Qui sont les patrons d’entreprises du CAC 40 les mieux payés ?

Par Charlotte Peyronnet

EN IMAGES – Avec 4,5 millions d’euros par an, Maurice Lévy, patron de Publicis, est le mieux payé du CAC 40 d’après une étude réalisée par le cabinet Spencer Stuart.

Le cabinet de conseil Spencer Stuart a réalisé une revue d’effectifs des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Composition, rémunération, pourcentage de femmes, tout est passé au crible en se fondant notamment sur les dernières assemblées générales des entreprises.

Avec une rémunération de 4,5 millions d’euros, Maurice Lévy sort grand vainqueur du classement des patrons les mieux rémunérés. Il se place devant Jean-Paul Agon, le PDG de l’Oréal, Bernard Arnault, le patron du groupe LVMH ou encore devant le PDG de Total Christophe de Margerie.

L’étude précise que les grands groupes français se sont dotés d’une version actualisée de leur code de gouvernance Afep-Medef, non contraignant, qui a entraîné l’application pour la première fois lors des assemblées générales 2014 du «say on pay», à savoir un vote consultatif sur la rémunération des patrons.

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commentaires

  • Une phrase de Margarette Thatcher dans le biopic « La dame de fer » disait qu’il est préférable que les écarts s’agrandissent entre ouvriers et patrons, si dans le même temps leurs revenus augmentent. Plutôt que d’essayer de réduire cet écart tout en diminuant le revenus des deux parties.
    Cette phrase m’avait pas mal fait réfléchir quand je l’ai entendue et devinez dans quel cas nous sommes en France actuellement…

  • Et parmi eux, à part Mittal, combien on créé une entreprise ?

  • soit 10, 15, 20 fois moins qu’aux USA par exemple.

    Ou encore que certains chefs d’états africains qui puisent dans les caisses de leurs pays …

    Rien de choquant….

    Il y a plein de Francais qui gagnent autant a Londres ou a New York. Dans les banques americaines les salaires des dirigeants se comptent en millions a deux chiffres et donc des centaines de cadres gagnent autant que les patrons du CAC 40 sans avoir autant de responsabilités …..

    Laissez les travailler, ce sont les seuls leaders qui nous restent en France !!

  • ce qui est choquant, c’est pas tant leur salaire, quoi que pour certains, car gagner des millions, et voir sa fortune augmenter en milliards …quelques infos supplémentaires auraient été les biens venus …

    par contre ce qui est choquant pour moi, c’est que ces mecs sont a la tête de boîte qui payent moins de 5% d’impôt sur les sociétés alors que les PME qui n’ont pas leurs trésoreries, payent, elles les 33% !!!

    égalité sociale et fiscale qu’il disait …

  • rémunération brute et avant la taxation à 75% .Courageux d’être restés en France alors que de nombreux capitaines d’industries du CAC 40 se sont délocalisés à Londres, Boston ou Hong Kong.
    Tous les pays font tout pour attirer les cadres dirigeants de haut niveau et les gens riches( venez chez nous, venez chez nous! disent les anglais, les portugais ,américains,singapouriens etc )et nous pour les faire fuir.

  • Les articles sur les salaires des dirigeants intéressent les actionnaires des entreprises concernées et satisfont le sentiment de jalousie de trop de personnes qui ne sont autrement pas concernées .

  • 1 million d’euros = 2000 euros par mois pendant 40 ans ! OK ?

    Tiens, le Fig se lance dans l’article démagogique, le classique chiffon rouge des salaires des patrons du CAC40 ?
    Pourquoi pas un article sur le nombre supposé de députés ‘oubliés’ de l’administration fiscale

  • Pour le patron de Publicis, ça le vaut bien, puisque son entreprise, grâce à ses publicités, arrive à faire acheter aux consommateurs des tas de choses dont ils n’ont pas besoin.

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    Les professeurs des écoles français sont sous-payés, selon l’OCDE

    LE MONDE Maryline Baumard


    Dans une classe de primaire, en 2013.

    Dix euros de plus ou de moins. Sa feuille de paye n’est jamais tout à fait la même. Pourtant, le montant affiché reste toujours sous la barre des 2 100 euros. Comme bloqué. « Après douze ans de métier, ce n’est pas beaucoup… », regrette Régis Forgione, professeur des écoles à Freyming-Merlebach (Moselle). Sa passion et son engagement n’y changent rien. Les innovations numériques qu’il met en place dans sa classe non plus.

    En France, on croyait le salaire des enseignants proportionnel à leur ancienneté. Il est aussi proportionnel… à l’âge des élèves. L’OCDE, dans son panorama annuel, Regards sur l’éducation, paru mardi 9 septembre, a mis au jour cette loi étrange qui veut qu’un maître du primaire gagne 30 % de moins qu’un professeur de lycée.

    Lire aussi : Le salaire des enseignants français à la loupe

    « Pour la première fois, nous avons pu disposer des documents pour établir nos statistiques sur le salaire réel des professeurs, c’est-à-dire la somme inscrite au bas des feuilles de paye, indique Eric Charbonnier, expert à l’OCDE. Depuis des années, nous sommes conscients que les salaires “statutaires” théoriques que nous utilisions précédemment dans nos statistiques masquaient un écart conséquent entre le revenu réel du professeur des écoles et celui du professeur de lycée. Seule la prise en compte des heures supplémentaires et des primes permet une comparaison plus fine. »

    Lorsque l’organisation internationale s’arrêtait à une comparaison des barèmes, l’écart entre ces deux niveaux d’enseignement n’était en effet que de 10 %.

    Les enseignants français sont moins bien payés que leurs collègues de l'OCDE.

    Cette fois, l’organisme international, qui s’appuie sur des données de 2012, a introduit dans son calcul les primes perçues pour le logement, la prime de suivi et d’orientation des élèves (ISOE), les heures supplémentaires, en intégrant le salaire des agrégés, autrefois exclus. Or, dans le primaire, les heures supplémentaires sont très rares, quand dans le second degré elles concernent plus de la moitié des enseignants et permettent de majorer de façon importante le traitement des fonctionnaires, surtout en lycée.

    Ainsi calculé, le salaire moyen net mensuel d’un professeur des écoles est de 2 596 euros ; celui d’un professeur de lycée, de 3 389 euros (quel que soit l’âge de l’enseignant). Cette différence puise ses racines dans le passé. « Sous Jules Ferry, un professeur de collège gagnait trois fois plus qu’un instituteur en début de carrière, et deux fois plus en fin de carrière. Un agrégé huit fois plus en début de carrière, et six fois plus en fin de carrière que le maître d’école », rappelle l’historien Claude Lelièvre.

    L’INSTITUTEUR GAGNE 54 % DE MOINS QUE SON VOISIN ALLEMAND

    Lionel Jospin avait tenté de combler le fossé en 1989 alors qu’il était ministre de l’éducation. En transformant les instituteurs en professeurs des écoles, il a permis un pas en ce sens. Mais, aujourd’hui, la différence réside dans les compléments de salaire. Poursuivant dans la même direction, Vincent Peillon a, lors de son passage Rue de Grenelle, octroyé aux 323 000 maîtres d’école une prime à hauteur d’un tiers du montant de la prime second degré. Pas suffisant pour rééquilibrer les deux visages du métier d’enseignant.

    Cette nouvelle manière qu’a l’OCDE d’ausculter le salaire des profs déplace quand même l’enseignant français dans la grille des comparaisons internationales. Auparavant, tous les enseignants français semblaient très mal payés. Cette fois, les calculs montrent que « le salaire moyen des professeurs des écoles français est de 17 % inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE alors que celui des professeurs de collège se situe 3 % en dessous et celui des professeurs de lycée 2 % en dessous de cette moyenne », relève Eric Charbonnier.

    L’instituteur hexagonal reste donc sous-payé quand le professeur de lycée gagne comme ses voisins. Son salaire se situe en effet dans la moyenne des 34 pays de l’OCDE. Il gagne néanmoins 14 % de moins que l’enseignant finlandais ou américain, 28 % qu’un Néerlandais et pire : 54 % de moins que son voisin allemand…

    « CELA NE M’EMPÊCHE PAS D’AIMER MON MÉTIER »

    Régis Forgione, dont l’école jouxte la frontière, est conscient que, de l’autre côté du Rhin, un professeur des écoles avec la même ancienneté que lui gagne bien plus. « Ces comparaisons ne m’empêchent pas d’aimer mon métier », remarque ce passionné, « mais elles peuvent en dissuader quelques-uns de passer les concours », estime-t-il. D’autant qu’il faut désormais un niveau bac + 5 pour être enseignant, en primaire ou dans le secondaire.

    Poussant plus loin l’analyse, l’OCDE a comparé le salaire enseignant avec ce que ces diplômés gagneraient s’ils avaient opté pour une autre carrière. L’instituteur est encore le grand perdant. En France, il gagne 72 % de ce qu’il pourrait escompter avec son niveau de diplôme s’il travaillait ailleurs que dans l’éducation nationale. Au collège, un professeur français gagne 86 % du salaire de ses camarades d’université. Et au lycée, 95 %.

    On aurait tort de se réjouir que moins payer les enseignants permet d’économiser de l’argent public. Sans corréler directement les deux indicateurs, l’organisation internationale note que « les systèmes performants sont aussi ceux qui offrent des salaires élevés à leurs enseignants, surtout dans les pays au niveau de vie élevé ».

     
    • Maryline Baumard
      Journaliste au Monde
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