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Mouvement des patrons: 58% des Français le comprennent, 42% le soutienne

Une partie des patrons descendra dans la rue lundi, premier jour d'une semaine de mobilisation des trois grandes organisations patronales
Une partie des patrons descendra dans la rue lundi, premier jour d’une semaine de mobilisation des trois grandes organisations patronales – Jacques Demarthon AFP

A.Ch. avec AFPf

A la veille d’une semaine de mobilisation du patronat, 58% des Français déclarent comprendre ce mouvement, et 42% le soutiennent, selon l’EcoScope, baromètre mensuel OpinionWay réalisé pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business. Selon cette étude, réalisée via Internet les 26 et 27 novembre, auprès d’un échantillon représentatif de 1.009 personnes, ce sont surtout les femmes (62%), les 18-24 ans (65%), et les sympathisants UMP (85%) qui comprennent le mouvement initié par les organisations patronales.

Un Français sur deux considère que les entreprises sont mal traitées

La perception des Français à l’égard des entreprises est mitigée : 50% considèrent qu’elles sont bien traitées, 49% qu’elles sont mal traitées. En revanche, 14% seulement estiment que la création d’entreprise est plutôt encouragée, tandis que la moitié des sondés jugent qu’elle est plutôt dissuadée. Mais pour une large majorité (62%), la fiscalité sur les entreprises est trop élevée. Elle ne l’est pas assez pour 9%, et comme il faut pour 27%.

Selon les sondés, la principale mesure à mettre en œuvre est de baisser les impôts et les charges (53%). La simplification du code du travail (41%) constitue la deuxième mesure à appliquer. Il s’agit même de la mesure la plus citée par les personnes de plus de 65 ans (58%) et les sympathisants du MoDem (60%) et du PS (50%). En troisième position, la suppression des 35 heures est privilégiée par 27% des personnes interrogées, notamment les retraités (39%) et les sympathisants UMP (48%). «Les autres mesures testées, c’est-à-dire «libéraliser les secteurs réglementés (notaires, pharmaciens, taxis…)» (19%) et «faciliter les possibilités de licenciement» (6%) paraissent moins prioritaires», détaille l’étude.

Artisans et commerçants envoient leurs « exigences » à François Hollande

Le Monde.fr avec AFP |

Dans le cadre d’une semaine de mobilisation patronale, les artisans et commerçants de proximité ont écrit une lettre ouverte au président François Hollande, à paraître mardi 2 décembre dans la presse quotidienne régionale. Le texte comporte onze demandes pour « remettre le pays sur le chemin de la croissance » :

« Monsieur le Président, il est encore temps d’agir pour redonner à nos entreprises la capacité de développer leur chiffre d’affaires, d’investir, d’embaucher, de former les chefs d’entreprise, les salariés, les apprentis, de faire découvrir aux jeunes nos métiers, bref de remettre le pays sur le chemin de la croissance. »

L’Union professionnelle artisanale (UPA), à l’origine de cette tribune, demande notamment de « supprimer le compte pénibilité, qui est totalement impraticable dans nos entreprises compte tenu de sa complexité ».

SEMAINE DE MOBILISATION DU PATRONAT

L’organisation patronale, qui dit défendre 1,3 million d’entreprises françaises de l’artisanat et du commerce de proximité, exige également d’« abandonner l’obligation d’information préalable des salariés en cas de cession de l’entreprise, mesure qui va fragiliser plutôt que faciliter la transmission de l’entreprise ».

Elle souhaite que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) soit remplacé dès 2016 « par une baisse directe et généralisée des charges sociales qui pèsent sur les entreprises ». L’organisation appelle aussi à « accélérer la réduction des dépenses de l’Etat et des collectivités locales afin de réduire les prélèvements sur les entreprises, de manière équitable, quelle que soit la taille de l’entreprise ».

L’UPA et les deux autres grandes organisations patronales, la CGPME et le Medef ont lancé en commun une campagne d’une semaine de mobilisation. Celle-ci a été ouverte lundi par plus de 4 000 patrons qui sont descendus dans la rue à Paris et Toulouse à l’appel de la CGPME.

Lire : Les petits patrons à Hollande : « On ne vous dit pas “merci pour ce moment” »

Les petits patrons dans la rue, remontés comme des pendules

 

Les patrons en colère ont manifesté ce lundi 1er décembre dans les rues de Paris et de Toulouse. Ils ont ainsi répondu à l’appel de la CGPME, qui entend obtenir l’abrogation du temps partiel de 24 heures ou encore du compte pénibilité.

VIDEO. Les petits patrons dans la rue, remontés comme des pendules

Plus de 4000 patrons ont manifesté en France ce lundi 1er décembre à l’appel de la CGPME.L’Entreprise

 

De mémoire de petit patron, on n’avait pas vu pareille manifestation depuis 14 ans. Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, appelait ce lundi 1er décembre les dirigeants de TPE et PME à fouler le pavé parisien contre la politique du gouvernement. Ils ont été nombreux, selon l’organisation patronale, à répondre présent : 6000 à Paris et 4000 à Toulouse, selon la CGPME. La police, elle, évoquait plutôt la présence de 4200 patrons dans les rues.

Marche. Ils ont donc bravé les premières rigueurs hivernales pour marcher vers le ministère de l’Économie, pour contester trois réformes de l’exécutif. A savoir l’instauration depuis le premier juillet 2014 du temps partiel de 24 heures minimum. Mais aussi contre l’obligation d’informer les salariés en cas de projet de cession, ou encore l’arrivée prochaine du compte pénibilité.

>> Lire notre analyse: Manifs pro-entreprises: le patronat en fait-il trop?

« Libérez nos entreprises ! », « PME cadenassées ! », les manifestants d’un jour ont plutôt joué le jeu. La CGPME avait tout prévu, en faisant acheminer des cadenas pour les manifestants, qu’ils ont accroché à des chaînes avant de les déposer sur des grilles proches du ministère. Avant la manifestation, certains patrons se retrouvent au bureau de tabac, pour boire un café ou acheter leur paquet de cigarettes. « Je vais jouer au loto, ça m’évitera peut-être de défiler aujourd’hui », lance un manifestant. Dans le cortège, les revendications dépassent souvent celles de la CGPME. Sont ainsi évoquées un coût du travail trop élevé ou encore un code du travail trop pesant.

Pour l’organisation patronale, le pari est réussi. Elle a démontré sa capacité à mobiliser quand bien même le Medef a préféré ne pas prendre part à la « fête ». Décision plus ou moins contournée par le fait que certaines branches patronales ont tout de même répondu présent, comme la fédération française du bâtiment (FFB) par exemple. Il s’agit là de l’un des derniers combats de Jean-François Roubaud, sur le départ. « Nous n’avons pas obtenu gain de cause lors de la mise en place des 35 heures, cette fois, nous espérons que ce sera le cas », annonce-t-il en marchant vers Bercy. Et pour haranguer quelque peu la foule de petits patrons remontés comme des pendules, Jean-François Roubaud n’a pas hésité à reprendre à son compte certains clichés, dont les fonctionnaires ont été les principales victimes. Une fois le rassemblement terminé, en fin de matinée, la journée n’était pas terminée pour le président de la CGPME. Il était en effet reçu par Emmanuel Macron dans l’après-midi. Obtiendra-t-il un geste de Bercy ?

5 slogans pour patron en colère (et en manque de créativité)

Les petits patrons entament une semaine de mobilisation. « L’Obs » leur propose quelques slogans-choc pour résumer leurs revendications.

Manifestation des petits patrons à l'appel de la CGPME, lundi 1er décembre 2014 (REMY GABALDA / AFP) Manifestation des petits patrons à l’appel de la CGPME, lundi 1er décembre 2014 (REMY GABALDA / AFP)

Les petits patrons ont battu le pavé ce lundi 1er décembre. Il s’agissait de donner le coup d’envoi d’une semaine de mobilisation autour de deux mots d’ordre : « Libérons l’entreprise » pour le Medef qui n’a pas appelé à manifester et « PME cadenASSEZ » pour la CGPME, fer de lance des marches qui ont rassemblé 6.000 employeurs à Paris et 4.000 à Toulouse.

« On descend dans la rue parce qu’on n’a pas été écouté, espérons qu’on sera entendu », a justifié Jean-François Roubaud, représentant des petites et moyennes entreprises sur BFM dans la matinée, « on veut de la simplification, mais on rajoute des mesures qui compliquent tout. » Simplification, mais jusqu’à quel point ? Si jamais les patrons sont en manque d’imagination pour trouver des slogans pour leur prochaine descente dans la rue, « L’Obs » leur propose quelques pistes.

# « La pénibilité, c’est pénible ! »

L’UIMM évalue le coût annuel du compte pénibilité entre 500 et 600 euros par salarié. Délégué général de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie, Jean-François Pillard s’est fendu d’une tribune dans le « Journal du Dimanche » dans laquelle il affirme que le compte pénibilité « réunit à lui seul toutes les tares qui exaspèrent des chefs d’entreprise confrontés quotidiennement à une compétition mondiale croissante : complexité, coût et insécurité juridique. » Lors de la conférence sociale, en juillet dernier, Manuel Valls avait pourtant été accusé de faire un « cadeau » aux chefs d’entreprise en annonçant un report partiel du compte pénibilité.

# « Les charges à la décharge »

L’augmentation de la fiscalité qui pèse sur les entreprises fait perdre le sommeil à Pierre Gattaz. Le patron des patrons a sorti sa calculatrice : selon lui, la hausse est de 42 milliards depuis 2010 : 21 milliards depuis que François Hollande est au pouvoir et 21 milliards sous Nicolas Sarkozy. Réduction des impôts et des cotisations sociales, le pacte de responsabilité représente une aide aux entreprises de 41 milliards d’euros. Les patrons affirment pourtant que l’effet de ces allègements est neutralisé par des mesures coûteuses comme le compte pénibilité.

# « Le CDI est DCD »

Manuel Valls évoquait voici quelques semaines l’hypothèse d’un contrat unique pour équilibrer un marché du travail actuellement divisé entre les CDI et les précaires. Le patronat n’en demande pas tant mais souhaite aligner les conditions de rupture du CDI sur celle du CDD. Pierre Gattaz rêve de voir supprimée l’obligation de justifier les licenciements, quitte à sortir de l’OIT (Organisation internationale du travail). La CGPME milite aussi avec vigueur contre la durée minimum de 24 heures hebdomadaire pour les nouveaux contrats à durée déterminée.

# « Information piège à cons »

Jean-François Roubaud demande « la suspension immédiate » de l’obligation d’informer les salariés au moins deux mois avant toute cession d’entreprise. Cette mesure héritée de la loi Hamon a pris effet le 1er novembre. Décret d’application publié ou pas, le patronat ne désespère pas d’obtenir un détricotage en modifiant la sanction, c’est-à-dire en supprimant la possibilité d’annulation de la vente de la société.

# « Soyons réalistes, exigeons l’impossible »

Alors que certains veulent solder l’héritage de mai 68, ce slogan de l’époque pourrait facilement être repris par le Medef. Patronat et syndicats ont jusqu’à la fin de l’année pour aboutir dans la négociation sur « l’efficacité du dialogue social et l’amélioration de la représentation des salariés. » Du côté des syndicats, beaucoup ont l’impression que le patronat cherche à bloquer les discussions. Pénibilité, cession d’entreprise, les patrons reviennent sur tout ce qui a déjà été décidé, braquant les syndicats. Sur la question des seuils sociaux, Pierre Gattaz a finalement fait marche arrière : alors que le Medef voulait supprimer la représentation salariale dans les entreprises de moins de 50 salariés, il a finalement proposé d’instaurer une instance unique de représentation dès le 11e salarié. La CGPME et l’UPA y restent farouchement opposés. Alors, reprise du dialogue ou blocage ? Réponse dans les semaines qui viennent.

Les patrons dans la rue

Peu habitués à manifester, ils comptent bien faire entendre leurs voix.

Sifflets, pancartes, cadenas… Les patrons sont descendus dans les rues pour manifester. Il s’agit principalement de patrons de PME (Petites et moyennes entreprises) et TPE (Très petites entreprises) qui expriment un ras-le-bol face aux multiples réglementations et charges qui, selon eux, empêchent leurs entreprises de se développer.

A Marseille, Paris ou Lille ils se sont rassemblés derrière le mot d’ordre « libérez nos entreprises », « cadenASSEZ »(assez de cadenas). Ils se sont d’ailleurs enchaîner les uns aux autres pour montrer leur mécontentement. Ils seraient entre 4.000 et 8.000 chefs d’entreprises à défiler.

A défaut de chanter l’Internationale, les patrons ont entonné la Marseillaise. « Ca défoule », témoigne Pascal, un patron de TPE du bâtiment venu des Vosges et pour qui c’est la première manif. « On n’a pas pris de cours particuliers mais il va falloir qu’on s’entraîne ». Pourtant, même si beaucoup défilaient pour la première fois, nombreux sont ceux qui attendaient ce jour depuis longtemps. « C’est ça ou mourir », lâchent plusieurs manifestants.

Ces manifestations donnent le coup d’envoi d’une semaine de mobilisation du patronat.

Manif des patrons : « Descendre dans la rue est un peu indécent »

Le Point –

Sylvain Orebi, l’entrepreneur qui a relancé les thés Kusmi, défend la politique du gouvernement au moment où des patrons manifestent. Interview.

Des patrons brandissent des pancartes à Paris pour la manifestation de la CGPME, lundi.
Des patrons brandissent des pancartes à Paris pour la manifestation de la CGPME, lundi. © Thomas Padilla / MaxPPP

Sylvain Orebi, président-directeur général du groupe Orientis (Kusmi Tea, Infusions bio Løv Organic), 390 salariés et 63 millions d’euros de chiffre d’affaires, explique pourquoi il ne participe pas au mouvement d’action patronal organisé du 1er au 5 décembre. Entretien.

 ©  Groupe Orientis

Le Point.fr : Êtes-vous allé manifester ce matin à l’appel de la CGPME ?
Sylvain Orebi : Non, je n’ai pas manifesté. Je suis même très opposé à ce mouvement. En termes de communication, c’est catastrophique. S’il y en a bien qui ont bénéficié des mesures de ce gouvernement, ce sont les entreprises et les entrepreneurs ! Descendre dans la rue pour dire que cela ne suffit pas est un peu indécent par rapport à toutes les catégories de personnes qui ont des problèmes en ce moment.

Le Medef a pourtant montré la semaine dernière que les prélèvements obligatoires sur les entreprises avaient fortement augmenté depuis 2010, malgré le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) et le pacte de responsabilité…

Ces petits calculs comptables sont un peu agaçants. En 2014, c’est la première fois qu’un gouvernement a fait baisser les prélèvements après des années et des années d’augmentation. Il faut s’en féliciter : ce n’était pas le cas des débuts du gouvernement Ayrault, ni des gouvernements Fillon, ni même des précédents. Il y a toujours des grincheux pour voir le verre à moitié vide. Moi, je préfère le voir à moitié plein. D’autant qu’il n’y a pas que le crédit d’impôt : le gouvernement de Manuel Valls fait bien d’autres choses pour les entreprises, comme l’assouplissement à venir du travail du dimanche ou du travail de nuit. C’est une position courageuse. Ça n’avait jamais été envisagé précédemment. C’est la même chose pour le choc de simplification, bien réel : cela n’avait jamais été fait, même si tous les gouvernements affirmaient qu’ils allaient simplifier.

Avez-vous bénéficié du CICE ?

Oui. Je n’ai pas le chiffre précis en tête, mais c’est de l’ordre d’un demi-million d’euros. C’est très utile, cela nous permet d’investir et de financer le développement de l’entreprise. J’entends beaucoup dire que cela se perd dans des augmentations de salaires. Chez nous, ce n’est pas le cas. Je regrette juste que cela ne soit pas une véritable baisse de charges.

Auriez-vous renoncé à vos investissements sans le CICE ?

Ils auraient été amputés de 500 000 euros, c’est aussi bête que cela.

Alors comment expliquez-vous le ras-le-bol de la base des organisations patronales ?

Il va de soi que les entreprises souffrent, puisque nous sommes en crise. La consommation est faible. Mais cette crise existe partout, en France comme dans les autres pays, y compris en Allemagne et même dans beaucoup de pays émergents. Elle est totalement indépendante de ce que fait le gouvernement. Je ne comprends pas qu’un mouvement patronal suive sa base comme ça et cède devant un certain extrémisme. L’intérêt d’avoir des organisations, c’est justement de donner le la plutôt que d’être suiveuses. Le Medef a d’ailleurs tempéré les velléités de ses adhérents. La CGPME, elle, s’est sentie obligée de faire de la surenchère face à un Medef qui a empiété sur son pré carré en se tournant vers les PME. On se retrouve avec une manifestation clairement politisée : des patrons de droite se battent contre un gouvernement de gauche. Ce n’est pourtant pas le rôle d’un syndicat de patrons de faire de la politique.

Vous appelez donc les autres chefs d’entreprise à reconsidérer la politique de François Hollande ?

Pas tant la politique du chef de l’État que celle de Manuel Valls et Emmanuel Macron. Les choses se sont améliorées pour les chefs d’entreprise depuis que Manuel Valls est Premier ministre et que Macron a remplacé Montebourg à l’Économie. Un sondage récent a montré, pour la première année, que les entrepreneurs sont les chouchous du grand public. Avant, c’étaient les pompiers qui étaient plébiscités ! C’est très emblématique de ce qui se passe aujourd’hui en France. Je suis totalement d’accord avec Xavier Niel, le patron de Free, quand il dit que la France est un paradis fiscal pour la création d’entreprise.

Comment sont réparties les activités de votre groupe Orientis ?

Nous sommes implantés à 70 % en France et 30 % à l’étranger. Et je peux dire que ce n’est pas si simple de monter une structure en Allemagne ou aux États-Unis. Les États-Unis sont même un pays assez contraignant pour les entreprises. On pense que tout y est simple et pas cher, mais cela ne correspond pas à la réalité. Le marché du travail est effectivement beaucoup plus souple et les charges moins élevées. Mais les Américains sont très procéduriers et très protectionnistes.

C’est un discours anti « French bashing » que vous tenez là !

Le French bashing a beau être un terme anglais, il n’y a quasiment que les Français qui le pratiquent. Le pire, c’est celui qui a cours en France. Ce que fait la CGPME aujourd’hui n’est rien d’autre que du French bashing. Si les patrons qui manifestent travaillaient plus avec l’étranger, ils se rendraient compte que la situation n’est pas forcément meilleure ailleurs.

Ce gouvernement a quand même créé de nouvelles contraintes pour les entreprises, comme le compte pénibilité…

Le compte pénibilité est effectivement un contre-exemple. C’est une bêtise, c’est clair. Je pense que ces dispositions seront atténuées ou même supprimées. C’est déjà arrivé plusieurs fois comme avec la loi de Mme Duflot sur le logement ou certaines dispositions de la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire. Je n’imagine même pas que le gouvernement puisse appliquer les règles du compte pénibilité alors qu’il cherche justement à simplifier la vie des entreprises et à réduire ses charges. À Bercy, Emmanuel Macron est en mesure d’éviter ce type de catastrophe. Il connait bien le monde de l’entreprise, il a la tête sur les épaules. Il se bat avec courage contre l’aile gauche de la majorité.

Si le compte pénibilité devait être néanmoins appliqué, cela impacterait-il votre entreprise ?

Évidemment. On a des salariés qui travaillent dans nos ateliers de production, opèrent la logistique et pour lesquels il faudrait décompter ces facteurs.

Quels sont les freins qui vous posent le plus de problèmes au quotidien ?

Le coût des charges sociales et l’impôt sur les sociétés. Tout ce que l’on paye en prélèvements ne va pas à l’investissement, à l’export et donc à l’emploi. Ce serait évidemment positif de pouvoir recruter et se séparer d’un salarié plus facilement, mais le plus important, c’est d’avoir moins de charges et d’impôts. Lorsqu’ils ont plus de marges, les patrons ne se distribuent pas de dividendes, ils investissent !

Pensez-vous que la volonté d’Emmanuel Macron d’assouplir le temps de travail soit une bonne idée ?

C’est une bonne idée, mais il ne faut pas voter une nouvelle loi là-dessus. Il faut donner le droit, à l’intérieur de chaque entreprise, de moduler le temps de travail en fonction de nos besoins et en accord avec nos salariés. De manière générale, il faut donner plus de liberté aux entreprises de négocier avec leurs salariés.

Les petits patrons ont cadenassé Bercy

REPORTAGE – Entre 4000 et 8000 chefs d’entreprise, selon les sources, ont manifesté ce lundi dans les rues de Paris et Toulouse, exhortant le gouvernement à «libérer les entreprises».

Gros succès pour les deux manifestations organisées ce lundi matin par les petits patrons. Environ 6000 chefs d’entreprise ont manifesté à Paris et 2000 à Toulouse, à l’appel de la CGPME, a indiqué Jean-François Roubaud, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises. Plus de 50 fédérations professionnelles étaient dans la rue. Les chiffres de la police, pour la capitale, sont différents puisqu’ils ont dénombré 2200 patrons. A cela, s’ajoutent quelque 300 chefs d’entreprises à Marseille. «Nous sommes obligés de descendre dans la rue, car nous ne sommes pas entendus. Nous ne demandons pas d’argent au gouvernement, mais simplement d’abroger les nouvelles mesures impossibles à mettre en œuvre comme la pénibilité, le temps partiel 24h et l’information préalable des salariés en cas de cession», a précisé Jean-François Roubaud au Figaro.

A Paris, le cortège se dirige dans le froid glacial vers le ministère des Finances à Bercy, au son du cliquetis des cadenas. Objectif (en partie réalisé)? Cadenasser le paquebot. Une délégation doit être reçue par le ministre de l’économie Emmanuel Macron à 15h30. Portant des chaînes et des cadenas pour symboliser le trop plein de réglementation et de charges, les petits patrons défilent dans le calme au cri de «libérez nos entreprises!». Si les chefs d’entreprises sont par nature plutôt des gens optimistes, le désespoir et le ras-le-bol sont palpables. Beaucoup manifestent pour la première fois de leur vie.

C’est le cas de Michel (58 ans) venu de Caen, patron d’une PME d’expertise comptable: «Nous sommes écrasés de contraintes et d’impôts. On voit les entreprises crever. C’est insupportable!, fustige-t-il. On nous demande de faire de plus en plus le boulot de l’administration, mais nous, quand on les appelle, on tombe toujours sur des répondeurs». Jacques (54 ans), patron d’une PME d’abattage de volailles dans le Calvados (14 salariés), s’en prend lui à la complexité du code du travail. Soulignant que son taux de marge est en baisse de 3 %, il se dit contraint «d’investir dans deux machines pour remplacer 1 poste et demi car (il) ne gagne pas assez pour les payer». Alors qu’il s’apprête à avoir un afflux d’activité pour les fêtes de Noël, il va embaucher quatre Roumains en intérim, parce que le «code du travail trop rigide ne permet pas d’embaucher des Français». S’il n’est pas militant UMP, il se réjouit de l’élection de Sarkozy à la tête du parti, espérant que «l’opposition va enfin faire son boulot d’opposant».

Quand on souligne que le gouvernement a fait un effort inédit de 40 milliards en direction des entreprises, tous répondent qu’ils ne veulent pas de subventions, mais des mesures de fond pour pouvoir travailler et embaucher. «Oui, c’est vrai, j’ai touché 5.400 euros de CICE. Mais ce n’est pas cela dont j’ai besoin! Je ne suis pas un chasseur de primes! Ce que je veux, c’est qu’on me laisse entreprendre», explique Pascal (50 ans), patron d’une PME de services dans le bâtiment dans l’Essonne. «Nos gouvernants ne comprennent rien au monde de l’entreprise, ils n’y ont jamais mis les pieds», gronde Jérôme (49 ans), grossiste en fruits et légumes, dans le Val de Marne, qui fustige la concurrence de pays voisins qui ne respectent pas les mêmes règles. «Le Smic en Espagne est 50 % plus bas qu’en France. Un ouvrier agricole dans les vergers coûte 6 euros de l’heure en Espagne, contre 12 euros en France», affirme-t-il.

Avec 48 salariés, il est bien décidé à «ne jamais franchir le seuil des 50 salariés, car c’est un trop gros risque, ce serait trop de contraintes supplémentaires, alors qu’il y a pourtant le travail pour». Déçu de la droite comme de la gauche, il attend «l’homme providentiel, avec des vraies valeurs humaines, et du bon sens». Ce père de famille nombreuse, qui a participé à la Manif pour tous, a déjà vu trois de ses cinq enfants partir à l’étranger. «Tous les jeunes autour de moi veulent partir à l’étranger. Ce sont les meilleurs qui partent. Ils ne reviendront pas, affirme-t-il. Le système universitaire prépare mal au monde du travail, car il reste très théorique et très méfiant vis à vis de l’entreprise». Venu de Nantes avec 15 de ses salariés par le TGV de 5 heures du matin, Christophe à la tête d’une PME de robes de mariée et une autre d’informatique, affirme lui être là pour «lever les barrages», «recréer du lien», «libérer les énergies dont ce pays a tant besoin».

Dans la foule, on aperçoit Luc Alphand, ex-champion du monde de ski, reconverti aujourd’hui en chef d’entreprise, qui avoue manifester pour la première fois de sa vie. «Il y a trop de charges, trop de normes. Cela crée un vrai carcan, et il devient très dur de travailler», observe-t-il. Quelques rangs plus moins, Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic, défile elle aussi avec les petits patrons. «Je suis là à titre personnel, pour soutenir les patrons qui souffrent», précise-t-elle, tout en estimant que «le Medef a eu raison de ne pas mettre tout le monde dans la rue». Et de conclure que la pluralité d’actions de cette grande semaine de mobilisation illustre la diversité du patronat.

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Commentaires
–                                       Que les patrons fassent attention ou sinon Thierry Lepaon va se donner une nouvelle indemnité.
–                                         Si ce genre d’actions des forces vives de notre pays pouvaient s’intensifier sur tout le territoire, si tous les petits patrons pouvaient se donner la main et descendre dans les rues pour expliquer leur désarroi à tous leurs compatriotes. Il faut un contrepouvoir représenté par l’entreprenariat qui est le moteur de l’économie. Unissez vous patrons des pme et tp, vous qui savez de quoi il en retourne comparé aux politiques qui n’ont aucune culture de l’entreprise. Saisissez cet instant pour créer de nouvelles actions et marteler vos préoccupations dans la tête des gouvernants. Ne laissez pas retomber cette journée dans l’oubli. Relayez vous pour agir tous les jours. L’avenir de la France passe par vous et les politiciens sont aveugles, trop préoccupés par leurs petites carrières. Debout les entrepreneurs !
–                          Il faut reconnaître que les PME et les PMI sont coincées entre l’Etat et les travailleurs non patrons. Ayn Rand a écrit un livre sur les patrons qui se mettent en grève pour punir l’Etat , les travailleurs et les syndicats qui les démotivent par les taxes et les revendications perpétuelles. Résultat: l’économie meurt victime de la vengeance des fournisseurs d’emplois . Titre du roman: Atlas shrugged. Ce livre fut un succès aux Etats-Unis et continue de l’être. Ronald Reagan l’a fait appliquer. Il faut arrêter de taper sur les patrons ou de tirer sur les pianistes.
–                                     Si effectivement un seul des « ministres »,des « sous-ministres » ou même le président ou l’un de ses copains « hauts »fonctionnaires avait jamais entendu les mots travail, salaire, charges, compte d’exploitation ou entreprise, nous n’en serions pas là. Hollande serait resté petit grouillot du PS, l’ENA aurait disparu, la France aurait 3 fois moins de fonctionnaires, et depuis 20 ans nous aurions eu des présidents, des ministres et des parlementaires sérieux, des bilans équilibrés et une France riche.

cassandra                                           robert poujade, il y a …. plus d’un demi siècle. déjà les petits artisans et commerçants découvraient avec horreur que le libéralisme pour lequel ils votaient en croyant que ça voulait dire liberté, était pour eux mortifère. rien de nouveau sous le soleil.

André                                                  Alléger les charges sociales des entreprises? OK. Mais les patrons du coup n’ont qu’à payer eux mêmes leurs retraites maladies etc. Toujours plus de flexibilité moins d’obligations.Les salariés sont des pions, sans aucune visibilité sur leur emploi, leur lieu de travail, leurs horaires, des salaires plus bas. et se débrouillent avec çà pour se loger, avoir une famille, élever leurs gosses, et les faire garder. Les patrons reçoivent subventions, allègements car ils prennent des risques? lesquels?

Nicholas Maqiavel                                 Il me revient qu’un industriel bien connu disait qu’il payait suffisamment ses ouvriers pour qu’ils puissent acheter ce qu’ils produisaient… Bien sûr en ce temps là, il n’y avait pas de « cotisations sociales » (ce que vous nommez charges), mais il y avait des patrons paternalistes (c’est finalement un mot positif) qui prenaient soin de ceux qui les faisaient vivre et produisaient des dividendes… Et aujourd’hui ? Qui prend soin de ceux qui travaillent? La SS, les mutuelles (les vrais) !

 Philémon Frog                           Ah ! Les artisans français ! Combien de milliers d’euros m’auront fait perdre, en 20 ans, les professions comme les électriciens, plombiers / couvreurs et maçons ? Par les délais d’obtention des devis et de mise en chantier qui aggravent les travaux, par leur fréquente incompétence qui oblige à refaire un travail, par la malhonnêteté de nombreux acteurs qui gonfle les devis et impose des travaux inutiles… Sans doute au moins 15K€. Merci ! Quémandez toujours…

JEAN LOUIS LEGER                            Il est assez surprenant de voir les entreprises demander la baisse des dépenses des collectivités locales, étant donné qu’une bonne part de leur activité est entretenue par les dépenses de ces mêmes collectivités.

  • 06110 |                         mais une double comptabilité

  • franbel336 |                              faciliter les licenciements?? Alors que les trois quarts des TPE artisanales effectuent la majorité de leurs bénéfices sans les déclarer.
    Moi ce n’est pas faciliter les licenciements que je ferais, c’est plutôt de leur coller un inspecteur du FISC dans leurs comptes avant tout abattement d’impôts.
    Et croyez moi je sais de quoi je parle, j’ai plusieurs amis ou connaissances, qui déclarent un revenu plafonné et font des bénéfices au noir environ 4 fois supérieurs mais de çà personne n’en parle.

  • jpgc |                                      Ils auraient investi un peut plus dans les nouvelles technologies et non dans les paradis fiscaux on en serait pas là , mais au niveau de l’Allemagne !! eh oui le patriotisme.

  • @Flow
    99.99% des entreprises n’ont pas d’actionnaires.

  • Flow91 |                               Du chemin à faire ? Pour engraisser les actionnaires ?

Jean Ahuri Jean Ahuri                         Faut il rappeler l’épisode de la baisse de la TVA dans la restauration et dire à ces patrons que le 14 juillet ne se produit pas tous les jours.    L’argent qui vient de l’État ne peut pas pleuvoir tous les jours.
Amédée Gallo Amédée Gallo                 Il me semble que Patrick X a la foi au ‘Libéralisme’ et est dans le culte du ‘Libéralisme’.
Par contre, Véronique P , par les faits, démontre que c’est bien un libéralisme dévoyé.
Et elle a bien raison.
Cette idéologie ‘Libéralisme’ chemine vers la même situation que l’idéologie ‘ Communiste’. Donc la même erreur.
Patrick X serait bien inspirer de lire Vaclav Havel.
Communisme dévoyé égale libéralisme dévoyé.
Julien Briere                                                       quand j’étais jeune les patrons n’auraient pas osé manifester : les travailleurs et les étudiants seraient venus leur faire un mauvais sort
Véronique P. Véronique P.                      Je ne supporte pas cette idée que, sans les patrons, il n’y aurait pas de travail et encore moins l’axiome trop répandu que ce seraient les patrons qui seraient « créateur de richesse ».      Le travail, ce sont les travailleurs qui le font (y compris certains patrons, ceux qui travaillent réellement) et la richesse est créée par tous.
Vive les entreprises coopératives et autogérées !
Amédée Gallo Amédée Gallo                        L’axiome est bien l’objectif à atteindre.
Pour ce faire, étape 1 : réduire les fonctions de l’Etat,      Etape 2: l’Etat ne serait qu’un outil de police aux services des entreprises.
Bref, moins de démocratie, moins de justice, liberté réduite.
Nous sommes dans le combat politique.Non content d’être aidés, ils veulent un état autoritaire, de droite pur et dur .En attendant 2017, tenir, freiner.
C’est bien l’axiome de tous les dangers.
Véronique P. Véronique P.                  Les petits patrons qui fustigent les droits de travailleurs se trompent de cible C’est le libéralisme économique, politique menée par Hollande comme elle l’était par Sarkozy, qui étranglent les petites entreprises.
En effet, les TPE et PME sont méprisées et humiliées par les grandes entreprises et traitées comme vaches à lait par l’État et les banques :♦ les grandes entreprises qui, dans un contexte de crise généralisée, les forcent à se vendre à vil prix comme main-d’œuvre de sous-traitance ;

♦ les banques qui ne leur prêtent plus les fonds nécessaires à leur survie ou bien à des conditions usurières et en leur imposant des méthodes de gestion inhumaines ;

♦ l’État qui, par de compliqués mécanismes, impose d’autant plus les sociétés qu’elles sont petites. Quand les TPE paient à l’Etat 30% de leurs bénéfices (22% pour les PME), les entreprises de plus de 2.000 salariés payent en réalité 13% et les entreprises du CAC40 … 8%. Et dix d’entre elles n’acquitteraient pas du tout d’IS (source : rapport du Conseil des Prélèvement Obligatoires, rattaché à la Cour des Comptes de mars 2011).

Pourtant, par un effet de miroir, certains de ces petits patrons voudraient se voir comme les alliés et donc les égaux des grandes entreprises. Confits dans leur vision conservatrice et réactionnaire ils n’ont pas encore compris qu’ils ne se trouvaient pas « du bon côté du manche » et que le grand capital se moque bien d’eux.

Patrick X Patrick X                          » l’État qui, par de compliqués mécanismes, impose d’autant plus les sociétés qu’elles sont petites. »   c’est l’inverse même du libéralisme , ce sont des problèmes dus à l’état et à ceux qui gouvernent. Le libéralisme serait justement de casser ces mécanismes ainsi que ceux qui protègent les grosses entreprises dirigées par des copains de ceux qui gouvernent.
Véronique P. Véronique P.                                Vous ne semblez pas connaitre le capitalisme financier qui nous gouverne Patrick X.             Le libéralisme économique n’est pas la liberté pour tous, c’est la liberté pour le loup dans la bergerie et les petits patrons ne sont pas des loups pour la finance internationale.
Jean888                                         Tous les rêveurs du grand soir bien au chaud en fonctionnariat ne peuvent évidement pas comprendre la réalité des PME PMI, bon ils ne représentent plus que 13% de l électorat, encore 2 ans à tenir……… Courage………..
  • idom  •                                          ils ne sont pas tous a peindre !
    Omar Ben Salad  •                       L’équipe de brêles va les sucer encore plus, jusqu’à la moelle, ils rêvent ! Pour que les glandeurs puissent encore plus glander !
    Pazoozoo  •  Leur slogan:
    « Hollande, t’es foutu, les patrons sont dans la rue ».
    Je sais, ce n’est pas très inventif…
    achamax  •                                   les souffre douleur du socialisme
    Omar Ben Salad                          Avec un salarié qui te coûte 70% de son salaire en charges divers, le black a de l’avenir tant que les soces étouffent les entrepreneurs.
  • amalegame  •                              tant qu’il n’y a pas de mouvement de grande ampleur dans la rue, nos élus pensent que tout va bien dans le meilleur des mondes !
    puis un jour ils se réveillent ébahis et se demande pourquoi le peuple en a marre d’etre pris pour des vaches à lait !
    ce mouvement ne faiblira pas ! Que trépasse si je faiblis !
    giha l                                      Demain dans sa boîte augmentations des salaires ! Vite sinon c’est un gauchiste refoulé en quête de reconversion dans la politique ! 500000€ pour ses salariés pour Noël ! Ils vont être contents ! Des actes et non pas des postures stupides et arrogantes
    le pointeur                           D’où qui sort celui là ?  Avec ses 390 salariés et 63 millions de CA, pour venir faire des leçons.

    En effet ce sont des patrons comme ce Monsieur qui profitent de quelques cadeaux fiscaux comme au temps de Sarkozy qui faisait voter des lois qui ne profitaient qu’aux plus aisés !
    Tout le monde en France sait que ce ne sont des gens comme ce Monsieur, du grand patronat, du médef qui ont à se plaindre donc moi, je trouve très indécent que ce riche patron vienne faire la leçon aux petites entreprises qui eux ont de bonnes raisons de se révolter.
    Il est temps en France de laisser respirer les petites entreprises de moins de 10 salariés et les laisser se développer et d’insister sur le rôle social de ces grosses entreprises profiteuses de mesures qui ne devraient pas les concerner en aucune façon pendant que les petites sont étouffées dans l’oeuf.

    arkodroite l

    @B00B00, qui doit encore confondre actionnaire et patronat Des PME PMI qui pour certains ne prennent parfois pas de salaires certains mois. Et dans l’idée vous n’avez qu’à vous mettre a votre compte puisque tout vous semble si simple. La décence aujourd’hui serait de nous donner les moyens d’embaucher en libéralisant les contrats pour les entreprises de moins de 50. Dommage en France que trop de gens encore ne voient que ce qui brille mais ne regarde jamais les problèmes qui sont caches derrière.
    et puis un fonctionnaire qui manifeste ce n’est peut être pas indécent ? Ce n’est pourtant pas la charge de travail qui les étouffe. Où ils sont dans la rue ou devant la machine à café. Alors ou est l’indécence

    • Keynes  •                              Question impôt; les petites entreprises payent trop d’ impôts car les multinationaux largement privilégiés ne payent pas leurs contributions grâce aux paradis fiscaux, et  » l’ optimisation fiscale « . Europe devra faire déjà le ménage en la matière.
    • christophe  •                       Je suis de tout coeur avec eux : ce sont les petits patrons qui font vivre la France et qui sont malheureusement tondus par le gouvernement.
      Par contre, les grands groupe du CAC40 ne paient presque pas d’impots!
      Interet  •                              Si tous les mouvements de protestation coagulaient, la grosse andouille et son équipe de bras cassés n’auraient plus qu’à faire ses valises.
      patrick  •  De tout coeur avec les manifestants! Moi même petit commerçant, l’Etat nous assassine avec le RSI pour une couverture sociale bien faible au regard du montant de nos cotisations…
      Où va l’argent? Pourquoi ne pouvons nous pas mutualiser nos caisses? Mystère…
      J’enjoins tous les petits… Plus
      Quelle France  •                       Et oui ! surtout le double discours d’Hollande : choc de simplification face caméra, et complexité accrue dans les faits… insupportable
      Franck  •                                 Et pendant ce temps les grands groupes exempts d’impôts et qui blanchissent au Luxembourg…
      Françoise  •                          On a tendance à mettre tous les patrons dans le même sac. Et pourtant, pas bcp de points communs entre un petit artisan qui gère une PME de qqs salariés et un patron de multinationale!!!
      Une exemple de mesure simple qui fournirait un peu d’oxygène aux PME du bâtiment: Obliger/contrôler (et éventuellement sanctionner) les promoteurs/donneurs d’ordres (style Bouygues, Bernard Teillaud et Cie) qui se permettent de ne pas respecter la loi en tardant à régler les petites boîtes (plombiers, façadiers, électriciens, etc) qui bossent pour eux.
      Les délais de paiement sont rarement respectés et les petits patrons doivent se démerder pour pouvoir payer leurs salariés, rembourser leurs emprunts, négocier avec les banques etc … en étant parfois incapables de se payer leur propre salaire!!!
      Que faire? Impossible d’attaquer les gros promoteurs en justice … ils représentent une bonne partie de la clientèle …
      Jean  •                                    A lire certains commentaires on sent de suite les aigris de syndicalistes qui incapables d’être patrons car trop bêtes ces gens là sont des destructeurs d’entreprises….. de plus avec ces gouvernements qui nous prennent pour des vaches à lait comment voulez vous que l’on s’en sorte …
      Keynes  •                           La France est la championne du monde en matière de bureaucratie et paperasse inutile. La compte de pénibilité c’ est ne pas la simplification de l’ administration des entreprises comme Hollande l’ avait promis.
  • nathalie  • 

    Les petits artisans ne sont pas représentés, ils payent les cotisations au prix fort tandis que les multinationales et les pme siphonnent les aides : cice…….. Le coût du travail est inégal, les travailleurs de l’est envahissent les chantiers de st nazaire, du bâtiment
  • Impossible de lire sans avoir dix fois l’écran de pub d’AMAZON qui intervient pour l’empêcher !!!

  • @40yDad
    1) Vous dites :
    « Ils vont voir quand on leur baissera la retraite de 50% parce qu’ils ont chassé les entrepreneurs… »
    Mais la retraite a déjà très, très fortement baissé en Grèce non pas par fuite des entrepreneurs mais en raison des « réformes structurelles » prônées par l’Union Européenne. Vous pouvez en voir le résultat dramatique en Grèce en recherchant sur le Net ‘Nouveau chômage record en Grèce, nouveau bénéfice record …’

    2) Vous dites : « les patrons qui restent sont des héros. ils doivent prendre le pouvoir »

    Mais les patrons de multinationales qui oeuvrent pour leurs avantages exclusifs au détriment des petits patrons qui , généralement, ne peuvent ni délocaliser ni faire de l’optimisation ou de l’évasion fiscale ( pas grave pour eux , c’est le contribuable qui paiera la note )ont déjà le pouvoir. Recherchez donc sur le et une vidéo ‘Qui gouverne la France et l’Europe’

    L’ignorance est mère de tous les maux (Rabelais)

  • La nouvelle taxe c’est quand ? Je viens de découvrir la taxe cabane. Du grand art des chercheurs fiscaux de Bercy. Cela mérite de découvrir cette petite taxe. Son cout est plus élevé que le cout du cabanon. il faut le faire. A découvrir avec délectation.

  • @40yDad
    Vous , vous n’avez strictement rien compris au système mondialiste qui avantage outrageusement les multinationales au détriment des petits patrons.
    En effet, les multinationales n’ont jamais été aussi prospères depuis la mise en place de l’Union Européenne. En effet, à l’inverse des petits patrons, elles bénéficient de conseillers pouvant faire de l’optimisation fiscale, voire de l’évasion fiscale , créant un manque à gagner pour l’Etat qu’il compense par taxes et impôts supplémentaires, et surtout elles bénéficient des délocalisations qui n’existaient pas avant l’Union Européenne. Recherchez sur le Net ‘L’article 63 du TFUE rend possible les délocalisations’ pour savoir pourquoi.
    Et il va sans dire que l’activité part là-bas , créant un défaut d’activité en France qui aurait été d’un grand secours pour des petits sous-traitants par exemple …
    Et les chiffres , pour l’illustrer , sont très éloquents : la Suisse hors Union Européenne et hors zone euro dont l’Union Européenne vous a fait croire qu’elle ne pouvait réussir économiquement car « seule dans la mondialisation » a des salaires bien plus élevés qu’en France, seulement 3% de chômeurs avec une population qui croit et l’Allemagne, présenté à tort comme « modèle », a plus de 6% de chômeurs avec une population qui décroit et , si l’Allemagne avait la même démographie que la France, elle aurait 11,5% de chômeurs …

  • Beaucoup de commentaires donnent envie de se BARRER ! Le pire c’est que les krypto-bolcho-bobos qui sont de vrais égoïstes, seraient contents !!! Ils le disent : vous râlez, cassez vous !
    Ils vont voir quand on leur baissera la retraite de 50% parce qu’ils ont chassé les entrepreneurs…
    Ceux qui peuvent se barrent déjà : le vrai siège de Schneider=Hong Kong, Lafarge=Suisse, Alstom=USA, Sanofi=Paris mais Boston est passé pas loin, Total=Paris pour la galerie mais ailleurs pour les bénef, etc…

    LES PATRONS QUI RESTENT SONT DES HEROS. ILS DOIVENT PRENDRE LE POUVOIR

  • Ils ont confondus avec le pont des Arts…..

  • Plus le gouvernement leur en donne plus ils en veulent !

  • Les petits patrons ont cadenassé Bercy.!!!!!le ridicule ne tue pas.!! BERCY aura raison d’eux …avec Hollande ou Sarkozi…. Pour être patron…en France il ne faut pas être futé.!! mais un esprit de fonctionnaire.

  • Pour ma part j’ai viré tout le monde en 2013, et pour mes surcroits d’activité, je prend des autoentrepreneurs.
    Pas exclu que je fasse comme certains que j’ai vu dans des marchés publics, à savoir de prendre des travailleurs détachés à 4.5 ou 7€ de l’heure.
    Vivement qu’on puisse avoir des Ukrainiens, dont les salaires sont inférieurs aux salaires chinois.
    Dans tous les cas, avec ce que l’état me pique pour les autres, qu’il gère lui-même la solidarité nationale, moi j’ai donné et donne encore..trop!
    Avec l’autoentrepreneur, pour l’instant c’est devis et facture, j’en ais pas encore surpris un seul en train de compter ses RTT, ses congés et ses 5 minutes d’heures supp de la semaine d’avant. Donc pour l’instant çà va, et je suis pas prêt de réembaucher, en tous cas, pas avant 2017 sûr!

  • @herve albert
    Vous dites :
    « un salarié sur trois est aujourd’hui démotivé. Au point qu’ils songent sérieusement à quitter leur entreprise. Un sur quatre envisage de quitter son employeur dans les cinq prochaines années. La fidélité à l’employeur recule ainsi nettement : la durée passée au sein de la même entreprise a diminué de 5 ans depuis 2006.  »

    Il suffit d’observer les salariés à la frontière franco-suisse. Ils ne rêvent que de travailler en Suisse. La Suisse, vous savez, ce petit pays , hors Union Européenne et hors zone euro dont l’Union Européenne vous a fait croire qu’elle ne pouvait réussir économiquement car « seule dans la mondialisation » ( quelle phrase stupide ! ). Mais pourquoi donc ? Mais c’est que les salaires y sont nettement plus élevés ! Pourquoi ? Mais c’est que la Suisse n’a pas l’article 63 des traités de l’UE qui encouragent les délocalisations ni les coûts directs et indirects de l’UE ( l’adaptation des directives européennes notamment … ) qui sont estimés se monter à 60 milliards par an ! Excusez du peu !
    Ah , j’oubliais, la Suisse a 3% de chômeurs avec une population qui croit et l’Allemagne a plus de 6% de chômeurs avec une population qui décroit et , si l’Allemagne avait la même démographie que la France, elle aurait 11,5% de chômeurs …

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