Barrage de Sivens: le Conseil général du Tarn choisit un projet « light » et demande l’expulsion des zadistes

BARRAGE SIVENS

ENVIRONNEMENT – Le Conseil général du Tarn a tranché. L’assemblée a voté vendredi matin, le 6 mars, pour un projet de barrage réduit sur le site de Sivens après que le gouvernement eut écarté la version initiale contestée par les écologistes.

Peu après l’annonce du Conseil général, qui a aussi exigé l’expulsion sans délai des occupants du site, les gendarmes postés autour du barrage sont entrés à la rencontre des zadistes en vue de les expulser, sur ordre du ministère de l’Intérieur. Au moins cinq zadistes avaient accepté auparavant de sortir volontairement avec l’assurance d’être protégés des agriculteurs qui encerclent le site du projet de barrage, selon une source préfectorale.

Peu après 14h15, les gendarmes attrapaient à bras le corps les opposants, qui tentaient une résistance passive en s’accrochant les uns aux autres, avec pour objectif de les évacuer du site. A 15h, les gendarmes avaient mis fin à l’occupation du site. Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, et les forces de l’ordre n’avaient pas recensé de blessés à 14h45.

Manuel Valls, a promis vendredi une « réponse extrêmement déterminée, extrêmement ferme de l’Etat » à l’encontre de ceux qui s’opposeraient « à la légitimité des élus » du Tarn. « Ceux qui continueraient sur le terrain à s’opposer à la légitimité des élus du territoire, qui ne respecteraient pas l’Etat de droit, qui ne voudraient pas que les choses s’apaisent, doivent savoir qu’ils trouveront une réponse extrêmement déterminée, extrêmement ferme de l’Etat, aucune action contre la démocratie ne pourrait être tolérée », a dit Manuel Valls devant la presse, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre québécois, Philippe Couillard.

Vers 13h30, un imposant dispositif de gendarmes mobiles avait commencé par faire face à des petits groupes de zadistes, perchés pour les uns sur le toit de la métairie, un bâtiment appartenant au conseil général, d’autres sur des échafaudages dans la zone dite du fort, tout près de l’endroit où le jeune écologiste Rémi Fraisse est mort le 26 octobre tué par l’explosion d’une grenade offensive des gendarmes.

Tandis qu’un zadiste demandait à discuter avec le préfet, un responsable des forces de l’ordre a répondu: « Vous étiez au courant, nous sommes ici pour vous évacuer en application d’ordonnances de justice ».

Selon une source préfectorale, « une vingtaine de personnes » avaient déjà été « récupérées calmement » vers 13h45. De même source, on parle encore de « récupérer tranquillement » le reste des quarante zadistes présents sur le site, certains depuis 18 mois.

D’autres zadistes, tels Christian, ont indiqué lors d’un point-presse improvisé après l’entrée des gendarmes sur le site qu’ils allaient « se cacher dans les bois ». « On ne partira pas », a-t-il ajouté. Parallèlement, d’autres zadistes faisaient état de plusieurs interpellations lors d’une première charge des gendarmes.

Après les escarmouches de la semaine autour du site, les tentatives infructueuses de « ravitailler les résistants », les accusations réciproques d’agression, la destruction de deux cabanes par les agriculteurs probarrage, taxés de « milice » par les zadistes, un calme précaire régnait sur le site jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre.

Le Conseil général du Tarn a voté par 43 voix contre 3 pour le projet réduit, et a également exigé « l’expulsion sans délai » des zadistes qui occupent le site, pour certains depuis 18 mois.

« Redimensionner le projet initial »

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, avait présenté mi-janvier deux solutions de remplacement: un Sivens « light » visant un réservoir réduit de moitié environ, soit 750.000 m3, ou un ensemble de quatre retenues plus petites, une à Sivens et trois autres non loin.

Dans son vote, l’assemblée départementale a décidé de « redimensionner le projet initial », qui avait été de toute façon enterré par Ségolène Royal mi-janvier. Ce vote a été acquis par le même score massif que lors du vote pour le projet initial en mai 2013.

Les élus accèdent ainsi à des demandes répétées de Ségolène Royal, qui avait insisté sur le « surdimensionnement » du projet d’1,5 million de m3, mais ils ne donnent pas d’indication sur la réduction de volume de la retenue. Le président du Conseil général, le socialiste Thierry Carcenac, a indiqué peu avant le vote que le deuxième scénario était trop coûteux et long à réaliser.

Cependant, les travaux ne vont pas commencer tout de suite. Thierry Carcenac a annoncé à l’AFP que des études complémentaires allaient être menées. « Nous verrons où ce redimensionnement se positionnera », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il existait une « marge de manœuvre de plus ou moins 10% » sur la contenance de l’ouvrage par rapport aux 750.000 m3 évoqués par le ministère de l’Ecologie.

La FNSEA a salué le « courage » manifesté, « dans un contexte tendu », par le Conseil général du Tarn. Le premier syndicat agricole se félicite dans un communiqué du « retour à la légalité » sur le site de Sivens et d’un nouveau projet tenant « compte des besoins en eau pour l’agriculture, le tourisme, l’étiage des cours d’eau ».

Il ajoute vouloir « le respect de la loi, l’évacuation des zadistes et le début des travaux sans délai ». En revanche, cette décision n’a pas vraiment convaincu les écologistes, qui estime que le choix d’un projet « light » « ne règle rien sur le fond »:

Dix grands projets contestés par les écolos

Barrage de Sivens : le nettoyage de la zone commence

Le Point

Les derniers zadistes encore présents sur le site du projet de barrage de Sivens ont été évacués ce vendredi 6 mars par les gendarmes.

Vue prise le 6 mars 2015 du projet du barrage de Sivens (Tarn), d'où une quarantaine de zadistes ont été expulsés.
Vue prise le 6 mars 2015 du projet du barrage de Sivens (Tarn), d’où une quarantaine de zadistes ont été expulsés. © Remy Gabalda/AFP

Le site du projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, a été entièrement évacué, vendredi. En effet, la quarantaine de zadistes présents sur la zone ont été expulsés. Depuis, le site est gardé par un important dispositif de gendarmes, et le nettoyage de la zone a commencé.

Parallèlement, une trentaine de zadistes et sympathisants ont installé vendredi soir un campement sur une grande place de la ville de Gaillac distante de 15 kilomètres environ, a-t-on appris auprès des forces de l’ordre. Sur leur site internet « Tant qu’il y aura des bouilles ! », ils appellent à une assemblée générale samedi en début d’après-midi.

Les barricades ont été dégagées

Sur le site évacué après 16 mois d’occupation, un imposant ballet de camions-benne a commencé samedi matin. Les véhicules chargent palettes de bois et morceaux de métal récoltés sur la Zad. Près de la « métairie neuve », un bâtiment du conseil général dont les zadistes avaient fait un quartier général, un tractopelle et un camion-grue chargent des débris divers dans de grandes bennes. Un peu plus loin, les engins des entreprises de travaux publics démantèlent des cabanes installées dans les arbres ainsi qu’un mirador. Les barricades, qui parsemaient la « zone à défendre », ont été dégagées, quelques véhicules que les anciens occupants n’ont pu récupérer restent sur les bas-côtés ou dans la boue. « Il faudra un mois pour tout dégager », estime le salarié d’une entreprise.

La presse peut circuler sur le site, à l’exception des bois où une enquête judiciaire est en cours pour vérifier si des pièges n’y ont pas été placés, lorsque les occupants voulaient se prémunir contre les incursions, en particulier des agriculteurs pro-barrage. Près de 200 agriculteurs avaient fait le blocus de la Zad toute la semaine pour exiger l’expulsion immédiate des occupants. Ils ont levé leurs barrages vendredi à la mi-journée lorsque l’intervention des forces de l’ordre a débuté. Aucun agriculteur n’était visible aux abords du site samedi matin

Sivens: de la montée de la tension à l’expulsion des zadistes

 LEXPRESS.fr avec AFP

L’expulsion ce vendredi après-midi des militants écologistes présents sur le site contesté du barrage de Sivens met fin à une semaine de tensions extrêmes. Résumé de ces sept derniers jours en six épisodes.     

Sivens: de la montée de la tension à l'expulsion des zadistes

Ce vendredi, le conseil général du Tarn a voté pour la réalisation d’un barrage réduit.   afp.com/Pascal Pavani

Toute la semaine, la tension est montée crescendo à Sivens, dans le Tarn. D’un côté, les agriculteurs favorables au projet de barrage, de l’autre, les zadistes, militants écologistes de la « ZAD » (zone à défendre), anti-barrage. Les deux camps se sont opposés, sous l’oeil des gendarmes, aux abords du site contesté depuis plus d’un an. Pourquoi ce regain de tension? Retour sur cette semaine hors normes.

>> Retrouvez tous nos articles sur le projet de barrage contesté à Sivens

Episode 1: un week-end tendu

Vendredi de la semaine dernière, les zadistes installent une barricade au carrefour de la D999, en pleine campagne. Celle-ci est détruite et reconstruite trois fois. Samedi « un ou deux coups de poing ont été échangés » entre les deux camps. Dimanche matin, la barricade est de nouveau démontée.

Résultat: un escadron de 80 gendarmes mobiles arrive pour prêter main forte au groupement de gendarmerie du Tarn. Ensemble, ils bloquent les deux principaux accès au site contesté. « Il y avait trop de monde pour qu’on assure la sécurité, on a reçu l’ordre de ne laisser entrer personne », a indiqué un gendarme posté à un accès du site.

Episode 2: le début de l’occupation des agriculteurs

Près d’une centaine d’agriculteurs de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, ndlr.) se rassemblent dès lundi matin devant les deux accès principaux du site. Ils réclament l’évacuation immédiate des occupants du site, conformément à des décisions de justice prises en février. « Il y a un sentiment d’exaspération, nous voulons mettre la pression sur l’État pour qu’il dégage le site et mette fin à cette zone de non-droit », déclare sur place Roland Legrand, président des Jeunes agriculteurs du Tarn.

A quelques centaines de mètres de là, de l’autre côté des barrages de gendarmes, une quinzaine de zadistes se retranchent derrière des barricades de branchages et de grillages improvisées.

Mardi, les agriculteurs poursuivent le blocus du site occupé par les zadistes. Au total, plus d’une centaine de personnes étaient présentes en deux points d’entrée de la ZAD. « Des paroles ont été échangées (avec les zadistes, ndlr.). Rien de plus », confie Philippe Jougla, président de la FNSEA du Tarn.

Dans le même temps, Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, appelait les deux camps « au calme » au cours d’une conférence de presse. « Il faut avancer, prendre des décisions, s’y tenir et faire revenir l’État de droit. »

Episode 3: incursions d’agriculteurs

Le bras de fer se poursuit mercredi avec la pénétration de plusieurs agriculteurs dans la zone. Selon des témoins, ces derniers détruisent certaines constructions des zadistes. « Nous assistons à des scènes de guerilla », déclarait Philippe Jougla, présent sur place aux côtés de quelque 200 pro-barrage à l’entrée de la ZAD.

Un peu avant, une manifestation de 200 personnes sur la place principale de la commune de Gaillac, à une vingtaine de kilomètres de Sivens, avait été bloquée par les forces de l’ordre. Certains manifestants avaient, là encore, réussi à échapper à l’encerclement.

Episode 4: manif interdite et appel au calme

Face à la montée des tensions, le ministre de l’Intérieur appelle jeudi, à « l’apaisement » et à la « responsabilité de chacun ». « La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d’octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse […] Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames », souligne le ministre.

Par crainte d’éventuels débordements, Bernard Cazeneuve demande également au préfet du Tarn d’interdire les manifestations prévues ce vendredi à Albi « compte tenu des risques graves auxquels s’exposeraient les manifestants, pour leur intégrité physique » et en raison « du climat de violence ».

Episode 5: barrage « réduit » et expulsion des zadistes

Le conflit entre les pro et les anti-barrage a finalement pris fin ce vendredi. Un peu avant midi, le conseil général du Tarn vote en faveur d’un barrage « réduit » ainsi que pour « l’expulsion sans délai des zadistes ». Une partie des 300 gendarmes, qui entourent la ZAD depuis le début de la semaine, pénètre alors pénétré sur le site dès la mi-journée. Deux heures plus tard, après avoir cerné les militants, ils s’emparent d’une trentaine de récalcitrants et vainquent la résistance de ceux qui tentent de s’accrocher les uns aux autres.

Vingt-et-une personnes sont interpellées, dont une partie en garde à vue « pour attroupement interdit et violences sur agents de la force publique ». Le ministre de l’Intérieur se félicite de « cette « évacuation sans heurts ». « Dans la République, le seul chemin est celui du refus de la violence« , affirme-t-il.

De son côté, Ségolène Royal souligne sur Twitter « l’aboutissement d’un long et patient travail. » La solution retenue pour le barrage ne satisfait pourtant ni les militants écologistes, ni les agriculteurs.

Sivens: la zad évacuée et gardée par les gendarmes, le nettoyage commence

Le site du projet de barrage de Sivens (Tarn), d’où une quarantaine de zadistes ont été expulsés vendredi, est gardé samedi par un important dispositif de gendarmes, et le nettoyage de la zone a commencé, a constaté un journaliste de l’AFP.

Parallèlement, une trentaine de zadistes et sympathisants ont installé vendredi soir un campement sur une grande place de la ville de Gaillac distante de 15 kilomètres environ, a-t-on appris auprès des forces de l’ordre. Sur leur site « Tant qu’il y aura des bouilles ! », ils appellent à une assemblée générale samedi en début d’après-midi.

Sur le site évacué après 16 mois d’occupation, un imposant ballet de camions-benne a commencé samedi matin. Les véhicules chargent palettes de bois et morceaux de métal récoltés sur la zad.

Près de la « métairie neuve » un bâtiment du conseil général dont les zadistes avaient fait un quartier général, un tractopelle et un camion-grue chargent des débris divers dans de grandes bennes. Un peu plus loin les engins des entreprises de travaux publics démantèlent des cabanes installées dans les arbres ainsi qu’un mirador.

Les barricades, qui parsemaient la « zone à défendre », ont été dégagées, quelques véhicules que les anciens occupants n’ont pu récupérer restent sur les bas-côté ou dans la boue.

« Il faudra un mois pour tout dégager », estime le salarié d’une entreprise.

La presse peut circuler sur le site, à l’exception des bois où une enquête judiciaire est en cours pour vérifier si des pièges n’y ont pas été placés, lorsque les occupants voulaient se prémunir contre les incursions, en particulier des agriculteurs pro-barrage.

Près de 200 agriculteurs avaient fait le blocus de la zad toute la semaine pour exiger l’expulsion immédiate des occupants. Ils ont levé leurs barrages vendredi à la mi-journée lorsque l’intervention des forces de l’ordre a débuté.

Aucun agriculteur n’était visible aux abords du site samedi matin.

Sivens : les gendarmes évacuent les zadistes par la force

L'Obs avec AFP

CARTE. Le Conseil général a voté pour un projet de barrage réduit et pour l’expulsion sans délai des occupants du site. 21 zadistes ont été interpellés.

Une trentaine de zadistes ont été expulsés manu militari en début d'après-midi. Balint Porneczi / AP / SIPA Une trentaine de zadistes ont été expulsés manu militari en début d’après-midi. Balint Porneczi / AP / SIPA

Le conseil général du Tarn a voté vendredi 6 mars au matin pour un projet de barrage réduit sur le site de Sivens, en remplacement de la version initiale contestée par les écologistes. L’évacuation des zadistes a aussitôt débuté.

Les gendarmes entrés sur le site de Sivens pour expulser les zadistes se sont emparés d’une trentaine d’entre eux qu’ils avaient d’abord cernés sur la zone.

Peu après 14h15, les gendarmes attrapaient à bras le corps les opposants, qui tentaient une résistance passive en s’accrochant les uns aux autres, avec pour objectif de les évacuer du site.

21 interpellations ont eu lieu lors de l’évacuation, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en milieu d’après-midi.

Des dispositions réglementaires ont été prises pour que la zone évacuée le demeure dans l’avenir », a indiqué le ministre.

Quelques heures avant que la décision ne tombe, une partie de la quarantaine de zadistes avaient replié leurs tentes et trié leurs affaires, tandis qu’une source préfectorale indiquait que plusieurs avaient déjà accepté de quitter la zone.

Quatre zadistes avaient ensuite accepté de sortir volontairement de la ZAD, avec l’assurance d’être protégés des agriculteurs qui encerclent le site du projet de barrage, a indiqué une source préfectorale

Un vote massif pour le projet de barrage réduit

Peu avant cette intervention, le conseil général du Tarn avait voté pour la réalisation d’un barrage réduit et exigé « l’expulsion sans délai » des occupants du site.

Le conseil a voté par 43 voix contre 3 pour le projet réduit. Un vote acquis par le même score massif que lors du vote pour le projet initial en mai 2013.

Les élus accèdent ainsi à des demandes répétées de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, qui avait insisté sur le « surdimensionnement » du projet de 1,5 million de mètres cube, mais ils ne donnent pas d’indication sur la réduction de volume de la retenue.

L’autre scénario jugé trop coûteux

Ségolène Royal avait proposé deux solutions de remplacement au projet initial : une diminution de moitié de la retenue pour la porter à 750.000 m3 d’eau, et située toujours à Sivens mais 330 mètres en amont, ou la création de quatre retenues plus petites.

Le président du Conseil général, le socialiste Thierry Carcenac, a cependant indiqué peu avant le vote que le deuxième scénario était trop coûteux et long à réaliser.

Thierry Carcenac a annoncé que des études complémentaires vont être menées. « Nous verrons où ce redimensionnement se positionnera », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il existe une « marge de manoeuvre de plus ou moins 10% » sur la contenance de l’ouvrage par rapport aux 750.000 m3 évoqués par le ministère de l’Ecologie

Après l’évacuation de la « ZAD » de Sivens, le démantèlement commence

Le Monde.fr avec AFP |

Pendant l'évacaution de la ZAD de Sivens, le 6 mars.

Après avoir été totalement évacué, vendredi 6 mars, le site du projet du barrage de Sivens (Tarn) est gardé samedi par un important dispositif de gendarmes. Le démantèlement de la zone a commencé.

Lire le récit de notre envoyé spécial : La « ZAD » de Sivens totalement évacuée

Après 16 mois d’occupation, un imposant ballet de camions bennes a débuté samedi matin, chargeant palettes de bois et morceaux de métal récoltés sur la « zone à défendre » (ZAD). Près de la « métairie neuve », un bâtiment du conseil général dont les zadistes avaient fait un quartier général, un tractopelle et un camion-grue chargent des débris divers dans de grandes bennes. Un peu plus loin, les engins des entreprises de travaux publics démantèlent des cabanes installées dans les arbres ainsi qu’un mirador.

Les barricades, qui parsemaient la ZAD, ont été dégagées, quelques véhicules que les anciens occupants n’ont pu récupérer restent sur les bas-côtés ou dans la boue. « Il faudra un mois pour tout dégager », estime le salarié d’une entreprise.

Voir aussi nos explications : A Sivens, un conflit désamorcé ?

Les « zadistes » à nouveau délogés

La presse peut circuler sur le site, à l’exception des bois où une enquête judiciaire est en cours pour vérifier si des pièges n’y ont pas été placés, lorsque les occupants voulaient se prémunir contre les incursions, en particulier des agriculteurs pro-barrage.

Parallèlement, une quarantaine de « zadistes » et sympathisants avaient installé vendredi soir un campement sur une grande place de la ville de Gaillac, distante de 15 kilomètres environ. Ils ont été délogés samedi midi par les forces de l’ordre. L’opération s’est déroulée sans violence significative, les zadistes opposant une résistance essentiellement passive aux gendarmes. Plus tôt, ils avaient appelé, sur leur site, à une assemblée générale samedi en début d’après-midi.

Près de 200 agriculteurs avaient fait le blocus de la « ZAD » toute la semaine pour exiger l’expulsion immédiate des occupants. Ils ont levé leurs barrages vendredi à la mi-journée lorsque l’intervention des forces de l’ordre a débuté.

Vous connaissez SIVENS ?

Mais oui, bien sûr. On en a assez parlé à la Télé, radios et journaux.
> > C’est le projet très controversé d’un immense barrage sur la rivière TESCOU, un affluent du TARN, sur la commune de LISLE sur TARN,
> > département du TARN (81).
> > La nouvelle ministre de l’écologie, Mme Ségolène ROYAL, a pris la sage décision de « geler » ce projet et d’ajourner les travaux qui devaient débuter, après un accord du conseil général du TARN.
> > « STOP », a dit la ministre. On revoit le projet, pour construire un barrage baucoup plus petit.
> > Cet avis ministériel a permis de calmer les esprits.
> > Les lieux ont été évacués par les gendarmes, Sivens a retrouvé son calme.
> > Les membres de la « ZAD » (  » Zone A Défendre  » ) qui squattaient le site sont partis.
> > Ils se disaient écologistes. Ils avaient pourtant promis de tout nettoyer avant leur départ.
> > Regardez ces photos récentes. Il n’y a plus personne.
> > Mais y a du boulot pour remettre cette belle campagne Tarnaise en état !sans-titre11sans-titre10sans-titre13sans-titre14

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 Commentaires

Kreuz                                                                                  Nettoyage             Je croyais que les écolos aimaient la nature. C’est donc comme cela qu’ils la traitent ? Pauvres minables, et après ça les verts voudraient nous donner des leçons de respect de la nature ? Dehors, et zou.
Henri Eugène                                                                  16 mois d’occupation.   Ils vivent de quoi nos 40 rebelles ?           Je veux bien que les décisions des élus en matière d’aménagement du territoire ne soient pas toujours dictées par la préservation de l’environnement, mais si ce qui reste de nos paysans considèrent que c’est un mieux pour la poursuite de leur production ? Après notre industrie, veut on mettre à genoux notre agriculture ? En l’occurrence il a fallut la détermination de 200 agriculteurs pour qu’enfin et dans l’ordre, les choses se résolvent.

Intéressant de constater que nos « zadistes », soutenu par les écologistes, nous coûtent très cher, comme la mobilisation excessive des forces de l’ordre durant tout ce temps durant lequel leur présence serait si utile ailleurs.
Contribuable, mon ami, tu es le citoyen du futur !

vingas                                                                                   C’est bien   Point.
maurice2                                                                              Les « zadistes »…   C’est quoi au juste ? A part la traduction de l’abréviation : zone à défendre, je suppose que ce sont les gardiens de la révolution -enfin, non, les gardiens des zones à défendre… Mais à défendre de quoi ? Des paysans qui, de la sorte, ne peuvent plus exploiter leurs terres ? Qui sont spoliés ! Qui va les indemniser pour le manque à gagner ? Les « zadistes » ? Quand on voit le « foutoir » qu’ils ont laissé sur les lieux, on est sans voix… C’est à eux qu’il fallait demander de nettoyer les lieux ! Mais, à part l’état de « zadistes », ils font quoi, ces personnes, dans le « civil » ? Qui les rémunère ? Qui les fait vivre ? Il y a belle lurette que ces « zadistes » auraient dû être évacués « manu militari »… ! Dans ce pays, il n’y a plus aucune autorité de la part des pouvoirs publics ! Heureusement que le Conseil de l’Europe vient de condamner « l’exercice de la fessée en France !
Cabou_                                                                            Et voilà c est nous qui payons. Pourquoi pas pollueurs payeurs ou même et ce serait encore mieux nettoyeurs.
chrislola29                                                                     Héhéhé            Ce n’étaient donc pas des écolos ? Propre sur eux ? Soucieux de l’environnement et de la nature ? On m’aurait menti ? Déchettistes va !

ooooooo  •  

C ‘est bien,  » on nettoie la zone « , et pourquoi pas faire nettoyer par les zadistes, ces porcs qui ont tout dégu…eulassé!…. Par contre, le pauvre imprimeur où les frères terroristes ont foutu le gros bazar se débrouille seul, sans aucune aide de l’ Etat!…. 2 poids 2 mesures! L’égalité en a. pris un sacré coup avec ces socialos!….. A vous écœurer définitivement de ces chacals!…

Jean  • 

ZAD égale « zone à détritus »…

  • mimi  • 

    Les écolos se disent protecteurs de la nature et laissent un terrain jonché d’immondices…ils sont aussi sournois que les socialistes, qui disent aider les pauvres mais s’occupent essentiellement des islamistes…

  • Patrick  • 

    150 pour garder un bout de terre et les châteaux églises monastères et tous les lieux de l histoire de France rien

  • Charlie Martel  •  

    Il n’y a pas eu de contrôles anti-drogues?
    Pourquoi ces NAZIS-ZADISTES ne sont-ils pas INTERDITS?

  • Michel  • 

    Il manque Joe Dalton sur la photo

    Monkey63  • 

    Quelle crasse ils ont laissée ! Et ça se dit écologiste avec tous ces déchets plastiques laissés partout ! Sans compter que ces braves gens, fainéants, vivaient des diverses aides de l’Etat c’est à dire du contribuable. Le plus comique c’est (sur TF1) cette minable jeune femme qui donnait comme argument que le barrage allait couter cher et que c’était avec NOS impôts ! J’aimerai bien savoir combien elle paye d’impôts, elle ?

    JEANNINE  •  

    Mais de quoi vivent toutes ces personnes ? puisqu’ils se disent écolo c’est à eux de nettoyer les lieux cela serait la moindre des choses parce que là c’est encore les français qui vont payer

  • jozart  • 

    Quel dépotoir !! Les Zi’hadistes.. bienveillants protecteurs et sauveurs de Dame Nature !
    Ca laisse rêveur ..

    helene  • 

    Ils laissent un terrain sale derrière eux, plein de sacs en plastique, de bouteilles et çà se dit Ecolos!!!

@pour la paix des peuples : C’est le temps de réflection qu’il a fallu à notre président . S’ils étaient partis d’eux même !!!!!!

@pour la paix des peuples : C’est la methode Hollande ,attendre qu’ils partent d’eux même !!! C’est comme pour faire repartir le pays et faire les réformes qui s’imposent ,il attend que les autres le fassent pour lui ou que le pays redémarre de lui même sans rien faire . Et oui c’est la methode Hollande !!!!!!!!

–                                                                     Et ceux de Notre Dame des Landes? On attend quoi pour les déloger ?
–                                                                            Il faut absolument empêcher de revenir ces professionnels du camping sauvage payé par nos impôts…

@olivier35 :                                                                             …Pour beaucoup d’entr’eux, ils bénéficient du RSA et autres aides…..tout ceci payé par nos impôts…

–                                                     Et dire qu il a fallu attendre 18 mois pour les deloger.

@PROPOUST: ils n ont pas besoin de travailler. Papa et maman, pour la plupart BOBO assurent leur avenir et protègent leurs rejetons. La plupart ont le numéro de téléphone de leur avocat tatoué sur l’avant bras

–                                                                                  Ni haine ni violence! !!! Jusqu’à la prochaine fois.
–                                                                           Question : en dehors de passer des semaines en camping rigolard dans la nature, quels sont les occupations professionnelles et le travail de ces joyeux fainéants entretenus par les impôts des travailleurs ? De quoi vivent-ils? Qu’apportent-t-ils à la communauté des citoyens Français en dehors de leurs rigolades champêtres à prétexte écologique, alors qu’ils se moquent pas mal de l’écologie, eux qui ne travaillent pas les champs pour gagner leur pain ?!!!!!!

jean lafrance jean lafrance                                              Ca donne envie d être flic…..
Simone Couturier                                                                       Ceux qui croient tant à la justice impartiale, lisez l’OBS pour savoir comment Mr Guéant va s en sortir, et comment s’en est sorti Sarko. Vous me faites rire !….. 

  Il y a sans cesse des poursuites judiciaires qui se terminent par un non lieu, surtout lorsqu il s agit de personnes politiques, alors si vous croyez à l’ indépendance de la justice c’ est que vous voulez bien être aveugle parce que cela vous arrange. J’ai été juré aux Assises et je me suis faite une opinion. De plus, le fait d’avoir des amis juges et avocats et….policiers , malgré tout, aide bien à se forger une opinion.

Le droit de réserve est quelquefois perdu à la retraite
@Donat Bartonicci :   Oui je doute de l indépendance de la justice et vous devriez un peu ouvrir les yeux. Tout, actuellement le démontre. Pourquoi tant de gens haut placés qui ont fait parlé d eux pour des détournement de biens sociaux, par exemple, s’en sortent royalement ??? La justice du pauvre et la justice du riche c’est connu depuis des lustres. J ai eu affaire à la justice en ce qui concerne mon fils qui a été giflé par un concierge et qui a perdu un oeil définitivement (il venait d être opéré) Il jouait avec des copains dans les escaliers d une copropriété à Villeurbanne à faire rouler des petites voitures, malheureusement, il y en avait un qui a mis un peu de sable. Nous avons attaqué en justice, ce n’est pas le concierge qui a été jugé mais le responsable, un syndic très puissant, J’ai vu notre avocat qui riait avec celui de la partie adverse et nous avons été déboutés parce que nous n avions pas un sou pour régler un avocat. Alors vos idioties de dire que je veux une justice par des « possédants » me font grimacer. Mais en dehors de cela, question justice je peux vous dire que je suis bien placée pour connaître comment cela se passe !….Bon sang vous ne lisez pas l OBS vous pourriez vous documenter sur les « affaires ». et vous faire une opinion. Sans suite, vous ne connaissez pas ????
Pierre Favauge Pierre Favauge                                            Maintenant que ces racailles sont sorties du site de Sivens il est urgent de s’occuper de Notre Dame des landes … Pourvu que les verts n’attisent le feu pas de nouveau. Ils ont tout de même une énorme responsabilité y compris pour la mort de pauvre mec décédé.
Patvos                                                                                            Un propos ahurissant et fascisant
gilles ruhland                                                                                  gros coup médiatique ,c’est tout ,car entre le nombre de ces zadistes au début et hier ,on remarque bien ,que ce n’était que pour la forme qu’ils ont protesté , et se sont laissés arréter sans trop protester . Bref le barrage va être construit avec un peu de retard; Cela va se passer pareil avec ce qui se passe avec Pierre et vacance en Isère .
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