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France : le chômage progressera encore d’ici mi-2015, selon l’INSEE

Boursier.com
L’activité va redémarrer, mais de manière insuffisante pour créer de l’emploi.Le gouvernement se dit ce matin « conforté » dans ses prévisions, alors que l’Institut national de la statistique a dévoilé ses nouvelles projections de croissance. Selon l’INSEE, le PIB progressera de 0,1% au quatrième trimestre, puis de 0,3% au premier semestre de l’an prochain. « Mi-2015, l’acquis de croissance annuelle du PIB serait de +0,7%, après trois années très ternes (+0,4% en 2012, 2013 et 2014) », peut-on lire dans la note de conjoncture.

Des prévisions en ligne

Ces prévisions sont conformes « au scénario retenu en septembre par le gouvernement et inscrit dans les textes financiers qui viennent d’être adoptés par le Parlement », écrit le ministre des Finances, Michel Sapin. Jeudi, le PLF 2015 a en effet été adopté : il prévoit une croissance de 1% l’an prochain, après une expansion de +0,4% cette année. « L’accélération de l’activité attendue serait portée par l’industrie manufacturière (acquis de +1% mi-2015 après +0,3% en 2014) et un contrecoup sur la production d’énergie (acquis de +2,2% mi-2015 après -2,1% en 2014) », indique l’INSEE. De son côté, Michel Sapin met en avant les prochains effets du Pacte de responsabilité et rappelle que l’économie profite de taux d’intérêt très bas, de la chute du pétrole et de la dépréciation de l’Euro.

Hausse du chômage

Cette légère embellie ne suffira toutefois pas à faire reculer le chômage. L’INSEE table sur une stagnation de l’emploi en 2014, après +50.000 créations de postes en 2013. Au premier semestre, seulement 18.000 créations sont attendues. En outre, le CICE et le Pacte de responsabilité vont servir d’amortisseurs dans le secteur marchand. Dans ce contexte, l’institut pense que le taux de chômage s’établira à 10,6% de la population active à la mi-2015, contre 10,4% au troisième trimestre 2014.

© Reuters

Croissance : pourquoi une petite embellie est possible

La Tribune

Fabien Piliu
Une hausse de 0,3% du PIB est attendue au premier trimestre 2014 mais également au second.© AFP Une hausse de 0,3% du PIB est attendue au premier trimestre 2014 mais également au second.
Encore quelques jours à tenir ! Selon l’Insee, la reprise de l’économie française ne serait qu’une histoire de jours. Après un dernier trimestre 2014 bien terne, au cours duquel le PIB ne progresserait que de 0,1% – la faible consommation en énergie n’explique pas tout ! -, l’activité repartirait enfin au premier semestre. Une hausse de 0,3% du PIB est attendue au premier trimestre mais également au second. La « performance » observée au troisième trimestre 2014 ne serait donc pas un heureux accident isolé. Mieux, elle se répèterait, explique l’Institut dans sa note de conjoncture publiée ce jeudi soir !Point intéressant, les facteurs à l’origine de cette timide embellie seraient multiples. Principal moteur de la croissance depuis plus d’une décennie, la consommation des ménages retrouverait un peu de vaillance, au-delà des à-coups liés principalement aux dépenses de chauffage. « Au premier trimestre 2015, le rebond des dépenses d’énergie, sous l’hypothèse d’un retour des températures aux normales saisonnières, dynamiserait quelque peu la consommation des ménages (+0,4 %). Elle se maintiendrait ensuite à un rythme proche (+0,3 %), soutenue par la progression du pouvoir d’achat « , anticipe l’Insee, qui estime cette dernière à +1% au premier semestre.

L’euro n’est plus un bouc émissaire

Même le commerce extérieur retrouverait un peu d’allant, sous l’effet du regain de croissance chez les partenaires économiques de la France. Portée par la progression de 1% du commerce mondial attendue d’ici mi-2015, la demande extérieure adressée à la France progresserait de 1% par trimestre, au quatrième trimestre 2014, comme au premier semestre 2015. Les exportations croîtraient à un rythme proche de celui des débouchés extérieurs au premier semestre 2015 (+1,1% puis +1%), « les effets favorables de la dépréciation récente de l’euro compensant les pertes tendancielles de parts de marché« , avance l’Insee. Certains membres de la classe politique devront trouver un autre bouc émissaire pour expliquer les difficultés de l’économie française.

Les économies de la zone euro retrouvent un peu d’allant également

Ce regain de forme trouve également son origine dans l’amélioration de la conjoncture européenne au premier semestre.

« Soutenue par la mise en place d’un salaire minimum outre-Rhin et par l’instauration de nouvelles mesures favorables au revenu des ménages, la consommation des ménages accélèrerait au premier trimestre 2015 (+0,5 %), notamment en Allemagne (+0,7 %). Malgré la dissipation de ces facteurs ponctuels, la consommation continuerait de progresser au deuxième trimestre (+0,4 %), stimulée par le redressement progressif du pouvoir d’achat des ménages, du fait, selon les pays, de la reprise de l’emploi ou de l’évolution plus favorable des impôts« , explique l’Institut.

L’investissement retrouverait également des couleurs. Il progresserait de 0,2% par trimestre jusqu’à fin juin, stimulé par un modeste regain des perspectives de demande et de la progression récente du taux d’utilisation des capacités de production. « Par ailleurs, le secteur de la construction cesserait progressivement de peser sur l’investissement en Espagne et en France« , anticipe l’Insee qui, dans son inventaire, n’oublie pas de citer les facteurs externe à la croissance que sont la dépréciation récente du taux de change de l’euro et la baisse du cours du pétrole qui viendrait soutenir le pouvoir d’achat des agents comme facteurs de soutien à l’activité.

La reprise à portée de main ? Prudence, prudence

En conclusion, la reprise tant attendue, plusieurs fois annoncée par le gouvernement, serait à portée de main ? L’objectif de croissance annuelle fixé à 1% par Bercy et sur lequel repose la construction du budget 2015, serait atteignable ?

Il faut rester prudent, voire croiser les doigts. Un aléa majeur pèse sur ce scénario presque idéal. Ces anticipations ne se réaliseront que si les entreprises décident d’investir. « Si l’amélioration de leurs perspectives de demande à l’automne se poursuit, leurs dépenses pourraient plus franchement accélérer. À l’inverse, si la confiance des chefs d’entreprises rechutait, leur attentisme pourrait peser plus encore sur leurs décisions de dépenses« , explique l’Insee. La montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) dont le taux sera porté de 4% à 6% le 1er janvier, le faible niveau de l’euro mais également des cours des matières premières ne seraient pas assez forts pour lever cet aléa.

L’Insee « un peu plus optimiste » pour la croissance, pas pour le chômage

Le Point –

L’institut prédit une légère accélération de la croissance, compatible avec les espoirs du gouvernement. Elle restera cependant sans effet sur le chômage.

Pierre Moscovici et Michel Sapin. Photo d'illustration.
Pierre Moscovici et Michel Sapin. Photo d’illustration. © EMMANUEL DUNAND / AFP

L’Insee a conforté ce jeudi les espoirs du gouvernement en prédisant une petite accélération de la croissance, qui restera toutefois sans effet sur le chômage et très dépendante du prix du pétrole comme du cours de l’euro. L’Institut national de la statistique et des études économiques attend, après 0,1 % de progression du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre, une accélération à 0,3 % au premier comme au deuxième trimestre 2015, selon sa dernière « note de conjoncture ».

Si l’Insee n’a pas fait de prévision pour l’ensemble de 2015, il a livré une indication précieuse en estimant à 0,7 % « l’acquis de croissance » à la fin du premier semestre 2015. Ce terme technique désigne ce que serait la croissance annuelle même en cas de panne d’activité au deuxième semestre. L’Insee a aussi fait savoir que de l’été 2014 à l’été 2015 la croissance française devrait être de 1 %, alors qu’elle avait été nulle entre l’été 2013 et l’été 2014.

Ces projections sont donc compatibles avec l’espoir du gouvernement français d’une croissance de 1 % pour toute l’année prochaine. Le ministre des Finances Michel Sapin a d’ailleurs jugé dans un communiqué que « le scénario de croissance du gouvernement (était) conforté », mais a estimé que l’accélération n’était pas « suffisamment forte », ce qui, selon lui, appelle une réponse européenne.

Baisse de l’euro et du pétrole

« Un certain nombre de freins se desserrent en cette fin d’année et nous rendent un peu plus optimistes », a indiqué Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee, lors d’une conférence de presse. Cet optimisme se nourrit pour une bonne part de facteurs externes : la baisse conjuguée de l’euro et du prix du pétrole, bonne pour le pouvoir d’achat comme pour la compétitivité, pèse « un peu moins de la moitié » de la croissance prévue en France d’ici l’été prochain, selon M. Passeron.

Cette aubaine pourrait même s’accentuer : l’Insee a fait ses prévisions en fixant le prix du baril de pétrole à 70 dollars. Jeudi, il évoluait en dessous de 65 dollars. Vladimir Passeron a aussi estimé que certains facteurs internes à la France soutenaient l’activité : les aides publiques aux entreprises, notamment le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, l’arrêt de l’augmentation de la pression fiscale ou encore une stabilisation des dépenses de logement des ménages, qui ont chuté cette année. Cela laisse espérer une accalmie pour le secteur du BTP, en plein désarroi.

Mais l’optimisme des statisticiens a buté sur le marché du travail : l’Insee s’attend à ce que le taux de chômage en France augmente encore pour atteindre 10,6 % à la mi-2015, contre 10,4 % en moyenne au troisième trimestre 2014.

« Tous les signaux ne sont pas au vert »

Car si la croissance française reprend, « tous les signaux ne sont pas au vert », selon M. Passeron, en raison de « l’attentisme » des entreprises notamment. Leur investissement n’augmentera que « très légèrement » en début d’année prochaine, malgré un environnement très positif de taux bas et des marges se redressant « nettement ». La consommation des ménages devrait progresser de 1 % entre mi-2014 et mi-2015, mais pas tout à fait aussi vite que le pouvoir d’achat, signe que les Français vont encore garnir leur épargne de précaution.

Hors des frontières, de mauvaises surprises pourraient venir de l’environnement international, en particulier des pays émergents, toujours fébriles. À propos plus précisément de la Russie, aux prises depuis quelques jours avec une tourmente financière et monétaire, l’Insee a estimé que trois points de PIB en moins en Russie, où vont un peu plus de 2 % des exportations françaises, coûteraient 0,1 point de PIB à la France. Michel Sapin a appelé aussi à se soucier du « niveau anormalement bas » de l’inflation, que l’Insee prévoit « quasi nulle d’ici mi-2015 » en France.

Voilà qui devrait, selon le ministre des Finances, « amener les États européens à approfondir leurs discussions sur la situation économique et sur les politiques adaptées dans ce contexte ». Sapin n’a pas encore arraché la validation européenne des comptes 2015 de la France, plus déficitaires que prévu.

Croissance: l’Insee, optimiste pour 2015, conforte les attentes de François Hollande

CROISSANCE

ECONOMIE – François Hollande a jugé que les estimations de croissance de l’Insee, publiées jeudi 18 décembre au soir, étaient « en ligne » avec celles du gouvernement pour 2015 (1%), mais que cette croissance ne serait pas « suffisante » pour entraîner une baisse du chômage.

« Les informations conjoncturelles de l’automne suggèrent une croissance globalement stable au quatrième trimestre 2014, avant une embellie plus prononcée au premier semestre 2015 », retient en premier lieu le rapport. Une information, que François Hollande a détaillée lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

Le pétrole pourrait continuer de baisser

« Nous sommes en ligne par rapport à notre prévision de croissance pour l’année 2015 », a déclaré le président français. « Nous avons effectivement des situations meilleures », a estimé François Hollande. En premier lieu, « la zone euro est solide » et les « taux d’intérêt, même pour les pays périphériques qui étaient les plus menacés, ont considérablement baissé », a-t-il observé.

« Le cours du pétrole a été conventionnellement stabilisé en prévision autour de son dernier niveau connu (70 $) ; mais son nouveau prix d’équilibre n’a peut-être pas encore été atteint et il pourrait continuer de baisser au cours des prochains mois, avec les effets favorables d’un contre-choc pétrolier », note également l’Insee. Pour François Hollande, le « prix du pétrole très bas » et le « cours de l’euro qui a perdu 10% par rapport au dollar ces six derniers mois » avec « des taux d’intérêt pour la France qui sont en-dessous de 0,90% », sont des indicateurs positifs.

Pas d’effet sur le chômage attendu

L’Insee a également conforté les espoirs du gouvernement en prédisant une petite accélération de la croissance, qui restera toutefois sans effet sur le chômage, et très dépendante du prix du pétrole comme du cours de l’euro. Si l’institut n’a pas fait de prévision pour l’ensemble de l’année prochaine, il a livré une indication en estimant à 0,7% « l’acquis de croissance » à la fin du premier semestre 2015. « Après trois années de croissance très modérée (+0,4 %), l’acquis de croissance pour 2015 serait supérieur dès la mi-année, à +0,7 % », note l’Insee.

« En langage simple, cela veut dire que l’on aurait fait pratiquement les deux tiers du chemin pour avoir 1% de croissance à la fin 2015 », a relevé François Hollande qui estime donc que cet objectif sera « sans doute atteint ». « Est-ce que 1% de croissance suffit pour réduire le chômage en France ? », s’est encore interrogé le président: « non parce qu’en France, la population active augmente ». D’où, selon lui, la nécessité d’être « encore plus compétitif » et de faire « plus de croissance que les autres à moyen et long terme » avec des réformes comme la loi Macron pour la croissance et l’activité.

Une ombre au tableau, la situation en Ukraine pourrait avoir « un impact limité sur les échanges de la zone euro, mais pourrait peser sur l’investissement », souligne l’institut. Une incertitude, que le président a également relevée. Toutefois, François Hollande a tenu à soulever un dernier point positif selon lui: « le plan Juncker d’investissement » de 315 milliards d’euros en Europe dans les trois prochaines années, que les 28 ont endossé jeudi soir.

L’Insee « un peu plus optimiste » pour la croissance en France LEXPRESS.fr avec AFP

Cette accélération de la croissance à 0,3% au premier trimestre ne devrait cependant pas avoir d’effet sur le chômage.

L'Insee "un peu plus optimiste" pour la croissance en France
L’Insee a conforté les espoirs de croissance en France.                 Reuters / John Schults

L’Insee a conforté jeudi les espoirs du gouvernement en prédisant une petite accélération de la croissance. Elle restera toutefois sans effet sur le chômage, et très dépendante du prix du pétrole comme du cours de l’euro. L’Institut national de la statistique et des études économiques attend, après 0,1% de progression du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre, une accélération à 0,3% au premier comme au deuxième trimestre 2015, selon sa dernière « Note de conjoncture ».

Si l’Insee n’a pas fait de prévision pour l’ensemble de 2015, il a livré une indication précieuse en estimant à 0,7% « l’acquis de croissance » à la fin du premier semestre 2015. Ce terme technique désigne ce que serait la croissance annuelle même en cas de panne d’activité au deuxième semestre. L’Insee a aussi fait savoir que de l’été 2014 à l’été 2015 la croissance française devrait être de 1%, alors qu’elle avait été nulle entre l’été 2013 et l’été 2014.

« Le scénario de croissance du gouvernement était conforté »

Ces projections sont donc compatibles avec l’espoir du gouvernement français d’une croissance de 1% pour toute l’année prochaine. Le président de la République a jugé lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles que les estimations de croissance étaient « en ligne » avec celles du gouvernement pour 2015 (1%), même si elle n’était pas « suffisante » pour entraîner une baisse du chômage.

« Nous sommes en ligne par rapport à notre prévision de croissance pour l’année 2015 », a déclaré François Hollande, reconnaissant toutefois que cela ne serait pas « suffisant » pour entraîner une baisse du chômage. Le ministre des Finances Michel Sapin a lui souligné dans un communiqué que « le scénario de croissance du gouvernement (était) conforté », mais a estimé que l’accélération n’était pas « suffisamment forte », ce qui, selon lui, appelle une réponse européenne.

Cinq raisons de croire à la reprise, selon l’Insee

Le Monde.fr | Claire Guélaud

Le pouvoir d'achat et la consommation des ménages est en hausse, note l'Insee.

Serait-ce, enfin, le début d’une vraie reprise ? Pour la première fois depuis longtemps, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) se laisse aller à un certain optimisme. Dans sa dernière note de conjoncture, présentée jeudi 18 décembre, et prudemment intitulée « Les freins se desserrent un peu », l’Institut prévoit une embellie au premier semestre 2015 dans les pays avancés.

La zone euro retrouverait « un peu d’élan » et l’économie française sortirait de trois années de quasi-stagnation. Le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 0,3 % à chacun des deux premiers trimestres. A la mi-2015, en glissement annuel (juin 2015 par rapport à juin 2014), il augmenterait de 1 % : une croissance certes modeste, mais bien meilleure que celle enregistrée depuis la mi -2011. Et si tout ne sera pas parfait (le taux de chômage augmenterait encore pour atteindre 10,6 % de la population active et l’emploi continuerait de diminuer dans le secteur marchand), il existe au moins cinq raisons de croire à l’embellie qu’entrevoient les conjoncturistes de l’Insee.

1/ Le climat des affaires s’améliore

Après avoir joué au yo-yo pendant un an et s’être dégradé à l’été 2014, le climat des affaires s’est amélioré en novembre. L’indicateur qui permet de le mesurer a progressé de 3 points (à 94 points), effaçant sa baisse estivale. L’amélioration est sensible dans l’industrie manufacturière (99).

En décembre, l’indicateur du climat des affaires est resté inchangé à 94 points, a indiqué l’Insee, vendredi 19 décembre.

L’Insee fait observer que les industriels sont bien plus optimistes quant à leurs perspectives de production — le solde s’est franchement redressé —, ce qui suggère une accélération au premier trimestre 2015.

2/ Les échanges mondiaux sont dynamiques

Le commerce mondial avait ralenti ces dernières années. Il a fortement accéléré au troisième trimestre 2014 (+ 2 % après + 0,7 % au premier trimestre) sur fond de reprise aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et dans plusieurs autres pays avancés. Au premier semestre 2015, les échanges progresseraient de 1 % par trimestre, se rapprochant de leur tendance trimestrielle d’avant-crise (+ 1,3 %). La demande adressée à la France augmenterait d’autant et les exportations françaises, soutenues par la dépréciation de l’euro, croîtraient de 1,1 % au premier trimestre 2015 et de 1 % au deuxième.

3/ Les effets favorables de la baisse de l’euro et du prix du pétrole sur l’activité

Pour un pays importateur de pétrole comme la France, la baisse prononcée du prix de l’or noir entraîne à court terme une diminution des prix à la consommation mais aussi des prix de production, et elle accroît les marges des entreprises. Des effets extérieurs s’ajoutent à ces mécanismes : les importations des pays producteurs de pétrole en provenance de la France ralentissent mais celles des pays importateurs augmentent. C’est ce dernier effet qui dopera les exportations françaises. La dépréciation de l’euro joue dans le même sens. Au total, selon l’Insee, qui fait l’hypothèse d’un baril à 70 dollars et de 1,23 dollar pour un euro, les baisses de l’euro et du prix du pétrole depuis l’été rehausseraient la croissance française de 0,4 point d’ici au deuxième trimestre 2015.

4/ Le pouvoir d’achat et la consommation des ménages augmentent

Après avoir stagné en 2013, le pouvoir d’achat des ménages se redresserait franchement pendant l’année 2014 (+ 1,2 %), du fait de l’accélération des revenus d’activité, d’une moindre pression fiscale (+ 2 % après + 4,2 %) et, bien sûr, de la faible inflation. Après un ralentissement à + 0,3 % en glissement semestriel au second semestre 2014, lié au calendrier des impôts, le pouvoir d’achat accélérerait de nouveau à 1 % au premier semestre 2015. La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, progresserait d’ici à juin, mais un peu moins que le pouvoir d’achat , et le taux d’épargne remonterait à 16 %.

5/ Le taux de marge des entreprises se redresserait nettement

Dernier point positif et non des moindres, le taux de marge des entreprises, qui avait atteint en 2013 son plus bas historique depuis 1985, se redresserait de manière spectaculaire d’ici à juin 2015, grâce à la montée en charge du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) , à l’instauration du pacte de responsabilité et de solidarité (PRS), mais aussi, souligne l’Insee, parce que les salaires ralentiraient. Au passage, l’Insee évalue à quatre-vingt mille le nombre d’emplois créés grâce au CICE et au PRS en 2015. La montée en charge de ces dispositifs redonnerait de l’air aux entreprises. Un effet vertueux de plus, qui pourrait les inciter peu à peu à investir davantage. On n’avait pas connu depuis belle lurette pareille conjonction de bonnes nouvelles.

Hollande: la croissance en 2015 encore insuffisante pour réduire le chômage

François Hollande a jugé que les estimations de croissance de l’Insee publiées jeudi soir étaient « en ligne » avec celles du gouvernement pour 2015 (1%), mais que cette croissance ne serait pas « suffisante » pour entraîner une baisse du chômage.

« Nous sommes en ligne par rapport à notre prévision de croissance pour l’année 2015 », a déclaré le président français lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

« Nous avons effectivement des situations meilleures », a estimé François Hollande. En premier lieu, « la zone euro est solide » et les « taux d’intérêt, même pour les pays périphériques qui étaient les plus menacés, ont considérablement baissé », a-t-il observé.

Pour François Hollande, la « deuxième situation positive » est « un prix du pétrole très bas » et un « cours de l’euro qui a perdu 10% par rapport au dollar ces six derniers mois » avec « des taux d’intérêt pour la France qui sont en-dessous de 0,90% ».

« Troisième situation positive: le plan Juncker d’investissement » de 315 milliards d’euros en Europe dans les trois prochaines années, que les 28 ont endossé jeudi soir, selon le président.

Parmi les « incertitudes », il a cependant noté la crise ukrainienne ou la situation au Moyen-Orient.

L’Insee a conforté jeudi les espoirs du gouvernement en prédisant une petite accélération de la croissance, qui restera toutefois sans effet sur le chômage, et très dépendante du prix du pétrole comme du cours de l’euro.

Si l’institut n’a pas fait de prévision pour l’ensemble de l’année prochaine, il a livré une indication en estimant à 0,7% « l’acquis de croissance » à la fin du premier semestre 2015.

« En langage simple, cela veut dire que l’on aurait fait pratiquement les deux tiers du chemin pour avoir 1% de croissance à la fin 2015 », a relevé François Hollande qui estime donc que cet objectif sera « sans doute atteint ».

« Est-ce que 1% de croissance suffit pour réduire le chômage en France ? », s’est encore interrogé le président: « non parce qu’en France, la population active augmente ». D’où, selon lui, la nécessité d’être « encore plus compétitif » et de faire « plus de croissance que les autres à moyen et long terme » avec des réformes comme la loi Macron pour la croissance et l’activité.

François Hollande satisfait par la croissance mais veut plus

BRUXELLES (Reuters) – François Hollande a jugé que les prévisions de croissance de l’Insee pour 2015, qui table sur un acquis de 0,7% à la fin du premier semestre, montraient que la France était sur la bonne voie par rapport aux prévisions budgétaires mais que cela restait insuffisant.

L’Insee prévoit 0,3% de croissance pour le premier et le deuxième trimestres 2015, un niveau qui, rappelle sa dernière note de conjoncture, ne permet pas encore de faire baisser le chômage.

A Bruxelles, à l’issue d’un sommet européen qui a validé le plan d’investissement de la Commission, censé donner un coup d’accélérateur à l’économie des Vingt-Huit, le président français s’est satisfait de voir l’Insee conforter le gouvernement dans ses prévisions.

Avec 0,7% de croissance acquise au 30 juin, « ça voudrait dire qu’on aurait fait pratiquement les deux tiers du chemin pour avoir 1% de croissance à la fin de l’année 2015 », a souligné François Hollande lors d’une conférence de presse jeudi soir. « Ça veut dire que le 1% qu’on a prévu dans le budget 2015 sera sans doute atteint », a-t-il ajouté.

Le président de la République a toutefois reconnu que ce taux de croissance, comme le prévoit l’Insee, serait insuffisant pour faire enfin reculer le chômage, objectif auquel il a lié son avenir depuis son entrée à l’Elysée il y a deux ans et demi.

Il a imputé la nécessité pour la France de « faire plus » de croissance que ses voisins à sa démographie dynamique, avec une augmentation régulière de la population active, mais a dit ne pas « s’en plaindre ».

« Et puisque nous avons un risque sur la croissance par rapport à l’objectif de réduction du chômage, il faut continuer la politique d’emplois aidés, d’emplois d’avenir, il faut continuer à être encore plus compétitif », a-t-il ajouté.

« Il faut mettre davantage notre pays en mouvement pour avoir plus de croissance », a poursuivi François Hollande, qui a rarement de bonnes nouvelles à commenter sur le front économique et y a fait allusion jeudi.

« Je ne me plains pas de cette prévision qui avait été un peu mise en doute », a-t-il dit. « Je ne peux pas être le seul optimiste mais, c’est vrai que nous sommes en ligne par rapport à notre prévision de croissance pour l’année 2015. »

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Commentaires

@etouicestainsi : Le Père Noël ferait aussi bien que lui .

@lacerise : Pleurez pas le père Noël passe le 25 décembre tout ira mieux après c’est bien sur le Père Noël que notre doué de président compte pour sauver le pays .

–                            Mais, les réformes tardent a venir…. pour la confiance en ce gouv..t ! comment voulez-vous que nous nous en tirions si l’embauche de fonctionnaires continue?…. Mais bien sur que ni le Président ni le gouv…t n’y sont pour rien, ils ne savent pas comment gérer la France…. ils tournent en rond depuis + de 30 mois !
–                             Nous avons tous les facteurs, baisse de l’Euro, baisse des intérêts, baisse du prix du pétrole! tout ceci n’est pas dépendant de notre Président
Sicnarf                                                            L’indépendance de l’insee est à remettre en question !
helpme                                                           Le miroir à deux faces

Cela veut dire en clair que les politiques vont s’en sortir avec certains honneurs, alors que les chômeurs seront toujours laissés pour compte

jef91310                                                        Quel progrès     Les choses ne vont pas mieux, elles vont simplement moins mal. Il n’y a pas de quoi bondir comme des cabris.   Mais nos incapables sont déjà en liesse.

Daniel Martin ·                                  C’est ça, et la marmotte emballe le chocolat!!!!!!

Christian Papy Cbv ·                         L’économie est liée à la consommation ou plutôt à la surconsommation. Parier sur un tel système (croissance à l’infini) est illusoire et conduit à une surconsommation donc à un gaspillage incontrôlé et dangereux pour l’humanité et la planète

 alain bouley                                   Pour donner une idée de l’univers mental dans lequel patauge les économistes officiels. Si un pays rétribuait 10% des gens pour détruire des biens, des routes, etc,. et 10% ensuite pour réparer les trous, on aurait 20 % d’augmentation du PIB ! Le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur éducation. Il ne mesure pas la solidité de nos ménages, de la la qualité de nos débats publics , de l’intégrité de nos représentants.

dominique ROGER                                   Ce que je trouve particulièrement réjouissant ce sont tous les commentateurs, économistes du dimanche, qui se targuent de donner des leçons à l’INSEE. N’étant pas moi-même économiste, ni du dimanche, ni de profession, et ayant régulièrement constaté que l’INSEE se trompait rarement, je me permets, en toute modestie de me réjouir de ces prévisions qui nous changent de l’ordinaire. Et tant pis pour les moqueurs, les rabat-joies et les bilieux ci-dessous qui pour le coup écrivent en professionnels !

L.Leuwen                                                  Ce n’est pas nouveau, la croissance à 1% en 2015 est prévue depuis des mois, après une prévision antérieure à 1.7%. Pas de quoi pavoiser : il faut 2.5% de croissance pour créer des emplois.

Effroi citoyen                                              Ce que je trouve effrayant, c’est cette tendance désormais largement banalisée d’attendre 1% de croissance comme la pluie : on ne sait pas si ça va arriver, si ça va durer, ni pourquoi, ni comment, mais pas grave, c’est encore une toute petite dose qui va soulager le toxico. On devrait être en train de réfléchir et de se mobiliser pour une transition écologique (et sociale) de nos économies, mais non… Le prix du pétrole est bas ! Hourra ! La neige dans les Alpes attendra encore..

 Khaled Hamadé                                Une croissance à 1 % et un chômage à 10.6%, on ne peut pas appeler ça une bonne nouvelle. Quand aux marges des entreprises qui vont augmenter en raison de la montée en puissance du CICE, une bonne nouvelle? Haha la bonne blague! le CICE est une grosse connerie car la plus value réalisée par les entreprises va être reversées aux actionnaires. Une augmentation de la marge des entreprises se traduit par une augmentation des dividendes, c’est un phénomène systématique pour ne pas dire automatique.

Durandal                                                       vos commentaires sont aussi nuls que vos connaissances en économie

L.Leuwen

@ Khaled : Ce discours anti dividendes est fatiguant. Quand vous placez votre argent à la banque, vous trouvez normal qu’elle vous verse un intérêt. Si vous placiez la même somme en actions d’une entreprise (ce qui serait meilleur) vous trouveriez également normal que l’entreprise vous verse des dividendes…enfin les bonnes années.

 Sebastien  •                                                Le problème avec Hollande est que tout ce qu’il fait est insuffisant…

  • Parfois j’ai du mal à me positionner par rapport aux qualitatifs à donner à ce charlot: incompétence, je-m’en-foutiste, arriviste, erreur de casting, …
    didier  •                                              On sent dans son discours qu’au fond il croit toujours aux bons vieux cycles économiques comme on le lui a appris à l’école.. et à part nous dire ce qu’on sait déjà, il est bon à quoi ? et concernant la baisse du prix du pétrole, des taux d’intérêt, de l’Euro, en quoi en est-il responsable ? Un président fantocheBonjourlesdegats  •                           Ça y est, j’ai compris .. il est « cartomancien » …
  • Jacques  •                                         il est devenu très prudent dans ses propos maintenant le chef de l’état. Il va bientôt nous annoncer dans ses Voeux 2015 le chiffre de 800000 chômeurs à prévoir…..
    Radada  •                                           la croissance potentielle de la France est à 0 ( environ)
    entreprises pas rentables, insultées en permanence, sous capitalisées, avec des chefs d’entreprises dont le moral est au 14ème sous-sol, avec 3 fois moins de robots qu’en Allemagne et 2 fois moins qu’en Italie….
    s’il veut de la croissance il n’a qu’à dire à ceux qui ont voté pour lui de faire le travail!!! à salaire égal, travail égal
    la messe est dite ( enfin, si çà ne choque pas les préfets qui devraient interdire cette expression très peu laique)Spartacus  •                                    Il va finir par s’apercevoir de la gravité de la situation. Peut être qu’il va partir ? Je rêve…
  • Tabârnak  •                                     De toute façon, il est déjà parti en campagne pour les présidentielle de 2017…
    L                                                      ahhhhhhhhhh après fin 2013 vous allez voir ce que vous allez, début 2014 on est confiant, mi 2014 meme pas peur, on arrive à fin 2014 avec : heu pas l’année prochaine… il est pas beau mon gouvernement ? tout plein de communicants, d’economistes et de gros cerveaux… allez d’ici mi 2017, le changement çà sera pour FH… et puis quand vous aurez enfin envie de vous attaquer au vrai sujet,on écoutera

    Avec le rouge rien ne bou …  •    Crise économique :
    Une période durant laquelle vous devez vous passer de choses dont vos grands-parents n’avaient jamais rêvé.

    Ber17  •                                           Il se contente de constater. Diriger c’est se battre et chercher des solutions, mais en confisquant l’argent que l’on a pas encore gagner comment générer de la croissance. J’ai été cadre sup dans de grandes entreprises, les mecs de l’ENA n’étaient jamais mis à des postes opérationnels, ils sont trop kons
    Cleveland  •                                    Il ne lui faut pas grand chose pour etre satisfait, un bon repas dans un resto ultra chic au frais des français, une comédienne qui écarte les cuisses, un voyage en Afrique pour voir son électorat…..
    Nath.  •                                           La satisfaction des électeurs se verra aux élections de Mars 2015 …!
    patrice  •                                         Je n’écrirai plus rien sur hollande, je perds mon temps, j’attends qu’il soit viré de n’importe quelle façon, lui et sa clique de nullité crasseuse
    Léou  •                                              N’importe quoi !
    antimaffieux  •                                   vu le pourcentage je ne vois pas où est la …..satisfaisante croissance!!!! une façon de nous ancrer dans l’esprit que l’on nous avait averti…2015…un semblant de croissance considérée comme une réussite …inespérée!!!!..histoire de justifier leur incompétence!!!
    • Baltringue 1Ier  •                   il va faire le « ravi de la crèche » à Noel!
      Gilles Berto  •                       les nuls se satisfont de rien…!!!!
      Thomas De Quincey  •         Et bien je pense que les Français EUX ne sont pas du tout satisfaits .
      mareclame  •                        Content de lui .. Lamentable .. 😦
    • Falk  •                                    Désormais FH se contente du minima, et l’espoir au maxima
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