Le salaire de la peur

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Pourquoi les routiers sont-ils en grève?

 
© Fournis par BFMNews Après l’unité nationale, le climat social se tend à nouveau. Une grève des routiers, entamée dimanche soir, se poursuit ce lundi 19 janvier. Au menu: blocage des routes, des dépôts pétroliers, des centrales d’achats et des sites industriels dans toute la France, a prévenu l’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, à l’origine du mouvement.Les grévistes réclament, notamment, des augmentations de salaire, alors que se tiennent des négociations salariales avec le patronat mardi et jeudi. Ces actions doivent durer au moins jusqu’à mardi, date de la prochaine séance de négociation annuelle obligatoire dans le transport routier de marchandises. Une seconde réunion est d’ores et déjà programmée jeudi 22 janvier. Mais la grève pourrait chambouler le calendrier établi.

Refuser la « smicardisation » de leur métier

Le mouvement ne concerne d’ailleurs pas que les routiers: les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour « refuser la paupérisation et la Smicardisation rampante » de la profession.

Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros », notamment en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.

« Les salaires dans le monde du transport sont quasiment gelés depuis trois ans. Or, pendant ce temps, le Smic continue à augmenter », a expliqué au micro de France bleu Marc Rosa, secrétaire général de la CGT Transports en Gironde. « Résultat: certains salariés qui ont entre 5 et 7 ans d’ancienneté touchent l’équivalent du Smic ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic (9,53 euros bruts par heure en 2014), relevé à 9,61 euros pour 2015.

Un contexte favorable à des revalorisations

Or, le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ou encore la baisse des prix du carburant.

Les organisations syndicales exigent en outre « la mise en place d’un 13e mois pour tous », « la suppression de la carence maladie » et l’ouverture de négociations sur « la gestion des fins de carrière » et « pour une protection sociale plus forte (mutuelle, prévoyance, dépendance) ».

Les syndicats se disent résolus à obtenir des engagements de la part des fédérations patronales, quitte à faire durer les négociations. « Il n’est pas question qu’on laisse partir le patronat sans qu’il y ait d’accord », prévient Jérôme Vérité, patron de la CGT Transports. « Ca durera le temps que ça durera. On ne sortira pas de là sans qu’il y ait des choses sur la table », avertit le syndicaliste.

« Nous n’avons pas les marges de manœuvre suffisantes », rétorque Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, une organisation patronale.                Les revendications des syndicats sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », a-t-il déclaré, regrettant leur « choix tactique » d’appeler à manifester « avant la négociation ». Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1% à 2% de hausse selon les coefficients », alors que les syndicats réclament 5%.

Transport : les routiers en grève

Le Point –

À la veille de la négociation annuelle obligatoire dans le transport routier de marchandises, les chauffeurs lancent blocages et opérations escargot.

Les routiers se mettent en grève et estiment ne pas être assez payés.
Les routiers se mettent en grève et estiment ne pas être assez payés. © Olivier Morin / AFP

Après des blocages de camions et opérations escargot en régions parisienne, lyonnaise, caennaise ou bordelaise dans la nuit de dimanche à lundi, la grève reconductible des routiers devait s’étendre dans la matinée à Marseille, à Rennes, à Nantes et dans le nord de l’Ile-de-France, selon les syndicats. L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, qui a donné le coup d’envoi de ces opérations dès dimanche 22 heures, espère ainsi peser sur des négociations salariales cette semaine avec le patronat. Les opérations doivent durer au moins jusqu’à mardi, date de la prochaine séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) dans le transport routier de marchandises. Une autre réunion est programmée le 22 janvier.

« L’objectif de mobilisation de cette nuit a été largement atteint, avec une participation plus importante que prévu », a commenté auprès de l’AFP Jérôme Vérité, patron de la CGT Transports. « Notre but est de développer la mobilisation, créer de nouveaux points de tension dans le nord et l’ouest de la France », a précisé Jérôme Vérité.

Le port de Gennevilliers bloqué

Une cinquantaine d’actions ont eu lieu sur l’ensemble du territoire dans la nuit de dimanche à lundi, notamment à Bordeaux, Toulouse, Lille (Tourcoing), Metz ou Reims, selon la CGT. En région parisienne, c’est au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qu’une trentaine de militants ont bloqué les trois principaux ronds-points, selon une source policière. « Tous les camions, une cinquantaine, sont bloqués », selon cette source. Gennevilliers est le premier port d’Ile-de-France. Chaque année, 20 millions de tonnes de marchandises transitent sur cette plateforme.

En banlieue lyonnaise, une centaine de personnes avaient bloqué l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas et comptaient rester sur place jusqu’à mardi. À Rennes, une cinquantaine de routiers filtrent à l’aide de voitures la sortie « porte de Lorient » de la rocade en direction de Paris, a indiqué Christophe Provost (CGT). Ils empêchent les camions de passer mais laissent accéder les voitures. « Tout se passe dans le calme », selon lui. Les grévistes envisagent de se rendre ensuite vers le dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, « mais c’est encore en discussion », a-t-il ajouté.

D’importantes perturbations sont attendues à Marseille dans la matinée. De même sur l’A63 en région bordelaise, avec des blocages dans le secteur de la grande distribution de plateformes d’achats de grossistes et entrepôts de stockage. Selon la source policière, des zones industrielles dans le nord de l’Ile-de-France devaient être perturbées lundi. « L’objectif, ce n’est pas de bloquer la population mais de toucher les employeurs », a insisté toutefois Jérôme Vérité.

Augmentation des salaires

Les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour « refuser la paupérisation et la smicardisation rampantes » de la profession. Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros » par mois en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche. « Les salaires dans le monde du transport sont quasiment gelés depuis trois ans. Or, pendant ce temps, le smic continue à augmenter », a expliqué Marc Rosa (CGT). « Résultat : certains salariés qui ont entre cinq et sept ans d’ancienneté touchent l’équivalent du smic. »

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur (qui servent de base aux négociations salariales) dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le smic (9,61 euros brut par heure en 2015). « Les routiers roulent trop ! Et les patrons leur confient des camions qui coûtent très cher, donc ils ont une grande responsabilité et des salaires qui ne vont pas avec », déplore Marham M’hammed, de Force ouvrière. Or le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ou encore la baisse des prix du carburant.

« Nous n’avons pas les marges de manoeuvre suffisantes », rétorque Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, une organisation patronale. Les revendications des syndicats, qui exigent aussi un 13e mois ou la suppression de la carence maladie, sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », selon lui. Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1 à 2 % de hausse selon les coefficients ». Les syndicats réclament 5 %.

Le blocage des routiers provoquent quelques perturbations en France

Des actions coup de poing toucheront des sites en Île-de-France comme en province (Crédit: Thierry ZOCCOLAN/AFP)

VIDÉOS – Les professionnels de la route bloquent des routes, des dépôts pétroliers, des entrepôts ou des sites industriels. Les chauffeurs veulent faire pression sur le patronat à la veille d’une séance de négociation salariale.

Les routiers ne baissent pas la garde. Comme ils l’avaient annoncé en décembre, les professionnels de la route mènent des opérations escargots, des blocages de poids lourds en banlieue parisienne, lyonnaise ou caennaise. Le mouvement doit s’étendre ce matin, notamment à Marseille, Bordeaux, Brest, Metz ou Lille.

le mouvement a débuté dimanche soir, à 22 heures, des actions de mobilisation pour réclamer des hausses de salaires. Des préavis de grève ont été déposés dans certaines entreprises de transport pour la journée de lundi et le mouvement devrait s’étendre dans la matinée à Marseille, Rennes, Nantes et le nord de l’Ile-de-France, selon les syndicats.

Quatre syndicats regroupés en intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE CGC) sont à l’origine de ce mouvement, alors que la CFDT a préféré faire cavalier seul en décembre, juste avant Noël. La liste des revendications est longue: une augmentation globale de pouvoir d’achat de 100 euros par mois grâce à une revalorisation horaire minimum de 10 euros pour les rémunérations les plus basses, un treizième mois de salaire, la suppression de la période de carence maladie, une meilleure protection sociale…

«L’objectif c’est pas de bloquer la population mais de toucher les employeurs», prévient d’entrée de jeu Pascal Goument, de la CFTC-GND. «Comme nous l’avions déjà dit, ces actions ont pour but de mettre la pression sur les organisations patronales qui se réunissent à partir du 20 janvier dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO)», explique Thierry Douine de la CFTC. Trois réunions sont prévues lundi, mardi et jeudi dans la logistique, le transport de marchandises et enfin celui de voyageurs, la seconde branche étant la plus critique, d’autant qu’aucun accord n’y a été signé depuis 2012.

Plusieurs branches professionnelles sont associées à ce mouvement: le transport routier de marchandises, la logistique et le transport de voyageurs en autocar qui mènent séparément leurs négociations salariales. «Nous ferons des propositions, explique Nicolas Paulissen, de la Fédération nationale du transport routier (FNTR). Mais elles ne seront pas à la hauteur des espérances, même si nous les avons améliorées par rapport à décembre.» Les organisations patronales jugent en effet déraisonnable de réclamer une hausse de salaire de 5% pour tous. «Aucune branche professionnelle ne peut accorder une telle augmentation, estime le représentant de la FNTR. Ni le contexte économique ni les distorsions de concurrence en Europe ne le permettent.»

«Prêts au dialogue»

Les organisations patronales conviennent que les conducteurs routiers ont perdu du pouvoir d’achat ces dernières années et ont souvent constaté un salaire moins important au bas de leur feuille de paie. «Sur les longues distances, la refiscalisation des heures supplémentaires a pesé sur le salaire net d’un grand nombre de conducteurs», observe un membre d’un syndicat professionnel. De son côté, Transport et Logistique de France (TLF), l’autre organisation patronale, assure que la volonté d’aboutir existe et que, outre la question de la revalorisation salariale, d’autres sujets comptent: la formation, la prévoyance…

«Nous entendons dire que les organisations patronales des transports sont rétrogrades. C’est faux. Nous sommes cités en exemple par d’autres branches professionnelles. Nous sommes prêts au dialogue», argumente un représentant de TLF. Mais les syndicalistes ne sont pas aussi optimistes. «Si nous ne parvenons pas à nous faire entendre, ajoute Thierry Douine de la CFTC, nous bloquerons les plates-formes des grands groupes de transport dirigés par les décideurs des organisations professionnelles.»


Quels sites seront concernés?

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC appelle à des actions dans tout le pays, avec pour «cibles prioritaires» les dépôts pétroliers et de carburants, les centrales d’achats, les grands axes, pour toucher essentiellement «les décideurs». Une «cinquantaine de points d’action» sont programmés dans la nuit de dimanche à lundi sur l’ensemble du territoire national, a indiqué à l’AFP Patrice Clos, secrétaire général de la fédération FO/UNCP Transports et Logistique.

En région parisienne, un premier blocage est prévu au port de Gennevilliers. «On verra ensuite comment on s’organise dans la nuit», a indiqué le syndicaliste. La plateforme aéroportuaire de Roissy et d’autres zones industrielles au nord de Paris sont également au programme.

En province, les villes de Lyon, Bordeaux, Nantes ou Lille devraient être touchées, selon Jérôme Vérité. Des opérations escargot sont en outre prévues à Marseille ou Nantes.

En cas de blocages d’axes routiers, aux péages d’autoroute par exemple, seuls les poids-lourds seront stoppés par les grévistes, qui laisseront passer les véhicules légers.

Grève des routiers: blocages de camions et opérations escargot L’Expansion.com avec AFP

Les routiers ont démarré dans la nuit de dimanche à lundi une grève reconductible pour réclamer des augmentations de salaires. Les banlieues parisienne, lyonnaise ou caennaise sont les premières zones touchées mais le mouvement devrait s’étendre.

Grève des routiers: blocages de camions et opérations escargot

Des routiers bloquent une route menant au marché de gros de Lyon-Corbas, le 18 janvier 2015.

AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

 

Opérations escargot et blocages de poids lourds. Voilà ce qui attend les automobilistes ce lundi sur les routes de France. Les routiers ont démarré une grève reconductible, dans la nuit de dimanche à lundi, pour réclamer des augmentations de salaires. L’esprit général de ces actions: « ne pas de bloquer la population mais toucher les employeurs », assure Pascal Goument, de la CFTC-GND.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC a donné le coup d’envoi de ces opérations dès 22h et elles doivent durer au moins jusqu’à mardi, date de la séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) dans le transport routier de marchandises, où les syndicats espèrent obtenir des augmentations de salaires. Une autre réunion est programmée le 22 janvier.

Les zones touchées

Les banlieues de Paris, Lyon et Caen ont été les premières zones touchées. Et le mouvement devait s’étendre au petit matin, notamment à Marseille, Bordeaux, Brest, Metz ou Lille. Une cinquantaine d’actions sont prévues sur l’ensemble du territoire dans la nuit de dimanche à lundi.

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), par exemple, une cinquantaine de militants ont bloqué le rond-point principal du port, qui n’était pas paralysé. Dans une ambiance bon enfant, ils distribuaient des tracts aux rares automobilistes de passage. Les chauffeurs de poids lourds bloqués approuvaient le mouvement: « Je les soutiens. On fait beaucoup d’heures et on ne nous les paie pas totalement », témoigne Youssef, au volant de son camion immobilisé.

En banlieue lyonnaise, une centaine de personnes bloquaient l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas et comptaient rester sur place jusqu’à mardi. Une opération escargot était organisée dans les deux sens du périphérique de Caen, avant une opération de blocage de camions. « Nous ne comptons pas bloquer la circulation complètement: nous ferons garer les poids lourds que nous retiendrons les uns derrière les autres sur la bande d’arrêt d’urgence ou la voie de droite en laissant libre la voie de gauche », a expliqué le responsable CGT Jean-Louis Delaunay, qui participait à l’action.

Lundi, ce sera au tour de Marseille, où d’importantes perturbations sont attendues. Mais aussi Bordeaux, avec des blocages de « plusieurs centres stratégiques économiques dans les secteurs de la grande distribution » (plateforme d’achats de grossistes et entrepôts de stockage), selon Marc Rosa (CGT). L’A63 risque d’être affectée. La plateforme aéroportuaire de Roissy et d’autres zones industrielles au nord de Paris sont également au programme.

« Refuser la paupérisation rampante »

Les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour « refuser la paupérisation et la Smicardisation rampantes » de la profession. Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros » par mois, en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.

Or, le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le CICE, ou encore la baisse des prix du carburant.

« Nous n’avons pas les marges de manoeuvre suffisantes », rétorque Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, une organisation patronale. Les revendications des syndicats, qui exigent aussi un 13e mois ou la suppression de la carence maladie, sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », selon lui. Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1% à 2% de hausse selon les coefficients ». Les syndicats réclament 5%.

Grève des routiers : premiers blocages de camions et opérations escargot

L'Obs avec AFP

Les routiers prévoient de bloquer des routes, des dépôts pétroliers, des centrales d’achats et des sites industriels, pour réclamer des hausses de salaires.

En banlieue lyonnaise, une centaines de personnes bloquaient dimanche soir l'accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas. Captured'écran(@Gwen_WB/Twitter) En banlieue lyonnaise, une centaines de personnes bloquaient dimanche soir l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas. Capture d’écran(@Gwen_WB/Twitter)

Les routiers ont démarré dans la nuit de dimanche à lundi 19 janvier une grève reconductible pour réclamer des augmentations de salaires, en menant des opérations escargots ou blocages de poids lourds en banlieue parisienne, lyonnaise ou caennaise.

Le mouvement doit s’étendre ce matin, notamment à Marseille, Bordeaux, Brest, Metz ou Lille.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC a donné le coup d’envoi de ces opérations dès 22 heures et elles doivent durer au moins jusqu’à mardi, date de la séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) dans le transport routier de marchandises, où les syndicats espèrent obtenir des augmentations de salaires. Une autre réunion est programmée le 22 janvier.

L’objectif de mobilisation de cette nuit a été largement atteint, avec une participation plus importante que prévu », a commenté Jérôme Vérité, patron de la CGT Transports.

« Notre but est de développer la mobilisation, créer de nouveaux points de tension dans le Nord et l’Ouest de la France », a précisé Jérôme Vérité.

Ambiance bon enfant

Une cinquantaine d’actions ont eu lieu sur l’ensemble du territoire dans la nuit de dimanche à lundi, notamment à Bordeaux, Toulouse, Lille (Tourcoing), Metz ou Reims, selon la CGT.

A Gennevilliers (Hauts-de-Seine), une cinquantaine de militants ont bloqué le rond-point principal du port, qui n’était pas paralysé. Dans une ambiance bon enfant, ils distribuaient des tracts aux rares automobilistes de passage. Les chauffeurs de poids lourds bloqués approuvaient le mouvement :

Je les soutiens. On fait beaucoup d’heures et on ne nous les paie pas totalement », témoigne Youssef, au volant de son camion immobilisé.

En banlieue lyonnaise, une centaines de personnes bloquaient l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas et comptaient rester sur place jusqu’à mardi.

Une opération escargot était organisée dans les deux sens du périphérique de Caen, avant une opération de blocage de camions.

« Nous ne comptons pas bloquer la circulation complètement : nous ferons garer les poids lourds que nous retiendront les uns derrière les autres sur la bande d’arrêt d’urgence ou la voie de droite en laissant libre la voie de gauche », explique le responsable CGT Jean-Louis Delaunay, qui participait à l’action.

D’importantes perturbations sont attendues à Marseille dans la matinée. Mais aussi Bordeaux, avec des blocages de « plusieurs centres stratégiques économiques dans les secteurs de la grande distribution » (plateforme d’achats de grossistes et entrepôts de stockage), selon Marc Rosa (CGT). L’A63 risque d’être affectée. La plateforme aéroportuaire de Roissy et d’autres zones industrielles au nord de Paris sont également au programme.

L’objectif c’est pas de bloquer la population mais de toucher les employeurs », assure toutefois Pascal Goument, de la CFTC-GND.

« Les routiers roulent trop ! »

Les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour « refuser la paupérisation et la Smicardisation rampantes » de la profession.

Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros » par mois, en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.

« Les salaires dans le monde du transport sont quasiment gelés depuis trois ans. Or, pendant ce temps, le Smic continue à augmenter », a expliqué Marc Rosa. « Résultat: certains salariés qui ont entre 5 et 7 ans d’ancienneté touchent l’équivalent du Smic ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur (qui servent de base aux négociations salariales) dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic (9,61 euros bruts par heure en 2015).

« Les routiers roulent trop ! Et les patrons leur confient des camions qui coûtent très cher, donc ils ont une grande responsabilité et des salaires qui ne vont pas avec », déplore Marham M’hammed, de Force Ouvrière.

Or, le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ou encore la baisse des prix du carburant.

« Nous n’avons pas les marges de manœuvre suffisantes », rétorque Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, une organisation patronale. Les revendications des syndicats, qui exigent aussi un 13e mois ou la suppression de la carence maladie, sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », selon lui. Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1% à 2% de hausse selon les coefficients ». Les syndicats réclament 5%.

Les routiers espèrent étendre la grève sur tout le territoire

Après des blocages de camions et opérations escargot en régions parisienne, lyonnaise, caennaise ou bordelaise dans la nuit de dimanche à lundi, la grève reconductible des routiers devait s’étendre dans la matinée à Marseille, Rennes, Nantes et le nord de l’Ile-de-France, selon les syndicats.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC, qui a donné le coup d’envoi de ces opérations dès dimanche 22H00, espère ainsi peser sur des négociations salariales cette semaine avec le patronat. Les opérations doivent durer au moins jusqu’à mardi, date de la prochaine séance de négociation annuelle obligatoire (NAO) dans le transport routier de marchandises. Une autre réunion est programmée le 22 janvier.

« L’objectif de mobilisation de cette nuit a été largement atteint, avec une participation plus importante que prévu », a commenté auprès de l’AFP Jérôme Vérité, patron de la CGT Transports.

« Notre but est de développer la mobilisation, créer de nouveaux points de tension dans le Nord et l’Ouest de la France », a précisé M. Vérité.

– Tous les camions bloqués à Gennevilliers –

Une cinquantaine d’actions ont eu lieu sur l’ensemble du territoire dans la nuit de dimanche à lundi, notamment à Bordeaux, Toulouse, Lille (Tourcoing), Metz ou Reims, selon la CGT.

En région parisienne, c’est au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qu’une trentaine de militants ont bloqué les trois principaux ronds-points, selon une source policière. « Tous les camions, une cinquantaine, sont bloqués », selon cette source. Gennevilliers est le premier port d’Ile-de-France. Chaque année, 20 millions de tonnes de marchandises transitent sur cette plateforme.

En banlieue lyonnaise, une centaine de personnes avaient bloqué l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas et comptaient rester sur place jusqu’à mardi.

A Rennes, une cinquantaine de routiers filtrent à l’aide de voitures la sortie « porte de Lorient » de la rocade en direction de Paris, a indiqué Christophe Provost (CGT).

Ils empêchent les camions de passer mais laissent accéder les voitures. « Tout se passe dans le calme », selon lui.

Les grévistes envisagent de se rendre ensuite vers le dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, « mais c’est encore en discussion », a-t-il ajouté.

D’importantes perturbations sont attendues à Marseille dans la matinée. De même sur l’A63 en région bordelaise, avec des blocages dans le secteur de la grande distribution de plateformes d’achats de grossistes et entrepôts de stockage.

Selon la source policière, des zones industrielles dans le nord de l’Ile-de-France devaient être perturbées lundi.

« L’objectif c’est pas de bloquer la population mais de toucher les employeurs », a insisté toutefois M. Vérité.

– ‘Paupérisation et smicardisation rampantes’ –

Les chauffeurs de car et les salariés du secteur logistique (stockage, magasinage, traitement des commandes, etc.) sont également appelés à cesser le travail pour « refuser la paupérisation et la Smicardisation rampantes » de la profession.

Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d?achat minimum de 100 euros » par mois, en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.

« Les salaires dans le monde du transport sont quasiment gelés depuis trois ans. Or, pendant ce temps, le Smic continue à augmenter », a expliqué Marc Rosa (CGT). « Résultat: certains salariés qui ont entre 5 et 7 ans d’ancienneté touchent l’équivalent du Smic ».

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur (qui servent de base aux négociations salariales) dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic (9,61 euros bruts par heure en 2015).

« Les routiers roulent trop! Et les patrons leur confient des camions qui coûtent très cher, donc ils ont une grande responsabilité et des salaires qui ne vont pas avec », déplore Marham M’hammed, de Force Ouvrière.

Or, le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ou encore la baisse des prix du carburant.

« Nous n’avons pas les marges de man?uvre suffisantes », rétorque Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers, une organisation patronale. Les revendications des syndicats, qui exigent aussi un 13e mois ou la suppression de la carence maladie, sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », selon lui.

Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1% à 2% de hausse selon les coefficients ». Les syndicats réclament 5%.

Les routiers lancent une grève reconductible pour les salaires

Le mouvement débute à 22 heures, dimanche 18 janvier. Il ne devrait pas affecter les véhicules légers.Les routiers passent au point mort. La profession débute une grève reconductible, dimanche 18 janvier à 22 heures, pour peser sur les négociations salariales avec le patronat, prévues mardi et jeudi. Les manifestants ont prévu de bloquer des routes, des dépôts pétroliers, des centrales d’achats et des sites industriels.

© Fournis par Francetv info Une cinquantaine de points chauds dans toute la France

Le mouvement est initié par l’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC. Au total, une cinquantaine de « points d’action » sont programmés en France, indique Patrice Clos, secrétaire général de la fédération FO/UNCP Transports et Logistique. En région parisienne, les blocages vont concerner notamment « le port de Gennevilliers, la plateforme aéroportuaire de Roissy et des zones industrielles au nord de Paris ». Les régions les plus mobilisées seront le Nord, la Bretagne, la Normandie, l’Aquitaine, le Rhône-Alpes ou encore la Lorraine. Bordeaux, Nantes et Marseille devraient notamment être touchées. Les grévistes ont prévu de laisser passer les véhicules légers en cas de blocages d’axes routiers, aux péages d’autoroute par exemple. Seuls les poids-lourds seront stoppés.

Les routiers veulent une augmentation du pouvoir d’achat

Dans un premier temps, le mouvement de grève est prévu jusqu’à mardi, date de la prochaine séance de négociation annuelle obligatoire dans le transport routier de marchandises. Une seconde réunion est d’ores et déjà programmée jeudi, mais la grève pourrait bien chambouler le calendrier.

En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépasse le Smic (9,53 euros bruts par heure, mais relevé à 9,61 euros pour 2015). Les syndicats réclament donc « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros » et proposent de porter à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche. Les revendications portent aussi sur « la mise en place d’un 13e mois pour tous », « la suppression de la carence maladie » et l’ouverture de négociations sur « la gestion des fins de carrière », ainsi qu’une « protection sociale plus forte ».

Grève des routiers: « Le patronat nous a répondu par un doigt d’honneur »

 LEXPRESS.fr avec AFP

Les syndicats de routiers dénoncent « l’irresponsabilité » du patronat qui refuse de revenir à la table des négociations salariales. L’intersyndicale appelle désormais à « amplifier le mouvement ».

Grève des routiers: "Le patronat nous a répondu par un doigt d'honneur"

Des routiers bloquent les routes lors d’une opération escargot près du marché de gros de Corbas, près de Lyon, le 19 janvier 2015              afp.com/Jean-Philippe Ksiazek

L’intersyndicale de routiers hausse le ton. Elle mène une grève depuis dimanche pour demander des augmentations de salaires.

Mardi soir, les syndicats qui la composent (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC) avaient pourtant annoncé la suspension provisoire de leur grève, une sorte de main tendue vers les fédérations patronales. « On a essayé d’être dignes en levant les barrages », a déclaré Thierry Douine, secrétaire général de la CFTC Transports. « Mais le patronat nous a répondu par un doigt d’honneur ».

Les négociateurs patronaux n’ont pas répondu à la « convocation » du président de la commission paritaire des transports – un représentant du ministère du Travail – qui les appelait à reprendre mardi à 23H00 la négociation salariale interrompue plus tôt.

Pour Jérôme Vérité (CGT), cette politique de la chaise vide démontre « l’irresponsabilité de la partie patronale, qui n’a pas dénié répondre à la convocation de l’Etat ».

L’Etat va-t-il réveiller les négociateurs patronaux?

En guise de protestation, l’intersyndicale devait passer la nuit dans les locaux de la Direction Générale du Travail, à Paris, siège des négociations.

Avec un espoir: que l’Etat « réveille » les négociateurs patronaux et les fasse « revenir à la raison », en même temps qu’à la table des négociations, selon Thierry Douine, secrétaire général de la CFTC Transports. Quoi qu’il arrive, l’intersyndicale appelle désormais à « amplifier le mouvement », d’après le responsable syndical.

Pour la CGT, la balle est désormais dans le camp de l’Etat, qui doit prouver qu’il lui reste « une once d’autorité ».

L’Elysée, Matignon et le ministère du Travail doivent se saisir immédiatement du sujet, selon Jérôme Vérité.

Un mouvement social plus dur n’est cependant plus à exclure

Depuis dimanche soir, les grévistes ont multiplié les barrages filtrants sur les axes routiers et les blocages de zones d’activité, principalement dans l’Ouest du pays (Caen, Rennes, Bordeaux). Jusqu’à présent, seuls les poids lourds étaient bloqués par les manifestants, les véhicules légers étant épargnés par les barrages.

Un mouvement social plus dur n’est cependant plus à exclure. D’autant plus si la CFDT décidait de grossir les rangs des grévistes. Le premier syndicat de la branche, qui a « claqué la porte » des négociations mardi en raison de propositions « insuffisantes », consultera ses militants de son côté, mercredi en milieu de journée.

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