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Israël-Palestine: Benyamin Netanyahou sous pression pour renoncer à ses promesses radicales

Benyamin Netanyahou à Jérusalem le 15 février 2015.
Benyamin Netanyahou à Jérusalem le 15 février 2015. – Abir Sultan/AP/SIPA

Benyamin Netanyahou, après sa victoire aux élections législatives en Israël, est d’emblée sous pression des Etats-Unis et des Européens pour renoncer à ses promesses de campagne radicales sur le conflit avec les Palestiniens.

Alors que les résultats définitifs du scrutin sont attendus ce jeudi, la Maison Blanche a salué du bout des lèvres la victoire du Premier ministre israélien, et les réactions n’étaient guère plus enthousiastes en Europe. Les Occidentaux insistent sur une relance du processus de paix en vue d’un accord sur la base de deux Etats, palestinien et israélien, alors que Benjamin Netanyahou a enterré l’idée d’un Etat palestinien tant qu’il serait chef de gouvernement.

Relations dégradées avec les Etats-Unis et la communauté internationale

Au pouvoir depuis 2009 mais donné battu par les sondages, le dirigeant a fourni une nouvelle démonstration de sa capacité à affronter les vents contraires en sortant grand vainqueur des élections de mardi annoncées comme un référendum pour ou contre lui. Avec lui, la direction palestinienne, les Etats-Unis et la communauté internationale vont se retrouver a priori avec un futur chef de gouvernement qu’ils connaissent bien et avec lequel les relations se sont dégradées.

La campagne n’a pas contribué à les améliorer. Face aux sondages défavorables, et pour rallier les déçus et les indécis, Benyamin Netanyahou a fait monter les enchères lundi en déclarant que les Palestiniens n’auraient pas l’Etat auxquels ils aspirent avec lui au gouvernement. Autre temps fort de sa campagne, son discours le 3 mars devant le Congrès américain, exceptionnel acte de défi. A l’invitation des adversaires républicains de Barack Obama, il est allé y dire tout le mal qu’il pensait de l’accord nucléaire en négociation avec l’Iran.

Pressions de toutes parts pour une solution à deux états

Le secrétaire d’Etat John Kerry a appelé Benyamin Netanyahou pour le féliciter et Barack Obama devrait le faire dans les prochains jours. Le président américain continue néanmoins «de penser qu’une solution à deux Etats est la meilleure façon de répondre aux tensions».

Le Premier ministre britannique David Cameron a lui aussi souhaité «voir une solution à deux Etats». Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé le prochain gouvernement à la «responsabilité» et réaffirmé son soutien à un Etat palestinien.

Les Palestiniens, eux, n’avaient aucune illusion quant au scrutin israélien mais le triomphe de Benyamin Netanyahou ne fait que les conforter dans leur détermination à intensifier les efforts contre Israël sur la scène diplomatique et à la Cour pénale internationale devant laquelle ils comptent poursuivre les dirigeants israéliens pour crimes de guerre.

Washington condamne le refus par Nétanyahou d’un Etat palestinien

Le Monde.fr avec AFP et Reuter

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lors d'une visite au mur des Lamentations, le 18 mars.

Deux jours après la victoire de sa liste aux élections législatives en Israël, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a nié, jeudi 19 mars, avoir renoncé à une solution à deux Etats, israélien et palestinien.

Dans une surenchère destinée à rassembler l’électorat de droite au dernier jour de la campagne, M. Nétanyahou avait pourtant affirmé, lundi, qu’il n’y aurait jamais d’Etat palestinien tant qu’il serait premier ministre, provoquant la colère de Washington.

Il rendait ainsi caduque son allocution de juin 2009, prononcée à l’université Bar-Ilan, dans laquelle il appelait pour la première fois à une coexistence pacifique entre les deux Etats.

« Les conditions ne sont pas réunies »

Dans un entretien à la radio publique, M. Nétanyahou avait ainsi déclaré, lundi, à la veille des législatives, que « la réalité [avait] changé » depuis son discours de Bar-Ilan. « Il a été prononcé avant la tempête arabe qu’on appelle le “printemps arabe” et qui a balayé le Moyen-Orient », avait-il argué.

Dans un entretien vidéo diffusé sur le site d’information israélien NRG, le premier ministre expliquait alors qu’« établir aujourd’hui un Etat palestinien et évacuer des territoires offrirait des bases d’attaque à l’islam radical contre l’Etat d’Israël ». Par ces déclarations, « Bibi » foulait au pied les résolutions des Nations unies et contrariait encore un peu plus l’allié stratégique américain.

Jeudi, dans un entretien à la chaîne américaine conservatrice Fox News, M. Nétanyahou a tenté de nuancer ces propos : « Je ne suis revenu sur aucune chose que j’ai dite il y a six ans, lorsque j’avais appelé à une solution avec un Etat palestinien démilitarisé, qui reconnaît l’Etat hébreu. J’ai simplement dit que, aujourd’hui, les conditions pour cela ne sont pas réunies. »

En 2009, M. Nétanyahou avait inclu dans son discours des conditions — reconnaissance d’Israël comme Etat juif, démilitarisation, refus d’un partage de Jérusalem — jugées inacceptables par les Palestiniens.

Froid à Washington

Barack Obama a ainsi appelé M. Nétanyahou, « pour le féliciter du succès de son parti » aux élections législatives de mardi, mais aussi lui faire part de ses divergences de vue. Selon un responsable américain, il a indiqué son intention de réévaluer la position des Etats-Unis sur le dossier israélo-palestinien.

Le président américain a néanmoins souligné l’importance du « partenariat profond et durable » existant entre les deux pays. MM. Obama et Netanyahu se sont mis d’accord « pour poursuivre les discussions sur plusieurs questions régionales, dont le difficile chemin pour résoudre le conflit israélo-palestinien », ajoute l’exécutif américain.

Lire aussi (édition abonnés) : Washington salue sans joie la victoire de Nétanyahou

Quelques heures plus tôt, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, avait réagi à ces nouvelles déclarations de M. Nétanyahou en insistant sur l’importance de celles faites lundi sur son refus d’un Etat palestinien. M. Earnest a rappelé que M. Nétanyahou s’exprimait alors qu’il était encore premier ministre et qu’il avait remis en cause une politique partagée par les administrations américaines démocrate et républicaine depuis une décennie. Politique qui jouissait d’un soutien bipartisan au Congrès, manifesté par l’adoption à une écrasante majorité d’un texte stratégique promulgué en décembre 2014 par le président.

Réagissant à des informations parues dans la presse américaine jeudi, M. Earnest a par ailleurs indiqué qu’aucune décision n’avait été prise quant à un éventuel soutien américain à une résolution aux Nations unies concernant l’Etat palestinien. Un éventuel changement de position de Washington au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, où Israël peut historiquement compter sur un indéfectible soutien américain, pourrait permettre l’adoption d’une résolution sur une solution à deux Etats le long des frontières d’avant 1967.

Lire l’éditorial du Monde : « Bibi » encore « roi d’Israël », hélas !

Netanyahou vainqueur : les 5 menaces qui pèsent sur Israël

Elu sur le thème de la sécurité, Benyamin Netanyahou risque d’affaiblir davantage Israël sur la scène diplomatique et de provoquer une nouvelle crise avec les Palestiniens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou remercie les militants après la victoire du Likoud aux élections législatives israéliennes, le 18 mars 2015.  (Dan Balilty/AP/SIPA) Le Premier ministre Benjamin Netanyahou remercie les militants après la victoire du Likoud aux élections législatives israéliennes, le 18 mars 2015. (Dan Balilty/AP/SIPA)

Deux hommes, deux campagnes. Pour conquérir l’électorat israélien, le leader travailliste, Isaac Herzog, avait tout misé sur le social. Son rival de droite, Benyamin Netanyahou, avait lui joué une partition qu’il connaît bien, celle de la sécurité et de la peur, son corollaire. Avec succès. Donné battu par les sondages, il est sorti grand vainqueur du scrutin.

Mais en le reconduisant à la tête du gouvernement, Israël sera-t-il plus sûr ? Tout laisse penser le contraire. Avec sa victoire obtenue au prix d’un durcissement de son discours afin de rallier les voix des colons, les perspectives de paix s’éloignent davantage encore. Revue des différentes menaces qui attendent l’Etat hébreu et son premier ministre.

1On pourrait assister à la fin d’Oslo

A l’issue de la campagne, Benyamin Netanyahou a ruiné toute chance de relance d’un processus de paix déjà moribond en annonçant que s’il était réélu, il n’y aurait pas d’Etat palestinien. Il a exclu aussi un gel de la colonisation ou un compromis sur Jérusalem. On voit mal dans ces conditions comment des pourparlers pourraient reprendre. En l’absence de dialogue, la rupture entre les deux parties semble consommée.

L’OLP menace de mettre fin à sa coopération sécuritaire avec Israël. Il s’agit d’une mesure clé des accords d’Oslo qui a permis de déjouer des dizaines attentats. Son arrêt obligerait Tsahal à reprendre de facto le contrôle des villes autonomes de Cisjordanie. Les Palestiniens ont aussi l’intention de poursuivre devant la Cour pénale internationale des dirigeants israéliens pour crime de guerre. De son côté, l’Etat hébreu ne leur reversent plus les taxes qu’il collecte pour leur compte. Résultat : l’Autorité palestinienne est au bord de la faillite et n’a pas payé ses fonctionnaires depuis trois mois.

2Gaza risque une fois de plus de s’embraser

En six ans de mandats, Benyamin Netanyahou a mené deux guerres à Gaza. Va-t-il en livrer une troisième ? Tony Blair, l’émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (qui regroupe les Nations unies, l’Union européenne, les Etats-Unis et la Russie), a récemment mis en garde contre « une nouvelle catastrophe » dans la bande de Gaza.

Si on la laisse dans son état actuel, on aura une nouvelle éruption de violence. »

Depuis la guerre de l’été dernier, qui a fait plus de 2.140 morts côté palestinien, dont une majorité de civils, près de 100.000 personnes sont sans logement. Le Hamas qui vient d’être reconnu par l’Egypte comme une « organisation terroriste » est plus que jamais acculé et pourrait être tenté par une reprise des hostilités. Pour rompre son isolement, le mouvement islamiste palestinien s’est également rapproché ces derniers mois de l’Iran avec qui il était brouillé depuis la révolution syrienne.

3Des relations dégradées avec les Etats-Unis et l’Europe

Jamais dans l’histoire récente, les relations n’ont été aussi mauvaises entre l’administration américaine et les dirigeants israéliens. Lors de son dernier passage à Washington, Benyamin Netanyahou a été invité par le Congrès à majorité républicaine, mais ostensiblement boudé par la Maison Blanche. Un mois plus tôt, comme pour mieux indiquer où va sa préférence, le vice-président américain Joe Biden s’était entretenu avec le candidat travailliste Isaac Herzog.

Les responsables américains ne cachent plus leur agacement face aux sorties de « Bibi » sur l’Iran et l’inflexibilité dont il fait preuve à l’égard des Palestiniens. Conséquence : Benyamin Netanyahou est tenu à l’écart par son grand allié des négociations sur le nucléaire iranien pourtant vitale pour son pays. Il ne peut espérer peser sur le cours des pourparlers que par l’intermédiaire de ses alliés républicains à la Chambre et au Sénat. Au risque de se couper un peu plus du président Barack Obama.

Les rapports avec l’Europe se sont également distendus sous son règne. La Suède a reconnu la Palestine en tant qu’Etat. Les Parlements britannique, irlandais et français ont appelé leur gouvernement respectif à faire de même. Les hommes d’affaires israéliens sont, surtout, de plus en plus préoccupés par les appels au boycott et à des sanctions lancés un peu partout, qui pourraient avoir des conséquences économiques sérieuses pour le pays.

4Une crise avec les Arabes israéliens

Avec 14 sièges, la liste des Arabes israéliens, unie pour la première fois, arrive en troisième position derrière le Likoud et le camp sioniste. Les Arabes se sont d’autant plus mobilisés qu’ils se disent victimes d’une discrimination croissante. Ils dénoncent notamment plusieurs législations adoptées par le parlement sortant. En particulier, un projet de loi fondamentale visant à renforcer le caractère juif de l’Etat.

Alors que la déclaration d’indépendance définissait Israël comme un Etat « juif et démocratique », le nouveau texte, soutenu par Benyamin Netanyahou et déjà voté en première lecture, ne mentionne que « l’Etat national du peuple juif » sans référence à l’égalité de tous ses citoyens. Son adoption par la Knesset ne manquerait pas de provoquer des troubles avec une communauté qui rassemble un Israélien sur cinq.

5Un Hezbollah de plus en plus puissant

Les combattants chiites constituent aujourd’hui la plus grande menace pour l’Etat hébreu. Ils disposeraient d’un arsenal de plus de 100.000 missiles capables d’atteindre l’ensemble du territoire israélien. Le système de défense actuel, Dôme d’acier, qui a montré son efficacité durant l’été contre les roquettes du Hamas, ne pourrait pas répondre à des milliers de fusées tirées dans la même journée.

Autre préoccupation : le Hezbollah pourrait ouvrir un second front sur le Golan, le long de la frontière syrienne. Ses miliciens sont de plus en plus présents au pied du mont Hermon et ont déjà mené quelques attaques contre Tsahal ces derniers mois. Un danger pris très au sérieux par l’establishment militaire israélien. A titre d’avertissement, l’un des chefs militaires du Hezbollah, Jihad Moughnieh, a été tué par une frappe israélienne avec un général iranien, au cours d’une tournée d’inspection sur le Golan, le 18 janvier dernier.

ONU : Washington menace de revoir sa position vis-à-vis d’Israël

Le Point –

Un éventuel changement de position des États-Unis permettrait l’adoption d’une résolution sur une solution à deux États le long des frontières d’avant 1967.

Le président américain Barack Obama a appelé Benjamin Netanyahu, quasi assuré de former le prochain gouvernement en Israël, pour certes le féliciter de la victoire de son parti mardi mais aussi pour réaffirmer avec force son attachement à une solution à deux États.
Le président américain Barack Obama a appelé Benjamin Netanyahu, quasi assuré de former le prochain gouvernement en Israël, pour certes le féliciter de la victoire de son parti mardi mais aussi pour réaffirmer avec force son attachement à une solution à deux États. © Shen Hong / Maxppp

Les États-Unis ont averti jeudi qu’ils allaient réévaluer leur position vis-à-vis d’Israël à l’ONU, où ils lui apportent traditionnellement un soutien indéfectible, au moment même où le Premier ministre Benjamin Netanyahu assurait n’être pas opposé à une solution à deux États. Un éventuel changement de position de Washington au Conseil de sécurité de l’ONU constituerait une rupture majeure et pourrait permettre l’adoption d’une résolution sur une solution à deux États le long des frontières d’avant 1967. Les dernières déclarations de Benjamin Netanyahu, qui vont à l’encontre de celles faites à la veille des élections législatives, n’ont cependant pas convaincu les Palestiniens, qui ont répété jeudi leur détermination à poursuivre leur offensive diplomatique et à rompre la coopération sécuritaire avec l’État hébreu.

Le président américain Barack Obama a appelé Benjamin Netanyahu, quasi assuré de former le prochain gouvernement en Israël, pour certes le féliciter de la victoire de son parti mardi mais aussi pour réaffirmer avec force son attachement à une solution à deux États. Selon un responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, il lui a aussi indiqué que les États-Unis allaient réévaluer leur position sur le dossier israélo-palestinien après sa remise en cause de cette solution à deux États. Selon la même source, Barack Obama, qui entretient des relations notoirement difficiles avec Benjamin Netanyahu, a également évoqué avec le Premier ministre israélien ses propos sur les Arabes israéliens le jour du vote qui ont été vivement condamnés par la Maison-Blanche.

« Nous travaillerons ensemble »

Quelques heures plus tôt, Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, avait clairement indiqué que les décisions prises par les États-Unis à l’ONU étaient basées sur ce « socle » et que Washington se voyait dans l’obligation de revoir sa position. « Aucune décision » n’a été prise à ce stade, a-t-il cependant souligné. Après avoir mis à mal les relations avec le grand allié américain en défiant le président Obama à la tribune du Congrès à Washington, Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis 2009, a tenté l’apaisement, affirmant sur NBC qu’il ne voyait « aucune alternative à la coopération » avec les États-Unis. « Nous travaillerons ensemble », a-t-il assuré. Il a par ailleurs plaidé pour « la paix », exhortant les dirigeants palestiniens à « abandonner leur pacte » avec le Hamas qui contrôle toujours la bande de Gaza.

Pour revenir à la table des négociations, les Palestiniens devront reconnaître Israël comme un « État juif » et assurer « une vraie sécurité afin d’avoir une solution à deux États qui soit réaliste », a-t-il encore dit, après avoir enterré lundi, à la veille du scrutin, l’idée de la création d’un État palestinien sous son mandat. Les Palestiniens rejettent de longue date la première condition et la seconde est l’objet de toutes les spéculations alors que la direction palestinienne a entamé jeudi les préparatifs d’une mesure potentiellement explosive : la rupture de la coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël. L’une des grandes inquiétudes devant la fin de cette coopération est une déstabilisation sécuritaire de la Cisjordanie et, en réponse, une extension de l’occupation militaire israélienne.

« Crime de guerre »

Le comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) s’est donné deux semaines pour mettre en place la fin de cette coopération. « Aujourd’hui, nous lançons le mécanisme pour mettre en place la suspension de toute coopération sécuritaire », a expliqué Mustapha Bargouti, membre de ce comité. « Nous n’acceptons pas que l’Autorité joue le supplétif d’Israël qui refuse d’accorder leur liberté et un État indépendant aux Palestiniens », a-t-il ajouté. Et parce que « le gouvernement israélien ne veut pas sérieusement d’une solution politique menant à l’instauration de deux États », le président Mahmoud Abbas a réaffirmé sa volonté de retourner devant les instances diplomatiques et judiciaires internationales pour obtenir l’État auquel les Palestiniens aspirent depuis 1948 et la création d’Israël.

L’une de ces instances est la Cour pénale internationale (CPI), devant laquelle les Palestiniens entendent déposer leurs premières accusations de dirigeants israéliens pour « crime de guerre » dès le 1er avril. « Il ne faut pas y voir une réaction aux résultats des élections israéliennes », a assuré le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat. Pourtant, la surenchère électorale à laquelle s’est livré Benjamin Netanyahu – écartant l’idée d’un État palestinien et mettant en garde contre le « danger » d’un vote massif des Arabes israéliens – a attisé la colère des Palestiniens, qui se disent plus déterminés que jamais à internationaliser leur cause. Benjamin Netanyahu n’a pas encore été officiellement chargé par le président israélien Reuven Rivlin de former son troisième gouvernement consécutif qu’il est déjà confronté aux conséquences de cette escalade, qui passe pour avoir fortement contribué à son éclatante victoire électorale. Les résultats quasiment définitifs des élections ont confirmé la large victoire de Benjamin Netanyahu et une majorité potentielle de droite de 67 sièges sur 120, selon la commission électorale.

Washington menace de revoir sa position vis-à-vis d’Israël à l’ONU

Les Etats-Unis ont averti jeudi qu’ils allaient réévaluer leur position vis-à-vis d’Israël à l’ONU, où ils lui apportent traditionnellement un soutien indéfectible, au moment même où le Premier ministre Benjamin Netanyahu assurait n’être pas opposé à une solution à deux Etats.

Un éventuel changement de position de Washington au Conseil de sécurité de l’ONU constituerait une rupture majeure et pourrait permettre l’adoption d’une résolution sur une solution à deux Etats le long des frontières d’avant 1967.

Les dernières déclarations de M. Netanyahu, qui vont à l’encontre de celles faites à la veille des élections législatives, n’ont cependant pas convaincu les Palestiniens qui ont répété jeudi leur détermination à poursuivre leur offensive diplomatique et à rompre la coopération sécuritaire avec l’Etat hébreu.

Le président américain Barack Obama a appelé M. Netanyahu, quasi-assuré de former le prochain gouvernement en Israël, pour certes le féliciter de la victoire de son parti mardi mais aussi réaffirmer avec force son attachement à une solution à deux Etats.

Selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, il lui a aussi indiqué que les Etats-Unis allaient réévaluer leur position sur le dossier israélo-palestinien après sa remise en cause de cette solution à deux Etats.

Selon la même source, M. Obama, qui entretient des relations notoirement difficiles avec M. Netanyahu, a également évoqué avec le Premier ministre israélien ses propos sur les Arabes israéliens le jour du vote qui ont été vivement condamnés par la Maison Blanche.

Quelques heures plus tôt, Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, avait clairement indiqué que les décisions prises par les Etats-Unis à l’ONU étaient basées sur ce « socle » et que Washington se voyait dans l’obligation de revoir sa position. « Aucune décision » n’a été prise à ce stade, a-t-il cependant souligné.

Après avoir mis à mal les relations avec le grand allié américain en défiant le président Obama à la tribune du Congrès à Washington, M. Netanyahu, au pouvoir depuis 2009, a tenté l’apaisement, affirmant sur NBC qu’il ne voyait « aucune alternative à la coopération » avec les Etats-Unis. « Nous travaillerons ensemble », a-t-il assuré.

Il a par ailleurs plaidé pour « la paix », exhortant les dirigeants palestiniens à « abandonner leur pacte » avec le Hamas qui contrôle toujours la bande de Gaza.

– « Suspension de la coopération sécuritaire » –

Pour revenir à la table des négociations, les Palestiniens devront reconnaître Israël comme un « Etat juif » et assurer « une vraie sécurité afin d’avoir une solution à deux Etats qui soit réaliste », a-t-il encore dit, après avoir enterré lundi, à la veille du scrutin, l’idée de la création d’un Etat palestinien sous son mandat.

Les Palestiniens rejettent de longue date la première condition et la seconde est l’objet de toutes les spéculations alors que la direction palestinienne a entamé jeudi les préparatifs d’une mesure potentiellement explosive: la rupture de la coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël.

L’une des grandes inquiétudes devant la fin de cette coopération est une déstabilisation sécuritaire de la Cisjordanie et en réponse une extension de l’occupation militaire israélienne.

Le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) s’est donné deux semaines pour mettre en place la fin de cette coopération. « Aujourd’hui, nous lançons le mécanisme pour mettre en place la suspension de toute coopération sécuritaire », a expliqué à l’AFP Mustapha Bargouti, membre de ce comité. « Nous n’acceptons pas que l’Autorité joue le supplétif d’Israël qui refuse d’accorder leur liberté et un Etat indépendant aux Palestiniens », a-t-il ajouté.

Et parce que « le gouvernement israélien ne veut pas sérieusement d’une solution politique menant à l’instauration de deux Etats », le président Mahmoud Abbas a réaffirmé sa volonté de retourner devant les instances diplomatiques et judiciaires internationales pour obtenir l’Etat auquel les Palestiniens aspirent depuis 1948 et la création d’Israël.

L’une de ces instances est la Cour pénale internationale (CPI) devant laquelle les Palestiniens entendent déposer leurs premières accusations contre des dirigeants israéliens pour « crime de guerre » dès le 1er avril.

« Il ne faut pas y voir une réaction aux résultats des élections israéliennes », a assuré le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat. Pourtant, la surenchère électorale à laquelle s’est livré M. Netanyahu – écartant l’idée d’un Etat palestinien et mettant en garde contre le « danger » d’un vote massif des Arabes-Israéliens – a attisé la colère des Palestiniens, qui se disent plus déterminés que jamais à internationaliser leur cause.

M. Netanyahu n’a pas encore été officiellement chargé par le président israélien Reuven Rivlin de former son troisième gouvernement consécutif qu’il est déjà confronté aux conséquences de cette escalade, qui passe pour avoir fortement contribué à son éclatante victoire électorale.

Les résultats quasiment définitifs des élections ont confirmé la large victoire de M. Netanyahu et une majorité potentielle de droite de 67 sièges sur 120, selon la commission électorale.


21 Commentaires

Amala  • 

Que valent les résolutions de l’ONU quand on le sait l’état hébreu expansionniste et,,colonisateur s’en moque sans conséquences et sans sanctions?

Siemy Guly  •  i

Comment un individu peut utiliser l’atmosphère de peur et de terroreur pour se faire élire? Comment un indiviter peut soulever l’arme de guerre de colonisation et du racisme pour se faire? Donc les électeurs juifs sont des racistes criminels et colons qui veulent la guerre comme Netanyahu, Voilà une démocratie de terreur!

alain  •  

Pourquoi ne pas faire des élections ou un référendum en Cisjordanie et à Gaza pour demander un avis aux Palestiniens sur cette solution à 2 états ?

Fred Lucas  • 

on y croit bien sur !

alain  • 

Avant de prendre une sanction contre Israël , Barack Hussein Obama devra bien réfléchir à la réaction des républicains sur le plan intérieur …….
Israël a raison de mettre en doute la sincérité des Palestiniens !

Napoléon  •  

Israël , a le droit de vivre autant que les palestiniens qui ont jurés sa perte .

ousmane  • 

Ces enfoirés politiciens AMERICAINS se moquent de qui finalement? Ils sont les seuls à ne pas savoir qu’ils sont COCUS

Siemy Guly  • 

Washington fait un faut bruit. Les palestiniens doivent se défenfre corps et âme contre les terroriste criminel envahisseurs voleurs.

Michel  • 

Washington menace de revoir sa position vis-à-vis d’Israël à l’ONU.
MENTEURS!

blancdeblanc                                                                      Quid ? Quid ? Et maintenant, que vais-je faire ! De tout ce temps, que sera l’avenir ? Et tous ces gens, qui me questionnent, que leur dirais-je, pour les rassurer ! Une seule terre, et petite encore, et deux peuples, dont le rêve de l’un est le cauchemars de l’autre, depuis 1948, sans un jour de répit. Moi, si je serais chef, je déciderais qu’il est temps de siffler la fin de la partie. La paix, deux Etats, une coopération israélo-palestinienne and the tour is joued. Mais la volonté là dedans, qui que c’est y qu’elle là ? Pas Israël semble-t-il, ! Alors, pour faire la paix, il faut un ennemi, et accepter le dialogue, la négociation, sans préalable de marchand de tapis. Qui va commencer. Les paris sont ouverts.
Odalie                                                                                   Rien ne changera : beaucoup de pourparlers, de menaces, mais la Palestine continuera à être colonisée, les arabes de Jérusalem expulsés de leurs maisons et ce pays n’aura jamais son indépendance, ce qui donnera prétexte aux djihadistes de continuer leurs tueries un peu partout dans le monde.

Louise Martin                                                                 La colonisation continue.

JEAN-LOUIS GUICHARD                                                 Il est grand temps que les USA et l’Europe définissent un accord de paix à prendre où à laisser par israéliens et palestiniens. La provocation de Nétanyahou à l’égard d’Obama ne peut rester sans conséquence.

palladio

@JLG :                                                                           Le problème est que les Etats-Unis veulent une paix pro-israélienne, c’est irréaliste et ils le savent, voilà pourquoi les pro-israéliens ne peuvent pas contribuer à la paix. Pourquoi ne pas envisager une paix sur des critères objectifs ?

BS                                                                                     Un bras d’honneur aux dirigeants occidentaux qui n’ont jamais failli à la règle d’obséquiosité et soumission à Israel. Netanyahu a obtenu tout ce qu’il voulait de l’occident sans RIEN céder. Même les massacres qu’il a commis en Palestine furent soutenus par Washington et l’Europe. Well done Netanyahu !

 seanseamour II                                                   Sans la promesse de Netanyahu que le moyen orient rentrerait dans le rang si les USA éliminait Saddam Hussein Bush n’aurait peut-être pas engagé cette guerre illégale, résultat: DAESH, Boko Haram et combien d’autres – maintenant Netanyahu pousse les USA vers guerre avec l’Iran, depuis vingt ans il promet la bombe Iranienne pour le lendemain – ma crainte est de voir un Républicain élu dans deux ans (tel Jeb Bush) appuyé par les extrêmes politiques, religieux et néoconservateurs.

Netanyahu, son futur gouvernement de droite comme la précédant, for du soutien de la droite américaine continuera à créer des entraves à tout espoir d’un état Palestinien – cet objectif jusqu’alors inavoué démontre cette duplicité – Sarkozy l’avait bien vu parlant Obama ne se sachant pas enregistré disant « je ne le supporte plus, Netanyahu est un menteur »  » https://www.youtube.com/watch?v=Tl7idMV92MA .

William Ewan

@ Sylvie !                                                                        Je ne crois pas du tout que nous allions vers un gouvernement d’Union Nationale, Herzog ayant d’ores et déjà déclaré refusé d’y participer.
Je vois plutôt une certaine cohérence avec l’alliance suivante soutenant le prochain gouvernement :
Likoud: 30 sièges, Koulanou de M Kahlon: 10, Foyer juif de N. Bennett : 8, Shas de A Deri: 7, Judaïsme de la Torah: 7, Yisrael Beiteinou: 6, , soit 68 deputés (moins Netanyahou qui était leader de la liste Likoud et sera PM, donc 67 députés).

On est largement au-dessus de la barre des 61 pour faire une majorité.
La différence avec le gouvernement sortant sera, selon moi, une impulsion notoire sur le plan économique et social, favorisant la classe moyenne et son accession à la propriété et une réduction du montant des loyers par une politique énergique de construction de logements sociaux.

Israel disposant – grace à ces fondamentaux économiques formidables, chomage à 5%, endettement public/pib à 68% – de grandes marges de manoeuvre pour une redistribution. Avec l’appui et la demande évidente de Moshe Kahlon sur ce plan et ses 10 députés qu’il est en train de vendre à Netanyahou en posant fermement ses conditions. Il sera en cela appuyé par une grande partie des mouvements religieux de cette nopuvelle majorité, appuyant eux aussi une politique sociale affirmée.

Léo  Poliakov Léo Poliakov                                     Maman !Maman ! Il est de retour ! Meuh non ! pas Bibi !
L’iranien de service, qui nous abreuve de placards longs comme des jours sans pain, de plus, illisibles, incompréhensibles !
Ça y est Maman ! J’ai trouvé la parade !
Je viens de chausser les lunettes prévues pour l’éclipse !

ASA ASA ASA ASA                                                  Netanyahou vainqueur : les 5 menaces qui pèsent sur Israël
1- On pourrait assister à la fin d’Oslo
Est ce la fin d’Oslo n’a pas été annoncée depuis bien longtemps ?

2- Gaza risque une fois de plus de s’embraser
Croyez-vous que le Gaza ne s’est pas déjà au niveau de l’abîme ?

3- Des relations dégradées avec les Etats-Unis et l’Europe
Une fois de plus les USA et l’UE + l’ONU ne sont pas la fondation même de régime sioniste ?

4-Une crise avec les Arabes israéliens
Vous voulez nous dire que les Arabes israéliens se sentent chez eux pour ne pas dire dans leur propre pays ?

5- Un Hezbollah de plus en plus puissant
Que signifie « Un Hezbollah de plus en plus puissant» ? Que pourra faire quelques milices à la merci de l’Iran, (aujourd’hui) ou un pays Arabe (demain), face à un armé aussi puissant et appuyé par l’occident ?
Les salades journalistiques avec des sauces aux différents goûts de Mac Do ça marche depuis 1948, je ne vois pas pourquoi les mêmes sauces ne donneront pas les mêmes goûts.
Notre journaliste avec son récit, se place aussi bien que Monsieur Fabius

kra pupul                                                                            Les israéliens ont voté et puis c’est tout. Que ça ne plaise pas aux journalistes est vraiment sans importance. Ils auraient préféré que la gauche l »emporte et s’allie aux parties arabes comme en France ? Ben c’est raté.
ASA ASA ASA ASA                                          Faux, 100% faux. Les USA, les GB, La FR et l’ONU mentent comme ils respirent, ils savaient et savent avec une certitude fondée qu’il n’y aura jamais un état Palestinien, ceci ni avec le gouvernement de Néthanyahou ni avec un autre.
Raconter des salades au monde fait partie de discours politico-journaliste.
Depuis 1948 grâce aux aides au sens général du terme, Israël est devenu une puissance régionale, petit à petit, il a fait vide au tour de lui. Aucune puissance ni militaire encore moins puissance économique. Alors pourquoi on va nous faire croire que ce pays soit aussi « pigeon » pour laisser créer une verrue juste pré de son cœur ?
Les USA, les GB, La FR et l’ONU continuent à prendre ce monde pour des demeurés.
La Déclaration de Chouineur professionnelle d’Israël, relative à son opposition pour empêcher, coût que coût, la création d’un état Palestinien, correspond quelque part à la politique impérialiste de l’occident.
Si, encore certain peuple croit au miracle, cela signifie qu’il voile la face. Restons pragmatistes et réalistes.
Sans aller chercher loin dans l’histoire de l’humanité, aucun pays envahisseur n’a rendu son butin. Exemple ;
Les Indiens des USA, les Aborigènes Australiens, les noirs d’Afrique du sud, … ont-ils obtenu quelque cm2 ?

Jean-michel Remopix                                                  Attention aux arguments du type tout le monde ment sauf moi…cela peut revenir en boomerang
Ce que vous dites est complètement faux ! Les colonies françaises et anglaises ont été libérées. Quand Israël va-t-elle libérer les siennes ?
ASA ASA ASA ASA                                    est ce que vous avez lu mon post et remarquez que je n’ai pas parlé de colonie.  que je sache, les USA, Afrique de Sud, l’Australie ne font pas partie de la France et des GB
merci

Jean Ahuri Jean Ahuri                                Vous ne parlez pas de colonies mais le monde entier ne parle pas d’autre chose.  L’aliénation nécessite de consulter.
Anton Ixel                                                                  La clameur médiatique fait de « Bibi la menace » le roi des élections israéliennes, mais c’est fausse rumeur.

Les rois des élections israéliennes, car ils sont nombreux, ce sont en fait les abstentionnistes. Leurs voix sont plus nombreuses que les voix de droite et d’extrême droite réunies (qui ont perdu 4 sièges dans l’affaire).
L’abstention est le plus grand parti d’Israel. Vive le roi !
Le vrai vainqueur de ces élections, c’est le centre (Yesh Atid et Koulanou) qui a gagné deux sièges et se trouve en position de devenir l’arbitre des élégances entre gauche (qui a gagné 4 sièges) et droite israélienne (qui en a perdu 4).
L’union nationale Centre-gauche est donc arithmétiquement possible.
Et voilà que par la grâce arithmétique, l’horreur d’un nouveau règne de « Bibi la Menace » s’éloigne.
Après le premier épisode « la clameur avait tout faux », attendons le prochain, celui où la « démocratie israélienne à la proportionnelle » entre en scène.
Pour les chiffres:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_isra%C3%A9liennes_de_2015

William Ewan                                                         Anton nous fait rire car il illustre on ne peut mieux le proverbe : « Au pays des aveugles, les borgnes sont rois ! »  Anton a raté l’épisode où Herzog acceptait sa défaite et le faisait savoir à Netanyahou, tout en le félicitant et lui souhaitant le meilleur pour sa gouvernance d’Israel.

Ce que met en balance Anton dans sa victoire (virtuelle) du Centre est l’acceptation que les partis arabes accepteraient d’entrer dans le gouvernement Herzog/Livni, ce qu’ils ont d’ores et déjà refusé, et que Koulanu accepterait aussi d’y entrer, ce qui est aujourd’hui totalement impensable, car Moshe Kahlon a déjà officieusement donné son accord à Netanyahou, celui-ci acceptant également de donner à son futur programme de gouvernance un coté social qui était déjà dans les tiroirs avant même le début de la campagne électorale du Likoud.
Merci pour ce bon moment d’humour, Anton ….

Sylvie Sethon

@William :                                                                    pas si sur, Anton n’a pas tort, rien n’est jouer
HERZOG ne veut pas et n’a pas besoin des arabes pour former une coalition pour gouverner, il suffit qu ils ne s’y opposent pas et recommande HERZOG pour la formation d’un gouvrt au President Rivlin ( likoud), qui n’a pas une grande estime pour Natanyaou, c’est connu, ne le voulait pas comme Président de l’état et Bennet-Kharalon-Liberman , ont été en conflit avec Natanyaouau point de faire dissidence, c’est à cause de Liberman que Natanyaou a été obliger de faire des élections anticipées
àpart ça Bibi, est un combatant courageux, il l’a encore prouvé aux derniers 100m, quand tout semblait etre perdu pour lui
il faut souhaiter le meilleur pour Israel, c’est à dire une représentation réelle des Israliens
donc union nationale Likoud-Avodah-+ Karalon_+Lapid =76 mandats
ou HERZOG forme le gouvert Herzog+lLapid+karalon+Bennet+chass+Liberman =65
amical chalom

  • @tristess:                                                                             Crépuscule n’est pas le bon terme car c’est la lueur du jour au lever et au coucher de soleil, on a donc du mal à vous situer mais Bibi sait exactement où il va pour son pays contrairement à toutes les critiques qu’on peut lire ici.
    Gardez espoir en espérant que pour vous se soit une lueur du jour

  • Tristess |                                                                             L’élection de ce type est une très mauvaise nouvelle pour la paix dans le monde.
    Le fascisme et l’obscurantisme se développent de partout dans ce monde, je ne sais ce qu’il sera dans 10 ans, mais certainement pas joli.
    Je suis au crépuscule de ma vie et tout ça ne me donne pas envie de jouer les prolongations !

  • cb730 |                                                                                    Et c’est l’alter ego de Netanyahou en France, en l’occurrence Sarkozy, que certains voudrait nous ramener.

    • capricestfini |                                                                Quelle fine analyse politique …Commentaire ironique, bien sur.

    • Tristess |                                                                        sarkozy « roi » de Lybie et de Tunisie réunies .. On voit ce que ça donne en ce moment !

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