce et autres, en sabrant retraites et salaires de 30 à 40 pour cent.
que ne l’avons nous fait ? de bonnes coupes dans vos revenus vous auraient été agréables et nous aurions surement quelques emplois supplémentaires.
les pleureuses qui ont la chance d’avoir gardé leur emploi et quasiment maintenu leur taux de rémunération n’ont aucune retenue.

Michel Romarin

@François LEHOLLANDAIS    dit : «  »croissance en chute libre sous Sarkozy »
Mensonge;
Car après la terrible mondiale crise de 2008 /2009, qui avait vu la croissance mondiale chuter terriblement, la croissance était repartie en 2010 et 2011 à 2%, c’est l’arrivée de Hollande qui faisait chuter à zéro la croissance au 4eme trimestre 2012, croissance atone depuis, résultat du matraquage fiscal de 2012 et 2013 et de l’absence de baisse de la dépense publique depuis.
C’est Hollande, le seul responsable de la situation actuelle de la France, partout ailleurs la croissance est repartie et le chômage baisse ,sauf en France
CQFD

Yajosi Yajosi                                                        Hollande ET le socialisme Français qu’aucun pays au monde hors la Grèce ne nous envie!                                                                                                                                                              les 35heures et 5 millions de fonctionnaires sont digne d’une économie Grecque, les jeunes l’ont compris ils partiront dans des pays plus juste économiquement .                                                                                                                                   Les rentiers de 68 n’ont pas fini d’appauvrir intellectuellement ce pays!
Cap. CaverneCap. Caverne                        Ca va pas non ? Franchement, vous croyez qu’on ne peut pas trouver des diagrammes qui expliquent la chute de croissance sous sarko ?                                                      La croissance comparée entre les USA et la France : c’est bien sous sarko et alors que tout partait ailleurs, a plongé en France !!!
Cf : http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fchevallier.biz%2Fwp-content%2Fuploads%2F2013%2F05%2F2013.05.15.1.gdpyoyusfr.png&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.jpchevallier.com%2Farticle-croissance-americaine-recession-francaise-suite-sans-fin-1-trimestre-2013-117828970.html&h=545&w=1190&tbnid=Vf5ziivo5zPrrM%3A&zoom=1&docid=PNo6hrb05ZJUOM&ei=YbkeVZqsLZHOaI2mgvgI&tbm=isch&client=safari&iact=rc&uact=3&dur=208&page=1&start=0&ndsp=19&ved=0CD8QrQMwCg
Yajosi Yajosi

@ CC
incroyable comment ne RIEN comprendre car comme les énarques et le médias tous s’acharnent à ne pas expliquer les causes…
Pourtant la conclusion est écrite sur votre lien « Telles sont les conséquences de l’antilibéralisme des Français qui en sont les premières victimes. L’avenir s’annonce pire encore.  »

Les causes sont :
1997-2002: les contre réformes de Jospin et le 35heures qui ont aggravés les pré retraites de Mitterand, deux mesures que la France payent au prix fort 5 millions de chomeurs, des prélèvements au plus haut et un état improductif!
L’erreur de sarko fut de ne pas réformer l’état pendant une crise aussi dure que celle de 1929 ! nobody is perfect…
Rassurez vous en 2017 , nous à droite on votera pour celui qui réformera structurellement l’état -20% de dépenses minimun.

Voila relisez votre lien placez le dans le contexte 1981 et 1997 et vous comprendrez les causes structurelles du chômage de masse, maintenant je peux vous parlez aussi de la spoliation du capital et le million d’emploi perdu par l’ISF…

franck DENOYELLEfranck DENOYELLE
@YAJOSI YAJOSI
devant une démonstration aussi puissante on ne peut que s’incliner !

Amilcar                                                          « mobiliser l’épargne des Français au service des entreprises « . Il faudrait dire « mobiliser les Français » tout court, au profit du totem entreprise, bien plutôt. C’est ça la redistribution ?

Ludiste                                                         mauvaise pioche Mr Valls! les entreprises vont acheter des machines pour pouvoir licencier du personnel ! Il faut baisser les salaires ( et pas des seuls moins qualifiés) pour que les entreprises acceptent d’ embaucher ?

MC                                                               Plutôt améliorer le niveau d’éducation. Quand on voit votre niveau d’expression écrite, pour un lecteur du Monde qui paie un abonnement mensuel, on se dit que les Français ont du chemin à parcourir. La majuscule au début d’une phrase, c’est maîtrisé à l’entrée en CE1.

  •  Philippine –                                               Oubli !       Il y a une chose que nos deux analystes économiques ont oublié : LA CONFIANCE et sans cette dernière, point de croissance et rien n’y fera car la psychologie joue un rôle très important dans l’économie, au moins 50 %,pour faire redémarrer la machine FRANCE qui est devenue plus que poussive . Et les Français n’ont plus confiance, compte tenu de notre instabilité fiscale permanente et comme on les comprend ! L’autre mesure indispensable que nous devons prendre de toute URGENCE est l’allongement de la durée du travail dans le temps, on n’y coupera pas, puisque nous vivons plus longtemps ( et c’est tant mieux ), sinon , les caisses de retraites vont exploser et nos enfants et petits enfants qui auront cotisé pendant de longues années, ne percevront absolument RIEN et nous n’avons pas le droit d’être aussi égoÏstes ! Je ressemble à une donneuse de leçons, mais je peux me le permettre car j’ai , moi-même travaillé jusqu’à 65 ans, que les autres en fassent autant et les Caisses de retraites s’en porteront beaucoup mieux !
  •  le Gône
  • @Philippine                                            et j’ajoute au manque confiance..le manque totale de compétences en matière Economiques de ces gens de gauche et leur ignorance absolue de l’entreprise et du monde du « travail »..(ils en parlent beaucoup mais ne sont que des branleurs vivant aux crochets de l’Etat) ..c’est tellement ahurissant que toutes leurs belles promesses sont totalement fumeuses et aboutissement a rien de concret..Pour commenter :
maxence                                                             Au point ou nous en sommes La France coulera un peu plus vite !
Freud78                                                             Bien sûr…;;GRdB a raison ; il faut, avant tout réformer le code du travail. Maintenant, si l’état abonde dans la trésorerie des entreprises, c’est, a priori, un bon signe à condition que les négociateurs du Ministre n’obligent pas les PME-TPE à embaucher en retour de cette aide à l’investissement

rigolard                                                             Et la rigueur pour tous et la relance pour les « forces vives » qui roupillent depuis des siècles. On ne fait pas de relance en subventionnant un veau qui n’obéit qu’à des actionnaires. Une redistribution plus intelligente, plus oriente pour la création d’emplois, sans évasion financières dans des « associations », serait plus efficace que de donner 50 Mds d’euros au medef ( qui n’a d’ailleurs jamais remercié la gauche pour ses nombreux dons.

OFCE                                                                         Concernant le tableau que vous reproduisez, ce serait bien d’indiquer le taux d’incertitude pour ces estimations. Je dis ça parce que l’INSEE qui a publié ses chiffres du chômage avec une baisse de 0,1 point indiquait que ce n’était pas statistiquement significatif. Or, c’était une mesure, pas une prédiction comme c’est le cas ici ! Du coup, j’imagine que ce 0,1 point de chômage de l’austérité/rigueur ne veut pas dire grand chose dans le cadre d’une prédiction.

roland Munier                                                        Rigueur, austérité, croissance. ces termes dans la situation du pays, nont plus de sens, dans la mesure ou les économies de 50mlds, ne feront pas pencher la balance, dans le sens voulu. Quand le tronc dun arbre est pourris, on ne coupe pas certaines branches, on sectionne le tronc . les demi- mesures, les compromis, les équilibres politiques, ne sont pas les solutions idéales, afin de retrouver la croissance, et donc lemploie. Il faut renverser la table, faire des vrais réformes structurelles.

Christial                                                            Pour ne pas encalminer le pays il faudra une navigation très fine de l’économie, appuyer ce qu’il faut mais juste ce qu’il faut sur les bonnes manettes, trouver le bon mix. Le capitaine de pédalo préféré de Mélenchon devra être à son meilleur sinon c’est la porte en 2017.

loleur masqué                                                       Je mets un bitcoin sur la porte. lol

Thor                                                                        30% des grecs n’ont plus de couverture santé les plus pauvres évidemment et qu’on ne dise pas que ce sont les plus pauvres les responsables de la crise alors que ce sont les plus riches qui ne payaient pas les impôts.

Le Thuriféraire                                                  Ce sont les pauvres qui sont responsables, car en démocratie, ils sont les plus nombreux, et peuvent s’exprimer. Ce sont les pauvres grecs qui ont librement voté pour que l’Eglise et les armateurs ne payent pas d’impôt, c’est leur choix et il faut le respecter.

 

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