Attractivité de la France: comment l’Elysée drague les patrons étrangers

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Six mois après, François Hollande accueille ce dimanche une trentaine de grands patrons internationaux pour vanter l’attractivité de la France. Un rendez-vous qu’il entend fixer dans la durée et qui a déjà porté ses fruits, selon l’Elysée.

Attractivité de la France: comment l'Elysée drague les patrons étrangers

Le patron de Google, Eric Schmidt et François Hollande à l’Elysée.     REUTERS/Philippe Wojazer

 

Ce dimanche, François Hollande reçoit à l’Elysée une trentaine de chefs d’entreprise internationaux dans le cadre de la « saison 2 » du Conseil stratégique de l’attractivité (CSA). Objectif du chef de l’Etat: « construire dans la durée une dynamique d’échanges avec les CEO et les investisseurs du monde entier », indique-t-on à L’Elysée.

Au cours de cet après-midi de discussions, trois tables rondes sont prévues: « la France innove », « la France réforme son marché du travail » et « la France se met en scène ». Avec à chaque fois, des ministres (Macron, Sapin, Rebsamen…) qui seront présents pour « ouvrir une discussion franche sur ce qui fonctionne et ce qui peut être amélioré ».

Doper les investissements étrangers

Inauguré en février dernier, le Conseil stratégique de l’attractivité a déjà débouché sur des mesures « concrètes ». Ainsi, on se félicite dans l’entourage du président de la République d’avoir vu le groupe algérien Cevital reprendre FagorBrandt au printemps dernier pour 200 millions d’euros « permettant la préservation de 1 200 postes ». Idem avec l’Indien Mahinda&Mahinda qui s’est porté acquéreur début octobre de 51% de la marque Peugeot Scooters. Une bonne nouvelle pour l’Etat, mais aussi pour les 488 salariés du site de Mandeure (Doubs), même si un plan de départ volontaire (90 personnes) est quand même prévu.

Mais le CSA est aussi l’occasion de poser sur la table les sujets qui fâchent. La stabilité fiscale, le travail du dimanche, les seuils sociaux, les facilités administratives… autant de chantiers, discutés lors de la réunion de février dernier, « dont certaines mesures sont aujourd’hui engagées » rappelle-t-on à l’Elysée. C’est dans cet esprit que le ministère des Finances évoque déjà « d’importantes mesures de simplifications douanières » à venir alors que les annonces présidentielles ne sont attendues que pour mercredi prochain en Conseil des ministres.

Enfin, preuve que la France entend miser gros sur les investisseurs étrangers, François Hollande participera lundi à l’inauguration à Paris d’une nouvelle institution internationale. Adossé à la Caisse des Dépôts, le siège de cette structure accueillera de grands investisseurs institutionnels du monde entier, « des fonds souverains mais aussi de gros fonds de pension ». Avec à la clé, des investissements « à long terme » espère l’entourage du chef de l’Etat. Car la stratégie est simple: « le meilleur moyen de lutter contre le ‘bashing’, c’est que les investisseurs étrangers aillent eux-mêmes porter la bonne parole » que la France est un hub européen attractif, résume-t-on à l’Elysée.

Attractivité : l’érosion de la France persiste
Guy Rider directeur général de l'OIT, Christine Lagarde directrice générale du FMI, François Hollande, Angel Gurria secrétaire général de l'OCDE, Jim Yong Kim président de la Banque mondiale et Roberto Azevedo directeur général de l'OMC.

Pour inverser la tendance, François Hollande reçoit dimanche, à l’Élysée, 25 patrons étrangers de premier rang.

Opération séduction, acte II. Alors que l’ouverture dominicale des magasins sera assouplie en 2015, François Hollande a décidé de montrer l’exemple en organisant dimanche, à l’Élysée, son deuxième conseil stratégique de l’attractivité, neuf mois après le premier. Au programme, après une courte introduction du premier ministre et avant un dîner avec le chef de l’État: trois tables rondes (sur l’innovation, le marché du travail et l’image de la France) avec 25 chefs d’entreprise «worldwide», représentant 16 pays sur 5 continents, employant 80.000 personnes en France et pesant plus de 600 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé.

Parmi eux, deux leaders de la microélectronique (Intel et Samsung), la plus importante société d’investissement au monde (BlackRock), le premier opérateur de résidences hôtelières (Ascott) et des groupes ayant investi récemment en France (Mahindra, Cevital). «On est dans un esprit d’ateliers et d’échanges ouverts sur ce qui marche et pourrait être amélioré, explique Muriel Pénicaud, l’ambassadrice déléguée aux investissements internationaux et patronne d’Ubifrance. Ces discussions libres, sans doute critiques, permettront au président de prendre le pouls de ce que pensent ces ambassadeurs de la France.» Cinq ministres (Économie, Travail, Finances…), en plus de Manuel Valls, interviendront lors de la session, contre 10 en février.

L’objectif sera aussi de faire le point sur les réformes réalisées ou en cours, pour convaincre que l’Hexagone bouge encore. «Ce sera l’occasion de leur dire qu’un certain nombre de points, avancés lors du premier conseil, ont été depuis lancés ou ont abouti», confirme l’entourage du chef de l’État. Comme le passeport «talents» (délivrance accélérée de visas pour les investisseurs), bientôt voté, ou l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche, au menu de la future loi Macron sur l’activité. «Deux patrons avaient insisté en février sur la question des seuils et de la représentation des salariés, pointe encore l’Élysée. François Rebsamen leur donnera des détails sur le calendrier et le contenu de la négociation qui vient de s’ouvrir.»

Dernier sujet que l’exécutif veut mettre en avant: l’exigence, revendiquée maintes fois, d’une plus grande stabilité fiscale en France. «Michel Sapin a annoncé fin août, lors de l’université d’été du Medef, un texte sur la non-rétroactivité fiscale», rappelle un conseiller du chef de l’État.

Malgré son tournant social libéral, François Hollande n’a toutefois pas encore réussi à retourner la courbe de la compétitivité. «Il n’y a pas d’inversion forte de tendance, confirme Marc Lhermitte, associé chez Ernst & Young Advisory et auteur du baromètre annuel d’EY sur l’attractivité. Les investisseurs entendent les paroles, mais attendent surtout les actes. On pourrait déceler quelques signes avant-coureurs d’un début de regain de compétitivité par rapport à l’Allemagne, mais les problèmes sont plus globaux.» Et notamment l’incapacité persistante de la France à conserver, voire à attirer, les talents et les sièges sociaux. Or, sur ce plan, l’Hexagone continue de reculer, et ce d’autant que les mesures annoncées lors du premier conseil en février portent essentiellement sur des dispositifs de second niveau, «des mesures d’accompagnement utiles, mais qui ne changent pas la donne générale».

Quant aux réformes structurelles (assurance-chômage, durée du travail…), elles apparaissent parfois comme des ballons d’essai sans lendemain au vu des hurlements du corps social et mettent trop de temps à entrer en application. «Le CICE a été annoncé fin 2012, et on commence à peine à en voir les effets dans les comptes, prend en exemple Marc Lhermitte. Il y a un vrai sujet sur le rythme de l’effectivité des réformes.»

Si les investisseurs ont bien noté le changement de ton de l’exécutif depuis quelques mois – notamment le discours probusiness de Manuel Valls – ou se félicitent de l’arrivée d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie en lieu et place d’Arnaud Montebourg, il demeure encore trop d’injonctions contradictoires dans la politique menée. «La mise en œuvre du compte pénibilité dans les PME est un sujet délicat pour les investisseurs que nous rencontrons, note Marc Lhermitte. Ce type de mesures ramène la France trois coups en arrière.»

Et annihile souvent les efforts faits par ailleurs, à commencer la mise en œuvre du pacte de responsabilité qui vise à réduire de 40 milliards en trois ans les charges pesant sur les entreprises. «La lente érosion de l’attractivité de la France continue, conclut Marc Lhermitte. Pour amorcer le redressement, il faudrait agir réellement sur les dépenses publiques, la dette, la fiscalité… Et là, on n’y est pas encore.»

Pour François Hollande, « les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré »

Le Monde.fr avec AFP |

Manuel Valls,François Hollande et Emmanuel Macron à l'Elysée le 19 octobre.

François Hollande a assuré dimanche 19 octobre que « les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin » du quinquennat après les vives critiques de Martine Aubry sur la politique économique du gouvernement.

Devant un parterre de patrons de grandes entreprises étrangères réunis à l’Elysée, le président de la République a déclaré :

« Les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin, parce que la France a besoin de réformes. »

Lire aussi : De grands patrons mondiaux à l’Elysée pour plancher sur l’attractivité française

Il s’agit « non pas de réformer pour réformer mais de réformer pour créer davantage de richesse, davantage d’activités, davantage d’emplois et aussi pour attirer davantage d’investisseurs et davantage d’entreprises », a-t-il ajouté lors de cette rencontre à l’Elysée sur le thème de « l’attractivité de la France », en présence notamment du chef du gouvernement Manuel Valls et du ministre de l’économie Emmanuel Macron.

Dans un entretien au Journal du dimancheMartine Aubry a éreinté la politique économique du gouvernement en se posant clairement en chef de file des députés PS frondeurs et en demandant une réorientation de la politique économique du gouvernement.

Lire aussi : Les « frondeurs » du PS saluent le soutien de Martine Aubry

MACRON OPTIMISTE SUR L’AVIS DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

Emmanuel Macron, s’est quant à lui dit « en désaccord avec l’analyse » de Mme Aubry et par conséquent avec « les conclusions qu’elle en tire ».

Il a également abordé le volet délicat de l’examen du budget 2015 de la France par la Commission européenne. Il s’est dit totalement convaincu que la Commission n’opposera pas son veto malgré le non-respect des engagements européens.

Invité au micro du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro, il a déclaré :

« Je suis totalement sûr, à ce stade, qu’il n’y aura pas d’avis négatif de la Commission parce que nous ne nous mettons pas dans cette situation. C’est la Commission qui va décider mais la France est un grand pays qui a à mener ce débat »

Selon plusieurs sources européennes, la Commission pourrait demander à la France de revoir son projet de budget 2015, qui prévoit un déficit à 4,3 % du PIB, loin des 3 % auxquels Paris s’était engagé. Depuis un an, elle dispose d’un droit de regard sur les projets de budgets nationaux, une prérogative dont elle n’a pas encore usé. Bruxelles doit se prononcer d’ici fin octobre.

Lire l’analyse : Le budget de la France face au verdict européen

Il a en outre souligné que la France faisait des économies. « Les 21 milliards que nous devons faire en 2015, ils sont faits mais le ratio des déficits publics ramenés au PIB, compte-tenu de ce dévissage du PIB européen et français par rapport à nos attentes initiales, ne peut être atteint », a-t-il conclu.

Cette semaine, les responsables français avaient déjà multiplié les mises au point en réponse aux informations venant de Bruxelles sur un possible rejet du projet de loi de finances pour l’an prochain.

Hollande : « Les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin » du quinquennat

Le président répond indirectement aux critiques de Martine Aubry. Retrouvez les principales réactions aux déclarations de la maire de Lille, qui s’en prend à la politique économique du gouvernement.

François Hollande, entouré de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron, le 19 octobre 2014. (YOAN VALAT / POOL / AFP) François Hollande, entouré de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron, le 19 octobre 2014. (YOAN VALAT / POOL / AFP)

François Hollande a assuré dimanche 19 octobre que « les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin » du quinquennat après les vives critiques de l’ex-numéro du Parti socialiste, Martine Aubry, sur la politique économique du gouvernement.

« Les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin, parce que la France a besoin de réformes », a déclaré le président de la République devant un parterre de patrons de grandes entreprises étrangères réunis à l’Elysée.

Il s’agit « non pas de réformer pour réformer mais de réformer pour créer davantage de richesse, davantage d’activités, davantage d’emplois et aussi pour attirer davantage d’investisseurs et davantage d’entreprises », a-t-il ajouté lors de cette rencontre à l’Elysée sur le thème de « l’attractivité de la France », en présence notamment du chef du gouvernement Manuel Valls et du ministre de l’Economie Emmanuel Macron.

« Le débat fait partie de notre ADN »

Plus tôt, Manuel Valls avait également réagi indirectement à Martine Aubry en assurant qu’on pouvait « compter » sur lui pour « avoir les nerfs solides ».

« Je sais qu’au sein de la gauche, le questionnement est permanent, le débat fait partie de notre ADN, nous sommes capables de le pousser dans des extrémités incroyables : quelle est notre identité ? Quel doit être notre rapport au pouvoir, aux institutions ? Comment faire vivre notre différence ? Comment construire et faire fonctionner nos alliances ? », a-t-il déclaré lors d’un discours à Paris devant le Forum républicain du Parti radical de gauche.

« Certains n’y voient que divisions, clivages, manoeuvres. Mais je crois que c’est une force quand ces questionnements nous permettent de tirer des enseignements qui nous renforcent », a-t-il souligné.

« A gauche, nous avons toujours considéré la diversité comme une richesse. Nous la faisons vivre chaque jour, même chaque dimanche. Parfois un peu trop, mais il faut avoir les nerfs solides. Comptez sur moi pour avoir les nerfs solides », a-t-il lâché en ajoutant cette phrase à son discours écrit.

« Quelques vérités essentielles »

Dans un entretien au « Journal du dimanche », Martine Aubry a éreinté la politique économique de François Hollande et de Manuel Valls en se posant clairement en chef de file des députés PS frondeurs et en demandant une réorientation de la politique économique du gouvernement.

« Les propos de Martine Aubry sont bienvenus. Nous sommes de plus en plus nombreux à demander une réorientation de la politique du gouvernement », a réagi sur Twitter Emmanuel Maurel, un des animateurs du courant des frondeurs « Maintenant la gauche ».

Plusieurs députés « frondeurs » se sont, comme lui, réjouis du fait que Martine Aubry dise « partager leurs propositions » sur une politique économique davantage orientée vers le soutien aux ménages et moins sur l’aide aux entreprises.

Merci à Martine Aubry de sortir de son silence pour dire quelques vérités essentielles », a tweeté le député d’Indre-et-Loire Laurent Baumel.

« Heureux que Martine Aubry le dise à son tour avec force: cette politique ne marche pas, il faut la changer pour le progrès et la solidarité », a renchéri son collègue Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger.

« Péché de gourmandise »

A l’inverse, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, interrogé au salon mondial de l’alimentation qui a ouvert ce dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis), a répondu à Mme Aubry que « derrière le fait qu’on soutient une économie et des entreprises, c’est aussi la manière qu’on a de protéger et de pérenniser le modèle social ».

« Les débats sont nécessaires et Martine Aubry apporte dans son interview de ce (dimanche) matin un certain nombre d’éléments », a reconnu M. Le Foll. Mais ce débat « est d’autant plus utile si, après, on est capable de porter une message d’unité », a-t-il ajouté.

Le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, est venu au secours de Manuel Valls, jugeant dimanche sur Radio J que les propos critiques de Martine Aubry relevaient de « vieux débats » qui avaient été « tranchés » et « rejetés ».

« Le débat politique ne peut toujours consister à vouloir revenir en arrière », a-t-il déclaré. « Les états généraux, c’est pas simplement la machine à revenir sur tout ce qui est tranché », a insisté Bruno Le Roux.

De son côté, le député socialiste Malek Boutih juge que François Hollande a commis « un péché de gourmandise » en n’intégrant pas Martine Aubry dans le dispositif gouvernemenal au début de son mandat. « Le président de la République a fait une erreur en l’écartant du dispositif au début du mandat (…) En la marginalisant, on s’est coupé d’une partie des gens qui lui faisaient confiance », a déclaré Malek Boutih sur RCJ.

« Naphtaline »

L’entretien n’a pas manqué de faire réagir à droite également. Le président du Sénat, Gérard Larcher (UMP), a jugé que Martine Aubry « indiquait les recettes du passé, celles qui n’ont pas marché ».

« Je sens un peu la naphtaline dans ses propos, avec le retour de ce qui ne marche pas. Elle a des rengaines du passé, elle est pétrifiée. Le mot ‘statue’ est bien adapté à Mme Aubry », a déclaré Gérard Larcher invité du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Monde/I-télé.

Le président du Modem, François Bayrou, a lui estimé qu’il y a une « guerre entre deux fractions irréconciliables » au PS. Cela va « déboucher sur une rupture qui ne sera pas rattrapable », a-t-il estimé lors de l’émission « 12-13 Dimanche » sur France 3.

François Bayrou s’est dit d’accord sur le « diagnostic » de Martine Aubry sur l’absence de cap de François Hollande depuis deux ans mais conteste les solutions proposées par la maire du Lille.

« L’idée qu’on pourrait se relancer par des dépenses publiques multipliées est un leurre », a jugé François Bayrou, qui pense « qu’on peut faire beaucoup mieux » en dépensant moins.

Paris et Berlin prépareraient un pacte sur le budget français

BERLIN (Reuters) – La France et l’Allemagne préparent un accord qui permettrait à Paris d’obtenir le feu vert de la Commission européenne au projet de budget français pour 2015 qui prévoit un déficit public supérieur à la limite européenne, rapporte dimanche l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Les deux gouvernements mettent au point un accord écrit par lequel la France s’engagerait à fournir à Bruxelles une feuille de route détaillée en matière de réduction de déficit et de réforme structurelle, écrit l’hebdomadaire qui ne cite pas ses sources.

En échange, Berlin s’opposerait à l’adoption d’éventuelles sanctions que pourrait proposer la Commission européenne à l’encontre de la France qui a reconnu qu’elle ne respecterait pas son engagement à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du PIB l’an prochain. Le projet de loi de Finances 2015 prévoit un déficit public de 4,3%.

Selon un membre haut placé du gouvernement allemand, cité par Der Spiegel, un rejet officiel du budget français par la Commission « pèserait massivement sur la relation franco-allemande ».

Berlin, qui prêche une stricte discipline budgétaire depuis le début de la crise de la dette, ne souhaiterait pas, toujours selon l’hebdomadaire allemand, provoquer un nouveau clash entre deux poids lourds de la zone euro.

A Paris, le ministère du Budget n’a pas souhaité faire de commentaires.

Cette information survient à la veille d’un déplacement des ministres français de l’Economie et des Finances Emmanuel Macron et Michel Sapin à Berlin lundi où ils rencontreront leurs homologues allemands Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble.

Macron et Sapin en opération séduction à Berlin

Alors que Bruxelles menace de rejeter le budget de la France, les deux ministres vont rencontrer leurs homologues allemands pour réclamer des investissements en Europe.

Michel Sapin et Emmanuel Macron, le 27 août 2014 à l'Elysée. (BERTRANDGUAY/AFP) Michel Sapin et Emmanuel Macron, le 27 août 2014 à l’Elysée. (BERTRANDGUAY/AFP)

Les ministres français de l’Economie et des Finances rencontrent lundi 20 octobre à Berlin leurs homologues allemands avec une revendication chiffrée – 50 milliards d’euros d’investissement, au risque de repartir déçus.

Emmanuel Macron et Michel Sapin sont reçus par Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble. Une conférence de presse des quatre ministres est prévue à 15h15.

Au menu, les moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l’Europe toute entière. Mais en amont de la visite les protagonistes ont réaffirmé des positions très éloignées.

Pour Berlin, la clé de la guérison de la zone euro est la confiance, qui passe par un assainissement des finances publiques et des réformes structurelles. Wolfgang Schäuble ne conteste pas que son pays ait besoin d’investissements, il l’a redit dans une interview dimanche. « Mais nous ne voulons pas de croissance à crédit », a-t-il martelé. Son objectif premier reste le « zéro pointé » du déficit fédéral l’an prochain. « C’est le seul moyen de générer la confiance », pour lui. L’investissement devra être pour l’essentiel privé, la tâche de l’Etat est simplement d’en favoriser les conditions.

« 50 chez nous, 50 chez eux »

Paris voudrait que le partenaire allemand utilise ses marges de manoeuvre budgétaires pour investir dans le soutien de l’économie, ce dont tous les Européens profiteraient par ricochet.

Avant de faire le voyage, Emmanuel Macron a chiffré la requête, pour la première fois. « 50 milliards d’euros d’économies chez nous, 50 milliards d’investissements chez eux, ce serait un bon équilibre », a jugé le ministre dans une interview conjointe avec Michel Sapin au quotidien allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (FAZ) publiée ce lundi.

La France s’est engagée à réduire de 50 milliards d’euros les dépenses publiques dans les trois ans à venir.

Pour l’Allemagne, qui affiche depuis 2012 des comptes publics à l’équilibre (tous niveaux confondus, Etat fédéral, Länder et communes), 50 milliards d’euros de dépenses supplémentaires « seraient compatibles avec une politique budgétaire sérieuse », juge Emmanuel Macron.

Ce sera la deuxième visite à Berlin du jeune ministre, en poste depuis fin août. Il avait accompagné fin septembre le Premier ministre Manuel Valls, venu présenter son programme de réformes. Manuel Valls avait alors insisté sur le fait qu’il ne venait « rien demander » à Berlin. Mais entre-temps les perspectives économiques se sont assombries, et les marchés financiers ont connu deux semaines très agitées. Paris est aussi en plein bras de fer avec Bruxelles sur son projet de budget 2015.

Un pacte Paris – Berlin ?

La Commission européenne doit se prononcer d’ici la fin du mois sur le texte, qui prévoit l’an prochain une nouvelle infraction aux règles européennes – contrairement aux promesses initiales de la France.

Selon l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel », le gouvernement d’Angela Merkel, jugeant « inimaginable » l’hypothèse d’un « non » de la Commission, viendrait en aide à Paris sous forme d’un « pacte écrit » qu’elle aiderait les Français à élaborer. Cet engagement contractuel, pris avec la Commission, détaillerait les réformes structurelles que Paris s’engage à mener.

Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont martelé à l’envi ces dernières semaines l’importance du respect des règles budgétaires européennes, mais ils ont également pris soin de ne pas critiquer ouvertement Paris, visiblement soucieux de ne pas enfoncer davantage le partenaire français ou sembler lui faire la leçon.

« Un vrai plan d’investissement en Europe »

Dimanche soir Emmanuel Macron s’est dit « totalement sûr » que Bruxelles donnerait son feu vert au budget français.

Il a préféré parler d’une autre forme de pacte, à savoir « que les Allemands rassurés par le travail que nous faisons, puissent investir pour eux-mêmes et – c’est ce dont nous allons parler demain [lundi] – qu’ils nous aident à porter un vrai plan d’investissement en Europe ». « C’est ça le bon deal », a-t-il dit.

Il y a quelques jours Michel Sapin avait pourtant réfuté l’idée d’un « compromis ou marchandage » sur le modèle « réformes contre investissements ».

Croissance: Macron et Sapin à Berlin pour réclamer des investissements

Les ministres français de l’Economie et des Finances rencontrent lundi à Berlin leurs homologues allemands avec une revendication chiffrée – 50 milliards d’euros d’investissement – , au risque de repartir déçus.

Emmanuel Macron et Michel Sapin sont reçus par Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble. Une conférence de presse des quatre ministres est prévue à 13H15 GMT.

Au menu, les moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l’Europe toute entière. Mais en amont de la visite les protagonistes ont réaffirmé des positions très éloignées.

Pour Berlin, la clé de la guérison de la zone euro est la confiance, qui passe par un assainissement des finances publiques et des réformes structurelles.

M. Schäuble ne conteste pas que son pays ait besoin d’investissements, il l’a redit dans une interview dimanche. « Mais nous ne voulons pas de croissance à crédit », a-t-il martelé. Son objectif premier reste le « zéro pointé » du déficit fédéral l’an prochain. « C’est le seul moyen de générer la confiance », pour lui. L’investissement devra être pour l’essentiel privé, la tâche de l’Etat est simplement d’en favoriser les conditions.

– « 50 chez nous, 50 chez eux » –

Paris voudrait que le partenaire allemand utilise ses marges de manoeuvre budgétaires pour investir dans le soutien de l’économie, ce dont tous les Européens profiteraient par ricochet.

Avant de faire le voyage, M. Macron a chiffré la requête, pour la première fois. « 50 milliards d’euros d’économies chez nous, 50 milliards d’investissements chez eux, ce serait un bon équilibre », a jugé le ministre dans une interview conjointe avec M. Sapin au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) à paraître lundi.

La France s’est engagée à réduire de 50 milliards d’euros les dépenses publiques dans les trois ans à venir.

Pour l’Allemagne, qui affiche depuis 2012 des comptes publics à l’équilibre (tous niveaux confondus, Etat fédéral, Länder et communes), 50 milliards d’euros de dépenses supplémentaires « seraient compatibles avec une politique budgétaire sérieuse », juge M. Macron.

Ce sera la deuxième visite à Berlin du jeune ministre, en poste depuis fin août. Il avait accompagné fin septembre le Premier ministre Manuel Valls, venu présenter son programme de réformes. M. Valls avait alors insisté sur le fait qu’il ne venait « rien demander » à Berlin.

Mais entretemps les perspectives économiques se sont assombries, et les marchés financiers ont connu deux semaines très agitées. Paris est aussi en plein bras de fer avec Bruxelles sur son projet de budget 2015.

– Un pacte –

La Commission européenne doit se prononcer d’ici la fin du mois sur le texte, qui prévoit l’an prochain une nouvelle infraction aux règles européennes – contrairement aux promesses initiales de la France.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le gouvernement d’Angela Merkel, jugeant « inimaginable » l’hypothèse d’un « non » de la Commission, viendrait en aide à Paris sous forme d’un « pacte écrit » qu’elle aiderait les Français à élaborer. Cet engagement contractuel, pris avec la Commission, détaillerait les réformes structurelles que Paris s’engage à mener.

Mme Merkel et M. Schäuble ont martelé à l’envi ces dernières semaines l’importance du respect des règles budgétaires européennes, mais ils ont également pris soin de ne pas critiquer ouvertement Paris, visiblement soucieux de ne pas enfoncer davantage le partenaire français ou sembler lui faire la leçon.

Dimanche soir M. Macron s’est dit « totalement sûr » que Bruxelles donnerait son feu vert au budget français.

Il a préféré parler d’une autre forme de pacte, à savoir « que les Allemands, rassurés par le travail que nous faisons, puissent investir pour eux-mêmes et -c’est ce dont nous allons parler demain – qu’ils nous aident à porter un vrai plan d’investissement en Europe ». « C’est ça le bon deal », a-t-il dit.

Il a y a quelques jours M. Sapin avait pourtant réfuté l’idée d’un « compromis ou marchandage » sur le modèle « réformes contre investissements ».

Macron et Sapin à Berlin pour convaincre l’Allemagne de dépenser plus

L’Expansion.com avec AFP,

La France s’est engagée à réaliser 50 milliards d’économies, en « échange » Paris compte demander à Berlin de consentir à 50 milliards d’investissements pour relancer l’économie européenne.

Macron et Sapin à Berlin pour convaincre l'Allemagne de dépenser plus

Michel Sapin et Emmanuel Macron se rendent à Berlin pour convaincre l’Allemagne de desserrer les cordons de la bourse.    REUTERS/Philippe Wojazer REUTERS

 

Les ministres français de l’Economie et des Finances rencontrent lundi à Berlin leurs homologues allemands pour leur réclamer 50 milliards d’euros d’investissement, afin de relancer l’économie en Europe. Emmanuel Macron et Michel Sapin sont reçus par Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble. Une conférence de presse des quatre ministres est prévue à 13H15 GMT.

Au menu, les moyens de redynamiser les investissements et la croissance dans les deux pays et l’Europe toute entière. Mais en amont de la visite les protagonistes ont réaffirmé des positions très éloignées. Pour Berlin, la clé de la guérison de la zone euro est la confiance, qui passe par un assainissement des finances publiques et des réformes structurelles. Pour Paris, un plan de relance est fondamental et seule l’Allemagne a les moyens d’injecter les fonds nécessaires.

L’Allemagne inflexible sur l’orthodoxie budgétaire

Wolfgang Schäuble ne conteste pas que son pays ait besoin d’investissements, il l’a redit dans une interview dimanche. « Mais nous ne voulons pas de croissance à crédit« , a-t-il martelé. Son objectif premier reste le « zéro pointé » du déficit fédéral l’an prochain. « C’est le seul moyen de générer la confiance », pour lui. L’investissement devra être pour l’essentiel privé, la tâche de l’Etat est simplement d’en favoriser les conditions.

Paris voudrait que le partenaire allemand utilise ses marges de manoeuvre budgétaires pour investir dans le soutien de l’économie, ce dont tous les Européens profiteraient par ricochet. Avant de faire le voyage, Emmanuel Macron a chiffré la requête, pour la première fois. « 50 milliards d’euros d’économies chez nous, 50 milliards d’investissements chez eux, ce serait un bon équilibre », a jugé le ministre dans une interview conjointe avec Michel Sapin au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) à paraître lundi.

La France s’est engagée à réduire de 50 milliards d’euros les dépenses publiques dans les trois ans à venir. Pour l’Allemagne, qui affiche depuis 2012 des comptes publics à l’équilibre (tous niveaux confondus, Etat fédéral, Länder et communes), 50 milliards d’euros de dépenses supplémentaires « seraient compatibles avec une politique budgétaire sérieuse », juge Emmanuel Macron.

L’Allemagne pourrait demander un pacte à la France l’engageant sur les réformes à mener

La Commission européenne doit se prononcer d’ici la fin du mois sur le budget 2015 français, qui prévoit l’an prochain une nouvelle infraction aux règles européennes – contrairement aux promesses initiales de la France.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le gouvernement d’Angela Merkel, jugeant « inimaginable » l’hypothèse d’un « non » de la Commission, viendrait en aide à Paris sous forme d’un « pacte écrit » qu’elle aiderait les Français à élaborer. Cet engagement contractuel, pris avec la Commission, détaillerait les réformes structurelles que Paris s’engage à mener.

Dimanche soir Emmanuel Macron s’est dit « totalement sûr » que Bruxelles donnerait son feu vert au budget français. Il a préféré parler d’une autre forme de pacte, à savoir « que les Allemands rassurés par le travail que nous faisons, puissent investir pour eux-mêmes et -c’est ce dont nous allons parler demain – qu’ils nous aident à porter un vrai plan d’investissement en Europe ». « C’est ça le bon deal », a-t-il dit. Il a y a quelques jours Michel Sapin avait pourtant réfuté l’idée d’un « compromis ou marchandage » sur le modèle « réformes contre investissements ».

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Commentaires

A force de faire venir des fonds étrangers ( surtout qui achètent immeubles et entreprises) en France, ce pays ne possèdera bientôt plus rien en propre. Ajoutons à cela la vente de parts de l’État dans différentes entreprises françaises et l’on comprend que Hollande nous tue à petit feu

Oui ! Il serait bien aussi et enfin de tout faire sans restrictions pour que vite aussi les Entreprises en France ne soient plus matraquées par toutes les complications qui cassent le travail, les marges, sanctionnent les créateurs, punissent les salaires gagnés avec mérite et justification, dénoncent le statut d’employeur-patron, vitupèrent sans cesse contre ceux qui gagnent et ne stimulent pas le goût du travail dont ils font une exception dans une idéologie de souhaits de vie de loisirs. Qu’enfin on reconnaisse le travail comme structurant pour chacun et enrichissant dans tous les aspects de vie et de société ensemble. Enfin que ceux qui veulent partir de France puissent rester en France ce qui montrera aux investisseurs étrangers que la France c’est bien pour investir, créer, développer, embaucher, produire et s’enrichir et enrichir les salariés et la France.

très bonne idée. il faudrait qd meme que UE harmonise les règles fiscales pour éviter qe des pays comme Eire ou Luxemb fassent du Low tax. idem pour les particuliers comme la Belgique qui accueille des Depardiou.

@babybel87 : Le sourire d’un coté et de l’autre la matraque fiscal ,patrons ne faite pas confiance à Hollande depuis deux ans et demi il matraque les entreprises !

Bonjour. Voilà qui est positif. On ne sait pas ce que ça donnera mais on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir essayé.

Un gouvernement qui drague des fonds de retraite privées américains pour qu’ils investissent dans un pays socialiste est bien représentatif de l’absurdité totale du système.

albert     C est rassurant! Merci, je finissais par croire que personne ne se rendait compte de ce qui se passait!

altair   De la com et finalement du vent pour un PR et un gvt en pleine déroute… Que de désillusions depuis 2012…

ricardo uztarroz

Les plus grands patrons mondiaux? Pas possible! On veut avoir la liste des présents et leur titre exact. Les grands patrons mondiaux sont venus dare dare, cessant leurs activités urgentes (une partie de golf, une petite soirée, ou un CA stratégique) pour écouter Hollande leur dire que la France est attractive avec sans doute son champagne et ses petites femmes de Paris car question usines il y a longtemps qu’il n’y en a plus. Bref on veut les noms des présents. Le reste est pacotille.

Pierre WEIDKNNET

voir Le Monde du 19/10: « Les dirigeants d’AB Volvo, Adecco, Samsung Electronics, Nestlé, ou encore du fonds Qatar Investment Authority seront notamment présents »

axelle simeoni

La phrase de Hollande est vraiment totalement incompréhensible et absurde. Accélérer (ENCORE) les réformes dit-il ? Quel comique ! Prenons simplement le « pacte de responsabilité » et ses 30 milliards putatifs : il a annoncé cette « réforme » en novembre 2013, donc il y a quasiment UN AN et c’est toujours pas passé ! Il se paye vraiment de mots, leur ôtant tout sens, en particulier les termes « les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré ».

Gérald

Je me vois bien aller voir mon banquier et lui dire : « désolé, j’ai fait mon budget en comptant sur une augmentation de salaire, mais je l’ai pas eue. Alors je serai à découvert. Vous comprenez, hein ? »

sarko ol sarko ol
réformes, quelles réformes ? que le pouvoir actuel cesse plutôt de bricoler ! tout ce qu’il touche se transforme en chômage, en déficit, en baisse de pouvoir d’achat, bien que paradoxalement, tout ce qu’il touche produise aussi des impôts supplémentaires…
on sait bien qu’il attend la fin du quinquennat pour sortir ses « réformes » les plus populaires et les plus démagogiques, mais par pitié, jusque là, qu’il cesse de vouloir jouer dans la cour des grands…

Robert GROSSE

Monsieur Bayrou après avoir voté à gauche pour la présidentielle et à droite pour sa propre élection cherche maintenant un véritable ancrage à DROITE. Cela s’appelle louvoyer . Il en résulte que ce monsieur est un excellent navigateur qui sait utiliser vents et courants. Atchoum !!!!

Roger Foubert Roger Foubert
Je cherche vainement jusqu’à ce jour quelles orientations vraiment symboliques à gauche ont été prises par F.HOLLANDE et E.VALLS. Certes la marge de manoeuvre est certainement très limitée, mais j’invite F.HOLLANDE a étudié les théories du changement et leur management. Car peut-on appeler politique de gauche, une politique qui consiste jour après jour à racler les fonds de tiroirs, à chercher où l’on pourrait faire des économies et malheureusement la majorité des économies sont réalisées dans les domaines sociaux et non pas là où l’on pouvait espérer en voir: train de vie de l’ état, statut des élus,suppression des doublons des administrations et structures. On fait des cadeaux au patronat sans aucune contre-partie. Aucune sanction à l’ égard des banques qui continuent leur politique spéculative sans entrave, on aurait pu au moins scinder banque de depôts et banques d’affaires, aucune réforme fiscale ambitieuse. Bref on gère la misère, on propose de remplacer les trains par les autocars: pas certain que ces diverses mesures soient emblématiquement de gauche, pas de quoi donner beaucoup d’espoir, faire vibrer le peuple! Que diable un peu plus d’ambition et d’audace seraient bienvenues. Que cela déplaise aux libéraux soit mais M.AUBRY avec JOSPIN les 35h et les emplois jeunes et quoiqu’on en dise cela avait crée de l’ emploi et un peu plus de sérénitè dans les banlieues.
Christophe Maillaux

@ Roger
Propos hagiographiques et d’un manichéisme si puéril qu’il en est presque attendrissant -si ce n’est que des gens comme vous contribuent à couler le bateau dans lequel nous sommes tous embarqués.

gerard huirer

la rupture hollande Aubry est déjà consommée depuis longtemps ?

eveline hector

F.Bayrou avait voté Hollande, il donne son avis tout naturellement sur la déclaration de M.Aubry,Bayrou le sage !

Dominique Bretodeau

Faire mieux en dépensant moins … après plus d’une décennie de serrage de ceinture …
Bref Bayrou préconise la politique de Sarkozy, l’austérité.

Christophe Maillaux

@ Dominique
Vous l’avez vu où la ceinture serrée?
Les dépenses de l’Etat qui augmentent chaque année, les effectifs des fonctionnaires qui explosent -en particulier dans les collectivités locales-, le déficit toujours plus élevé que prévu et la dette qui va avoisiner 100% du PIB! On atteint cette année 57,4 % du PIB ponctionné par l’Etat, record historique -qu’est-ce que ce serait sans votre fantomatique ceinture.
La propension des frontistes de gauche et de droite à croire à leurs fariboles est proprement stupéfiante.

Marco Nour Marco Nour
Aubry sur Hollande : « ça va déboucher sur une rupture »
Titre erroné : « Bayrou sur Hollande : « ça va déboucher sur une rupture » .
C’est fou ce qu’il a de gens qui souhaitent du bien à Hollande !
Et à la France du même coup, car qui nous fera croire qu’une crise politique s’ajoutant à la crise économique et bientôt sans doute financière, nous ferait du bien…L’instabilité politique ferait immédiatement grimper les taux d’intérêts de nos emprunts publics.
Question politicard ces 2 là (Aubry et Bayrou) se valent.
C’est tout juste s’ils arrivent à s’accrocher dans leur région et ils voudraient donner des leçons.
Patvos                      D’ailleurs il suffit de constater les résultats électoraux de Corrèze.
Tsi Ehta  •                Traduction: mise sous tutelle de la France.
DeGaule  •  le pacte du diable visant à affamer les peuples travailleurs en leur imposant de partager ce qu’ils ont gagner durement .
  • Lise  •                     Les collabos !
  • Mival87  •              D-E-G-A-G-E hollandouille avec tes minables ! REFERENDUM pour le jeter !
  • Mival87  • L’Allemagne aide hollandouille à boucler le budget FRANCAIS !!! Quel in-CON-pétant le ventru et les socialopes
  • RàCirer  •         c’est pas un pacte qu’y faut … c’est p’tet un « paquet cadeau » de 2.000 milliards d’euros …
  • jean  •                      Voila ce qui arrive lors des gens incompétents sont aux « manettes »….
  • Nicolas  •                 Je reve. Faut me pincer là.
  • claude  •                   BOUDIOU , comme en 40 ?? Et c’est eux qui ont perdu la guerre !!!
    Vinny  •             la France sous tutelle de l Allemagne….. MDR et sous un gouvernement socialo….!!!!!!
  • La France est trop grosse (en terme de PIB, de population, de production, de consommation) pour qu’elle puisse faillir sans gravement affecter ses partenaires. Depuis 2 ans, elle plante la croissance en Europe, et menace ses partenaires de tout laisser dériver. Le consensus est donc « faites semblant de réformer, nous ferons semblant de vous croire » en espérant que les suivants seront moins stupides. F. Hollande déteste toujours ce qu’il ne sait pas faire, une entreprise ou une famille. En cela, il ressemble à touts les petits nobliaux marxistes de la planète.

  • C’est sûr que ça ne donne pas envie. Cacophonie d’un gouvernement de bras cassés, grèves en tout genre, politiciens peu scrupuleux, mensonge sur la réduction de la dette, incapacité à gérer, représentativité d’un président aux mœurs volages, etc. Oui, c’est ça la France d’un président normal ou presque !
    Les investisseurs ont à gagner quoi ? Gréves, ingérence de l’état, impôts et tracasseries administratives par des fonctionnaires omnipotents.

    Quelle image superbe d’un pays qui se rapproche plus de la république bananière plutôt que d’une démocratie. Entreprendre en FRANCE? Franchement, en l’état actuel des choses, quelle drole d’idée

  • La France paradis fiscal du Qatar, exemption d’impôts sur toute la ligne.    C’est ok pour l’OCDE ?

  • Le fruit du travail de sape de le Dame des 35 heures à crédit!!!

  • La confiance n’y est plus. Elle reviendra avec un nouveau dirigeant à condition de sceller dans le dur les prelevements fiscaux et qu’il n’y ai plus d’insécurité fiscale en France…

  • une fois de plus une réunion d’élites qui sera inutile, qui aura servi à consacrer leur journée du dimanche à du bavardage comme d’autres font du jardinage pour apaiser leur esprit.
    la photo de tous ces hauts fonctionnaires ne nous rassure pas pas plus que la présence de 25 chefs d’entreprises « worldwide ». après le discours du premier ministre et le repas, il ne restera pas beaucoup de temps pour faire une analyse pertinente.
    F. Hollande ferait mieux mieux d’établir des tables rondes avec des chefs d’entreprises Françaises (hors MEDEF) qui pourraient lui faire des suggestions intéressantes et réalistes.
    Il nous faut un chef d’Etat courageux porteur d’une ligne de conduite intelligente, exemplaire et réformatrice qui n’appelle aucune tergiversation .

  • En janvier 2014 le Président Hollande a annoncé un virage économique vers une forme de social-libéralisme. l’aile gauche du PS voudrait mettre en échec ce virage libéral au prétexte qu’il ne marche pas. (C’est encore ce que répète Martine Aubry aujourd’hui.) Or, leur argument ne tient pas car, si ce changement de politique a bien été annoncé, il n’est toujours pas mis en oeuvre. Ce n’est pas le libéralisme qui doit être mis n cause, mais justement la non mise en route de ce nouveau programme libéral. Le grand risque pour la France, c’est l’immobilisme et l’absence des mesures qui redonneront à nos entreprises la possibilité de regagner les parts de marchés perdues grâce à une compétitivité retrouvée. Des pertes de parts de marchés que nos entreprises continuent de perdre tous les jours face à la concurrence des autres pays développés. Pour l’instant, Valls parle beaucoup de grandes réformes mais n’en fait aucune.

  • Monsieur Hollande – votre fardeau est trop lourd – Laissez tomber vos « essais »
    La France est « insolvable ». Investie d’un peuple qui ne veut pas travailler, trop occupe a faire des enfants (sic) et qui, ne pouvant se suffire à lui-meme, 10 – 15 enfants par famille – met la France en faillite.
    Ce peuple, sera ce que vous avez crée, vous les dirigeants. Les riches partis – la classe moyenne restant (30%) sera forcée de subvenir aux besoins des 70% qui fabriquent (enfants)(Les vieux, pauvres, pas droit a la parole). La France sera bradée sur le marche mondial. faites vos jeux – faites vos jeux – rien n’va plus.!!!

  • Le Hollande, c’est la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, on connait la suite!

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