be6e2320-f573-11e3-bfd2-931649087ef0_bac-philo-artiste-oeuvre-hollande
 
Ecole : des trajets à risques

Les profs reprennent le chemin de l'école - 1 (© Getty)

Les trois quarts des parents reconnaissent avoir déjà eu des comportements à risques sur le trajet de l’école, en présence de leurs enfants, notamment en traversant hors des passages piéton, selon une étude publiée ce matin.

Cette enquête, réalisée par l’institut OpinionWay pour l’association Assureurs Prévention, note également que l’utilisation du téléphone portable apparaît comme le premier comportement à risques dans la rue.

‘Comme le montre notre étude, trop de parents, et de grands-parents, ont encore des comportements à risques’, déplore Nicolas Moreau, président d’Assureurs Prévention et PDG d’Axa France, cité dans un communiqué.

‘Avec la rentrée scolaire, les trajets à pied vont se multiplier et être un moment privilégié pour transmettre les bons gestes à ses enfants ou petits-enfants. Ces cinq dernières années, ce sont près de 2.500 piétons qui ont été tués, dont plus de la moitié avaient 65 ans et plus’, poursuit-il.

Parmi les mauvais comportements qu’ils admettent, les parents citent d’abord le fait d’utiliser leur téléphone portable en amenant leurs enfants à l’école: 58% d’entre eux pour téléphoner, 42% pour envoyer un mail ou un texto et 23% pour utiliser une application ou un jeu.

Plus d’un parent interrogé sur deux (54%) a également déjà traversé en dehors des passages protégés et 40% d’entre eux ont déjà traversé quand le feu piéton était rouge.

Cette étude a été menée les 2 et 3 juillet, auprès d’un échantillon représentatif de 1.009 personnes.

===========================================

Rentrée des profs, impatients face à des réformes qui tardent

Les profs retrouvent leur classe lundi, un jour avant les élèves, lors d’une rentrée marquée par l’arrivée imprévue de Najat Vallaud-Belkacem à la tête du ministère et par l’impatience croissante de personnels face à des réformes qui tardent.
 

Des professeurs réunis le 2 septembre 2011 dans une salle du collège Lucie Aubrac à Paris, lors de la rentrée des enseignants

La ministre, première femme à l’Education nationale, a pris les rênes de ce grand ministère -premier employeur de France avec au total plus d’un million de personnels- à seulement cinq jours de la rentrée.

Plus de 800.000 enseignants vont découvrir leurs emplois du temps, leurs nouveaux collègues. La majorité des instituteurs étrennera les nouveaux rythmes scolaires. Mardi, ce sont 12 millions d’élèves qui retrouveront les bancs de l’école.

Mme Vallaud-Belkacem donne lundi matin, plus tard que d’habitude, la traditionnelle conférence de rentrée. Elle sera très scrutée, car c’est « un moment crucial » pour les ministres qui y présentent leur « feuille de route », rappelle Bernadette Groison, secrétaire générale de la puissante fédération de l’éducation FSU.

Avec Benoît Hamon, après cinq mois, « les choses commençaient à cette rentrée, on va encore prendre du retard », déplore-t-elle.

C’est « une rentrée étrange », commente Frédérique Rolet du Snes-FSU (secondaire). « On a ouvert toute une série de boîtes mais on ne sait pas bien quel contenu on va leur donner » or le ministère a besoin « d’une certaine durée pour mettre en place les réformes ».

Celle des nouveaux rythmes scolaires dans le primaire est en revanche sur les rails, mais sa généralisation dans toutes les écoles publiques pourrait donner lieu à des difficultés de mise en oeuvre ou des résistances.

Une cinquième matinée de classe, généralement le mercredi, a été réintroduite. Aux maires qui ont menacé de boycotter la réforme, Najat Vallaud-Belkacem a réaffirmé dimanche soir que « la loi s’appliquera partout et il n’y aura pas d’exception ».

L’école « n’est pas un supermarché, aujourd’hui on choisit les rythmes et demain les programmes », a souvent dit M. Hamon.

– Créations de postes programmées –

La réforme, qui prévoit l’accès des enfants à des activités culturelles et sportives, à la charge des communes, vise à réduire les inégalités sociales. Le coût et les difficultés d’organisation des activités ont nourri la polémique, occultant l’objectif de mettre l’accent sur l’intérêt de l’enfant et l’amélioration des apprentissages.

La « refondation de l’école », promise par François Hollande, a créé de fortes attentes chez les enseignants qui regrettent que les débats sur les nouveaux rythmes, « mal ficelés », aient fait passer au second plan les autres réformes.

Certaines ont abouti comme la refonte de l’éducation prioritaire qui démarre à la rentrée, donnant des moyens supplémentaires aux établissements pour réduire l’échec scolaire dans les milieux défavorisés.

Des créations de postes sont programmées cette année encore, conformément à la promesse d’en créer 60.000 sur le quinquennat. Pour autant, ces créations ne suffiront pas à absorber la forte démographie des élèves et les classes seront encore surchargées.

Les nouveaux profs, les premiers issus des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), commencent à enseigner à mi-temps, tout en finissant leur master. Les Espé ont été créées en 2013 pour rétablir la formation initiale des enseignants supprimée sous la droite.

D’autres chantiers n’ont pas commencé ou sont bloqués : la réforme du collège, la refonte des programmes repoussée d’un an, l’évaluation des élèves, la formation continue.

Les enseignants « sont désabusés, déplore Christian Chevalier, du deuxième syndicat d’enseignants SE-Unsa. Les changements de cap, de ministre, les sauts de puce n’y sont pas étrangers. »

Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU (primaire), regrette que l’école soit « un terrain de cafouillage ». « On ne change pas l’école quand elle est le théâtre de tensions », comme sur les « ABCD de l’égalité », un dispositif visant à lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école, abandonné.

 ==========================================

Réforme des rythmes scolaires: une difficile mise en place

La réforme des rythmes scolaires dans le primaire, qui rétablit une cinquième matinée de classe, est généralisée à la rentrée mais sa mise en place s’est révélée ardue en raison des intérêts divergents des élèves, familles, enseignants et collectivités.

Voici les dates-clés:

– 2012 –

– 17 mai: Deux jours après l’élection de François Hollande, le ministre de l?Éducation nationale Vincent Peillon confirme une promesse de campagne en annonçant le retour à la semaine de « cinq jours de classe » en primaire « pour la rentrée 2013 ». Colère d’enseignants et parents qui réclament une consultation, finalement accordée par le gouvernement. Une conférence lancée par la droite en 2010 avait déjà prôné le retour aux 4,5 jours hebdomadaires, abandonnés en 2008.

– 20 nov: Face à l’inquiétude des maires, François Hollande étale la réforme sur deux ans (2013-2014) et débloque une aide de l?État. La Caisse d’allocations familiales contribue au financement.

– 2013 –

– 24 jan: Un décret entérine le retour à la semaine de 4,5 jours, avec des journées de classe plus courtes pour permettre des activités périscolaires à la charge des collectivités et une matinée supplémentaire le mercredi.

– 12 fév: Grève d’un instituteur sur trois pour réclamer le report à 2014.

– 29 mars: Paris, Nantes et Rennes appliqueront la réforme dès 2013. Lyon, Lille et Strasbourg attendent 2014, comme toutes les grandes villes de droite.

– 30 août: L?Association des maires de France demande que le fonds d’aide soit « pérenne », estimant le coût à 150 euros par élève et par an.

– 26 sept: L’UMP demande « un report » de la réforme et en fait un cheval de bataille pour les municipales de 2014.

– 12 nov: 55 maires, essentiellement de droite ou sans étiquette, déclarent qu’ils n’appliqueront pas la réforme « en l’état » en 2014.

– 14 nov: Grève de près d’un instituteur sur quatre contre la réforme, rejetée par 54% des Français (65% des parents d’enfants scolarisés) mais confirmée par le gouvernement.

– 5 déc: Nouvelle grève des instituteurs, mais participation en baisse.

– 2014 –

– 20 fév: Premier recours, suivi d’autres, d’un maire auprès du Conseil d?État demandant l’annulation du décret Peillon.

– 25 avr: Le nouveau ministre de l?Éducation Benoît Hamon propose des « assouplissements »: « pas de retour aux 4 jours », cinq matinées seront consacrées aux apprentissages fondamentaux mais les activités périscolaires pourront être regroupées en un seul après-midi. Autre dérogation possible, une semaine de moins de 24 heures de classe, avec rattrapage sur les vacances.

– Plusieurs maires annoncent ne pas vouloir appliquer la réforme. Des préfets saisissent les tribunaux administratifs.

– Fin juillet : selon le ministère, les écoles publiques de 87% des communes fonctionneront avec une semaine de neuf demi-journées tandis que 13% demandent à bénéficier des assouplissements.

– 24 août: Benoît Hamon promet son « intransigeance totale » face aux maires qui menacent de ne pas ouvrir l’école le mercredi matin.

– 27 août: Najat Vallaud-Belkacem succède à Benoît Hamon. La réforme sera appliquée selon « les règles définies ».

====================================

Rentrée des classes : l’Éducation Nationale est-elle au bord du naufrage ?

 
FIGAROVOX/TRIBUNE – Pour la directrice générale de la Fondation pour l’École Anne Coffinier, l’école publique, abandonnée par l’Etat, agonise lentement mais sûrement. Une situation que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem risque d’aggraver.

Anne Coffinier est directrice générale de la Fondation pour l’École.

Voici que Najat Vallaud-Belkacem est placée à la tête de l’Éducation nationale, elle qui est l’emblème même de l’idéologisation à outrance de l’école. La réalité dépasse la fiction. Alors que tous appelaient à un apaisement après les tensions suscitées par l’ABCD de l’égalité et sa paradoxale suppression-généralisation, une telle nomination interpelle fortement.

Le président cherche-t-il à faire mieux passer le tournant libéral qu’il a été contraint d’opérer en économie en donnant à sa base militante une compensation sociétale (notre pauvre école étant désormais ravalée au rôle de laboratoire sociétal, cessant d’être une institution consacrée à l’instruction des citoyens)?

Cette nomination porte en tout cas le coup de grâce à l’Éducation nationale. Ce n’est pas que la personne du ministre soit décisive: on sait depuis longtemps que c’est une marionnette à laquelle on ne consent de pouvoir que pour autant qu’il s’exerce dans le sens souverainement déterminé par les syndicats enseignants. Mais cette décision constitue tout de même un symbole qui démoralisera à coup sûr les derniers résistants de l’intérieur qui, envers et contre toute la bêtise technocratique qui les opprimait, instruisaient jour après jour leurs élèves avec un dévouement admirable, malgré les programmes aussi mal fichus que changeants et un cadre administratif infantilisant et oppressant.

=====================================

La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem «ferme» sur les rythmes scolaires

EDUCATION – La ministre a détaillé ses chantiers dans une interview au «Monde»…

Tout juste nommée ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a défendu dans une interview au Monde les priorités du gouvernement. En cette journée de prérentrée des enseignants, elle assure qu’elle les écoutera «en permanence (…) en allant les voir très régulièrement sur le terrain». 20 Minutes vous résume les principaux points de cet entretien.

A propos des rythmes scolaires, qui ont suscité la polémique, la ministre juge que «c’est une bonne réforme qui va permettre aux écoliers de mieux apprendre à lire, écrire et compter. 4.000 communes l’ont mise en place l’an dernier et les 20.000 autres le font à cette rentrée». Estimant que des «difficultés pratiques» ont pu être réglées par «les aménagements rendus possibles par mon prédécesseur (le décret Hamon du 7 mai 2014 a assoupli le cadre de la réforme fixé par le décret Peillon du 23 janvier 2013, ndlr), la ministre se dit «ferme sur les principes: si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place».

La ministre aura encore à faire avec les rythmes scolaires. Selon un sondage CSA pour RTL publié ce lundi, 60% des personnes interrogées désapprouvent cette réforme.

Formations des personnels

Quant aux ABCD de l’égalité, qui visent à lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école, Najat Vallaud-Belkacem juge que, «loin des divagations de ceux qui me font un procès d’intention, [ils] n’ont jamais prôné l’indifférenciation des sexes mais (…) l’égalité entre filles et garçons». Elle ajoute que «les personnels éducatifs seront désormais systématiquement formés (…) et disposeront d’outils pédagogiques de qualité pour transmettre une culture de l’égalité, de la mixité et du respect entre filles et garçons. Enfin, nous renforcerons le lien avec les parents pour qu’ils comprennent la démarche».

==============

Commentaires

pat b  •

Comme si il n’y avait pas plus urgent a faire dans ce pays que de désorganiser le peu qui fonctionnait encore a l’éducation Nationale…
Y aura t il un comparatif avec la plupart des écoles privées qui ne vont pas appliquer cette réforme; sur le budget supplémentaire demandé aux parents, les…


Stéphane.  • 

Je pense que vouloir imposer cela, dans un contexte pareil (crise économique, politique et financière), c’est complètement débile ! … idée comme méthode …
La gamine montre qu’elle complètement à coté de la plaque, comme tous les pingouins du gouvernement d’ailleurs …


Chantal C  •

Elle ferait mieux de renforcer le français et les mathématiques…
De toute façon, tout son cirque est « dictature »…

Lam  • 

nous renforcerons le lien avec les parents pour qu’ils comprennent la démarche, comprendre vite ou c’est le goulag

Antoine  • 

Ouai… ouai…
Ne nous fait pas trop de promesse (surtout sur l’emploi, création de poste), parce que l’on voit ce que çà donne avec l’autre moue hollandais.

  • FABERT  • 

    À la boote du MEDEF…..Germinal Belkacem explique!
    LE POURQUOI DES RYTHMES SCOLAIRES.
    C’est un simple accord patronat gouvernement afin d’habituer les enfants à travailler tous les jours de la semaine…. Just  •  «ferme sur les principes: si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place»
    Les petites communes n’ont pas les moyens financiers et personnels pour cette fameuse réforme…. Jean-paul  • sian bèu!!
    =========================
    Gabriel Matzneff : Najat, Zette et Hermione
    Le Point –

    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, dimanche soir sur TF1.
    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, dimanche soir sur TF1. © Fred Dufour / AFP
    Par Gabriel Matzneff

    J’ai frémi, dimanche soir, en entendant la jeune et brillante ministre de l’Éducation nationale, Mme Najat Vallaud-Belkacem, expliquer sur TF1 à Mme Claire Chazal que les enseignants et les parents d’élèves doivent travailler main dans la main. Madame la Ministre, si par malheur votre souhait devait prendre forme, vous vous feriez haïr des gamins de ce pays, et je craindrais pour le succès de votre mission.

    En classe, les forts en thème et les feignants, les fayots et les chahuteurs ne sont d’accord sur presque rien, mais il est un point où ils se retrouvent : ce que tous ils apprécient, au collège comme au lycée, c’est qu’on n’y a pas maman et papa sur le dos ; c’est qu’on y échappe à la cage familiale.

    Les meilleurs parents, chère Najat Vallaud-Belkacem, aux yeux des enfants, et plus encore aux yeux des adolescents, sont ceux qui ne demandent pas à lire leurs cahiers, signent sans l’éplucher leur carnet de notes, ne les obligent pas à réciter leurs leçons avant le dîner, ne téléphonent pas à tout bout de champ au directeur ou au proviseur, bref, leur font confiance, font confiance à leurs professeurs, fichent la paix aux uns et aux autres.

    Dans un livre hélas plus actuel que jamais, et qu’Olivier Nora serait bien inspiré de rééditer, Maximes sur la guerre*, René Quinton écrit : « Il y a une grande paix à la guerre : c’est d’y être sans femme. »

    Paraphrasant Quinton, je dirais volontiers : il y a une grande paix à l’école, c’est d’y être sans parents. Paix des enfants. Paix aussi des enseignants. J’ai des amis professeurs de collège et de lycée, deux amies institutrices, et ce que les uns et les autres redoutent le plus, ce qui leur casse les pieds à un point extrême, ce sont les rencontres dites « réunions parents-professeurs ». Si vous connaissez des profs qui raffolent de ces « réunions parents-professeurs », présentez-les-moi, j’en serai enchanté, mais j’ai la conviction que pour les réunir vous n’aurez pas besoin de louer la Salle Richelieu, un café-théâtre suffira amplement.

    Les parents, c’est l’éteignoir ; la famille, c’est la barbe

    Vous avez assurément vu ou lu, Madame la Ministre, cette belle pièce de Montherlant intitulée La Ville dont le prince est un enfant. Vous ne pouvez pas avoir oublié la scène 3 de l’acte I, où un professeur dit à l’un de ses élèves : « Les parents et le collège, ce sont deux mondes bien distincts, et il n’y a pas intérêt à les mêler. » Cette phrase exprime en quelques mots une vérité dont vous devriez vous pénétrer et, dimanche soir, j’ai vivement regretté que Mme Claire Chazal n’ait pas eu la présence d’esprit de vous l’opposer. Pour les professeurs, les parents envahissants qui leur font perdre leur temps, qui se piquent de leur apprendre leur métier, qui se permettent de médire d’eux en présence des enfants, sont la pire des plaies d’Égypte, pire que la grêle, pire que les sauterelles.

    Naguère, les parents ne voyaient les professeurs de leurs enfants qu’une fois par an, le jour de la distribution des prix. Et encore ne les voyaient-ils que de loin. C’était suffisant et tout le monde s’en trouvait bien. Vous devriez ressusciter cette excellente tradition. Elle vaut pour les enfants issus de la bonne bourgeoisie française, mais elle vaut aussi pour ceux qui sont, comme vous et moi, chère Najat Vallaud-Belkacem, des enfants d’émigrés, des enfants aux vies souvent chaotiques. Les parents n’ont rien à faire ni au collège ni au lycée, ce n’est pas leur place, et le premier devoir des directeurs d’établissements scolaires, publics ou privés, est de convaincre les géniteurs abusifs (et parfois hystériques) d’avoir foi en la qualité de l’enseignement qui est prodigué à leurs rejetons, de maîtriser leurs pulsions importunes.

    Pourquoi caressez-vous les parents dans le sens du poil, Madame la Ministre ? Ce faisant, vous vous mettez les enfants à dos, vous, leur ministre, dont la tâche principale est de les rendre heureux. Sauf de rarissimes exceptions, les parents, c’est l’éteignoir ; la famille, c’est la barbe. Pour vous en convaincre, considérez les livres qui ont eu hier, qui ont aujourd’hui, le plus de succès auprès des collégiens, leurs personnages de prédilection : d’Artagnan, le prince Éric, Tintin, Harry Potter, Hermione Granger, leurs héros favoris sont, tous sans exception, soit orphelins, soit dotés de parents si discrets que le lecteur oublie vite leur existence. Hergé, avec qui, peut-être le savez-vous, j’étais lié d’amitié, m’a dit qu’une des raisons pour laquelle les aventures de Jo et Zette n’ont pas le succès de celles de Tintin, ni même de celles de Quick et Flupke, est l’excessive présence de leurs parents. Les parents de Jo et Zette sont fades, ils ne captivent personne. Ce sont des parents.

    Une fille de douze ans, un garçon de quatorze ans, quand ils marchent d’un pas vif vers le bahut, c’est pour y retrouver leurs copains, leurs copines, c’est pour écouter le prof de français qui, la semaine dernière, a su les émouvoir avec L’Enfant grec de Hugo, les faire rire grâce aux Plaideurs de Racine. Ce n’est pas pour tomber sur papa-maman dans la cour de récréation.

     =========

    26 Commentaires

    la luciole

    Superwoman va se confronter aux 60% de parents qui refusent la réforme

    Mais qui est donc cette « superwoman » que Hollande sort de sa manche et nous impose comme une figure majeure de son jeu de cartes biseautées ?
    Serait-elle donc en capacité d’être à la tête de tout ministère, comme cela au pied levé sans la moindre connaissance du terrain ?
    Demain à la Justice et après demain à la Défense ?
    Ce « coup de bluff » aura très vitre ses limites et celle qui annonce déjà qu’elle ne tolérera pas de résistance dans la mise en place de la réforme inique qu’elle est chargée de faire appliquer, s’apprête à rencontrer les parents, non pas à l’école comme elle le souhaiterait, mais dans la rue !

    Hissetho

    Ministre mi raisin

    Pourquoi nommer comme ministre de l’éducation nationale, une personne qui a échoué à la formation qu’elle ambitionnait (ENA). Elle n’est pas allé très loin dans les études et n’a que son physique son sourire à mettre en avant !

    Michel800

    Que madame fasse son boulot et laisse sa « langue de bois au vestiaire »/

    C’est ce que l’on lui demande de faire au minimum… Je ne possède pas le talent de Gabriel Matzneff pour décrypter et disserter sur le rôle des parents et des maîtres… À l’école, mais je pourrais m’exprimer sur le rôle de cette dame dans ce ministère « ingrat » confié par Manuel Valls et F. Hollande rois du « marketing » politique pour  » frimer » : « Applaudissez Najat Valaud Belakacem »… Avait crié hier à La Rochelle Manuel Valls comme s’il était à l’Olympia. Et elle, elle a pleuré.
    Ces gens qui sont déconnectés de tout me font horreur, ou me font peur aussi. Au choix.
    Je défends et j’ai toujours défendu le mérite. Belkacem s’est battue pour arriver là où elle est… Si j’ose dire. (elle vient de Péronne dans la Somme et a étudié à Amiens).
    Mais je trouve indécent ce que les médias et les politiques avec son approbation à elle « l’utilisent comme façade » avec le respect que je lui dois, à Najat, comme un casting de narcissiques « … C’est évident et c’est devenu grotesque.
    Laissons là au travail… Nous verrons ce dont elle est capable de faire. Elle est payée pour ça !.
    Les parents ? Je ne me souviens pas d’avoir eu des parents qui venaient harceler les profs lorsque j’étais à l’école… Je dirais même qu’ils s’en fichaient complètement. Pourquoi ? Parce que votre serviteur leur inspirait confiance (aux parents que j’adorais) et ils me laissaient tranquilles.
    Heureux enfant, adolescent et turbulent étudiant… Mais sérieux dans les études.
    Moi également en tant que parent, je venais assister à la fin de l’année aux conseils de classe pour savoir l’orientation et si les deux enfants que j’ai s’ils sont reçus en classe supérieure. C’est tout.
    Le reste ? Je ne pourrais pas vous l’expliciter Comme l’aurait fait GM…
    C’est un excellent article comme j’aime GM…
    mais le « marronnier » de la rentrée des classes » commence ce matin… Pour une semaine.
    Comme tous les ans.
    4 ministres de l’E. N. En deux ans… (quatre). (Hollande consomme beaucoup de ministres // 58 ministres au total en 2 ans et demi. ). « Drogué » cet homme ?
    ça c’est la gauche !.

    claude 40

    De mon temps on ne copinait pas avec les instituteurs, c’était oui monsieur non monsieur, en ce temps le maître d’école pouvait vous gifler, on se gardait bien de ne pas le dire aux parents ou, on en prenait une autre, et tout se passait bien, à 14 ans c’était le certificat d’étude nous savions lire écrire compter, aujourd’hui à 16 ans il y en a qui savent a peine lire, il faut voir aussi comment ils parlent, un langage des cités, c’est lamentable, la réforme des école ce n’est pas l’école le Mercredi matin, apprendre le respect, la non-violence, et bien d’autres choses, que j’ai institué à mes enfants, qui à leur tour les instituent aux leurs
    je suis allé à l’école de 1946 à 1954, et j’ai été chez d’entreprise, j’avais reçu une bonne éducation, et je respectais les anciens, certains profs d’aujourd’hui on dirait qu’ils sortent de l’école communal, ! Ou sont les écoles d’antan ? Mes petits enfants me disent, les maîtres d’écoles, n’étaient pas kool ! Non ils étaient là pour nous instruire, le matin c’était bonjour monsieur et on passait en classe en silence, et pas salut mon pote ! Ça c’était de l’éducation,

    eudimorphodon

    Classe biberon, numéro tétine !

    Elle est à son pupitre et sage comme une image, mais quand viendra le moment de la dictée elle pourrait bien se faire souvent taper sur les doigts.

    Medoc

    Mais que fait-elle là ou ici ?

    ced l

    Ce qui est dit

    Est un beau manifeste collectiviste. C’est carte blanche à l’école ! Figurez-vous M Matzneff que mes enfants sont contents de me montrer ce qu’ils font en classe (de la 3° au CP actuellement), ce qu’ils réussissent comme ce qu’ils ratent, je connais leurs profs sans les harceler et ces derniers sont heureux de voir des parents qui s’intéressent à la vie de l’école. Votre vision est clairement autobiographique mais certainement pas objective.

    surlemail

    Comme à l’hôpital

    Les dernières instructions données aux hôpitaux soulignent la place et le pouvoir décisionnel qu’il faut accorder aux associations « d’usagers ». Si vous avez des enfants pour pourrez donc choisir démocratiquement le programme au lycée et le traitement à l’hôpital. Par exemple :
    – « pour le traitement de l’enfant Untel, qui est pour les antibiotiques ? Qui est pour le placebo ? On passe au vote. « 

    Le_Marsupilami

    Pour avoir vu Belkacem sur TF1

    Le constat est simple. Une attitude de circonstance, un message creux, de la langue de bois pur jus.
    Aucune étincelle de sincérité. L’irresponsabilité et l’incompétence érigées en principe de gouvernement.

    lavalette

    L’école du socialisme.Le seul constat que l’on peut faire est que l’école va être à l’image du Normal et de ce gouvernement hétéroclite et stérile, il faut dire qu’avant ce n’était pas mieux, mais nous avions l’impression d’une continuité dans la médiocrité, aujourd’hui c’est clair nous aurons la médiocrité en progression. Les Français ne veulent pas de cette école qui ne respecte plus la laïcité, ni les enfants, ni les préoccupations des parents, ni l’insécurité qui règne dans l’école et en dehors, encore moins les valeurs Françaises et l’appartenance à une France unique et indivisible, sans parler des tentatives menées pour faire de nos enfants des êtres asexués et communautaristes. L’école de la république est devenue tellement nulle, qu’il y a des parents issues des minorités qui placent leurs enfants dans des écoles catholiques, c’est un comble, non c’est la pure réalité, nous en sommes là.

    ==================================

    Rythmes scolaires : « aucune exception » à la réforme ne sera tolérée

    La loi s’appliquera, assure la nouvelle ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem : « Si des maires ne font pas, les préfets le feront à leur place. »

    La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. (BERTRAND GUAY / AFP) La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. (BERTRAND GUAY / AFP)

    Toutes les écoles publiques devront appliquer la réforme des rythmes scolaires et « aucune exception » ne sera tolérée, a réaffirmé dimanche 31 août la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

    La loi s’appliquera partout et il n’y aura pas d’exception. Il relèvera des élus locaux que les choses se passent bien », a affirmé la ministre, interrogée dans le journal de TF1.

    « Je ne nie pas qu’il puisse y avoir des difficultés (…) Toute réforme entraîne des frottements ici ou là parce qu’il faut s’adapter au changement », a admis la ministre, tout en rappelant la nécessité de cette réforme. 

    « Je serai à l’écoute pour que les choses se passent au mieux. Mais je le dis, il y a une obligation scolaire, il faut que les communes respectent la loi et nous ne tolèrerons aucune exception. La loi s’appliquera. Si ce ne sont les maires qui l’appliquent, alors ce seront les préfets », a-t-elle insisté.

    Manque de profs : « Un temps d’adaptation »

    Interrogée sur le manque de postes de professeurs, Najat Vallaud-Belkacem a estimé que « le fait que certains postes ne soient pas pourvus ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’enseignant » devant chaque classe.

    « Pourquoi ne sont-ils pas pourvus à la vitesse qu’on aurait pu le souhaiter ? Parce qu’il faut un temps d’adaptation. Les étudiants qui sont aujourd’hui en études, entre le moment où on leur dit qu’on ouvre les concours, que l’Etat recrute et le moment où ils font le choix d’aller dans cette direction, ça prend du temps ».

    « On a déjà vu qu’entre le concours lancé en 2013 et en 2014, nous avons eu davantage de candidatures et de meilleure qualité », a-t-elle souligné.

    =======

    Commentaires

    Serge 841

    Cela aurait été de bon ton que l’on manifesta autant de fermeté à l’égard de Mamère lorsqu’il a marié un couple d’hommes en complète infraction avec la loi de l’époque ! Oui mais voilà, lui est de gauche ! Vive la démocratie socialiste !!!

    Simone Couturier

    60% désapprouvent. On voit que dans ce gouvernement on se fiche complètement de l intérêt des enfants, car ce sont l avis des parents qui priment ; Je pense que cette loi a été promulguée en vitesse sans vraiment analyser les dispositions à prendre et comment elles peuvent s appliquer. NVB va pouvoir être contente, elle commande et c était son objectif depuis longtemps.

    Sadi Carnot

    « l’intérêt des enfants »! osez-vous écrire alors que toutes les études depuis 1974 démontrent que l’intérêt des enfants (et non pas l’intérêt des adultes!) est justement de mieux équilibrer les temps de classe dans la journée, dans la semaine et dans l’année, de réduire la coupure du weekend, de préserver celle du mercredi, etc… L’ignorance et l’esprit bassement partisan de certains opposants est plutôt nauséabond.

    Michel Bourgeois

    La gauche est aussi entêtée et aussi bornée que la droite, et pendant ce temps le FN monte, et la majorité des électeurs ne se rendent plus aux urnes.
    Bravo, les politiciens !

    francois hubert

    Et c’est parti, le sectarisme et l’incompétence sont de retour.
    Savez vous jeune femme ce que coûte votre réforme idéologique ? Et bien, pour cette réforme qui ne coûte rien, la communauté de commune à laquelle mon village appartient, soit 13 000 personnes débourse 200 000 euros.
    Vos énarques et « conseillers » jeune femme ne savent peut être pas faire de multiplication.
    Aussi, divisez 200000 par 13000 et multipliez par 60 millions, et vous aurez à peu près le coût global de cette réforme qui ne coûte rien. Allez je vous fais l’opération = environ 920 millions d’euros, soit 15 euros par français tous âges confondus, soit environ 80 euros par an pour ceux qui payent des impôts.
    Voyez, Jeune femme, avant d’être l’égérie marocaine idéologue, apprenez à vous servir d’une calculette. Vous comprendrez alors peut être de surcroît, mais je n’en suis pas sur, le vieil adage qui disait : » aussi haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son … ».

    LOÏC MERIADEC

    Est-ce une marque socialiste d’aller droit dans le mur en ne voulant pas tenir compte de l’avis de 60% de français.Il est vrai qu’avec leur 16% ils ne sont plus habitués à de tels chiffres

    Jean888

    Elle a fait « langue de bois » en première langue pendant ses études

    JOEL JEANROY

    la belle demoiselle est » madame » mariée a un énarque et a 2 enfants (a déclaré comme patrimoine un canapé et 2 fauteuils.)
    elle va faire de la com et laisser la machine tourner comme ses prédecesseurs…

    Sadi Carnot

    Quel machisme douteux! Vous devriez au contraire vous féliciter que notre République et notre école a permis à une fille (!) des quartiers Nord d’Amiens (vous ne voudriez pas y vivre) de sortir de son ghetto à force de travail et de volonté, à réussir à Sciences Po, et à devenir ministre : très bel exemple de notre égalité républicaine n’en déplaise aux machos conservateurs et aux islamophobes.

    ===================================

    Najat Vallaud-Belkacem défend égalité filles-garçons à l’école et rythmes scolaires

     LEXPRESS.fr

    La nouvelle ministre de l’Education nationale réaffirme, dans une interview au Monde publiée ce lundi, les priorités du gouvernement pour l’école et les réformes engagées. 

    Najat Vallaud-Belkacem défend égalité filles-garçons à l'école et rythmes scolaires

    La nouvelle ministre de l’Education fait sa rentrée.       afp.com/Kenzo Tribouillard

    Najat Vallaud-Belkacem n’aura eu que quelques jours pour se préparer à sa première rentrée des classes en tant que ministre de l’Education nationale. Elle n’en est pas moins omniprésente dans les médias. La nouvelle ministre donne ce lundi, dans une interview au Monde, les grandes lignes de sa feuille de route rue de Grenelle, qui réaffirment les priorités de ses prédécesseurs.  

    Le point sur ses déclarations dossier par dossier. 

    Rythmes scolaires. « La réforme des rythmes scolaires est une bonne réforme qui va permettre aux écoliers de mieux apprendre à lire, écrire et compter », assure Najat Vallaud-Belkacem. Reste à faire passer le message auprès des 60% de Français qui se disent opposés à la mesure dans un sondage publié ce lundi. 

    Elle se veut intraitable avec les élus qui essayeraient de contourner la réforme: « Si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place »

    ABCD de l’égalité. Attaquée dès sa nomination par la droite sur le thème de l’égalité fille-garçon à l’école, la ministre se défend. « Loin des divagations de ceux qui me font un procès d’intention, [les ABCD] n’ont jamais prôné l’indifférenciation des sexes mais, comme leur nom l’indique, l’égalité entre filles et garçons. » Elle évoque également un futur dispositif pour former les personnels éducatifs et « renforcer le lien avec les parents pour qu’ils comprennent la démarche ». 

    Réforme de la notation. La ministre salue « le travail sur l’évaluation des élèves, qui ne vise pas à supprimer les notes mais à rendre l’évaluation plus exigeante ». Côté nouveautés, elle indique souhaiter « améliorer l’accueil des parents à l’école » et suivre « avec intérêt le dispositif qui laisse aux familles le dernier mot sur l’orientation scolaire de leurs enfants en fin de collège ». 

    Les 60 000 postes. Une nouvelle fois, la promesse des créations de postes, qui remonte à la campagne de François Hollande en 2012, est maintenue. Reste, en revanche, à faire face à la crise du recrutement

    La réforme de l’Education prioritaire. Il s’agit, selon Najat Vallaud-Belkacem, de l' »un de [ses] grands chantiers. » « Je vais y travailler pour que nous ayons à la rentrée 2015 un nouveau périmètre des réseaux d’éducation prioritaire qui soit cohérent avec la réalité des difficultés sociales des familles »; indique-t-elle. 

    ==================
    Commentaires

    Pas de crainte à avoir, vu l’absence de majorité claire à l’assemblée nationale, il est très improbable que ce gouvernement soit encore là d’ici la rentrée prochaine… Le précédent n’a même pas tenu quelques mois. On va avoir droit à une équipe changeante et instable qui va gouverner à vue jusqu’en 2017. Cf les résultats sur la politique économique, ou les ministres se contredisent les uns après les autres (Sapin, Montebourg, Hamon, Macron, etc) On ne peut pas gouverner dans une démocratie quand on a une telle opposition de l’opinion publique, la seule solution raisonnable serait de provoquer de nouvelles élections.

    @louiselacerise : Bonjour, je suis d’accord sur un point avec vous: le palmarès désastreux de nos enfants. Mais mettre ça sur le dos de Sarkozy… lol, comme si le palmarès ne datait que d’hier! Il a commencé à baisser dès les années 90, avec l’idée saugrenue d’amener 80% d’une tranche d’âge au bac (on a maintenant des taux de 93% de réussite au bac! à croire que les jeunes Français sont devenus intelligents du jour au lendemain par l’opération du Saint-Esprit) alors qu’en 1970 on n’avait que 16% d’une tranche d’âge au niveau du bac. La composition de la population scolaire a aussi énormément évoluée et ne permet pas un enseignement de qualité, il se dégrade au fil du temps. Alors, oui aux 5 jours de classe par semaine, mais avec une école qui n’est pas une « garderie » pour prendre en charge les enfants quand les parents travaillent (lever à 6h pour aller en garderie à 7h et rester à l’école jusqu’à 19h), avec des volumes horaires hebdomadaires progressant avec l’âge de l’enfant, avec des activités péri-scolaires choisies et non imposées, et partiellement financées par les parents des enfants concernés.

    elle pense être là encore en septembre 2015 ?

    @louiselacerise : Tout à fait d’accord, après le combat ignoble contre le mariage pour tous, la droite, même républicaine, se ridiculise à nouveau dans ce combat. Ils n’ont donc rien d’autre à faire ?

    Simplement par humanité, j’ai envie de soutenir cette femme, apparemment cible de propos injurieux. Je ne suis pas particulièrement concerné par les débats sur l’éducation et me garderai bien de porter un jugement sur les réformes en cours ou discussion. Je constate seulement que j’ai vécu longtemps à l’étranger dans des pays où la semaine était de 5 jours, du lundi au vendredi, et où les activités sportives et culturelles faisaient partie intégrante de l’éducation. J’ai même vu dans certains pays le port des uniformes pour filles et garçons aux couleurs de l’école. Je me garderai encore de juger des valeurs de l’éducation dans chacun de ces pays, mais je ne peux m’empêcher d’être surpris par la violence des réactions dès que l’on touche aux habitudes. Incorrigibles français. Quant à la  »théorie du genre », c’est un pur fantasme. Si j’ai bien compris, on veut seulement renforcer l’égalité filles et garçons, quoi de plus louable ? chez les enfants, adultes en devenir, il y a toutes les personnalités en éveil, de l’enfant studieux, timide, effronté,  »garçon manqué » (plutôt bien vu pour une fille) ou  »garçon sensible ». (souvent moqué pour un garçon) c’est la société, c’est la réalité. Que veulent au juste ceux qui s’opposent à cette réalité, une société formatée, maman à la cuisine, papa au travail, les filles avec les poupées et les garçons avec les épées des chevaliers. Il y a pourtant des filles qui jouent au rugby (bien d’ailleurs) et conduisent des bus, et des garçons vedettes de la cuisine ou de la haute couture. Alors laissons les intégristes à leurs fantasmes, et de grâce laissons les religions en dehors de tout çà.

    @vaguemalouine : Elle a raison : la réforme des rythmes scolaires est indispensable et urgente (il suffit de voir le palmarès désastreux de nos enfants – merci Mr. Sarkozy). Au lieu de faire des ronds-points affreux, coûteux et inutiles, organiser des fêtes et des feux d’artifice ou construire des piscines alors qu’il y en a déjà une dans la ville voisine, les municipalités feraient mieux d’intervenir dans l’avenir de notre jeunesse… Quant à Copé qui monte les parents contre l’école, espérons qu’un passage entre les mains de la justice, l’aura calmé ! Il peut bien financer l’école de sa Mairie avec l’argent de Bygmalion ou le salaire de sa femme à l’Assemblée Nationale, non ? La Droite n’a que faire de notre jeunesse, les enfants aisés n’ont pas besoin de cette réforme bien sûr, ils sont tous dans les boîtes privées avec cours particuliers, activités périscolaires, et sont couvés par leurs parents, mais les autres ?

    Irréalisme et démagogie sont les deux spécialités du PS. Avant de tenir de tels propos, la « bonne élève récompensée » ferait mieux de se renseigner et de convenir que cette réforme voulue et imposée de Paris est inapplicable dans nombres de communes rurales. Et ce n’est pas en fronçant les sourcils ni en envoyant le préfet que le problème sera résolu.

    Utopie utopie quand tu nous tiens. C.est beau de rêver pour la mise en place des rythmes scolaires et le reste. Qu’elle mette un peu les mains dans le cambouis (image), c’est à dire être à la place d’un maire, d’instit ou de parents qui n’ont pas les moyens ? avoir bonne et nounou … ensuite on verra.

    Et en finir avec le collège unique, le BAC en trois ans et redonner envie à des élèves intelligents d’aller à l’école.

    ===========================================

    Réforme des rythmes scolaires: ceux qui l’ont vécue la racontent

    D’après les chiffres du ministère de l’Education nationale, 22% des élèves français ont goûté à la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Avec plus ou moins de bonheur. 

    Réforme des rythmes scolaires: ceux qui l'ont vécue la racontent

    22% des élèves français sont passés aux nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013.  afp.com/Eric Cabanis

    « Une rentrée chaotique. » Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp, premier syndicat des enseignants du premier degré, cette rentrée 2014 est une rentrée à haut risque. Non pas (seulement) parce que le nouveau ministre n’aura eu qu’une semaine pour enfiler ses habits, mais à cause de la généralisation de la réforme des rythmes scolaires à toutes les écoles de France. Une réforme « mal pensée, mal préparée, peu financée« , affirme le syndicaliste. Qu’en pensent les parents et les enseignants qui ont expérimenté ces nouveaux rythmes dès septembre 2013? Témoignages.  

    Anne-Lise, mère d’élève à Saint-Amé, dans les Vosges: « Ma fille est enchantée »

    « Ma fille, en CM1 l’année dernière, m’a semblé beaucoup moins fatiguée le soir. D’après les enseignants, les élèves sont aussi plus concentrés l’après-midi. Côté activités, toutes les bonnes volontés de la commune ont été mobilisées pour proposer des activités variées, et gratuites: en plus des animateurs et des Atsem employés par la ville, il y a des retraités, des responsables d’association culturelles et sportives… Les TAP (temps d’activités périscolaires) sont organisés par période de 6 à 7 semaines, par classe pour que les enfants découvrent un peu de tout, et le programme de toute l’année est disponible sur le site de la mairie. Même l’activité « Vie autour de l’eau », avec un retraité passionné de pêche, a fini par intéresser ma fille parce qu’elle a appris des tas de choses sur les insectes. Elle a aussi adoré participer à la création d’une comédie musicale présentée à tous les parents à la fin de l’année… Bref, chez nous, tout s’est bien passé, et la seule chose que nous redoutons, c’est que la réforme soit annulée! » 

    Daniel, directeur d’une maternelle de 3 classes, en Auvergne: « Il aurait fallu revoir à le volume des programmes »

    « En septembre 2013, nous avons fait la rentrée avec un rythme commun aux maternelles et aux élémentaires: école le mercredi matin, et 8h30/11h45 et 14h/16h pour les jours de la semaine, les TAP s’organisant entre 12h et 14h. Résultat: mes maternelles, comme les plus grands, étaient complètement épuisés le jeudi après-midi. En janvier, nous avons donc décidé de changer les horaires, et d’avancer les cours de l’après-midi, de 13h30 à 15h30. C’était mieux pour les grands, mais encore raté pour les maternelles, car ces horaires ne collaient pas à leur sieste. Du coup, à la faveur du changement de municipalité en avril, nous avons décidé de revenir aux cours de 14h à 16h, uniquement pour les maternelles, dès cette rentrée. Donc, après une année, mon bilan est mitigé: j’aurais préféré travailler le samedi matin plutôt que le mercredi matin, car je garde de bons souvenirs de cette époque qui permettait une vraie coupure le mercredi. Mais les parents, qui étaient contre, ont eu le dernier mot. Surtout, avant de réformer les rythmes, il aurait fallu revoir le volume des programmes, beaucoup trop lourds. »  

    Sylvie, mère d’élève, à Paris: « Les enfants s’adaptent plus facilement que ne le pensent les adultes »

    « Ma fille, qui était en CE2 l’année dernière, ne m’a pas semblée plus fatiguée à cause des rythmes. Les enfants s’adaptent plus facilement que ne le pensent les adultes. Avant la réforme, elle n’allait pas au centre de loisirs et « bullait » à la maison le mercredi matin, mais elle va désormais à l’école sans problème ce jour-là. Preuve qu’elle a toujours autant la pêche, elle continue de faire autant d’activités extrascolaires: en plus de l’école et des TAP, elle fait du piano, de la danse, du cirque, et du conservatoire! Pour moi, ces TAP sont un plus, un moment où les enfants sont ensemble mais ne sont pas évalués, ou dans la compétition -en plus, c’est gratuit et les parents n’ont plus à payer le centre de loisirs du mercredi matin. A Paris, la municipalité a les moyens de proposer beaucoup d’actvités intérésssantes, mais j’ai quand même noté que pas mal d’animateurs n’avaient pas tenu sur la durée, peut-être faute de motivation suffisante. »  

    Lucien, enseignant en CE2, à Paris: « Une matinée en plus pour travailler avec mes élèves »

    « La première phase de cette année de changement a été assez chaotique, notamment pour les REV, les référents éducatifs ville, qui avaient à gérer l’organisation des TAP. Le costume était clairement trop grand pour certains d’entre eux, et beaucoup ont démissionné face à la pression. Après trois semaines de désorganisation totale, les choses ont commencé à se mettre en place, mais jusqu’au milieu de l’année les élèves me semblaient vraiment plus fatigués. Pas évident aussi pour les plus jeunes de s’y retrouver dans un emploi du temps qui change tous les jours, surtout si on ajoute les changements de lieux, de référents… Mais, au retour des vacances de février, les enfants ont commencé à s’adapter à ce nouveau rythme, et la fatigue du jeudi après-midi s’est estompée. Reste un point négatif: la disparition du mardi soir détendu, sans pression, puisque sans école le lendemain. A l’inverse, un gros point positif pour moi: j’ai récupéré une matinée en plus pour travailler avec mes élèves, moment idéal pour les apprentissages fondamentaux. » 

    Grégory, père de famille à Rouen: « Il aurait fallu choisir le samedi plutôt que le mercredi »

    « Comme beaucoup de parents qui travaillent, nous ne pouvons pas aller chercher nos enfants à l’école à 15h45, nouvel horaire de fin des cours pour mes filles. Résultat: avec l’ajout du mercredi travaillé, notre aînée passe désormais 50 heures par semaine à l’école ou en collectivité. Côté activités, je ne pense pas que mes filles fassent plus d’activités sportives ou culturelles qu’avant. L’aînée dit même que c’est « juste de la garderie ». Effet collatéral de la réforme, elles ne veulent plus aller au centre de loisirs pendant les vacances, parce qu’elles ont leur « dose » de vie en collectivité les semaines d’écoles. Et le plus ironique, c’est que le centre de loisirs du mercredi qui proposait avant la réforme des sorties géniales, à la journée, ne peut plus le faire puisque les enfants sont à l’école le matin! Je militais pour le choix du samedi matin, et je suis vraiment désolé que le mercredi ait été choisi. »  

    Edwige, enseignante remplaçante, en Seine-et-Marne: « Ma pire année en 7 ans de carrière »

    « Cette année a tout simplement était la pire de ma carrière. Sur le papier, je suis tout à fait d’accord avec l’idée qu’il fallait changer les rythmes scolaires. Mais là, on a mis en place un système qui va creuser davantage les inégalités entre les villes, entre celles qui ont les moyens de proposer des activités intéressantes, et les autres. J’ajoute que les élèves sont tous épuisés le jeudi — la différence se voit même chez ceux qui allaient au centre de loisirs le mercredi, parce qu’une matinée de classe, c’est plus fatiguant qu’une matinée de centre. Et c’est pour les élèves en difficulté que cette réforme est la plus injuste: comme les journées de cours ont été raccourcies et se terminent à 15h45, notre inspectrice a décidé que ceux d’entre eux qui ont besoin de soutien scolaire le feraient après 15h45. Donc, quand les autres enfants vont en atelier périscolaire, eux vont en soutien. C’est la double peine! »  

    ===============

    Commentaires

    – 01/09/2014 10:19:57

    Cette reforme une pure bêtise , comme tt ce que fait ce gouvernement !!ça se paiera très cher et malheureusement c nos enfants qui trinqueront !

    il faut rappeler aux jeunes parents que nous , vieux ( née en 1961) nous travaillions même le samedi après midi et nous n’en sommes pas morts

    L’enseignement coule pire que le Titanic et les politiques discutent du sexe des anges.La réforme Peillon sur les rythmes scolaires est bonne en soi et chaque académie doit saisir cette matinée pour corriger les défauts décelés soit chez les enseignants soit chez les élèves.Les oppositions politiciennes viennent troubler les débats,le financement de 150€justifier que des lois votées soient combattues par des villes au mépris de la démocratie.Les rythmes scolaires doivent débattus sur la base d’expériences de terrain non sur des présupposés idéologiques sans fondement aucun.Arrêtons de faire de l’école,du quartier des lieux d’affrontement non pour avancer des solutions mais juste pour dénigrer même si cela va dans le bon sens. Pénélope avait des raisons valables pour repousser ses prétendants mais l’opposition à part réclamer la dissolution que propose-t-elle ?

    Pourtant, la nouvelle ministre n’a-t-telle pas affirmé que partout où cette réforme a été mise en place, il n’y a que des satisfactions de tout le monde? Aurait-elle menti? Non, ce n’est pas possible, on ne ment jamais, au PS.

Publicités