dans le ciel politique

On a les capitaines d’industries que l’on mérite!

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Areva-EDF: retour sur la guerre des clans Lauvergeon et Proglio qui a plombé la filière nucléaire française

AREVA

ENERGIE – Le ministre de l’économie ne s’est pas laissé prendre de court. Alors qu’Areva a publié le 4 mars une perte record de 4,8 milliards d’euros pour l’année 2014, Emmanuel Macron a déjà livré sa vision du dossier dans une interview au Figaro. « Areva paie aussi le prix d’années de manque de transparence et de mauvaises relations avec EDF », lâche-t-il.

Anne Lauvergeon et Henri Proglio doivent avoir les oreilles qui sifflent… Pendant des années, ils se sont livrés à une lutte d’influence d’une rare violence pour prendre la tête de la filière nucléaire française, avec en point d’orgue les années 2009-2011.

Quatre ans après le départ forcé d’Anne Lauvergeon de la direction d’Areva, et trois mois après la fin du mandat de Proglio à EDF, l’heure est au bilan. Retour une guéguerre qui a dressé deux groupes publics l’un contre l’autre, et qui va coûter cher aux Français.

2009 : La guerre des chefsproglio sarkozy

Henri Proglio est nommé PDG d’EDF en novembre. Très vite, il affiche sa volonté de devenir le chef de file de la filière nucléaire française. Un rôle revendiqué par Anne Lauvergeon depuis sa nomination à la tête du groupe Cogema en 1999, puis la création d’Areva en 2001 au terme de plusieurs fusions d’entreprises. Elle y a gagné son surnom d' »Atomic Anne ».

En décembre, le « contrat du siècle » – 20 milliards de dollars pour quatre centrales à Abu Dhabi – passe sous le nez du consortium Areva, GDF Suez, Total et EDF. Longtemps favori, il échoue face au coréen Kepco. Henri Proglio saisi aussitôt l’occasion pour dénoncer la désorganisation de la filière nucléaire française. Les hostilités sont ouvertes.

2010: François Fillon est obligé de calmer le jeuareva

La tension est à son comble entre Proglio et Lauvergeon. Ils n’arrivent pas à s’entendre sur le coût du retraitement du combustible nucléaire, assuré par Areva pour le compte d’EDF.

Invitée sur BFM TV le 18, la présidente d’Areva ne retient pas les coups : « Nous attendons le nouveau contrat et cela fait un peu trop de temps qu’on discute. Il y a eu un arbitrage de l’Etat et on attend que l’arbitrage de l’Etat s’applique. (…) Je rappelle qu’EDF a l’obligation légale de traiter l’ensemble de ses combustibles usés à La Hague, ce n’est pas facultatif ».

Le premier ministre François Fillon les convoque tous les deux à Matignon dès le lendemain pour mettre un terme à cette guerre ouverte.

2011: Anne Lauvergeon est évincée par Sarkozylauvergeon

« Atomic » Anne n’a pas résisté à la présidence de Sarkozy. Son deuxième mandat n’a pas été renouvelé en juin, comme elle le souhaitait.

« Henri Proglio a eu la peau d’Anne Lauvergeon » titre alors le site Slate: « Après un long feuilleton de plus d’un an, des coups tordus en coulisses et autre rumeurs, Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva, est finalement évincée, explique Eric le Boucher. (…) En fait, la vraie et principale raison du départ d’Anne Lauvergeon est son conflit avec EDF et son patron Henri Proglio, intime de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant. »

Nicolas Sarkozy lui aurait notamment tenu rigueur d’avoir refusé sa proposition de la nommer Ministre des finances en 2007. La nomination de Luc Oursel à la tête d’Areva marque le début d’un période de détente entre les deux maisons.

Mais Anne Lauvergeon ne désarme pas pour autant. En novembre, elle accable Henri Proglio quand il assure à la presse qu’une sortie du nucléaire coûterait 1 million d’emplois à la France: « Quand j’ai vu que le patron d’EDF, en une d’un quotidien, affirmait qu’un million d’emplois était en jeu, je me suis dit qu’il avait fumé la moquette !« , ironise-t-elle.

En 2012, elle publie la Femme qui résiste, où elle revient sur son parcours et son éviction. Dans une interview à l’Expansion, elle en rajoute une couche sur Proglio. « L’autre motivation avancée pour ma non-reconduction concernait mes relations avec Henri Proglio, le patron d’EDF. Tout en concédant que les responsabilités étaient peut-être partagées, il choisissait sans hésiter ce dernier. Saura-t-on un jour pourquoi le patron d’EDF a eu ainsi table ouverte à l’Elysée durant tout ce quinquennat? »

« Henri Proglio est arrivé en se proclamant capitaine (de l’équipe de France nucléaire), en refusant systématiquement de passer le ballon et en taclant ses coéquipiers », sanctionne-telle.

lauvergeon

Jusqu’au bout, Henri Proglio a espéré rempiler à la tête d’EDF, avant d’être finalement remercié en novembre. Peut-être à cause de ses successeurs potentiels. Il faut dire que parmi les noms qui circulent, celui d’Anne Lauvergeon revient avec insistance.

Las. Le gouvernement prend la parti de tourner la page de ces années de discordes. Henri Proglio est finalement remplacé par Jean-Bernard Lévy. Le patron de Thales a réputé pour ses talents de pacificateurs. L’ère de la normalisation des relations entre les deux groupes est ouverte.

Et Anne Lauvergeon dans tout ça? Elle a peut-être enfin tourné la page. Depuis avril 2014, elle est présidente de la start up française Sigfox, spécialisée dans la connectivité internet des objets « L’innovation me passionne, et les grandes entreprises ont été petites un jour », confie-t-elle.

Bonne nouvelle, « Atomic » Anne continue de faire des étincelles. Le 11 février, Sigfox a annoncé avoir levé 115 millions de dollars auprès d’investisseurs prestigieux. A titre de comparaison, c’est 15 millions de plus que Blablacar l’été dernier.

Rapprochement Areva-EDF: « On risque de contaminer celui qui se porte bien »

Selon Emmanuel Macron et la direction d’Areva, un rapprochement capitalistique pourrait avoir lieu entre EDF et Areva pour remédier aux difficultés chroniques de ce dernier. Mais un tel projet ne serait pas sans risques pour toute la filière nucléaire française. Interview.

Rapprochement Areva-EDF: "On risque de contaminer celui qui se porte bien"

Philippe Varin (à droite), président d’Areva et Philippe Knoche, directeur général lors des résultats annuels 2014 présentés le 4 mars 2015 près de Paris                       REUTERS/Philippe Wojazer

 

Ce mercredi, la direction d’Areva a confirmé les pertes record (4,8 milliards d’euros) enregistrées en 2014. Une situation de crise pour l’opérateur nucléaire qui nécessite un vaste plan de restructuration (dont un milliard d’euros d’économies sur trois ans et de possibles suppressions de postes à venir) et une refonte du paysage de la filière nucléaire française. Sur ce point, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a exprimé sa philosophie: « il faut une convergence entre Areva et EDF« . Plus facile à dire qu’à faire selon Matthieu Courtecuisse, PDG du cabinet de conseil en affaires, SIA Partners, et spécialiste de la question énergétique.

Après des années de bisbilles entre les deux opérateurs français, on a l’impression que l’Etat (actionnaire d’Areva et d’EDF) va enfin reprendre la main sur la filière nucléaire française…

Matthieu Courtecuisse: On est en train de clôturer une séquence. Ces derniers mois, il y a eu des changements volontaires à la tête d’EDF avec le départ d’Henri Proglio, davantage subis chez Areva avec celui précipité de Luc Oursel. Il fallait remettre de l’ordre, c’est ce qui a été fait avec l’arrivée de Philippe Varin (Areva) et de Jean-Bernard Lévy (EDF). Les synergies qui semblent maintenant se dessiner entre les deux opérateurs étaient attendues.

Justement, face aux difficultés d’Areva, Emmanuel Macron a parlé d’une « réorganisation profonde » et « d’une intégration stratégique » à venir entre Areva et EDF. Ça ressemblerait à quoi?

D’abord il faut comprendre le métier de chacun. Dans le nucléaire il y a des activités très différentes entre le combustible, la maîtrise d’ouvrage ou la construction. EDF a toujours cherché à gagner en autonomie, en indépendance. Sur le combustible (les mines sont une spécialité d’Areva, ndlr), qui représente environ 20% du coût de fonctionnement, EDF s’est même mis en concurrence avec Areva.

Sur la question des EPR (réacteur de troisième génération, ndlr), les difficultés sont connues. On n’arrive pas à créer « l’effet de série ». Il y a eu beaucoup de problèmes au démarrage et un travail de reprise en main a été opéré par EDF à Flamanville. En revanche, EDF n’est absolument pas concerné par le chantier finlandais géré par Areva.

Une intégration, ça a du sens, surtout pour des gains à l’export (c’est une des cibles de la direction d’Areva, ndlr), pour faire avancer une « équipe de France » du nucléaire. Mais tout dépend du marché! Il faut laisser une marge de manoeuvre à EDF pour aller chercher des partenariats et ainsi conquérir de nouveaux clients.

Croyez-vous à un rapprochement capitalistique entre EDF et Areva ?

La question aujourd’hui c’est la vie ou la mort d’Areva. Et EDF ne peut pas se permettre qu’Areva meure. A très court terme, ça ne bougera pas. Même si Emmanuel Macron veut les faire travailler ensemble, il y a une forte réticence du côté d’EDF. Dans les équipes, il n’y a pas un appétit à s’intégrer. Areva est dans une impasse financière et son seul partenaire possible, c’est EDF. Seulement, le gouvernement marche sur oeufs. On risque de contaminer celui qui se porte bien.

Quels impacts à court terme pourraient avoir un rapprochement pour les deux entreprises ?

Déjà je ne sais pas comment Bruxelles verrait ça. Ensuite, sur certains marchés où nous avons des négociations importantes en cours (comme la Chine par exemple pour obtenir les réacteurs de Taishan 3 et 4, ndlr), il faut laisser EDF aller jusqu’au bout, au risque de voir la concurrence russe ou coréenne nous doubler.

Le problème, c’est qu’en Chine ou en Inde, deux marchés potentiels importants, les partenaires locaux veulent faire entrer dans la négociation des transferts de compétence comme ils le font dans beaucoup d’autres domaines (notamment dans l’aéronautique, ndlr). Et ce n’est pas dans l’ADN d’Areva. De plus, les Coréens et les Russes proposent une gamme de produits bien différente de celle d’Areva, des plus petites structures où il y a une compétition féroce. Là-dessus, le chantier finlandais n’est pas une bonne pub pour Areva à l’international.

Les pouvoirs publics (actionnaires à 87%) rechignent à recapitaliser Areva. Peuvent-ils faire cette économie?

A mon sens, ils ne vont pas pouvoir se passer d’une recapitalisation. Surtout qu’il vaut mieux le faire à froid qu’à chaud.

Il va falloir que le gouvernement arrête de tourner autour du pot quant à l’avenir de la filière nucléaire française. Comment peut-on développer un plan industriel quand les choses ne sont pas claires, quand on fait des aller-retour sur la loi de transition énergétique par exemple?

Areva: le tandem Knoche-Varin à l’épreuve du feu

Bertille Bayart, Frédéric De Monicault

Le directeur général d'Areva, Philippe Knoche épaulé par Philippe Varin ce mercredi 4 mars.

Depuis l’automne, l’équipe d’Areva, l’État mais aussi EDF planchent d’arrache-pied pour mettre en place le plan de redressement de l’entreprise

C’est aujourd’hui l’épreuve du feu pour Philippe Knoche. À 45 ans, le directeur général d’Areva, aux commandes du groupe nucléaire public depuis le 22 octobre, sera en première ligne pour présenter les comptes 2014 et le plan de redressement.

Les chiffres seront terribles. En affichant près de 5 milliards d’euros de pertes, Areva va ce jour faire l’aveu de ses errements: surinvestissements dont les conséquences s’étalent, pour ce paquebot industriel, sur des années; manque de maîtrise dans la conduite de grands projets, à commencer par celui de l’EPR finlandais d’Olkiluoto; manque de lucidité sur la réalité du marché mondial de l’atome civil; défaut de compétitivité face à une concurrence que le groupe a sous-estimée…

L’opération de nettoyage des comptes est censée purger ces fautes, trop longtemps mises sous le tapis chez Areva. Elle a été engagée trois semaines après l’installation, alors provisoire, de Philippe Knoche à la tête de l’entreprise, traumatisée par le départ soudain de Luc Oursel, patron depuis 2011, qui décédera quelques semaines plus tard. Ces circonstances dramatiques ont encore alourdi le climat chez Areva, où régnait déjà la plus grande fébrilité depuis l’été et l’annonce de pertes semestrielles de près de 700 millions d’euros, et dans la perspective de la fin du mandat de Luc Oursel, que l’État n’entendait pas renouveler.

L’héritage Lauvergeon

«L’opération vérité a été voulue par Philippe Knoche», explique un proche du dossier. Pour le jeune dirigeant, entré chez Areva en 2000, le défi est énorme. Épaulé par Philippe Varin, l’ex-patron de PSA missionné par l’État à la présidence du groupe, Philippe Knoche doit aujourd’hui solder une aventure à laquelle il a pleinement participé, aux côtés d’Anne Lauvergeon, patronne d’Areva de 2000 à 2011. La dirigeante avait voulu construire un leader mondial, mais le bilan de sa gestion se lira aussi, près de quatre ans après son départ, dans les comptes rouge vif publiés ce mercredi.

Depuis l’automne, l’équipe d’Areva, l’État mais aussi EDF, premier interlocuteur commercial et industriel d’Areva, planchent d’arrache-pied pour mettre en place le plan de redressement de l’entreprise. L’État ayant récemment renouvelé tous les états-majors concernés – avec, une fois n’est pas coutume, le souci de s’assurer de leur bonne entente, puisque Jean-Bernard Lévy, choisi chez EDF, est un «vieux copain de promotion» de Philippe Varin – les négociations ont plutôt été menées en bonne intelligence.

«EDF ne peut pas se désolidariser d’Areva»

Ce qui n’exclut pas des tensions. «Tout au long de ces dernières semaines, la tentation est restée forte, chez tous les acteurs de ce dossier, de continuer à se voiler la face, et de ne pas aller au bout des mesures qui doivent être prises», explique un proche du dossier. Il faut dire que, évidemment, personne n’avait envie de payer les pots cassés. Surtout pas EDF, qui a très vite tracé une ligne rouge: pas question d’être la poche profonde qui recapitalisera Areva. «Mais EDF ne peut pas se désolidariser d’Areva. Il aurait beaucoup à perdre de la défaillance de ce groupe qui est un fournisseur clef pour lui, par exemple dans le retraitement à l’usine de La Hague», fait valoir un proche du dossier.

L’État met donc la pression sur l’électricien, auquel il demande des propositions concrètes à trouver avec Areva. Car, du côté du gouvernement, il n’est pas question de voler à la rescousse d’Areva en signant un chèque en blanc de recapitalisation de l’entreprise. «Ce n’est pas la priorité», comme l’explique Emmanuel Macron. Résultat: c’est Areva qui doit d’abord faire les efforts. Pour ses salariés, y compris en France, les mauvaises nouvelles seront connues dans les prochaines semaines.

Areva renforce son plan d’économies pour rassurer les investisseurs

LE MONDE ECONOMIE | Jean-Michel Bezat

L’agence de notation a mis sous surveillance  Areva avec « implication négative » et menace de dégrader ses notes de crédit à long terme (BBB–) et à court terme (A–3).

Le conseil de surveillance d’Areva, réuni mardi 7 octobre, a décidé un nouveau train de mesures pour « renforcer la structure financière et maîtriser l’endettement », qui atteint 4,7 milliards d’euros. Ses dirigeants doivent impérativement rassurer les investisseurs alors que Standard & Poor’s publiera, mercredi, un audit de l’entreprise. Le 9 septembre, l’agence de notation avait mis le numéro un mondial de l’industrie nucléaire sous surveillance avec « implication négative », menaçant de dégrader ses notes de crédit à long terme (BBB–) et à court terme (A–3). Si la menace était mise à exécution, les titres d’Areva tomberait dans la catégorie spéculative et le groupe aurait du mal à placer ses actions et ses obligations.

Le groupe a décidé de réduire de 200 millions d’euros les investissements sur 2015 et 2016. Ils tomberont sous la barre des 1 milliard (contre 1,1 milliard en 2014). La cession d’actifs non-stratégiques et de participations minoritaires se poursuivra, avec un « minimum de 450 miIlions d’euros ». Canberra, filiale d’instruments et de systèmes de mesures, devrait être concernée, comme la participation d’Areva dans une mine de fer de Guinée ou l’usine de désalement d’eau de mer en Namibie, inutile depuis le report sine die du développement de la mine d’uranium de Trekkopje. Enfin, Areva fera une émission d’obligations « dans les meilleurs délais » en fonction de la situtation du marché.

Ainsi, après trois ans de relative sérénité, l’entreprise affronte de nouvelles turbulences depuis le début de l’année. Au premier semestre, elle a accusé une perte nette de 694 millions d’euros, et 2014 s’achèvera sur un recul de 10 % du chiffre d’affaires dans un marché du nucléaire qui ne s’est toujours pas relevé de la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

« MAUVAISES SURPRISES »

M. Oursel estime néanmoins avoir fait une partie du chemin et se trouver « au milieu du gué » dans l’action de redressement lancée fin 2011, six mois après sa nomination. L’entreprise a déjà cédé 1,2 milliard d’euros d’actifs « non stratégiques » et ramené ses investissements annuels de 2,3 milliards en moyenne entre 2007 et 2011 à 1,1 milliard cette année, sans trop toucher la France. Depuis 2012, le groupe a aussi réalisé 1 milliard d’économies avec un an d’avance sur son calendrier et il avait rajouté, en août, 200 millions supplémentaires. Le cash flow opérationnel devrait être à l’équilibre cette année.

Mais M. Oursel a eu de « mauvaises surprises » en 2014. Les énergies renouvelables ont perdu beaucoup d’argent et Areva a décidé d’arrêter ses activités dans le solaire à concentration.

DE GROS PROJETS PÈSENT SUR LES COMPTES

De gros projets pèsent sur les comptes, notamment les travaux de modernisation d’une centrale en Suède, dont l’exécution se passe mal. Aux Etats-Unis, l’activité a reculé de 12 % au premier semestre (par rapport à 2013) : les électriciens cherchent à réduire leurs coûts et les centrales nucléaires sont durement concurrencées par celles qui fonctionnent avec un gaz de schiste bon marché.

De lourdes hypothèques et autant de questions pèsent sur le groupe. Pourra-t-il mettre en service en 2018 (avec l’aide d’EDF) le réacteur EPR finlandais pour lequel il a provisionné 2,8 milliards d’euros ? Quand redémarreront les réacteurs japonais ? Et combien, sur les 48 tranches en état de fonctionner ? Depuis Fukushima, le chiffre d’affaires dans l’Archipel nippon est tombé de 1 milliard à moins de 200 millions. M. Oursel note que le gouvernement envisage désormais de relancer les trois quarts du parc. Une perspective qui demande à être confirmée, car Tokyo souhaite s’entourer de toutes les garanties de sûreté pour éviter un faux-pas politique qui serait irrémédiable pour ce secteur.

L’AVENIR DE L’ACTIVITÉ DANS LES ÉOLIENNES OFFSHORE EST AUSSI EN JEU

L’avenir de l’activité dans les éoliennes offshore est aussi en jeu. Faut-il la poursuivre, comme le souhaite M. Oursel ? Ou l’arrêter, une position défendue par Pierre Blayau, président du conseil de surveillance, dont les relations sont difficile avec M. Oursel. Le gouvernement devra dire s’il confirme son objectif de créer, dans le grand ouest de la France, une filière industrielle de l’éolien maritime capable de générer des milliers d’emplois.

C’est dans ce contexte tendu que sera enteriné, en décembre, le changement du mode de gouvernance d’Areva : de société à directoire et conseil de surveillance, il  deviendra une entreprise dotée d’un directeur général et d’un président de conseil d’administration. Une réforme envisagée dès la nomination de M. Oursel, en juin 2011, pour tourner la page d’une gestion jugée trop personnelle – et parfois incontrôlable – d’Anne Lauvergeon durant ses deux mandats (2001-2011).

L’Etat actionnaire, détenteur de 87 % d’Areva en direct et à travers le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), devra trancher. S’il prolonge M. Oursel, ce sera au poste de directeur général, M. Blayau, président du conseil de surveillance depuis 2013, devenant président du conseil d’administration, avec une prérogative supplémentaire par rapport à son mandat actuel : l’approbation des comptes. Mais rien n’est joué : le nom de Philippe Knoche, directeur général délégué et numéro 2 d’Areva, est avancé pour remplacer M. Oursel. Ce polytechnicien, ingénieur des Mines, connaît parfaitement la maison: il était de la première équipe d’Anne Lauvergeon, en 2000, lors de la création d’Areva par la fusion de Cogema, Framatome et CEA Industries.

Le sort de M. Oursel sera probablement scellé en même temps que celui d’Henri Proglio. Le « quinquennat » du PDG d’EDF s’achève le 22 novembre et il pourrait être reconduit pour trois ans. Une chose est sûre: les patrons des deux groupes devront s’entendre. Après la guerre sans merci Lauvergeon-Proglio entre 2009 et 2011, très dommageable pour le fonctionnement de la filière nucléaire française et son image à l’étranger, EDF et Areva ont pacifié leurs rapports. En témoignent, selon M. Oursel, les 15 milliards de commandes que le géant de l’électricité a passées à son fournisseur historique ces trois dernières années.

Dans le secteur du nucléaire civil, les liens entre exploitants de centrales et équipementiers se resserrent de plus en plus. On le voit avec les nouveaux concurrents coréens, chinois et russes d’Areva et d’EDF. Ils doivent coopérer étroitement pour partir à la conquête de marchés de plus en plus difficiles à décrocher.

–                                                                              primo EDF ne se porte pas si bien bien que l’on croit ! cette « entreprise d’état » a certe des compétences techniques mais une gestion entâchée par des décennies de corparatisme , de syndicalisme sectaire , et de gaspillage d’argent public . Ce n’est pas en associant deux dindes que l’on fait un aigle et une fois de plus les dirigeants politiques , comme pour ELF , puis le crédit lyonnais , renault en son temps , Usinor , Alsthom , france telecom …..ont fait preuve d’une totale incompétence en matière de politique industrielle qui se chiffre en centaines de milliards€ , et pour cause , il n’y en pas un qui ai exercé de responsabilité , même modeste , dans le secteur industriel et des affaires. Arrêtons de confier la gestion du pays a des amateurs ou des urluberlus et nous aurons fait un pas en avant.
–                                                                      Deux remarques simples… D’abord une entreprise, quelle qu’elles soit, ne découvre pas en mars qu’elle perd de l’argent.. Son pilotage doit montrer tout au long de l’année l’évolution des résultats. De plus une entreprise publique ou privée doit rendre des comptes à ses actionnaires, en l’occurrence l’état. Ainsi quand les résultats sont publiés, il y a un plan de communication précis qui est établi. Ce qui m’amène à ma 2ème remarque. La ministre de tutelle dit « je fais confiance aux dirigeants’, le ministre de l’économie déclare qu’il faut des convergences avec l’edf et le président de la république veut les rapprocher…. c’est la cacophonie et c’est 5 milliards, de notre poche….ce n’est même plus le montant en soi qui pose problème mais surtout qu’il n’y a aucune stratégie !!!!

–                                                                    » On risque de contaminer ce qui se porte bien  » Toute l’histoire du nucléaire résumé en une phrase .Tout est dit dans la conclusion. Inciter areva à exporter quand en France les lobbies anti nucléaires au sein de l’état disent l’inverse. .que la France montre l’exemple.

–                                                                                   Tout est dit dans la conclusion. Inciter areva à exporter quand en France les lobbies anti nucléaires au sein de l’état disent l’inverse. .que la France montre l’exemple.
–                                                              Et qui c’est qui paye à la fin? Bingo, ben oui, c’est nous. Bon appétit ministres intègres.

–                                                                               Pourquoi ils sont tout pâles sur la photo ??? Ce sont les résultats d’Areva qui passent mal?

@joel52 : Je pense que vous êtes très mal informé au niveau des retraites volés dans les caisses du privé. Revoyez vos sources le régime dit des IEG est dans le vert contrairement à bcp d’autre. Vous êtes simplement le français de base jaloux, vous serez heureux le jour ou tout le monde sera payé au SMIC et sans aucun avantage. Plus il y aura de monde à réagir comme vous plus tt le monde sera tiré vers le bas. Sinon pour votre information EDF est une entreprise bénéficiaire qui verse tt les ans d’importantes dividendes à son principal actionnaire l’ETAT

–                                                                                   Cela rappelle RFF – SNCF, le premier passe sous la coupe de l’état en 1997 avec 7 millards de dette et reviens en 2015 avec une dette de 41 milliards… L’état serait il un meilleur faiseur de promesses que gestionnaire?
–                                                                              L’état stratège ne fonctionne pas. Les difficultés ne datent pas d’aujourd’hui et personne n’a rien fait. Maintenant la situation est grave et tout le monde est coincé. Il faut de l’argent, un plan de suppression de postes et surtout un plan industriel qui fait du sens pour cette filière. Pas évident pour des politiques qui ne pensent qu’à la prochaine élection.
–                                                                                   L’intervention volontariste de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était au affaire est une mauvaise chose pour le nucléaire Français.C’est une politique catastrophique pour le groupe Areva Il y a des compétences certaines chez Areva et le groupe EDF dépense sans trop compter avec des compétences en marketing et commerce et une très mauvaise gestion de son personnel qui a des avantages indescants. et des retraites volées dans les caisses de retraites du privé merci Sarkozy.
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