Des « frondeurs » au Front de gauche : déjeuner symbolique à la Fête de « L’Humanité »

Le Monde.fr | Par Olivier Faye

Jean-Luc Mélenchon à la Fête de « L'Humanité », le 12 septembre.

Les plans de table ne sont jamais aisés à dessiner, surtout dans les familles recomposées. Celui qui a réuni pour déjeuner samedi 13 septembre, à la Fête de L’Humanité, des personnalités aussi diverses que Jean-Luc Mélenchon, Jean-Vincent Placé, le socialiste « frondeur » Jean-Marc Germain ou encore Pierre Laurent ne dérogeait pas à la règle.

« On va manger des châtaignes », plaisantait quelques heures plus tôt un membre du Parti de gauche (PG). « Faire asseoir à la même table des personnes comme Mélenchon et Germain ne va pas de soi », se félicitait pour sa part un dirigeant communiste. Le fondateur du PG, en rupture avec le Parti socialiste (PS) depuis 2008, n’a en effet plus pour habitude de s’afficher au côté de ses anciens camarades « solfériniens », comme il les appelle.

« UNE PRISE DE CONTACT »

Le tour de force est à mettre au crédit de Pierre Laurent, patron du Parti communiste français (PCF). « Le Parti communiste est assez fort pour aller jusqu’aux ministrables », s’est même amusé le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, présent parmi les convives, qui avait négocié en vain lors du dernier remaniement son entrée au gouvernement de Manuel Valls. Pas franchement la personnalité la plus critique envers la politique menée par l’exécutif, donc.

Lire la chronique (édition abonnés) : La gauche peut mourir, la droite aussi

Qu’importe. Alors que le premier ministre doit se soumettre, mardi à l’Assemblée nationale, au vote de confiance, ce rendez-vous œcuménique de la gauche alternative a valeur de symbole. « C’est une prise de contact, explique Pierre Laurent. Le problème n’est plus de juxtaposer les critiques mais d’ouvrir le dialogue. L’heure n’est pas à cultiver chacun notre boutique. Elle n’est pas aux soustractions, mais aux additions. »

REFONDER LE PS OU RENVERSER LE GOUVERNEMENT

Côté frondeurs du PS, seuls les députés Jean-Marc Germain, Pascal Cherki, Barbara Romagnan et Christian Paul ont pris place autour de la table, en plus de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et du président du conseil général de l’Essonne, Jérôme Guedj. David Cormand, secrétaire national adjoint d’Europe Ecologie-les Verts (EELV), représentait pour sa part la direction de son parti, Emmanuelle Cosse ne pouvant se rendre sur les lieux que dans l’après-midi. Cécile Duflot, elle, est venue la veille.

Regarder le visuel interactif : Au PS, le manque de constance des frondeurs

« C’était un rendez-vous symbolique », tient à souligner Eric Coquerel, un des principaux dirigeants du PG. Le déjeuner valait en effet surtout pour la photo de famille, tant les divergences sont nombreuses entre les participants. Quand certains imaginent pouvoir refonder avec le PS une grande majorité autour d’une ligne politique plus à gauche, d’autres, à l’image du PG, appellent carrément à « renverser le gouvernement ». « Le 16 septembre, c’est une séance de rattrapage pour eux, dit Eric Coquerel à propos des frondeurs. Recomposer, ça ne nous intéresse pas. Il faut mettre un coup d’arrêt. » Il les appelle dès lors à voter contre Manuel Valls mardi. Si tel n’est pas le cas, une réunion comme celle de samedi pourrait rester sans lendemain.

« BÂTIR LES FRONTS LE PLUS LARGES POSSIBLE »

Les frondeurs semblent pourtant se diriger vers une abstention. « Mon objectif n’est pas de faire tomber le gouvernement. Je ne suis pas un opposant, je suis en désaccord », précise Pascal Cherki. « Le vote de confiance est un archaïsme de la Ve République. Il consiste à dire : “Vous refusez ou vous acceptez la politique du gouvernement.” Je veux pouvoir me prononcer sur chaque texte », insiste pour sa part Jean-Marc Germain.

Communistes et écologistes appellent de leur côté à s’unir sur des sujets communs avant de penser au grand soir. « Il faut se retrouver en positif sur des choses que l’on peut faire ensemble », plaide David Cormand. « Nous devons essayer de bâtir les fronts le plus larges possible, sur le logement, les seuils sociaux, le travail du dimanche », juge pour sa part Pierre Laurent. Ce dernier entend faire « converger » dans les mois à venir les différentes oppositions au gouvernement. Pas aussi simple que d’établir un plan de table.

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réactions 

jerome gonsolin

Être contre et s’abstenir c’est le summum de la couardise. S’ils en ont vraiment, qu’ils votent contre Valls le 15 et ils rendront service à tout le pays. Le plus probable est qu’ils s’abstiendront comme une partie de la droite, être opposant avec indemnités au parlement et dans les médias c’est plus valorisant que retomber dans l’oubli. C’est pourtant ce qu’ils méritent.

venira el temp de l’escoube

Ces gens se comportent comme s’ils représentaient 60% de la population mais leurs idées n’ont fait que 6% aux dernières élections ce qui avait dégouté Mélenchon. On attend toujours de leur part un petit prévisionnel: on laisse filer les déficits de combien, on distribue l’argent à qui, quel effet cela produit-il sur le chômage, la dette et le déficit commercial ? Voir tous ces gens bientôt sans mandat sera un vrai plaisir, ils ne valent pas mieux que les bras cassés du FN.

ricardo uztarroz

On se croirait à la cour d’une monarchie bananière dont les petits marquis rêveraient d’une IV° république et à ses intrigues de salon.

keora

C’était le même cirque avec le Programme Commun côtoyant le socialisme véritable de la RDA et l’URSS… en passant par le « Milliardaire Rouge » et les entreprises du Parti.

Kronos

Le rendez-vous de ceux qui n’ont rien à proposer et ne constituent en rien une alternative.La seule alternative existante est entre la politique libérale (de droite) de Hollande et Valls et la politique libérale (de droite) de Sarkozy et l’UMP.Les frondeurs font de l’agitation médiatique et rentreront bien sagement dans le sérail majoritaire. Ils ne sont pas prêts à se faire hara-kiri.C’est un mouvement sans lendemain de notables faisant semblant d’être de gauche pour préserver leur strapontin

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Fête de l’Humanité: le front anti-Hollande au point mort

Par ,

Comme tous les ans, le parc de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, accueille le temps d’un week-end la Fête de l’Humanité. Le PCF veut profiter de l’occasion pour unir la gauche opposée à François Hollande. Bon courage.

Fête de l'Humanité: le front anti-Hollande au point mort

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, veut faire de cette fête de l’Humanité 2014 un moment de construction d’une alternative politique à François Hollande et Manuel Valls.     AFP/Fred Dufour

A gauche? « Aucune perspective. » A droite? « Aucune perspective. » Ce membre de la direction du PCF fulmine. La situation politique est aujourd’hui totalement « bloquée ». La politique de François Hollande n’est plus soutenue que par une infime minorité de Français et l’UMP, suspendue au retour de Nicolas Sarkozy, avance cahin-caha sans leader. Et la gauche radicale? Elle en est au même point que l’année dernière, à en appeler au rassemblement des anti-Hollande.

« La fête de l’Humanité 2014 est placée sous le signe de l’alternance politique, veut pourtant croire Pierre Laurent. Il faut entamer la construction d’une alternative de gauche et refuser le trio que l’on nous impose: le duo Hollande-Valls, le retour de la droite et l’extrême droite qui serait une catastrophe pour notre pays. »

« Hollande et Valls ont ficelé le Parlement »

Le grand moment de ce week-end de concerts et débats se tiendra samedi midi avec un déjeuner suivi d’une rencontre entre les communistes, la direction du Parti de gauche, celle d’Europe Ecologie-Les Verts, de Nouvelle Donne et d’une partie du PS, en l’occurrence le collectif Vive la gauche qui regroupe les frondeurs (Christian Paul, Pouria Amirshahi, Fanélie Carrey-Conte, Jérôme Guedj…) Et preuve que Cécile Duflot tenait à participer malgré son agenda plein pour le week-end, elle a choisi de faire le déplacement vendredi pour un débat sur le logement.

Un tel casting n’annonce pourtant pas la construction d’un espace politique qui irait de Jean-Luc Mélenchon à Jean-Marc Germain, ex-directeur de cabinet de Martine Aubry. « Les frondeurs sont attachés au PS », analyse, lucide, Pascal Savoldelli, conseiller général du Val-de-Marne et responsable des élections au PCF. Rien ne dit qu’un jour, ils claqueront la porte de Solférino pour bâtir une alternative au parti qui leur a accordé leur investiture. Un simple regard sur les deux dernières années suffit à s’en convaincre. En octobre 2012, vingt députés socialistes s’opposaient au vote du traité budgétaire européen et neuf s’abstenaient. En juillet 2014, trente-trois s’abstenaient lors de l’adoption du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale (PLFRSS). La fronde est pour l’instant contenue. « L’Elysée et Matignon ont ficelé le Parlement », reconnaît Pascal Savoldelli.

Mélenchon fait de la concurrence avec la VIe République

A quoi bon dès lors s’acharner à essayer de construire une gauche plurielle? Le principal partenaire électoral du PCF emprunte d’ailleurs une autre voie. Jean-Luc Mélenchon entend désormais « fédérer le peuple », tournant le dos aux états-majors. Dans cette optique, il a lancé jeudi soir un site internet baptisé m6r.fr pour « Ma VIe République ». Les citoyens participeront sur cette page à la construction d’une nouvelle constitution. Au moment du lancement annoncé par Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du Grand Journal, le PCF inaugurait la fête de l’Humanité. Le leader du Parti de gauche ferait-il concurrence à ses camarades communistes? « C’est une initiative de Jean-Luc, réagit Pierre Laurent. Moi aussi, je m’investis pour la VIe République mais je le fais dans le cadre du PCF et du Front de gauche (FdG) », explique-t-il à L’Express.

Communistes et membres du Parti de gauche affichent deux stratégies difficilement conciliables entre une volonté d’unir les forces de gauches opposées à Hollande et une autre de rassembler les Français sans passer par les états-majors. Trois jours de réunions à La Courneuve ne permettront pas de gommer ces différences.

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Commentaires

J’espère que Mr Kerviel saura donner un coup de main à laurent et Melanchon pour les aider à déjouer les mécanismes financiers et les informer des scandales qui se jouent au dessus de nos pauvres têtes. Avec des preuves irréfutables car il ne connaît que trop bien ces milieux. Il a rencontré le pape et s’ il tient compte de son avis quand aux pauvres et à l’argent il saura faire des actions dans ce sens et aidera les gens après ce que lui a « couté » en vie et en conscience ce monde de la finance.

@cebert : En effet ,les moutons vont tranquillement rentrer à la bergerie .

Les frondeurs de gauche sont comme les roquets. Ils aboient très très fort mais il ne se passe jamais rien. Valls n’a pas de soucis à se faire pour la confiance.

@pamina13 : oui, mais maintenant il existe une passerelle entre le PC le Front National.

Le parti communiste existe encore ?

Je réfute l’idée que les Français sont opposés à la politique du gouvernement. Ils sont opposés à Hollande, oui, mais l’idée de donner plus de marge de maneuvre aux entreprises pour qu’elles embauchent est largement accepté. Après, la lenteur du parlement, qui met 1 an à mettre en oeuvre une réforme, concours à cette impression d’immobilisme. Le processus législatif n’est pas adapté aux situations d’urgence : soit on légifère normalement et alors ca prend des mois, soit on y va à coup d’ordonnances et on se fait traiter de dictateur.

Hollande et valls n’ont pas « ficelé le Parlement » mais le problème est qu’il n’y a aucune alternative au gouvernement actuel, ni à gauche, ni à droite et, encore plus à l’extrême droite !!

Il y aura des moules frites?

Réunion populaire du musée post marxiste français, longue vie aux dinosaures.

@rapidos66 : effectivement!

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Mélenchon exhorte les frondeurs à « aller au bout de leur logique »

« Si l’on pense comme c’est mon cas et comme c’est leur cas, que Manuel Valls ne mérite pas la confiance des parlementaires, ils doivent voter contre », juge l’ancien coprésident du Parti de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD) Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l’Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)

L’ancien coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi 13 septembre les frondeurs du PS à « aller au bout de leur logique » et à voter contre la confiance au gouvernement, mardi à l’Assemblée.

« Ces députés n’ont aucune excuse. Ils sont libres dans un pays libre et ils ont été élus. Par conséquent ils doivent aller au bout de leur logique, […] il ne suffit pas de faire de la mousse médiatique », a déclaré à la presse Jean-Luc Mélenchon, à l’issue d’un déjeuner réunissant Front de gauche, écologistes et frondeurs PS au Parc de la Courneuve lors de la Fête de l’Humanité.

Il faut assumer sa responsabilité devant le peuple français. Et si l’on pense comme c’est mon cas et comme c’est leur cas, que Manuel Valls ne mérite pas la confiance des parlementaires, ils doivent voter contre. Ça n’a pas de sens de s’abstenir à propos de la confiance que l’on fait ou non à un gouvernement. Ça n’a pas de sens. Donc il faut voter contre », a insisté Jean-Luc Mélenchon.

Plus tard dans l’après-midi, il s’en est pris avec virulence à François Hollande, « monarque républicain » accusé de se servir contre les députés de sa propre « impopularité ».

« L’Assemblée nationale doit être maîtresse d’elle-même mais dans les institution de la Ve République voyez comme le monarque républicain, ce fourbe totalement impopulaire qui se ferait jeter des pierres dans la rue (…) vient menacer les députés de sa propre impopularité », a-t-il déclaré lors de son discours sur « la VIe République » au stand du Parti de gauche.

« Vous n’êtes pas les députés de François Hollande »

« Il leur dit ‘si vous ne faites pas ce que je vous dis de faire alors je dissoudrai l’Assemblée nationale et vous serez battus à cause de moi’. Sa seule force c’est sa turpitude, c’est sa faiblesse », a-t-il ajouté.

« Députés, vous n’êtes pas les députés de François Hollande et de Manuel Valls, vous êtes les députés du peuple français », a lancé l’eurodéputé.

« Votre devoir est de rester fidèle à votre parole, au contrat qui s’est conclu avec les électeurs, vous n’avez pas à avoir peur et je dis que le chef de l’Etat et plus encore le Premier ministre désigné dans la minorité d’extrême droite du mouvement socialiste, n’a aucune raison, ni aucun pouvoir qui lui donne l’autorité de menacer l’Assemblée nationale de dissolution si on ne lui obéit pas », a-t-il dit.

Pierre Laurent, dans son discours de réception des personnalités a également de nouveau appelé les députés à voter contre la confiance comme le feront les députés du Front de gauche.

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Mélenchon exhorte les frondeurs à « aller au bout de leur logique »

« Si l’on pense comme c’est mon cas et comme c’est leur cas, que Manuel Valls ne mérite pas la confiance des parlementaires, ils doivent voter contre », juge l’ancien coprésident du Parti de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD) Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l’Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)

L’ancien coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi 13 septembre les frondeurs du PS à « aller au bout de leur logique » et à voter contre la confiance au gouvernement, mardi à l’Assemblée.

« Ces députés n’ont aucune excuse. Ils sont libres dans un pays libre et ils ont été élus. Par conséquent ils doivent aller au bout de leur logique, […] il ne suffit pas de faire de la mousse médiatique », a déclaré à la presse Jean-Luc Mélenchon, à l’issue d’un déjeuner réunissant Front de gauche, écologistes et frondeurs PS au Parc de la Courneuve lors de la Fête de l’Humanité.

Il faut assumer sa responsabilité devant le peuple français. Et si l’on pense comme c’est mon cas et comme c’est leur cas, que Manuel Valls ne mérite pas la confiance des parlementaires, ils doivent voter contre. Ça n’a pas de sens de s’abstenir à propos de la confiance que l’on fait ou non à un gouvernement. Ça n’a pas de sens. Donc il faut voter contre », a insisté Jean-Luc Mélenchon.

Plus tard dans l’après-midi, il s’en est pris avec virulence à François Hollande, « monarque républicain » accusé de se servir contre les députés de sa propre « impopularité ».

« L’Assemblée nationale doit être maîtresse d’elle-même mais dans les institution de la Ve République voyez comme le monarque républicain, ce fourbe totalement impopulaire qui se ferait jeter des pierres dans la rue (…) vient menacer les députés de sa propre impopularité », a-t-il déclaré lors de son discours sur « la VIe République » au stand du Parti de gauche.

« Vous n’êtes pas les députés de François Hollande »

« Il leur dit ‘si vous ne faites pas ce que je vous dis de faire alors je dissoudrai l’Assemblée nationale et vous serez battus à cause de moi’. Sa seule force c’est sa turpitude, c’est sa faiblesse », a-t-il ajouté.

« Députés, vous n’êtes pas les députés de François Hollande et de Manuel Valls, vous êtes les députés du peuple français », a lancé l’eurodéputé.

« Votre devoir est de rester fidèle à votre parole, au contrat qui s’est conclu avec les électeurs, vous n’avez pas à avoir peur et je dis que le chef de l’Etat et plus encore le Premier ministre désigné dans la minorité d’extrême droite du mouvement socialiste, n’a aucune raison, ni aucun pouvoir qui lui donne l’autorité de menacer l’Assemblée nationale de dissolution si on ne lui obéit pas », a-t-il dit.

Pierre Laurent, dans son discours de réception des personnalités a également de nouveau appelé les députés à voter contre la confiance comme le feront les députés du Front de gauche.

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Réactions

alberic fony

Au lieu de s’évertuer à miner le gouvernement, Mélenchon devrait s’atteler à gagner les élections plutôt que faire le lit de Marine Le Pen ….

Philippe Saturne

Je remarque de plus en plus que tout le monde copie Mélenchon.
De Le pen aux frondeurs tous ont adopté ses méthodes.
Mais ce qui est naturel chez l’un ne marche pas chez les autres.

Solent Ingam

Je croyais qu’il devait se retirer dans un ashram celui là, on m’aurait menti ?

claire tixier

Un geste exemplaire: celui de L Vauquier qui s’est substitué à la police ou à la gendarmerie de sa ville pour interpeller des jeunes en scoots qui grillaient les feux rouges .
il a quitté sa voiture, a pris des risques physiquement , et leur a demandé de faire des travaux d’intérêt général.
Chapeau !
Cela tranche singulièrement avec le laxisme de la justice selon Taubira.
On aura compris de quel côté se trouve le courage.

fofovi wilson

mélenchon règle des comptes avec ses anciens camarades du parti socialiste qui sont au pouvoir. il se sert des frondeurs pour aggraver la situation interne du parti socialiste.
mélenchon a oublié un petit détail: c’est que lorsqu’on critique un gouvernement, on soit en mesure de constituer une alternative, une alternative crédible. or mélenchon n’a aucun projet alternatif, à part ses rodomontades, ses attaques outrancières contre hollande et valls. il est comme les frondeurs, qui se comportent comme des étudiants qui manifestent contre le gouvernement, en oubliant qu’ils ne sont plus des étudiants, mais des députés, membres de la majorité parlementaire. si ce statut ne leur convient plus, qu’ils aient en effet le courage de voter contre le gouvernement pour provoquer des élections anticipées. j’imagine ce que seront les résultats des élections: la berezina pour tous ceux qui parlent au nom de la gauche
messieurs, il faut que cesse la récréation. les affaires de la france ne peuvent pas attendre que vous régliez les menus problèmes idéologiques et personnels

Didier Nicolas Didier Nicolas
Melenchon se lèche deja les babines il reve de faire tomber Hollande avec l’aide des frondeurs,de ramener au pouvoir une droite pure et dure avec son lot de mesures encore plus impopulaires que le PS,et devenir le 1er opposant a la droite seule façon pour lui de décoller enfin electoralement,enfin le croit t’il,il jouera ainsi au revolutionnaire de service et nous fera des discours enflammés,mais que des discours,pour le reste il sera au chaud a bruxelles la belle vie en vendant du « grand soir » aux gogos

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Fête de l’Huma : ils rêvent d’une autre politique

Le Point –

Verts, « frondeurs » ou encore « mélenchonistes », les membres d’une gauche désenchantée par l’éxécutif sont réunis à la fête de l’Huma.

La fête de l'Humanité se tient jusque dimanche
La fête de l’Humanité se tient jusque dimanche © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
une crise sans précédent, les écologistes, frondeurs, « mélenchonistes » pourraient proposer une alternative au Parti socialiste. Réunis à la fête de l’Huma, ils discutent ce week-end d’un éventuel avenir en commun. Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, n’a eu de cesse de le répéter dans les allées du Parc de la Courneuve (Seine-Saint-Denis) : il veut « remettre dans le dialogue l’ensemble des forces de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale ». Pour cela, le patron des communistes avait organisé une belle affiche samedi midi en invitant à sa table les représentants du Front de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, des frondeurs socialistes ainsi que des membres de la direction d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV).

Une présence un peu inattendue – et très médiatique – dans les allées : celle de l’ex-trader Jérôme Kerviel, invité de Jean-Luc Mélenchon qui n’a fait qu’un bref tour de piste, l’occasion de saluer en M. Mélenchon « l’homme qui lui a tendu la main ». La reprise du dialogue à gauche « est un long travail », selon Pierre Laurent pour qui « la fête de l’Huma est une belle occasion ».

« Il pleut sur Hollande mais ici il fait beau »

« Dans la période actuelle, c’est utile qu’à gauche on se parle », assure aussi Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l’Essonne. « On rend publiques des choses qui se passent tout au long de l’année », s’amuse-t-il. « Ce qui est anormal c’est que la gauche ne se parle pas (…) qu’il n’y ait pas d’autre politique possible que de se soumettre ou de se démettre », allusion claire au fracassant départ du gouvernement d’Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti pour cause de désaccord avec la ligne politique de Manuel Valls.

Autour de la table également, les écologistes représentés par le sénateur Jean-Vincent Placé et David Cormand, responsable des élections. « Il fait beau, c’est un signe. Il pleut sur Hollande mais ici il fait beau », souligne en souriant David Cormand. Sauf qu’après la photo, « il va falloir passer aux travaux pratiques » et « concrétiser » le rassemblement sur des points de convergence.

« Mousse médiatique »

Car malgré la cohésion de façade, toutes ces composantes de la gauche sont encore loin d’être prêtes à agir ensemble. Exemple éclatant : le vote de confiance, mardi à l’Assemblée nationale, qui doit donner lieu à des votes contre (PCF), des votes pour (certains frondeurs, peut-être certains écologistes) et des abstentions (d’autres frondeurs PS et d’autres écologistes).

« On est dans le temps de la conviction. Il faut montrer qu’il y a une dynamique possible », veut croire la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, qui fustige « un petit quarteron de gauche qui s’approprie une dérive politique qui n’est pas de gauche ». « Bienvenue à la maison… C’est Pomponette, elle est revenue », s’est amusé Jean-Luc Mélenchon en accueillant sur le stand du Parti de gauche cette ancienne camarade du Parti socialiste.

Le leader du PG a encouragé les frondeurs à voter contre la confiance et à ne pas « avoir peur » du « monarque républicain » qui agite la menace d’une dissolution de l’assemblée. « Ces députés n’ont aucune excuse. Ils sont libres dans un pays libre et ils ont été élus. Par conséquent ils doivent aller au bout de leur logique (…) il ne suffit pas de faire de la mousse médiatique », a déclaré à la presse M. Mélenchon, pour qui « ça n’a pas de sens de s’abstenir à propos de la confiance que l’on fait ou non à un gouvernement ».

Le vote de confiance : « une épreuve de vérité »

Pierre Laurent qui appelle aussi au vote contre la confiance estime que ce « sera une épreuve de vérité mais pas la seule ».

« Après le vote de confiance, après la conférence de presse de François Hollande (jeudi), on doit fixer un calendrier de travail », souligne Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV. « Il faut travailler, pas simplement sur des interrogations théoriques. Il faut sortir du sentiment que rien n’est possible et que tout est joué d’avance, sentiment qui pousse les gens vers le FN », ajoute-t-elle.

« Il faut maintenant arrêter les préliminaires », insiste David Cormand, « si on veut des résultats pour 2017, il faut des travaux pratiques avant ».

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Commentaires

Antigauche500

Ils sont très dangereux

Tous ces gauchistes sont dangereux, très dangereux. Le pen est une broutille par rapport au PS et à tous ces gauchistes qui ont assassiné la france avec leur politique irresponsable anti entreprise, anti famille, anti armee et anti église.
SAINT SARKO, PRIEZ POUR NOUS…

vivelavie

C’est une excellente nouvelle

Que les socialistes-socialistes, les verts gauchistes et les communistes se regroupent est la bonne solution. Cela permettra au parti socialiste de se rénover et de créer un parti plus proche des démocrates américains. Je parie qu’une bonne part de centre et de l’UMP s’y joindraient. Laissons l’UMP d’extrêmement droite rejoindre le FN.

Cé la Caco !

Discrétion syndicale, et nostalgie des années 60…

Pas de syndicats ? Plus de syndicats, non plus ? Où sont les sans dents ?

La vérité crue est que ce qui est mal digéré par cette gauche est la baisse des ressources naturelles. La politique internationale de la France, c’est l’accès aux ressources énergétiques. Nous sommes les obligés des nouveaux riches que sont le Qatar, l’Arabie, l’Algérie, la Russie surtout. Comme l’angleterre serait bientôt un confetti, genre Suisse, si l’Ecosse prenait le large.

Demain on rase gratis, et l’inflation, c’était hier. Aujourd’hui nous avons 5 millions de chômeurs, 5 millions de fonctionnaires, 15 millions de retraités, et tout cela impose un maximum de pression sur la classe productive, pauvre ou aisée.

La prise de conscience ne peut se faire qu’avec une mobilisation par le travail (pas les vacances). Valls s’est PACSé avec le Medef, c’est clair. Il reste à cette gauche « paléo » à trouver une personalité, genre Rocard ou Delors, qui dirait ces vérités, et proposerait de mobiliser directement l’état sur des tâches économiques. Cela a déjà été fait, par De Gaulle en particulier, et ils devraien penser à suivre le culot des écossais, prendre le contrôle des banques et de l’industrie, et agir, avec les chômeurs et les sans dent.
Il y a de quoi faire, avec les transports, les nouvelles énergies, la réhabilitation industrialisée de l’habitat ancien.

ARQUEBUSE

Un retour au programme commun !

Les communistes, c’est quoi ? La gauche c’est quoi ? C’est 14 ans de gâchis avec François Miterrand ! C’est l’abaissement du train de vie des ménage ! C’est luxure du syndicalisme CGT vue par Delanoé à Paris et ses subventions avantageuses ! C’est une minorité qui veut imposer à la majorité ! C’est donner les clés de la patrie à toutes celles et ceux qui veulent profiter du modéle sociale avantageux. C’est en fait un amalgame de personne dont l’utopie est leur principal motivation. La socialo-communiste nous a mené là où nous sommes aujourd’hui, c’est-à-dire au degré au dessous de zéro. Dont acte !

Coupdeboule

Dinosaures

Sur le plan idéologique ils sont restés en 1970… Il paraît que le monde à évolué depuis !

Mainecoon

Pol-pot aussi rêvait d’une autre politique

Ce sont les mêmes qui l’ont accueilli, formé, applaudi et encouragé quand il a pris le pouvoir, et totalement oublié quand le rêve est devenu cauchemar.
Sans le moindre remord puisque sans mémoire, ils continuent leur rêve.
Une commémoration de plus serait salutaire, mais le devoir d’oubli est une valeur de gauche.

La défaillance nous guette

Frondeurs de rien du tout !

On va voir si mardi ils vont encore être frondeurs !
quand il s’agit de perdre sa petite place bien confortable et bien payée !
faudrait pas prendre de risque surtout !
lâches et épouvantail ! Pendant ce temps il fait quoi le chômage ? Il avance et c est le seul dans ce pays foutu !

logatetu

La fête, de l’HUMA, survivra après la disparition du dernier communiste !

Elle est devenue une entreprise commerciale capitaliste, expression d’une désespérance définitive !
je ne connais pas ce David, dont le corps ment, aux GOLIATHS, pé – oples : « il faut maintenant arrêter les préliminaires !  » !?, dit – il ! Pauvre gars, s’il était passé de l’inné à l’acquis potentiel, par le travail, il se serait rapproché du bonheur !
« si on veut des résultats en 2017, il faut des travaux pratiques avant » !?,
pauvre, sans dents ! Faudrait quand même pas mettre la charrue avant les boeufs !
comment peut – on parler d’amour, quand on est pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour ?
il faut trouver le compromis positif, entre le goulag et le coca cola, que diable !

logiques

Ou le rêve des dinosaures…Ils ont la vie dure mais nous pouvons espérer les mettre au musée des utopistes.

Jean-Pierre92

L’autre politique ?

C’est quand les socialo-communistes auront été radiés de leurs mandats, la France pourra se réformer.
Le front national perdra sa raison d’être.

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