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En France, la population de SDF a augmenté de 44% en onze ans : quel est leur profil ?

ÉTUDE – Dans son « portrait social de la France », l’Insee a réalisé une grande enquête sur les sans-domicile fixe (SDF). Dans des chiffres publiés ce mercredi, elle indique que leur population a augmenté de 44% entre 2001 et 2012 en France.

Les SDF ont en majorité des hommes, mais la population de femmes augmente. 

Les SDF ont en majorité des hommes, mais la population de femmes augmente.  Photo : PRM/SIPA

Ils sont 81 000 adultes et 31 000 enfants à ne pas voir d’adresse. En France, selon l’Insee, la population de SDF a atteint les 112 000 personnes en 2012. Un chiffre qui a augmenté de 44 % en onze ans. Et grâce à l’étude, on découvre aussi la grande diversité de ces personnes, souvent absentes des mesures de population.

Une majorité d’étrangers
Une grande majorité des SDF recensés (45 000 personnes) sont nés à l’étranger. Plus de la moitié dans un pays d’Afrique (Maghreb et Afrique subsaharienne), souvent francophone. Parmi les 16 000 non-francophones, deux tiers sont nés dans un pays d’Europe de l’Est ou en ex-URSS.

Davantage d’hommes, mais les femmes et les enfants augmentent
Dans l’étude de l’Insse, 38 % des SDF interrogés sont des femmes. Les enfants sont également de plus en plus nombreux, en particulier parmi les SDF nés à l’étranger.

Des conditions de vie très précaires
Sans surprise, on apprend que la majorité de ces personnes ont un niveau de vie très en dessous de la moyenne. Une famille est généralement « mieux lotie » que les autres, puisque certaines peuvent être hébergées dans un logement fourni par une association. Un tiers bénéficie de places dans des centres d’hébergement collectif où l’on peut rester la journée. Mais près de 4 SDF sur 10 vivent dans des centres qu’ils doivent quitter tous les matins sans être assurés de retrouver une place le soir ou dans des hôtels. 10 % sont réellement sans-abri.

Certains ont un travail
Si plus de 3/4 des personnes interrogées sont inactives, l’étude révèle également que 24 % d’entre elles ont un travail, même si celui-ci est en très grande majorité à temps partiel, peu qualifié et précaire. 22 % de ces derniers n’ont d’ailleurs aucun contrat pour encadrer leur activité.

Moins de 900 euros par mois
Chez ces SDF, 80 % ont moins de 900 euros par mois pour vivre. Parmi eux, 30 % n’atteignent pas 300 euros.

À noter cependant que ce chiffre ne couvre pas toute la réalité des sans domicile, qui sont certainement plus nombreux. L’étude ne s’appuie en effet que sur les personnes fréquentant les services d’hébergement ou de restauration. Elle exclut également les SDF vivant dans des communes rurales ou de moins de 20 000 habitants.

Hausse de 44% des sans-domicile entre 2001 et 2012, à 110.000

PARIS (Reuters) – La France métropolitaine comptait 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile en 2012 dans les agglomérations d’au moins 20.000 habitants, selon le Portrait social 2014 publié mercredi par l’Insee.

Un sans-domicile sur dix est sans-abri et dort dans la rue ou des endroits non prévus pour l’habitation. Les autres sont accueillis dans des hébergements mis à disposition par des associations ou des organismes d’aide.

Le nombre de sans-domicile a augmenté de 44% entre 2001 et 2012, ajoute l’institut de la statistique.

Quarante-quatre pour cent des sans-domicile vivent dans l’agglomération parisienne, où les sans-abri sont plus nombreux (14%).

Un quart des sans-domicile travaille, les emplois occupés étant très souvent précaires et peu qualifiés.

Sur les 81.000 adultes sans domicile évoqués par l’Insee, 55% sont nés à l’étranger, soit 45.000, et un tiers de ces derniers ne parle pas le français.

Près de 60% des sans-domicile nés à l’étranger sont originaires d’Afrique (23% du Maghreb et 35% du reste du continent). Près d’un tiers sont originaires d’Europe de l’Est et sont majoritairement non francophones (70%).

« Les sans-domicile portent souvent le poids d’une enfance marquée par des histoires familiales douloureuses », souligne l’Insee : un quart des sans-domicile nés en France ont été placés enfants en famille d’accueil ou en foyer.

La crise creuse les inégalités en France

Depuis le début de la crise en 2008, la France compte 400.000 chômeurs de longue durée supplémentaires.

Dans son ouvrage «France, portrait social 2014», l’Insee apporte de nouveaux éclairages sur les conditions de vie, l’éducation, les salaires, la famille ou encore l’immigration. Un document très fouillé qui dresse un tableau contrasté de l’Hexagone après la crise de 2008.

La nouvelle édition de «France Portait social», réalisé par l’Insee, est une mine de données chiffrées qui permet de dresser un état des lieux de la situation sociale de la France après plusieurs années de crise. Extraits choisis.

● Plus de 2 millions d’allocataires des minima sociaux d’insertion. La crise a aggravé le phénomène de persistance dans le chômage. Alors que le chômage a augmenté de 43% entre 2008 et 2013, le nombre de chômeurs de longue durée en France s’est lui accru de 56% et concerne 1,1 million de personnes. Un phénomène qui se retrouve dans toute l’Europe, à l’exception de l’Allemagne. La crise a frappé plus durement les catégories les plus exposées: les personnes peu diplômées, les ouvriers, les employés, les jeunes, les parents isolés et les immigrés. Résultat, le nombre d’allocataires du RSA socle a augmenté pour atteindre 1,7 million d’allocataires fin 2012 (+26% par rapport à fin 2008), de même que le nombre de bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) qui grimpe de 27%, à 0,4 million de bénéficiaires.

● Salaires freinés et impôts en hausse. Depuis la crise, le revenu salarial progresse plus lentement (+0,2% par an en euros constants sur 2007-2012, contre + 0,6% sur 2002-2007) et s’établit à 20.100 € en moyenne en 2012. Si les écarts de salaires entre hommes et femmes se resserrent, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 26% à celui des hommes. L’Insee note que l’accroissement des prélèvements en 2013 a légèrement réduit les inégalités de niveau de vie des ménages. La reconduite du gel du barème de l’impôt et de la prime pour l’emploi, ainsi que la fin de l’exonération fiscale des heures supplémentaires, ont concerné l’ensemble des ménages imposés et l’impôt sur le revenu a augmenté de 280 euros par ménage imposé en moyenne. Les ménages les plus aisés ont été touchés par la création d’une tranche supplémentaire d’imposition à 45%, la réduction de l’avantage du quotient familial et la réduction de l’abattement pour les frais professionnels. L’impôt sur le revenu des 10% les plus aisés a ainsi augmenté de 800 euros en moyenne.

● Des quartiers prioritaires plus ciblés. En 2014, l’État a recentré son action sur 1.300 quartiers prioritaires, contre 2.500 auparavant, répartis sur 700 communes. La population couverte par la politique de la ville passe ainsi de 7,8 millions à un peu moins de 5 millions. Presqu’un tiers de la population concernée vit dans l’agglomération parisienne et 39 % dans une agglomération d’au moins 200.000 habitants. Les régions Centre, Languedoc-Roussillon et Picardie, qui abritent davantage de quartiers en difficulté, ont vu leur poids relatif dans la politique de la ville fortement augmenter.

● Des sans domicile étrangers majoritairement originaires d’Afrique. En 2012, dans les grandes agglomérations, on compte 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile. Parmi eux, 45.000 adultes (55%) sont nés à l’étranger: 60% sont originaires d’Afrique (23% du Maghreb et 35% du reste du continent) et près d’un tiers sont originaires de l’est de l’Europe. Un sans domicile sur dix est «sans-abr» et dort dans la rue, les autres sont accueillis dans les différents hébergements mis à disposition par des associations ou des organismes d’aide: 33% en centre collectif où l’on peut rester la journée, 29% en logement, 16% en hôtel, 12% en centre collectif qu’il faut quitter le matin. Les sans domicile se situent à 44% dans l’agglomération parisienne.

● La famille traditionnelle reste prédominante. En matière de situations familiales, les grandes tendances sont les mêmes dans le secteur privé et dans la fonction publique: 43% des salariés du privé vivent avec au moins un enfant de moins de 18 ans, contre 45% dans la fonction publique. 21% des salariés du privé sont à la tête d’une famille nombreuse, contre 23% dans la fonction publique. Et 80% vivent en famille «traditionnelle» (ni monoparentale, ni recomposée), contre 78% dans la fonction publique. Mais, la stabilité de l’emploi joue sur la situation familiale: les salariés en CDD ou contrat court vivent moins fréquemment avec des enfants de moins de 18 ans.

● Enseignants des rémunérations plus faibles que les cadres de la fonction publique. A la rentrée 2013, on comptait 380.000 enseignants dans les collèges et lycées publics pour 4,6 millions d’élèves. L’anticipation de conditions de travail parfois difficiles en début de carrière concourt probablement aux difficultés de recrutement constatées depuis 2011: les enseignants débutants sont plus souvent affectés en région parisienne, sur des postes de remplaçants ou en zone prioritaire. En comptant les heures de cours et le temps de travail hors classe, les enseignants du second degré public déclarent travailler en moyenne plus de 40 heures par semaine et 20 jours pendant les vacances scolaires. En 2011, ils touchaient, en moyenne, 2.740 € nets par mois, primes et heures supplémentaires comprises. Agrégés et certifiés ont ainsi des rémunérations nettes plus faibles que les cadres de catégorie A non enseignants de la fonction publique d’État, dont le salaire moyen est de 3.300 € nets mensuels en équivalent temps plein. De fait, ces derniers perçoivent un tiers de leur rémunération sous forme de primes.

Le nombre de SDF en France a explosé en dix ans

LEXPRESS.fr

Selon une étude de l’Insee rendue publique ce mercredi, en 2012 la France comptait 112 000 SDF, dont 31 000 enfants. Un chiffre glaçant et en augmentation de 44% depuis 2001.

Le nombre de SDF en France a explosé en dix ans

Les SDF ou précaires souffrent de la faim en France                    afp.com/Joel Saget

Ils dorment dehors ou dans des structures d’hébergement d’urgence. Ils sont en majorité étrangers et parfois travaillent… En 2012, la France comptait 112 000 SDF, dont 31 000 enfants, pour la plupart regroupés dans les moyennes et grandes agglomérations. Un chiffre en hausse de 44% en 11 ans, selon une étude de l’Insee dévoilée ce mercredi.

Un chiffre probablement en dessous de la réalité

Dans son « Portrait social de la France », l’Insee dévoile la « grande diversité » de la population de sans-domicile en France, à partir d’une enquête sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, au premier trimestre 2012. Les personnes dites sans-domicile sont celles privées de logement personnel, qui dorment dans un endroit non prévu pour l’habitation (rue, jardin public, gare, squat, etc.) ou sont hébergées dans des centres d’urgence ou d’autres structures pour des durées plus longues. Cette population, généralement mal connue, avait fait l’objet d’une première enquête en 2001: depuis, le nombre de SDF a augmenté de 44%, pour s’établir à 81.000 adultes, accompagnés de 31.000 enfants. Le chiffre ne couvre pas toute la réalité des sans-domicile, certainement plus nombreux, si l’on inclut notamment ceux qui ne fréquentent aucun service d’hébergement ou de restauration, et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants.

55% des SDF recensés sont nés à l’étranger

Selon l’enquête, une majorité de sans-domicile (55%, 45.000 personnes) sont nés à l’étranger, dont plus de la moitié dans un pays d’Afrique (Maghreb et Afrique sub-saharienne), souvent francophones. Parmi les 16.000 non-francophones, deux tiers sont nés dans un pays d’Europe de l’Est ou en ex-URSS. C’est une population en majorité jeune et masculine, mais les femmes (38%) et les enfants sont de plus en plus nombreux, en particulier parmi les SDF nés à l’étranger: 40% sont accompagnés d’enfants, contre seulement 16% pour les sans-domicile nés en France.

La population de SDF est très présente dans les grandes agglomérations, et seuls 10% vivent dans les villes de 20.000 à 200.000 habitants. L’agglomération parisienne concentre à elle seule autant de sans-domicile que l’ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants. Les mieux lotis (30%, en majorité des familles) sont hébergés dans un logement fourni par une association et un tiers bénéficient de places dans des centre d’hébergement collectif où l’on peut rester la journée.

Une population frappée par une grande précarité

Près de 4 SDF sur 10 vivent dans des conditions plus précaires, dans des centres qu’ils doivent quitter tous les matins sans être assurés de retrouver une place le soir ou dans des hôtels. Et 10% sont sans-abri. Une proportion qui monte à 14% en région parisienne, en raison du nombre croissant de sans-domicile et de la pression immobilière. Parmi les 66.300 SDF francophones interrogés de manière plus approfondie par l’Insee, une grande majorité (86%) disent avoir vécu dans leur enfance au moins un événement douloureux lié à l’environnement familial (problème de santé grave, handicap, décès d’un parent). En outre, un quart d’entre eux ont été placés en famille d’accueil ou en foyer dans leur enfance.

Sans surprise, les sans-domicile disposent de ressources mensuelles très faibles: 80% ont moins de 900 euros par mois, et 30% n’atteignent pas 300 euros. Plus des trois quarts sont inactifs ou au chômage et, plus inattendu, 24% travaillent, mais occupent souvent des emplois à temps partiel, peu qualifiés et précaires. Ils sont majoritairement employés ou ouvriers, et 22% n’ont aucun contrat de travail. Plus de 4 SDF sur 10 n’a jamais vécu dans un logement personnel indépendant. Et pour ceux qui en ont déjà eu un, 35% l’ont perdu à cause de difficultés familiales (séparation, décès du conjoint, violences conjugales), 30% en raison de problèmes financiers (perte d’emploi, loyers trop élevés, expulsions, etc.).

La population de SDF en hausse de 44% en 11 ans

L'Obs avec AFP

Dans son « Portrait social de la France », rendu public mercredi, l’Insee dévoile la « grande diversité » de la population de sans-domicile en France.

A Tours, une femme sans-abri s'abrite du froid dans un hall d'immeuble. (ALAIN JOCARD/AFP) A Tours, une femme sans-abri s’abrite du froid dans un hall d’immeuble. (ALAIN JOCARD/AFP)

Ils dorment dehors ou dans des structures d’hébergement, sont en majorité étrangers et parfois travaillent: en 2012, la France comptait 112.000 SDF, dont 31.000 enfants, dans les moyennes et grandes agglomérations, un chiffre en hausse de 44% en 11 ans, selon une étude de l’Insee.

Dans son « Portrait social de la France », rendu public mercredi 19 novembre, l’Insee dévoile la « grande diversité » de la population de sans-domicile en France, à partir d’une enquête sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, au premier trimestre 2012.

Les femmes et les enfants de plus en plus nombreux

Les personnes dites sans-domicile sont celles privées de logement personnel, qui dorment dans un endroit non prévu pour l’habitation (rue, jardin public, gare, squat, etc.) ou sont hébergées dans des centres d’urgence ou d’autres structures pour des durées plus longues.

Cette population, généralement mal connue, avait fait l’objet d’une première enquête en 200 1: depuis, le nombre de SDF a augmenté de 44%, pour s’établir à 81.000 adultes, accompagnés de 31.000 enfants. Le chiffre ne couvre pas toute la réalité des sans-domicile, certainement plus nombreux, si l’on inclut notamment ceux qui ne fréquentent aucun service d’hébergement ou de restauration, et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants.

Selon l’enquête, une majorité de sans-domicile (55%, 45.000 personnes) sont nés à l’étranger, dont plus de la moitié dans un pays d’Afrique (Maghreb et Afrique sub-saharienne), souvent francophones. Parmi les 16.000 non-francophones, deux tiers sont nés dans un pays d’Europe de l’Est ou en ex-URSS.

C’est une population en majorité jeune et masculine, mais les femmes (38%) et les enfants sont de plus en plus nombreux, en particulier parmi les SDF nés à l’étranger: 40% sont accompagnés d’enfants, contre seulement 16% pour les sans-domicile nés en France.

10% de sans-abri vivent dans des villes

La population de SDF est très présente dans les grandes agglomérations, et seuls 10% vivent dans les villes de 20.000 à 200.000 habitants. L’agglomération parisienne concentre à elle seule autant de sans-domicile que l’ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants.

Les mieux lotis (30%, en majorité des familles) sont hébergés dans un logement fourni par une association et un tiers bénéficient de places dans des centre d’hébergement collectif où l’on peut rester la journée.

Près de 4 SDF sur 10 vivent dans des conditions plus précaires, dans des centres qu’ils doivent quitter tous les matins sans être assurés de retrouver une place le soir ou dans des hôtels. Et 10% sont sans-abri. Une proportion qui monte à 14% en région parisienne, en raison du nombre croissant de sans-domicile et de la pression immobilière.

Parmi les 66.300 SDF francophones interrogés de manière plus approfondie par l’Insee, une grande majorité (86%) disent avoir vécu dans leur enfance au moins un événement douloureux lié à l’environnement familial (problème de santé grave, handicap, décès d’un parent). En outre, un quart d’entre eux ont été placés en famille d’accueil ou en foyer dans leur enfance.

Sans surprise, les sans-domicile disposent de ressources mensuelles très faibles: 80% ont moins de 900 euros par mois, et 30% n’atteignent pas 300 euros. Plus des trois quarts sont inactifs ou au chômage et, plus inattendu, 24% travaillent, mais occupent souvent des emplois à temps partiel, peu qualifiés et précaires. Ils sont majoritairement employés ou ouvriers, et 22% n’ont aucun contrat de travail.

Plus de 4 SDF sur 10 n’a jamais vécu dans un logement personnel indépendant. Et pour ceux qui en ont déjà eu un, 35% l’ont perdu à cause de difficultés familiales (séparation, décès du conjoint, violences conjugales), 30% en raison de problèmes financiers (perte d’emploi, loyers trop élevés, expulsions, etc.).

SDF : l’inquiétante hausse

Le Point –

En 2012, la France comptait 112 000 SDF, dont 31 000 enfants, dans les moyennes et grandes agglomérations, un chiffre en hausse de 44 % en 11 ans.

Les personnes dites sans domicile sont celles privées d'un logement personnel, qui dorment dans un endroit non prévu pour l'habitation (rue, jardin public, gare, squat) ou sont hébergées dans des centres d'urgence ou d'autres structures pour des durées plus longues.
Les personnes dites sans domicile sont celles privées d’un logement personnel, qui dorment dans un endroit non prévu pour l’habitation (rue, jardin public, gare, squat) ou sont hébergées dans des centres d’urgence ou d’autres structures pour des durées plus longues. © FREDERICK FLORIN / AFP

Ils dorment dehors ou dans des structures d’hébergement, sont en majorité étrangers et parfois travaillent : en 2012, la France comptait 112 000 SDF, dont 31 000 enfants, dans les moyennes et grandes agglomérations, un chiffre en hausse de 44 % en onze ans, selon une étude de l’Insee. Dans son « Portrait social de la France », rendu public mercredi, l’Insee dévoile la « grande diversité » de la population de sans-domicile en France, à partir d’une enquête sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, au premier trimestre 2012. Les personnes dites sans domicile sont celles privées d’un logement personnel, qui dorment dans un endroit non prévu pour l’habitation (rue, jardin public, gare, squat, etc.) ou sont hébergées dans des centres d’urgence ou d’autres structures pour des durées plus longues.

Cette population, généralement mal connue, avait fait l’objet d’une première enquête en 2001 : depuis, le nombre de SDF a augmenté de 44 %, pour s’établir à 81 000 adultes, accompagnés de 31 000 enfants. Le chiffre ne couvre pas toute la réalité des sans-domicile, certainement plus nombreux, si l’on inclut notamment ceux qui ne fréquentent aucun service d’hébergement ou de restauration et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20 000 habitants. Selon l’enquête, une majorité de sans-domicile (55 %, 45 000 personnes) sont nés à l’étranger, dont plus de la moitié dans un pays d’Afrique (Maghreb et Afrique subsaharienne), souvent francophones. Parmi les 16 000 non-francophones, deux tiers sont nés dans un pays d’Europe de l’Est ou en ex-URSS. C’est une population en majorité jeune et masculine, mais les femmes (38 %) et les enfants sont de plus en plus nombreux, en particulier parmi les SDF nés à l’étranger : 40 % sont accompagnés d’enfants, contre seulement 16 % pour les sans-domicile nés en France.

Centralisation

La population de SDF est très présente dans les grandes agglomérations, et seuls 10 % vivent dans les villes de 20 000 à 200 000 habitants. L’agglomération parisienne concentre à elle seule autant de sans-domicile que l’ensemble des agglomérations de plus de 200 000 habitants. Les mieux lotis (30 %, en majorité des familles) sont hébergés dans un logement fourni par une association et un tiers bénéficient de places dans des centres d’hébergement collectif où l’on peut rester la journée.

Près de quatre SDF sur dix vivent dans des conditions plus précaires, dans des centres qu’ils doivent quitter tous les matins sans être assurés de retrouver une place le soir ou dans des hôtels. Et 10 % sont sans abri. Une proportion qui monte à 14 % en région parisienne, en raison du nombre croissant de sans-domicile et de la pression immobilière. Parmi les 66 300 SDF francophones interrogés de manière plus approfondie par l’Insee, une grande majorité (86 %) disent avoir vécu dans leur enfance au moins un événement douloureux lié à l’environnement familial (problème de santé grave, handicap, décès d’un parent). En outre, un quart d’entre eux ont été placés en famille d’accueil ou en foyer durant leur enfance.

Sans surprise, les sans-domicile disposent de ressources mensuelles très faibles : 80 % ont moins de 900 euros par mois et 30 % n’atteignent pas 300 euros. Plus des trois quarts sont inactifs ou au chômage et, plus inattendu, 24 % travaillent, mais occupent souvent des emplois à temps partiel, peu qualifiés et précaires. Ils sont majoritairement employés ou ouvriers et 22 % n’ont aucun contrat de travail. Plus de quatre SDF sur dix n’ont jamais vécu dans un logement personnel indépendant. Et, pour ceux qui en ont déjà eu un, 35 % l’ont perdu à cause de difficultés familiales (séparation, décès du conjoint, violences conjugales), 30 % en raison de problèmes financiers (perte d’emploi, loyers trop élevés, expulsions, etc.).

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Commentaires

Billoo10  • 

Mais tout ça c’est voulu, qu’est-ce que vous croyez ?…. Au bout de 50 ou 60 ans de politique véreuse vous croyez toujours qu’on est en train de remonter la pente ?…… On s’est fait pirater nos vies par ces spéculateurs !

Action  • 

Enfin ils accouchent de la vérité, normal on approche de l hiver et nous avons toute la misère du monde à nous occuper avec leur laxisme Duper les français pendant des années était plus facile

christian  • 

La gauche vous dit que l’immigration rapporte plus quelle coûte, alors nous devrions être très riches avec tous ces pauvres.

Daniel 52  • 

cette hausse est de combien de 2012 à 2014 ? le problème des statistiques de l’insee, c’est que dans de nombreux domaines, elles ont 2 ans de retard !!!

Albert 0  • 

trop de racailles pas la peine dans dire plus…

  • France  •

    La racine du mal serait une immigration, connue par les ascendants de nombre de bons Français d’aujourd’hui, promis à eux mêmes à une expatriation, par un système de clochardisation qui atteint l’Europe à l’image de la Grèce, l’Italie, l’Espagne… à suivre.
    je nous vois mal en transit sur un port étranger, naufragés économiques errants, avec pour seul espoir de s’infiltrer clandestinement aux USA ou ses alliés démocrates du Qatar, Arabie Saoudite, des Emirats et d’Israël.
    A en croire certains politiciens et leurs groupies prétendus ultra-nationalistes, La solution serait donc de tuer les miséreux pour éliminer la misère !
    En réalité, ceux qui nous colonisent, nous appauvrissent, sont à l’Elysée, au CNPF, aux 100 Familles les plus riches, aux revenus toujours en hausse, ainsi qu’aux fonds de pension étrangers qui détiennent 65 % des actions des plus grandes entreprises françaises. Militer pour les exploiteurs, en s’attaquant aux plus faibles, c’est cela la collaboration coupable.

  • Jeanmi  • 

    et comme par hasard dans ces sdf il n’y a ni noirs ni maghrebins!

    Resistorix  •

    Rassurez vous ce ne sont que des FDS devenus SDF. Les immigrés les clandestins les doubles nationalités, les beurksn les franfricains jouissent de la préférence étrangère des socialocollabos et UMPganelons!

    Voix Libre  • 

    Combien de Roms « rémunérés » dans le lot ?

    Tranquille  • 

    Je connais quelqu ‘un qui a fait cette promesse en 2006 « Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. »
    on voit le résultat

  • L’accroissement des inégalités vient essentiellement de la main-mise de l’Etat sur toutes les richesses de la France pour ses dépenses courantes non maîtrisées et des inégalités inacceptables entre Public et Prive
    D’un coté des citoyens que n’arrivent pas à obtenir satisfaction de leurs aspirations et besoins sans passer par le clientélisme et qui sont considérés comme riches lorsqu’ils arrivent à payer leurs impôts et à nourrir leurs familles
    De l’autre des Publics et des Partis qui soutiennent la formation d’un Etat total sans contre-pouvoirs et le juge et parti (voir procès Tapie qui va déboucher sur la quasi impossibilité d’arbitrages indépendant en cas de procès impliquant l’Etat et/ou le Parti au pouvoir)

  • Les inégalités se creusent un peu, après un siècle où elles ont considérablement diminués. Et alors ? Depuis quand la santé d’un pays se mesure-t-il à l’égalité économique entre ses citoyens ?

  • La véritable dualité n’est pas salarié/patron. La véritable dualité est travail (économie réelle)/capital.
    Exemple:
    Le revenu médian est ~20 000 euros/an.
    Le revenu du PDG de L’Oréal: ~6 millions/an.
    Le revenu de l’actionnaire principale de L’Oréal: ~400 millions. Plus d’1 million/jour.
    Il est bien évident que L.Bettencourt ne va pas dépenser tout cet argent dans l’économie réelle. Elle va principalement acheter des valeurs mobilières.
    Il y a un effet « boule de neige ». Sa fortune a augmenté de 6.3% en 1 an.
    Cet argent gagné est en majorité improductif, et ne profite pas à l’économie réelle.
    L’Oréal produit (économie réelle), mais doit payer 400 millions à L.Bettencourt (capital). Et ça augmente chaque année.
    Le capital « aspire » les richesses produites par le travail.
    Pour éviter ça, il faut augmenter les impots des riches en France et dans le monde.
    C’est ce qu’avait fait F.Roosevelt dans les années 30, après la crise de 1929, avec de bons résultats.

  • La crise a bon dos. Je pense plutôt que c’est le modèle politique qui accroît la population des pauvres et encourage les riches à changer de pays. Le calcul n’est pas bon, car si avant les pauvres votaient à gauche, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
    Sauf à ce que le gouvernement fasse le travail des partis extrémistes…

  • L’égalité: ce vieux phantasme socialiste. Nous n’aurons jamais tous les mêmes capacités intellectuelles ou physiques, à moins d’être tous des clones. Avec tout ce que cela implique. Et l’humanité sera toujours composée d’hommes et de femmes, nécessairement biologiquement différents. On a vu ce que donnait cette pensée égalitariste dans le monde communiste: une horreur.

  • Quel horrible gouvernement socialiste, où l’on apprend que les riches sont encore plus riches…
    On dirait que l’imposition n’est pas si forte que cela pour cette population…

  • C’est le cas dans la plupart des pays « développés ». Aux USA et en Grande-Bretagne, qui ne sont pas des pays particulièrement « socialistes », c’est bien pire encore ! Dès lors, pourquoi montrer du doigt la France, et dans quel but?

  • On parle de crise ou de mauvaise gestion? Plus de social pour décourager les gens à trouver un travail RSA APL, impôts insupportables pour la classe moyenne supérieure, retraites chapeau, les haut fonctionnaires qui touchent des retraites complémentaires de sénateurs alors qu’ils sont absents, de faux préfets, tout cela est à revoir…

  • Fondamentalement le problème concerne partage des richesses produites. Ce partage est réalisé par l’intermédiaire de la rémunération du travail et du capital, et par la redistribution (via l’impôt qui permet par exemple de réaliser des investissements publics porteurs d’emplois et de bien être).

    La fiscalité doit être juste, et équitablement répartie comme le prévoit la déclaration des droits de l’Homme.

    Or, la perte subie par les citoyens-contribuables des 28 pays membres en raison de l’évasion fiscale constatée dans l’Union Européenne est faramineuse.

    La Commission Européenne l’évalue à mille milliards d’euros par an. Cela fait dix mille milliards d’euros en dix ans, soit 80 % du PIB des 28 ! C’est intenable. Cela nous mène droit à la faillite. Pour la France la perte est évaluée à 6,7 % du PIB.

    La priorité absolue doit être donnée à l’éradication de l’évasion fiscale. Des solutions sont déjà appliquées aux Etats Unis. Depuis 2007, on avance à la vitesse d’une tortue, afin de ne pas perturber les « esprits » qui ne sont pas prêts à payer leur juste part. L’enjeu pour la France ? Réduire sa dette de 60 % en 10 ans.

    Si ce n’est pas en œuvre concrètement en janvier 2016, c’est que les politiques au plus haut niveau ne le souhaitent pas (ou ne peuvent pas, et dans ce cas, qu’est-ce que cela peut bien cacher ?) Le sénateur Marini avait proposé un texte allant dans ce sens. Retoqué. J’espère que ce texte (corrigé) est, aujourd’hui même, à nouveau devant le Parlement.

  • Pitoyable LE FIGARO :
    http://www.boursorama.com/actualites/les-hausses-d-impots-ont-legerement-les-inegalites-en-2013-b92f8c1b37d18a686637df394ca39495
    Les hausses des prélèvements obligatoires décidées par le gouvernement ont légèrement réduit les inégalités de niveau de vie en France l’an dernier, selon le Portrait social 2014 de l’Insee publié mercredi.

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