front républicain

La bataille de l’attractivité

Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef « International, Politique et Economie générale »

C’est un signal positif pour l’économie française. L’étude annuelle sur les investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone fait état d’un nombre de projets en hausse en 2014, après des années d’un inquiétant effritement. Même si le nombre d’emplois à la clef recule, l’étude de Business France confirme l’orientation encourageante de précédents indicateurs (EY).

L’hémorragie est donc stoppée, alors que le démarrage du quinquennat Hollande avait fait des dégâts. Taxe à 75 %, imposition accrue des revenus du capital, conflit avec les « pigeons » : les investisseurs se détournaient de la France quand David Cameron leur déroulait le tapis rouge, et les dirigeants des filiales françaises de multinationales alertaient l’Elysée sur la défiance croissante de leurs maisons mères. Le virage pro-entreprises opéré par François Hollande a commencé de changer la donne.

Pour autant, la bataille de l’attractivité ne fait que commencer. Car nos principaux concurrents – Royaume-Uni et Allemagne – ont profité de ces années de flottement pour prendre de l’avance. Ils attirent en particulier beaucoup plus d’investissements des grands émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.), et ce sont ces projets qui soutiendront la croissance en Europe à moyen terme. La France, dont l’image reste écornée, doit envoyer un signal clair sur la poursuite des réformes : simplification du cadre administratif, baisse de la fiscalité, etc. L’attitude offensive du Royaume-Uni montre que le statu quo n’est pas possible : le taux de l’IS va être abaissé à 20 % outre-Manche (contre 38 % en France), et Londres n’hésite pas à se mettre à dos son traditionnel allié américain afin de séduire la Chine, en participant à la banque asiatique créée par Pékin. Il va falloir se retrousser les manches pour que la France retrouve une place de leader.

Investissements étrangers: non Zlatan, la France n’est pas un « pays de merde »

Ils reviennent! Après trois années de défection, les investisseurs étrangers, même adeptes du french bashing, sont de retour en France. Mais les effets positifs sur l’emploi tarderont à se faire sentir.

Investissements étrangers: non Zlatan, la France n'est pas un "pays de merde"

L’attractivité de la France gagne du terrain. Les investisseurs proviennent de 47 pays contre 39 en 2012.

afp.com/Jean-Sebastien Evrard

Il a tort, Zlatan. Si la France était un « pays de merde » comme le footballeur du PSG l’a dit avant de s’excuser, les investisseurs étrangers n’y auraient pas fait leur retour. Selon le bilan publié par Business France, les investissements des entreprises étrangères dans notre pays sont repartis à la hausse en 2014, après trois années de baisse. Avec 740 décisions d’investissement, c’est la deuxième meilleure année depuis 10 ans. A croire que les efforts de François Hollande et de son ministre des Affaires étrangère Laurent Fabius pour enrayer le french bashing portent enfin leurs fruits.

R&D et sièges sociaux en augmentation

A périmètre constant par rapport à 2013, puisque Business France comptabilise cet année les décisions d’emplois dès le 1er emploi, le nombre de projets est passé de 685 à 740, soit une hausse de 8%. Dans le nouveau périmètre, 1197 décisions d’investissement l’an dernier sont liées à la création ou au maintien de 29 822 emplois.

Des progrès surtout enregistrés dans les fonctions de R&D et d’ingénierie (+19%), et dans l’implantation de centres de décisions (+13%). « Le crédit d’impôt recherche et les pôles de compétitivité demeurent a priori de réels leviers d’implantation », note Business France, agence chargée de promouvoir les investissements internationaux et l’exportation, née de la fusion d’Ubifrance et de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII). Dans les fonctions de production, qui concentrent 44% des emplois, les investissements étrangers sont restés stables.

On demande des Chinois

Qui aime la France? Les investisseurs sont à 61% issus de l’Union européenne, à 22% américains du nord, et à 12% asiatiques. « Même dans les pays où il y a beaucoup de french bashing l’investissement continue. Il y a un vrai décalage entre la perception et la réalité », fait remarquer la directrice générale de Business France, Muriel Pénicaud, dans une allusion aux Etats-Unis, dont les entreprises sont les premiers investisseurs en France (19%), et au Royaume Uni « où l’attractivité de la France se renforce ».

Ce qui explique que notre attractivité gagne du terrain. Les investisseurs provenaient l’an dernier de 47 pays contre 44 en 2013 et 39 en 2012. Après les Etats-Unis suivent l’Allemagne (14%), le Royaume Uni (9%), l’Italie (9%) et le Japon (6%). La Chine arrive en huitième position, derrière la Belgique et la Suisse. « La Chine investit encore relativement peu en France et moins que dans d’autres pays », note Caroline Leboucher, directrice générale adjointe de Business France. Elle constate cependant « un intérêt de plus en plus marqué des entreprises chinoises » pour la France notamment en tant que « hub vers l’Afrique ». 68% des décideurs chinois estiment d’ailleurs que le niveau d’attractivité de la France s’est amélioré au cours des deux dernières années.

Un bémol cependant. Business France note que les projets d’investissement sont repartis à la hausse dans presque tous les pays d’Europe. Une hausse estimée à 17%, dans laquelle la France tire assez bien son épingle du jeu en grapillant un point de part de marché face à une Allemagne qui reste stable. Les plus grands bénéficiaires de cet afflux de capitaux étant à chercher à l’est de l’Europe, comme en Pologne.

L’emploi à la traîne

« La France continue d’attirer des investissements dans les fonctions à forte valeur ajoutée, notamment celles de la production et de la recherche », se félicite Business France. Revers de la médaille, cette progression des activités à forte valeur ajoutée ne promet pas une inversion de la courbe du chômage. Elle entraîne « une moindre contribution à l’emploi à court terme ». A périmètre constant, le nombre d’emplois créés a donc baissé de 29 631 à 25 478…

Il ne faut pas désespérer. Ces « emplois très qualifiés » doivent faire bénéficier les territoires et les entreprises de « gains de productivité, emplois indirects, et transferts technologiques », se rassure Business France. D’autant que production et R&D sont inséparables. « La complémentarité des investissements d’innovation et de production » devrait entraîner des effets bénéfiques sur l’ensemble de l’activité.

Les investissements étrangers redémarrent, mais créent moins d’emplois

Le Monde.fr Denis Cosnard

Le groupe chinois des télécommunications Huawei a inauguré, jeudi 12 mars à Paris, un centre de recherche et développement spécialisé dans la conception des smartphones et des objets connectés.

Séduire les entreprises étrangères, les convaincre que la France n’est pas un pays affreusement compliqué et en déclin, les inciter à y investir sans tarder… François Hollande est reparti à la charge, lundi 16 mars. A l’Elysée, le président de la République devait passer la matinée avec les dirigeants d’une poignée de filiales d’entreprises qui ont choisi l’Hexagone, comme Siemens et Roche, afin de « saluer leur succès » et de les montrer en exemple. Objectif : accélérer ainsi la reprise des investissements étrangers en France.

Après trois ans de baisse, le nombre de projets lancés par des groupes internationaux est en effet remonté de 8 % en 2014, selon les pointages de l’agence nationale Business France. Cette structure publique a comptabilisé 740 décisions de ce type, qu’il s’agisse d’implantations nouvelles, d’extensions de sites existants ou de rachats d’entreprises en difficulté. Sur ce critère, 2014 constitue l’un des deux meilleurs exercices enregistrés depuis dix ans.

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« Cette hausse marque une inversion de tendance, se réjouit Muriel Pénicaud, la directrice générale de Business France. On sent un frémissement. Il ne faut pas mollir pour autant. Car nous ne sommes pas seuls à vouloir attirer les investissements étrangers qui arrivent en ce moment en Europe. C’est le moment d’y aller à fond ! »

Trop tôt pour crier victoire

Pour les responsables publics, il est effectivement beaucoup trop tôt pour crier victoire. D’abord, la reprise de 2014 n’est pas due spécifiquement aux efforts de la France : toute l’Europe a bénéficié d’une hausse des investissements étrangers, évaluée à 17 % par Business France. La part de marché de l’Hexagone en Europe tend donc à décliner un peu.

Une situation qui s’explique. D’un côté, les déclarations de l’ex-ministre de l’économie Arnaud Montebourg contre certains patrons comme ceux de Mittal ou Titan n’ont pu que renforcer les doutes des investisseurs. Même effet pour le décret pris par le bouillant ministre en mai 2014, en pleine bataille autour d’Alstom, pour allonger la liste des secteurs stratégiques dans lesquels les investissements internationaux sont soumis à une autorisation préalable du gouvernement. « Cela a suscité des questions pendant un mois, puis les gens ont compris que les autres pays font exactement la même chose, et que les interdictions sont très rares… puisque il n’y en a eu aucune »,tempère Mme Pénicaud.

D’un autre côté, la mise en place du crédit d’impôt pour l’investissement et l’emploi (CICE) et la baisse de certaines charges sont de nature à renforcer l’attractivité de la France. Mais au total, l’image du pays reste un peu brouillée.

Baisse du nombre d’emplois

Ensuite et surtout, la légère progression du nombre d’investissements cache une baisse, au contraire, du nombre d’emplois concernés. Les projets décidés en 2014 ne doivent, en effet, permettre de créer ou sauvegarder que 25 478 emplois, selon les estimations des pouvoirs publics. C’est 14 % de moins qu’en 2013, et la plus mauvaise performance depuis douze ans. Ces dernières années, l’impact sur l’emploi des projets internationaux n’a cessé de décliner. Un problème majeur, car si François Hollande, Manuel Valls et leurs ministres sillonnent la planète pour répéter dans toutes les langues « La France est un pays pro-entreprises », c’est bien pour que cela crée des emplois. Or le compte y est de moins en moins.

Fini le temps des énormes usines, comme celle inaugurée par Toyota à Valenciennes (Nord) en 2001, qui avait entraîné la création de 4 000 postes d’un coup. Désormais, les projets les plus massifs dépassent rarement 200 emplois. A l’image de la nouvelle unité chimique installée par l’américain Hexcel Fibers à Roussillon (Rhône-Alpes), une des opérations majeures de 2014, qui a permis le recrutement de 120 personnes.

Lire aussi : Les nouveaux habits des investissements chinois en France

Au fil des ans, « les investissements changent, avec une forte progression du nombre de projets dans des activités à forte valeur ajoutée », constate-t-on chez Business France. En 2014, davantage de sociétés ont ainsi décidé d’implanter des sièges sociaux ou des centres de recherche et développement. A la clé, des emplois haut de gamme mais en quantité restreinte. Les investissements dans la production, eux, drainent toujours moins d’emplois, un reflet de la profonde crise de l’industrie en France.

Lire aussi : Faut-il craindre les investissements chinois en France ?

Investissement étranger : comment François Hollande a redoré l’image de la France (après l’avoir sapée)


HOLLANDE

INVESTISSEMENT – Bonne nouvelle. Après trois années de recul, les investissements étrangers en France sont repartis à la hausse. D’après le bilan publié ce 16 mars par Business France, l’agence chargée de l’attractivité de l’Hexagone et de la promotion des exportations, ils ont augmenté de 8% en 2014. Les étrangers ont investi dans 740 projets qui ont permis de maintenir ou créer 25.000 emplois en France

François Hollande a raison de s’en réjouir, il n’y est pas pour rien. Là où le candidat Hollande a terni l’image de « l’investissement France », à coups de déclarations contre la finance et de taxation à 75% des riches, le président a vite fait machine arrière.

Disparu l’épouvantail socialiste? Eh oui. Depuis la présentation des voeux du 31 décembre 2013, François Hollande a envoyé une déclaration d’amour très claire aux investisseurs en annonçant le pacte de responsabilité:

« Moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités », une déclaration ciselée pour le patronat. Si le coût du travail baisse, si les contraintes suivent, pourquoi ne pas embaucher? La rigidité du marché de l’emploi français et le niveau élevé du Smic sont deux arguments souvent pointés du doigts par le Medef. Au total, le gouvernement annonce 41 milliards d’euros de baisse de charges et d’impôts pour les entreprises d’ici 2017.

Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) a commencé à fonctionner dès 2014, il représente 20 milliards d’euros de crédit d’impôt pour les sociétés. En 2015, c’est au tour de la suppression progressive de la « C3S », un impôt sur la production rapportant de 5 à 6 milliards par an, premier volet des baisses de charges sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC et sur les indépendants.

Concrètement, peu importe que ce pacte ne soit pas bouleversant. « Avec le pacte de responsabilité, le gouvernement a réussi un effet publicitaire à l’international, analyse Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. L’effet macro n’est pas évident, mais il a été très bien accueilli par les investisseurs étrangers. Ils ont été surpris par un socialisme qu’ils jugeaient peu enclin aux réformes. »

Surtout, le gouvernement a joint le geste à la parole. Le 17 février 2014, François Hollande reçoit 34 chefs de grandes entreprises internationales pour la création du Conseil stratégique de l’activité. Siemens, Volvo, General Electric, Kingfisher, etc. Tous les continents sont représentés, mais aucun français n’a été invité. Au passage, le gouvernement en profite pour décorer certains d’entre eux.

Depuis, le gouvernement a multiplié ce genre d’initiative. Le club très select du Conseil stratégique de l’attractivité s’est réuni une deuxième fois le 19 octobre. En janvier, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a rendu une visite remarquée au Consumer Electronic Show de Las Vegas, un salon qui réunit chaque année la gratin des nouvelles technologies. « Les jeunes Français doivent avoir envie de devenir milliardaires », y a-t-il déclaré. Cette fois, l’épouvantail socialiste est bel et bien rhabillé.

Dans ce contexte, le marché chinois est l’objet d’une attention renforcée. Fin octobre, Laurent Fabius est allée rencontrer Jack Ma, le fondateur du site internet Alibaba, à Shanghai. Ensuite, le Premier ministre Manuel Valls s’est rendu à Pékin en janvier pour délivrer un message sans ambiguïté:

« Oui, vos investissements – nous savons tous que la Chine a des capacités financières considérables – sont les bienvenus ! (…) Mon gouvernement souhaite lever tous les obstacles pour permettre aux investisseurs, aux entreprises chinoises de venir. Ne craignez ni notre droit, ni notre droit social, ni ce qu’est la réalité française. Au contraire, c’est sans aucun doute un pays qui vous permettra de faire de très belles affaires. Donc bienvenue en France ! »

Ce pari pourrait être sur le point de payer. Le 18 mars, François Hollande va rencontrer Jack Ma pour le convaincre d’investir en France. Une opération séduction dont le succès n’ira pas sans polémique. Richard Li, le fils du milliardaire hong-kongais Li Ka-Shing, serait sur le point de prendre une participation dans Dailymotion, le site de partage de vidéo en ligne. Le Front national n’a pas loupé l’occasion pour dénoncer « les rachats massifs d’entreprises françaises par des groupes étrangers ».

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» La BPI en pointe sur le financement des starts up

Export : la France déploie son arsenal d’aide financière

Le Point –

Le gouvernement présente mardi son arsenal d’instruments de financement de l’exportation à 400 acteurs de la présence des entreprises françaises à l’étranger.

De nouveaux instruments vont être mis en oeuvre cette année par le gouvernement, tels que les crédits export par la banque publique d'investissement Bpifrance.
De nouveaux instruments vont être mis en oeuvre cette année par le gouvernement, tels que les crédits export par la banque publique d’investissement Bpifrance. © PIERRE ANDRIEU / AFP PHOTO

Le gouvernement présente mardi à 400 exportateurs et acteurs de la présence des entreprises françaises à l’étranger son arsenal existant d’instruments de financement de l’exportation, ainsi que quelques dispositifs mis en place cette année. Les financements vont de la prospection à l’exécution : assurance prospection, financement du besoin de fonds de roulement et des investissements des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) à l’étranger, garantie de change, assurance crédit pour garantir contre le non-paiement de contrats commerciaux ou le non-remboursement de crédits export octroyés à des acheteurs étrangers.

De nouveaux instruments vont être mis en oeuvre cette année, tels que les crédits export par la banque publique d’investissement Bpifrance, opérationnels au premier semestre, ou le refinancement de crédits export, qui doit entrer en vigueur dans le courant de l’année. « Jusqu’à présent, pour faire un crédit export il n’y avait que les banques et la Coface, qui assurait les banques, et l’exportateur dans le cadre de la mise en place de ces crédits. Notre constat il y a un an et demi a été que, souvent, quand le montant du crédit export était petit, il n’y avait plus personne parce que le coût rendait l’opération sans intérêt pour une banque », ont expliqué les ministères de l’Économie et des Finances. Ces prêts de Bpifrance, dont les activités sont orientées vers les PME et ETI, seront garantis par la Coface.

Progression des contrats conclus

Le second dispositif avait été annoncé en janvier en marge du sommet franco-africain pour la croissance. Il vise à répondre à la perte de compétitivité due au « coût de liquidité énorme ou plus fort que celui des concurrents » sur les contrats aux montants importants. Il doit « offrir la possibilité à des exportateurs et leurs banques d’aller chercher de la liquidité à moindre coût » en se refinançant auprès de la Sfil » (société de financement local). Banque à 100 % publique, la Sfil créée en février 2013 dit avoir pour « but de garantir la stabilité du financement du secteur public local en France« . « La France n’avait pas cet outil-là » qui existe dans plusieurs pays d’Europe, dans les pays nordiques, en Allemagne, dans des pays anglo-saxons, ont fait remarquer les ministères.

Les ETI représentent 4 % des exportateurs mais assurent un tiers des exportations de la France, a souligné le ministère de l’Économie. La Coface, entreprise à 100 % privée, gère des garanties exports pour le compte de l’État en vertu d’une convention avec lui. Les nouvelles promesses de garanties ont augmenté de 25 % en 2014 à 14,9 milliards d’euros. En nombre, elles ont progressé de 20 % avec 196 prises en garantie.

Les contrats effectivement conclus ont connu une progression plus forte (57 %), mais leur montant est moindre (11,2 milliards). La différence de montant est due au fait que les promesses de garanties sont faites à des stades où les contrats ne sont pas toujours conclus définitivement. Parfois, aussi, ce n’est pas l’entreprise française qui remporte le contrat. Les encours des garanties en vigueur au 31 décembre 2014 étaient de 65 milliards d’euros, en hausse de quatre milliards par rapport à fin 2013, selon les derniers chiffres officiels. L’État français envisage de transférer à Bpifrance son système de garantie aux exportations actuellement géré par la Coface.

  • Comment Hollande veut séduire les grands patrons étrangers

    François Hollande préside un conseil de l'attractivité de la France ce 17 février à l'Elysée

    François Hollande préside un conseil de l’attractivité de la France ce 17 février à l’Elysée – © DR

    Le chef de l’Etat préside, ce lundi 17 février, un conseil stratégique de l’attractivité au terme duquel il devrait annoncer des mesures pour inciter les entreprises étrangères à investir en France.

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  • Bercy veut améliorer le financement à l’export

    Le gouvernement veut améliorer le financement à l’export, qui reste l’un des principaux freins pour les entreprises françaises souhaitant se développer à l’international.Alors que l’État s’est engagé depuis 2012 dans une série de réformes de ses instruments de soutien public relatifs aux financements des exportations, une grande réunion est organisée ce matin à Bercy, en présence du ministre de l’économie Emmanuel Macron et du ministre des finances Michel Sapin, pour présenter les différents dispositifs.

    L’État a ainsi rénové et complété la palette de ses outils financiers de soutien à l’export: démarches de prospection à l’international, offre de financement à associer aux contrats commerciaux, couverture des risques associés aux projets, etc. «Les lignes directrices de ces réformes ont été la simplification, la modernisation et l’amélioration de la compétitivité de ces instruments», indique-t-on à Bercy.

    Parmi les nouveaux dispositifs, Bercy devrait annoncer la montée en puissance des prêts de développement export mis en place par Bpifrance. Ceux-ci permettent aux PME et ETI de financer des projets de croissance à l’international jusqu’à 5 millions d’euros, remboursables en 7 ans dont 2 ans de différé, sans caution personnelle ni garantie.

    En outre, alors que les PME éprouvent toujours des difficultés à trouver un financement pour les petits contrats à l’export, Bpifrance devrait désormais répondre à cette demande et ainsi «combler ainsi le trou qu’il y a dans la raquette», indique Bercy.

    Lundi, lors d’une visite au siège de l’établissement à Maison-Alfort (Val-de-Marne), François Hollande a assigné comme mission à la BPI «d’amplifier» la reprise économique en 2015. «Ce qui est aujourd’hui demandé à la Banque publique d’investissement, c’est d’accompagner, voire de précéder et même d’accélérer la reprise économique qui s’annonce», a affirmé le président de la République. «Notre bataille de la Marne du moment, c’est l’exportation», a pour sa part fait valoir le directeur général Nicolas Dufourcq, affichant l’objectif d’augmenter de 30 % les crédits à l’export en 2015 par rapport à 2014

    Bercy devrait également rebondir sur l’annonce faite par François Hollande, en février lors du forum franco-africain à Paris, de la création d’ici fin mars «d’une banque de l’exportation» destinée à faciliter la conclusion de «grands contrats internationaux», notamment en Afrique. Une nécessité car «beaucoup de pays assurent des financements bien plus avantageux que la France pour réussir à promouvoir leurs exportations», avait alors indiqué le chef de l’État. Ce dispositif devrait concerner tous les pays, tous les secteurs économiques, chaque fois qu’il y a un contrat qui dépasse un certain volume, 100 ou 200 millions d’euros.

    Il ne s’agit pas d’un nouvel établissement mais d’un mécanisme, adossé à la Société de financement local (SFIL, la banque des collectivités locales), qui permettra de réduire le coût de financement des grands contrats (centrales nucléaires, métros, ventes d’armes). «Les crédits proposés par les entreprises françaises à leurs clients étrangers pour les gros contrats restent encore trop chers par rapport à la concurrence», explique-t-on à Bercy.

    En 2014, l’État a accordé 196 promesses de garantie (en hausse de 20% par rapport à 2013) représentant un montant de 14,9 milliards d’euros (en hausse de 25%). Sur l’ensemble de ces projets, 168 se sont transformés en contrats garantis (+35% par rapport à 2013) pour un montant de 11,2 milliards d’euros (+ 57%). Au total, l’encours global des garanties de l’État en vigueur au 31 décembre 2014 s’élevait à 65 milliards d’euros, en hausse de 4 milliards par rapport à 2013.

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    Made in France: dix produits qui cartonnent à l’étranger

    Adrien Guilleminot,

    Dans notre balance commerciale, il n’y a pas que l’Airbus ou les vins de Bordeaux. Etonnants, discrets, innovants: voici dix best-sellers moins connus du Made in France

    Made in France: dix produits qui cartonnent à l'étranger

    Le stylo Bic, un succès de l’export Made in France qui ne se dément pas.       Group Bic

    1. La friteuse superstar

    Oprah Winfrey lui a offert un sacré coup de pub! Comment? En partageant avec les 3,5 millions d’abonnés de son compte Instagram une photo d’elle avec son appareil électroménager préféré. Tout bénéfice pour le Français français Seb… qui n’en avait pas franchement besoin: 84 % de ses 4,2milliards d’euros de chiffre d’affaires sont réalisés hors de France.

    2. Les téléphériques made in Grenoble

    Installée à Grenoble, l’entreprise a toujours visé haut. Depuis 1936 Poma fabrique des nacelles de transport par câbles comme les télécabines ou les téléphériques. Un business logiquement tracté par le boom mondial des sports d’hiver, qui permet à cette grosse PME de réalise plus de 60% de son chiffre d’affaires (283 millions d’euros en 2013, tout de même) à l’export. Mais pas seulement: les nouveaux transports urbains sont aussi pour elles. Poma vient par exemple de signer un accord avec la RATP pour réfléchir à un projet innovant.

    3. L’anti-paludisme le plus vendu au monde

    Conception française, production marocaine, clientèle essentiellement africaine. L’Asaq Winthrop, l’anti-palu le plus vendu au monde, illustre à lui tout seul la globalisation de l’industrie pharmaceutique française. Il a été mis au point par Sanofi, fleuron d’une industrie très internationalisée, et 5ème entreprise exportatrice française.

    4. Le stylo qui valait 100 milliards

    Il est célèbre et utilisé dans le monde entier. Plus de 100 milliards de stylos Bic ont circulé depuis son invention. Le groupe familial français (fabricant également de briquets et de rasoirs) a enregistré un chiffre d’affaires de 968,5 millions d’euros en 2014. Grâce notamment à ses performances à l’export: rien que l’Amérique du Nord représente 45% de ses ventes.

    5. Les voiliers au grand large

    La France ne vend pas que des avions: ses bâteaux, aussi, sont très appréciés. En particulier les voiliers, créneau sur lequel nous sommes leaders mondiaux (535,6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013-2014). Le savoir-faire français (notamment celui du vendéen Beneteau et son best-seller, le Sens 55) permet à la filière de réaliser 72,4 % de son activité à l’export.

    6. Le parfum français qui a détrôné… un parfum français

    Devinette: quelle est la fragrance que les femmes du monde entier s’arrachent? Chanel n°5? Raté, ça, c’était avant. C’est désormais un autre parfum made in France qui occupe la première place : La vie est belle de Lancôme. L’an dernier, ses ventes à l’international ont généré plus de 66 millions d’euros.

    7. Le malt qui s’impose même en Grande-Bretagne

    Le malt à la française, vous connaissez ? Gros producteur d’orge, la France s’est positionné sur cette céréale exportée aussi loin que la Chine, l’Arabie Saoudite… Emblématique de cette réussite, le groupe Soufflet Négoce réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’export. Et vient même de s’offrir une malterie à Burton upon Trent, en plein coeur de l’Angleterre. Des froggies au pays de la bière… Shocking !

    8. Le goûter qui traverse l’Atlantique

    Tous les parents français connaissent la si pratique Pom’Pote… Leurs homologues américains aussi, mais ils l’appelle GoGo SqueeZ. Derrière ses deux compotes en tube, incontournable ingrédient du goûter des petits, le groupe Materne (100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013). En 2010, cette PME rhodanienne a fait le choix de se lancer outre-Atlantique, et a même construit deux sites de production sur place.

    9. Le champagne aux 30 millions de bulles

    Le monde entier trinque au Moët. Et les chiffres ont de quoi susciter une légère ivresse: plus de 30 millions de bouteilles s’écoulent chaque année dans le monde. Présente en Inde, en Chine, au Brésil, la marque du groupe LVMH permet à ce dernier d’afficher, via sa branche vins et spiritueux, des résultats faramineux et issus à 94% de l’export.

    10. Le code-barres d’un champion nantais

    Un code-barres européen sur deux et un sur quatre dans le monde vient de France! De Nantes, plus précisément, où siège la société Armor, spécialisée dans la chimie des encres et l’impression. Présente en Inde, aux Etats-Unis ou en Chine, l’entreprise nantaise revendique avec fierté une place de leader mondial dans son secteur: 214 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 80% à l’export.

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    La croissance de l’e-commerce fait pousser les points relais

    Mercredi 11 mars, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) a publié un inventaire des commerces et son évolution sur trois ans à Paris , parsemé de jolies cartes avec plein de jolis points colorés. En surface, rien de bien passionnant : le nombre de commerces et services commerciaux a légèrement augmenté ; il y en aurait un peu plus de 62 000 dans la capitale.

    Bon.

    Un point a cependant retenu mon attention : l’e-commerce, dont les résultats croissent à un « rythme soutenu », pour ne pas dire insolent.

    « En 2013, le « e-commerce » en France a dépassé la barre symbolique des 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, tous biens et services confondus, soit une progression de 13,5% par rapport à 2012. »

    Un chiffre ridicule comparé à celui de 2014, où les Français ont dépensé 57 milliards d’euros sur Internet, d’après la Fevad, l’organisation représentative du secteur de l’e-commerce et de la vente à distance.

    Le renouveau des points relais

    Ainsi donc, malgré le pouvoir d’achat des  Français qui dégringole depuis 2008, l’e-commerce se porte merveilleusement bien, merci pour lui. Une croissance qui apporte son lot de conséquences plus ou moins attendues.

    Parmi elles, le renouveau des points relais.

    D’après le rapport de l’Apur, « l’activité en forte croissance du e-commerce oblige les distributeurs à adapter et optimiser leurs chaînes logistiques ». Ajoutez à cela « la congestion urbaine, la densité du bâti et le coût du transport », et l’adaptation du système de livraison de colis devient nécessaire :

    Le point relais, tout le monde semble y gagner : les clients n’ont plus à rester cloîtrés chez eux en attendant que le livreur sonne, « entre le 8 février, 8h30 et le 27 juin, 18 heures » ; les commerçants, de leur côté, bénéficient de plus de « visibilité », synonyme de plus de clients. Un système gagnant-gagnant, en somme.

    C’est presque trop beau, il y a forcément un moment où ça coince.

    Un gage de confiance

    Ligne 8 du métro, arrêt Ledru-Rollin, dans le 11e arrondissement de Paris. J’arrive devant Plastic Soul Records, un magasin de disques aux allures de fourre-tout. A l’intérieur, Michel, 50 ans, un bonhomme enjoué, renvoie son dernier client.

    Michel au comptoir de son magasin de disques (Matthieu Beigbeder/Rue89)

    Je l’ai appelé 20 minutes plus tôt, vers 19h30, et il m’a dit de passer sans une once d’hésitation. La particularité de ce disquaire, qui n’a pas bougé d’un iota depuis 1979, c’est qu’il fait aussi office de point relais, c’est-à-dire qu’en plus de vendre des CD, il réceptionne des colis et les transmet aux clients qui habitent dans son quartier.

    « Au départ, ce sont les gens de La Redoute qui sont venus me voir. Les gens du quartier qui consommaient leurs produits voulaient avoir un point de chute. Les gens de La Redoute sont venus un peu à reculons, ils m’ont dit “ on n’a pas l’habitude de solliciter ce type de commerce ”. D’habitude, c’est des pressings, des tabacs… Mais j’ai pas dit non, parce que si les clients ont demandé à ce que ça soit ici, c’est quand même qu’il y a un gage de confiance et qu’ils apprécient l’endroit. »

    « On ne fait pas ça pour l’argent »

    Ça fait maintenant cinq ans qu’en plus d’héberger des albums en tout genre, quelques guitares et des DVD, Plastic Soul Records accueille des colis. Selon Michel, « les retombées en terme de vente sont très minimes ». De l’ordre de 30 centimes d’euros le colis, nous assure-t-on chez Nova Optic, un autre point relais situé dans le 9e arrondissement de Paris. « C’est même moins », selon Michel :

    « On ne fait pas ça pour l’argent. »

    Des chiffres qui correspondent avec une enquête [PDF] menée par le ministère du Développement durable et l’Ademe en 2013, en Rhône-Alpes, qui avance une rémunération comprise « entre 0,2 euro et 0,5 euro par colis », selon le poids et la taille des colis.

    Cette rémunération est apportée aux commerçants par les enseignes de réseaux de points relais. On en dénombre quatre principales en France : Kiala, Pickup Services, Mondial Relay et Relais Colis. Ce dernier est l’acteur historique, celui à travers qui le concept est né grâce à La Redoute, au début des années 80… en France, donc. Cocorico. Chacun d’eux possédait, en 2012, entre 4 000 et 6 000 points relais en France comme en Europe.

    « Pour la pub, quoi »

    Parmi cette multitude de points relais se trouve celui de Khalfi. Il a 52 ans et tient la « Boulangerie de l’école », dans le 7e arrondissement de Lyon. Depuis cinq ans que son commerce est un point relais – en plus d’être une boulangerie –, il tourne à « une soixantaine de colis par jour », et bénéficie d’un apport « entre 400 et 500 euros par mois », soit environ 5% de son chiffre d’affaires.

    Chez ces commerçants qui se muent en point relais, l’appât du gain ne semble pas être la motivation principale. « C’est pour la visibilité, pour la pub quoi », explique la responsable chez Nova Optic, à Paris :

    « On a déjà eu des clients qui, au début, venaient pour les colis, et ensuite sont revenus acheter des lunettes. »

    Revers de médaille

    Michel au comptoir de sa boutique (Matthieu Beigbeder/Rue89)

    Pratique pour les distributeurs, pratique pour les consommateurs, pratique pour les commerçants ? Pas si vite. Michel, le disquaire bonhomme, freine des quatre fers :

    « Le point relais, c’est pas forcément quelque chose qui va vous mettre en avant. Il y a un revers de médaille. Si vous êtes en pleine vente d’un disque, et que vous voulez la bâcler pour livrer un colis, le client ne va pas revenir. En fonction du monde qui va venir récupérer un colis, les personnes qui viennent profiter du point de vente pour acheter un produit vont voir, non seulement qu’il y a du monde et vont partir, mais surtout que l’activité principale est mise un peu en standby pour donner des paquets. Les gens se disent “ c’est pas la peine, on va avoir affaire à des rigolos ici, ils sont pas pro ”. Ça peut jouer contre vous. »

    Khalfi, notre boulanger-livreur de Lyon, confirme que parfois, « c’est un peu compliqué » :

    « On fait tout en même temps. S’il y a du monde, il faut s’occuper des clients de la boulangerie en même temps que de ceux qui viennent récupérer leur colis. »

    Michel va même jusqu’à affirmer que certains commerces ne s’en sortaient plus, et ont dit : « moi, j’arrête. » Quand on lui demande s’il a déjà songé à cesser son activité de point relais, il nous rit au nez :

    « J’envisage pas d’arrêter. Pour moi, c’est un jeu, c’est drôle. Il m’est arrivé, des fois où j’avais un nombre de colis tellement gigantesque que c’était carrément la foire d’empoigne. Il faut qu’il y ait des moments comme ça, des pics où on va un peu sortir de ses attributions, pour que ça bouge, pour qu’il y ait du cinéma. Je crois que si vous êtes commerçant, c’est que vous avez envie de ça. »

    « L’une des solutions est le regroupement des expéditions en points de livraison localisés à proximité des clients, appelés points relais ou relais de proximité. Souvent situés chez des petits commerçants, ces points relais constituent un maillage d’autant plus fin que le milieu urbain est dense. Ainsi à Paris, on décompte environ 500 relais de ce type. Si l’on ajoute à ce nombre les bureaux de postes ainsi que les consignes automatiques Cityssimo, on atteint 650 points de retraits de (…)

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    E-commerce : des androïdes au service des clients

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    Commentaires

  • –                                                                        Ce qui porte ses fruits c’est la baisse de l’euro mais certainement pas la politique des pieds nickelés de l’exécutif français .

    –                                   C’est reparti à la hausse depuis que le gouvernement a (plutôt) arrêté le racket fiscal et mis en place des politiques favorisant l’entreprise. Faut continuer dans cette voie ! (et sinon, faudrait arrêter de tailler Zlatan aussi)

    @nonohappy : Ce qui donne ses fruits c’est un ensemble de choses…Je viens de voir 1 reportage sur les chantiers de St Nazaire…Il y a 2 ans 1 navire était commandé ,le plus gros du monde…Cela est passé inaperçu dans la morosité générale…Six commandes ont suivi, les carnets sont pleins jusqu’en 2016…Ce n’est pas du à la chute de l’euro,ni à celle du pétrole ! C’est toute une région qui revit…Qui est responsable,je ne sais pas ! Seuls les résultats comptent !

    –                                                                Trente mille emplois créés par les étrangers, c’est une misère!! Que l’on nous donne le nombre d’emplois créés en Pologne, en République tchèque ou en Hongrie. Il est évident que les étrangers continuent de se détourner de la France, non seulement pour une question de coût de main d’oeuvre (la Suisse avec des salaires déments est proche du plein emploi mais surtout pour l’ambiance de travail. Qui a envie de risquer une aventure à la « Conti Amiens? ». On parle de « fluidifer le marché du travail » sans oser dire qu’il faudra affronter des syndicats extrémistes tout puissants que nous sommes les seuls à avoir en Europe! Tant qu’on n’osera pas lutter clairement contre eux, il n’y aura pas de salut.

    –                                                                  Je doute que zlatan visait l’économie française dans ses propos…

    –                                                  Je suis scandalisée que M. Zlatan se soit permis cette réflexion. Mais, au fond, j’aimerai bien qu’il explique pourquoi ? Pourquoi il est excédé. Des membres de ma famille rentrent en France, plus de 3 semaines pour qu’on leur installe le téléphone ! L’installateur, appelle le jour du rendez-vous. Le temps de décrocher, plus personne. Impossible de joindre l’appelant. Un nouveau rendez-vous est fixé pour la semaine suivante ! Les étrangers qui viennent en France sont horrifiés de la complexité des démarches en France. Un autre membre de ma famille a acheté une maison aux USA, à partir de la signature du « compromis », il lui a fallu moins d’un mois pour être installé avec dans sa maison. Devis déménagement tout à été fait rapidement.

    –                                             Tout est bon en temps d’élections, ou comment enjoliver la vieille guimbarde , qu’ elle soit la plus présentable possible à la vente , car + 8% de mieux que -75% des années précédentes , disons que c’est un minimum en temps de reprise.

    –                                                    Je serais bien curieuse de savoir d’où sont originaires les investisseurs. Ne viendraient-ils pas de pays hors de la zone euro ? Les USA par exemple… Notre gouvernement y est-il pour quelque chose ? Je serais curieuse de trouver les statistiques comparatives des pays de la zone Euro, notamment au regard des années qui précèdent. Une statistique, elle se compare, elle se recoupe.

    –                                                                        J’vois pas ce que Zlatan fait dans cet article m’enfin… il aurait été mieux sans

    @cestmonavis                                                                   je le donne : Je vous fais part d’une info datant du 28 janvier 2014 qui a peu de chances de vous satisfaire : Sur le site l’Expansion (et ailleurs) le 29 janvier 2014 : « Les investissements direct étrangers (IDE) vers la France se sont effondrés de 77% en 2013, pour tomber à 5,7 milliards de dollars » selon le bilan publié le 28 janvier 2014 par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) alors que dans le même temps les IDE dans les pays de l’U.E ont grimpés en moyenne de 37,7%. C’est dingue – 77% non ? Ceux dont vous glorifier l’action sont responsables d’avoir fait fuir la quasi-totalité des investisseurs étrangers potentiels. Avant de commencer à « apurer le passif » (comme vous dîtes) des autres, les adeptes de l’enfumage au pouvoir se sont simplement aperçus très tardivement qu’entre mai 2012 et fin 2013 ils ont mis le pays sur la voie de l’effondrement express. Donc pour l’instant peut-être pouvons-nous espérer un mini rattrapage de la catastrophe des 2 premières années de mandats. Pour le reste Hollande mise tout sur l’injection massive de plus de 1000 milliards d’euros de liquidités par la BCE, la baisse des taux d’intérêts, la baisse de l’Euro au plus bas depuis plus de 12 ans et la chute des cours du pétrole. Bref, des données économiques dont l’évolution est indépendante de lui. Une autre info : Chiffres officiels de la croissance en 2014 publiée il y a une semaine (Eurostat) Zone Euro: 0,9 % U.E: 1,3 % Royaume-Uni: 2,6 % France: 0,4 % La France fait partie des 5 pays ayant la croissance du PIB la plus faible parmi les 27 pays de l’UE (contrairement au quinquennat précédent où elle se situait au-dessus de la moyenne). Ce sont les faits rien que les faits.

    –                                                                        Avec 1 million d euros par mois sans compter les pubs il devrait être plus respectueux même si la France nous tire vers le bas

    @cestmonavis                                                                       je le donne : Si business France qui est un opérateur public créé à l’initiative de Laurent Fabius et sous son contrôle, nous explique que c’est grace à Hollande et à Fabius lui même que le French Bashing a disparu en deux ans, c’est que cela doit être vrai.Qui pourrait remettre en cause l’objectivité de cette officine fabiusienne?.Il faudrait être de mauvaise foi.81 opinions

    • BenVoyons                                                                 FH veut séduire les patrons étrangers… Et s’il commençait par laisser vivre les TPE PME Françaises ? non ? vous ne coyez pas ? Quelle plaie ces politicards qui n’ont jamais bossé de leur vie et qui se couchent devant le moindre lobbi pour avoir l’air de faire quelque chose d’utile… Mais réfléchissez N.. de D.. .. Ah non ! oups ! au temps pour moi. S’ils étaient capables de réfléchir, ils auraient pu choisir un métier honnête :))

      Celimene     

      @quidambof :                                                                vous qui savez tout sur tout ??grand admirateur de la gauche ! la dette date de Mitterrand donc la droite, même s’il y a des reproches à faire à la droite, depuis 22 mois que la gauche « gouverne » ?? a mis le Pays plus bas que terre et maintenant ils aimeraient nous faire croire et cela va changer ! il y a belle lurette que je ne crois plus au père Noël et encore moins à ces incompétents notoires ! ne vous en déplaise ..

      @SOYLI :                                                                           taxes en tout genre pour les TPE, PME, 200% d’augmentation de taxe professionnelle cela vous parle ou pas ?? combien d’heures de travail certainement pas 35 ! plutôt 70 !! sans compter les WE à faire la comptabilité et les déclarations URSSAF qui mélange tout ! où il faut se déplacer pour leur expliquer ! TVA et j’en passe maintenant les entreprises doivent calculer l’éco taxe sur tous les produits : en fonction du poids, du volume, etc .. etc … la méthode stérile vous avez l’air d’en connaître un rayon

  • –                                                                  La France est un pays plein d’avenir s’il arrive à se débarrasser des fonctionnaires qui l’asservisse et la plume.

    –                                                                       Très bien : vooilà qui nous change du nooir ha

    –                                                                       Cela montre que le made in France peut-être compétitif, abordable, et s’exporter. Ce sont des produits faciles à trouver, mais malheureusement hors denrées alimentaires, il faut souvent chercher longtemps et se prêter à des vérifications fastidieuses… Des nouveaux outils intéressants permettent de diminuer drastiquement ce temps : -le moteur de recherche du made in France http://www.prefrance.fr -cet annuaire collaboratif d’un nouveau genre http://www.le-bottin-du-mif.fr/ qui permet notamment de voir le pourcentage de fabrication en France

    –                                                   Nous pouvons être fier que certains de nos produits ont encore la cote sur le marché international. Mais il faut se rendre compte que notre balance commerciale est toujours déficitaire car nous achetons plus que nous ne vendons. Cela cause certainement beaucoup de problèmes pour la rentrée de devises.

    –                                                  Et si avec tout ça,on n’a pas un excédent commercial,c’est que les responsables sont in compétents

    @Pecheur57 :                                                                  ben non! S’il n’a pas été livré c’est que le produit n’a pas marché, donc il n’a pas sa place dans la liste! Sinon on pourrait éviter de jouer les gros lourds à toujours jouer les pisses froid quand il y a un article qui va dans le sens de la bonne humeur : la France a des produits qui marchent très bien, réjouissons nous !

    –                                                    Il faudrait peut-être fin à une idée reçue.AIRBUS n’es pas une sociéré française,mais européenne (quatre pays)

    –                                                                     Vous avez oublier les 2 navires commandés et payés à moitié ,qu’ il va falloir rembourser avec les pénalitées de rupture de contrat qui vont avec ,ce qui vous l’avouerait est un trés bon choix vu la conjoncture actuelle ,sans compter les emplois et la notorietée de notre savoir faire à l’étranger ,sans compter sur la pub ! Vraiment nul

    • pemmore                                                        Je sais que l’épicerie du village, si elle devenait un genre de points relais, cad réception mais aussi expédition de colis deviendrait un endroit pour y faire des emplettes.              C’est à 5 km, il faut une très bonne raison pour y aller.
    • lancetrelancetre                                                L’article passe sous silence l’une des causes majeures de la multiplication des points relais : l’explosion extravagante des tarifs exigés par la Banque Postale.

      Depuis le 1er janvier 2015, il n’est plus possible d’expédier au tarif « lettre » les livres qui dépassent 3 cm d’épaisseur.

      3cm, avec l’enveloppe « bulles » indispensable pour protéger le livre, on y arrive très vite.

      Seule solution proposée par la Banque Postale : le Colissimo, hors de prix.     Pour un livre acheté dix euros sur e-bay ou un autre site, le vendeur demande souvent 8 euros de port !

      Je demande systématiquement s’il est possible de l’envoyer par Mondial Relay, en moyenne 30 à 40 pour cent moins cher.

      Constatant que de moins en moins de gens avaient recours à ses services, la Banque postale a choisi…d’augmenter ses prix ! ! !   Et dans quelles proportions !    Décision suicidaire.

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