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Air France : la grève est « un vrai danger pour la compagnie », selon Valls

Ce mouvement « doit cesser » a estimé le Premier ministre sur Europe 1. « J’en appelle à la responsabilité de chacun. »
Manuel Valls, le 28 août 2014. (XAVIER LEOTY/AFP) Manuel Valls, le 28 août 2014. (XAVIER LEOTY/AFP)

La grève des pilotes d’Air France n’a « aucune raison » d’être et « représente un vrai danger pour la compagnie » aérienne, a déclaré mardi 23 septembre Manuel Valls.

Ce mouvement « doit cesser » a estimé le Premier ministre sur Europe 1, au neuvième jour d’un conflit toujours très suivi. « J’en appelle à la responsabilité de chacun », a-t-il dit, récusant l’idée que le gouvernement lâcherait la direction du groupe.

Cette grève n’a aucune raison, elle n’est pas comprise par les Français, elle met à mal l’image de la France et représente un vrai danger pour la compagnie », a-t-il ajouté, en invitant les pilotes à « examiner les propositions de la direction ».

A la question de savoir si le gouvernement lâchait le PDG du groupe Air France-KLM Alexandre de Juniac, Manuel Valls a répondu : « Je pense vous avoir dit le contraire. »

Il ne s’agit pas de lâcher ou de soutenir, c’est l’intérêt d’Air France qui est en cause. »

« On sera obligé de retirer le projet »

Alexandre de Juniac a continué mardi à défendre son projet pour le groupe. Mais il a affirmé sur France Inter qu’il le « retirer(ait) « la mort dans l’âme » si celui-ci ne remportait pas l’adhésion des personnels :

Nous suspendons et si nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord, et bien on sera obligé la mort dans l’âme, car se serait stratégiquement une erreur, de retirer le projet. »

Le SNPL AF Alpa a obtenu lundi le soutien de syndicats représentant les diverses catégories de personnel, unis pour « refuser les passages en force permanents au détriment du dialogue social au sein d’Air France« .

La CGT, très implantée parmi les salariés au sol, s’est jointe à la fronde, aux côtés de l’Unac, l’Unsa et le SNPNC-FO – les trois premières organisations d’hôtesses et stewards – et SUD-aérien, qui n’est pas représentatif.

En revanche, la CFDT a déploré « l’intransigeance » des pilotes et souligné « le coût exorbitant » de ce conflit pour la compagnie. La CFE-CGC a de son côté vilipendé « un mouvement scélérat qui annihile tous les efforts réalisés par les autres salariés » pour redresser le groupe depuis 2012.

Les aéroports tournent toujours au ralenti mardi avec environ la moitié des vols annulés. La proposition de la direction de suspendre le projet de Transavia Europe a été refusée par les pilotes qui réclament désormais son retrait pur et simple.

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Le conflit pourrait tuer Transavia, dit le PDG d’Air France

PARIS (Reuters) – Le PDG d’Air France-KLM a déclaré mardi qu’il pourrait être contraint de renoncer à son projet de développement d’une filiale low cost en Europe faute d’accord avec les syndicats de pilotes d’Air France qui rejettent les dernières propositions avancées par la direction de la compagnie aérienne.

Le Premier ministre Manuel Valls a réitéré ses appels à une fin du conflit, entré mardi dans sa neuvième journée, qui coûte au transporteur 20 millions d’euros par jour.

« La direction a fait un certain nombre de nouvelles propositions. Les conditions, me semble-t-il, sont réunies pour que les positions des uns et des autres convergent », a-t-il dit sur Europe 1. « Cette grève doit cesser, il faut que le dialogue se poursuive. J’en appelle à la responsabilité de chacun. »

La direction de la compagnie aérienne a proposé lundi de suspendre jusqu’à la fin de l’année la création de Transavia Europe, son projet de filiale low cost à l’origine de la grève des pilotes d’Air France, afin de donner davantage de temps aux négociations.

Les pilotes ont rejeté cette proposition, réclamant le retrait pur et simple du projet, qui risque selon eux de conduire à l’absorption de Transavia France et Transavia Hollande, ses deux filiales low-cost déjà existantes, et donc à des délocalisations d’emplois.

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a pris acte de la position de la direction mais souligne, dans un communiqué, qu’il avait « suggéré que ce projet Transavia Europe soit écarté du plan », et semble donc pencher pour un retrait.

Si Alain Vidalies juge, comme Manuel Valls, qu’il n’y a « plus aucune raison majeure » de poursuivre la grève, l’Etat semble vouloir faire pression sur la direction du groupe.

« La ligne, pour nous, c’est de proposer d’arrêter le projet Transavia Europe », dit-on dans l’entourage du secrétaire d’Etat. « Si la direction fait une vraie proposition en disant ‘on arrête Transavia Europe’, chacun peut faire un bout de chemin ».

Le PDG d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a estimé, lui, que les propositions du groupe – une simple suspension – répondaient aux principales inquiétudes des pilotes, tout en reconnaissant qu’une poursuite du conflit pourrait l’obliger à renoncer à sa stratégie de développement du low-cost.

« LA MORT DANS L’ÂME »

« Nous suspendons [le projet] et si nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord, nous serons obligés, la mort dans l’âme, parce que c’est stratégiquement à mon avis une erreur considérable, de retirer le projet », a expliqué mardi le PDG. « Je renoncerai pour l’instant à développer l’Europe, c’est très dommage », a-t-il ajouté.

Le syndicat SNPL, majoritaire à Air France, appelle pour sa part à une poursuite du mouvement, jugeant à ce jour insatisfaisantes les propositions de la direction et dénonçant l’attitude du PDG dans les négociations.

« Si Alexandre de Juniac est capable autour de la table de la négociation de faire une proposition dans laquelle il s’engage à ne pas délocaliser l’emploi français, à ce moment-là, nous serons prêts à l’écouter. Mais ce n’est pas ce qui se passe », a déclaré son président Jean-Louis Barber sur i>TELE.

« Est-ce que vous ne pensez pas qu’il y a un problème de management dans cette entreprise ? Les méthodes qui sont utilisées aujourd’hui par Alexandre de Juniac ne sont pas les bonnes », a-t-il ajouté.

L’autre syndicat gréviste, le Spaf, a également appelé à une reconduction du mouvement jusqu’à vendredi.

« M. de Juniac n’a plus la confiance de ses salariés. Il ne négocie pas, il cherche à détruire », déclare l’organisation dans un communiqué.

Signe que le conflit reste dur, Air France prévoit d’assurer 46% de ses vols mercredi contre 48% mardi, malgré un taux de grévistes pour la journée officiellement en léger recul – 52% contre 57%.

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Air France et la France, même combat : s’adapter ou périr

Dans l’œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l’Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu’écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

Air France et la France, même combat : s'adapter ou périr

Air France et la France, même combat. Crédit Reuters

Frédéric Bastiat fait partie des très grands économistes français. Auteur notamment de « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas »(Editions Romillat). Né à Bayonne, il était homme politique, journaliste et  polémiste. La clarté de son style, son humour et sa simplicité d’expression l’ont beaucoup desservi dans le monde universitaire où la lourdeur, le formalisme et le pédantisme creux passent souvent pour autant de gages de sérieux et permettent d’éviter les prises de positions trop nettes et facilement compréhensibles. En un mot, ses idées libérales font bien évidemment très rarement partie des programmes de l’Université française.

C’est pour cette raison qu’il se trouve être beaucoup plus connu à l’étranger qu’en France. Circonstance aggravante : pendant son mandat de député de 1848 à 1850, il votait tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite !

Dans une économie, ce qui ne se voit pas et ne fait pas l’objet de commentaires dans les médias grand public, est ce qu’il y a de plus intéressant à décrypter, car c’est souvent le plus important. Parmi les exemples de ce qui ne se voit pas cette  semaine :

Dans un pays où le système scolaire produit 7% d’illettrés, on pourrait imaginer que cet échec terrible ferait honte aux fonctionnaires de l’Education Nationale. En France, pas du tout, ils préfèrent s’en prendre à Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, qui s’est permis de rappeler qu’il était difficile de retrouver un emploi quand on ne savait pas lire. On aurait pu s’attendre à une mobilisation des professeurs pour prendre en charge les ouvrières de Gad (Usine d’abattage qui vient de faire faillite) afin de leur apprendre à lire le plus vite possible !

L’apprentissage devrait être une solution pour tous ceux qui font partie des jeunes qui après avoir suivi les classes de l’enseignement public, ne savent ni écrire convenablement, ni compter et ignorent totalement les rudiments de la politesse élémentaire. On a appris qu’un nouveau texte était en préparation au terme duquel un artisan qui voudrait engager un apprenti pour le former, devrait demander à l’inspection du travail dont il dépend de lui délivrer un certificat attestant qu’il respectait à la lettre les 3500 pages du code du travail !

Dans un pays où l’on pratique l’hypertaxation des revenus du capital, on punit « les riches » et on rend les pauvres plus pauvres, car le nombre de chômeurs de longue durée ne cesse d’augmenter. Une visite à la Biennale de Paris au Grand Palais la semaine dernière permettait de comprendre où se dirigeaient les flux des investisseurs. Les prix pratiqués sur les stands sont devenus obscènes, tant la demande est importante. Parallèlement, le port franc de Genève Natural Le Coultre, société contrôlée par Yves Bouvier qui est le numéro un des ports francs mondiaux était presque saturé, celui du Luxembourg vient d’être inauguré.

Encore un dernier verre et je m’arrête de boire…

La France qui n’a même pas commencé à réduire ses dépenses publiques en valeur souhaite repousser pour la troisième fois consécutive son objectif de retour aux 3%.

Elle va emprunter l’année prochaine autour de 16% de son PIB, financement qui sera assuré pour l’essentiel par les fonds de retraite américains. Autant dire qu’il n’y a plus beaucoup de temps pour passer à l’action.

Il faudrait arrêter d’utiliser les mots de sécuriser, pérenniser, sanctuariser qui fabrique au quotidien une France rêveuse et immobile.

Manuel Valls dans le discours de la non réforme

« Gouverner, c’est réformer, c’est résister » nous a expliqué Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale à l’Assemblée Nationale. Jusqu’à maintenant, c’est tout ce qu’il ne fait pas. Pour lui gouverner, c’est en réalité sauver avant tout son électorat.

On était dans le catalogue de bonnes intentions. Il n’y a plus un centime dans les caisses de l’Etat, mais il accorde une réduction d’impôts à 6 millions de ménages… C’est le cadeau fait aux frondeurs.

Il va laisser filer le déficit. Il n’y aura aucune diminution des dépenses publiques ni en pourcentage du PIB, ni en valeur, alors que le niveau de prélèvements obligatoires est le plus élevé d’Europe à 57% du PIB contre 43% dans le reste de l’OCDE. L’Etat redistribue plus de 600Md€ de dépenses sociales et s’est érigé en « Etat Nounou » qui contrôle tout et surveille tout. La social démocratie est devenue un social clientélisme qui bride la liberté et décourage l’innovation et la création d’entreprises, donc la création d’emplois. On est dans le zig zag permanent. Son discours était plus à gauche que devant le Medef. Il fallait amadouer cette fois la gauche de la gauche. La grève d’Air France dont l’Etat possède 15% sera à cet égard un très bon test.

Beaucoup de Français ne comprennent pas pourquoi leur impôt a augmenté alors que leurs revenus n’ont pas progressé. Réponse : on tape sur les petits et les moyens.

On est dans une véritable grève de l’investissement qui est moins visible que celle des pilotes d’Air France.

François Hollande ne semble plus avoir prise sur la réalité du pays

Il a paru médiocre et malhabile lors de sa conférence de presse. « C’est pas facile » nous a-t-il dit. On pourrait se féliciter de constater que la finance est devenue sa meilleure amie, surtout quand elle pratiquait des taux d’intérêts extrêmement bas. Il aurait bien tort de s’en féliciter et surtout de s’y complaire.

Au total, on a bien compris qu’il ne se passera plus rien jusqu’en 2017. Les grandes réformes, c’est oublié. Les frondeurs ont eu satisfaction. La France ne va probablement pas encore assez mal pour que l’on fasse enfin les réformes que tout le monde a fait.

Rien de sérieux ne sera entrepris notamment contre la fraude aux cotisations sociales sauf contre les chefs d’entreprise bien sûr.

Air France doit s’adapter ou périr

Tout le monde sait depuis la disparition de la mythique compagnie américaine Pan Am que les compagnies aériennes sont mortelles.

Air France a perdu 600M€ sur ses lignes moyen courrier en 2013 et Transavia, sa compagnie low cost, 23M€.

Pour devenir rentable, il faut qu’elle exploite plus d’avions dans des conditions de rentabilité satisfaisantes. Cela nécessite que les pilotes acceptent les conditions du marché qui est très concurrentiel. Avec la grève des pilotes d’Air France le pavillon français est en train de couler, car il y a un écart de productivité de 30% entre le Groupe Air France et ses concurrents.

Les compagnies « low cost » détiennent maintenant 40% du marché européen. Même si les coûts additionnels alourdissent souvent la facture pour les clients, la demande est là. Easy jet et Ryanair dégagent une marge opérationnelle proche de 13% alors qu’ Air France arrive péniblement à 0,5%. GermanWings, filiale de Lufthansa, exploite 39 avions et en a commandé 90 pour 2015. Elle transporte 16M de passagers. La majorité des vols moyen courrier en Europe de Lufthansa a été transférée sur GermanWings. Vueling, contrôlé parBritish Airways et Iberia, exploite 73 avions et en a commandé 120. Cela lui permet de transporter 13M de passagers par an. Vueling représente maintenant 35% du trafic de l’aéroport de Barcelone. Transavia, la filiale « low cost » d’Air France ne transporte que 2,7M de passagers. Elle n’exploite que 13 avions et en a commandé 31 qui seront livrés en 2017.

Ces chiffres montrent bien à quel point la situation de Transavia et donc celle d’Air France est grave. Quand on est sur un marché en pleine rupture qui casse les modèles existants, il faut s’adapter ou périr. Il n’y a pas le choix. C’est un peu le problème de la France. Le problème, c’est que ni le gouvernement qui parle encore « d’usagers », ni les pilotes n’ont compris que celui qui était roi, ce ne sont ni les inspecteurs des finances ni les pilotes, mais les clients qui décident de voler sur la compagnie de leur choix.

L’Italie va mal

L’Italie sera en récession en 2014 avec un recul de son PIB de 0,4%. C’est une mauvaise nouvelle pour la France car Manuel Valls se trouve très exactement à la place de Mateo Renzi il ya quelques mois. Le chef du gouvernement italien a fait beaucoup de déclarations de bonnes intentions mais rien n’avance. La réforme du code du travail n’avance pas et pourtant, c’est la réforme indispensable pour que l’Italie retrouve de la compétitivité.

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Grève à Air France: les négociations dans l’impasse, les pilotes dans la rue

Neuf jours que le bras de fer dure chez Air France autour du développement de sa low cost Transavia: malgré un nouvel appel du Premier ministre à « cesser » la grève, la moitié des avions sont encore au sol mardi et les pilotes descendent pour la première fois dans la rue.

Le SNPL, syndicat majoritaire dans la profession, a encore étendu son préavis de grève, qui court désormais jusqu’au 30 septembre. Ceux du Spaf, deuxième syndicat, et d’Alter (non représentatif) courent jusqu’à vendredi.

Air France devait assurer mardi 48% de ses vols, mais la situation était pire dans plusieurs aéroports: à Lille tous les vols Air France ont été annulés, 88% à Marseille.

Pour mercredi, la compagnie a prévu de maintenir 46% de ses vols et s’attend à un taux de grévistes de 52%, en baisse sensible par rapport à la première semaine (65%).

Depuis le 15 septembre, plus de la moitié des avions de la compagnie sont cloués au sol. Il s’agit de la plus longue grève depuis 1998.

Cette grève « doit cesser », elle « n’a aucune raison », « n’est pas comprise par les Français » et « représente un vrai danger pour la compagnie », a déclaré Manuel Valls sur Europe 1.

Le Premier ministre a appelé les pilotes « à la responsabilité ». Il a maintenu son soutien à la direction d’Air France, dont l’Etat est actionnaire à hauteur de près de 16% et invité les pilotes à « examiner les propositions de la direction ».

Une sortie de crise avait semblé se dessiner lundi. Las, la suspension du projet d?extension en Europe de Transavia, pour en discuter avec l’ensemble des syndicats d’ici à la fin de l’année, n’a pas calmé les pilotes.

– Manifestation devant l’assemblée à 14H00 –

Ulcérés par la menace du PDG de rompre l’accord régissant depuis 2007 la filiale Transavia France, que le groupe entend développer sans attendre, les syndicats ont durci le ton et réclament désormais la suppression pure et simple du projet Transavia Europe.

Le PDG du groupe Air France-KLM Alexandre de Juniac a continué mardi à défendre son projet de développement de Transavia, seule parade selon lui à l’offensive des compagnies à bas coûts.

Faute « d’accord » avec les personnels, le groupe sera contraint de le « retirer », « la mort dans l’âme », a-t-il dit.

Mais les pilotes restent persuadés que ce projet de créer de nouvelles filiales en Europe, avec des pilotes sous contrats locaux, moins avantageux socialement que les contrats français, est une porte ouverte à du « dumping social » interne et mènera à une « délocalisation » d’emplois français.

Pour le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, « maintenant que la direction d’Air France a proposé d’arrêter le projet Transavia Europe, les positions doivent converger autour du développement de Transavia France ».

La compagnie veut faire passer la flotte de Transavia France de 14 à 37 avions et rappelle que 1.000 emplois sont à la clé dans l’Hexagone, dont 250 pour les pilotes.

Pour préserver leurs conditions d’emploi, les syndicats de pilotes restent arc-boutés sur leur revendication: un contrat unique pour tous les pilotes des gros avions du groupe Air France, quelle que soit la marque (Air France, Transavia ou Hop!).

Pour la première fois depuis le début de la grève, les pilotes sont invités à se rassembler, en uniforme, à 14h00 près de l’Assemblée Nationale, à Paris.

Le SNPL AF Alpa a obtenu lundi le soutien de syndicats représentant les diverses catégories de personnel (CGT, Unac, l’Unsa, SNPNC-FO et SUD-aérien).

En revanche la CFDT a déploré « l’intransigeance » des pilotes et la CFE-CGC « un mouvement scélérat qui annihile tous les efforts réalisés par les autres salariés » pour redresser le groupe depuis 2012.

La grève « génère des pertes d’exploitation pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros par jour », d’après AF-KLM.

Cinq dirigeants de compagnies régulières françaises dont Air Caraïbes ont publié dans Le Monde une lettre ouverte au SNPL dans laquelle ils dénoncent le « jusqu’au-boutisme (…) ravageur » des pilotes. Ils appellent les entreprises « à s’adapter pour être compétitives face à des compagnies européennes qui ont déjà achevé leur transformation ».

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Commentaires

Gerard Pernot Gerard Pernot
La France est un des seuls pays a considérer que la grève est juridiquement « an act of God », c’est à dire inévitable.
Ce n’est que le résultat d’une décision du management. La responsabiilté est celle de la direction d’Air France qui a choisi de refuser la négociation et a essayé de passer en force une réforme aux dépens des intérets du personnel de cette société.

Je trouve ahurissant que quelqu’un, qui va aller chanter l’Internationale dans un meeting, ose prendre parti contre des grévistes, alors même que l’Etat n’est même plus actionnaire majoritaire de cette société privée…

Mitch Savoy 014 à 15h22

Gérard Pernot : Pilote à la retraite ?

Cricri 2000

AIR FRANCE ?
Une icône en disparition ? AIRBUS construit des avions et les français volent sur EMIRATES ? Parfois la grève met l’entreprise sur la sable, c’est pas un scoop…

Fabienne Courvoisier
INTOX…. et sur toute la ligne!

Informer sur une grève ,c’est d’abord donner les causes »(qu’on en soit d’accord ou pas) et ne pas se contenter de donner la parole aux » opposants  » comme « certains » USAGERS (devenus « clients ») d’Air France ,choisis pour « ça »…
« Les PILOTES ont des BREVETS de pilotage; Mr de JUNIAC a des amis politiques. »(bien écrit par Charles Sabatier)
« certain(e)s » n’osent pas encore,(mais le feront bientôt) proclamer qu' »il faut rétablir l’esclavage ».
ETC

Abcdef ghij Abcdef ghij
Quand on perçoit un salaire qui se situe entre 10 000 euros et 24 000 euros mensuels, pour piloter un avion pendant une soixantaine d’heures chaque mois, on fait partie des
____ super privilégiés _______ !
Quand, malgré ces salaires et les innombrables avantages dont bénéficient ces pilotes et leurs familles, on se permet de faire GREVE et de mettre en danger une entreprise qui ne va déjà pas très bien, on est et on devient si on n’était pas, un irresponsable.
Quand on fait partie de ces irresponsables, l’employeur, AIR FRANCE, devrait licencier sans la moindre indemnité tous les grévistes.
Il y a des milliers de pilotes , aussi capables et compétents que ces pilotes grévistes pour prendre la place de ceux qui cassent une entreprise qui marche tout de meme encore.
Virez donc tous ces grévistes, !

C. Delyon C. Delyon
Message aux réacs…
Le droit de grève, comme le droit de manifester, est un droit fondamental en France.
Les gens ne font pas grève pour le plaisir.
Si Valls et les étrangers au monde du travail ne savent pas les raisons de ce mouvement social, ceux qui ont arrêté le travail savent pourquoi.
Il y a quelques temps un ministre traitait les cheminots en grève de preneur d’otages.
Je remarque la connivence des gens de droite avec des ministres qui se prétendent de « gauche ».
Moi, par principe, je suis avec les travailleurs, contre les tauliers dès lors que leur cause est juste.

Cantona Quelamour Cantona Quelamour
Un réac répond en citant Reiser : « Si la Gauche en avait, on l’appellerait la Droite »

C. Delyon C. Delyon
@Cantona Quelamour
Propos macho et imbécile (pléonasme!)
Les couilles ont une fonction bien précise.
Thatcher n’en avait pas…

Mitch Savoy

C Deylon
« Il y a quelques temps un ministre traitait les cheminots en grève de preneur d’otages. »
C’est un fait que les cheminots prennent, cycliquement à leur convenance, les usagés en otages.
« Les gens ne font pas grève pour le plaisir. » Vous avez raison Claude! Ils ne le font pas pour le plaisir mais pour sauvegarder coute que coute leurs sacrosaints privilèges ce sont eux les « néo réac » Moi je le comprends cette grève….merci l’Europe.

gerard huirer

Manuel Valls toujours égale a lui même , n’apporte aucune solution aux problème et reste dans une politique de la pensée unique , quand ont voient la bande de requin qui sont en photos derrière lui on a peur pour la démocratie et la liberté d’expression , il n y a pas de grève qui n’on pas de raison d’ être sa n’existe pas , a moins que monsieur Macrons pense qu’il y est que des illettrés a aire France pour ne pas comprendre se qu’ils font ? les français aussi en appelle a la responsabilité des socialistes depuis deux ans ! mais rien n’évolue c’est même encore pire , qu’il commence eux même a résoudre les problèmes de la France y aura peut être moins de grève .

Gérard

ils réussiront à faire disparaitre Transavia et air France aussi va y passer comme çà ils seront tous au chomage aux frais des contribuables…nous on s’en fout on voyagera sur British airways , easy jet, ryannair etc

George  • 

  • Si ce n’est pas un scandale, c’est quoi alors???….les pilotes ont fait très fort, je serai curieux de savoir combien leur plaisanterie va couter à Air France..car il y a les répercussions à court terme de 8 jours de congés mais combien faudra t »il d’années pour faire revenir les clients …

  • Martial  • 

    Les Français n’ont toujours rien compris à la Mondialisation!!!
    Oui, c’est terrible de devoir baisser son salaire et être embauché au taux horaire de nos voisins!

    kamel  • 

  • Comment des pilotes se permettent-ils de décider de l’avenir d’Air France. Ils ont du boulot! tant mieux, mais qu’ils pensent au personnel de Transavia. Plus ils gagnent d’argent, plus ils sont égoïstes. Qu’Air France décide

    Martial  •

  • Bien sûr!!! Le résultat de tout ça est qu’AF est condamnée à disparaître car elle ne s’adapte pas au marché actuel! Les Low Cost sont qu’on le veuille ou non l’avenir de toute compagnie aérienne!!!
    Les 30 Glorieuses sont finies depuis longtemps!!!! Les Syndicats de nantis n’ont toujours pas…

    Alanois  • 

    vous avez été en grève
    çà a coûté 20 millions d’euros par jour!
    je te supprimerais toutes leurs primes, …

    Ici Oxo  • 

    le PDG est celui qui dirige une entreprise ! pas les salariés et encore moins les politiques, qu’on ferme Air France, basta

    RDùgoe  • 

    Bon OK alors maintenant qu’ils arrêtent leur grève !

    Un utilisateur Yahoo  • 

    Si les pilotes veulent continuer à gagner 20 000 par mois, qu’ils les gagnent par une activité rentable ! Ce n’est pas aux contribuables de combler les déficits.

    FredericR  • 

    Dommage que ce conflit ne puisse pas aussi tuer AirFrance.

  •  G2D
  • perir
    périr car c’est la dernière fois que je donne mon business aux grévistes français…je traverse l’atlantique chaque mois et n’utiliserai plus jamais une entreprise française représentative de l’incapacité de ce pays à s’adapter aux réalités mondiales tout en traitant ses clients « a la française » bon débarras et allez rejoindre l’Argentine
  • Par le Gône – 23/09/2014 – 13:57 – Signaler un abus Parfaite comparaison..
    les nantis (employés de air France, compagnie Internationale déficitaire, au coûts de fonctionnement extraordinaires) veulent comme les Socialistes (autres nantis de la République) maintenir contre tous leurs privilèges exorbitants..qui ruinent le pays..oui l’exemple est admirablement représentatif de la situation de notre République bananière..Y’a bon les privilèges.
  • Ganesha

  • Boucs Emissaires
    Article de propagande. Ce qui fait actuellement crever le monde, c’est l’oligarchie de la spéculation financière ! Tout le monde le sait, même ce petit crétin de François Hollande. Les chiffres sont évidents : augmentation du nombre de milliardaires, explosion des dividendes… Mais cet article veut nous démontrer que les méchants, ce sont les pilotes de ligne. Et la solution, c’est évidement de baisser le Smic, et lorsque les pauvres auront le cancer, de les laisser crever… ou les euthanasier, solution finale que l’on étendra ensuite aux handicapés, aux malades mentaux… et aux déprimés ? La philosophie de Thatcher-Merkel est la forme moderne du Nazisme.
  •  2bout
  • Un peu plus profond, creuse encore !
    L’illettrisme, si, comme j’ai cru l’entendre dans les médias, la catégorie socio-professionnelle qui cumule le plus emploi et activité complémentaire était justement les enseignants (13%), et seulement si bien sur, ne seraient-ils pas sous-employés ? Quant à Air France, elle crèvera de sa connerie, mais à long feu, à coups de subventions, illégales puisque créant une distorsion de concurrence, mais sûrement, comme la SNCM. La raison étant toute simple : l’Etat est actionnaire, et cet Etat ne peut pas être arbitre et joueur à la fois. Et quand un de ses employés de l’Etat réclame, il obtient, mais ce sera toujours aux dépends de ses actionnaires, les salauds de patrons qui s’enrichissent sur le dos des employés, en réalité l’Etat, c’est-à-dire nous-mêmes ces salauds de français qui crèvent la gueule ouverte pour répondre aux caprices des nantis que leurs statuts préservent. Alors clairement, la solution, puisque l’Etat est garant de nos biens, ce que l’on se débarrasse de ces actions et que l’Etat les vende à qui en voudra pendant qu’elle valent encore quelque chose.
    • PICARDIE  •  

      Ah quand on touche aux privilèges d’une classe aisée qui de plus ne « travaille » au plus que 700h par an.!!
      Salender  •  
    • Ils ont la chance d’avoir un boulot, boulot bien payé, car il y a tout de même une grande responsabilité quand on est pilote, 545 heures par an, mais pensez-donc que vos avantages sont pour le moment obtenus grâce aux usagers qui font confiance à Air France, qu’avinera-t-il de vos privilèges …
      Jean Pile  •  
    • Quand air France aura fait faillite on verra des annonces du genre :
      « A vendre avions très peu servis ».
      Yfic  •  
    • J’ai le sentiment que cette grève qui théoriquement devrait cesser, ne présage rien de bon.
      Cela ressemble à une manipulation pour rajouter des difficultés à Hollande et son gouvernement et apparait comme le déclencheur pour d’autres réactions comme celle de Morlaix ..
    • Jean  •  

      AF qui aurait coulé depuis les années 70 sans le soutien financier de nos impots ,
      Indécent.
    • Le Concombre Masqué  •  

      Dommage que je ne sois pas à Paris ce jour là, j’aurais pu au moins leur dire ce que je pense d’eux…
      CM  •  
    • L’esprit corporatiste et syndicaliste en plein oeuvre de destruction…
      Francoise  •  20.000 euros par mois en fin de carrière pour 600 heures de vol et ils osent faire grève.
      Jean  •  faire du low cost en conservant les charges et avantages de AF.
      Le ridicule a la Francaise.
      Mawu  •  Rendez-vous devant l’assemblée pour leur lancer des oeufs pourris à ces feignants de nantis.
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