chimère complaisante « d’un ministre à part »

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Vide grenier

Total : la succession est ouverte

Le Point –

La mort brutale de Christophe de Margerie a pris le groupe de court. Même s’il avait pris soin d’adouber deux dauphins, que tout oppose.

Philippe Boisseau et Patrick Pouyané sont tous deux passés par l'exploration-production, la division qui donne la clef du groupe.
Philippe Boisseau et Patrick Pouyané sont tous deux passés par l’exploration-production, la division qui donne la clef du groupe. © Martin Bureau / AFP

Qui pour remplacer Christophe de Margerie à la tête de Total ? A priori, personne, car le patron de Total avait obtenu cette année – en repoussant jusqu’à 70 ans la limite d’âge pour les P-DG – de briguer un nouveau mandat, qu’il aurait obtenu, sans faillir, en 2015. Mais bien entendu dans des entreprises méga-géante comme Total (200 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 8,4 milliards de bénéfice, 97 000 salariés), qui sont au coeur d’un faisceau de relations internationales souvent sensibles (ainsi la Russie aujourd’hui), le choix d’un successeur n’est pas laissé au hasard.

Selon toute vraisemblance, il sera français et viendra de l’entreprise. C’est si vrai que voilà plus de cinq ans que le match des successeurs a été ouvert, par Margerie lui-même. Logiquement, le conseil d’administration de Total devra trancher entre Philippe Boisseau et Patrick Pouyané, deux personnalités bien différentes mais X-Mines toutes les deux, toutes deux passées par l’exploration-production, la division qui donne la clef du groupe, car c’est là que se font ses profits.

Margerie avait pris soin de leur faire faire un tour du propriétaire. Quitte à accentuer la concurrence en faisant même monter un troisième homme, Arnaud Breuillac, 56 ans, chez Total depuis 1982, responsable de l' »explo-prod » depuis janvier et qui vient juste d’entrer au Comex. Ce qui reste un peu court comme parcours.

Un choix qui intéresse l’Élysée

Aussi on retrouve d’un côté Boisseau, 52 ans, entré chez Total en 1995, responsable de la branche marketing et énergies nouvelles qui, à ce titre, gère Sunpower, la filiale solaire du pétrolier, ce qui n’est pas une sinécure. Affable, policé, il a des airs décontractés de salonnard. De l’autre, Patrick Pouyané, 51 ans, ancien d’Elf, est en charge de la branche raffinage-chimie, ce qui (en France surtout) n’est pas un cadeau non plus. D’une carrure imposante, tout d’une pièce, gueulard, impatient, il est le contraire de Boisseau.

Alors entre les deux ? « S’il faut partir à l’assaut d’un piton rocheux, il vaut mieux être avec Pouyané », confie un ancien du groupe. Le conseil d’administration devra choisir entre un diplomate et un « red neck ». Nul doute que l’avis de Thierry Desmaret, le prédécesseur de Christophe de Margerie, toujours membre du conseil, pèsera. Il connaît la maison et sait que l’Élysée ne sera pas indifférent à son choix, même si Total n’est pas une entreprise publique.

Christophe de Margerie, un patron atypique qui incarnait Total

PARIS (Reuters) – Rarement un patron du CAC 40 aura recueilli autant d’éloges, droite et gauche confondues, que le PDG de Total Christophe de Margerie, patron atypique d’un groupe pourtant souvent critiqué, mort dans la nuit de lundi à mardi à 63 ans dans un accident d’avion à Moscou.

La carrière de ce Cyrano d’industrie, truculent, amateur de bonne chère et d’alcools forts, visage rond et jovial barré par une épaisse moustache en brosse, se confond avec l’un des plus grands groupes pétroliers du monde, qu’il n’avait de cesse de défendre contre les attaques dont Total était la cible en France même.

« Finalement, travailler en France c’est tellement chiant qu’on ferait mieux de travailler avec des étrangers », confiait récemment à Reuters cet inépuisable globe-trotter, avec le franc-parler à la limite du cynisme qu’il affectionnait.

Ce bourreau de travail charismatique, prêt à refaire le monde des heures durant et surnommé « Big Moustache » par ses cadres, défendait cependant une forme de patriotisme économique.

Il demandait ainsi en 2011 avec 15 autres patrons l’instauration d’une « contribution exceptionnelle » des Français les plus favorisés à la réduction des déficits publics.

Patron engagé d’un groupe auquel la gauche de la gauche reproche ses profits colossaux en période de crise, il ne cachait pas son aversion pour l’ex-président Nicolas Sarkozy.

« Il lui a résisté très fortement sur un certain nombre de dossiers (…), ce que ses prédécesseurs ne pouvaient pas », raconte un ami et conseiller.

On pouvait en revanche le croiser ces derniers mois dans l’antichambre de Manuel Valls, où le patron de Total et le Premier ministre socialiste se saluaient en vieux copains.

« Il avait fait de Total une très grande entreprise, il l’avait modernisée, préparée aux grands défis de la transition énergétique », a déclaré mardi le chef du gouvernement.

UNE EXCEPTION

Christophe Gabriel Jean-Marie Jacquin de Margerie, né le 6 août 1951 en Vendée, abandonné par son père biologique – un ancien militaire – est le petit-fils par sa mère de Pierre Taittinger, fondateur des champagnes du même nom.

C’est cependant un autre genre de brut qu’il choisit d’exploiter à sa sortie de l’Ecole supérieure de commerce de Paris : il entre en 1974 à la Compagnie française des pétroles, ancêtre de Total, dans un monde où il fait figure d’exception parmi ses pairs ingénieurs et de préférence polytechniciens.

Il gravit tous les échelons, de la direction financière à la présidence du groupe où il est nommé en mai 2010, en passant par le poste de directeur général de Total Moyen-Orient, qui lui ouvre les portes des monarchies pétrolières du Golfe, et la direction générale de l’exploration-production.

Il survit aux « affaires » qui ont mis en cause les avatars successifs du groupe – accusations de corruption de l’époque Elf, marée noire de l’Erika, explosion de l’usine AZF à Toulouse, controverse sur les activités de Total en Birmanie sous la dictature militaire, procès en détournement du programme « pétrole contre nourriture » en Irak dont il sortira blanchi. « Ça l’a blessé », souligne cependant le même ami.

Il fréquente des dirigeants parmi les plus despotiques de la planète et n’hésite pas à justifier l’annexion de la Crimée par la Russie de Vladimir Poutine, où Total s’est fait une place de choix. Il préparait le retour du groupe en Iran, dès que les sanctions internationales contre Téhéran seraient levées.

« PARTENAIRE FIABLE »

« Ce tissu de relations internationales (…) qu’il a su créer, il y a peut-être sept ou huit dirigeants qui l’ont dans le monde, pas plus, et certainement aucun à Total », souligne l’ami et conseiller de Christophe de Margerie.

Sa mort accidentelle intervient en plein bouleversement à la tête des grands groupes français du secteur de l’énergie, sur fond de lancement du chantier de la transition énergétique.

« Nous avons parfois eu des discussions difficiles, houleuses mais c’était toujours un partenaire fiable », a souligné le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « Nous perdons là un interlocuteur important pour les pouvoirs publics français. »

Des pouvoirs publics envers lesquels Christophe de Margerie était parfois sévère, comme il l’était aussi à l’égard d’une presse qu’il fréquentait pourtant assidûment, avec une liberté de ton rarement rencontrée dans les hautes sphères du CAC 40.

« On rend les choses tellement compliquées dans notre pays. Ça se retourne contre nous et surtout ça empêche les gens qui aimeraient parler de parler », confiait-il en juillet à Reuters.

« On n’a pas besoin de se taper dessus en public pour faire avancer les choses », ajoutait-il. « Notre pays souffre énormément d’agressivité (…) On passe son temps à ne parler que de tout ce qui ne va pas (…) La première chose à faire c’est de mettre en exergue les points communs, ce qui va bien. »

(Avec Michel Rose, édité par Yves Clarisse)

Mort de Margerie : « Plus qu’un patron, un ambassadeur de la France »

La presse salue ce matin le « capitaine d’industrie » et « l’ambassadeur » que fut le PDG de Total, mort lundi soir dans un accident d’avion.

Christophe de Margerie en 2007. (MEIGNEUX/SIPA) Christophe de Margerie en 2007. (MEIGNEUX/SIPA)

Les éditorialistes joignent leur voix ce mercredi 22 octobre aux hommages appuyés qui ont suivi la mort du patron de Total, Christophe de Margerie, « capitaine d’industrie » et « ambassadeur » de la France.

Phénomène rare, peut-être unique… La France, qui n’aime guère ses patrons – elle a parfois de bonnes raisons pour cela -, s’incline avec une émotion qui n’est pas seulement de convenance devant la mémoire de Christophe de Margerie », remarque Laurent Joffrin dans « Libération ».

Les éditoriaux louent à la fois les qualités de dirigeant d’une très grande entreprise de Christophe de Margerie mais aussi sa contribution au rayonnement d’un pays.

« La France a perdu non seulement un capitaine d’industrie mais aussi un homme à l’influence considérable. Signe d’un temps où l’économie est la plus puissante des diplomaties », relève Dominique Greiner (« La Croix »)

« Il y a des entreprises qui sont un peu la France » et Christophe de Margerie « était d’abord un grand capitaine d’industrie portant haut les couleurs de la France », renchérit Thierry Borsa dans « Le Parisien ».

Au final on doit porter à son crédit d’avoir réussi à maintenir son rang parmi les géants de l’or noir bien que l’Hexagone n’en compte pas une goutte », analyse David Barroux dans « Les Echos ».

« Travailler à la fois pour Total et pour la France »

Pour Pascal Coquis des « Dernières Nouvelles d’Alsace », il « était de ces hommes de la pénombre au poids politique considérable et à l’entregent essentiel en période de crise majeure ».

« Christophe de Margerie, plus qu’un patron, était un ambassadeur de la France, notamment en Russie où Total investit massivement », fait valoir Jacques Camus dans « La Montagne/Centre France ».

Dans ce concert de louanges, certains rappellent – fût-ce brièvement – « que les critiques de certaines ONG, de défenseurs des droits de l’homme, de responsables écologistes ou de leaders de la gauche demeurent » (Eric Dussart, « La Voix du Nord »).

Mais « qu’il fréquentât pour les besoins de sa cause des dictateurs réputés infréquentables, qu’il assumât des relations politiquement sensibles du Gabon jusqu’en Birmanie, qu’il négociât âprement lors d’improbables parties diplomatiques aux fortes odeurs de pétrodollars, Christophe de Margerie s’estimait porteur d’une double mission : travailler à la fois pour Total et pour la France », résume Jean-Claude Souléry dans « La Dépêche du Midi ».

En quatre ans de présidence, le PDG de Total aura dispersé les vapeurs de soufre d’AZF ou de l’Erika pour mieux vendre un projet industriel construit sur le gaz et le pétrole, envers et contre toutes les oppositions », conclut « La Charente libre », sous la plume de Jean-Louis Hervois.

Filoche: « Je ne veux pas que la nécrologie officielle de Margerie soit une apologie »

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Avec son tweet dénonçant comme « un grand féodal » Christophe de Margerie, le patron de Total décédé dans le crash de son avion, Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, a choqué. Ses explications.

Filoche: "Je ne veux pas que la nécrologie officielle de Margerie soit une apologie"

Gérard Filoche: « Il faut faire le bilan de Total. C’est un travail qui va me prendre plusieurs jours ».   REUTERS/Stephane Mahe

Son tweet, à 6h05 du matin, ne passe pas. Alors que la nouvelle du décès de Christophe de Margerie, commençait tout juste à se diffuser, le trublion Gérard Filoche, membre du bureau national du PS auquel l’affaire Cahuzac a mis les larmes aux yeux, rend hommage à sa manière au patron de la première entreprise française en terme de chiffre d’affaires, le géant du pétrole Total: « De Margerie est mort. Famille Taittinger en deuil. Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles. Le successeur nous volera-t-il moins ».

En réponse au tweet de l’industriel Bruno Grandjean, qui juge « minable » sa réaction, il précise: « Un hommage à l’humain? Oui! Au suceur de sang? Non »

Les réactions pleuvent, assassines, de droite comme de gauche. Tandis que le PS publie son hommage officiel au grand patron, le député de L’Eure, François Loncle, estime qu’une « ligne rouge » a été franchie et demande son exclusion. Cet après-midi, Manuel Valls, depuis l’Assemblée nationale où il défend le budget 2015, affirme que Gérard Filoche « ne mérite pas » de rester au PS. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire dénonce ensuite des propos « inqualifiables et intolérables », et le défère devant la Haute Autorité du Parti socialiste. C’est l’ouragan. Quelle limite a donc franchie l’ancien inspecteur du Travail, emblématique de la gauche du PS? Nous lui avons demandé, juste avant sa condamnation par Manuel Valls.

Que vouliez-vous dire précisément avec ce tweet?

Je tiens à dire que je n’ai jamais voulu manquer de respect à quiconque. Je ne manque pas d’empathie pour quelqu’un qui décède, ceux qui me connaissent le savent bien. Simplement, quand j’ai appris la nouvelle à 5h58 du matin, dans le train qui me ramenait de Clermont-Ferrand, je n’ai pas voulu me joindre au choeur de louanges. Il y a un bilan de Total à faire. Je ne veux pas que la nécrologie officielle soit une apologie.

Que reprochez-vous à Christophe de Margerie?

Il était en place au moment d’Erika, au moment d’AZF. Il y a aussi eu une multiplication des accidents du travail pendant son mandat. Il faut regarder ce qu’a fait Total au Congo, en Birmanie. Il faut aussi faire le bilan fiscal. Je suis en train de travailler à ce texte avec quelques amis, cela va me prendre quelques jours, et je le publierai sur mon blog. C’est incompatible avec une réaction à chaud.

Etes-vous conscient d’avoir franchi une « ligne rouge »?

C’est parce que j’ai touché au coeur de l’oligarchie que tout se déchaîne. Je reçois des centaines de tweets accablants, qui viennent souvent de l’UMP. Il y a aussi les fachos, qui m’attaquent sur mon physique. On me traite de « gros », de « moche », de « bête », de « con ». On dit que j’aurais bu. On me menace de « deux balles ». Jamais, pour ma part, je ne me suis laissé aller à des attaques personnelles. Ce n’est pas ce que je voulais faire avec ce tweet.

Que représentez-vous au PS?

Même si je n’aime pas le mot « frondeurs« , je suis de tout coeur avec eux. Je ne suis pas député mais je soutiens leur décision de s’abstenir lors du vote du budget. Avec moi, on serait encore plus ferme. Je ne suis pas isolé non plus au sein du bureau national. Le texte que j’ai soutenu contre la baisse du coût du travail induite par le CICE et le pacte de responsabilité a recueilli 40% des voix, soit 29 sur 72. Je défends mes idées comme les autres. Je souhaite créer un grand front avec Martine Aubry pour protèger le parti de l’emprise de Manuel Valls. Lui, c’est Tony Blair.

Je ne me sens même pas à l’aile gauche, mais au coeur du parti. Je défends ce que le PS a toujours défendu. J’ai soutenu François Hollande, son discours du Bourget me convenait tout à fait. Mais il faut tenir ce qu’on a promis, comme il me l’a répété lui-même de nombreuses fois. Sinon, le PS ira dans le mur. Si nous ne changeons pas de politique, nous allons perdre 80% des départements et 12 régions sur 13 aux prochaines élections.

Des dizaines de députés PS demandent l’exclusion de Gérard Filoche

Le Monde.fr | Nicolas Chapuis

Gérard Filoche, à Paris le 15 avril 2014.

Gérard Filoche a été déféré devant la haute autorité du PS pour ses propos tenus sur Twitter en réaction à la mort de Christophe de Margerie, patron de Total, dans un accident d’avion, mardi 21 octobre. De nombreux socialistes ne pardonnent pas au pilier de l’aile gauche du parti son épitaphe peu compatissante

L’ancien inspecteur du travail, membre du bureau national du PS, ajoutait quelques minutes plus tard : « Un hommage à l’humain ? Oui. Au suceur de sang ? Non. »

Alors que la disparition de Christophe de Margerie provoquait un déferlement de louanges, mardi matin, les messages peu amènes de Gérard Filoche ne sont pas passés inaperçus. Plusieurs voix de droite se sont élevées dans la matinée pour demander au PS son exclusion après ce « dérapage ». « Filoche doit s’excuser ou le Parti socialiste doit l’exclure après ses propos scandaleux », a ainsi réagi Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais. Au sein même du PS, plusieurs élus se sont indignés de la réaction de M. Filoche. Des dizaines de parlementaires ont demandé à Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du parti, sa mise à l’écart.

Interrogé à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité au gouvernement, Manuel Valls a lui aussi évoqué le cas Filoche. Le premier ministre, qui était « un ami personnel » de M. de Margerie, a lancé à la tribune : « Ceux qui ont des mots qu’on ne peut pas prononcer face à un mort ne méritent pas d’être dans ma formation politique. »

Jean-Christophe Cambadélis a évoqué en ouverture du bureau national du parti, qui se tenait mardi soir, « des propos inqualifiables et intolérables, mettant en cause l’éthique du PS ». Avant d’annoncer qu’il allait transmettre le cas à la haute autorité. Cette instance, présidée par Jean-Pierre Mignard, a été créée par la révision des statuts de 2012. « Indépendante de la direction du parti », elle est chargée de « faire respecter les règles d’éthique et de droit qui s’imposent au Parti socialiste et à ses adhérents ». Elle peut infliger des sanctions allant du blâme à l’exclusion.

L’EXCLUSION, UN SPORT COMPLIQUÉ AU PS

En réalité, beaucoup de socialistes ne seraient pas chagrinés par une mise à l’écart du pilier de l’aile gauche du parti, qui est souvent plus proche de la ligne de M. Mélenchon que de celle du gouvernement. Même à l’aile gauche du PS, peu de députés ont volé au secours de leur camarade. Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, a tout juste regretté « le jugement moral » rendu par le gouvernement, tout en désapprouvant les propos de Gérard Filoche. « Il n’aurait pas dû dire cela aujourd’hui, mais, avec du recul, nous pourrions tirer les leçons de cette insupportable suffocation médiatique sur les réactions à [la] mort [de M. de Margerie], qui crée de fait une hiérarchie troublante et gênante dans l’actualité et dans les décès », a-t-il expliqué.

Mais, au PS, les processus d’exclusion sont plus compliqués que certains le voudraient. La Rue de Solférino n’a jamais réussi à exclure officiellement Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, mis en examen pour « prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs », qui a annoncé lui-même en avril qu’il quittait le PS. En réalité, seule la dissidence électorale provoque quasi mécaniquement l’exclusion du parti.

Les proches de Gérard Filoche espéraient, mardi soir, après le bureau national, que la tension allait redescendre. « Tout cela n’est pas très sérieux, et Gérard lui-même n’est pas très sérieux », relativisait un membre de l’aile gauche. M. Filoche, qui figurait parmi les premiers signataires de la motion Maintenant la gauche, arrivée en deuxième position au congrès de Toulouse en 2012, est membre de droit du bureau national. Cet ancien de la LCR, spécialiste du code du travail, est considéré comme la borne la plus à gauche du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis, pour s’amuser de l’art de la synthèse socialiste entre l’aile droite et l’aile gauche, décrit souvent le PS comme « le parti des deux Gégé : de Gérard Collomb à Gérard Filoche ». Une définition que certains seraient ravis d’effacer.

Mort de Margerie: la presse salue le « capitaine d’industrie » et « l’ambassadeur »

Les éditorialistes joignent leur voix mercredi aux hommages appuyés qui ont suivi la mort du patron de Total, Christophe de Margerie, « capitaine d’industrie » et « ambassadeur » de la France.

« Phénomène rare, peut-être unique… La France, qui n?aime guère ses patrons – elle a parfois de bonnes raisons pour cela -, s?incline avec une émotion qui n?est pas seulement de convenance devant la mémoire de Christophe de Margerie », remarque Laurent Joffrin dans Libération.

Les éditoriaux louent à la fois les qualités de dirigeant d’une très grande entreprise de Christophe de Margerie mais aussi sa contribution au rayonnement d’un pays.

« La France a perdu non seulement un capitaine d?industrie mais aussi un homme à l?influence considérable. Signe d?un temps où l?économie est la plus puissante des diplomaties », relève Dominique Greiner (La Croix)

« Il y a des entreprises qui sont un peu la France » et Christophe de Margerie « était d’abord un grand capitaine d’industrie portant haut les couleurs de la France », renchérit Thierry Borsa dans Le Parisien.

« Au final on doit porter à son crédit d?avoir réussi à maintenir son rang parmi les géants de l?or noir bien que l?Hexagone n?en compte pas une goutte », analyse David Barroux dans Les Echos.

Pour Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d’Alsace, il « était de ces hommes de la pénombre au poids politique considérable et à l?entregent essentiel en période de crise majeure ».

« Christophe de Margerie, plus qu’un patron, était un ambassadeur de la France, notamment en Russie où Total investit massivement », fait valoir Jacques Camus dans La Montagne/Centre France.

Dans ce concert de louanges, certains rappellent – fût-ce brièvement – « que les critiques de certaines ONG, de défenseurs des droits de l?homme, de responsables écologistes ou de leaders de la gauche demeurent » (Eric Dussart, La Voix du Nord).

Mais « qu?il fréquentât pour les besoins de sa cause des dictateurs réputés infréquentables, qu?il assumât des relations politiquement sensibles du Gabon jusqu?en Birmanie, qu?il négociât âprement lors d?improbables parties diplomatiques aux fortes odeurs de pétrodollars, Christophe de Margerie s?estimait porteur d?une double mission?: travailler à la fois pour Total et pour la France », résume Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi.

« En quatre ans de présidence, le PDG de Total aura dispersé les vapeurs de soufre d?AZF ou de l?Erika pour mieux vendre un projet industriel construit sur le gaz et le pétrole, envers et contre toutes les oppositions », conclut La Charente libre, sous la plume de Jean-Louis Hervois.

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Commentaires

pm1255

L’énergie française en pleine ébullition : Total perd tragiquement son président, Henri Proglio est débarqué d’EDFet le patron d’AREVA doit démissionner pour cause de maladie.
Une coïncidence ahurissante.

poli-tics

Total          Je préfère le »red neck » ceux qui en on aujourd’hui ne sont pas si nombreux… Le consensus, ras le bol, ça nous plombe… !

friski 50

Encore on pense déjà à son remplaçant alors que sa famille pense à inhumer à(st paire sur mer), dans la manche le département le plus tranquille de france pour les milliardaires, vedettes et hommes politiques qui vivent dans des belles maisons luxueuse, mais on ne parle pas des autres victimes  !

ecureuil44

Diversité quand tu nous tiens  : 2 dauphins potentiels, 2 X-mines.
Quelle diversité à la française, choisir ses 2 dauphins parmi un groupe qui ne compte même pas 150 individus en âge de travailler.
Comme dirait l’autre, si t’es pas X-mines à 23 ans, t’as raté la présidence de Total et des autres industrielles du CAC 40.
Pour les non industrielles du CAC 40, il suffit de remplacer X-mines par ENA-inspection des finances. La diversité à la Française quoi… Pour les autres, ceux hors sérail.
Bizarrement, C. De Margerie n’était pas du microcosme X-mines mais Sup De Co Paris, quand même, et membre de la famille Taittinger. Cela doit aider dans ce milieu.
Son prédécesseur, T. Desmarest, était lui… X-mines, aussi.

savoie

Je propose un qui parle, qui voit, qui entend, qui mange, qui marche, … Ça devrait se trouver facilement.

La saucisse intello

Du calme, du calme…Il y a bien encore un ancien de la promotion Voltaire qui traine par là !

LYCA

Duelfer à la France : J’accuse ! !

Par **** *** New York Times 13 Octobre 2004
Le rapport Duelfer a fait l’objet en France d’une discrétion extrême. Ce rapport jette une lumière nouvelle sur l’attitude nationale de furieuse opposition à la déposition du Saddam Hussein. On a connu la même discrétion à l’époque où le journal irakien *** *** publiait des listes où étaient nommément désignés les heureux bénéficiaires DE Abd al-Majid al-Tikriti (en arabe? le 28 avril 1937 – exécuté par pendaison le 30 décembre 2006 à Bagdad le jour de l’Aîd al-Adha – l’Aïd el-Kebir – pour crimes contre l’humanité) était un homme d’État irakien, vice-président (1968-1979), puis président (1979-2003) de l’Irak. Il a été renversé lors de l’invasion de l’Irak en 2003, par les États-Unis, le Royaume-Uni et quelques autres pays de la coalition.

NikoutaTotal n’est plus une entreprise française. D’ailleurs à voir ses pubs, chez Total on ne parle même plus français. La France n’a rien à gagner avec Total : il ne paie même pas d’impôts en France. Qu’ils aillent creuser des puits à gaz ailleurs et qu’ils nous laisse régler notre transition énergétique en toute impartialité.

Jo68Barry Lindon :  » Bons ou mauvais, beaux ou laids, riches ou pauvres, ils sont tous égaux maintenant.  » Les grandes manoeuvres peuvent commencer ou au moins juste après les oraisons funèbres. On ne sait pas de qui De Margerie avait sucé le sang mais sans doute pas de ses salariés qui bénéficient d’une convention collective que beaucoup leur envient.

ST LOUIS l

Avenir    Ça va pas être simple pour le remplaçant car si cela était prévu par Mr de Marjorie qui n était pas seulement un chef d entreprise remarquable, mais aussi un grand visionnaire qui oeuvrait pour l avenir de total, donc pas être simple pour le remplaçant qui devra relevé le défi de la transition et l avenir, la france pert un grand chef d entreprise comme on les aimes qui sont humain et des chef à la fois.

Philippe      Et alors? C’est peu au regard de certains, mais lui il était vraiment bon dans son domaine

  • Sam  •     Un grand … exilé fiscal qui touchait 40 fois le salaire moyen de ses ouvriers….

    Tobias  •   Le symbole de la France-Afrique (Gabon Nigeria, Lybie, Irak, Soudan), des Catastrophes écologiques (Erika, AZF) bref du Colonialisme Français, c’est sur qu’ acheter le pétrole au prix de l’eau sale comme au Gabon c’était une sacrée bonne affaire, tout comme de l’échanger contre de la nourriture … philip  •  Mon Dieu, combien d’éloges de lechekus !!!
    C’est comme de voir ces pauvres misérables en Corée du Nord éclater en sanglots incontrôlables (ou sur-contrôlés ! ) lors de la mort de leur exploitant Kim il Sung !
  • amalegame  • Total une entreprise française ? qui paye 11 milliards d’impots dans le monde mais seulement 900 millions en France ! (l’activité ici serait déficitaire !).
    N’oublions pas l’affaire des caisses noires !
    à part çà oui M Margerie était un bon PDG, çà fait tache comparé à nos élus !
  • jean louis  •  un héros au service d’une boite mafieuse….. prenez nous pour des buses une fois de plus….
    la mafia légale, qui écrase les petits, pollue sans être inquiétée, expatrie des villages entiers, au dessus des lois, engrangeant des bénéfices faramineux sur le dos des peuples, qui manipule les…
  • ROBERTO  •    Contre l’embargo en Iran et en Russie faut pas chercher très loin, les ricains l’on assassiné.
  • Pazoozoo  •  C’est qui?
    armel  •  Vous avez dit capitaine de l’industrie? en fait quoi a t il crée? il était à la tête d’une société qui existait déjà et il ne faisait que gérer la boite, alors arrêter avec vos mesquins qualificatifs. ça n’est pas un Bill Gates ou Steve Jobs eux au moins ils avaient crées leurs boites …
    MAXIM  • 
  • POUR ETRE ATYPIQUE…. IL N’Y A PAS MIEUX….!!!
    LES JOURNALEUX……TARTE MOLLE ET SON GANG……SE FOUTENT DE NOTRE GUEULE….~!!
    Alexandre Poincet       il était en russie pour parler investissements…quid des sanctions? on se fout de notre gueule…sanctions pour les fruits et légumes mais le pétrole non!

    @dabu44 :  » Et au regard du comportement depuis de nombreuses années de la société Total, je ne vois pas moi non plus (comme Filoche) de raison de se pâmer d’aise devant son premier dirigeant ..?.. fus-t’il décédé. … Il faut arrêter les hypocrisies ?  » .. Et bien moi je vous rejoins je ne bade pas devant ce grand patron. Il suffit de demander aux salariés de la raffinerie de Dunkerque si Total fait des cadeaux aux Français !

    Filoche s’est déconsidéré; réaction révélatrice d’une bassesse négative type lutte des classes. Ce n’est pas l’origine sociale qui fait ou défait l’homme mais son parcours et son bilan. Insulter un homme défunt est infame et salit l’insulteur.

    @Fenasse : ça tombe bien, nous ne sommes pas ses employés. J’espère que vous vous pensez comme un citoyen doté d’un esprit critique et non pas simplement une personne employée…

    @nadgo1970 : Visiblement les employés étaient très émus…

    Gérard Filoche … Que dire de ce personnage indigne, sectaire par excellence, gorgé de haine de mépris, … Virez le du PS .,. Mêmes Notre Mélanchon national n’a pas cette violence … Filoche ne parle pas il vomit sa haine …

    C’est un accident de travail parmi tant d’autres non?..C’est triste comme tous les accidents du travail et ici c’est pour un salarié qui pouvait être en retraite…c’est un choix? ….On en fait pas autant pour les autres accidentés du travail, que je sache… …Est-ce parce que ce « salarié » émargeait à 3.5 millions d’Euros par an et qu’il ne savait pas expliqué pourquoi il avait besoin de ce salaire, que l’on doit lui faire des funérailles nationales ou presque?… (C’est dans la nouvelle ligne gouvernementale, d’amour patronal ?…) … Il est mort paix à son âme…point à la ligne. …Mais je pleure la mort d’un ami…. et jusqu’à aujourd’hui ce monsieur n’entrait pas dans cette case ? …Et au regard du comportement depuis de nombreuses années de la société Total, je ne vois pas moi non plus (comme Filoche) de raison de se pâmer d’aise devant son premier dirigeant ..?.. fus-t-il décédé. … Il faut arrêter les hypocrisies ?

    Il faut savoir dissocier le fait qu’un décès est fatalement synonyme de peine énorme pour les proches et doit donc être entouré de respect et en même temps conserver le droit d’avoir la liberté de critiquer l’action d’un homme public.

    La gauche de la gauche sombre dans le n’importe quoi et l’irresponsabilité … En ces temps de crise on aimerait un peut de dignité et recul … Filoche ose tout c’est uniquement grâce à ça qu’on le reconnaît … Mais je regrette surtout qu’on parle de lui, plutôt que de ce grand capitaine d’industrie qu’était M. de Margerie.

    Ancien inspecteur du travail gauchiste (tous les patrons sont pourris, c’est bien connu), ça ne prédispose pas à l’élégance dans les commentaires. Qu’est ce que ça peut bien lui faire, que la nécrologie de Margerie soit positive ou négative? Quelle petitesse que d’aller essayer de corriger une unanimité peut-être un peu artificielle en tentant de salir… A quoi cela lui sert-il? Depuis qu’il est devenu médiatique (sans avoir fait de déclarations bien intelligentes -il y en a quelques uns comme ça dans chaque parti), Filoche s’est coupé du terrain et de ce que pensent les gens.

    poerava  •  Margerie, il est parti, si tu le …!!!

    nacer  •  ses un grand qui a disparue

    Le patron de Total meurt dans un accident d’avion à Moscou

    Le patron du groupe pétrolier français Total, Christophe de Margerie, 63 ans, est mort dans la nuit de lundi à mardi dans le crash d’un avion privé à l’aéroport de Vnoukovo, près de Moscou, où il venait de participer à une réunion sur l’investissement.

    L’avion de Christophe de Margerie, entré en collision au moment du décollage avec une déneigeuse, s’est écrasé peu avant minuit en provoquant la mort de la totalité de ses occupants.

    « Le groupe Total confirme avec une grande émotion et une profonde tristesse que son président-directeur général Christophe de Margerie est décédé cette nuit peu après 22h (heure de Paris) dans un accident d’avion, à l’aéroport de Vnoukovo de Moscou, à la suite d’une collision avec un engin de déneigement », a indiqué le pétrolier français dans un communiqué.

    « Tous les occupants de l’avion ont trouvé la mort, dont les trois membres d’équipage et Christophe de Margerie », mais pas le conducteur de l’engin de déneigement, a-t-il précisé.

    Les médias russes et les autorités aéroportuaires avaient pour leur part, plus tôt dans la soirée, chiffré le bilan à quatre morts.

    L’aéroport de Vnoukovo, l’un des trois aéroports internationaux de Moscou, a ainsi précisé dans un communiqué que l’avion, un jet Falcon-50, s’est écrasé alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Paris, avec à son bord un passager et trois membres d’équipage.

    « Pendant le décollage à 23H57 (19H57 GMT), il y a eu une collision avec une déneigeuse de l’aéroport. En conséquence de l’accident, le passager et tous les membres d’équipage sont morts », indique le communiqué.

    L’aéroport a précisé que la visibilité était de 350 mètres au moment du crash, au cours duquel le conducteur de la déneigeuse n’a pas été blessé, ajoutant avoir envoyé ses services de secours sur les lieux, qui « ont immédiatement commencé à éteindre le feu qui s’était déclaré ».

    Les boîtes noires de l’appareil ont quant à elles été trouvées par les experts dépêchés sur place, selon une source au sein de l’aéroport citée par l’agence Interfax.

    Une enquête sur les circonstances de l’accident a été ouverte auprès du Comité intergouvernemental d’aviation, qui enquête sur tous les accidents aériens en Russie, ainsi qu’auprès de l’agence fédérale d’aviation russe, dont le directeur, Alexandre Neradko, a promis de suivre le dossier personnellement.

    Selon lui, plusieurs éléments peuvent expliquer la catastrophe, parmi lesquelles de mauvaises conditions météorologiques, avec notamment une couverture nuageuse, du brouillard et des précipitations. En outre, les autorités n’excluent pas « le facteur humain », a-t-il ajouté, cité par Interfax.

    – Réunion avec Medvedev –

    Selon le quotidien russe Vedomosti, M. de Margerie revenait d’une réunion avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev dans sa maison de campagne près de Moscou consacrée aux investissements étrangers en Russie, frappée par les sanctions occidentales à son encontre mais dont Total ne s’est jamais détourné.

    Le PDG de Total avait notamment été l’un des quelques grands dirigeants d’entreprise à participer en mai au forum économique international organisé à Saint-Pétersbourg par la Russie, en pleine escalade des tensions avec l’Occident sur fond de crise ukrainienne.

    Total est également partenaire avec le russe Novatek dans le gigantesque projet gazier Yamal, dans le Grand Nord russe.

    Christophe de Margerie, surnommé « Big Moustache » en raison de ses épaisses bacchantes, était devenu PDG de Total en 2010, après toute une carrière au sein du géant pétrolier.

    Sous son égide, Total avait accéléré ces dernières années ses investissements dans l’exploration, pour remplir des objectifs ambitieux de croissance de sa production de pétrole, tout en menant d’importantes cessions d’activités.

    Parallèlement, le groupe n’avait pas hésité à restructurer ses activités en France, avec la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque (nord) en 2010, puis la réorganisation de son site pétrochimique de Carling en Moselle (est) annoncée l’an dernier.

    Marié, M. de Margerie était père de trois enfants.

    « Les premières pensées de la direction et des employés du groupe Total vont à l’épouse, aux enfants et aux proches de Christophe de Margerie ainsi qu’aux familles des autres victimes », a déclaré Total dans son communiqué.

    Mort de Christophe de Margerie : l’enquête s’annonce complexe

    ENQUETE – La polémique enfle sur les circonstances du crash qui a coûté la vie à Christophe de Margerie, PDG de Total, lundi soir. Le comité d’enquête russe a notamment mis en cause le conducteur « ivre » de la déneigeuse impliquée, mais son avocat dément.

    L'aéroport Vnukovo de Moscou, où s'est produit l'accident aérien qui a coûté la vie à Christophe de Margerie lundi soir.

    L’aéroport Vnukovo de Moscou, où s’est produit l’accident aérien qui a coûté la vie à Christophe de Margerie lundi soir. Photo : AP/SIPA
  • Commentaires

    Vanaho  •  On peut prendre toutes les sécurités que l’on veut dans les aéroports , mais comment a t’on pu laisser un conducteur d’engins ivre prendre son service ? De Margerie a quand même fait fructifier l’entreprise et du fait créer des emplois un peu partout dans le monde !

    Dom  •  Total a découvert les gisements de gaz en mer du Quatar .
    Les américains ont fait destituer le cheik pour son fils.Le père était trop attaché a la France et à Total.
    • rajo  • 

      un gros p… capitaliste de moins !!! certains vont dire que c’était un de ces dirigeants qui défendait avant tout leur groupe : ce fut surtout l’un de ceux qui s’est le plus battu pour que les patrons comme lui gardent tous leurs avantages financiers…
      bruno  •  ça n’aurait pas pu etre sarko, hollande ou bhl avec lui dans l’avion… pas de chance…
      Franpier  •  iUne déneigeuse?? Il n’y a pas de neige.
      Conducteur ivre, mort ou pas mort??
      Invité par la russie.
      Ca sent le complot
      Guel  •  Une déneigeuse à (presque) minuit , dans un aéroport et sur une piste ? Ce n’est pas sérieux
      MAYKA  •  Je dis respect et que il soit en paix R.I.P. ….
      Lequeu  •  à quand le pdg de coca de boeing le peuple de france est lache les usa idem les russes des putthes le coup vient d exxon
      François The First  •  ça tombe au plus mauvais moment:
      un « cadeau du ciel » pour ces ordures de (dirigeants) Ricains et Israëliens !!!
      Vieux Pépé  •  Sur un ton très sérieux, il savait avoir de l’humour pour ceux qui le connaissent un peu.
      • infraredbonz  •  Je cite : « Son mandat actuel s’achevait l’an prochain mais les statuts du groupe, récemment modifiés, lui auraient permis de rester en fonctions plusieurs années encore. »

        Comme par hasard ce mec avait modifié le statut du groupe pour pouvoir rester plus longtemps PDG.
        C’est comme ces présidents qui décident de l’augmentation et de la diminution de leur salaire.
        On devrait faire voter leur salaire par l’assemblée , comme ça on est sure qu’il n’y a pas de souci.
        • phil c  « On devrait faire voter leur salaire par l’assemblée , comme ça on est sur qu’il n’y a pas de souci. »

          Excellente idée quand on sait que des gens comme Balkany, Woerth, Thévenoud, Santini, Copé…etc….siègent à l’assemblée !
          Je rêve :-)))
        jean  •  Ce genre de mort est rarement accidentelle…
        Tip Top  •  Le conducteur de la deneigeuse était complètement ivre, il sortait d’un gueuleton organisé par les contrôleurs aériens…
      • Laurent  • 

        Des Formule 1 dans des dépanneuses
        Des jets privés dans des déneigeuses
        Il serait grand temps d’arrêter avec le mélange des genres…
        AHMET KAYA  •  normal en russie 95% des personnes sont imbibées d’alcool c’est çà la russie……
      • Bemychance  • 

        Bizarre, bizarre. un attentat Russe ?
        FINBEC  •  ACCIDENT OPPORTUN ??? L’extrême onction est donnée un peu trop rapidement !!! Un attentat politico-économique n’est pas à exclure dans le contexte de crise actuel au Moyen-Orient, car De Margerie était notoirement contre les sanctions occidentales telles que prises à l’encontre de la Russie …
        Jo  •   La honte de la presse qui cherche à faire du sensationnel «  »un pilote ivre » » et non le chauffeur d’une dé neigeuse
        José  •  Le premier titre qui apparaît signale « un pilote ivre » ce qui est totalement faux.
        En ce qui concerne la précipitation à montrer du doigt un conducteur d’engin « ivre » cela me paraît plus que douteux. D’une part aucune enquête sérieuse n’a été menée et hormis les questions rapidement posées par des journalistes stressés, micro en main, aux premières personnes rencontrées (qui ne sont parfois que de simples passants) ou les déclarations d’une ou d’un porte parole de telle ou telle institution qui n’est au courant de rien ; les informations fiables ne sont pas suffisantes pour tirer des conclusions. D’autre part signaler rapidement un « prolo » du niveau le plus bas de la hiérarchie de l’aéroport en question, en signalant qu’il était ivre (le « probablement ivre » d’une première déclaration devient « ivre » tout court dans la suivante). Car dans certains esprits le « prolo » et « ivre » vont bien ensemble. Si à cela on ajoute la superbe image stéréotypée du Russe chez nombre de nos concitoyens : « prolo » + « ivre » + « russe » = bon à pendre.
        Plus besoin d’enquête, ni d’expertises, le coupable a été trouvé, jugé et condamné, et cela en deux heures une matinée d’octobre, en France par un temps clair (et sans brouillard).
        Soyons sérieux et avant de débiter des sottises attendons un peu et surtout limitons nous pour le moment à avoir et montrer du respect envers les victimes de ce tragique accident. 😺 .
        ☮ FRITZ Le KAT ☮ . 😺  •  Le flatteur patenté .
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