Fallait-il tuer Kadhafi ?
par Jean Ping, août 2014

L’élimination de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, a signifié la fin de son régime despotique, mais pas celle du chaos en Libye. Les dégâts collatéraux des raids aériens occidentaux affectent aujourd’hui tous les riverains du Sahara. Afin d’éviter un tel désastre, l’Union africaine avait proposé une solution politique, en passe d’aboutir au moment de l’intervention étrangère ; ce dont témoigne un acteur de premier plan.

En 2011, en l’espace de seize jours, deux incursions militaires étrangères lourdes ont eu lieu dans l’espace souverain de l’Afrique, sans que l’Union africaine. considérée comme quantité négligeable, ait été consultée. Entre le 4 et le 7 avril, les troupes françaises intervenaient en Côte d’Ivoire. Quelques jours plus tôt, à partir du 19 mars, les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), principalement françaises et britanniques, avaient commencé à bombarder la Libye. Pour l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, ces événements ont illustré « l’impuissance de l’Union africaine à faire valoir les droits des peuples africains face à la communauté internationale ». Pourtant, fait ignoré par les médias, dans ces deux conflits, l’organisation dont j’ai présidé la Commission de 2008 à 2013 avait formulé des solutions pacifiques concrètes, que les Occidentaux et leurs alliés ont écartées d’autorité.

Dès les premiers jours de l’année 2011, tout avait basculé en Afrique du Nord. Le 14 janvier, le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali prenait la fuite. Médusée, l’Europe n’intervint pas. Le 10 février, en Egypte, M. Hosni Moubarak démissionnait. Le 12 février, la contestation gagnait la Libye voisine. Pour les Occidentaux, ce dernier soulèvement fut une aubaine : il leur permit de jouer à bon compte les héros humanitaires et de faire oublier leur soutien aux autres régimes dictatoriaux. Avec le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), le 17 mars, ils pensaient avoir obtenu un feu vert pour entamer une danse macabre autour du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

« Afghanistan de proximité »

Parmi les protagonistes de ce conflit figuraient en premier lieu le Conseil national de transition (CNT) et ses révolutionnaires hétéroclites, qui avaient pour seul objectif commun de se débarrasser du tyran. Pour y parvenir, un soutien extérieur leur était indispensable.

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La lente désintégration de la Libye post-Kadhafi
Le Monde.fr

Près de trois ans après la chute du colonel Mouammar Kadhafi, l’espoir d’une transition démocratique en Libye s’est évanoui. Le pays est au bord de l’implosion. Après Benghazi — deuxième ville du pays et berceau de la révolution — c’est au tour de la capitale, Tripoli, de sombrer dans la guerre des clans. Les milices islamistes multiplient les attaques contre le pouvoir central, dont elles contestent la légitimité. Retour sur les événements qui ont jalonné cette lente désintégration.
23 octobre 2011 : la Libye « libérée »

Le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi est tué dans le siège de Syrte, où il s’était réfugié, après la prise de Tripoli par les rebelles, en août. Le 23 octobre, le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, proclame la « libération » du pays.

Le conflit, qui a duré huit mois, a coûté la vie à plusieurs milliers de Libyens (le nombre exact de victimes n’a jamais été établi, les estimations oscillent entre cinq mille et vingt-cinq mille).
7 juillet 2012 : l’élection du premier Parlement de l’ère post-Kadhafi

Les Libyens se rendent aux urnes pour élire un organe législatif : le Congrès général national (CGN), qui siégera à Tripoli. Après quatre décennies d’autoritarisme, les espoirs suscités par les premières élections libres sont immenses.

Le bon déroulement du scrutin, qui ne débouche pas sur la victoire des partis islamistes — contrairement à ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie — vient conforter ces attentes. Le 8 août, le CNT remet les pouvoirs à la nouvelle Assemblée, présidée par Mohamed Al-Megaryef, un islamiste modéré.

Mais la réticence des nouvelles autorités à désarmer la myriade de brigades formées durant l’insurrection et la décision de leur confier le maintien de la sécurité dans les grandes villes ainsi que la gestion des frontières ne tardent pas à assombrir le tableau.
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Fabulous Fab • il y a 27 minutes Signaler un abus
On dit merci qui ?
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Libye : les Emirats arabes unis et l’Egypte accusés d’avoir mené des raids contre des islamistes
Francetv info avec AFP

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Des responsables américains ont accusé les Emirats arabes unis et l’Egypte d’avoir mené des frappes aériennes contre des miliciens islamistes en Libye, a indiqué lundi 25 août le New York Times (article en anglais). Les deux pays auraient lancé ces bombardements sans concertation sur la Libye, où règne la confusion, avec la perspective de la formation d’un gouvernement pro-islamiste rival de celui exilé dans l’extrême est du pays. Des attaques d’avions jusqu’ici non identifiés visent la capitale Tripoli depuis une semaine, rapporte Le Monde.

Les déclarations américaines sont survenues lundi au moment où le pouvoir reconnu internationalement – le Parlement élu et l’exécutif provisoire – était directement défié par les islamistes. Ces derniers veulent former un gouvernement alternatif après avoir réussi, selon toute vraisemblance, à prendre l’aéroport stratégique de Tripoli à leurs adversaires nationalistes.

Mutisme des Emirats arabes unis

Des miliciens islamistes ont pointé du doigt dès samedi les Emirats arabes unis et l’Egypte, les accusant d’avoir voulu, par ces frappes, alléger la pression militaire qu’ils exerçaient sur les miliciens nationalistes qui tenaient l’aéroport. L’Egypte a démenti le lendemain toute implication dans ces deux séries de raids.

Les Emirats arabes unis n’ont pas réagi sur le moment, et continuent mardi d’observer un mutisme total sur cette question. Les deux pays, alliés dans la lutte contre les islamistes, ont organisé cette année des manœuvres militaires aux Emirats.

Des « divisions exacerbées »

Lundi, les Etats-Unis et leurs alliés européens se sont alarmés d’une « escalade » du conflit en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi. Washington, Paris, Londres, Berlin et Rome ont condamné les « interférences extérieures en Libye qui exacerbent les divisions ».
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Non, le Qatar ne soutient aucun groupe extrémiste, d’aucune manière
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Khalid Bin Mohammed Al-Attiyah Devenez fan
Ministre d’Etat aux Affaires Etrangères du Qatar

Le monde entier est choqué et horrifié par le combat à mort qui se déroule actuellement en Irak. Le massacre de civils innocents et le déplacement forcé de centaines de milliers de personnes menace non seulement l’existence même de l’Irak mais aussi la paix et la sécurité de toute la région.

Les raisons pour lesquelles l’Etat Islamique a emporté tant d’adhésion sont malheureusement évidentes. Les divisions et les violences sectaires sont restées hors de contrôle en Syrie et en Irak, créant un climat où le désespoir et l’extrémisme ont pu s’installer. Des milices étrangères – pour beaucoup extérieures à la région, comme le Hezbollah en Syrie ou la brigade Abou Fadl Al Abbas en Irak – ont pu se déplacer et venir ainsi gonfler les rangs des terroristes locaux. Les forces de l’Etat Islamique ont récupéré des armes lourdes – provenant souvent d’opposants découragés – qui leur ont permis de renforcer leur capacité de combat et de prendre le contrôle de larges parts du territoire.

Nous avons besoin d’une action collective et déterminée pour mettre fin à la violence sectaire en Irak et en Syrie, pour libérer les peuples vivant sous le joug de la violence et lever la menace globale qu’elle fait peser sur la région. Il n’y a pas de réponse univoque, mais il est en tout cas impératif de couper les fonds qui parviennent aux groupes extrémistes dans la région. À ce propos, et en réponse à certains commentaires mal informés, je tiens à réaffirmer la position du Qatar avec la plus grande clarté.

Le Qatar ne soutient aucun groupe extrémiste, d’aucune manière. Nous sommes choqués par leurs opinions, leurs méthodes violentes et leurs ambitions. La vision des groupes extrémistes pour la région n’est pas la nôtre et nous ne la soutiendrons jamais, de quelque façon que ce soit.

Nous pensons que les peuples devraient pouvoir vivre dans une société pacifique, qui promeut le progrès, la modernisation, la tolérance et le développement. Nous avons clairement affirmé que les événements récents, comme l’assassinat barbare de James Foley et le meurtre de plus de 70 innocents dans une mosquée sunnite à Diyala, sont des crimes de haine qui vont à l’encontre de tous les principes de l’Islam, de l’humanité et de toutes les lois et conventions internationales.

Loin de soutenir l’Etat Islamique, nous prions instamment le gouvernement irakien d’apporter la sécurité à ses citoyens. Nous continuons également à fournir une aide humanitaire à grande échelle au peuple irakien. En réponse à cette récente crise en Irak, le Qatar s’est joint à de nombreux pays pour fournir un soutien supplémentaire au peuple irakien directement touché par cette violence.

L’objectif du Qatar est de faire tout ce que nous pouvons pour que la paix et la justice triomphent dans la région et nous travaillons ardemment dans ce but. Aussi, alors que comme de nombreux pays du Moyen-Orient et plus largement la communauté internationale, nous avons soutenu l’opposition syrienne au régime de Bachar Al Assad, nous ne finançons pas l’Etat Islamique ni aucune faction extrémiste.

Notre détermination à apporter notre aide pour trouver des solutions de long terme et une certaine stabilité ont également conduit nos efforts ailleurs, dans une région qui en a désespérément besoin. En Palestine aussi, nous nous efforçons de favoriser la paix et la stabilité aussi bien que de fournir l’aide dont ont désespérément besoin ceux dont les vies ont été brisées par la violence.

Nous croyons, tout comme les Etats-Unis et l’Union Européenne, qu’une paix durable ne peut se construire que sur les fondations d’une solution à deux Etats. C’est pourquoi nous soutenons pleinement les initiatives du Secrétaire d’Etat américain Kerry pour tenter de construire un accord de paix qui assurerait la sûreté et la sécurité des deux côtés et permettrait au peuple palestinien de se développer en tant que société.

Cela a longtemps été une priorité de notre politique étrangère. Nous sommes fiers d’avoir été l’un des principaux supports financiers des Palestiniens, pour les aider à construire leur Etat et leur économie. Au cours des dernières semaines, le Qatar, tout comme d’autres pays à travers le monde, a fourni une aide humanitaire et a soutenu le peuple de Gaza.

En tant que défenseurs de l’unité palestinienne, nous avons travaillé ardemment pour favoriser une entente entre le Fatah en Cisjordanie et le Hamas dans la bande de Gaza et les avons encouragé à travailler ensemble vers un accord de paix et de long terme avec Israël. Nous continuons ce travail et sommes actuellement en train de réunir les dirigeants des deux factions, le président Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal, pour discuter de la situation actuelle à Gaza. Notre intention, en soutenant le peuple palestinien, est de promouvoir la paix et non le conflit – un rôle qui est au cœur de notre politique étrangère et que nous démontrons en favorisant le dialogue partout où nous le pouvons.

Je sais que certains comprennent mal notre politique étrangère ou n’ont qu’une vision unilatérale du conflit. Je suppose que c’est cette colère qui les a amenés à porter des accusations fausses et fantaisistes dans le but de promouvoir leurs propres programmes et de porter atteinte à notre politique étrangère. Le Qatar ne soutient pas l’Etat Islamique, et le fait de suggérer le contraire obscurcit nos efforts pour promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans une région qui est soumise à un cycle incessant de conflits et de tragédies. C’est ce cycle que le Qatar souhaite voir se terminer.

Un accord juste, permanent et pacifique pour l’avenir de la Palestine est central pour ramener la paix et la stabilité dans la région. Nous ne serons pas détournés du rôle que nous jouons en essayant d’assurer un futur stable, sûr et prospère en Palestine, au Moyen-Orient ou dans le reste du monde.
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Prise d’otages par des djihadistes
Atlantico.fr/François-Bernard Huyghe –

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Ils sont des novices, qui ne pratiquent pas leur religion régulièrement, mais partent faire la guerre en Syrie et en Irak. Portrait de ces combattants djihadistes pas très musulmans.
Atlantico : Selon la presse britannique, deux apprentis djihadistes, Yusuf Sarwar et Mohammed Ahmed, ont commandé les livres « L’Islam pour les nuls » et « Le Coran pour les nuls » sur Amazon avant de quitter Birmingham pour aller combattre en Syrie, en mai dernier. Cette attitude n’est-elle pas surprenante venant d’aspirants djihadistes ?

François-Bernard Huyghe : Le profil typique du djihadiste n’existe pas. Il y a aussi bien des djihadistes, issus d’un milieu très musulman, très fondamentaliste, qui fréquentent les madrasas (école théologique musulmane ndlr), et ceux, notamment en Occident, qui subissent des retournements brusques et des conversions très rapides. Généralement, ceux là ont adopté un comportement « occidental », ils possèdent des voitures, s’habillent comme tout le monde et vont en boîte, ou au contraire, se caractérisent par un parcours complètement chaotique, liée à la délinquance ou à la criminalité.

Il n’est pas étonnant, qu’il y ait de nombreux cas de conversions brusques s’opérant avec un faible niveau doctrinal, dans la mesure où ce que recherchent ces djihadistes néophytes, c’est une occasion d’employer une énergie agressive qui bouillonne en eux ou une rationalisation, la formalisation d’un désir de revanche envers le système qui persécute leurs frères musulmans. Ils ont alors besoin d’action. La justification théologique, quant à elle, viendra toujours après et n’a pas besoin d’être élaborée. Enfin, beaucoup de ceux qui ont envie d’aller faire le dhijad, ne sont pas forcement des intellectuels, qui ont une grande habitude de la lecture, ce qui ne veut pas dire pour autant que les intellectuels ne fassent pas le djihad.
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Commentaires

Durand
des crétin lumineux aux Q.I d’une poule, qui se prennent pour des combattants, quelle bande de trou duc

N
BOYCOTTEZ EN MASSE LES PRODUITS SIONISTES !!!!!
Les appels au boycott des produits israéliens se multiplient depuis l’offensive de l’armée des judeo nazis sur Gaza. … Plus

Kurdy
« L’islam pour les nuls »… avec leur QI qui ne dépasse guère le chiffre de la température annale, ils sont plutôt des « Nuls pour l’islam »…

George
Je pense malheureusement que c’est dans la nature humaine d’exprimer sa violence certains choisissent le djihad, d’autres les forums sur yahoo pour exprimer leur haine….tout ça ne présage rien de bon pour l’avenir de l’humanité..

PeaNuts
Une tentative, encore une, pour nous faire passer les fous issus de l’immigration pour des anges que l’on peut remettre dans le droit chemin.
Si on egorgeait tout ceux qui partent se battre beaucoup oublierait la religion.

Pinardac
« énergie agressive qui bouillonne en eux ou une rationalisation d’un désir de revanche « … tout est dit…
Des prépubères en manque de confrontation… Mais y’en a aussi chez nos amis les Neuneus qui veulent en découdre avec les « muzz » également… les antifas et les « fa », des beaux…

Ahmed
Note à l’administrateur ou modérateur du site : J’ai l’impression que la photo que vous avez utilisé avec cet article n’a rien à voir avec une prise d’otage. Elle a été diffusée récemment par différentes chaînes TV (guerre de Gaza).

Mina-rêve
Tout ça pour nous dire qu’ils ont en point commun : l’islam, à des degrés de « connaissances », mais c’est l’islam quand même
va falloir peut être pousser un peu plus loin les journaleux, voir ce qui va pas avec cette religion, qui, même en cas de conversions rapides et un simple « islam pour les… Plus

Bernard Du 35
C’est bien pour ça, que j’ai peur en France. Nous sommes entourés de djihadistes.

steph
Bizarre Atlantico, la semaine dernière cette photo illustrait les exécutions sommaires de pseudo collabo, perpétrées par le hamas et là la légende : prise d’otages par les blablablas…Vous prenez vos lecteurs pour des #$%$ bravo continuez !!!
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Comment l’Etat islamique a prospéré: les erreurs des Etats-Unis et de Maliki en Irak
L’Express.fr

L’Etat islamique est passé du statut de groupe djihadiste aux méfaits plus ou moins maitrisables à celui de monstre presque imbattable en quelques mois seulement. Comment n’a-on pas pu percevoir son avancée? Quelles erreurs ont commis les acteurs locaux et les grandes puissances pour lui permettre de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Passage en revue, en trois temps, des méprises qui ont permis sa prolifération.

La croissance de l’Etat islamique semble exponentielle. Né en Irak avant de s’installer en Syrie à la faveur de la guerre, l’Etat islamique (auparavant Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) a, depuis le mois de juin pris le contrôle de territoires dans cinq provinces d’Irak, dont la deuxième ville du pays, Mossoul, et proclamé fin juin un « califat » sur les régions sous sa domination. Son avancée, début août, vers la région autonome du Kurdistan a entraîné des frappes aériennes américaines sur ses positions. Mais le groupe djihadiste continue sa progression fulgurante. Quelles erreurs des grandes puissances et des acteurs de la région, certaines anciennes, d’autres plus récentes, ont-elles permis à ISIS (l’acronyme anglais de l’organisation) d’atteindre la puissance inégalée dans l’histoire d’un mouvement djihadiste?

L’une des clés du succès de l’EI se situe en Irak. Les Etats-Unis ont commis une série d’erreurs à partir de leur intervention militaire en 2003. Le gouvernement irakien de Nouri Al-Maliki (2006-2014) est l’un des autres responsables de ce désastre.

Le grand fiasco américain

La première bévue est la « débaasification » décidée en 2003 par l’administration américaine. A l’époque, un million d’anciens membres de l’appareil de sécurité, de l’armée et du parti Baas, charpentent du régime de l’ancien dictateur Saddam Hussein. Pour la plupart sunnites, ils sont mis au ban de la société par les Américains. De quoi désorganiser le pays et créer un vivier d’individus qualifiés prêts à rejoindre la rébellion.
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Les Etats-Unis vont envoyer des drones en Syrie pour préparer des frappes
Par figaro.fr

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Le président des Etats-Unis Barack Obama. / KEVIN LAMARQUE/REUTERS

La décapitation de James Foley et la présence de nombreux djihadistes occidentaux dans les rangs de l’Etat islamique ont poussé Barack Obama à observer ce revirement stratégique.

L’hypothèse de frappes américaines en Syrie semble se confirmer. Le Pentagone s’apprête à envoyer des avions-espions et des drones au-dessus de la Syrie pour repérer les djihadistes et préparer le terrain à d’éventuelles frappes, a indiqué lundi à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat. «Les Etats-Unis sont, de facto, en guerre contre l’Etat islamique (EI). Il va y avoir une escalade, c’est inévitable», estime Hussein Ibish, chercheur à l’American Task Force on Palestine, centre de réflexion de Washington.

Jusqu’ici exclues par Barack Obama, les frappes aériennes américaines en Irak pourraient déborder en Syrie. Ben Rhodes, proche conseiller de Obama sur la politique étrangère, assure que Washington fera ce qui est nécessaire pour frapper l’Etat islamique (EI), sans être «limité par des frontières». Pour le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, l’EI «est une menace régionale qui sera bientôt une menace pour les Etats-Unis et l’Europe». Mais lundi, «aucune décision concernant des opérations militaire en Syrie» n’avait encore été prise par le président américain.

Le revirement probable a vraisemblablement été provoqué par deux éléments: la décapitation du journaliste américain James Foley par l’EI, et la présence de nombreux Occidentaux parmi les djihadistes, susceptibles de semer un jour la terreur en Europe et aux Etats-Unis. L’exécution de James Foley, qui a «choqué la conscience du monde entier» selon les termes de Barack Obama, pourrait aussi rendre une action militaire en Syrie moins difficile à faire accepter à une opinion publique américaine échaudée
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Commentaires

Yen A Marre
je pense qu’il ne faudrait pas se meler de leur histoire d’islam à ces troupeaux d’assasins !!!
tant qu’ils se tuent entre eux,, çà paye pas mais çà debarrasse!!

THOMAS
Les USA honte de rien, ils vont aider Bachar… MDR… ils vont nous faire croire çà ??? alors que l’OTAN avait sa flotte devant la syrie prête à raser le pays il y a 2 ans à peine…

Rezaiguia
le plus gros terroriste du monde prix nobel de la paix…..trop marrant

Phil
Ils sont devenus fous… Tout le monde peut attaquer tout le monde sans autorisation de l’ONU. Le « machin » ne sert plus à rien

Répondre
CM
Pourquoi les USA doivent tout faire, puis se font accuser de tous les maux…??? Et Putain.? Il ne fait rien pour son ami Bachar ??? Ah.! Pardon, c’est vrai que ce n’est qu’un trafiquant d’armes…le fric n’a pas d’odeur tres malin Putain.!

Lazzare
Pour préparer des frappes contre les NAZI stationnés en Israël
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Les Etats-Unis vont envoyer des avions-espions en Syrie
Le Nouvel Observateur avec AFP

Conscient de la position inconfortable des Etats-Unis, le gouvernement syrien propose une coordination avec Washington pour lutter contre l’Etat islamique.
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Un drône militaire américain. (Sipa) Un drône militaire américain. (Sipa)

« Le président n’a pris aucune décision concernant des opérations militaire en Syrie », a assuré lundi 25 août son porte-parole Josh Earnest. Mais après deux semaines de raids aériens – une centaine de frappes au total – contre les djihadistes en Irak, plusieurs responsables de l’administration laissent entendre qu’une nouvelle phase militaire est en préparation.

Ben Rhodes, proche conseiller de Barack Obama sur la politique étrangère, assure que Washington fera ce qui est nécessaire sans être « limité par des frontières ». Pour le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, l’EI « est une menace régionale qui sera bientôt une menace pour les Etats-Unis et l’Europe ». Selon un ancien haut responsable de l’administration, ce changement de ton semble indiquer que la Maison Blanche se situe « à un tournant » dans sa réponse aux djihadistes ultra-radicaux qui ont progressé de façon fulgurante depuis début juin. « J’ai le sentiment qu’ils ont passé la vitesse supérieure », explique-t-il.
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Le Pentagone s’apprête à envoyer des avions-espions et des drones au-dessus de la Syrie pour repérer les djihadistes et préparer le terrain à d’éventuelles frappes, a indiqué lundi un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
Les Etats-Unis sont, de facto, en guerre contre l’EI. Il va y avoir une escalade, c’est inévitable », estime Hussein Ibish, chercheur à l’American Task Force on Palestine, centre de réflexion de Washington.

Il y a un an presque jour pour jour, Barack Obama envisageait des frappes contre le régime de Bachar al-Assad accusé d’attaques à l’arme chimique. Confronté à un Congrès hostile et une opinion publique réticente, il y avait renoncé au dernier moment. Aujourd’hui, il étudie des frappes contre l’EI, qui est aussi l’ennemi du régime de Damas.

L’objectif militaire est très différent, mais l’administration Obama, dont les éventuelles frappes pourraient, de fait, aider le régime d’Assad, se retrouve dans une situation délicate.
Nous ne considérons pas que nous sommes du même côté simplement parce qu’il y a un ennemi commun », a tenté d’expliquer lundi Jennifer Psaki, porte-parole du département d’Etat.

Conscient de la position inconfortable des Etats-Unis, le gouvernement syrien n’a pas tardé à s’engouffrer dans la brèche. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem, il a affirmé lundi être prêt à coopérer avec la communauté internationale, tout en soulignant aussitôt que toute frappe américaine contre les djihadistes sur son territoire devait être coordonnée avec lui, au risque d’être considérée comme une agression.

Le régime Assad espère placer les occidentaux devant un fait accompli:
L’opposition est morte, l’EI représente un plus grand mal que nous; nous n’avez pas d’autre choix que de travailler avec nous contre eux », résume Frederic Hof, du Centre Rafik Hariri sur le Moyen-Orient.

La Maison Blanche n’a pas directement répondu au gouvernement syrien mais clairement laissé entendre que les Etats-Unis étaient prêts à agir sans l’accord de Damas, comme ils l’ont fait par le passé.

« Le président a déjà démontré sa volonté d’utiliser la force pour protéger les Américains quelles que soient les frontières », a affirmé Josh Earnest, citant l’exemple du raid contre la résidence d’Oussama Ben Laden au Pakistan, en mai 2011, pour lequel Islamabad n’avait pas été averti à l’avance.

Pour Hussein Ibish, la situation sur le terrain rend ce débat largement artificiel : « A partir du moment où vous vous lancez dans une guerre contre l’EI en Irak, parler de la frontière syrienne est hors de propos: l’EI l’a effacée ».
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Commentaires

TED T
Le COCU dans l’affaire c’est notre Président bien aimé

J Michel Albert
ben voilà, une inversion des alliances qui était prévisible, malgré la modération du Nouvel Observateur qui effaçait ce qui lui était contraire.
http://lafaineantitude.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/08/23/eiil-ou-le-dialogue-impossible-sur-le-forum-du-nouvel-observateur.html

Charles Sabatier
UNE, DEUX, voire TROIS bobinettes sur les « financiers » qui sont bien connus mais pour l’instant intouchables par le biais d’accords faits sur le dos de ceux qui se font bombarder……..

Stephane SORIN
Vaut mieux tard que jamais….
C’est vrai que nous sommes dans une situation ou nous sommes obligé de coopérer avec nos « ennemies » déclaré dans la région.
Ce ne sera pas gratuit, à n’en pas douter.

Guy S
C’est avant qu’il aurait fallu le faire !
C’est bien beau de « déboulonner » les dictateurs depuis georges Busch en passant par BH Levy et après ????
Et bien après on a les islamistes, en attendant la charia ?
Mon Dieu que le monde est dirigé par des gens intelligents ! LOL

David Weber
impossible de la faire avant : le régime syrien était contre et avait le moyen d’abattre les drones.
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Damas prêt à coopérer avec la communauté internationale contre l’EI

Les autorités syriennes se sont déclarées lundi prêtes à coopérer avec la communauté internationale pour lutter contre les jihadistes, dont ceux de l’Etat islamique (EI) accusé par l’ONU de « nettoyage ethnique et religieux » en Irak.
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Des combattants soutenant les forces irakiennes gouvernementales contre les jihadistes de l’EI tiennent une position près de Kirkouk le 8 août 2014 AFP/Archives

Ce groupe ultra-radical a proclamé fin juin un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie, où il contrôle de larges pans de territoires.

Sur le terrain, l’EI a enregistré une importante victoire en Syrie en s’emparant dimanche d’un aéroport militaire, mais a perdu du terrain côté irakien.

Le régime de Damas s’est déclaré lundi « prêt à une coopération et à une coordination » avec la communauté internationale pour lutter « contre le terrorisme dans le cadre de la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Cette résolution vise à empêcher le recrutement et le financement des jihadistes en Syrie et en Irak.

Néanmoins, a souligné le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, toute frappe américaine contre les jihadistes en Syrie devra être coordonnée avec Damas, car sinon il s’agirait d’une agression.

– Drones américains en Syrie –

Washington, qui a mené depuis le 8 août plus de 90 frappes contre l’EI dans le nord de l’Irak, a durci ces derniers jours le ton, affirmant sa détermination à poursuivre ses raids et envisageant de les étendre à la Syrie, où ce groupe ultra-radical affronte à la fois les rebelles et le régime de Bachar al-Assad.

Le président américain Barack Obama « n’a pas (encore) pris de décision » concernant d’éventuelles frappes en Syrie, a toutefois affirmé lundi son porte-parole Josh Earnest.

En revanche, les Etats-Unis sont sur le point d’envoyer des avions-espions et des drones au-dessus de la Syrie pour repérer les jihadistes ultra-radicaux et préparer le terrain pour d’éventuelles frappes aériennes, a indiqué un haut responsable américain à l’AFP lundi.

Le ministre syrien a émis des doutes sur l’efficacité des seules frappes. « Nous saluons tout effort dans la lutte contre le Front al-Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaïda, ndlr) et contre l’Etat islamique mais la vraie question est: les raids sont-ils efficaces pour les liquider? Je ne le pense pas », a-t-il lancé.

Il a prôné « l’assèchement des sources du terrorisme, notamment le financement et l’armement avec le contrôle des frontières par les pays limitrophes et un échange de renseignements ce qui n’est pas le cas actuellement ».

– ‘EI menace Etats-Unis et Europe’ –

Le régime syrien considère tous les rebelles, jihadistes ou pas, comme des « terroristes ».

« De graves et horribles violations des droits de l’Homme sont commises chaque jour par l’Etat islamique (…) et des groupes armés associés », a dénoncé la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay.

Ils « mènent impitoyablement un nettoyage ethnique et religieux », qui vise notamment les chrétiens, les Yazidis, les Shabaks et les Turcomans, a-t-elle ajouté.

« De telles persécutions pourraient constituer des crimes contre l’humanité », a souligné Mme Pillay, qui a appelé la communauté internationale à ne pas les laisser « impunis ».

Selon le chef d’état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, l’EI représentera « bientôt une menace pour les Etats-Unis et l’Europe ». « Il est convaincu qu’il faut mettre la pression sur l’EI à la fois en Irak et en Syrie », a ajouté son porte-parole Ed Thomas.

Signe de l’inquiétude grandissante, l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Jordanie ont souligné dimanche « la nécessité d’agir sérieusement » contre l’EI.

En Syrie, les jihadistes ont enregistré dimanche une importante victoire en prenant l’aéroport de Tabqa, dernier bastion du régime dans la province septentrionale de Raqa.

– Kurdes et Irakiens ensembles –

Mais de l’autre côté de la frontière, les forces kurdes et irakiennes, qui collaborent contre les jihadistes depuis début août –fait rare témoignant de la gravité de la situation–, ont en revanche gagné du terrain contre l’EI.

Les Kurdes, appuyés par l’aviation irakienne, ont réussi lundi à reprendre trois villages au nord-est de Bagdad, dans la province de Diyala, ainsi que l’une des routes principales contrôlées par l’EI.

Les peshmergas (combattants kurdes) sont en outre sur le point de contrôler toutes les entrées de Jalawla, une ville stratégique « car c’est une porte d’entrée pour Bagdad », a déclaré à l’AFP Shirko Merwais, un haut responsable d’un parti kurde.

Les Kurdes, toujours soutenus par l’aviation irakienne, ont également réussi à repousser deux assauts sur la ville chiite de Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad, après avoir repris dimanche la zone de Qaraj, au sud-est de Mossoul (nord), première ville tombée aux mains des insurgés le 10 juin et leur place forte depuis.

Les jihadistes ont lancé le 9 juin une offensive fulgurante en Irak qui leur a permis de s’emparer de territoires dans cinq provinces du pays, entraînant la fuite de dizaines de milliers de personnes, notamment des membres des minorités.

Quelque 200.000 Yazidis ont ainsi été chassés de chez eux depuis début août, et des dizaines d’autres massacrés.

Outre la menace jihadiste, Bagdad doit apaiser les tensions confessionnelles entre sunnites et chiites.

Lundi, un attentat suicide contre une mosquée chiite dans l’est de Bagdad a encore fait 11 morts, tandis qu’au moins huit personnes ont été tuées dans deux attentats à la voiture piégée au nord de la capitale.

Les Etats-Unis ont condamné la dernière vague d’attentats en Irak perpétrés par des « terroristes dépravés », exhortant une nouvelle fois le pays à s’unir contre les jihadistes ultra-radicaux.

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