en attendant les départementales.en attendant les départementales.

Brésil: un million de manifestants dans les rues de Sao Paulo contre Dilma Rousseff

BRSIL MANIFESTATION

INTERNATIONAL – Un million de Brésiliens manifestaient ce dimanche 15 mars à Sao Paulo pour réclamer la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff, a indiqué la police militaire de la capitale économique du pays sur son compte twitter.

Les manifestations organisées dimanche dans tout le pays contre la présidente, réélue de justesse fin 2014, ont mobilisé près d’1,5 million de personnes selon les estimations ville par ville de la police militaire, soit une marée humaine comparable au pic atteint lors de la fronde sociale historique de juin 2013.

Selon des estimations de la police militaire, les cortèges, convoqués sur les réseaux sociaux, ont notamment rassemblé 45.000 personnes dans la capitale Brasilia, 24.000 à Belo Horizonte (sud-est), 15.000 à Rio de Janeiro.

Une importante manifestation était sur le point de débuter à Sao Paulo (sud-est), capitale économique du géant d’Amérique latine et fief d’une opposition qui a mal digéré sa courte défaite à la présidentielle de l’automne dernier, au terme d’une campagne rugueuse.

Des marches de moindre ampleur ont été enregistrés dans le nord et le nord-est, à Salvador de Bahia, Recife ou Belem, villes traditionnellement acquises au Parti des travailleurs (PT) au pouvoir.

« Intervention militaire maintenant »

Vêtus de jaune, vert ou bleu, les couleurs du drapeau brésilien, de nombreux manifestants réclamaient la destitution de Mme Rousseff, qui a entamé son second mandat il y a à peine trois mois.

Certains réclamaient même une intervention militaire pour mettre fin à 12 ans de pouvoir du PT, le jour même où le pays commémorait le 30e anniversaire de retour de la démocratie au Brésil, après une longue dictature militaire entamée en 1964.

A Rio, environ 15.000 manifestants ont envahi l’avenue longeant la célèbre plage de Copacabana aux cris de « Dehors Dilma! Dehors le PT » et entonné l’hymne national comme dans les autres grandes villes.

Rita Souza, une productrice de télévision âgée de 50 ans, arborait une pancarte réclamant une « Intervention militaire maintenant ».

« Je ne demande pas un coup d’Etat, mais une intervention constitutionnelle pour appeler à de nouvelles élections propres, sans urnes électroniques, sans manipulation du PT. Qu’ils s’en aillent tous à Cuba », a-t-elle déclaré à un journaliste de l’AFP.

« Je soutiens le départ de Dilma. Les plus grands scandales de corruption ont eu lieu sous son gouvernement et elle n’a rien dit », affirmait à Brasilia, Alesandro Braga, un entrepreneur de construction de 37 ans, manifestant sur l’Esplanade des ministères avec son épouse et leur fils en poussette.

« Troisième tour électoral »

La popularité de Dilma Rousseff a chuté de 19 points en février à seulement 23%, alors que les nuages s’accumulent sur tous les fronts pour la présidente.

La septième puissance économique mondiale est au bord de la récession. L’inflation grimpe (7,7% sur 12 mois), les déficits publics se sont creusés et le réal s’est déprécié de 30% en 12 mois face au dollar.

Revenant sur ses engagements électoraux, la présidente s’est résolue à mettre en place un ajustement budgétaire douloureux, critiqué par une partie de son propre camp politique.

A ce contexte dégradé s’ajoute la vive tension générée par les ramifications politiques du vaste scandale de corruption qui ébranle le géant étatique Petrobras et les principales entreprises de construction du pays.

Des dizaines de politiciens appartenant majoritairement à la coalition au pouvoir, dont 22 députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs, sont soupçonnés par la justice d’avoir perçu des pots de vins de la compagnie pétrolière.

Dilma Rousseff a défendu le droit à manifester dans une vidéo postée sur Facebook.

Elle avait souligné il y a quelques jours qu’il n’était pas possible d’organiser un troisième tour électoral dans la rue, qui supposerait une « rupture démocratique ».

La gauche accuse l’opposition de velléités « putschistes ». Elle s’était mobilisée vendredi, à l’appel de syndicats et d’organisations proches du PT, lors de manifestations pour défendre la présidente, Petrobras et la démocratie, qui ont rassemblé 175.000 personnes selon les organisateurs, 33.000 selon la police.

En juin 2013, un an avant le Mondial de football et en pleine Coupe des confédérations, le Brésil avait été secoué par une fronde sociale historique contre la corruption, le coût des grands événements sportifs et l’indigence des services publics.

Lancé sur les réseaux sociaux par des jeunes des classes moyennes, ce mouvement anti-système visant l’ensemble de la classe politique différait des manifestations de dimanche qui, bien qu’officiellement apolitiques, ont surtout mobilisé la droite.

Brésil: un million et demi de manifestants contre Dilma Rousseff

Une marée jaune et verte d’1,5 million de Brésiliens, dont un million dans la seule ville de Sao Paulo, a manifesté dimanche contre la présidente de gauche Dilma Rousseff, empêtrée dans la crise économique et le scandale de corruption Petrobras.

Ces manifestations, qui ont mobilisé sans étiquette officielle l’électorat d’opposition, sont les plus importantes enregistrées au Brésil depuis la fronde sociale historique qui avait ébranlé le géant émergent d’Amérique latine en juin 2013.

A Sao Paulo, mégapole de 11 millions d’habitants et fief de l’opposition, un million de manifestants selon la police militaire ont envahi à perte de vue l’immense avenue Paulista et les rues adjacentes dans le centre-ville.

Aux cris de « Basta! Dilma Dehors », les manifestants ont entonné à de nombreuses reprises l’hymne brésilien, un grand nombre d’entre eux réclamant la destitution de la présidente, réélue de justesse fin 2014 pour un second mandat.

Des manifestations similaires se sont déroulées dans au moins 80 villes du pays. Selon les estimations ville par ville de la police militaire, les cortèges ont notamment rassemblé 45.000 personnes dans la capitale Brasilia, 100.000 à Porto Alegre, 30.000 à Belo Horizonte et 15.000 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, dans le sud-est industrialisé et le centre du pays.

Brésil: 5.000 manifestants contre la corruption et la politique de Dilma Rousseff

Manifestation contre la corruption et la politique de la président Dilma Rousseff, le 6 décembre...

AFP       Manifestation contre la corruption et la politique de la président Dilma Rousseff, le 6 décembre 2014 à Sao Paulo

Quelque 5.000 manifestants, selon la police, ont défilé samedi dans le centre de Sao Paulo contre la corruption au Brésil et la politique du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff, lors d’un rassemblement soutenu par l’opposition.

Il s’agissait de la cinquième manifestation de ce genre depuis la réélection le 26 octobre de Mme Rousseff au second tour de l’élection présidentielle.

Après la polémique suscitée par la présence lors de rassemblements antérieurs de partisans du retour à un régime militaire au Brésil, l’un des organisateurs, le groupe VemPraRua (« Va dans la rue »), a publié sur les réseaux sociaux un manifeste en forme de mise au point.

« Nous sommes contre toute violence et nous condamnons tout extrémisme (séparatisme, intervention militaire, coup d’Etat), et nous n’acceptons pas les gouvernements autoritaires », a déclaré sur Facebook ce groupe qui se définit comme « spontané, non partisan et démocratique ».

Toutefois, des manifestants portant des pancartes en faveur d’un coup d’Etat sont venus au rassemblement de samedi, puis, après quelques moments de tension, l’ont quitté. Ce groupe d’environ 400 personnes a ensuite défilé selon un autre itinéraire, d’après la police.

La manifestation de samedi avait le soutien d’Aecio Neves, candidat à l’élection présidentielle du Parti social-démocrate du Brésil (PSDB), battu au second tour par Dilma Rousseff, présentée par le Parti des travailleurs (PT, gauche).

M. Neves avait publié une vidéo appelant à rejoindre la manifestation, dans laquelle il évoquait le scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras, qui complique le début du second mandat de Mme Rousseff.

« Nous disions déjà que le scandale Petrobras était la plus grande affaire de corruption de l’histoire du Brésil. Mais la liste ne cesse de croître, et à présent nous nous apercevons qu’il n’y avait pas que Petrobras. Plus que jamais, nous devons être mobilisés », déclare M. Neves dans cette vidéo.

A Sao Paulo, où se tenait la manifestation, M. Neves a obtenu plus de 60% des voix au second tour de la présidentielle.

Ces derniers mois, les Brésiliens sont chaque jour informés de nouvelles révélations sur le scandale Petrobras.

Les malversations commises au sein de cette entreprise contrôlée par l’Etat, qui est la plus importante entreprise du Brésil, s’élèveraient selon la police à quatre milliards de dollars sur dix ans.

D’après les premières dépositions, Petrobras et de grandes entreprises brésiliennes de construction se mettaient d’accord, dans le cadre d’appels d’offres, pour surfacturer les contrats et reverser ces montants supplémentaires au PT et à des partis alliés.

Mme Rousseff a annoncé que tous les contrats signés entre Petrobras et ces entreprises de construction seraient « revus ».

Brésil: 1,5 million de manifestants dans la rue contre Dilma Rousseff

 LEXPRESS.fr avec AFP

La popularité de la présidente brésilienne est descendue en flèche depuis la révélation d’un vaste scandale de corruption lié à l’activité de Petrobras, géant pétrolier public.

Brésil: 1,5 million de manifestants dans la rue contre Dilma Rousseff

Des dizaines de milliers personnes manifestent en opposition à Dilma Rousseff à Copacabana à Rio de Janeiro, le 15 mars 2015.                     afp.com/Yasuyoshi Chiba

Une claque. Un million et demi de Brésiliens ont manifesté dimanche, dont un million rien qu’à Sao Paulo, pour réclamer la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff. Elle est mise en difficulté par un vaste scandale de corruption lié à l’activité de Petrobras, géant pétrolier et ancien fleuron du secteur public.

>> Lire aussi:Le scandale Petrobras aura-t-il la peau de Dilma Rousseff?

Des cortèges similaires se sont réunis dans au moins 80 villes du pays. Selon les estimations ville par ville de la police militaire, les cortèges ont notamment rassemblé 45 000 personnes dans la capitale Brasilia, 100 000 à Porto Alegre, 30 000 à Belo Horizonte et 15 000 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, dans le sud-est industrialisé et le centre du pays. Des marches de moindre ampleur ont eu lieu dans le nord et le nord-est, à Salvador de Bahia, Recife ou Belem, région traditionnellement acquises au Parti travailliste de Dilma Rousseff.

Dilma Rousseff encore loin de l’impeachment

Les manifestations contre la présidente, réélue de justesse fin 2014, sont comparables au pic atteint lors de la fronde sociale historique de juin 2013. Une surprise. « A l’échelle du pays, cela ne représente qu’un petit pourcentage de la population, explique Stéphane Monclaire, maître de conférences à l’Université Paris I, mais le Brésil n’a pas, comme la France, une culture de la manifestation. » D’autant que l’opposition ne bénéficie pas, comme le Parti travailliste de Dilma Rousseff, de mouvements de masse facilement mobilisables, à l’instar des mouvements étudiants.

Le précédent de 2013 semble avoir fonctionné dimanche. Pour autant, si les cris de « Basta! Dilma Dehors » ont résonné, la présidente est encore loin de la procédure d’impeachment qui pourrait la destituer. Pour cela, il faudrait que l’enquête dans l’affaire Petrobras apporte une preuve contre la présidente. Or, ce n’est pas le cas pour l’instant

Brésil: un million et demi de manifestants contre Dilma Rousseff

Des dizaines de milliers personnes manifestent en opposition à Dilma Rousseff à Rio de Janeiro, le 15 mars 2015
 (c) Afp Des dizaines de milliers personnes manifestent en opposition à Dilma Rousseff à Rio de Janeiro, le 15 mars 2015 (c) Afp

Sao Paulo (AFP) – Une marée jaune et verte d’1,5 million de Brésiliens, dont un million dans la seule ville de Sao Paulo, a manifesté dimanche contre la présidente de gauche Dilma Rousseff, empêtrée dans la crise économique et le scandale de corruption Petrobras.

Ces manifestations, qui ont mobilisé sans étiquette officielle l’électorat d’opposition, sont les plus importantes enregistrées au Brésil depuis la fronde sociale historique qui avait ébranlé le géant émergent d’Amérique latine en juin 2013.

A Sao Paulo, mégapole de 11 millions d’habitants et fief de l’opposition, un million de manifestants selon la police militaire ont envahi à perte de vue l’immense avenue Paulista et les rues adjacentes dans le centre-ville.

Aux cris de « Basta! Dilma Dehors », les manifestants ont entonné à de nombreuses reprises l’hymne brésilien, un grand nombre d’entre eux réclamant la destitution de la présidente, réélue de justesse fin 2014 pour un second mandat.

Des manifestations similaires se sont déroulées dans au moins 80 villes du pays. Selon les estimations ville par ville de la police militaire, les cortèges ont notamment rassemblé 45.000 personnes dans la capitale Brasilia, 100.000 à Porto Alegre, 30.000 à Belo Horizonte et 15.000 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, dans le sud-est industrialisé et le centre du pays.

Des marches de moindre ampleur ont eu lieu dans le nord et le nord-est, à Salvador de Bahia, Recife ou Belem, région traditionnellement acquises au PT de Mme Rousseff.

– Financement des campagnes –

« Le chemin commence seulement à être tracé, et nous n’allons pas nous disperser », s’est félicité dans une vidéo le leader de l’opposition, Aecio Neves (centre-droit), rival malheureux de Dilma Rousseff à la présidentielle de 2014.

S’exprimant au nom du gouvernement, le ministre de la Justice José Eduardo Cardozo a indiqué lors d’une conférence de presse télévisée que la présidente annoncerait « dans les prochains jours » une série de mesures pour renforcer le combat contre la corruption.

« Il est nécessaire de fermer la principale porte d’entrée de la corruption politique au Brésil en interdisant le financement des campagnes électorales par les entreprises, comme cela se fait dans d’autres pays », a déclaré M. Cardozo.

Le gouvernement est sévèrement affecté par les ramifications politiques du scandale de corruption généralisée qui ébranle le géant étatique pétrolier Petrobras et les principales entreprises de construction du pays.

La justice enquête sur 49 hommes politiques, en majorité membres de partis de la coalition au pouvoir, soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin de Petrobras tirés de commissions versées au groupe pétrolier par ses sous-traitants en échange de contrats.

– Troisième tour électoral –

Parmi les suspects figurent 22 députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs en fonction, le président du Sénat, celui du Congrès des députés, membres du puissant parti centriste PMDB, et le trésorier du Parti des travailleurs PT.

La popularité de Dilma Rousseff a chuté de 19 points en février à seulement 23%, les nuages s’accumulant sur tous les fronts pour la présidente.

La septième puissance économique mondiale est au bord de la récession. L’inflation accélère (7,7% sur 12 mois), les déficits publics se sont creusés et le réal, la monnaie nationale, s’est déprécié de 30% en 12 mois face au dollar.

Revenant sur ses engagements électoraux, Mme Rousseff s’est résolue à un ajustement budgétaire douloureux, critiqué par une partie de son propre camp politique.

« Nous voulons maintenant la destitution de Dilma Rousseff », a déclaré à Sao Paulo Rubens Nunes, un avocat de 26 ans, conseiller juridique du mouvement Brésil Libre, à l’origine de la manifestation monstre de Sao Paulo.

« Il existe des fondements juridiques solides suffisants (…) Il est absurde qu’elle continue d’affirmer qu’elle ne savait rien » de la corruption au sein de Petrobras, a ajouté M. Nunes, interrogé par une journaliste de l’AFP pendant la manifestation.

A Rio et Sao Paulo, des manifestants minoritaires mais néanmoins nombreux, n’ont pas hésité à réclamer ouvertement une intervention de l’armée pour mettre fin à 12 ans de pouvoir du PT, le jour même où le Brésil célébrait le 30e anniversaire du rétablissement de la démocratie après une longue dictature militaire entamée en 1964.

Dilma Rousseff avait mis en garde il y a quelques jours contre les tentations d’organiser dans la rue un troisième tour électoral qui supposerait une « rupture démocratique », alors que son camp accuse régulièrement l’opposition de velléités « putschistes ».

Plus d’un million de Brésiliens défilent contre Dilma Rousseff

RIO DE JANEIRO (Reuters) – Plus d’un million de personnes ont défilé dimanche dans plusieurs villes du Brésil pour protester contre la dégradation de la situation économique du pays, l’inflation et la corruption et pour demander une destitution de la présidente Dilma Rousseff dans l’affaire Petrobras.

Dilma Rousseff, qui a entamé son second mandat il y a trois mois, ne devrait pas céder à la pression de la rue, ni faire l’objet d’une procédure « d’impeachment » dans cette affaire de corruption portant sur plusieurs millions de dollars touchant la compagnie pétrolière publique.

Toutefois, ces manifestations qui interviennent seulement cinq mois après la courte réélection de la présidente sortante traduisent un mécontentement croissant à l’égard de sa gestion.

Les défilés organisés dimanche se sont déroulés dans le calme et n’ont pas reproduit les vagues de manifestations parfois violentes qui s’étaient déroulées en 2013 pour dénoncer les dépenses publiques en vue de l’organisation de la Coupe du monde 2014 dans le pays.

Des milliers de personnes vêtues de bleu, vert et jaune, les couleurs du drapeau national, se sont rassemblées sur le front de mer de Copacabana à Rio pour demander le départ de la présidente.

A Sao Paulo, plus d’un million de manifestants se sont retrouvés malgré la bruine sur l’avenue Paulista dans le centre de la capitale financière du pays.

Dans un communiqué, le leader de l’opposition Aecio Neves battu au second tour de la présidentielle en octobre a jugé que les Brésiliens « étaient descendus dans la rue pour retrouver leurs valeurs et leurs rêves ».

« Les gens se sentent trahis », a commenté Diego Ortiz, un manifestant de 32 ans, qui a qualifié l’affaire Petrobras « de honte nationale et internationale ».

Les opposants font valoir que la politique menée par le Parti des travailleurs a hypothéqué le taux de croissance du pays qui était en moyenne de 4% par an au cours de la décennie précédant l’arrivée de Rousseff au pouvoir.

Ils critiquent notamment les fortes dépenses publiques, les prêts subventionnés, le protectionnisme et la corruption comme les principaux maux expliquant le ralentissement de l’économie.

Les analystes estiment que le Brésil devrait entrer en récession cette année. L’inflation est à son niveau le plus élevé depuis 10 ans et la monnaie nationale, le real, a perdu plus de 22% de sa valeur face au dollar cette année.

(Paulo Prada, Pierre Sérisier pour le service français)

Brésil: des dizaines de milliers de manifestants contre Dilma Rousseff

AFP Des dizaines de milliers personnes manifestent en opposition à Dilma Rousseff à Rio de Janeiro, le 15 mars 2015 AFP

Des dizaines de milliers personnes manifestaient dimanche dans plusieurs villes du Brésil contre la présidente Dilma Rousseff, cible d’une grogne montante en raison de la crise économique et du vaste scandale de corruption Petrobras qui ébranle sa majorité.

Les cortèges rassemblaient notamment 20.000 personnes dans la capitale Brasilia, 15.000 à Rio de Janeiro, 4.000 à Salvador de Bahia (nord-est), selon des estimations de la police militaire. Une autre manifestation, faisant figure de test, devait débuter à la mi-journée à Sao Paulo, capitale économique du pays et fief de l’opposition.

Vêtus de jaune ou vert, couleurs du drapeau brésilien, de nombreux manifestants réclamaient la destitution de Mme Rousseff, difficilement réélue fin 2014 pour un second mandat de quatre ans au terme d’une campagne rugueuse.

Certains, moins nombreux, demandaient même une intervention militaire pour mettre fin à 12 ans de pouvoir du Parti des travailleurs (PT, gauche).

A Rio, les manifestants agitaient des drapeaux brésiliens sur l’avenue longeant la célèbre plage de Copacabana, derrière un camion sonorisé d’où les organisateurs criaient dans le micro: « Dehors Dilma! Dehors le PT et emporte Dilma avec toi! ».

Rita Souza, une productrice de télévision âgée de 50 ans, arborait une pancarte proclamant: « Intervention militaire maintenant ».

« Je ne demande pas un coup d’Etat, mais une intervention constitutionnelle pour appeler à de nouvelles élections propres, sans urnes électroniques, sans manipulation du PT. Qu’ils s’en aillent tous à Cuba », a déclaré cette manifestante à un journaliste de l’AFP.

AFP

Des manifestants s’opposent à Dilma Rousseff à Rio de Janeiro, le 15 mars 2015

« Je soutiens le départ de Dilma. Les plus grands scandales de corruption ont eu lieu sous son gouvernement et elle n’a rien dit », a affirmé à Brasilia Alesandro Braga, un entrepreneur du bâtiment qui manifestait sur l’Esplanade des ministères accompagné de son épouse et de leur fils en poussette.

Les manifestations se déroulaient deux jours après celles organisées pour défendre la présidente, le groupe pétrolier public Petrobras et la démocratie brésilienne, à l’appel de syndicats et mouvements sociaux proches du PT. Les cortèges avaient réuni 148.000 personnes selon les organisateurs, 32.000 selon la police.

Mme Rousseff est confrontée à une situation complexe sur plusieurs fronts: l’économie du géant d’Amérique latine est au bord de la récession alors que l’inflation continue de grimper (7,7% sur 12 mois), que les déficits publics se sont creusés et que la monnaie nationale, le réal, a perdu 30% de sa valeur en 12 mois face au dollar.

Contrairement à ses engagements électoraux, la présidente s’est résolue à mettre en place un ajustement budgétaire douloureux, et critiqué par une partie de son propre camp politique.

A ce contexte dégradé s’ajoute la vive tension politique générée par le scandale de corruption qui ébranle Petrobras. Des dizaines de politiciens appartenant majoritairement à la coalition au pouvoir, dont 22 députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs, sont soupçonnés par la justice d’avoir perçu des pots de vins de la compagnie pétrolière.

Brésil: un million et demi de manifestants contre Dilma Rousseff

Une marée jaune et verte d’1,5 million de Brésiliens, dont un million dans la seule ville de Sao Paulo, a manifesté dimanche contre la présidente de gauche Dilma Rousseff, empêtrée dans la crise économique et le scandale de corruption Petrobras.

Ces manifestations, qui ont mobilisé sans étiquette officielle l’électorat d’opposition, sont les plus importantes enregistrées au Brésil depuis la fronde sociale historique qui avait ébranlé le géant émergent d’Amérique latine en juin 2013.

A Sao Paulo, mégapole de 11 millions d’habitants et fief de l’opposition, un million de manifestants selon la police militaire ont envahi à perte de vue l’immense avenue Paulista et les rues adjacentes dans le centre-ville.

Aux cris de « Basta! Dilma Dehors », les manifestants ont entonné à de nombreuses reprises l’hymne brésilien, un grand nombre d’entre eux réclamant la destitution de la présidente, réélue de justesse fin 2014 pour un second mandat.

Des manifestations similaires se sont déroulées dans au moins 80 villes du pays. Selon les estimations ville par ville de la police militaire, les cortèges ont notamment rassemblé 45.000 personnes dans la capitale Brasilia, 100.000 à Porto Alegre, 30.000 à Belo Horizonte et 15.000 sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, dans le sud-est industrialisé et le centre du pays.

Des marches de moindre ampleur ont eu lieu dans le nord et le nord-est, à Salvador de Bahia, Recife ou Belem, région traditionnellement acquises au PT de Mme Rousseff.

– Financement des campagnes –

« Le chemin commence seulement à être tracé, et nous n’allons pas nous disperser », s’est félicité dans une vidéo le leader de l’opposition, Aecio Neves (centre-droit), rival malheureux de Dilma Rousseff à la présidentielle de 2014.

S’exprimant au nom du gouvernement, le ministre de la Justice José Eduardo Cardozo a indiqué lors d’une conférence de presse télévisée que la présidente annoncerait « dans les prochains jours » une série de mesures pour renforcer le combat contre la corruption.

« Il est nécessaire de fermer la principale porte d’entrée de la corruption politique au Brésil en interdisant le financement des campagnes électorales par les entreprises, comme cela se fait dans d’autres pays », a déclaré M. Cardozo.

Le gouvernement est sévèrement affecté par les ramifications politiques du scandale de corruption généralisée qui ébranle le géant étatique pétrolier Petrobras et les principales entreprises de construction du pays.

La justice enquête sur 49 hommes politiques, en majorité membres de partis de la coalition au pouvoir, soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin de Petrobras tirés de commissions versées au groupe pétrolier par ses sous-traitants en échange de contrats.

– Troisième tour électoral –

Parmi les suspects figurent 22 députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs en fonction, le président du Sénat, celui du Congrès des députés, membres du puissant parti centriste PMDB, et le trésorier du Parti des travailleurs PT.

La popularité de Dilma Rousseff a chuté de 19 points en février à seulement 23%, les nuages s’accumulant sur tous les fronts pour la présidente.

La septième puissance économique mondiale est au bord de la récession. L’inflation accélère (7,7% sur 12 mois), les déficits publics se sont creusés et le réal, la monnaie nationale, s’est déprécié de 30% en 12 mois face au dollar.

Revenant sur ses engagements électoraux, Mme Rousseff s’est résolue à un ajustement budgétaire douloureux, critiqué par une partie de son propre camp politique.

« Nous voulons maintenant la destitution de Dilma Rousseff », a déclaré à Sao Paulo Rubens Nunes, un avocat de 26 ans, conseiller juridique du mouvement Brésil Libre, à l’origine de la manifestation monstre de Sao Paulo.

« Il existe des fondements juridiques solides suffisants (…) Il est absurde qu’elle continue d’affirmer qu’elle ne savait rien » de la corruption au sein de Petrobras, a ajouté M. Nunes, interrogé par une journaliste de l’AFP pendant la manifestation.

A Rio et Sao Paulo, des manifestants minoritaires mais néanmoins nombreux, n’ont pas hésité à réclamer ouvertement une intervention de l’armée pour mettre fin à 12 ans de pouvoir du PT, le jour même où le Brésil célébrait le 30e anniversaire du rétablissement de la démocratie après une longue dictature militaire entamée en 1964.

Dilma Rousseff avait mis en garde il y a quelques jours contre les tentations d’organiser dans la rue un troisième tour électoral qui supposerait une « rupture démocratique », alors que son camp accuse régulièrement l’opposition de velléités « putschistes »

==========

Commentaires

bobnaro3737                                                            Le Brésil réagit enfin car la Présidente Dilma Roussef est à la tête de corruption active ! !

Il y a déjà quelques mois que les brésiliens sont mécontents de leur Présidente et demandent sa démission IL est vrai qu’elle est mélée à une affaire de corruption dans l’affaire Petrobas et qu’elle n’est pas non plus très nette dans la gestion de son pays.
En plus Sao Paulo est certainement la plus grande ville du Brésil par le nombre d’habitants et de plus c’est une ville très dangereuse car il y a des problèmes tous les jours. Les riches vivent dans des immeubles avec des portails de 10 mètres de haut et avec des garde du corps chez eux à longueur d’années.
C’est l’un des pays les plus dangereux d’Amérique du Sud avec le Vénézuela et l’Argentine !

jackknight                                                              Brésil du Brésil en 2014 = 202, 7 millions    1. 5 million dans la rue, c’est vraiment peu, non ?
spirou  •

  • soit seulement 0,7% de la population….selon les organisateurs

    serge  • 

    Mariage pour tous en France, il y avait plus d’1 million mais ils nous ont entubés.

    Toufou  •  

    bientôt dans notre beau pays !

  • A Giordano  •

    l’opposition Brésilienne , frustrée de son échec a la présidentielle , utilise l’affaire Petrobras , pour demander la destitution d’une présidente démocratiquement élue ..
    ( de plus , il faut savoir que dans l’affaire de corruption / Petrobras , tout les milieux politiques sont touchés , gauche comme droite ! )
    on peut noter que certains dans cette opposition , n’hésitent pas à demander l’intervention de l’armée , pour remettre de  » l’ordre  » , on se souvient la dernière fois ou l’armée est intervenue dans les affaires du pays , cela s’est soldé par plus de 20 ans de dictature , une corruption généralisée , et une économie en déroute …
    ( les militaires s’est pas franchement la solution )
    entre l’opposition Brésilienne , et l’opposition Vénézuélienne , il y a cela de commun , c’est qu’ils ont du mal a respecter le verdict du peuple ( élections ) , et n’hésitent pas a en appeler au coup de force pour revenir au pouvoir …

    il y a une chose dont on peut être certain concernant le Brésil , la corruption y est endémique , c’est une véritable gangrène pour le pays , et cela depuis des lustres , (souvenons nous de la construction de Brasilia , question corruption ) changer les têtes dirigeantes , n’est pas une solution , les nouveaux feront idem …il faut éduquer au plus vite les jeunes générations de Brésiliens , ceux qui bâtiront le futur du pays !

    jean  • 

    des socialistes……………rien d’autre a comprendre …….c’est tout compris….MARINE 2017 à tout prix

    anne  •

    corruption universelle

    Girard  •  

    La démocratie convient à la droite qu’à condition qu’elle détienne le pouvoir, sinon, elle considère le pouvoir des urnes comme une dictature…!

    viviane  • 

    plus d’ un million de manifestants à Sao Paulo en ce moment (chiffre de la Police Militaire) 16h heure Btésil 20h heure française

  • michel  •

    donc elle est aussi pourrie que les autres!

    A Giordano  •

    1,5 millions de manifestants , sur un pays comptant plus de 200 millions d’habitants , c’est franchement pas un raz de marée …
    1 million de manifestants a Sao Paulo , ville comptant 11 millions d’âmes …idem !

    ceux qui est intéressant de constater , c’est qui manifeste ?….c’est ultra majoritairement ceux qui ont perdus la dernière élection présidentielle , et qui tente d’utiliser l’affaire Petrobras , pour tenter un coup de force , certains , parmi les plus réactionnaires en appelant même à l’armée …
    l’armée …pour quoi faire , réinstaurer la dictature qu’a connu le Brésil de 1964 à 1985 , et qui ruina le pays a tout les niveaux ….
    je pense que bien peu de brésiliens sont prêts , à revivre une telle expérience !

Publicités