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Conflit en Ukraine : la médiation de la dernière chance

La chancelière allemande, Angela Merkel, le président ukrainien, Petro Porochenko, et le chef de l'État français, François Hollande, jeudi 5 février à Kiev.

Après une étape à Kiev, ce jeudi,  le président français et la chancelière allemande discuteront vendredi avec Poutine d’un plan de paix sur l’Ukraine.

C’est la première fois depuis le début du conflit que François Hollande évoque nommément la guerre qui sévit depuis bientôt un an dans l’est de l’Ukraine. Une «guerre» qui selon le président français a désormais le potentiel d’être «totale». C’est donc pour l’arrêter qu’Angela Merkel et lui ont décidé de se rendre à Kiev et à Moscou, dans l’espoir de convaincre le président ukrainien, Petro Porochenko, et son homologue russe, Vladimir Poutine, d’accepter leur nouvelle initiative de paix.

De leurs entretiens avec le président ukrainien, jeudi soir, peu a filtré: la déclaration conjointe des trois dirigeants prévue dans la soirée a été annulée. Les pourpalers «laissent espérer un cessez-le-feu», a toutefois déclaré Porochenko dans un communiqué.

Cette option diplomatique, censée respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ne sera pas «prolongée indéfiniment», a prévenu François Hollande. En cas de refus de Vladimir Poutine, certains pays, a-t-il prévenu, pourraient décider de livrer des armes à l’Ukraine.

Les Européens s’inquiètent des avancées séparatistes, qui rendent peu à peu obsolète la ligne de démarcation tracée lors des accords de Minsk, en septembre 2014. Ils craignent que la nouvelle dégradation de la situation sur le terrain devienne incontrôlable. La chancelière allemande a implicitement reconnu devant des députés CDU-CSU l’échec de l’approche qui mêlait sanctions et négociations. La situation, a-t-elle dit, est «tout sauf rassurante», elle est «très très difficile». «Le temps presse et il ne sera pas dit que la France et l’Allemagne, ensemble, n’auront pas tout tenté, tout entrepris, pour préserver la paix.»

Selon des informations concordantes obtenues par Le Figaro, l’initiative serait en fait venue de Vladimir Poutine. Le maître du Kremlin aurait fait passer des idées nouvelles à Kiev, Berlin et Paris, essentiellement basées sur la vision russe: un retour au calme dans le Donbass en échange d’une autonomie accrue de l’ensemble russophone. Les Ukrainiens auraient été mis «devant le fait accompli», prévenus «au dernier moment» de l’existence d’un texte travaillé pendant plusieurs jours entre le couple franco-allemand et Vladimir Poutine.

Une autre perche russe, pour l’instant encore secrète, aurait débloqué la discussion au début de la semaine et conduit la chancelière à faire enfin le voyage. Depuis plusieurs mois, Angela Merkel a durci son discours vis-à-vis de Vladimir Poutine, à qui elle aurait retiré sa confiance. Selon une source diplomatique, la dernière rencontre internationale prévue à Astana, au Kazakhstan, le 15 janvier, avait été annulée à l’initiative de l’Allemagne. «La France pensait qu’il fallait de toute façon y aller, pour maintenir le dialogue avec la Russie, même en l’absence de résultats», poursuit cette source. Si Merkel accepte de faire le voyage de Moscou, c’est qu’elle est relativement optimiste.

Les Russes, comme les Européens, craignent que le débat sur la livraison d’armes à l’Ukraine gagne en importance, ramène les États-Unis dans le tableau et fasse voler en éclats la prétendue unité européenne face au Kremlin. Car si la France et l’Allemagne sont très réticentes à armer Kiev, d’autres pays européens, notamment à l’est, pourraient franchir le pas. Vladimir Poutine semble ainsi avoir pris de vitesse les Américains, qui avaient envoyé John Kerry à Kiev, jeudi, pour évoquer une éventuelle livraison d’armes à l’Ukraine.

«Depuis les accords de Normandie en juin 2014, Vladimir Poutine est très content d’avoir mis la Maison-Blanche hors jeu dans la négociation et de ne plus avoir comme interlocuteur que Porochenko et le couple Merkel-Hollande. L’Union européenne a le même intérêt à s’imposer comme le seul interlocuteur privilégié du Kremlin», commente un haut responsable européen. Vladimir Poutine aurait aussi obtenu des dirigeants européens «l’assurance» que l’Ukraine ne rentrera pas dans l’Otan.

La mesure du succès d’Angela Merkel et de François Hollande n’en reste pas moins liée au respect du protocole de Minsk et à l’application effective de chacun de ses douze points, notamment le retrait des troupes russes présentes en Ukraine et l’arrêt de la livraison d’armes aux rebelles. Mais on n’en est pas encore là. Selon de premières informations, le plan de paix franco-allemand prévoirait la neutralité de l’Ukraine et une solution fédérale gelant le conflit dans l’est du pays. Mais il ne réglerait pas le fond du problème.

Les initiatives précédentes ont toutes échoué. Les sanctions imposées par l’Europe et les États-Unis ont contribué à l’effondrement de l’économie mais n’ont pas fait reculer Vladimir Poutine sur le terrain. Pourquoi renoncerait-il aujourd’hui à ses objectifs politiques et militaires dans la région? «La force de ce régime est dans la manœuvre politique. Vladimir Poutine veut absolument contrôler l’espace soviétique et, pour ce faire, il lui faut dominer l’Ukraine… On pourra régler le conflit ukrainien une fois que Vladimir Poutine ne sera plus là», affirme l’opposant russe Vladimir Milov, qui s’exprimait mercredi à l’Observatoire de la Russie, au Ceri (Sciences Po).

Ukraine: Merkel et Hollande à Moscou pour convaincre Poutine de leur plan de paix

François Hollande et Angela Merkel sont attendus vendredi au Kremlin pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’accepter le nouveau plan de paix qu’ils ont défini dans l’urgence face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine.

L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5.300 morts et a provoqué une crise internationale rappelant les crispations Est-Ouest de la Guerre froide.

Avant de s’envoler pour Moscou, les dirigeants européens ont exposé au président ukrainien Petro Porochenko le plan annoncé à la surprise générale jeudi par François Hollande lors d’une conférence de presse à Paris.

La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations entre les trois dirigeants, que leur initiative « laisse espérer un cessez-le-feu » alors que plusieurs centaines de personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats depuis le début de l’année.

Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l’heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

En fait, de plan de paix, il s’agit plutôt d’une « contre-proposition » de plan de paix, Vladimir Poutine ayant soumis il y a quelques jours, selon plusieurs sources, des idées à Angela Merkel et François Hollande. Ces derniers en ont alors fait part mercredi aux Etats-Unis et à l’Ukraine et ont dans la foulée préparé leurs contre-propositions.

Cette « nouvelle proposition de règlement sur le conflit » garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré le chef de l’Etat français, tout en prévenant les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ».

Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat  » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu?ici ».

« A Porochenko, on veut clairement faire comprendre qu?il s?agit de la dernière chance offerte à l’Ukraine d?éviter une défaite militaire et un écroulement économique », selon SZ.

Un haut responsable ukrainien a également démenti la véracité des informations de SZ.

– Obama réserve sa réponse sur les armes –

Parallèlement à l’initiative franco-allemande, les Etats-Unis continuaient de réfléchir à la possibilité de livrer des armes à l’armée ukrainienne, qui accumule les revers dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk.

Mais en visite à Kiev, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a douché les attentes du gouvernement ukrainien concernant une annonce immédiate sur la livraisons d’armes létales à l’Ukraine en disant que Washington privilégiait « une solution diplomatique ».

Barack Obama « passe en revue toutes les options dont celle de la livraison d’armes défensives » et prendra sa décision « prochainement », a ajouté M. Kerry, afin notamment de laisser une chance au plan de paix des Européens.

De quoi l’armée ukrainienne a-t-elle besoin pour renverser la situation ? « d’outils de communication, de brouillage électronique ou des radars », selon Kiev, de drones, de missiles anti-char, selon un rapport indépendant récent rédigé par plusieurs groupes de réflexion américains.

Mais une réponse positive des Américains risquerait d’être interprétée comme un casus belli de Washington par Moscou, et d’aggraver encore les relations russo-américaines, qui traversent leur pire crise depuis la Guerre froide.L’annonce du renforcement de la présence de l’Otan sur son flanc Est avec la création d’une nouvelle force de réaction de 5.000 hommes et de six « centres de commandement » n’est également pas de nature à plaire à Moscou. Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et américaine John Kerry doivent d’ailleurs se rencontrer samedi lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Jeudi, John Kerry voulait croire que Vladimir Poutine pourrait encore jouer la détente et appelait le président russe à « faire le choix d’en finir avec la guerre ».

Russie/Ukraine: après Kiev, Hollande et Merkel attendus au Kremlin pour présenter leur plan de paix

RUSSIE UKRAINE

INTERNATIONAL – François Hollande et Angela Merkel sont attendus ce vendredi 6 février au Kremlin pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’accepter le nouveau plan de paix qu’ils ont défini dans l’urgence face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine.

L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5300 morts et a provoqué une crise internationale rappelant les crispations Est-Ouest de la Guerre froide.

Espoir d’un cessez-le-feu

Avant de s’envoler pour Moscou, les dirigeants européens ont exposé au président ukrainien Petro Porochenko le plan annoncé à la surprise générale jeudi par François Hollande lors d’une conférence de presse à Paris.

La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations entre les trois dirigeants, que leur initiative « laisse espérer un cessez-le-feu » alors que plusieurs centaines de personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats depuis le début de l’année.

Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l’heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

Face à Poutine, une « contre-proposition »

En fait, de plan de paix, il s’agit plutôt d’une « contre-proposition » de plan de paix, Vladimir Poutine ayant soumis il y a quelques jours, selon plusieurs sources, des idées à Angela Merkel et François Hollande. Ces derniers en ont alors fait part mercredi aux Etats-Unis et à l’Ukraine et ont dans la foulée préparé leurs contre-propositions.

Cette « nouvelle proposition de règlement sur le conflit » garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré le chef de l’Etat français, tout en prévenant les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ».

Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat  » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu’ici ».

« A Porochenko, on veut clairement faire comprendre qu’il s’agit de la dernière chance offerte à l’Ukraine d’éviter une défaite militaire et un écroulement économique », selon SZ. Un haut responsable ukrainien a également démenti la véracité des informations de SZ.

Obama réserve sa réponse sur les armes

Parallèlement à l’initiative franco-allemande, les Etats-Unis continuaient de réfléchir à la possibilité de livrer des armes à l’armée ukrainienne, qui accumule les revers dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk.

Mais en visite à Kiev, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a douché les attentes du gouvernement ukrainien concernant une annonce immédiate sur la livraisons d’armes létales à l’Ukraine en disant que Washington privilégiait « une solution diplomatique ».

Barack Obama « passe en revue toutes les options dont celle de la livraison d’armes défensives » et prendra sa décision « prochainement », a ajouté John Kerry, afin notamment de laisser une chance au plan de paix des Européens.

De quoi l’armée ukrainienne a-t-elle besoin pour renverser la situation ? « d’outils de communication, de brouillage électronique ou des radars », selon Kiev, de drones, de missiles anti-char, selon un rapport indépendant récent rédigé par plusieurs groupes de réflexion américains.

Rencontre Lavrov-Kerry samedi à Munich

Mais une réponse positive des Américains risquerait d’être interprétée comme un casus belli de Washington par Moscou, et d’aggraver encore les relations russo-américaines, qui traversent leur pire crise depuis la Guerre froide.

L’annonce du renforcement de la présence de l’Otan sur son flanc Est avec la création d’une nouvelle force de réaction de 5.000 hommes et de six « centres de commandement » n’est également pas de nature à plaire à Moscou.

Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et américaine John Kerry doivent d’ailleurs se rencontrer samedi lors de la conférence sur la sécurité de Munich.

Jeudi, John Kerry voulait croire que Vladimir Poutine pourrait encore jouer la détente et appelait le président russe à « faire le choix d’en finir avec la guerre ».

Après Kiev, Merkel et Hollande à Moscou pour convaincre Poutine

L'Obs avec AFP

L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et Bruxelles, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5.300 morts.

La chancelière allemande Angela Merkel, Petro Porochenko et François Hollande. (Sipa) La chancelière allemande Angela Merkel, Petro Porochenko et François Hollande. (Sipa)

François Hollande et Angela Merkel sont attendus vendredi 6 février au Kremlin pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’accepter le nouveau plan de paix qu’ils ont défini dans l’urgence face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine.

L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5.300 morts et a provoqué une crise internationale rappelant les crispations Est-Ouest de la Guerre froide.

Avant de s’envoler pour Moscou, les dirigeants européens ont exposé au président ukrainien Petro Porochenko le plan annoncé à la surprise générale jeudi par François Hollande lors d’une conférence de presse à Paris.

Une contre-proposition

La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations entre les trois dirigeants, que leur initiative « laisse espérer un cessez-le-feu » alors que plusieurs centaines de personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats depuis le début de l’année.

Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l’heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

En fait, de plan de paix, il s’agit plutôt d’une « contre-proposition » de plan de paix, Vladimir Poutine ayant soumis il y a quelques jours, selon plusieurs sources, des idées à Angela Merkel et François Hollande. Ces derniers en ont alors fait part mercredi aux Etats-Unis et à l’Ukraine et ont dans la foulée préparé leurs contre-propositions.

Cette « nouvelle proposition de règlement sur le conflit » garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré le chef de l’Etat français, tout en prévenant les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ».

Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat  » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu’ici ».

A Porochenko, on veut clairement faire comprendre qu’il s’agit de la dernière chance offerte à l’Ukraine d’éviter une défaite militaire et un écroulement économique », selon SZ.

Un haut responsable ukrainien a également démenti la véracité des informations de SZ.

Obama réserve sa réponse sur les armes

Parallèlement à l’initiative franco-allemande, les Etats-Unis continuaient de réfléchir à la possibilité de livrer des armes à l’armée ukrainienne, qui accumule les revers dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk. Mais en visite à Kiev, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a douché les attentes du gouvernement ukrainien concernant une annonce immédiate sur la livraisons d’armes létales à l’Ukraine en disant que Washington privilégiait « une solution diplomatique ».

Barack Obama « passe en revue toutes les options dont celle de la livraison d’armes défensives » et prendra sa décision « prochainement », a ajouté John Kerry, afin notamment de laisser une chance au plan de paix des Européens.

De quoi l’armée ukrainienne a-t-elle besoin pour renverser la situation ? « d’outils de communication, de brouillage électronique ou des radars », selon Kiev, de drones, de missiles anti-char, selon un rapport indépendant récent rédigé par plusieurs groupes de réflexion américains. Mais une réponse positive des Américains risquerait d’être interprétée comme un casus belli de Washington par Moscou, et d’aggraver encore les relations russo-américaines, qui traversent leur pire crise depuis la Guerre froide.

L’annonce du renforcement de la présence de l’Otan sur son flanc Est avec la création d’une nouvelle force de réaction de 5.000 hommes et de six « centres de commandement » n’est également pas de nature à plaire à Moscou.

Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et américaine John Kerry doivent se rencontrer samedi lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Jeudi, John Kerry voulait croire que Vladimir Poutine pourrait encore jouer la détente et appelait le président russe à « faire le choix d’en finir avec la guerre ».

Ukraine: Merkel et Hollande à Moscou pour convaincre Poutine

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 06/02/2015 à  07:09, mis à jour à  09:13

Alors que les Etats-Unis réfléchissent encore à livrer des armes à l’armée ukrainienne, François Hollande et Angela Merkel avancent leur contre-proposition de paix. Après avoir présenté l’initiative franco-allemande à Kiev jeudi, ils se rendent en Russie ce vendredi.

Ukraine: Merkel et Hollande à Moscou pour convaincre Poutine

Le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une réunion avec le président ukrainien Petro Porochenko, le 5 février 2015 à Kiev                  afp.com/Sergei Supinsky

Après Kiev, Moscou. Le voyage surprise de François Hollande et Angela Merkel, afin de trouver un nouveau plan de paix pour l’Ukraine, se poursuit ce vendredi. Ils sont attendus au Kremlin pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’accepter leur proposition commune, après être passés par l’Ukraine jeudi.

L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5300 morts et a provoqué une crise internationale rappelant les crispations Est-Ouest de la Guerre froide. Depuis le début de l’année, plusieurs centaines de personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats.

Kiev espère un cessez-le-feu

Avant de s’envoler pour la Russie, les dirigeants européens ont exposé au président ukrainien Petro Porochenko le plan annoncé à la surprise générale jeudi matin par François Hollande lors de sa conférence de presse à Paris.

La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations entre les trois dirigeants, que leur initiative « laisse espérer un cessez-le-feu ». Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l’heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles prorusses qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

En fait, de plan de paix, il s’agit plutôt d’une « contre-proposition » de plan de paix, Vladimir Poutine ayant soumis il y a quelques jours, selon plusieurs sources, des idées à Angela Merkel et François Hollande. Ces derniers en ont alors fait part mercredi aux Etats-Unis et à l’Ukraine et ont dans la foulée préparé leurs contre-propositions.

« L’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment »

Cette « nouvelle proposition de règlement sur le conflit » garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré le chef de l’Etat français. Tout en envoyant des signaux à Vladimir Poutine en refusant l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan par exemple, il a prévenu les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ».

Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat  » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu’ici ». « A Porochenko, on veut clairement faire comprendre qu’il s’agit de la dernière chance offerte à l’Ukraine d’éviter une défaite militaire et un écroulement économique », selon SZ. Un haut responsable ukrainien a également démenti la véracité des informations de SZ.

Les Etats-Unis armeront-ils l’Ukraine

Parallèlement à l’initiative franco-allemande, les Etats-Unis continuaient de réfléchir à la possibilité de livrer des armes à l’armée ukrainienne, qui accumule les revers dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk. De quoi l’armée ukrainienne a-t-elle besoin pour renverser la situation? « D’outils de communication, de brouillage électronique ou des radars », selon Kiev, de drones, de missiles anti-char, selon un rapport indépendant récent rédigé par plusieurs groupes de réflexion américains.

Mais, en visite à Kiev, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a douché les attentes du gouvernement ukrainien concernant une annonce immédiate sur la livraisons d’armes létales à l’Ukraine en disant que Washington privilégiait « une solution diplomatique ». Barack Obama « passe en revue toutes les options dont celle de la livraison d’armes défensives » et prendra sa décision « prochainement », a ajouté John Kerry, afin notamment de laisser une chance au plan de paix des Européens.

Une réponse positive des Américains risquerait d’être interprétée comme un casus belli de Washington par Moscou, et d’aggraver encore les relations russo-américaines, qui traversent leur pire crise depuis la Guerre froide. Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et américaine John Kerry doivent se rencontrer samedi lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Jeudi, John Kerry voulait croire que Vladimir Poutine pourrait encore jouer la détente et appelait le président russe à « faire le choix d’en finir avec la guerre ».

Ukraine : Merkel et Hollande en Russie pour convaincre Poutine de leur plan de paix

Le Point –

L’initiative franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance.

François Hollande et Angela Merkel sont attendus vendredi au Kremlin pour tenter de convaincre Vladimir Poutine d’accepter le nouveau plan de paix qu’ils ont défini dans l’urgence face à l’intensification des combats dans l’est de l’Ukraine. L’initiative de paix franco-allemande, soutenue par Washington et par l’Union européenne, a tout de la médiation de la dernière chance au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5 300 morts et a provoqué une crise internationale rappelant les crispations est-ouest de la guerre froide. Avant de s’envoler pour Moscou, les dirigeants européens ont exposé au président ukrainien Petro Porochenko le plan annoncé à la surprise générale jeudi par François Hollande lors d’une conférence de presse à Paris. La présidence ukrainienne a indiqué dans la nuit, après plusieurs heures de négociations entre les trois dirigeants, que leur initiative « laisse espérer un cessez-le-feu » alors que plusieurs centaines de personnes, en majorité des civils, ont péri dans les bombardements et les combats depuis le début de l’année. Petro Porochenko a également souligné que toutes les parties devaient respecter les accords de paix signés à Minsk en septembre, les seuls pour l’heure signés par les Ukrainiens comme par les rebelles pro-russes qui ont engrangé ces dernières semaines les victoires militaires.

En fait de plan de paix, il s’agit plutôt d’une « contre-proposition » de plan de paix, Vladimir Poutine ayant soumis il y a quelques jours, selon plusieurs sources, des idées à Angela Merkel et à François Hollande. Ces derniers en ont alors fait part mercredi aux États-Unis et à l’Ukraine et ont dans la foulée préparé leurs contre-propositions. Cette « nouvelle proposition de règlement sur le conflit » garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré le chef de l’État français, tout en prévenant les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ». Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu’ici ». « À Porochenko, on veut clairement faire comprendre qu’il s’agit de la dernière chance offerte à l’Ukraine d’éviter une défaite militaire et un écroulement économique », selon SZ. Un haut responsable ukrainien a également démenti la véracité des informations de SZ.

Obama réserve sa réponse sur les armes

Parallèlement à l’initiative franco-allemande, les États-Unis continuaient de réfléchir à la possibilité de livrer des armes à l’armée ukrainienne, qui accumule les revers dans les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk. Mais, en visite à Kiev, le secrétaire d’État américain John Kerry a douché les attentes du gouvernement ukrainien concernant une annonce immédiate sur la livraison d’armes létales à l’Ukraine en disant que Washington privilégiait « une solution diplomatique ». Barack Obama « passe en revue toutes les options, dont celle de la livraison d’armes défensives », et prendra sa décision « prochainement », a ajouté John Kerry, afin notamment de laisser une chance au plan de paix des Européens. De quoi l’armée ukrainienne a-t-elle besoin pour renverser la situation ? « D’outils de communication, de brouillage électronique ou des radars », selon Kiev, de drones, de missiles antichars, selon un rapport indépendant récent rédigé par plusieurs groupes de réflexion américains.

Mais une réponse positive des Américains risquerait d’être interprétée comme un casus belli de Washington par Moscou, et d’aggraver encore les relations russo-américaines qui traversent leur pire crise depuis la guerre froide. L’annonce du renforcement de la présence de l’Otan sur son flanc est avec la création d’une nouvelle force de réaction de 5 000 hommes et de 6 « centres de commandement » n’est également pas de nature à plaire à Moscou. Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov et américaine John Kerry doivent d’ailleurs se rencontrer samedi lors de la conférence sur la sécurité de Munich. Jeudi, John Kerry voulait croire que Vladimir Poutine pourrait encore jouer la détente et appelait le président russe à « faire le choix d’en finir avec la guerre ».

Après Kiev, tractations « de la dernière chance » à Moscou

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |

L’essentiel

  • Une trêve est en cours près de Debaltseve dans l’est de l’Ukraine, pour évacuer les civils de cette zone particulièrement touchée par le conflit.
  • La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la République François Hollande rencontrent vendredi les autorités russes pour leur présenter un plan de sortie de crise dont ils ont exposé les modalités au président ukrainien jeudi.
  • On ne connaît pas les détails de cette initiative de paix présentée comme celle « de la dernière chance » au terme de 10 mois d’un conflit qui a fait plus de 5 300 morts en Ukraine.
De gauche à droite : la chancelière allemande, Angela Merkel, le président ukrainien, Petro Porochenko, et le chef de l'Etat français, François Hollande, le 5 février à Kiev.

Alors que les combats entre séparatistes et forces gouvernementales se sont intensifiés ces derniers jours dans l’est de Ukraine, la situation dans le pays est au cœur des préoccupations des dirigeants européens et de l’OTAN. Une trêve est entrée en vigueur vendredi près de Debaltseve pour évacuer les civils de l’un des points les plus chauds du conflit, ont annoncé les deux camps.

  • L’initiative franco-allemande

Au lendemain de leur visite à Kiev, le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, sont attendus, vendredi 6 février, à Moscou pour présenter aux autorités russes leur projet de sortie de crise. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a assuré que ce dernier était prêt à des « discussions constructives ». 

Lire : Initiative franco-allemande de la dernière chance pour sortir du conflit en Ukraine

Au terme de sa rencontre avec M. Hollande et Mme Merkel, jeudi, le président ukrainien, Petro Porochenko, a estimé que cette initiative « laisse espérer un cessez-le-feu » dans la région. Soutenue par Washington et par l’Union européenne, celle-ci a tout de la médiation de la dernière chance, au terme de dix mois d’un conflit qui a fait plus de 5 300 morts et provoqué une crise internationale rappelant les crispations Est-Ouest de la Guerre froide

Le chef de l’Etat ukrainien a également insisté sur la nécessité du respect des accords de paix signés à Minsk en septembre par les belligérants. Conclus sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ce protocole, qui prévoyait un cessez-le-feu immédiat et le départ des « groupes armés illégaux », n’a pratiquement jamais été respecté.

L’initiative de M. Hollande et Mme Merkel, dont les détails sont encore inconnus, relève plus d’une « contre-proposition » de plan de paix. Selon plusieurs sources, Vladimir Poutine aurait soumis il y a quelques jours des idées aux deux dirigeants. Après consultation des Etats-Unis et de l’Ukraine, ces derniers ont élaboré d’autres propositions.

Selon des informations publiées dans la soirée par le quotidien Süddeutsche Zeitung, mais démenties par le gouvernement allemand, ce plan prévoirait de « conclure un cessez-le-feu immédiat  » contre une « autonomie plus grande accordée aux séparatistes, sur un territoire plus vaste que celui envisagé jusqu’ici ».

La proposition de Paris et Berlin garantit « l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a assuré de son côté le chef de l’Etat français, avant de prévenir les Russes que le temps était désormais compté et que « l’option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment ».

Lire aussi notre reportage : Village par village, les combattants prorusses progressent en Ukraine

  • La question d’armer Kiev

Une réunion s’est tenue jeudi à Bruxelles rassemblant les ministres de la défense des pays membres de l’OTAN. A cette occasion, plusieurs d’entre eux ont exprimé leur hostilité à l’envoi d’armes à l’armée ukrainienne, une option qui serait pourtant actuellement envisagée par les Etats-Unis.

Lire aussi l’éditorial du Monde : Faut-il armer l’Ukraine ?

L’Italienne Roberta Pinotti a ainsi clairement résumé la position de Rome : « Nous devons faire baisser la température, pas la faire monter. » Même son de cloche chez son homologue allemande Ursula von der Leyen, qui plaide pour l’exercice « de fortes pressions sur les séparatistes et sur la Russie, politiquement et économiquement, pour trouver une solution négociée autour d’une table et non sur le champ de bataille ». La Néerlandaise, Jeanine Hennis-Plasschaert, estime également que « le dialogue politique est la seule voie pour sortir de cette crise »

Des responsables ukrainiens avaient demandé à l’Alliance atlantique de lui fournir du matériel militaire pour faire face à la rébellion séparatiste pro-russe. A Moscou, le ministère des affaires étrangères avait souligné que toute livraison d’équipement à visée létale serait considérée comme une menace pour la sécurité de la Russie.

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commentaires

  • jean  •                                                                                  Cette prétendue initiative de paix de Merkel et Hollande se rendant à Moscou a sans doute été rédigée avec porc-ochenko et oblabla.
    On peut sans se tromper imaginer qu’elle ne contient guère de concession pour Kiev…
    L’échec de cette démarche, sans doute programmé et voulu, permettra à ces dirigeants de dire avec la plus grande hypocrisie : vous voyez on a tenté la paix, mais Poutine n’en a pas voulu. Jaffar Le Sournois  •                                                         Le moteur de la dynamique civilisationnelle occidentale, c’est le mondialisme, la globalisation; autrement dit : la domination mondiale. Et comme cette idée est assez antipathique, on la masque sous le discours plus vague et généreux d’unification planétaire,
    Duflot Et Son Gros Cul  •                                                Comment les médias vous enkule: Le titre dit « Merkel et Hollande à Moscou pour convaincre Poutine de leur plan de paix ». Genre c’est Poutine qui a déclenché le #$%$ en Ukraine et c’est nous les gentils Français et les Deutch qui apportont la paix. Elle est grosse la byte qu’on nous met dans le cul, n’est-ce pas ?
    On sait tous que ce sont les USA qui ont déclenché cette guerre et que nous les Européens, dont le gros lard d’Hollande, qui supportont ce face-a-face avec Poutine. Les médias sont vraiment des tepus. Yahoo est de la mairde et vous savez pourquoi ?
    Le mot #$%$ (h#$%$se, voyez, il est bloqué) est censuré. Mais le mot « cul », lui, est autorisé. Ils sont kons chez Yahoo, n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, je bèze leur mères.
    Sveta  •                                                                              Hollande-Daladier et Merkel-Chamberlain face à Putin-Hitler !! Le 2 mars nous serons revenus au 2 septembre 1939 …
    ANDRE                                                                                 il est vrai yahoo conserve que les messages qui lui plait; il conserve que les messages qui soutiennent les criminels pro-russes vous savez j aime yahoo mais pas les gens qui guident les messages il avantage aussi le gouvernement actuel

Scap                                                                                                             Là aussi ont joue au Poker menteur

Pour que l’Europe bouge, il aura fallu lui souffler un plan de paix concocté par POUTINE,
Hollande et Merkel sont devenus les portes bidons d’OBAMA et POUTINE.

Sirius Magrhebin                                                                                         L’avenir de l’Europe se joue en Ukraine

Depuis les années 42 le sort de l’Europe est entre les mains de Washington et le discours de Berlin de Kennedy a scellé pour toujours la trame de la bataille engagée contre Moscou jusqu’à la chute du Mur. Depuis à travers l’OTAN, les USA ont fait l’allié et le beau temps depuis Varsovie, les pays baltes, etc. L’Ukraine semblait être une promenade de santé avec le financement de partis pro européens en fait pro OTAN. Poutine a vu rouge l’installation de missiles hostiles à sa frontière et envoyé un très fort message en annexant sans coup férir la Crimée et poursuivi ses annexions au fur et à mesure de la montée des sanctions économiques et la chute du pétrole. Va-t-on voir enfin l’Europe sortir de traquenard mis en place par Obama et Poutine. Rien n’est moins sûr car Obama est barre par son opposition au Congrès et Poutine, en quasi faillite a peu de marges, hors son positionnement dur. Si Hollande et Merkel renouent le dialogue la négociation finale se fera avec Washington et Moscou. C’est toute l’UE qui doit être impliquée, tout comme dans la bataille antiterroriste mondiale. Laisser la France seule sur les théâtres africain, soutenir du bout des lèvres la bataille en Syrie et en Irak, ne pas donner son point de vue sur l’Iran, sur le proche orient rapetisse un peu plus l’UE, nain diplomatique mais premier marche mondial. Pas le moindre des paradoxes.

hop                                                                                                          Dernière chance ? Sinon quoi ? Poutine a toutes les raisons de leur rire au nez : l’Europe tremble de peur à l’idée que le conflit s’étende, et elle donne « une dernière chance ». Ça rime à quoi de bluffer quand toutes les cartes sont posées ? Angela et François se préparent à vivre leur « Munich »…

Junius                                                                                                    Quelle démocratie? L’autoritarisme de Porochenko? Les Etats-Unis ne mettent-ils pas aussi; de leur côté, de l’huile sur le feu?

PC                                                                                                         Faire baisser la température alors que Poutine jette de l’huile sur feu et envoie massivement troupes et matériel est impossible ! Manifester autant de peur d’une escalade qu’il entretient délibérément ne peut que le pousser à augmenter encore la pression. Seule la fermeté absolue et la peur de conséquences économiques encore plus lourdes le fera reculer. Sinon ce sera à nouveau Munich et la honte d’avoir sacrifié une démocratie.

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