L'Ukraine et l'Europe

Irak : les images d’un musée saccagé par des djihadistes

Le Monde.fr

La vidéo diffusée le jeudi 26 février montre des hommes de l'Etat islamique détruisant des œuvres vieilles de plusieurs millénaires.

Un taureau ailé à cinq pattes attaqué à la masse. Des statues de l’époque hellénistique jetées à terre, brisées. Des bas-reliefs brisés au marteau-piqueur. L’Etat islamique a diffusé jeudi 26 février une nouvelle vidéo de propagande montrant, pour la première fois, des destructions d’œuvres d’art.

Selon les djihadistes, la vidéo a été tournée dans le musée de Mossoul, le deuxième plus important d’Irak. Les cartels des sculptures, datées du VIIe siècle avant J.-C., y sont filmés en gros plan. Un homme non identifié, qui s’exprime en arabe classique, s’adresse aux musulmans :

« Musulmans, ces reliques que vous voyez derrière moi sont les idoles qui étaient vénérées à la place d’Allah il y a des siècles. »

Le film de cinq minutes s’achève sur des destructions dans un autre site archéologique, qui pourrait être celui de Ninive, ancienne capitale de l’empire chrétien d’Assyrie.

Lire l’entretien avec l’historienne Véronique Grandpierre : « En Irak, le califat détruit le patrimoine de la Mésopotamie au nom d’un monde nouveau »

Une vidéo diffusée par le groupe extrémiste sunnite montre des djihadistes détruisant des sculptures irakiennes datant de plusieurs millénaires, notamment dans le musée de Mossoul.

UNE VIDÉO EN COURS D’AUTHENTIFICATION

Jeudi en fin de journée, Axel Plathe, chef du bureau de l’Unesco pour l’Irak, installé à Amman, en Jordanie, s’est dit « révolté » par ce qu’il a vu. Il a chargé le directeur des musées d’Irak d’identifier les pièces endommagées, ce qui pourrait prendre « plusieurs heures ou plusieurs jours ».

« Si ce que nous y voyons est vrai, cela constitue une attaque directe de l’identité irakienne, que l’on peut comparer à l’attaque les bouddhas de Bamiyan, en Afghanistan, par les talibans », a expliqué au Monde le spécialiste de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Getachew Engid, directeur général de l’Unesco, a saisi le président du Conseil de sécurité des Nations unies afin qu’une réunion soit tenue prochainement au sujet de la protection de « l’héritage culturel » de l’Irak.

« SOIF DE DESTRUCTION »

« C’est un jour triste pour les archéologues », a réagi pour sa part Cheikhmous Ali, docteur en archéologie du Proche-Orient ancien à l’université de Strasbourg et fondateur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (APSA). « Ces pièces font partie de la mémoire de l’humanité. La soif de destruction des islamistes n’a pas de limite », regrette-t-il.

Samir Abdulac en a « les larmes aux yeux ». Pour le secrétaire général d’Icomos (Conseil international des monuments et des sites, International Council on Monuments and Sites), une organisation non gouvernementale œuvrant à la conservation des monuments et des sites historiques dans le monde, « c’est un moment à classer dans les pires de l’histoire de l’archéologie ».

« Les islamistes sont allés au bout de l’horreur en montrant l’égorgement d’un homme, puis de deux, puis de dix, en diffusant des images de personnes mises en cage, brûlées. Ils doivent désormais changer de registre pour atteindre les esprits et faire réagir l’opinion publique. »

Axel Plathe partage ce point de vue :

« C’est une mise en scène choquante de destructions, comme ils ont mis en scène des assassinats. Que les œuvres aient vraiment été détruites ou pas, reste la force de ces images qui nous choquent, nous manipulent, et nous renvoient à notre impuissance. »

Daech saccage un musée en Irak, l’Unesco saisit le Conseil de sécurité

LEXPRESS.fr avec AFP

Les djihadistes de l’Etat islamique ont massacré des statues assyriennes et hellénistiques de plus de 3000 ans dans le musée de Mossoul. L’Unesco veut que le patrimoine irakien soit assimilé à la sécurité du pays.

Daech saccage un musée en Irak, l'Unesco saisit le Conseil de sécurité

Les images montrent des combattants de l’EI détruire plusieurs oeuvres archéologiques à la masse ou même au marteau-piqueur.             afp.com/-

 

Le groupe Etat islamique aimerait détruire l’Histoire. Une dizaine de leur djihadistes a détruit, vidéo à l’appui, les statues pré-islamiques de plus de 3000 ans du musée irakien de Mossoul (anciennement Ninive). Un saccage qui a motivé l’Unesco, gardien des patrimoines culturels mondiaux pour le compte de l’ONU, à saisir le Conseil de sécurité.

« Cette attaque est bien plus qu’une tragédie culturelle, c’est également une question de sécurité parce qu’elle alimente le sectarisme

l’extrémisme violent et le conflit en Irak« , a dénoncé sa dirigeante Irina Bokova. Elle demande une réunion d’urgence pour « sur la protection du patrimoine irakien en tant qu’élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays ».

Dans la vidéo diffusée par les djihadistes de Daech, on voit une dizaine de militants différents détruire des statues en les faisant tomber de leur socle, les casser à coups de masse. Ils attaquent également au marteau-piqueur un imposant taureau ailé en granit, dont un jumeau est d’ailleurs exposé au British museum de Londres.

Oeuvres assyriennes inestimables

Les oeuvres visées, inestimables, sont datées des périodes assyriennes et héléniques. L’empire assyrien avait pour coeur historique la Mésopotamie et s’étendait, au VIIe siècle avant J.-C., de l’Egypte à l’Iran en passant par… l’Irak et la Syrie.

Mais dans leur commentaire filmé, les djihadistes revendiquent que ces sculptures « sont des idoles pour les peuples d’autrefois qui les adoraient au lieu d’adorer Dieu ».

Des experts ont confirmé et déploré ces destructions, qu’ils ont comparées à la démolition des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en Afghanistan en 2001. Certaines des statues détruites venaient de l’ancienne cité de Hatra, classée au patrimoine culturel mondial de l’Unesco.

Mossoul : l’EI démolit des statues vieilles de plus de 2 000 ans

© Capture d’écran | L’organisation de l’État islamique a détruit des œuvres d’art au musée irakien de Mossoul.

L’organisation de l’État islamique a mis en scène, dans une vidéo diffusée jeudi, la destruction d’œuvres d’art assyrien, dans un musée de Mossoul, en Irak. Si certaines pièces sont inestimables, d’autres n’étaient que des copies.

L’organisation de l’État islamique (EI) a détruit plusieurs statues du musée de Mossoul, en Irak, comme le montre une vidéo diffusée jeudi 26 février par les jihadistes. À coups de massues, les islamistes ont mis en scène la destruction de statues et de fresques qu’ils jugent païennes. Elles proviennent des ères assyriennes et parthiennes, datant du VIIe siècle avant Jésus-Christ.

Sur la vidéo, un membre de l’EI explique, face caméra et à visage découvert, que ces œuvres vieilles de plus de 2 000 ans sont dans le collimateur des islamistes en raison de leur caractère païen, opposé à la conception d’un islam rigoriste. L’homme évoque par ailleurs la valeur marchande des objets détruits, parlant de « plusieurs millions de dollars » réduits en poussière. Un pied-de-nez adressé au Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est récemment doté d’une résolution pour mieux lutter contre le trafic d’œuvres d’art dérobées par l’EI.

Pourquoi l’État islamique a brulé des livres et détruit des reliques à Mossoul ?

Toutefois, certaines des œuvres sont des copies faites de plâtre, précise le journaliste de France 24, Wassim Nasr. Selon d’autres experts, les pièces comprennent des originaux et des reconstitutions autour de fragments et des copies.

« Des objets sataniques qui auraient dû rester sous terre »

À la suite de la diffusion de ces images, un membre de l’EI, contacté par Wassim Nasr, a comparé ces œuvres millénaires à des objets « sataniques qui auraient dû rester sous terre ». « Les archéologues n’auraient pas dû y toucher », a soutenu cette source.

Les fouilles archéologiques dans cette zone remontent au XIXe siècle. Le musée qui conserve ces œuvres païennes est situé au cœur de la province de Ninive, au nord de l’Irak, qui dispose d’un patrimoine religieux extrêmement riche.

Joint par France 24, Axel Plathe, le directeur du bureau de l’Unesco pour l’Irak, évoque lui des « œuvres inestimables ». « C’est comme la Mona Lisa, ce sont des œuvres qui ne peuvent pas être vendues sur un marché », affirme-t-il. « Elles font partie du patrimoine universel qui est extrêmement important pour l’histoire de l’humanité. »

« Un message fort et inacceptable »

Tout en précisant que l’Unesco n’a pas encore vérifié l’authenticité des images, Axel Plathe interprète le message envoyé par l’EI. « Ils veulent dire : ‘Nous ne respectons pas votre culture’. C’est un message fort et inacceptable », décrypte-t-il. « Il y a un risque que ce genre d’actions se répète, et nous n’avons aucun moyen d’intervenir. »

Ce n’est pas la première fois que les jihadistes de l’EI prennent l’art et le patrimoine pour cible. Dimanche 22 février, ils s’étaient attaqués à la bibliothèque de Mossoul : son contenu était alors parti en fumée

A coups de masse, les djihadistes de l’EI détruisent des reliques archéologiques

L' Obs

VIDEO. Les djihadistes de l’Etat islamique ont détruit des statues, des frises et des reliques archéologiques pré-islamiques du musée de Ninive à Mossoul.

Irak : le groupe Etat islamique détruit des vestiges archéologiques (Image de propagande diffusée par le groupe Etat islamique) Irak : le groupe Etat islamique détruit des vestiges archéologiques (Image de propagande diffusée par le groupe Etat islamique)

C’est une tentative d’effacer l’Histoire à coup de masse. Et d’en faire une nouvelle vidéo de propagande. Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit des statues, des frises et des reliques archéologiques pré-islamiques du musée de Ninive à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Dans la vidéo, il est possible d’observer les djihadistes détruire, avec un perforateur pour la défigurer, une rare statue d’un taureau ailé assyrien, qui date du VIIe siècle avant JC.

1.800 sites archéologiques irakiens aux mains de l’EI

« Ces antiquités derrière moi étaient des idoles et des dieux adorés il y a des siècles au lieu d’Allah », lance un homme barbu. « Les soi-disant Assyriens, Akkadiens et d’autres peuples avaient des dieux pour la pluie, pour les cultures, pour la guerre », poursuit-il. Et de rappeler que « le prophète [Mahomet, NDLR] a ôté et enterré les idoles à la Mecque ».

Selon des experts, les pièces dont on voit la destruction sur la vidéo comprennent des originaux, des reconstitutions autour de fragments et des copies. Beaucoup proviennent des ères assyriennes et parthiennes, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne.

Toutefois, comme le rappelle « 20 minutes », l’Ei est soupçonné de conserver des oeuvres archéologiques pour les revendre au marché noir pour se financer. Presque 1.800 des 12.000 sites archéologiques irakiens se trouvent dans une région contrôlée par les djihadistes.

L’Unesco pour une réunion de crise

La directrice générale de l’Unesco a demandé jeudi une réunion de crise du conseil de Sécurité des Nations unies. « Cette attaque est bien plus qu’une tragédie culturelle, c’est également une question de sécurité parce qu’elle alimente le sectarisme, l’extrémisme violent et le conflit en Irak », a dénoncé la responsable de l’Unesco Irina Bokova dans un communiqué.

« C’est pourquoi j’ai immédiatement contacté le président du Conseil de sécurité pour lui demander de convoquer une réunion d’urgence du conseil sur la protection du patrimoine irakien en tant qu’élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays », a-t-elle précisé.

Si la vidéo, qui dure cinq minutes, n’a été publiée que ce jeudi 26 février par l’EI, elle pourrait avoir été tournée au début du mois, relève FranceTVinfo citant le site « Geopolis ».

Plus 8.000 livres rares étaient partis en fumée, dimanche 22 février, dans la bibliothèque de Mossoul, en Irak, emportés par la folie des djihadistes.

Irak : l’État islamique brûle les trésors impies de Mossoul

Le Point –

VIDÉO. Les biens culturels détruits appartiennent à un musée irakien de Mossoul, une ville occupée depuis juin par les djihadistes.

À Mossoul, l'État islamique brûle les trésors impies de l'Irak.
À Mossoul, l’État islamique brûle les trésors impies de l’Irak. © 6Medias

Les djihadistes du groupe État islamique ont détruit dans le nord de l’Irak des trésors pré-islamiques et ont été la cible de frappes de la coalition dans le nord-est de la Syrie, où ils ont enlevé plus de 220 chrétiens assyriens. Les combattants du groupe sunnite radical ont réduit en miettes des statues, frises et autres trésors pré-islamiques, selon une vidéo mise en ligne jeudi par le groupe. Ils ont vandalisé à coups de masse d’imposantes pièces notamment dans le musée de Mossoul, dont les collections renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne.

Des experts ont confirmé et déploré ces destructions, qu’ils ont comparées à la démolition des bouddhas de Bamiyan par les talibans en Afghanistan en 2001. La directrice générale de l’Unesco a immédiatement réclamé la convocation d’une réunion de crise du Conseil de sécurité des Nations unies. Thomas Campbell, le directeur du Metropolitan Museum de New York (Met), l’un des plus grands musées du monde, a qualifié la destruction de « catastrophique » et a fait part de sa « grande tristesse ». « Une telle brutalité gratuite doit cesser, avant que tous les vestiges de l’ancien monde ne soient anéantis », a-t-il ajouté.

Raids autour de Tall Tamer

En Syrie, ces trois derniers jours, près de 1 000 familles d’Assyriens, soit quelque 5 000 personnes, ont fui leur domicile pour trouver refuge à Hassaké et Qamichli, deux villes du nord-est tenues par les forces kurdes et gouvernementales, selon un responsable assyrien. Joint par téléphone à Hassaké, Danny Jano, 35 ans, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) avoir fui en pyjama avec sa femme et ses deux filles en apprenant que les djihadistes approchaient de son village. « Les combats ont commencé lundi à 4 heures du matin. Nous avons entendu le bruit des armes automatiques et des bombardements durant sept heures avant de décider d’abandonner notre maison », a-t-il raconté. Dans un nouveau bilan, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état du rapt de 220 personnes, contre 90 précédemment, depuis lundi.

Les Assyriens ont été enlevés dans la région de Tall Tamer, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Hassaké, où l’EI contrôle désormais 10 villages chrétiens, selon l’ONG. La ville de Tall Tamer demeure, elle, sous le contrôle de forces kurdes. Des raids de la coalition internationale contre l’EI ont eu lieu autour de Tall Tamer, selon cette même source, qui n’a pas fourni dans l’immédiat un bilan des victimes des frappes. Selon Oussama Edward, directeur du Réseau assyrien des droits de l’homme basé en Suède, les otages assyriens ont été emmenés à Chaddadé, un fief de l’EI au sud de Hassaké, et pourraient servir de bouclier humain. Au moins 35 combattants de l’EI et 25 membres des forces kurdes et assyriennes ont été tués dans les combats dans la région ces trois derniers jours, selon l’OSDH. Le Conseil de sécurité de l’ONU a « condamné fermement » ces enlèvements de chrétiens, qui sont les premiers de cette ampleur en Syrie, estimant que « de tels crimes montrent une nouvelle fois la brutalité de l’EI ».

Tournant dangereux

Jeudi, le chef du renseignement américain, James Clapper, a estimé que la « sauvagerie brutale » des combattants de l’organisation EI, avec les décapitations d’otages et l’immolation d’un pilote jordanien, avait eu « un effet galvanisant » sur les opinions publiques à travers le Moyen-Orient. Toutefois, a-t-il affirmé devant la commission des Forces armées du Sénat, le combat contre l’EI n’est pas une priorité pour la Turquie, et cela favorise le transit sur son sol de combattants étrangers se dirigeant vers la Syrie. Par ailleurs, le haut-commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a déclaré que la crise des réfugiés syriens atteignait « un tournant dangereux » et a demandé aux Européens et aux pays du Golfe de se montrer plus généreux et plus accueillants.

En Syrie, la montée en force de l’EI a grandement éclipsé la confrontation entre le régime de Bachar al-Assad, mis au banc par de nombreux pays occidentaux, et la rébellion, qui entrera le mois prochain dans sa cinquième année et a fait plus de 210 000 morts. Le médiateur de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura sera à Damas samedi « pour y rencontrer de hauts responsables gouvernementaux à propos de la cessation des hostilités », a annoncé jeudi le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric. Lors d’une rencontre mercredi avec trois parlementaires français, le président Bachar al-Assad a déclaré son appui à cette initiative, selon des participants à la réunion. L’entretien de ces parlementaires avec Monsieur Assad, avec lequel Paris n’entretient plus de relations, a été condamné par le président français François Hollande, qui a qualifié le chef de l’État syrien de « dictateur ».

Irak: des jihadistes de l’EI détruisent des sculptures pré-islamiques

https://fr.news.yahoo.com/video/irak-le-groupe-ei-d%C3%A9truit-174329625.html?format=embed&player_autoplay=false

Des jihadistes ont réduit en miettes des statues, frises et autres trésors pré-islamiques du musée de Mossoul, dans le nord de l’Irak, selon une vidéo mise en ligne jeudi par le groupe Etat islamique.

Des experts ont confirmé et déploré ces destructions, qu’ils ont comparées à la démolition des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en Afghanistan en 2001.

La directrice générale de l’UNESCO a immédiatement demandé la convocation d’une réunion de crise du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le petit film de cinq minutes montre des activistes de l’EI en train de faire tomber des statues de leur socle et de les détruire à coups de masse. Ils vandalisent les collections du musée de Mossoul, qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne.

– Taureau ailé assyrien –

Dans une autre scène, ils ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien en granit, sur le site archéologique de la porte de Nergal à Mossoul, ville contrôlée par les jihadistes depuis l’été.

Ce taureau a un jumeau, exposé au British museum de Londres.

« Fidèles musulmans, ces sculptures derrière moi sont des idoles pour les peuples d’autrefois qui les adoraient au lieu d’adorer Dieu », déclare un jihadiste en s’adressant à la caméra.

« Le soi-disant Assyriens, Akkadiens et d’autres peuples avaient des dieux pour la pluie, pour les cultures, pour la guerre », poursuit-il, avant de rappeler que « le prophète (Mahomet NDLR) a ôté et enterré les idoles à la Mecque ».

Selon des experts, les pièces dont on voit la destruction sur la vidéo comprennent des originaux, des reconstitutions autour de fragments et des copies. Beaucoup proviennent de la ville antique de Hatra, située dans le désert à 100 km au sud ouest de Mossoul, classée au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

« Cette attaque est bien plus qu’une tragédie culturelle, c’est également une question de sécurité parce qu’elle alimente le sectarisme, l’extrémisme violent et le conflit en Irak », a dénoncé la responsable de l’organisation onusienne Irina Bokova dans un communiqué.

Le Metropolitan Museum de New York (Met), l’un des plus grands musées du monde, a qualifié de « catastrophique » ces destructions « visant l’un des musées les plus importants du Moyen-Orient ». « La collection du Musée de Mossoul couvre toute la gamme de la civilisation dans la région, avec des sculptures remarquables de villes royales comme Nimrud, Ninive, et Hatra », a souligné le directeur du Met Thomas Campbell.

Le sort des collections du musée est incertain.

Jeudi, des membres de l’EI ont également fait exploser une mosquée du XIIe siècle dans le centre de Mossoul.

Selon un professeur d’architecture irakien basé à Amman, Ihsan Fethi, qui a regretté « un perte terrible et un incroyable acte de terrorisme culturel », les jihadistes s’en sont pris à la mosquée Khudr car elle contenait également la tombe d’une personne révérée, ce qui constitue un acte d?idolâtrie selon eux.

Les jihadistes contrôlent Mossoul, la deuxième ville d’Irak, depuis une offensive début juin au cours de laquelle ils ont conquis de large pans du territoire irakien.

Ils ont systématiquement pris pour cibles les minorités dans la ville et ses alentours, et détruit le patrimoine archéologique, y compris des mausolées sunnites, déclenchant des condamnations internationales.

Mossoul était habitée par une mosaïque de minorités, dont les Assyriens qui sont désormais une minorité ayant embrassé la foi chrétienne et se considérant comme les habitants autochtones de la région.

– Résolution contre le trafic d’antiquités –

Plusieurs villages assyriens ont été conquis par l’EI en Syrie voisine ces derniers jours, et au moins 220 Assyriens capturés lors de cette offensive.

L’ONU a adopté au début du moins une résolutions visant à freiner le trafic d’antiquités provenant de pillages en Irak et en Syrie, un commerce qui a alimenté les caisses de l’EI.

Dans la vidéo mise en ligne par les jihadistes jeudi, un homme lance « même si cela vaut des milliards, on s’en fiche ».

Mais sur son blog Antiquités en zone de conflit, le Dr Samuel Hardy, archéologue et criminologue, souligne qu’on ne voit que la destruction de pièces massives. Tout ce que montre la vidéo, c’est qu’ils sont prêts à détruire des objets qu’ils ne peuvent pas transférer et vendre », écrit-il.

Commentaires

  • Greg  • 

    Quand on est con…. on est con!!

    Franck  •  

    Qui osera s’opposer aujourd’hui à notre lutte contre ceux qui détruisent l’héritage de l’humanité?
    Ceux qui briseront demain les ailes de « Samothrace », pulvériseront le « Scribe » ou le « Sarcophage des époux »?… Tueurs de l’esprit, assassins de l’âme : Malheur à vous!

    ♡ Eva ♡  • 

    A part torturer, égorger, bruler, détruire, insulter, violer, voler, déculturer, anéantir, que fait concrètement le mahométanisme ?

    jp62  • 

    les arabes détruisent leur histoire……tout simplement. Mais pour moi ça me va….le moyen-âge est de retour chez ces gens là.

    Omega Man  •

    Ces glands utilisent des outils électriques occidentaux pour détruire… Quand même plus efficaces que la pioche et le couteau musulman…

    cami80  • 

    Il serait temps de réagir ..

    Jeff  • 

    Malheureusement la connerie ne tue pas ,
    sinon on aurait déjà oublié depuis longtemps tous ces abrutis…

    AUBERT  • 

    Qui déjà est intervenu directement en Irak, pour détruire les « armes de destruction massives », chasser le grand dictateur et imposer la « démocratie » ??? Quel #$%$ est né …

    farfouille  • 

    illettrés ,venant de l’age des cavernes , ces peuples affamés de sang doivent être tuer ,jusqu’au dernier …ce sont des ignorants qui vont périr de leurs propre mains ,car il n’ont aucune idéologie ,et ne doivent pas être épargner .

    Un utilisateur Yahoo  • 

    Il est jaloux:il n’aura jamais une aussi belle barbe que celle de la statue.

     

    Ah                                                            A qui s’adresse la vidéo? Aux musulmans? Aux athées? ou à eux même en recherche d’auto persuasion? de quoi???? mystère

    Laurent Fournier                                    Détruire ces oeuvres d’art anciennes, dont non seulement tout Irakien, mais aussi tout homme peut tirer une vraie fierté, est different de tuer des hommes, c’est vrai, mais c’est tout aussi grave, voire même plus en un certain sens. Car ce qui est signifié ainsi (comme la destruction des Bouddhas de Bamiyan ou le pillage du Musée de Bagdad sous supervision Américaine) c’est ceci: « Nous n’épargnerons rien de ce qui fait de vous des humains ». « Je suis une relique Mésopotamienne ». Sans defense.

     Jean Leonguy                           Si je comprends bien des islamistes radicaux détruisent ce que des musulmans avaient précieusement sauvegardé pendant 1500 ans.

    AM                                                         Heureusement que les pays européen avaient allègrement pillé ces pays lors des premières grandes fouilles archéologiques de la fin du XIXe siècle, c’est déjà ça de sauvé. La preuve qu’on aurait dû poursuivre.

    affreux jojo                                            Dire « saccagé » c’est déjà prendre parti contre une action que certains peuvent juger légitime, on frôle la provocation sinon la caricature… D’ici quelque temps l’autocensure vous interdira aussi ce type d’article

http://cshoppingbox.partner.leguide.com/lexpress/004_new.htm

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Jeannette Bougrag  (ministre époque Sarkosy ) liée par amour à Charb , balance haut et fort sur la dérive qui mène notre France à la catastrophe !!!

.Quand on lit cela, on reste interloqué.

Sous la douleur elle dit ce quelle pense.

Est-elle seule à penser ainsi ? Pas sûr !

> > > > > > Janette Bougrab, compagne de Charb, le disait hier soir sur la Une….
> > > > >
> > > > >
Charlie Hebdo : Messieurs les collabos, tout est votre faute !

Ah oui, ils ont beau jeu maintenant les bobos compassionnels, jamais en reste pour excuser les agissements des tenants de l’islam, de pleurer aujourd’hui leurs héros du journal Charlie Hebdo, qui pourtant, contrairement à bien des victimes anonymes, ont récolté ce qu’ils semaient, avec courage et panache certes, mais aussi dangereux défis ! Il est vrai que se sentant « protégés » (physiquement et idéologiquement) par le pouvoir, ils laissaient libre cours à leurs constantes provocations ; la dernière en date leur a été fatale.
> > > > >  

Cette onde de choc sera-t-elle suffisante pour démontrer à la bien-pensance que c’est incontestablement leurs mensonges pour taire la gravité de la situation qui sont responsables au premier rang de cet attentat ?
> > > > > La multiplication une fois de plus des « pas d’amalgames » dans la bouche des « officiels » me laisse augurer qu’il n’en est rien.
> > > > >   

Déjà je ne suis pas certaine que Hollande, Cazeneuve et Hidalgo seraient immédiatement accourus sur place, au garde à vous et avec des mines de six pieds de long, si avec autant de sauvagerie et de morts, l’attentat avait visé les locaux d’une permanence F.N. par exemple.… J’aurais même tendance à croire carrément le contraire !

L’islam modéré ?
> > > > >  

Aujourd’hui, avec la prolifération des mosquées (sans surveillance de ce qui s’y dit et s’y fait … merci les maires collabos), des zones de non droit perdues pour la République, où se trament les plus noirs mais juteux trafics (d’armes de guerre entre autres), avec certains rappeurs qui entretiennent la haine sans équivoque possible, sans être poursuivis en justice, contrairement aux patriotes auxquels cette même justice ne fait aucun cadeau, et surtout la stupide solution des « cellules psychologiques » destinées aux partisans du djihad (pour remettre ces égarés dans le droit chemin) … *il n’y a que les incapables du gouvernement et leurs complices pour être aujourd’hui atterrés de ce que la plupart des citoyens redoutaient, depuis que la France est dirigée par ces gravissimes incompétents, affichant un amour immodéré pour les « valeurs » de l’islam … au point d’accuser de racisme et de fascisme quiconque ne les partage pas !*
> > > > >  

Le recteur de la mosquée de Paris, et l’imam de Drancy peuvent venir faire leur numéro de pleureuses à la télé, nous savons bien que leurs paroles de compassion sont factices !
> > > > >  

– Parce que si ceux pudiquement nommés par le système,  » islamistes modérés » condamnaient vraiment les viols, égorgements, attentats… perpétrés par leurs semblables, et s’appliquaient à les éradiquer par tous les moyens, il y a longtemps que ces problèmes n’existeraient plus.
> > > > >  

– Parce que s’ils étaient sincèrement attachés aux valeurs de la République et de la laïcité qui est un de ses piliers, ils auraient depuis belle lurette condamné les imams extrémistes qui sévissent dans beaucoup de mosquées… semant sur les esprits faibles leurs principaux clients) leurs paroles de haine contre les mécréants qui doivent être persécutés jusqu’à la conversion… ou la mort !
> > > > >   

Mais dès qu’un patriote ose souligner ces réalités, il est immédiatement mis au pilori… tel Zemmour qu’ils tentent de bâillonner par tous les moyens.


> > > > > > Mais ce qui m’écœure par dessus tout, c’est qu’aujourd’hui, parce que les victimes sont des gens étiquetés « de gauche », nos dirigeants osent mettre enfin les vrais mots « attentat islamiste » sur cet ignoble événement… alors que la véritable guerre qui nous a été déclarée, a soigneusement été dissimulée par ces lâches-incapables-égoïstes, sous les termes injurieux pour les victimes (de Joué-les-Tours, Dijon, Nantes… et combien d’autres) de « cas isolés » ou encore de « soumis à un déséquilibre psychiatrique » !
> > > > >   

Travestir la vérité est l’occupation principale de nos dirigeants, ce qui leur permet de ne rien faire ; *ils sont donc responsables de ce drame*, et à cause de leur laxisme et leur incompétence, personne n’est à l’abri aujourd’hui en France, de la folie meurtrière des fous d’Allah auxquels se joignent des fous tout court, avides de violence et qui, tout comme les fauves ayant goûté au sang, ne s’arrêteront pas de sitôt.

Et ce n’est pas la minute de silence, seule trouvaille du minable chef de l’État, ni les funérailles nationales des victimes, décision spectaculaire mais qui ne résoudra rien, qui pourront stopper cette guerre qui nous est faite sur notre propre sol… par ceux-là même que les collabos au pouvoir arrosent de mille manières, et à qui ils accordent toujours des excuses à leurs actes pourtant inacceptables !
> > > > >   

Leurs mines déconfites, leurs airs de martyrs et leurs paroles se voulant rassurantes sont autant d’insultes à la mémoire de tous ceux qui sont tombés… et tomberont peut-être encore à cause de leur inaptitude à assumer leur rôle.
> > > > >  

En attendant, c’est promis… si un jour leur laxisme les rattrape, au point d’être eux-mêmes victimes… je veillerai avec soin à ne surtout pas amalgamer !

POLITICIENS=COUILLES MOLLES???????

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