Un an d'épidémie Ebola

Qui menace la paix mondiale ? La réponse varie d’un pays à l’autre

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

C’est une carte intéressante sur les perceptions des menaces : l’Institut Gallup a interrogé 64 000 personnes dans 65 pays, et leur a demandé de nommer le pays qui menace le plus la paix mondiale.

Le nom qui revient le plus souvent : les Etats-Unis…

L’étude est reprise ce dimanche par le compte Twitter Amazing Maps, sans autre précision. Mais elle a été effectuée en 2013, publiée à la toute fin de 2013, avant l’émergence de l’Etat islamique autoproclamé, qui n’est pas un pays proprement dit, mais est devenu une véritable menace sur plusieurs continents grâce à ses « franchises ».

Cette réserve montre paradoxalement les évolutions géopolitiques du monde. Ainsi, les Etats-Unis considèrent sur cette carte que l’Iran est la principale menace à la paix, alors qu’ils sont en train de négocier avec les représentants de Téhéran un accord décisif sur le nucléaire, que leurs relations se sont dégradées avec la Russie, et qu’ils sont en guerre avec les djihadistes en Irak et en Syrie…

La mauvaise nouvelle pour les Etats-Unis et qu’ils arrivent en tête des menaces dès leur frontière sud, et dans toute l’Amérique latine. Ils sont également perçus comme une menace à la paix mondiale chez certains de leurs alliés, comme l’Australie, l’Allemagne, l’Espagne ou les pays scandinaves. Et, de manière plus prévisible, en Chine et en Russie.

Mais les Français, que l’on dit généralement anti-américains, ont changé, et, si l’on en croit cette étude d’opinion, ne placent pas les Etats-Unis, mais la Syrie comme principale menace à la paix mondiale, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit du régime ou de son opposition djihadiste.

Enfin, les Polonais placent sans surprise la Russie en tête des menaces, et ça n’a pas dû s’arranger depuis, avec le développement de la crise ukrainienne.

Quelques micro-climats :

  • les Kényans mettent la Somalie en tête des menaces, visant vraisemblablement les Shebabs somaliens, le groupe islamiste qui a commis des attentats sur le sol kényan ;
  • les Coréens du Sud, sans surprise, mettent la Corée du Nord en tête des menaces ;
  • le Vietnam et le Japon nomment la Chine comme menace, ce qui ne surprendra non plus personne.

L’attitude des trois pays du Maghreb est également intéressante : Tunisie et Maroc nomment Israël, tandis que l’Algérie place les Etats-Unis en tête

Le retour de l’âge d’or des mercenaires : d’Ukraine au Moyen-Orient, les guerres d’aujourd’hui se combattent différemment

Les « sociétés militaires privées » sont devenues une tendance lourde de tous les conflits impliquant des armées régulières, ou lors d’interventions extérieures. Loin de l’image « aventurière » qu’elles ont dans la perception collective, leur action influe cependant les logiques de coopération de Défense.

Externalisation

Le retour de l’âge d'or des mercenaires : d’Ukraine au Moyen-Orient, les guerres d’aujourd’hui se combattent différemment

Atlantico : Lors du conflit en Irak, le grand public avait découvert l’importance des « sociétés militaires privées » (SMP), avec notamment Blackwater – renommé depuis « Academi ». Concrètement, à quoi peut servir pour une autorité étatique ou para-étatique de faire appel à une SMP ? Qu’apportent-elles aux conflits ?

Philippe Chapleau : Depuis quarante siècles, c’est la même règle : un manque de capacités et de moyens. On parle de capacités humaines, financières ou techniques. Comme les politiques ont des besoins du fait d’opérations, et que leurs capacités internes ne sont pas suffisantes, on fait appel au secteur privé. Ce système est toujours le même, une relation, triangulaire entre un pouvoir politique, un entrepreneur militaire et des exécutants, que l’on appelle « mercenaires », même si depuis la décolonisation ce mot a pris une connotation différente de son sens originel.

De l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Afrique, on est toujours dans cette logique de volonté de pallier les carences. Cela peut aller de la formation au transport aérien ou maritime, le renseignement, le soutien logistique, et – plus rarement – des opérations de combat.

Aujourd’hui, il y a une recherche de légitimité de plus en plus forte de ces SMP. Le temps où il s’agissait de groupes plus ou moins informels de « barbouzards » est plus ou moins révolu. L’approche aujourd’hui est très « business ». Il y a cinq ou six types de prestations majeures couramment proposés : une de niveau sécuritaire bien sûr (le plus souvent de la protection de sites ou de personnalités, du déminage ou de la sécurité maritime ; la formation des armées, du militaire de base au pilote de chasse ; l’appui logistique où les capacités des armées sont souvent insuffisantes ; la maintenance des équipements ; le soutien médical (la France n’est pas concernée mais l’Australie ou le Canada ont de moins en moins de capacités propres) qui a une très grosse valeur ajoutée en termes d’image ; le renseignement, malgré son côté « régalien » par excellence ; et enfin le maintien de la paix : il n’y a pas encore de « casques bleus privés », mais beaucoup de casques bleus sont formés sur place par des SMP.

Aujourd’hui quels sont les principaux pays de provenance des SMP les plus actives, et sur quels théâtres nouveaux d’opérations se déploient-elles ?

Les acteurs majeurs sont anglo-saxons car le milieu s’est structuré dès les années quatre-vingt-dix et les PME de l’époque – un niveau où la France est restée – sont devenues de très grosses entreprises avec des divisions spécialisées, quand elles n’ont pas formé d’énormes consortium. Une entreprise comme DynCorp International a aujourd’hui 24 000 employés et sont sur tous les domaines d’activités du secteur !

Il existe de nouveaux « émergents » en provenance d’Australie par exemple. L’armée de ce pays était un gros client des SMP, ce qui a impulsé la création d’acteurs locaux. Des Français ou des Scandinaves se positionnent sur des marchés de niche. Et on voit arriver des outsiders comme les Turcs, les Chinois, ou les Russes. Pour ces derniers, ils ne sont cependant pas si présents que cela, en comparaison de leur importance supposée, même si la démobilisation dans leur armée, cycliquement, peut amener une offre assez forte de personnels. On avait eu d’ailleurs un phénomène assez similaire avec les Sud-africains, ou de nombreux anciens militaires démobilises dans les années quatre-vingt-dix se sont retrouvés en Afrique, en Irak et en Afghanistan.

Pour les terrains d’opération : pendant longtemps cela a été l’Irak et l’Afghanistan. En Irak, quand il y avait 120 000 militaires déployés, il y avait dans le même temps 120 000 « contractors », qui n’étaient pas tous des mercenaires cependant puisque le terme « contractors » peut aussi bien regrouper un homme menant une action quasi-militaire, que le Philippin embauché pour faire la plonge, ou le routier. Les gros contrats dans ces régions s’éteignant peu à peu (mais pas complètement, on assiste même à un certain retour), et on retrouve beaucoup de SMP en Afrique, sur des questions de formation au maintien de la paix et de logistique.

Il y a même une grosse concurrence entre français et américains pour la formation des armées africaines. Les Américains sont par exemple très présents au Ghana, les Français au Tchad, en Mauritanie, en Côte-d’Ivoire…

Quelles sont les problématiques des SMP sur ces nouveaux marchés, qui nécessitent principalement des missions de formations au détriment des actions de sécurité et de protection ?

Quand l’armée française n’est plus capable d’assurer sa mission de formation, elle donne le feu vert à des entreprises privées françaises pour prendre le relais. L’idée en tout cas reste d’apporter des capacités supplémentaires à ces pays, notamment ceux qui font face à des troubles, comme le Nigéria. Et la question complexe est celle de la formation des cadres, mission lucrative et pourvoyeuse de crédibilité pour les SMP. Mais c’est une mission complexe, car on peut former des soldats de base en quelques semaines, mais les officiers demandent beaucoup plus de temps. Or, les SMP recherchent une pérennité des financements. Quand l’Etat français décide de financer lui-même, tout va très bien, mais considérant la situation budgétaire actuelle c’est de moins en moins le cas. Les SMP se demandent donc si elles vont être payées… Et si les garanties ne sont pas là, il faut s’assurer de financement extérieur via l’ONU, l’Otan, la Banque mondiale, le FMI ou d’autres organismes. Et c’est ce que font justement les SMP actuellement : elles cherchent à s’assurer de financements sérieux.

Les SMP étant bien organisées et parfois très puissantes, que peut-il se passer si les relations avec l’Etat qui s’attachent leurs services tournent mal, du fait d’un contentieux financier par exemple ?

Si les SMP se retrouvent sans financement, on court le risque de voir ce qu’il s’était passé en 1990 quand les Sud-africains sont arrivés en Angola et au Sierra Leone, à savoir qu’ils se sont fait payer une partie en cash, et une partie en concession minière.

On n’a jamais eu de cas dramatiques, mais cet exemple montre que l’on peut dériver par une mainmise de l’une de ces entreprises sur une partie des richesses naturelles d’un pays. Ou il peut y avoir, quand une SMP a aussi par exemple une filiale dans le BTP, un volonté de décrocher un contrat sur une mission militaire pour s’implanter ensuite dans le domaine de la construction. Et si vous n’êtes pas payé tout de suite, vous pouvez vous retourner contre l’Etat en exigeant un accès à une ressource naturelle ou à une exploitation minière.  Mais ces entreprises sont devenues très précautionneuses de leur image et font particulièrement attention maintenant aux risques de dérives.

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Les raids saoudiens frappent le Yémen pour la seconde nuit consécutive

Le Monde.fr avec AFP |

Les raids saoudiens ont repris au Yémen, jeudi 26 mars.

Vingt-quatre heures après le lancement d’une opération militaire menée par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthistes au Yémen, les raids aériens ont repris. Au moins trente-neuf civils ont été tués depuis le début de l’intervention saoudienne, ont indiqué, vendredi 27 mars, des responsables du ministère de la santé à Sanaa, contrôlé par la rébellion chiite.

Après une accalmie dans la journée, des tirs de la défense anti-aérienne ont retenti jeudi à Sanaa, la capitale, en réponse à ce que des témoins ont décrit comme des bombardements de la coalition contre une base à Al-Istiqbal, à l’entrée ouest de la ville.

Lire : L’armée saoudienne vole au secours du président Hadi au Yémen

Des habitants ont également rapporté que des frappes – qui ont fait douze morts, selon le ministère de la santé – avaient visé la base militaire d’Al-Samaa, au nord de Sanaa, utilisée par des unités de l’armée qui prendraient leurs ordres de leur ancien commandant, Ahmed Ali Saleh, le fils d’Ali Abdallah Saleh, l’ex-président poussé en 2012 au départ après trente-trois ans de pouvoir. Il est aujourd’hui accusé de s’être allié avec les rebelles chiites, combattant avec des unités de l’armée qui lui sont restées fidèles.

Lire les explications : Quelles sont les forces qui s’affrontent au Yémen ?

Le sud également bombardé

Dans le sud du pays, un secteur où les rebelles chiites et leurs alliés tentent de progresser pour étendre leur zone d’influence, la base aérienne d’Al-Anad a été la cible de deux raids aériens, selon des sources militaires. Elle avait été prise par les rebelles mercredi. Un autre raid a visé une base des forces spéciales alliées aux houthistes à Qatabah, à 120 km au nord d’Aden, la principale ville du sud du Yémen, d’après des habitants du secteur. Des avions de combat ont également été vus dans le ciel d’Abyane, à l’est d’Aden, où la base militaire d’Al-Majd serait aux mains de pro-houthistes.

A Aden même, où le président Abd Rabbo Mansour Hadi était réfugié jusqu’à sa fuite du pays, des affrontements se poursuivaient en soirée entre des rebelles et des milices locales anti-houthistes, qui avaient repris l’aéroport de la ville jeudi matin. Le président Hadi est arrivé jeudi à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, et doit participer à un sommet arabe, prévu samedi à Charm El-Cheikh, en Egypte.

Les premiers raids de l’opération « Tempête décisive » — qui ont fait au moins 14 morts civils, selon une source de la défense — ont été qualifiés de « succès » et se prolongeront jusqu’à ce que les « objectifs » soient atteints, a déclaré à Riyad un porte-parole de la coalition, affirmant qu’il n’y avait pas de projet d’offensive terrestre dans l’immédiat.

Yémen: « Une intervention pour redorer le blason des Saoudiens auprès des sunnites? »

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Face à l’avancée inexorable de la rébellion houthiste au Yémen, l’Arabie saoudite alliée à une dizaine de pays a déclenché, dans la nuit de mercredi à jeudi une intervention militaire. Les Explications du politologue François Burgat.

People gather at the site of an air strike at a residential area near Sanaa Airport March 26, 2015.   Saudi Arabia and Gulf region allies launched military operations including air strikes in Yemen on Thursday, officials said, to counter Iran-allied forces besieging the southern city of Aden where the U.S.-backed Yemeni president had taken refuge.  REUTERS/Khaled Abdullah - RTR4UXHW

Les environs de l’aéroport de Sanaa, frappé par l’aviation saoudienne, le 26 mars 2015.  Reuters/Khaled Abdullah

Pour contrer l’avancée des rebelles houthistes soutenus par l’Iran, une coalition de dix pays conduite par l’Arabie saoudite a déclenché une intervention militaire au Yémen, en proie à l’instabilité depuis plusieurs mois. François Burgat, Directeur de recherche au CNRS (Iremam, Aix-en-Provence), revient sur les dimensions sectaires et régionales de cette crise.

Qui sont les houtistes, les rebelles yéménites contre lesquels l’Arabie saoudite et ses alliés ont lancé une intervention militaire ce jeudi?

Ils sont les héritiers directs d’une partie de la communauté « zaydite » (branche du chiisme) du nord. Cette communauté, bien que ne regroupant qu’un tiers environ de la population, a constitué pendant plus de mille ans l’aristocratie religieuse et politique régnante du Yémen. Les houthistes tirent leur appellation de Hussein Badr Eddine al-Houthi, député d’un petit parti (Hizb al-Haq) qui revendiquait le droit de se réclamer de l’identité (Zaydite) des vaincus de la révolution républicaine de 1962.

Après avoir été l’obligé du président Ali Abdallah Saleh, Al-Houthi s’est brouillé avec lui au début des années 2000. Leur rupture a dégénéré en un violent conflit armé où il a laissé sa vie en 2004. Ses fils lui ont succédé et ce différend individuel a fini par embraser tout le nord du pays. Initialement les Houthis reprochaient à Saleh de céder trop facilement aux exigences sécuritaires imposées par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 septembre. Le différend a ensuite mué en revendication de toute une région délaissée par le pouvoir de Sanaa. Saleh, pour discréditer ses adversaires, a détourné le sens de leurs accusations politiques en les enfermant dans leur appartenance zaydite (i.e. royaliste) et en les accusant, alors sans grand fondement, de bénéficier de l’appui de l’Iran.

Le confessionnalisme est-il à l’origine de cette crise?

Comme la crise syro-irakienne l’a montrée, l’évocation des divisions sectaires, parfois accusée d’être simplificatrice, n’en est pas moins particulièrement éclairante. Lorsque les militants houthistes ont, pour humilier le parti Al-Islah, fait sauter la maison de son fondateur, le cheikh Hamid al-Ahmar, leurs partisans se sont réjouis sur les réseaux sociaux de la déroute « du lion des sunnites ». Lorsque ces houthistes ont pris, le 20 janvier, le contrôle du palais présidentiel, Tawakul Karman, prix Nobel de la paix et membre d’Al-Islah, a appelé les monarchies du Golfe au secours, leur demandant de venir libérer le Yémen « occupé par l’Iran ». Cette lecture binaire tend irrésistiblement à s’imposer, quand bien même elle malmène la complexité de la situation: ainsi, dans la région de Sanaa, une partie de la population, pas seulement zaydite, soutenait les houthistes contre le pouvoir du président élu, dénoncé comme corrompu et trop proche des attentes des occidentaux.

Le Yémen vit ainsi une double régression: d’abord le retour contre-révolutionnaire de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, machiavélique et sans scrupule. Ensuite, ce dernier, se souvenant qu’il est lui-même issu d’une tribu zaydite, a mobilisé, pour se venger, l’arme de la division sectaire. Il s’en sert pour affaiblir ceux qui deux ans plus tôt ont commis à ses yeux le crime de s’allier à la « jeunesse révolutionnaire » initiatrice du printemps yéménite pour le déposer. Pour se venger de ces « traîtres » de l’Islah, proches des Frères musulmans, mais étroitement lié également à la puissante fédération tribale des al-Ahmar, eux-mêmes en grande partie des zaydites, il a choisi de passer dans le camp de cette révolte « des Zaydites » qu’il avait longtemps combattue.

Pourquoi ont-il avancé si rapidement, surtout en zone sunnite?

Parce qu’ils disposent du soutien d’une partie significative des forces armées demeurées fidèles à Ali Abdallah Saleh et au puissant réseau clientéliste développé pendant plus de trois décennies au pouvoir grâce à un formidable trésor de guerre!

Parce que le « Nord » qui se mobilise aujourd’hui a toujours bénéficié d’un rapport de force très inégalitaire avec l’ex-Sud [L’unification du Yémen du Nord avec le Yémen du sud ne date que de 1990, NDLR] qui construit aujourd’hui la « résistance ».

Parce que le président Mansour Hadi, ex-vice-président d’Ali Abdallah Saleh, censé personnaliser cette résistance, est un personnage relativement faible, isolé, qui ne dispose, hormis le soutien verbal de la communauté internationale, d’aucun réseau de pouvoir. Son élection au forceps (sans autre candidat que lui-même), en 2012, ne l’a doté d’une très légitimité populaire que très relative.

Quel est leur objectif?

Les houthistes ont longuement réclamé le renforcement de leur région Nord (et notamment un accès à la mer) dans le cadre du projet de Constitution fédéraliste qui était sur le point d’être adopté. Dès lors que le rapport de force leur est devenu favorable ils ont chanté les louanges de la centralisation et dénoncé les dangers du fédéralisme. Les houthistes et leurs alliés entendent donc tout simplement succéder au président Mansour Hadi dans toute l’étendue de ses pouvoirs.

Jusqu’à quel point sont-ils aidés par l’Iran?

Le soutien de l’Iran est assez vraisemblable, notamment sur le plan financier. Il n’est pas encore explicitement démontré sur le terrain.

Pourquoi les Saoudiens ont-il déclenché une intervention militaire?

Avant leur récente volte-face, ni les Saoudiens ni les autres monarchies pétrolières n’avaient fait quoi que ce soit de palpable pour freiner la progression des Houthistes « chiites » vers Sanaa. Celle-ci avait en effet à leurs yeux l’avantage d’affaiblir – fut-ce au bénéfice de leurs rivaux chiites traditionnels – le pouvoir des Frères Musulmans (du parti Islah) qui représentent depuis le début du printemps arabe, aux côtés des radicaux de l’EI, l’une des deux principales menaces pour la pérennité de leurs trônes.

Frapper un acteur « chiite », permet aux monarchies du Golfe, alliées des occidentaux dans le combat contre l’EI, de briser l’image dont elles souffrent auprès des populations sunnites de toute la région: être associés, de fait, avec l’ennemi sectaire iranien contre leur propre camp. Lancer l’offensive contre l’ennemi « chiite » leur permet ainsi d’occulter que « la menace démocratique » est pour eux bien plus inquiétante que la menace sectaire.

Poursuite de l’offensive saoudienne au Yémen

DUBAI (Reuters) – L’offensive aérienne déclenchée jeudi par l’Arabie saoudite et ses alliés sunnites au Yémen s’est poursuivie vendredi avec de nouvelles frappes signalées au lever du jour à Sanaa, la capitale, et dans le nord du pays, la région dont sont originaires les miliciens chiites houthis.

A Sanaa, que la milice chiite contrôle depuis le mois de septembre, des avions ont tiré à proximité du complexe présidentiel et d’un site militaire de stockage de missiles, rapportent des habitants.

D’autres frappes ont visé des installations militaires au sud de la capitale où sont établis des éléments de l’armée restés fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, allié de circonstance des Houthis.

D’après des sources tribales, des raids ont également visé deux secteurs de la province de Saada, le fief des Houthis dans le nord du pays. Dans le district de Kataf al Bokaa, un marché a été touché, ajoute-t-on de même source, faisant une quinzaine de victimes, morts ou blessés.

Pour l’heure, l’Arabie saoudite, qui aurait mobilisé jusqu’à 150.000 hommes selon la chaîne de télévision Al Arabiya, dit ne pas avoir le projet d’une intervention terrestre mais ne l’exclut pas si nécessaire.

« A ce stade, il n’y a pas de projet d’engagement des forces terrestres mais si la nécessité s’en fait sentir, les forces terrestres saoudiennes et celles de ses amis sont prêtes et repousseront toute agression », a déclaré jeudi soir le général Ahmed Asseri, porte-parole des opérations militaires.

Les Houthis étaient sur le point de prendre Aden, le grand port du sud, quand Ryad est passé à l’offensive.

L’Iran chiite, accusé de soutenir les rebelles, a exigé pour sa part « une cessation immédiate de toutes les agressions militaires et frappes aériennes contre le Yémen et son peuple ».

Yémen : la grande peur de l’Arabie saoudite

Le Point –

Riyad est intervenu au Yémen pour tenter de contenir les appétits de l’Iran qui a désormais des alliés ou affidés partout au Proche-Orient.

Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars.
Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars. © Mohammed Hamoud / Anadolu Agency / AFP

La hantise de l’enfermement est souvent facteur d’interventionnisme pour les pays qui se rêvent en puissances régionales. C’est le cas du Pakistan, qui tente depuis longtemps de satelliser l’Afghanistan, de peur qu’il ne tombe dans l’orbite indienne. Ça l’est également de l’Arabie saoudite, engagée depuis plusieurs années dans une lutte d’influence à la fois géopolitique et religieuse avec l’Iran, aujourd’hui motif de son intervention au Yémen.

Ces deux pays ne sont pas seulement les uniques puissances régionales, l’Irak et la Syrie étant livrés au chaos ou à la guerre civile ; ils sont également les porte-étendard des deux grandes subdivisions de l’islam : sunnite pour l’Arabie saoudite, chiite pour l’Iran. Or le vent de l’histoire souffle en ce moment dans le sens du chiisme, pourtant minoritaire dans le monde musulman, et de Téhéran, qui a déjà des obligés à Bagdad, Damas, Beyrouth, d’où la nervosité dont Riyad fait preuve ces derniers temps.

Point de transit du pétrole mondial

Dès 2009, l’armée saoudienne était intervenue sur la frontière yéménite (voire un peu au-delà) pour éviter une extension de la guérilla chiite qui commençait à s’y développer. Deux ans plus tard, c’est encore elle qui a ramené l’ordre à Bahreïn, où la majorité chiite contestait le pouvoir sunnite. Et ce, toujours par peur de la contagion : le micro-État est voisin des champs pétroliers saoudiens… sur lesquels vit une importante communauté chiite.

En prenant cette fois la tête d’une coalition internationale afin de mettre un coup d’arrêt à la prise de contrôle du Yémen par la rébellion houthie, les autorités saoudiennes poursuivent toujours le même but. Concrètement, l’objectif est double. D’une part, éviter que l’Arabie saoudite soit prise en tenaille entre l’Iran et ses alliés. De l’autre, faire en sorte que le détroit de Bal-el-Mandeb, qui commande l’accès à la mer Rouge et, au-delà, au canal de Suez, passe sous leur contrôle au même titre que le détroit d’Ormuz. En d’autres termes, s’assurer que Téhéran ne puisse bloquer un deuxième point de passage par lequel transite une partie du pétrole mondial.

À en juger par l’ampleur de la force d’intervention qui rassemble une dizaine d’autres pays avec la bénédiction des États-Unis, les Saoudiens ne sont pas les seuls à nourrir cette inquiétude.

Yémen : le conflit s'internationalise ©  Idé

Yémen: nouvelles frappes aériennes contre les rebelles soutenus par l’Iran

Des avions de la coalition menée par l’Arabie saoudite ont lancé de nouvelles frappes jeudi soir au Yémen contre les rebelles chiites soutenus par l’Iran, qui a dénoncé une intervention « dangereuse ».

De fortes explosions ont secoué en soirée la capitale Sanaa. Un correspondant de l’AFP a fait état de tirs de la défense anti-aérienne en réponse à ce que des témoins ont décrit comme des frappes de la coalition contre une base à l’entrée ouest de Sanaa, une ville tenue par les rebelles chiites Houthis.

Les premiers raids de l’opération « Tempête décisive » ont été qualifiés de « succès » et se prolongeront jusqu’à ce que les « objectifs » soient atteints, a déclaré à Ryad un porte-parole de la coalition, affirmant qu’il n’y avait pas de projet d’offensive terrestre dans l’immédiat.

Mais le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, condamnant une « invasion », a averti que les « Yéménites ne vont pas rester sans réagir ».

L’Iran a parallèlement mis en garde contre une propagation du conflit à d’autres pays, son président Hassan Rohani condamnant une « agression » militaire.

En pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à l’intervention, sans toutefois y participer directement. La Maison Blanche s’est déclarée inquiète des « activités iraniennes » au Yémen, parlant d’informations sur « le transfert iranien d’armes » dans ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a affirmé que la négociation était « la seule solution » pour résoudre la crise, alors que l’Union européenne s’est inquiétée des « risques de graves conséquences régionales ».

La plupart des pays arabes ont serré les rangs derrière l’Arabie saoudite et réaffirmé leur soutien au président yéménite reconnu par la communauté internationale, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Ce dernier est arrivé jeudi à Ryad, selon l’agence officielle SPA, en route pour participer au sommet annuel arabe qui s’ouvrira samedi en Egypte.

– Pas de troupes au sol pour l’instant –

M. Hadi avait été ces derniers jours au centre de nombreuses spéculations, notamment sur le point de savoir s’il était encore présent à Aden, alors que des forces anti-gouvernementales se rapprochaient de cette grande ville du sud où il était retranché depuis février après la prise de Sanaa par les rebelles Houthis.

L’opération militaire a été déclenchée dans la nuit de mercredi à jeudi par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis.

Des habitants de la capitale Sanaa ont fait état de violentes explosions. Certains ont décidé de fuir par craintes de nouveaux raids. « Je m’en vais avec ma famille » car « Sanaa n’est plus sûre », a témoigné Mohamed, un habitant.

Jeudi soir, de nouvelles frappes ont visé une base militaire près de Taëz, la troisième ville du pays, sur la route entre la capitale Sanaa et Aden, dans le sud, selon des sources officielles et des témoins.

L’Arabie saoudite a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat, tandis que les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Koweït 15 appareils et le Qatar 10, a indiqué Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens. Bahreïn a annoncé participer avec 12 avions.

L’opération mobilise également l’Egypte –avec son aviation et sa marine–, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Ryad.

Le déploiement de troupes au sol n’est pas prévue en l’état, a précisé le porte-parole de la coalition.

L’intervention militaire fait suite à plusieurs appels à l’aide émanant du gouvernement yéménite, incapable de faire face à l’avancée des rebelles.

Elle « vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays », a expliqué l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir.

Les premiers raids ont notamment permis de « détruire les défenses aériennes des rebelles houthis, (et) la base aérienne Al-Daïlami attenante à l’aéroport de Sanaa », selon SPA.

Des forces loyales au président ont en outre repris l’aéroport d’Aden, passé la veille sous le contrôle des forces anti-gouvernementales.

– Inquiétude pour les civils –

Les bombardements avant l’aube ont fait au moins 14 morts civils à Sanaa, selon la défense civile. Amnesty International a fait état de 25 morts à Sanaa, dont six enfants.

Le Comité international de la Croix-Rouge a exprimé ses inquiétudes quant au sort des civils et appelé les parties en conflit à « respecter la vie humaine ».

A Londres et New York, l’intervention militaire au Yémen a entraîné une hausse des cours du pétrole. Les marchés ont réagi avec inquiétude à l’entrée en guerre du principal exportateur mondial de pétrole, l’Arabie saoudite, et aux répercussions possibles du conflit sur le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, qui voit passer près de trois millions de barils par jour de brut.

La crise au Yémen s’est envenimée depuis septembre 2014 quand les Houthis ont déferlé sur Sanaa pour y contester le pouvoir de M. Hadi et dénoncer un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui priverait son fief dans le nord d’un accès à la mer.

Pour les experts, le Yémen est le théâtre d’une guerre par procuration entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui risque d’aboutir à une désintégration du pays.

A cela s’ajoute la poursuite d’attaques d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Pour ajouter au chaos, le groupe jihadiste Etat islamique a récemment revendiqué des attentats suicide ayant fait 140 morts à Sanaa.

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.Dzerjinski1917Dzerjinski1917                                             )Vous voulez dire s’ils changent les langes au même moment… ?      Par contre je pense qu’ils en sont toujours à la politique de l’enfant unique, non ? Ils ont même instauré la politique du chien unique par foyer ! Mais comme ils sont astucieux ils ont inventés les pandas chiens !Deux bêtes pour le prix d’une …enfin presque…Sauf que le grand problème de Poutine ces derniers jours se nomme Ramzan Kadyrov qui était le paratonnerre du Caucase et se voit en Grand Calife Kavkaze avec 5 millions de musulmans sous sa coupe.

    • Dzerjinski1917Dzerjinski1917(…)                       « par le passé l’armée russe n’a pas hésité à intervenir en Tchétchénie » Et pour cause ! La Tchétchénie est une république constitutive de la Fédération de Russie. Les tchétchènes sont donc des citoyens de la Fédération de Russie.  Kadyrov a servi à mater les indépendantistes itchkéristes.  En ce sens il a rempli et remplit toujours son rôle.

      Le problème,et Poutine le sait mieux que quiconque,c’est jusqu’à quel point on peut contrôler un mec comme Kadyrov, quel pouvoir on peut lui laisser et à partir de quand il faut penser à le remplacer, et comment… ; -)

      …c est la Russie et ses provocations ..

        • Les russophones d’Ukraine orientale, pour votre information, ne sont pas des colons, ils y ont toujours habité. L’Ukraine orientale est tout simplement un ensemble de régions russophones qui ont été jadis rattachées administrativement à la république socialiste soviétique d’Ukraine.

          Pour votre gouverne, je me suis réjoui lorsque les Baltes et bien d’autres peuples se sont libérés de l’emprise russe lors de l’éclatement de cette ’prison des peuples’ en 1991.
          Je regrette que d’autres peuples n’en aient point eu la possibilité.
          J’étais content pour les Géorgiens également. Mais je n’avais pas perdu de vue que ceux-ci refusaient à leurs propres minorités ce qu’ils réclamaient pour eux. Je ne suis pas adepte du deux poids deux mesures, voyez-vous.

          lifka                                                               Les russophones d’Ukraine orientale, pour votre information, ne sont pas des colons, ils y ont toujours habité.

          Vous ignorez manifestement tout de l’histoire de cette région conquise au 18e siècle par Catherine la Grande sur les Turcs, dont toutes les populations turcophones et musulmanes ou presque ont été zigouillées ou virées pour les remplacer par des Russes, des Polonais ou des lituaniens.
          C’est une histoire que je connais un peu parce que ma famille paternelle vient de cette région et ont fait partie des populations juives incitées en même temps que les Russes à venir coloniser la « Nouvelle Russie ».

          La colonisation slave avait pris un aspect de masse dès la fin du XVIIIe siècle sous les auspices de Potemkine qui, inspiré par les mouvement des « philhellènes », avait l’intention d’en faire une Nouvelle Grèce, tandis qu’Iekaterinoslav aurait été la troisième ville de l’Empire. C’est pourquoi de nombreuses villes fondées à l’époque reprennent les noms des antiques colonies grecques de la mer Noire ou bien reçoivent des noms grecs : Odessa, Tiraspol, Nikopol, Kherson, Théodosia, Eupatoria, Sébastopol, Simferopol, Melitopol, Stavropol, etc. tandis que les études archéologiques se multiplient. Ces nouvelles villes attirèrent une foule bigarrée et cosmopolite d’artisans, de commerçants, de marins et d’ouvriers, comme Odessa — avec une forte minorité juive —, construite et administrée par un Français, le duc de Richelieu, qui était aussi gouverneur de Nouvelle Russie, sous le règne d’Alexandre Ier, ou bien Novorossiisk, Nikolaïev, Kherson (Chersonèse). Sébastopol devint l’arsenal de la flotte russe de la mer Noire.
          (…) La Nouvelle Russie prospéra jusqu’en 1914, puis fut ravagée durant vingt-huit ans par la Première Guerre mondiale, la guerre civile russe, la collectivisation, l’Holodomor, la Seconde Guerre mondiale et des déportations. Sa population diminua, si bien qu’en 1948 certains groupes avaient pratiquement disparu, comme les Juifs, les Allemands, les Grecs, les Moldaves, les Roms et les Tatars exilés).

          Mais bon, parler sans savoir de quoi on parle est toujours plus gratifiant…..

          • AmsterdammerAmsterdammer                      Hé ho, dites : je sais fort bien que ces terres ont été conquises par les Russes sur le Khanat de Crimée etc et colonisées par eux. Vous ne m’apprenez rien sur la formation de la Novarossia historique.
            • La première carte représente les régions séparatistes actuelles, la deuxième montre les répartitions ethnolinguistiques en Ukraine, et la troisième montre les limites de la Nouvelle Russie.
              Comme c’est bizarre, ça coïncide presque exactement.

              Vous ajoutez l’ignorance de la géographie à l’ignorance de l’histoire.
              Les « russophones » de Russie du sud et de l’est qui aujourd’hui réclament l’indépendance sous l’égide de la Russie sont bel et bien des descendants de ces colons incités à venir coloniser la Nouvelle Russie du 18e au 19e siècle (sans parler de ceux qui sont venus au 20e siècle).

        Vous vous produisez une carte de l’OTAN ou de bases militaires (en plus la première que vous avez produite a déjà été démontrée fausse) en prétendant y voir la preuve que les USA seraient plus dangereux que la Russie, comme si la dangerosité se mesurait à ça.

        the real.alberich                                      Vous vous faites des idées sur notre armée. Lisez le livre blanc de la défense 2013, vous verrez ce que nous sommes capables de projeter sur les théâtres extérieurs., pagess 130 et suivantes.
        • Grosabruti                                       Merci. Je ne suis pas un spécialiste mais :

          – page 136 : « Pour garantir sa capacité de réaction autonome aux crises, la France disposera en permanence d’un échelon national d’urgence de 5000 hommes en alerte,
          permettant de constituer une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2300 hommes, projetable à 3000 km de l’hexagone, dans un délai de 7 jours ».
          Et encore, c’est juste pour les situations de crise. Je ne suis pas sûr que beaucoup de pays puissent en faire autant.

          – page 139 : « Les forces terrestres offriront une capacité opérationnelle de l’ordre de 66 000 hommes projetables comprenant notamment 7 brigades interarmes, dont 2 seront aptes à l’entrée en premier et au combat de coercition face à un adversaire équipé de moyens lourds. Ces forces disposeront notamment d’environ 200 chars lourds, 250 chars médians, 2700 véhicules blindés multirôles et de combat, 140 hélicoptères de reconnaissance et d’attaque, 115 hélicoptères de manœuvre et d’une trentaine de drones tactiques. »

          the real.alberich                             la FIRI de 2300 hommes projetables à 3000 km en 7 jours c’est l’opération au Mali. Pas vraiment une opération de grande envergure. Quand au reste vous transportez comment et en combien de temps les chars, hélicos et cie sur un théâtre extérieur ?
          • the real.alberich                    Rappelez vous l’opération Daguet en Irak. La France avait eu le plus grand mal à monter la division qu’elle a envoyé là-bas, cela a pris plus de 4 mois pour 2500 matériels (chars, hélicos, canons etc) et 12500 soldats français renforcés par 4500 américains. On a eu besoin de soldats US pour compléter les effectifs de la division ! ! ! On était au max de ce que l’on pouvait faire en projection de forces. Et encore la logistique de l’armée Française était franchement à la ramasse.
        • Dzerjinski1917Dzerjinski1917                      « Je trouve que la contribution française à la lutte contre l’EI est dramatiquement faible compte tenu des effectifs et de la puissance de notre armée. »

          Encore faut-il avoir les moyens financiers.
          De plus il y a une différence entre le nombre de chars et d’avions répertoriés et le nombre de ceux qui sont effectivement opérationnels….

          Philippe                                                Une intervention aérienne destructrice directe sans mandat de l’ONU et pour soutenir ses allies. Que vont dire les chantres de la démocratie et du droit des peuples à décider de leur propre sort? La seule note positive c’est que cette intervention leve définitivement le voile sur l’hypocrisie occidentale concernant l’Arabie Saoudite.

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