Mistral, tempête en vue !

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La vente des Mistral qui tangue, ou la tragi-comédie franco-russe en trois actes

LEXPRESS.fr

En juillet 2010, la vente des bâtiments de projection et de commandement, construits à Saint-Nazaire, faisait la fierté de la France. Elle s’est transformée en aiguille dans la diplomatie élyséenne.

La vente des Mistral qui tangue, ou la tragi-comédie franco-russe en trois actes

Le navire Mistral Vladivostok le 21 novembre 2014 dans le port de Saint-Nazaire    afp.com/Georges Gobet

 

La vente de porte-hélicoptères Mistral à la Russie ne finit pas de défrayer la chronique des relations franco-russes. Retour sur une partie d’échecs en trois actes.

Acte I: le temps de l’idylle

En juillet 2010, cocorico, le président de la République Nicolas Sarkozy annonce que les chantiers STX de Saint-Nazaire construiront pour la Russie deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral. Le BPC est un fleuron de la marine française, long de 199 mètres et capable d’embarquer 16 hélicoptères, 13 chars et 450 soldats. A la clé de ce contrat pour Paris: 1,2 milliard d’euros et plus de 500 emplois pendant quatre ans. Et pour Moscou: la livraison de navires technologiques alors que depuis le milieu des années 1980, sa flotte souffre d’un manque total d’investissements.

Acte II: le temps des doutes

En juillet 2014, sur fond de crise ukrainienne, les Européens se mettent d’accord en juillet sur des sanctions économiques à l’encontre de Moscou, notamment une interdiction de vendre du matériel de défense.

En septembre 2014, sur fond de pressions internationales fortes, Paris annonce que les conditions pour que la France autorise la livraison du premier navire Mistral à la Russie « ne sont pas à ce jour réunies ». Le contrat est alors suspendu jusqu’en novembre. En cause, selon la présidence de la République: « la situation en Ukraine » jugée « grave ». Pour l’Elysée, « les actions menées récemment par la Russie dans l’est de l’Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe ». Juridiquement toutefois, la décision est fragile car le seul motif de rupture légitime serait qu’un embargo international sur les ventes d’armes à destination de la Russie soit décrété. Ce qui n’est pas le cas. Alors que la Russie est furieuse, la France pourrait avoir à payer une pénalité d’un milliard d’euros. Ce qui la fait hésiter.

Acte III: le temps du report

Comme prévu, l’Elysée finit par trancher. Le 25 novembre, François Hollande « considère que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine ne permet toujours pas » la livraison des Mistral. Le chef de l’Etat estime qu’il convient « de surseoir, jusqu’à nouvel ordre » à son autorisation. Moins d’une heure plus tard, la Russie réagit et annonce qu’elle ne va pas « pour l’instant » poursuivre en justice la France.

Livraison du Mistral reportée : quel sera le prix à payer ?

Renaud Février

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Publié le 25-11-2014 à 20h04

L’Elysée a annoncé le report de la livraison des navires de guerre « jusqu’à nouvel ordre ». Quelles conséquences ?

La France sursoit "jusqu'à nouvel ordre" à la livraison du premier navire Mistral à la Russie. Laetitia Notarianni/AP/SIPA La France sursoit « jusqu’à nouvel ordre » à la livraison du premier navire Mistral à la Russie. Laetitia Notarianni/AP/SIPA

« Les conditions d’une livraison ne sont pas réunies » : François Hollande et Laurent Fabius ont tranché. Pris en étau entre ses alliés américain et européens et la Russie, Paris a reporté « jusqu’à nouvel ordre » la livraison du premier Mistral commandé par Moscou.

Le chef de l’Etat « considère que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine ne permet toujours pas » cette livraison et « il a donc estimé qu’il convenait de surseoir, jusqu’à nouvel ordre », à son autorisation, explique l’Elysée.

Moins vindicative qu’il y a quelques jours, la Russie a annoncé qu’elle n’allait pas « pour l’instant » poursuivre en justice la France :

Nous allons attendre avec patience […] Pour l’instant, nous n’intentons aucune action », a affirmé Iouri Borissov, un vice-ministre russe de la Défense, cité par l’agence publique « Ria Novosti ».

Toutefois, si la France « ne nous livre pas, nous allons faire un procès » et lui réclamer une amende « conformément au contrat », a-t-il averti, selon l’agence Tass. Que risque réellement la France ?

# Rembourser

Le premier Mistral, le Vladivostok, devait être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d’un contrat de 1,2 milliard d’euros signé en juin 2011 entre la Russie et le constructeur naval DCNS sous l’ancien président de droite, Nicolas Sarkozy. Moscou aurait déjà 800.000 millions d’euros d’avance, soit plus de la moitié de la somme.

# Revendre

Bien sûr, la France pourrait essayer de revendre ses navires de guerre à d’autres pays ou organisations. Un temps évoqué, le rachat des deux navires de guerre par l’Otan n’est pas jugé « très réaliste » par un diplomate de l’organisation, les capacités militaires propres se limitant à des avions de surveillance Awacs.

Surnommé le « couteau suisse », le Mistral est considéré comme l’un des joyaux de la marine française, doté d’un réel caractère stratégique. Toutefois, élaborés selon un cahier des charges russe, le Vladivostok (qui devait être livré mi-novembre) et le Sébastopol (dont la livraison est attendue pour 2015 ou 2016) sont si personnalisés que cela empêche une revente pure et simple, note « Le Huffington Post » : « Les équipements devraient être réadaptés, avec une sacrée ristourne accordée à l’acheteur », juge le site internet.

Pire, conçus pour naviguer dans les mers froides, les Mistrals ne pourraient pas être repris par l’Inde ou le Brésil, deux acheteurs très actifs dans le domaine de la défense ces dernières années.

Tous les pays n’ont pas le besoin de ce type de bâtiment et surtout tous les pays n’ont pas les moyens d’en acheter », plaide en outre Frédéric Coste, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, interrogé par le « Huffington Post ».

Reste l’Union européenne qui, dans « un signal politique fort » pourrait racheter ces navires, comme le suggère « Le Figaro ». Elle ferait « un grand pas en avant » vers « une plus grande force militaire commune ».

Sans repreneur, l’annulation des contrats menacerait directement les emplois des chantiers navals STX, chargés de la construction des navires Mistral à Saint-Nazaire. Au moins 800 emplois seraient menacés.

# Payer des pénalités

Joint par « L’Express », un expert du secteur militaro-industriel français assure que, dans le cadre d’un tel contrat, le seul motif de rupture légitime est qu’un embargo international sur les ventes d’armes à destination de la Russie soit décrété. Ce qui n’est pas le cas.

En refusant d’honorer le contrat, « la France aurait, en plus du remboursement des sommes versées, d’importantes pénalités à acquitter ».

En cas de rupture de contrat, nous nous verrons dans l’obligation d’exiger de la France le versement de pénalités qui ne seront pas négligeables » avait ainsi prévenu le ministre de l’Industrie et du Commerce, Denis Mantourov, dès le mois d’avril 2014.

Leur montant, selon les informations de notre journaliste Vincent Jauvert, pourrait atteindre au moins 250 millions d’eurosNos confrères du « Monde » avancent de leurs côté le chiffre d’un milliard d’euros.

La presse russe évoque des pénalités « de plusieurs milliards », « qui pourraient dépasser le prix des bateaux ».

Le groupe public d’armement naval, DCNS pourrait alors se tourner vers la Coface, l’assureur-crédit qui garantit le contrat. Mais, joint par « L’Express », Coface assure que « c’est l’Etat qui porte le risque et [le cas échéant] c’est l’Etat qui indemnise ».

# Perdre en crédibilité

« La France en tant qu’exportateur de matériel stratégique verrait son image sérieusement écornée, bien au-delà de la Russie« , juge par ailleurs l’expert militaire cité par « L’Express ».

Elle ne serait plus considérée comme un partenaire fiable. Cela aurait une influence fâcheuse sur de nombreux contrats en cours de négociation ou à venir. »

Que deviendrait, par exemple, le contrat en discussion entre Paris et New Delhi pour la vente de 126 Rafale ?

On peut également imaginer que la Russie, qui avait dégainé un « embargo total » sur la plupart des produits alimentaires en provenance des pays d’Europe et des Etats-Unis, après les sanctions occidentales, décide d’une nouvelle vague de sanctions contre les produits français…

La France reporte sine die la livraison du Mistral à la Russie

PARIS (Reuters) – La France a annoncé mardi qu’elle reportait « jusqu’à nouvel ordre » la livraison d’un premier porte-hélicoptères Mistral à la Russie en raison de la dégradation de la situation dans l’est de l’Ukraine, sans toutefois provoquer de crise avec Moscou.

« Le président de la République considère que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine ne permet toujours pas la livraison du premier BPC », lit-on dans un communiqué de la présidence. « Il a donc estimé qu’il convenait de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’examen de la demande d’autorisation nécessaire à l’exportation du premier BPC » à la Russie. »

L’entourage de François Hollande a fait savoir qu’un « contact à haut niveau » avait eu lieu mardi entre les autorités russes et françaises, le président français « souhaitant que les autorités russes soient préalablement tenues au courant ».

« L’entreprise liée contractuellement avait besoin de connaître la position de l’Etat quant à l’autorisation ou non de livrer le bâtiment », a-t-on expliqué de même source. « Nous sommes pour le respect des contrats signés mais la France doit aussi tenir compte des circonstances exceptionnelles liées à la dégradation de la situation en Ukraine ».

En Russie, le vice-ministre de la Défense Iouri Borissov a déclaré que son pays ne lancerait pas de procédure contre la France à la suite de ce report mais espérait toujours que le contrat serait honoré, rapporte l’agence de presse RIA.

LIVRAISON EN FÉVRIER ?

Selon une source au ministère russe de la Défense, la livraison pourrait être reportée de trois mois, « ce qui nous conduit à la mi-février ».

Les autorités françaises avaient annoncé qu’elles prendraient leur décision avant la fin novembre.

Le sujet n’a officiellement pas été abordé par François Hollande et Vladimir Poutine lors de leur dernier entretien en tête-à-tête du 15 novembre, en marge du sommet du G20 de Brisbane, en Australie.

Sous la pression de ses partenaires, notamment américains, hostiles à la livraison des deux « bâtiments de projection et de commandement » (BPC) en pleine crise ukrainienne dans laquelle le rôle de Moscou a été dénoncé par les Occidentaux, François Hollande avait annoncé le 3 septembre dernier que les conditions n’étaient pas réunies pour livrer le premier navire.

Le 16 octobre, il avait déclaré que le respect du cessez-le-feu en Ukraine restait l’une des conditions pour que la France accepte de livrer les Mistral.

Mais d’après l’armée ukrainienne, 150 soldats ont trouvé la mort depuis l’entrée en vigueur de ce cessez-le-feu le 5 septembre dernier, prévu par le protocole de Minsk signé par l’Ukraine, la Russie et les séparatistes de l’Est sous les auspices de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les deux camps s’accusent mutuellement de ne pas respecter cette trêve.

RAPATRIEMENT DES ÉQUIPAGES RUSSES ?

Depuis le début du conflit séparatiste dans l’est de l’Ukraine, en avril, les affrontements ont fait plus de 4.300 morts, selon un bilan fourni la semaine dernière par le Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies.

Le premier BPC, le Vladivostok, devait initialement être livré en octobre et 400 marins russes ont été formés depuis le 30 juin à sa manoeuvre dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) mais l’entraînement est désormais terminé.

Une source militaire citée mardi par l’agence Interfax a fait savoir que la Russie prendrait d’ici une semaine une décision quant à un éventuel rapatriement de ses équipages.

Un refus de livrer les deux navires Mistral commandés par la Russie, dont la vente représente un montant d’1,2 milliard d’euros, pourrait obliger la France à dédommager Moscou au-delà d’une date-butoir pour l’instant tenue secrète.

A Paris, ce report a été diversement apprécié.

Pour le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, « cette décision malheureuse décrédibilise fortement notre pays sur la scène mondiale ».

L’ancien ministre de la Défense UDI Hervé Morin a en revanche donné raison à François Hollande. « Cela n’aurait pas été compris par nos amis européens », a-t-il dit dans les couloirs de l’Assemblée nationale. « On ne peut pas livrer un matériel de guerre à quelqu’un qui ne respecte pas le droit international, ni ne respecte pas la souveraineté des Etats ».

Et si la Russie n’avait plus envie du Mistral ?

Le Point –

Pour Arnaud Dubien, directeur du centre d’analyse de la Chambre de commerce et d’industrie France-Russie, Moscou n’a pas forcément besoin de ces navires…

Le premier bâtiment Mistral, construit pour la Russie. © Franck Perry / AFP

Par Jean Guisnel

Le Point : La France a suspendu sine die la livraison du Vladivostok à la Russie. Cette décision vous a-t-elle étonné ?

Arnaud Dubien : Pas vraiment, puisqu’un communiqué de l’Élysée début septembre liait la décision française à une évolution de la crise en Ukraine, dans des termes qui laissaient peu de marges de manoeuvre. Paris entendait, semble-t-il, « donner du temps au temps », en espérant que les choses se tassent dans le Donbass. La situation sur le terrain n’évoluant pas positivement, une autre décision qu’un report était improbable. Les personnes proches du dossier laissent entendre en privé que ne pas livrer n’est pas vraiment une option, mais qu’il faut attendre un contexte plus approprié.

Et que pensez-vous de la position russe ?

Elle souffre de déclarations et d’attitudes particulièrement maladroites. Quand le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine par exemple affirme que son pays n’a pas besoin du Mistral, c’est autant pour mettre la France en difficulté que pour s’adresser au complexe militaro-industriel russe. Ces derniers temps, la position des opposants à cette acquisition se fait davantage entendre, tout comme d’ailleurs toutes les voix hostiles à toute coopération avec l’Europe. Le discours dominant à Moscou sur les Mistral, c’est : si vous ne voulez pas les livrer, gardez-les donc ! Quand le ministre des Affaires étrangères de Russie Sergueï Lavrov prétend qu’il s’agit avant tout d’un problème français, je pense qu’il a raison. On peut parfois avoir l’impression que la France ferait une faveur à Vladimir Poutine en livrant le Vladivostok. La vérité est tout autre.

Mais dans ce cas, pourquoi la Russie a-t-elle voulu ces navires ?

Si on s’en tient aux stricts usages opérationnels, le besoin de la marine russe n’est pas évident. La Russie demeure une puissance avant tout continentale. L’achat de ces navires initié à l’automne 2008 par Dmitri Medvedev est un achat politique. Je rappelle que l’on sort de la guerre en Géorgie et que le président russe de l’époque prépare des propositions sur l’architecture de sécurité européenne. Il s’agit, pour Medvedev comme pour Sarkozy, de « faire bouger les lignes ». Les Russes exagèrent sans doute aujourd’hui quand ils marquent un désintérêt pour le Mistral, mais pas tant que cela. Soyons clairs : les militaires russes seraient très fiers d’avoir ce navire. Mais d’un point de vue opérationnel, leur besoin est discutable. En tout cas, beaucoup d’analystes militaires estiment qu’il y a beaucoup d’autres chantiers plus importants s’agissant de la modernisation des forces armées.

Les relations économiques entre les industriels français et russes de la défense vont-elles souffrir ?

Il faut faire la part des choses. Les industriels russes n’ont jamais vu d’un bon oeil les liens se tisser avec les homologues étrangers, français, israéliens ou italiens, par exemple. Mais la réalité demeure inchangée : les carences technologiques de l’armée russe révélées notamment par la guerre de Géorgie n’ont pas été vraiment rattrapées. Certains à Moscou promettent de le faire dans les années qui viennent, mais mes interlocuteurs demeurent sceptiques. De ce point de vue, les besoins demeurent. Mais si la France ne livrait pas le Mistral, des projets pour certains très ambitieux (pour Thales et Safran par exemple) seraient remis sans doute en cause. Or, les Russes ont de l’argent et ces marchés demeurent importants dans un contexte de restrictions budgétaires en France et en Europe.

La posture prise par Moscou à la suite des déclarations françaises est néanmoins très modérée…

Je ne connais pas le contrat du Mistral, mais j’entends qu’il existerait un battement de trois mois entre la date de livraison prévue, mi-novembre, et celle qui serait acceptable en cas d’accord des parties. Ma certitude, c’est que le contact n’est pas rompu sur ce sujet entre les autorités françaises et russes, ces dernières n’ayant pas appris la position de Paris par le communiqué de l’Élysée. À mes yeux, il existe au plus haut niveau à Moscou une volonté de ne pas mettre la pression sur la France. Je crois que le ton modéré de François Hollande à Brisbane, tranchant sur l’hystérie de certains dirigeants anglo-saxons, l’a fait apparaître comme un homme raisonnable. J’ai le sentiment qu’à Moscou, on ne souhaite pas mettre en difficulté l’un des derniers dirigeants qui n’insultent pas Vladimir Poutine. C’est ainsi que j’analyse, par exemple, les propos d’Alekseï Pouchkov.

Mais encore ?

Président de la commission des Affaires étrangères à la Douma, Alekseï Pouchkov est coutumier de déclarations pas vraiment politiquement correctes. Ce parfait francophone est souvent dans l’outrance et a déjà sur-réagi à diverses reprises sur le dossier du Mistral. Et là, surprise ! Il compare le président Hollande au roi Salomon, évoque une décision équilibrée… C’est à mon avis très révélateur. Les Russes attendent. Je crois savoir que l’équipage russe du Mistral restera à Saint-Nazaire jusqu’au 1er janvier. Si les choses se calmaient quelque temps dans le Donbass, ce qui ne serait pas surprenant avec l’arrivée de l’hiver russo-ukrainien, je pense que la France saisirait l’ouverture d’une fenêtre d’opportunité pour livrer le Vladivostok.

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Commentaires
–                                       On a signé un contrat au nom de la France. Il FAUT livrer ! Chrisu
–                                 On se demandait pourquoi Washington n’avait pas fait pression sur l’ancien président de la république, c’était lui qui a donné le feu vert en juillet 2010 ?.

@Galbatorix : les hélicos ainsi que tout ce qui est militaire est à la charge de l’acquéreur

@zoelola : Si si, des hélicoptères, ce ne sont pas des porte-hélicoptères? Et plein de chars, et plein de véhicules et soldats avec des barges de débarquement. Pour citer un amiral russe en 2009, « un tel navire aurait permis à la flotte de la mer Noire d’accomplir sa mission en 40 minutes au lieu de 26 heures! ». C’était peu après l’agression russe contre la Géorgie.

@toto90 : Je passe 95% de mon temps hors de France. On n’a pas eu besoin d’attendre l’histoire des mistrals pour perdre toute crédibilité à l’étranger, les 35h s’en sont bien chargées. Et depuis 2 ans c’est la cata. Il n’y a pas d’autre communauté européenne que celle d’une communautés d’intérêts individuels. Quant aux pays d’Europe de l’est, ils sont bien plus intéressés par les Etats-Unis que par l’Europe. L’Europe leur sert seulement de marchepied. Enfin, à la question de savoir pourquoi les autres pays ne rachètent pas ces navires, il faut rappeler que ces autres pays n’ont jamais été d’accord avec cette vente en premier lieu. Pourquoi devraient ils payer pour une telle bêtise?

@Galbatorix : ces navires n’ont aucun armement

@toto,rassurez-vous, si ces bâtiments avaient été commandés chez l’oncle Sam, je pense qu’ils navigueraient du côté de la Baltique arborant le drapeau rouge bleu blanc

Dans cette affaire, j’opterais volontiers pour une réflexion Chiraquienne, à savoir totale indépendance d’esprit et inflexibilité face aux pressions extérieures, du pragmatisme en sorte !

@toto90 : Je dis surtout bravo à Monsieur Sarkozy pour avoir vendu des armes à n’importe qui, malgré les avertissements de nos alliés. Quant aux indemnités, pour l’instant l’urgence c’est de dire à la Russie « Stop! ». Poutine n’est pas un terroriste. Il suit simplement les traces d’Hitler. Hitler n’a jamais été un terroriste, donc on pouvait certainement lui vendre des armes sans crainte. Donnez les mistrals à Poutine, vous lui donnez une victoire diplomatique et vous perdez un moyen de négocier avec lui.

pkk                                                        Les adorateurs de Poutine semblent découvrir que l’on peut rompre les contrats d’armement : les précédents sont nombreux, par ex. contrats de maintenance des mirage irakiens, libyens, ou contrats américains avec l’Iran …

Freud, reviens !                                   Des médias avaient fait état d’intenses pressions des Etats-Unis qui avaient conduit F. Hollande à suspendre le 4 septembre la livraison des Mistral, juste avant un sommet de l’Otan. Puis des expressions de satisfaction de ces mêmes Etats-Unis immédiatement après l’annonce de cette suspension. La formule « jusqu’à nouvel ordre » est-elle un hasard ? Ou exprime-t-elle que F. Hollande a aliéné toute velléité de souveraineté et est soumis à une décision, à un nouvel ordre venu de Washington ?

Louise Martin                                      On espère que les Américains vont les acheter pour nous dédommager, ainsi que tous ceux qu’on ne vendra pas à d’autres grandes puissances qui auront bien noté que nous ne respectons pas notre parole.

Ouilda Rachid                                     Je me fais l’avocat du diable: mais enfin des bateaux de guerre c’est fait pour faire la guerre, pas pour faire des croisières! si on a des états d’âme il faut pas les vendre! C’est quand même fait pour servir non? Ou alors les vendre avec une « liste d’ennemis pré-établie ».

Jean Claude PIERSON                        Ces bateaux sont des bateaux d’assauts, à utiliser dans des conditions d’attaque! C’est bien Sarko qui a signé le contrat, et Hollande qui a la patate chaude! Chargeons Sarko d’une mission compatible avec sa position, faire le tour des capitales pour donner le point de vue  » on va livrer les bateaux aux Russes « !

PC                                                         Sarko les Ukrainiens, il s’en fout ! Ce qui l’intéresse c’est les rétro-commissions !

Erwann Meriadec Erwann Meriadec

Passant près de l’un de ces Mistral quasi tous les jours, je constatais aussi la présence d’un bateau militaire russe, avec, à bord, 400 jeunes marins venus exprès apprendre la technologie raffinée que nous avions vendu aux Russes. L’actuelle position de notre gouvernement est hypocrite, et même si ces navires ont été mis en chantier sous Sarkozy, à l’époque tout le monde se réjouissait de la commande « énorme ». De plus, ils nous ont été payés.
Il faut livrer, ou alors la France va être considérée comme un pays qui n’a pas de parole et nous allons payer très cher cette hésitation qui n’existe QUE parce que ce gouvernement imagine que tous les yeux sont braqués sur l’affaire »Mistral ». Qu’on le rassure : ils sont braqués sur l’affaire Trierweiler.

Les questionnements et les scrupules sont trop tardifs, ces Mistral ont été payés par les Russes, ils sont à livrer, point.
Il fallait y penser « avant » – mais nous étions trop contents de fabriquer ces « boats » si coûteux, qui ont tout de même donné du travail à 5000 ouvriers sur les Chantiers Navals.
Il faudrait une fois pour toutes se décider à jouer la carte de la « morale » ou celle des « affaires ». Les valses-hésitations sont indignes d’un pays qui a pris ses responsabilités -construire ces Mistral POUR la Russie-.
Et on va faire QUOI avec ces navires? Les poser sur un piano pour la déco ? Et rembourser les Russes, avec intérêts? On devient illogiques dans ce pays.

Michel Bedat                                                 Une stupidité de plus…Bof..;les riches paieront..!
mr dede                                                      Si nous devons savoir ce que les armes que nous vendons vont tuer, il faut arrêter de vendre des armes car elles sont faites pour tuer , de plus nous ne savons rien de l’avenir des pays à qui nous vendons. L’Iran était fréquentable du temps du Shah et nous l’avons bien fourni, l’Irak aussi alors arrêtons de faire les mijorés, .
Claude Charonne                                        Et si l’extrême droite Russe mettait fin à son financement de la campagne de M.LePen? Ces gens ne sont pas des tendres.
Jean Pierre                                                Je m’interroge car Il faut le savoir ont est pas les seuls à construire ses navires et oui il y a les russes qui participent à la construction de la partie arrière qui a été construite par les chantiers russes OSK de Saint-Petersbourg (Russie), tandis que STX France, sous-traitant de DCNS pour ce contrat, construisait l’avant. Les deux parties ont été assemblées à Saint-Nazaire en juillet ne pas les livrer nous expose a une pénalité qui approche les trois milliard € et comment justifier la rétention de la partie construite par les russes ????
       Averell  •                                             PATAPOUF LE NIAIS veut montrer ses petits muscles … Et cette obstination imbécile risque de nous coûter 2 milliards ! C’est sur, en ce moment, on peut se permettre cette fantaisie ! 
  • Omar Ben Salad  •                           Avec les pénalités, les Russes auront un bateau gratos !

    PEPE CHINOIS  •                              une connerie de plus!! les ouvriers au chômage, pas grave ! le changement c’est maintenant, vive la France, non respect des contrats !! sa va coûter un maximum!! et c’est les Français qui payeront les conneries de ce gouvernement d’incapable !!!!!
  • serge  •
    Moulardon s’en foo.
    Il est payé chaque mois.
    Les ouvriers peuvent se gratter.
    C’est un idiot.
  • Just  •                                                  Ce report ne coute rien à l’Etat 🙂 mais très cher aux contribuables 🙂
    Michel  •                                              C’est bien. Les Français vont pouvoir payer!!!
    etmoietmoietmoi  •                              Quand un pays est incapable de tenir ses engagements économiques, il n’a plus aucune crédibilité envers qui que ce soit. Vous pouvez déjà penser à inscrire à Pôle Emploi les ouvriers des chantiers Navals Français qui restent encore en activité. Peut-être même verra t-on bientôt partir ce bateau sous pavillon Qatari. 40% du marché de l’armement Français se fait avec les pays du Golfe.
    Stefano  •                                         Caniche des USA tentant par tous les moyens de sauver le Dollar qui ne vaudra bientôt beaucoup moins que du PQ… elle est bien loin l’indépendance Française et le bon sens de notre nation!
    Jean  •                                              c’est la fin de l’industrie militaire en France-bravo les mecs qui sont au pouvoir!!!bravo bravo!!
    Guitonguy  •                                      Hollande vient de jeter en l’air toutes les négociations transitaires que l’on fait depuis 5 mois au Brésil pour transporter le Eurocopter, on était en concurrence avec Bristow, Merci Monsieur Hollande, vous allez faire empêcher la création de 3 emplois chez mon transitaire, et causer la perte d’emploi chez Eurocopter sur des planification contractuel, fait à long terme, bravo, et merci pour la réputation que vous ferez à toutes les entreprises Françaises, Hollande dégage, démission.
  • olivier d  • 
    On est déjà dans la galère l’autre va nous y mettre encore plus !!!
    Guy  •                                        encore un toile de moi président qui vas nous coûter très cher
    la France a signé un contrat de plus avant les événements de l’Ukraine, il faut donc livrer les bateaux et surtout pas faire joujou avec Poutine dans l’espoir de remonter dans les sondages
    petit  •                                       Hollande a dit aujourd’hui à Florange qu’une promesse se respecte (à propos de son retour chaque année) .Mais quid d’un contrat ???
    gilles  •                                       mais où sont passés nos mistrals gagnants comme dirait Renaud !
    S  •                                              c’est une honte : quand on fait un contrat avec une personne on honore ce contrat ; bel exemple de ce gouvernement de crapules, après on ne s étonnera pas que ce pays part en sucette !

    on et vraiment les clébars des américains
    PeonStyle  •                              Bonjour, je suis un journaliste de l’an 2000, non seulement je n’ai aucun sens critique et je ne vérifie pas mes informations, mais en plus je dois faire au moins une faute grossière par article pour rester crédible :
    « Sans parler du signal envoyer à de futurs clients »
    patrick  •  f                                     Flamby t’es le plus fort , décidément , allez encore quelques unes comme ça et on sera au top des flops , tu es une icône du flop absolu avec ton compère Noah
    Pgmcja  •                                      Non seulement Flamby est nul mais il va réussir à nous #$%$ en guerre contre la Russie !!!
    escariot  •                                      Si les Russes ont payé les bateaux il faut les livrer; c’est quoi ces conneries socialistes
    bern56          Respect des engagements

    Une signature doit être respectée mais avec ce Hollande qui ne respecte rien comment faire ?
    un contrat signe entre deux états entraîne les citoyens, il a été signé au nom de la France et non en qualité d’hollande. La signature est un engagement vis vis de ses citoyens français et russes, Des inconséquents le dominassent partira vers la Russie c’est un fait tout le reste est littérature, l’Europe a joué un sale tour a la paix

    Nulnesait                    Précision ? En plus d’une énorme boulette politique, et stratégique pour les chers lecteurs pourquoi ne pas avoir dit que si l’annulation de la commande des mistrals été approuvé, en plus de l’énorme remboursement que l’on devrait faire a la Russie, il y aurait aussi le contrat avec l’inde qui sauterait

    Sachez que l’inde a commandé un certain nombre de rafales et à proclamer que si le contrat avec la Russie était annulé, elle en ferait de même avec sa commande…
    Merci F. H détruire 2 secteurs forts et prôner la baisse du chômage,

    Yse256                                  Et 1 point pour Poutine !

    La France cherchera repreneur… Bravo à l’imbécillité diplomatique !

    Mokh                            Comprend pas !

    Je ne comprends pas votre déclaration au 2ème paragraphe.
    « Elle souffre de déclarations et d’attitudes particulièrement maladroites ». Vous dites et démontrez tout le contraire après ça !

    Charlot 83                       Et dire que le PS hurlait…Effectivement il faut se souvenir que le PS, lorsqu’il était dans l’opposition, qualifiait la politique militaire de Sarko d’atlantisme ! Comment faut-il qualifier ce plaventrisme de notre Mensonge 1er ?
    Selwek31 l

    @fifi                          Faux !
    Le réseau électrique est aux normes Russes ! Incompatible avec des équipements Français.

    max62

    @liberté 2017

    Vous défendez la position de Hollande, c’est votre droit ; mais vous n’allez pas convaincre grand monde, en 2 ans 1/2 les Français ont compris comment fonctionnait le personnage, il est incapable de prendre une décision tranchée et quand, par miracle, il en prend une elle n’est pas la bonne. Vous dites qu’il les vendra « lorsque les conditions seront remplies  » ; je suppose que vous parlez de la guerre en Ukraine, informez vous elle n’est pas prête à s’arrêter ! Vous dites les vendre, mais les vendre à qui, ils ont été conçu pour les Russes !

    Freud78                   J’ai envie de poser une question basique…… On vend des armes et on se glorifie d’être le 4ème exportateur d’arme dans le monde ; mais quand un pays auquel on devrait livrer est susceptible de s’en servir on lui bloque la livraison. Conclusion : la France vend des armes à des pays a priori guerriers (et à la tête de la Russie -c’est une évidence-il n’y a pas de bisounours) mais refuse a posteriori qu’ils s’en servent.

    Donc les mistrals devaient servir à faire du tourisme sur la mer noire ?
    C’est un peu basique je le reconnais : vite, un énarque pour m’expliquer.

    Gérald             A ceux qui pensent que… »ce gouvernement s’est fourvoyé dans une impasse », on rappellera utilement que c’est Sarkozy qui a signé cet accord (et au passage s’est fait rouler dans la farine sur la Géorgie).
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