Air France tire un bilan sombre de la grève des pilotes

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Le trafic du long-courrier d'Air France, le plus lucratif, a chuté de 15,5 % ; celui du court et moyen-courrier, déficitaire, de 17,5 %.

La direction d’Air France-KLM avait prévenu : la grève des pilotes coûtera cher. Les chiffres de l’entreprise le confirment avec une chute de 15,9 % du trafic en septembre, un résultat d’exploitation amputé de 320 à 350 millions d’euros au 3e trimestre et un impact négatif pouvant aller jusqu’à 500 millions d’euros sur l’excédent d’exploitation annuel.

En volume, les compagnies du groupe ont transporté 5,7 millions de passagers au courant du mois de septembre, soit 16,3 % de moins qu’en 2013.

  • Le trafic de l’activité cargo, déjà en grande difficulté, s’est effondré de 17,7 %.
  • Le trafic du long-courrier, le plus lucratif, a chuté de 15,5 %.
  • Le trafic du court et moyen-courrier, déficitaire, de 17,5 %.
  • Le trafic de la filiale à bas coûts Transavia, au cœur du conflit social, a, lui, bondi de 8,9 % et ses capacités ont augmenté de 10,3 %.

Les modalités de développement de Transavia France sont au cœur du litige opposant la direction de la compagnie française à ses pilotes. Une majorité des pilotes ont fait grève du 15 au 28 septembre pour s’opposer au projet de développement de la filiale à bas coûts Transavia France, clouant au sol un avion sur deux pendant quinze jours.

L’essor de Transavia Europe, qui prévoyait la création de bases en dehors de la France et des Pays-Bas sur le modèle du système international d’EasyJet, a été abandonné au profit de celui de Transavia France, mais la direction et les syndicats ne parviennent toujours pas à s’entendre sur les contours précis de son développement.

Lire notre décryptage : Air France : la fin de la grève en cinq questions

2014 DANS LE ROUGE ?

L’objectif de ramener les comptes d’Air France dans le vert cette année ne sera pas atteint, reconnaît l’entreprise, dont le cours s’est effondré en Bourse mardi. En 2013, il avait enregistré un bénéfice d’exploitation de 130 millions grâce aux bénéfices de KLM. La seule entité Air France avait accusé une perte d’exploitation de 174 millions. Le directeur financier a également prévenu que « cet impact se retrouvera[it] pratiquement équivalent au niveau du résultat net ». En 2013, la perte nette du groupe s’élevait à 1,83 milliard.

Les syndicats continuent de plaider en faveur du recrutement de pilotes aux conditions d’Air France, plus avantageuses, une exigence sur laquelle la direction n’a pas cédé. Mardi, une nouvelle réunion consacrée à l’avenir de Transavia France a été annulée. Un porte-parole a évoqué la présence « non sollicitée de syndicats minoritaires ». Les discussions devraient reprendre dans les prochains jours.

Air France: l’impact de la grève des pilotes s’élèverait à 500 millions d’euros en 2014

LEXPRESS.fr

Le trafic « passagers » a par ailleurs chuté de 15,9% en septembre. Et la reprise des vols n’annonce pas forcément un retour aux bénéfices: le taux de réservations est plus faible que d’habitude.

Air France: l'impact de la grève des pilotes s'élèverait à 500 millions d'euros en 2014

Des avions de Transavia et d’Air France sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, près de Paris, le 27 septembre 2014.               afp.com/Stéphane de Sakutin

La grève des pilotes a coûté très cher à la compagnie Air France-KLM. De « l’ordre de 500 millions d’euros » sur l’excédent d’exploitation 2014, selon la direction du groupe. Le trafic des passagers a chuté de 15,9% en septembre, celui du cargo de 17,7%.

Il évalue en outre « à ce jour, entre 320 et 350 millions d’euros » l’impact du conflit sur son résultat d’exploitation du troisième trimestre. « ce montant inclut les baisses de recettes, nettes des coûts évités ainsi que l’ensemble des coûts supplémentaires », précise le groupe.

« Nous avons épargné des coûts variables tels que le carburant, la rémunération de la part variable des salaires des personnels. Nous avons donc fait quelques économies puisque que les avions n’ont pas volé. A l’inverse, nous avons eu des surcoûts tels que les hébergements, les compensations aux voyageurs ou l’achat de billets sur des vols de nos concurrents pour recaser certains de nos passagers, que nous n’avons pas obtenus aux meilleurs tarifs », a commenté le directeur financier Pierre-François Riolacci.

Au troisième trimestre 2013, Air France-KLM avait dégagé un bénéfice d’exploitation de 634 millions d’euros.

Un taux de réservation plus faible

Pierre-François Riolacci relève un second impact « beaucoup plus difficile à évaluer, qui pèsera sur le quatrième trimestre voire sur le début de l’année 2015 », à savoir un taux de réservation beaucoup plus faible que d’habitude.

Entre le début et la fin de la grève (du 15 au 28 septembre), le groupe a ainsi constaté un retard de 1 à 2 points dans les engagements de réservation « sans qu’il soit possible d’évaluer de manière précise la part de ce retard due à la grève et celle due à l’évolution défavorable de la demande observée au début de l’été et qui s’est confirmée depuis ».

Interrogé sur l’effet des campagnes promotionnelles depuis la fin de la grève sur les recettes du groupe, le directeur financier a répondu que la priorité était « de ramener les clients dans les avions ».

Avec de telles conséquences, l’objectif de ramener les comptes d’Air France dans le vert ne pourra pas être atteint, reconnaît le groupe.

La grève des pilotes d’Air France plombe les comptes du groupe

Le Point

La grève des pilotes a engendré une chute de 15,9 % du trafic passagers et de 17,7 % du trafic cargo d’Air France-KLM en septembre.

Des pilotes en grève le 23 septembre 2014.
Des pilotes en grève le 23 septembre 2014. © ERIC FEFERBERG / AFP

es pilotes d’Air France se sont traduites par une chute de 15,9 % du trafic passagers et de 17,7 % du trafic cargo d’Air France-KLM en septembre, a annoncé mercredi le groupe franco-néerlandais. Il évalue en outre, « à ce jour, entre 320 et 350 millions d’euros » l’impact du conflit sur son résultat d’exploitation du troisième trimestre. « Ce montant inclut les baisses de recettes, nettes des coûts évités, ainsi que l’ensemble des coûts supplémentaires », explique le groupe.

« Nous avons épargné des coûts variables tels que le carburant, la rémunération de la part variable des salaires des personnels. Nous avons donc fait quelques économies puisque les avions n’ont pas volé. À l’inverse, nous avons eu des surcoûts tels que les hébergements, les compensations aux voyageurs ou l’achat de billets sur des vols de nos concurrents pour recaser certains de nos passagers, billets que nous n’avons pas obtenus aux meilleurs tarifs », a commenté le directeur financier, Pierre-François Riolacci.

Un second impact « beaucoup plus difficile à évaluer

Au troisième trimestre 2013, Air France-KLM avait dégagé un bénéfice d’exploitation de 634 millions d’euros. M. Riolacci note qu’il existe un second impact « beaucoup plus difficile à évaluer, qui pèsera sur le quatrième trimestre, voire sur le début de l’année 2015 », à savoir un taux de réservation beaucoup plus faible que d’habitude.

Entre le début et la fin de la grève (du 15 au 28 septembre), le groupe a ainsi constaté un retard de 1 à 2 points dans les engagements de réservation « sans qu’il soit possible d’évaluer de manière précise la part de ce retard due à la grève et celle due à l’évolution défavorable de la demande observée au début de l’été et qui s’est confirmée depuis ».

L’ensemble de ces éléments pourrait avoir un impact « de l’ordre de 500 millions d’euros sur l’Ebitda (excédent brut d’exploitation, NDLR) de l’exercice 2014 ». Le groupe tablait jusqu’alors sur un excédent compris entre 2,2 et 2,3 milliards. Cette prévision est ainsi ramenée entre 1,7 et 1,8 milliard. Interrogé sur l’impact des campagnes promotionnelles depuis la fin de la grève sur les recettes du groupe, le directeur financier a souligné que la priorité était de « ramener les clients dans les avions ».

Il a précisé que cette baisse des prix des billets avait été prise en compte dans l’estimation des 500 millions d’euros. Le directeur financier a également indiqué que « cet impact se retrouvera pratiquement équivalent au niveau du résultat net ». En 2013, Air France-KLM accusait une perte nette de 1,83 milliard.

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Commentaires

De « l’ordre de 500 millions d’euros » sur l’excédent d’exploitation 2014. Que veut dire excédent d’exploitation ?

La somme est colossale, 500 millions d’euros. Qui va payer : la société Air France / KLM ou le contribuable ?

Paul H

Quand, au départ ou à l’arrivée à CDG, les pilotes apercevront de leur poste de pilotage le magnifique Stade de France, et s’ils ont une petite idée de ce qu’il a coûté (364 M€ en € de 1998) ils peuvent entre apercevoir le désastre de leur grève. Il a fallu un siècle pour trouver les financements de ce stade et l’Etat (le contribuable) continue de le payer pendant des décennies. Alors 500 M€, une paille. AF aura du mal à s’en remettre et les petits personnels « rampants » vont payer la note.

JPH

Avec des syndicats aussi bornés, l’avenir d’Air France se lit dans les dépêches d’aujourd’hui concernant la SNCM…

steevesIl faut les remettre a leur place, déjà supprimer leurs uniformes de colonels lybiens, ensuite diminuer les salaires progressivement et tous les avantages en nature de façon a les sociabiliser et les obliger a suivre des cours de civisme, car être irresponsable a des postes pareils peut avoir causer certains drames inexpliqués et leur faire comprendre que ni les avions, ni les passagers ne sont leur propriété !

blurbblurb

On voit bien que le droit de grève doit être revu    Comment laisser à une poignée de personnes un tel pouvoir si désastreux. C’est un abus de pouvoir et non du droit de grève !

Jo68

Suite à venir : Bientôt ce sera l’implosion. Certains dirigeants quittent l’avion pour le Golfe !

PYXIDIS

Ils ont eu raison      Nous devrions nous montrer solidaires les uns les autres et nous unir contre le chaos organisé par des groupuscules malfaisants U. S. Sinon nous passerons tous à la casserole les uns après les autres. Ils ont tout prévu depuis de longues dates pour atteindre leur but ils propagent la désinformation, dénigrent les donneur d’alerte pour nous diviser, organisent la destruction de la planète en manipulant le climat par divers moyens, provoquent les conflits, la crise, le chômage le mélange des populations et leur asservissement tout est lié. Il faudrait en prendre conscience et faire stopper au plus vite ces agissements.

llorbottTous les organes de presse ce matin diffuse la même information.
L’information ou plutôt la communication AF est bien verrouillée.
Je lis les titres et je suis effaré des contenus. L’information pertinente n’est plus recherchée.
Effondrement certain du monde médiatique.

ahab

Comment ne pas voir…que le syndicalisme à la française est l’obstacle majeur qu’il nous faut lever avant de parler utilement de réformes profondes de notre économie. Cela ne peut être réalisé que par de nouvelles dispositions législatives mettant un terme à l’abus du droit de grève, pourtant déjà ciblé par la jurisprudence de la Cour de Cassation il y a quelques années. En attendant Godot nous avons malheureusement Hollande, le personnage politique le plus faux et le plus pleutre que nous ayons jamais eu. Je ne sais pas quelles sanctions peuvent être prises à l’encontre de salariés à 17000/ 20000 E/mois qui se mettent un jour en grève de cette façon aveugle. On ne peut quand même pas se satisfaire de compter les pertes.

RrooooIl serait bon de savoir si les pilotes, et surtout ceux membres du SNPL, dont la plupart ont des titres Air France, ont vendu leurs actions avant la grève sachant que le cours allait baisser, pour les racheter à bon compte maintenant…

lesingemalinBilans d’une grève.
Air France bientôt comme les ferries en cessation de paiement ou l’art et la manière de saborder son entreprise et son métier et faire le jeu de la concurrence. Le ridicule ne tue pas mais coûte très cher et là les pilotes ont atteint les sommets

Moi-Je

Et ils sont fiers

Je ne connais aucune profession qui pérore autant alors qu’il ne sont même pas du niveau des chauffeurs de bus. Leur job c’est s’assoir conduire pendant 5 minutes et appuyer sur un bouton. Lorsqu’il y a un crash et bien ils sont spectateurs comme les autres passagers.

El Porompongloubs

D’où nécessité….. de supprimer des vols, fermer des lignes, revendre des avions d’occase et licencier tous ces cocos volants. Quand ils iront chercher du boulot dans les autres compagnies, et qu’ils diront : « j’étais pilote à Air France », on leur répondra : « la porte pour sortir, c’est la même que pour entrer. »

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