saluer la baisse de la délinquance

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« SwissLeaks », HSBC Genève au coeur d’un vaste scandale fiscal

Des données de la banque HSBC à Genève entrées en possession d’une soixantaine de médias révèlent un vaste système international de fraude fiscale, que l’établissement aurait encouragé.

« SwissLeaks » : révélations sur un système international de fraude fiscale

LE MONDE Fabrice Lhomme et Gérard Davet

Les chiffres donnent le vertige. Le Monde publie le premier volet d’une enquête à la fois spectaculaire et inédite. Fruit d’investigations hors norme, menées entre Paris, Washington, Bruxelles ou Genève, elle dévoile les dessous d’un vaste système d’évasion fiscale accepté, et même encouragé, par l’établissement britannique HSBC, deuxième groupe bancaire mondial, par l’intermédiaire de sa filiale suisse HSBC Private Bank.

Le Monde, qui enquête sur l’affaire HSBC depuis son origine, est entré début 2014 en possession de données bancaires mondiales, portant sur la période 2005-2007 et établissant une gigantesque fraude à l’échelle internationale. Nous avons partagé ces données avec une soixantaine de médias internationaux, coordonnés par l’ICIJ, consortium de journalistes d’investigation. Leur révélation est susceptible d’embarrasser de nombreuses personnalités, de l’humoriste français Gad Elmaleh au roi du Maroc Mohamed VI en passant par l’acteur américain John Malkovich, mais surtout d’ébranler les milieux bancaires internationaux.

Selon les enquêteurs, 180,6 milliards d’euros auraient transité, à Genève, par les comptes HSBC de plus de 100 000 clients et de 20 000 sociétés offshore, très précisément entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. Une période correspondant aux archives numérisées dérobées chez HSBC PB par Hervé Falciani, ancien employé de la banque.

En effet, à la fin de l’année 2008, cet informaticien français avait fourni aux agents du fisc français les données volées chez son employeur. Saisie de ces faits en janvier 2009, la justice française enquête depuis sur une toute petite partie des « listings Falciani », à savoir les quelque 3 000 ressortissants hexagonaux suspectés d’avoir dissimulé leur argent chez HSBC PB, et ce avec la complicité de la banque – de ce fait mise en examen comme personne morale pour « démarchage bancaire et financier illicite » et « blanchiment de fraude fiscale ».

Lire aussi : « SwissLeaks » : le dossier d’instruction vertigineux contre HSBC

Plus de 5,7 milliards d’euros auraient été dissimulés par HSBC PB dans des paradis fiscaux pour le compte de ses seuls clients français… Bercy a saisi la justice de soixante-deux cas seulement (dont celui de l’héritière de Nina Ricci, dont le procès doit s’ouvrir dans quelques jours à Paris), la plupart des contribuables hexagonaux « démasqués » par les listings Falciani ayant, il est vrai, régularisé entre-temps leur situation fiscale.

Le 28 janvier 2014, sous le titre « Listes HSBC : la saga d’une enquête explosive sur l’évasion fiscale », Le Monde publiait une première série d’articles dévoilant les dessous de l’enquête judiciaire française. Mais il manquait l’aspect mondial…

Quelques jours plus tard, une personne se présentait à l’accueil du journal, boulevard Auguste-Blanqui, à Paris. Cette source, dont nous protégeons l’anonymat, nous remit une clé USB contenant la totalité des fichiers établis à partir des « données Falciani », dans le plus grand secret, à compter de 2009, par les services fiscaux français, parfois en dépit des réticences du pouvoir politique.

Qui trouve-t-on sur ces listings – transmis par Bercy à plusieurs administrations étrangères –, et dont nous révélons les noms lorsqu’ils présentent un intérêt public ? Des trafiquants d’armes ou de stupéfiants, des financiers d’organisations terroristes, des hommes politiques, des vedettes du showbiz, des icônes du sport ou des capitaines d’industrie… Désireux, dans leur grande majorité, de cacher leur argent en Suisse. Et cela, bien sûr, très souvent, à l’instar des clients français, dans la plus parfaite illégalité. La disparité des profils des détenteurs de comptes est assez frappante. Les chirurgiens français désireux de blanchir leurs honoraires non déclarés y côtoient des diamantaires belges, des protagonistes de l’affaire Elf ou de nombreuses familles juives dont les avoirs avaient été mis en lieu sûr, en Suisse, au moment de la montée du nazisme en Europe

Le paravent de structures offshore

Nombre d’entre eux ont été illicitement démarchés en France par les gestionnaires de comptes de la banque. Tous ont été encouragés par le comité exécutif d’HSBC PB à mieux camoufler leur argent derrière le paravent de structures offshore, généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques, et ce afin d’éviter certaines taxes européennes, notamment la taxe ESD, instituée en 2005. Les enquêteurs disposent désormais d’éléments matériels attestant ces différents délits.

Lire aussi : « SwissLeaks » : HSBC, la banque de tous les scandales

A affaire exceptionnelle, traitement exceptionnel : destinataire exclusif de ces informations explosives, Le Monde a décidé, au printemps 2014, afin d’en assurer le traitement le plus exhaustif et le plus rigoureux possible, de les partager avec des médias internationaux grâce à l’ICIJ, basé aux Etats-Unis, qui avait déjà collaboré avec Le Monde notamment lors des opérations « Offshore Leaks » (en 2013) et « LuxLeaks » (en 2014). Au total ont été mobilisés, dans la plus grande discrétion, 154 journalistes de 47 pays travaillant pour 55 médias (Le Guardian en Grande-Bretagne, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l’émission « 60 minutes », de CBS, aux Etats-Unis…).

HSBC Private Bank comme les autorités politiques et judiciaires suisses contestent depuis le début de l’affaire aussi bien les chiffres établis par le fisc et la justice française que l’utilisation de ces données, au motif que ces dernières sont le produit d’un vol. Son auteur, Hervé Falciani, qui tenta de revendre ses fichiers avant de se raviser et de les fournir aux autorités françaises, a d’ailleurs été mis en accusation par le ministère public de la Confédération helvétique, le 11 décembre 2014, pour « espionnage économique », « soustraction de données » et « violation du secret commercial et bancaire ».

La Suisse, qui voit d’un très mauvais œil les investigations menées par la justice et le fisc français, considère surtout que les données initiales ont été trafiquées, ce que dément formellement l’enquête judiciaire française – de même que les investigations du Monde. Le 27 février 2014, les deux juges d’instruction français chargés de l’affaire concluaient d’ailleurs à propos des listings que leur « authenticité [avait] été vérifiée par les auditions de nombreux titulaires de comptes qui ont du reste transigé avec l’administration fiscale sur la base de ce fichier ». De son côté, HSBC PB semble prête à en faire de même avec la justice française afin d’éviter un procès ruineux – et pas seulement en termes d’image…

« SwissLeaks » : artistes, avocats, hommes d’affaires, ces clients français chez HSBC

LE MONDE Alexandre Léchenet, Simon Piel et Anne Michel

Les professions des Français présents sur la liste HSBC sont d’une grande diversité. Mais une diversité avec plusieurs zéros sur le compte en banque. Point d’ouvrier, d’artisan ou de technicien de surface. Plutôt des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des avocats, des médecins, quelques célébrités, des héritiers et parfois même des personnes mises en cause par la justice française.

Du show-biz au milieu des affaires en passant par le monde de l’art et du sport, le compte en Suisse se révèle une stratégie financière partagée par les professions les plus rémunératrices. Qu’ils aient été déclarés – c’est très rare – ou non lors de leur ouverture, un bon nombre de ces comptes ont été depuis régularisés auprès du fisc français.

300 millions d’euros ont été recouvrés par l’administration française, en quatre ans de travail sur la liste. Comme ce fut le cas en février 2014, lors du précédent article révélant les noms de détenteurs de comptes chez HSBC Genève, Le Monde a joint toutes les personnalités citées dans le cadre de ses enquêtes, ou tenté de le faire, afin de leur permettre de réagir et de livrer leurs explications. Seule une minorité n’a jamais répondu.

Dugarry, Elmaleh, Lavil…

Gad Elmaleh est sans doute le nom le plus connu parmi les clients français de la banque. Alors qu’il est apparu ces derniers mois dans une publicité où il imaginait sa banque idéale, l’humoriste disposait entre 2006 et 2007 à Genève d’un compte sur lequel sont déposés près de 80 000 euros maximum. Selon nos informations, M. Elmaleh, qui n’a jamais répondu aux sollicitations du Monde, aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Lisa Azuelos, réalisatrice du film LOL figure également dans la liste des clients. Elle assure, par la voix de son attachée de presse, que « tout est maintenant réglé » sans donner plus de précisions. L’artiste Christian Boltanski, qui n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde, a lui aussi effectué une régularisation, selon nos informations. Il disposait d’un compte numéroté dans la banque suisse.

La présence de certaines personnes parmi les clients s’explique par un compte reçu en héritage. C’est le cas, par exemple, de Stella, l’épouse du scientifique et écrivain Joël de Rosnay, qui disposait d’un compte à la suite d’un héritage, explique le conseil du couple. Leur situation a été depuis régularisée.

Le chanteur Philippe Lavil était dans la même situation. « Ça date de très longtemps, explique-t-il. Je n’ai jamais créé de compte à l’étranger. Il n’y a pas eu de ma part un désir de m’évader fiscalement, je n’en ai d’ailleurs jamais eu les moyens. » Il avait hérité d’avoirs à l’étranger et a été contacté par le fisc il y a quelques années. Sa situation est maintenant régularisée.

On peut également trouver le nom de Christophe Dugarry. Le champion du monde de football en 1998, reconverti en consultant sportif, a ouvert en 2005 un compte associé à une société offshore – Faroe Capital, ouverte par la filiale de HSBC dans les Iles Vierges britanniques – nanti de plus de 2 millions d’euros selon les données de la banque. Celui-ci n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde.

Les paradis fiscaux sont parmi les rares endroits où l’on retrouve côte à côte les noms de footballeurs et d’hommes politiques. Ainsi, Aymeri de Montesquiou, sénateur (UDI) du Gers, est associé dans les fichiers de la banque à un compte numéroté, ouvert dans les années 1990 et fermé en 1994, lui-même lié à une société écran basée au Panama et nommée Susumi Finance Corporation. Cependant, M. de Montesquiou dément : « Je n’ai pas de compte à l’étranger », affirme-t-il.

Le prisme de scandales affairistes

Parfois, les avoirs sont placés en Suisse pour démarrer des affaires. Peter Lindbergh, photographe de mode, a déposé quelques centaines de milliers d’euros sur un compte à Genève. Son agent explique que c’est « dans le cadre d’un projet de développement d’activités photographiques ». Elle précise d’ailleurs que le bureau genevois n’a jamais été lancé. Et que la situation a depuis été régularisée sans que le photographe n’ait à payer d’amende.

Les dirigeants d’entreprise et les entrepreneurs, grands, moyens et petits, sont d’ailleurs présents en nombre dans la liste HSBC. Le coiffeur Jacques Dessange – de son vrai prénom Hubert – est de ceux-là. En 2012, assez tôt donc dans la procédure de contrôles engagés par l’administration fiscale, l’homme d’affaires français a régularisé sa situation. « Monsieur Dessange s’est mis en règle avec le fisc en 2012. Cela lui a coûté cher », a confirmé au Monde l’un de ses conseils. Le propriétaire de salons de coiffure avait dissimulé 1,6 million d’euros en Suisse, selon des relevés de 2006-2007, derrière le paravent d’un compte à numéro et d’une fondation au Panama, Hacienda, créée en 2005.

Citons aussi la famille Mentzelopoulos, propriétaire, entre autres, du prestigieux domaine viticole Château Margaux. A la mort d’Armande Montaner Mentzelopoulos, qui régna longtemps sur le domaine, ses héritiers ont été rattrapés par les avoirs dissimulés en Suisse et sur des places offshore, notamment aux îles Caïmans. Une procédure de régularisation de ces avoirs a été engagée avec l’administration fiscale.

La famille Ouaki – propriétaire de Tati jusqu’en 2004 – figure également dans les listings. Fabien Ouaki, qui a vendu la société familiale en 2004, a hérité de son père un compte caché en Suisse, assorti d’« une société artificielle à Panama ». Ce compte avait été créé dans les années 1950 par Jules Ouaki, le fondateur de l’enseigne de vêtements à bas prix, dans la banque de l’ex-financier milliardaire Edmond Safra, rachetée ensuite par HSBC. Le « fils Tati » a reconnu la fraude et régularisé sa situation.

La liste HSBC peut également se lire à travers le prisme de scandales affairistes qui ont ponctué la fin des années 1990 et le début des années 2000. C’est le cas de l’affaire Elf et de l’Angolagate pour lesquels plusieurs protagonistes figurent sur la liste. De l’homme d’affaires André Guelfi, dit « Dédé la sardine », à André Tarallo, l’ancien patron d’Elf au Gabon. En filigrane, apparaissent les puissants réseaux d’alors, précisément ceux de Charles Pasqua. L’ancien ministre de l’intérieur n’y figure pas, mais c’est le cas de l’un de ses hommes forts. Jean-Charles Marchiani, condamné dans l’affaire de l’Angolagate, figure ainsi dans la liste.

« SwissLeaks » : tout comprendre du vaste système de fraude fiscale

Près de 100.000 clients, 20.000 sociétés offshore, 180 milliards d’euros… « Le Monde », et d’autres médias étrangers, dévoilent la face cachée du secret bancaire en Suisse.

Le logo de l'établissement britannique, HSBC. (VIRGINIE LEFOUR / BELGA MAG / BELGA) Le logo de l’établissement britannique, HSBC. (VIRGINIE LEFOUR / BELGA MAG / BELGA)

Plus de 180 milliards d’euros de fraude fiscale. « Le Monde » et plusieurs médias internationaux exposent et dévoilent la face cachée du secret bancaire en Suisse, dans une longue enquête publiée dimanche 8 février.

Baptisée « SwissLeaks« , l’opération est un voyage au coeur de l’évasion fiscale et met en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l’argent non déclaré. Des pratiques qui ont été encouragées par la banque britannique HSBC, deuxième groupe bancaire mondial, et par l’intermédiaire de sa filiale suisse HSBC Private Bank.

C’est grâce à l’ancien expert en informatique et ex-employé de la banque HSBC à Genève, Hervé Falciani, que l’opération pu être menée.

Les journaux européens ayant participé à l’enquête ont créé un site web dédié à l’affaire, swissleaks.net, qui regroupe l’ensemble des articles.

« L’Obs » le point sur le scandale « Swissleaks ».

# Que révèlent ces données ?

Des milliards auraient transité sur des comptes à Genève, cachés entre autres derrière des structures offshore au Panama et dans les îles vierges britanniques.

Selon les enquêteurs, explique « Le Monde », près de 180,6 milliards d’euros auraient transité, à Genève, par les comptes HSBC de plus de 100.000 clients et de 20.000 sociétés offshore, « très précisément entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 ».

Selon les données récoltées par Hervé Falciani, plus de 5,7 milliards d’euros auraient été dissimulés par HSBC Private Bank dans des paradis fiscaux « pour le compte de clients français ».

Qui peut-on trouver sur les données récoltées par Hervé Falciani ? « Des trafiquants d’armes ou de stupéfiants, des financiers d’organisations terroristes, des politiciens, des vedettes du showbiz, des icônes du sport ou des capitaines d’industrie », écrit « Le Monde ». Mais aussi des « diamantaires belges », « des protagonistes de l’affaire Elf » ou « de nombreuses familles juives dont les avoirs avaient été mis en lieu sûr, en Suisse, au moment de la montée du nazisme en Europe »

# Comment était organisée la fraude fiscale?

Selon « Le Monde », un grande partie des clients impliqués ont été illicitement « démarchés en France par les gestionnaires de comptes de la banque ».

Le comité exécutif d’HSBC PB les a tous encouragés à mieux « camoufler leur argent derrière le paravent de structures offshore ». Ces structures sont généralement basées au Panama ou dans les îles Vierges britanniques.

Le but de l’opération est d’éviter certaines taxes européennes, comme la taxe ESD, instituée en 2005, prévue par une directive européenne sur la fiscalité de l’épargne.

# En France, qui a profité du système ?

« Le Monde » cite l’humoriste Gad Elmaleh, qui disposait, d’après le journal, d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du journal, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Le quotidien du soir mentionne Jacques Dessange, fondateur de l’empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s’est acquitté d’une amende, précise « Le Monde ».

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées.

# Comment « Swissleaks » a pu être révélé ?

C’est après avoir eu accès aux données soustraites par l’informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève, que « Le Monde » et d’autres médias étrangers ont pu mener l’enquête et révéler le vaste système de fraude fiscale.

Pendant de nombreuses années, les informations copiées par Hervé Falciani n’étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales. Certains éléments avaient toutefois filtré dans la presse.

Dans une interview à « L’Obs », l’ancien spécialiste en informatique bancaire, devenu lanceur d’alerte, expliquait les avancées de l’enquête internationale sur un système d’évasion très organisé.

La justice française enquête depuis 2009 sur une partie des « listings Falciani ». Environ 3.000 ressortissants français sont suspectés d’avoir dissimulé leur argent chez HSBC PB avec la complicité de la banque. Elle a été mise en examen, comme personne morale, pour « démarchage bancaire et financier illicite » et « blanchiment de fraude fiscale« .

# Comment les données ont-elles été analysées ?

« Le Monde » a pu avoir accès aux données bancaires de plus de 100.000 clients. Le quotidien du soir a pu mettre les informations à la disposition du Consortium des journalistes d’investigation (ICIJ), basé à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le « Guardian » au Royaume Uni ou la « Süddeutsche Zeitung » en Allemagne.

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007.

# Et ailleurs dans le monde ?

Parmi les noms cités dans les différents médias étrangers figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. On trouve aussi de nombreuses personnalités de la mode telle que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins et l’acteur John Malkovich ou encore du sport comme le coureur automobile Valentino Rossi.

Le journal suisse « Le Temps » un des journaux partenaires pour ces révélations, a mis l’accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar al-Assad.

Il cite également l’ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’industrie Rachid Mohamed Rachid, qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

# Que répond HSBC, mise en cause ?

Sur son site, « Le Monde » publie une réponse d’HSBC qui dit reconnaître les « manquements passés ». La banque suisse assure avoir pris depuis plusieurs années de nombreuses initiatives pour empêcher l’utilisation de ses services à des fins d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent.

« HSBC Private Bank a continué d’offrir des services à des clients qui avaient été cités défavorablement par les Nations Unies, dans des documents légaux et dans les médias pour leur lien avec le trafic d’armes, les diamants de guerre ou la corruption », fustige de son côté le consortium des journalistes d’investigation.

Le secret bancaire en Suisse s’est réduit comme une peau de chagrin, la pression sur les banques s’étant fortement accrue alors que de nombreux gouvernements ont accentué la chasse à l’évasion fiscale.

SwissLeaks pour les nuls: comprendre les dessous du système d’évasion fiscale

 LEXPRESS.fr

Le Monde et plusieurs médias internationaux révèlent que la filière suisse de la HSBC a aidé 100 000 clients à dissimuler leur argent dans des paradis fiscaux. Le point sur ce système d’évasion fiscale de grande ampleur, surnommé SwissLeaks.

SwissLeaks pour les nuls: comprendre les dessous du système d'évasion fiscale

HSBC Private Bank, filiale suisse de la banque britannique HSBC, est soupçonnée d’avoir encouragé ses clients à placer leur argent dans des paradis fiscaux.                      afp.com/Fabrice Coffrini

 

Un système d’évasion fiscale de grande ampleur: c’est ainsi que pourrait se définir le nouveau scandale financier SwissLeaks. Le Monde et plusieurs médias internationaux ont révélé dimanche soir que la filière suisse de la HSBC, deuxième groupe bancaire mondial, avait aidé ses clients à dissimuler leur argent dans des paradis fiscaux. Objectif: leur épargner certaines taxes. Vous êtes un peu perdu? L’Express fait le point.

Qu’est-ce que « SwissLeaks »?

SwissLeaks est le surnom du nouveau scandale financier qui vise la HSBC et plus particulièrement sa filière suisse HSBC Private Bank. L’établissement est suspecté d’avoir encouragé ses clients à dissimuler leur argent dans des structures offshore, généralement basées au Panama et aux îles vierges britanniques.

Ainsi, selon Le Monde, quelque 180,6 milliards d’euros, appartenant à plus de 100 000 clients, auraient été cachés dans ces paradis fiscaux rien qu’entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. L’opération leur permet de dissimuler de l’argent et donc de ne pas payer de taxes, à l’instar du fisc pour les Français. Ces chiffres vertigineux témoignent de l’ampleur de ce système d’évasion fiscale.

D’où viennent ces données?

Ce scandale SwissLeaks s’appuie sur les données soustraites par un informaticien français, Hervé Falciani, ex-employé de la banque à la HSBC à Genève. Il a copié des milliers de dossiers portant sur la période 2005-2007 qu’il a remis à la justice française dès 2009.

En novembre 2014, la banque a été mise en examen à Paris pour « blanchiment de fraude fiscale » et « démarchage bancaire illégal ». Plus de 5,7 milliards d’euros auraient été dissimulés par la HSBC Private Bank pour ses seuls clients français. Bercy a saisi la justice dans 62 cas, la plupart des contribuables ayant entre-temps régularisé leur situation. Un premier procès a eu lieu la semaine dernière au tribunal de grande instance de Paris.

Quelles sont les personnalités épinglées dans ce nouveau volet?

Parmi les quelque 100 000 clients ayant placé leur argent dans des paradis fiscaux via la HSBC Private Bank, figurent de nombreuses personnalités aussi diverses que le roi du Maroc Mohammed VI, celui de Jordanie Abdallah II, le coureur automobile Valentino Rossi, la top model Elle McPherson ou la créatrice de mode Diane von Fürstenberg…

Côté français, le nom de Gad Elmaleh a fuité. Selon Le Monde, l’humoriste disposait d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80 000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du quotidien, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc. Le coiffeur Jacques Dessange possédait également un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007. Sa situation a également été régularisée depuis.

D’après le listing révélé par Hervé Falciani, la HSBC Private Bank était peu regardante sur l’origine des fonds de ses clients. Elle s’occupait notamment de trafiquants d’armes, de stupéfiants, d’hommes d’affaires ayant fait fortune dans le trafic de diamants ou la corruption. Selon le quotidien suisse Le Temps, le cousin du président syrien Bachar al-Assad, fait également partie des 100 000 clients.

Que répond la HSBC?

Depuis le vol de ses fichiers par Hervé Falciani, la banque et les autorités suisses n’ont eu de cesse de dénoncer l’exploitation de ces données obtenues de manière fallacieuse. Néanmoins, dans une réponse publiée par Le Monde, la HSBC reconnaît des « manquements passés » et affirme avoir pris depuis plusieurs années de nombreuses initiatives pour empêcher l’utilisation de ses services à des fins d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent.

Swissleaks: Gad Elmaleh, Jacques Dessange, John Malkovich, qui sont les personnalités citées dans l’affaire d’évasion fiscale

SWISSLEAKS – Des révélations fracassantes. Le Monde et plusieurs médias internationaux ont exposé dimanche soir, le 8 février, la face cachée du secret bancaire en Suisse, après avoir eu accès aux données soustraites par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève.

Baptisée « SwissLeaks », l’opération propose un voyage au cœur de l’évasion fiscale, mettant en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l’argent non déclaré. Pendant de nombreuses années, les informations copiées par Hervé Falciani n’étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse.

Parmi les plus de 100.000 clients dont Le Monde a pu consulter les données bancaires figurent de nombreuses personnalités, même si comme le précise le quotidien, « certains sont domiciliés fiscalement en Suisse, et leur compte est donc tout à fait légal », tandis que « pour les autres, la situation est souvent régularisée ».

AFP

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. Des milliards auraient transité sur ces comptes à Genève, cachés entre autres derrière des structures offshore au Panama et dans les îles vierges britanniques. De nombreuses personnalités sont impliquées, a expliqué Le Monde qui a juxtaposé des profils qui illustrent les différents visages des clients.

En France, Le Monde cite ainsi l’humoriste Gad Elmaleh, qui disposait, d’après le journal, d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du journal, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Il mentionne ensuite Jacques Dessange, fondateur d’un empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s’est acquitté d’une amende, précise Le Monde.

Profils disparates

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées.

Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S’y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telle que le mannequin Elle Macpherson, Arlette Ricci, héritière de la maison de couture du même nom, ou la créatrice Diane von Fürstenberg, mais aussi du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins et de l’acteur John Malkovich ou encore du sport comme le pilote de moto Valentino Rossi.

Le journal suisse Le Temps, un des journaux partenaires pour ces révélations, a mis l’accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar al-Assad.

Il cite également l’ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’industrie Rachid Mohamed Rachid, qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

« SwissLeaks », un scandale mondial de fraude fiscale impliquant de nombreuses personnalités

AVEC AFP

Le journal « Le Monde » et plusieurs médias internationaux ont dévoilé dimanche le premier volet d’une enquête mettant en cause de nombreuses personnalités dans un vaste système d’évasion fiscale, impliquant la banque britannique HSBC par l’intermédiaire de sa filiale suisse HSBC Private Bank. Baptisée « SwissLeaks », l’opération propose un voyage au cœur de l’évasion fiscale, mettant en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l’argent non déclaré. La justice française enquête depuis sur les 3 000 noms de contribuables français. En France, le journal cite ainsi l’humoriste Gad Elmaleh ou encore Jacques Dessange.

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Pendant de nombreuses années, les informations copiées par Hervé Falciani n’étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse. Le Monde a depuis eu accès aux données bancaires de plus de 100 000 clients, et a mis les informations à la disposition du Consortium des journalistes d’investigation (ICIJ) à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le Guardian au Royaume-Uni ou la Süddeutsche Zeitung en Allemagne.

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. Des milliards auraient transité sur ces comptes à Genève, cachés entre autres derrière des structures offshore au Panama et dans les îles vierges britanniques.

Gad Elmaleh et Jacques Dessange épinglés

De nombreuses personnalités sont impliquées selon Le Monde. En France, le journal cite ainsi l’humoriste Gad Elmaleh, qui disposait, d’après le journal, d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80 000 euros entre 2006 et 2007. Il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Il mentionne ensuite Jacques Dessange, fondateur d’un empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s’est acquitté d’une amende, précise Le Monde.

Du chirurgien aux têtes couronnées

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées.

Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S’y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telle que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins ou encore du sport comme le pilote moto Valentino Rossi.

Le journal suisse Le Temps, un des journaux partenaires pour ces révélations, a mis l’accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar al-Assad.

Il cite également l’ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’industrie Rachid Mohamed Rachid, qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

« HSBC Private Bank (Suisse) a continué d’offrir des services à des clients qui avaient été cités défavorablement par les Nations Unies, dans des documents légaux et dans les médias pour leur lien avec le trafic d’armes, les diamants de guerre ou la corruption », fustige de son côté le consortium des journalistes d’investigation.

Le secret bancaire en Suisse s’est réduit comme une peau de chagrin, la pression sur les banques s’étant fortement accrue alors que de nombreux gouvernements ont accentué la chasse à l’évasion fiscale.

Sur son site, Le Monde a publié une réponse d’HSBC qui a dit reconnaître les « manquements passés », mais avoir pris depuis plusieurs années de nombreuses initiatives pour empêcher l’utilisation de ses services à des fins d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent.

«SwissLeaks» : HSBC impliquée dans une fraude fiscale massive

VIDÉO – La banque aurait permis le transit de plus de 180 milliards d’euros sur des comptes cachés entre 2006 et 2007. Des personnalités françaises sont concernées.

Plus de 180,6 milliards d’euros ont transité en secret par des comptes de la filiale suisse de la banque HSBC entre 2006 et 2007, d’après une enquête menée par une soixantaine de médias internationaux, dont Le Monde. Ce travail de plusieurs mois, baptisé «SwissLeaks», a mis au jour des transactions douteuses concernant plus de 100.000 clients et 20.000 sociétés offshore dans le monde. Cette évasion fiscale massive aurait été «acceptée, et même encouragée» par la banque, d’après les informations de l’ICIJ, le consortium de journalistes qui a dirigé l’enquête. Ce dernier affirme que la France est le cinquième pays avec le plus d’argent ayant transité par la filiale suisse de HSBC, avec des montants déposés pouvant atteindre pour certains les 557 millions d’euros.

Des profils divers

Ces révélations font suite à une autre affaire. En 2008, l’ex-informaticien de HSBC Hervé Falciani a fourni au fisc français une liste de clients de son ancienne société. La justice avait alors ouvert une enquête afin de déterminer si plusieurs milliers de ressortissants français avaient effectivement déposé illégalement de l’argent en Suisse. Une soixantaine de cas ont fait ou doivent encore faire l’objet d’un procès. En janvier 2014, après avoir publié une série d’articles sur cette affaire, Le Monde a obtenu de nouveaux documents établis à partir de la liste initialement transmise par Hervé Falciani. Ce sont ces fichiers qui ont permis l’ouverture de l’enquête.

Parmi les personnalités françaises concernées par ces «SwissLeaks», on retrouve l’humoriste Gad Elmaleh (dont la situation a depuis été régularisée), l’entrepreneur Jacques Dessange et Arlette Ricci, héritière de la fondatrice de la maison de couture Nina Ricci. D’autres célébrités internationales sont épinglées par cette enquête, dont le roi du Maroc Mohamed VI , la fille de l’ancien premier ministre chinois Li Xiaolin et l’acteur américain John Malkovich. L’enquête cite des profils de clients très divers: politiciens, trafiquants d’armes, vedettes ou grands PDG. «Les chirurgiens français désireux de blanchir leurs honoraires non déclarés y côtoient des diamantaires belges, des protagonistes de l’affaire Elf…», résume Le Monde.

SwissLeaks : des médias dévoilent la face cachée du secret bancaire chez HSBC en Suisse

Le Point

Des milliards auraient transité sur des comptes à Genève, cachés, entre autres, derrière des structures offshore au Panama et dans les îles Vierges britanniques.

Ce sont les données soustraites par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève, qui ont permis de mettre à jour le "SwissLeaks".
Ce sont les données soustraites par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève, qui ont permis de mettre à jour le « SwissLeaks ». © AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

Le journal français Le Monde et plusieurs médias internationaux ont exposé dimanche la face cachée du secret bancaire en Suisse, après avoir eu accès aux données soustraites par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève. Baptisée « SwissLeaks », l’opération propose un voyage au coeur de l’évasion fiscale, mettant en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l’argent non déclaré.

Pendant de nombreuses années, les informations copiées par Hervé Falciani n’étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse. Le Monde a depuis eu accès aux données bancaires de plus de 100 000 clients et a mis les informations à la disposition du Consortium des journalistes d’investigation (ICIJ) à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le Guardian au Royaume-Uni ou la Süddeutsche Zeitung en Allemagne.

HSBC reconnaît des « manquements passés »

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. Des milliards auraient transité sur ces comptes à Genève, cachés, entre autres, derrière des structures offshore au Panama et dans les îles Vierges britanniques. De nombreuses personnalités sont impliquées, explique Le Monde, qui juxtapose des profils illustrant les différents visages des clients.

La banque n’a pas pu être jointe dans l’immédiat. Sur son site, Le Monde publie toutefois une réponse de HSBC qui dit reconnaître les « manquements passés » et avoir pris depuis plusieurs années de nombreuses initiatives pour empêcher l’utilisation de ses services à des fins d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent.

En France, Le Monde cite ainsi l’humoriste Gad Elmaleh qui disposait, d’après le journal, d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80 000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du journal, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français. Il mentionne ensuite Jacques Dessange, fondateur d’un empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s’est acquitté d’une amende, précise Le Monde.

Profils disparates

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées. Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S’y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telles que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins ou encore du sport comme le coureur automobile Valentino Rossi.

Le journal suisse Le Temps, un des journaux partenaires pour ces révélations, met l’accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar el-Assad. Il cite également l’ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie Rachid Mohamed Rachid, qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

« HSBC Private Bank (Suisse) a continué d’offrir des services à des clients qui avaient été cités défavorablement par les Nations unies, dans des documents légaux et dans les médias pour leur lien avec le trafic d’armes, les diamants de guerre ou la corruption », fustige de son côté le Consortium des journalistes d’investigation. Le secret bancaire en Suisse s’est réduit comme peau de chagrin, la pression sur les banques s’étant fortement accrue alors que de nombreux gouvernements ont accentué la chasse à l’évasion fiscale.

SwissLeaks: des médias dévoilent la face cachée du secret bancaire chez HSBC en Suisse

Les noms de personnalités de la politique, du spectacle et des affaires ont été exposés dimanche soir par le journal Le Monde et des médias internationaux, qui s’appuient sur des données englobant des milliers de comptes cachés chez HSBC pour dévoiler la face cachée du secret bancaire en Suisse.

Baptisée « SwissLeaks », l’opération propose un voyage au coeur de l’évasion fiscale, mettant en lumière les ruses utilisées pour dissimuler de l’argent non déclaré.

Les fichiers publiés sont extraits des données soustraites par l’informaticien Hervé Falciani, un ex-employé de la filiale suisse de la banque britannique HSBC. Ces données n’étaient connues jusqu’à présent que par la justice et quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse.

Le Monde a depuis eu accès aux données bancaires de plus de 100.000 clients et a mis les informations à la disposition du Consortium des journalistes d’investigation (ICIJ) à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le Guardian au Royaume-Uni ou la Süddeutsche Zeitung en Allemagne.

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. Des dizaines de milliards auraient transité sur ces comptes à Genève, cachés entre autres derrière des structures offshore au Panama et dans les îles Vierges britanniques.

De nombreuses personnalités sont impliquées, explique Le Monde, qui juxtapose des profils illustrant les différents visages des clients.

– ‘Manquements passés’ –

Contactée par l’AFP, la banque a dit reconnaître les « manquements passés », mais avoir connu depuis une « transformation radicale » et pris de nombreuses initiatives pour empêcher que ses services soient utilisés à des fins d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent.

« Ces divulgations sur des pratiques historiques sont un rappel que l’ancien modèle d’affaires de la banque privée suisse n’est plus acceptable », a affirmé Franco Morra, le directeur général d’HSBC Private Bank (Suisse) cité dans le courriel transmis à l’AFP.

En France, Le Monde cite ainsi l’humoriste Gad Elmaleh, qui disposait, d’après le journal, d’un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du journal, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Il mentionne ensuite Jacques Dessange, fondateur d’un empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s’est acquitté d’une amende, précise Le Monde.

– Profils disparates –

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées.

Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S’y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telles que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l’instar de l’actrice Joan Collins ou encore du sport comme le pilote de moto Valentino Rossi.

Le journal suisse Le Temps, un des journaux partenaires pour ces révélations, met l’accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar al-Assad.

Il cite également l’ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie Rachid Mohamed Rachid, condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

« HSBC Private Bank (Suisse) a continué d’offrir des services à des clients qui avaient été cités défavorablement par les Nations Unies, dans des documents légaux et dans les médias pour leur lien avec le trafic d’armes, les diamants de guerre ou la corruption », fustige de son côté le Consortium des journalistes d’investigation.

Le secret bancaire en Suisse s’est réduit comme peau de chagrin ces dernières années, la pression sur les banques helvétiques s’étant fortement accrue alors que de nombreux gouvernements ont accentué la chasse à l’évasion fiscale.

Lundi et mardi, une réunion du G20 se tient à Istanbul où se retrouvent des ministres des Finances et des banquiers centraux. Le G20 a fait de la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale un de ses chevaux de batailles.

Swissleaks : Gad Elmaleh cité dans une affaire de fraude fiscale

Celui qui a récemment fait le buzz en apparaissant dans une publicité LCL en vantant les mérites de la banque idéale fait cette fois-ci parler de lui pour une affaire de fraude fiscale. Révélée par le journal Le Monde, Gad Elmaleh aurait possédé un compte dans une filiale suisse de la banque HSBC entre 2005 et 2007. Il fait partie d’une liste de nombreux clients accusés de fraude fiscale massive allant jusqu’à 180,6 milliards d’euros. Une somme qui donne le vertige ! Gad Elmaleh possédait 80000 euros sur ce compte, il n’a donc été que « faiblement approvisionné » selon le quotidien, mais il n’a pas souhaité commenter cette révélation du journal. La situation a néanmoins été régularisée depuis puisque ce compte n’existe plus.

Ils sont plus de 100000 clients impliqués et 20000 sociétés offshore. D’autres personnalités sont citées dans cette même affaire comme : Arlette Ricci (héritière de Nina Ricci), Jacques Dessange ou encore l’acteur John Malkovich. Ces noms ont été révélés grâce à des archives numérisées dérobées chez HSBC PB par Hervé Falciani, ancien employé de la banque. Fin 2008, cet informaticien français avait fourni aux agents du fisc français les données volées chez son employeur. Depuis 2009, la justice enquête dessus.

Gad Elmaleh, Jacques Dessange, Arlette Ricci : trois visages de la fraude fiscale

Le Monde
Gad Elmaleh, Jacques Dessange et Arlette Ricci, héritière de Nina Ricci, figurent sur la liste des nombreux Français ayant eu un compte dans la filiale suisse de HSBC, dont une partie plus importante sera publiée lundi 9 février. Ces trois personnalités illustrent les différents profils qu’a pu rencontrer l’administration fiscale lorsqu’elle a exploité le fichier.

Gad Elmaleh

Gad Elmaleh, Jacques Dessange, Arlette Ricci : trois visages de la fraude fiscale© Le Monde Gad Elmaleh, Jacques Dessange, Arlette Ricci : trois visages de la fraude fiscale

Le nom de Gad Elmaleh est sans doute l’un des plus connus parmi les Français figurant sur la liste des clients de la banque. Le comédien n’a jamais répondu aux sollicitations du Monde, malgré de multiples relances.

Récemment vu dans une pub où il imaginait sa banque idéale, l’humoriste disposait à Genève d’un compte faiblement approvisionné – avec un peu plus de 80 000 euros entre 2006 et 2007. Selon nos informations, M. Elmaleh aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Jacques Dessange

Jacques Dessange, en octobre 2011.© AFP/ALAIN JOCARD Jacques Dessange, en octobre 2011.

Jacques Dessange, fondateur éponyme de l’empire de la coiffure, fait partie des clients qui ont accepté de régulariser leur situation après avoir fraudé le fisc en dissimulant de l’argent en Suisse ou derrière des sociétés écrans. Le coiffeur, aujourd’hui âgé de 89 ans, possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC, sur lequel il a eu jusqu’à 1,6 million d’euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels Le Monde a eu accès.

Ce compte, non déclaré, était lié à une société écran au Panama. Contacté par l’administration fiscale après qu’elle a récupéré les fichiers, il a régularisé sa situation et a payé une amende au fisc.

Arlette Ricci, héritière de Nina Ricci

AFP/JEAN-PIERRE MULLER© Fournis par Le Monde AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Arlette Ricci est la petite fille et l’héritière de Nina Ricci, fondatrice de la maison de couture du même nom. Elle a toujours démenti avoir fraudé le fisc. Les montants importants et son absence de coopération avec l’administration devraient l’amener devant les juges le 16 février.

Mme Ricci est accusée d’avoir dissimulé au fisc français 18,7 millions d’euros, notamment par l’entremise de sociétés écrans au Panama. Son avocat, Jean-Marc Fedida, dénonce une procédure biaisée

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Commentaires
–                                                  Pourquoi ne pas mentionner les noms des fraudeurs fiscaux dans la presse ou sur des sites dédiés comme en Angleterre ? Car la fraude fiscale est un délit et donc condamnable pénalement ! Il ne suffit pas de rapatrier le magot et de payer des amendes ridicules!…Il faut rendre compte du délit devant la Justice !!
–                                                                            Faiblement approvisionné avec un peu plus de 80 000 euros…. Moi je rêve d’une banque qui ne me harcèle pas pour un fort découvert de 80 euros !
–                                                                      Que dire de ces fraudeurs fiscaux que…lamentables…pitoyables…impardonnables…indécents !

Thierry                                                                                            Le problème réside dans la progressivité de l’impôt. Quand vous êtes taxé à 75%, plus les charges, la prime à l’évasion fiscale décuple. Il suffirait de prendre deux mesures : un impôt à taux unique (flat tax) de 25% et un prélèvement à la source. Le tout sans niche fiscale, sans déduction d’aucune sorte. L’impôt serait lisible, et son niveau d’acceptation élevé si bien que l’Etat s’enrichirait. Simple et efficace. Deux qualificatifs que déteste l’administration fiscale française

Analphabète                                                                                   -Mon cher Gad, vous allez m’épeler: « L.C.L ». A vous…-Heu, « …H…S…B…C » -Oui, eh bien, vous vous y connaissez mieux en chiffres qu’en lettres

Perplexe                                                                                       C’est fou ce qu’il peut y avoir comme gens qui ont /avaient des comptes en Suisse à l’insu de leur plein gré …

hop                                                                                               Et après on tape sur les Grecs… La paille et la poutre !

avoirs en Suisse                                                                             Je rappelle à ceux qui réagissent qu’il n’est pas interdit d’avoir un compte en Suisse… J’en ai un! Ce qui est interdit c’est de ne pas déclarer le compte, ce qui est interdit c’est d’y mettre des revenus cachés! On dirait ici que les coupables sont les banques suisses (alors qu’il s’agit ici d’une filiale de banque britannique) alors que les vrais coupables sont ces clients qui désirent cacher leur fric. C’est pas les banques qui les obligent à frauder!

on connait deja la fin du film                                                                pour beaucoup ça ne doit pas vraiment être une surprise. Comme déjà évoqué dans un commentaire la Suisse et les autres paradis fiscaux ont bâti leur fortune en grande partie sur ce système de fraude. Mais chacun sait qu’ils ne seront jamais inquiétés ils mangent à la même table que les gens qui nous gouvernent. Et les fraudeurs pris la main dans le sac s’en tireront avec un simple rappel à la loi. L’ennemi de la finance à l’Elysee n’aura jamais paru si ridicule, et pourtant il se donne du mal

PIERRICK HAMON                                                                            Est ce une information obtenue par le seul travail de deux journalistes du Monde comme présenté ce matin sur France-Inter alors que Le Temps de Genève précise: Une enquête du Monde, en partenariat avec l’ICIJ et 60 Minutes, ABC Color, Abidjan Live News, Aftenposten, Armando.info, Asahi Shimbun, BBC Panorama, CBC/Radio-Canada, CIPER Clarin, Connectas, De Tijd, DR, El Comercio, El Confidencial, El-Watan, Free Arabs, Haaretz (The Marker), ICIJ, Journalism and Media Studies Centre, HKU, etc…

Francis Payot                                                                                     Genève: capitale de la criminalité en col blanc… Qu’en pense l’ayatollah Calvin?

citoyen AD                                                                                          Beurk ça pue la délation. Soit on donne toute la liste soit on ne donne rien. Pour qui se prennent ces journalistes?

 Pierre TANGUY                                                                        Marine :  » Ouf popa n’y est pas….! »

gugus                                                                                                   Les noms !!! TOUTE la liste, par ordre alphabétique ou par profession … Vite  OUI ! Toute la liste et pas seulement des miettes.

Pierce                                                                                                   Je m’étais demandé pourquoi on ne voyait plus depuis un certain temps Gad Elmaleh sur la publicité LCL. J’avais imaginé que c’était parce qu’il était trop cher 🙂

dubitative                                                                                               voilà une nouvelle qui va faire baisser le front national….

K.E Guillon                                                                                            On ne sait plus quoi faire pour amuser les Français….. Si ce n’est Charlie, c’est un Leaks….. Mais il se passe toujours quelque chose au bazar de la ripoublique…. Qu’est-ce qu’on s’amuse et se marre (mais ne le dites pas; on risque une répression).

https://launedekeg.wordpress.com/2015/02/09/keg-ce-09022015-les-863-voix-manquantes-du-doubs/

Michel Robin Michel Robin                                                           Comprendre la fraude fiscale c’est bien, la combattre c’est mieux, mais ça on peut toujours attendre aussi longtemps que Hollande fasse vraiment de la finance son ennemi….. : bref jamais ! Taper sur les faibles c’est tellement plus simple
Jean888                                                                                                   Je me demande bien ce qu’attend Taubira pour nommer ces 2 chevaliers blancs et le procureur Plenel au ministère de la justice. Ils sont manifestement beaucoup plus efficace que les services officiels.
Ce matin sur France Inter, les inénarrables Dupont et Dupond du Monde expliquent en toute simplicité que c’est grâce à leur enquête que tout cela a été révélé, oubliant au passage que si la justice suisse n’avait pas menacé l’informaticien il n’aurait pas communiqué les infos à la justice française qui ne les aurait pas ( comme d’hab) passée au Monde..
Marie Marie                                                                                                Toujours rien sur la protection des lanceurs d’alerte ?
Bruno Belvèze                                                                                              Le manque à gagné pour le fisc français : 5.7 milliards que les contribuables honnêtes paient à leur place.     Bravo au cadre de cette banque qui a révélé ces pratiques mafieuses.
louis tricon                                                                                     je ne sais pas s’il s’agit d’une violation de la vie privée,mais ceux qui sont évadés fiscaux violent le fisc et par conséquent les contribuables français,il faut zapper ces gens là

magdeleine                                                                                           Trop drôle        Pas de politiques, pas de journalistes, dans cette liste .    on nous prend pour qui ?
leonardy86                                                                                                Voilà une info qui n’est pas nouvelle  .  Depuis 4 ou 5 ans ce fichier est entre les mains du fisc français.    Nous annoncer que les fraudeurs ont régularisé c’est bien mais pas important     Que le roi du Maroc planque du fric, tout le monde le sait et on s’en fout.     Tous les dictateurs idem

Ce qu’il faudrait c’est être certain que c’est fini.            J’ai un doute, l’info 2015 serait plus intéressante mais plus difficile…

labretagnedebout                                                                                Je rêve d’une banque… Gad Elmaleh n’avait besoin de rêver d’une banque… Il l’avait déjà ! Pas LCL, HSBC. Minable, vraiment minable de nous prendre à ce point pour des idiots…
Fab  • 

  • Je rêve d’une banque…  

    Michel Dautan  •                                                                             malek il s’en fout maintenant il les place à monaco
    ooooooo  •                                                                                        A l’ époque, il ne misait pas sur Monaco….. Depuis, il a trouvé le filon….. Il a rêvé d’ une banque, il l’a : une vraie de vraie monégasque…..
  • Philippe  •                                                                                           voyons comment cela se terminera! La crédibilité de ce gouvernement de gauche est engagée,,marre de « taper les « petits »,et petites entreprises,marre d’être pris pour des c…quand les autres mettent leur fric bien au »chaud » des Milliards!! qui seraient nécessaire dans ces temps difficiles à notre Etat !!
    Chevalier  •                                                                                         Les Banques suisses doivent être mises à l’écart du monde financier, et des sanctions doivent être mises en place à la hauteur de leurs infractions. Quant ‘aux responsables, ceux ci doivent finir en prison.
    En deux, les paradis fiscaux quels qu’ils soient, doivent subir le même sort.
    nos Amis Anglais n’auront plus à sortir le tapis rouge pour accueillir les Entreprises Françaises…..!
    • Balou                                                                                     le ménage doit etre fait et faut bien dire que la Suisse semble volontaire…..y’a juste un petit souci avec les dirigeants de ces banques qui ne sont jamais perçus comme des criminels (contrairement aux personnes sur la liste) mais ce ceux bien eux qui ont « organisé et développé » ce système !!!
    • Marie  •                                                                                        Pourquoi citer ceux qui ont régularisé leur situation

      lo tavanol  •                                                                               Pure fiction : une banque en Suisse qui pratique de l’évasion fiscale. Nos amis suisses aiment trop la propreté qu’ils lavent même l’argent sale, c’est dire…
      Arachid  •                                                                                     Pourquoi avoir besoin de citer et salir tous ces noms?
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