Galileo en service fin 2014

Le GPS européen enfin opérationnel.
Par Fabien Pionneau

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Voilà déjà plusieurs années que le GPS européen Galileo fait parler de lui. Repoussée d’année en année, sa date de mise en service serait, cette fois, fixée à 2014, selon un communiqué de la commission européenne.

Les quatre satellites actuellement en orbite – lancés en octobre 2011 et 2012 – associés à des infrastructures terrestres – en Italie et Allemagne notamment -, permettent déjà d’obtenir un relevé de position 3D (latitude, longitude et altitude), d’une précision de 10 à 15 mètres. Toutefois, le système de positionnement Galileo manque encore de satellites pour fonctionner plus que deux à trois heures par jour. De nouveaux satellites seront bientôt lancés, afin de proposer les premiers services Galileo en octobre 2014. Des services qui seront, pour la plupart, compatibles avec le GPS américain.

À terme, Galileo devrait compter 26 satellites. Il offrira une meilleure précision que le GPS actuel, qui est actuellement utilisé presque partout dans le monde. Les pays situés dans les plus hautes latitudes – en Europe du Nord, entre autres – profiteront également d’une meilleure couverture, grâce à une inclinaison plus importante des satellites Galileo par rapport à l’équateur. Enfin, le signal devrait être plus facile à capter pour les appareils compatibles et moins sujet aux interférences.
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commentaires

darkhan
Il offrira une meilleure précision que le GPS actuel, qui est actuellement utilisé presque partout dans le monde. Les pays situés dans les plus hautes latitudes – en Europe du Nord, entre autres – profiteront également d’une meilleure couverture, grâce à une inclinaison plus importante des satellites Galileo par rapport à l’équateur. Enfin, le signal devrait être plus facile à capter pour les appareils compatibles et moins sujet aux interférences.

C’est aussi et surtout une question essentielle d’indépendance stratégique vis-à-vis du systeme américain

Cobra999
10 – 15 m c’est pareil que le GPS, il me semble avoir lu dans le passé entre 3 et 5 m de précision …bon si déjà il a moins d’interférence surtout quand on traverse un bois ( course à pied par exemple ) c’est une très bonne chose …mais entre ce qui se dit et la réalité , on connaît la chanson

shaft13
Oui ça devrait être proche de 3 à 5 mètres mais seulement quand les 26 satellites seront en orbite. 10 à 15m c’est pas mal pour seulement peu de satellites en comparaison du gps US qui est de la même précision mais avec beaucoup de satellites et avec beaucoup d’ancienneté.

mazingerz
le GPS civil est bridé sinon la précision est en dessous du mètre je crois

Acidnotes
Ce n’est qu’une question de bande de fréquence utilisée. Celle qu’on utilise est l’ancienne bande de fréquences utilisée par l’armée américaine. Celle que les militaires utilisent maintenant permet effectivement une précision de l’ordre du mètre.

rufo
La dégradation de signal a été levé il y a qq temps par les américains, principalement du au fait que les différents services d’aviation civile du monde travaillent sur des systèmes de guidage des avions par GNSS, principalement pour l’atterrissage pour remplacer les ILS et les VOR/DME (ceux-ci seraient utilisés comme équipements en cas de panne du GNSS).
Problème les systèmes GNSS (GPS, Galileo, Glonass, Beidou…) actuels : pas assez précis (13m en latéral, 22m en vertical pour le GPS il me semble à cause, entre autre, des perturbations de la ionosphère, d’où des systèmes au sol pour augmenter leur précision (par ex, EGNOS pour l’Europe) : suivant les systèmes, on peut arriver à une précision de 50cm sur un carré de 50 km de côté.
Pour les 26 satellites à terme de Galileo, c’est pas dit à cause du coût. Ca serait peut-être plutôt 18 (fin 2016) en combinaison avec le GPS actuel.
Edit : à noter que l’Inde compte aussi lancer son propre système GNSS.

BluescreenJunky
Quand on dit « compatibles avec le GPS américain. » ça veut dire que les récepteurs GPS actuels pourront automatiquement bénéficier de Galileo ? Ou bien ce sera comme pour Glonass il faudra de nouveaux appareils prévus pour utiliser les deux ?

chicour59
c’est déjà un beau bordel là-haut, ça risque pas de s’améliorer…

inextenza
2014 la MES? Tiens, j’en parlerai aux collègues tout à l’heure, ça devrait les faire rigoler 5 minutes

Papushky
En fait les GPS sont bien plus précis que ça. C’est moins de 5 mm en planimétrie et sous le centimètre en altimétrie.
Et pour avoir une telle précision pas besoin de capter 50 satellites, une dizaine suffit…
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Galileo : des retombées économiques de 90 milliards d’euros pour l’Europe
LE MONDE

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« Galileo offrira de nouvelles perspectives commerciales, et permettra aux utilisateurs quotidiens de profiter de services de navigation par satellites de plus en plus perfectionnés », a assuré Antonio Tajani, le commissaire européen chargé de l’industrie, en décembre 2013.

« Avec le GPS, on peut localiser un train, avec Galileo on sait sur quel quai il se trouve. » C’est ainsi que Jean-Yves Le Gall, président du Centre national des études spatiales (CNES) et coordinateur interministériel pour la France de ce programme, décrit l’un des avantages du futur système de navigation européen par satellites.

La précision de la datation – elle est obtenue grâce aux horloges atomiques à hautes performances synchronisant les satellites – est l’un des autres atouts de Galileo face à son rival américain.

Cette précision est indispensable dans des métiers comme la finance (pour l’authentification et l’« horodatage » des transactions), l’énergie (pour l’exploitation des réseaux) et les télécommunications (pour la transmission d’une référence de temps universel et la synchronisation des références de fréquence).

« Mais le premier défi est de déployer la constellation des vingt-deux satellites », souligne le patron du CNES. Il s’agira ensuite de faire en sorte que « Galileo monte …
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réaction

Marc ANDRES
On entend parler de 4 types de services mais on ne sait pas quels seront ces services. Cela manque vraiment dans l’article.
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Galileo, le futur rival du GPS, enfin sur le pas de tir
LE MONDE

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Image de synthèse montrant trois des satellites du futur système de navigation européen Galileo.

Enfin ! Sauf problème de dernière minute, jeudi 21 août, une fusée Soyouz décollera de Kourou (Guyane), emportant les deux premiers satellites opérationnels du système de navigation Galileo, qui permettra aux Européens d’être indépendants du Global Positioning System (GPS) américain.

Lancé voici quinze ans, en 1999, et malgré six ans de retard dû à de multiples déboires, le projet européen se concrétise. La constellation de vingt-deux satellites de ce programme sera déployée progressivement d’ici à 2017. Les premiers services seront proposés à partir de la fin 2015 dès qu’une dizaine seront en orbite.

Comme pour tous les grands projets européens, les coûts ont dérivé, passant de 3,3 milliards d’euros, à l’origine, à 5,5 milliards jusqu’à la phase de déploiement actuelle.

En 2013, la Commission européenne a ajouté une nouvelle tranche de 7 milliards d’euros pour compléter le système de déploiement et financer les premières années d’exploitation et de maintenance jusqu’à la fin de la décennie.

Au total, de 1998 à 2020, l’Union européenne aura engagé près de 13 milliards d’euros de fonds publics pour ses programmes de radionavigation – principalement Galileo, mais aussi Egnos, son prédécesseur, entré en service en 2009 afin d’améliorer l’exactitude du positionnement du GPS américain.

BRISER LE MONOPOLE DU GPS AMÉRICAIN
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réactions

Marc ANDRES
Cela va enfin fonctionner.

Louis A
Enfin une bonne nouvelle pour l’Europe. Un projet essentiel qui démontre encore une fois l’extrême nocivité des souverainistes et autres régionalistes pour l’avenir des peuples européens.
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Galileo, le GPS européen, accélère son déploiement
LEXPRESS.fr

L’opérateur européen Arianespace a annoncé jeudi le lancement de douze nouveaux satellites de Galileo, le programme qui doit permettre à l’Europe de lancer son système de navigation concurrent du GPS américain.

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Lancement d’une fusée Ariane 5, du site de Kourou le 30 août 2013 (photo d’illustration).
afp.com/Jerome Vallette

Initialement, une fusée Soyouz devait décoller de la base de Kourou en Guyane ce jeudi, mais en raison de vents violents, l’opération a été reporté. Une péripétie de plus pour le programme Galileo, ce qui ne devrait pas remmettre en cause l’engagement de l’Europe.

En effet, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé ce jeudi que douze nouveaux satellites Galileo vont être déployés avec trois lanceurs Ariane 5 « à partir de 2015 », précise Arianespace dans un communiqué.

Ces douze nouveaux satellites, qui font partie de la constellation de vingt-deux satellites du programme construits par le groupe allemand OHB System allié au britannique Surrey Satellite Technology Ltd, seront placés « sur une orbite circulaire à 23 522 km d’altitude au moyen d’une combinaison de cinq lanceurs Soyouz (deux satellites par lancement) et de trois Ariane 5 ES (quatre satellites par lancement) », a précisé Arianespace.
Début du service fin 2014

Prévus pour fonctionner à l’automne, après leurs premiers essais en orbite, les deux satellites qui devaient partir de Kourou s’ajouteront aux quatre satellites « tests » déjà déployés pour valider le système de navigation voulu par la Commission européenne pour contrer le GPS américain.

A terme, le dispositif opérationnel de Galileo comptera 30 satellites au total et la constellation Galileo se déploiera progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz et Ariane 5 depuis Kourou, tandis que les éléments du réseau au sol seront mis en place. Les premiers services initiaux de Galileo doivent débuter fin 2014 et le système devrait être pleinement opérationnel en 2018.

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. D’un coût de plus de 5 milliards d’euros, le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en oeuvre par l’ESA
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Une fusée Soyouz a décollé de Guyane avec deux satellites Galileo
Une fusée Soyouz a décollé vendredi du Centre spatial guyanais (CSG), emportant à son bord deux satellites du système de navigation européen Galileo, le concurrent du GPS américain, selon une retransmission du tir sur internet.

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Image fournie le 19 décembre 2013 par ESA-CNES-Arianespace de la préparation du lancement de la fusée Soyouz transportant le satellite Gaia sur la base de Kourou en Guyane ESA-CNES- Arianespace/AFP

Pour son neuvième lancement depuis la Guyane française, le mythique lanceur russe emporte une charge de quelque 1,6 tonne au décollage et doit placer les satellites sur une orbite circulaire à 23.522 km d’altitude au terme d’une mission de 3 heures et 48 minutes, précise la société Arianespace.

Image fournie le 19 décembre 2013 par ESA-CNES-Arianespace de la préparation du lancement de la fusée Soyouz transportant le satellite Gaia sur la base de Kourou en Guyane

Une dizaine de minutes après le décollage, le 3e étage du lanceur devait se séparer de l’étage supérieur Fregat, qui renferme les deux satellites, puis allumer son propre moteur pour atteindre une orbite de transfert au-dessus de la Terre.

Initialement prévu jeudi, le lancement avait dû être reporté à cause d’une météo défavorable.

Si tout se passe comme prévu, Galileo Sat-5 et Sat-6 s’ajouteront aux quatre satellites déjà déployés pour valider le système de navigation voulu par la Commission européenne.

Lancés par paire en octobre 2011 et octobre 2012 depuis la Guyane, ces quatre engins – nombre minimum pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe – ont permis de faire la démonstration du système, à la fois dans l’espace et pour les installations au sol.

Ces quatre premiers satellites « tests » ont été construits par un consortium mené par Airbus Defence and Space (ex-Astrium) et assemblés à Rome par Thales Alenia Space. La construction de 22 satellites complémentaires a déjà été confiée à la PME OHB en Allemagne.

Deux nouveaux satellites doivent être lancés depuis la Guyane fin 2014. La constellation Galileo se déploiera ensuite progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz (cinq lancements à raison de deux satellites par tir) et Ariane 5 (trois lancements à raison de quatre satellites par tir) depuis Kourou, tandis que les éléments du réseau au sol seront mis en place.

A terme, le système Galileo devrait compter 30 satellites au total.

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. D’un coût de plus de 5 milliards d’euros, le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en oeuvre par l’agence spatiale européenne (ESA).
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Deux nouveaux satellites Galileo mis en orbite par Soyouz
Le Nouvel Observateur avec AFPPar Le Nouvel Observateur avec AFP

VIDEO. Les deux appareils s’ajoutent aux quatre satellites déjà déployés pour mettre en place le système de navigation européen concurrent du GPS américain.
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Une fusée Soyouz a décollé vendredi du Centre spatial guyanais (CSG), emportant à son bord deux satellites du système de navigation européen Galileo. (P.Baudon/AP/SIPA)

Deux nouveaux satellites Galileo ont été placés sur orbite vendredi 22 août par une fusée Soyouz lancée depuis la Guyane, marquant le début du déploiement opérationnel du système de navigation européen concurrent du GPS américain, a annoncé la société Arianespace.

Le mythique lanceur russe, dont c’était la neuvième mission depuis le Centre spatial guyanais (CSG), avait quitté son pas de tir de Sinnamary, près de Kourou, à 09h27 heure locale (14h27 heure de Paris), avec une charge de 1,6 tonne au décollage.

Doresa and Milena are on their way! A success at the service of #Europe: http://t.co/II6roSHpUK @ESA @EU_Commission pic.twitter.com/5JbvTw4nNK
— Arianespace (@Arianespace) 22 Août 2014

Initialement prévu jeudi, le lancement avait dû être reporté à cause d’une météo défavorable.
« Phase de déploiement »

Au terme d’une mission de 3 heures et 48 minutes, l’étage supérieur Fregat s’est séparé comme prévu des deux satellites Galileo Sat-5 et Sat-6 pour les placer sur une orbite circulaire à 23.522 km d’altitude.

Prévus pour être opérationnels à l’automne, après leurs premiers essais dans l’espace, ces deux nouveaux satellites Galileo s’ajouteront aux quatre satellites déjà lancés pour valider le système de navigation voulu par la Commission européenne.

Lancés par paire en octobre 2011 et octobre 2012 depuis la Guyane, ces quatre engins – nombre minimum pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe – ont permis de faire la démonstration du système, à la fois dans l’espace et pour les installations au sol.

« Nous avons démontré que les technologies mises au point marchent bien, avec ce lancement nous démarrons la phase de déploiement » du système opérationnel, a déclaré Sylvain Loddo, responsable des installations au sol de Galileo. « A partir d’aujourd’hui, nous allons commencer graduellement à augmenter le nombre de signaux que les utilisateurs recevront », a-t-il précisé.
24 satellites d’ici 2017

Les quatre premiers satellites « tests » ont été construits par un consortium mené par Airbus Defence and Space (ex-Astrium) et assemblés à Rome par Thales Alenia Space. La construction de 22 satellites complémentaires a déjà été confiée à la PME OHB en Allemagne.

Deux nouveaux satellites doivent être lancés depuis la Guyane fin 2014. La constellation Galileo se déploiera ensuite progressivement, avec six à huit engins lancés chaque année par les fusées Soyouz (cinq lancements à raison de deux satellites par tir) et Ariane 5 (trois lancements à raison de quatre satellites par tir) depuis Kourou, tandis que les éléments du réseau au sol seront mis en place.

D’ici 2017, le système Galileo devrait compter 24 satellites opérationnels, auxquels s’ajouteront par la suite six satellites de secours, précise l’Agence spatiale européenne (ESA).
Concurrencer me GPS américain

Les Européens ont voulu disposer de leur propre technologie, indépendante du système militaire américain GPS. D’un coût de plus de 5 milliards d’euros, le programme est financé à 100% par la Commission européenne et mis en œuvre par l’ESA.

Opérant à plus haute altitude que le GPS, les satellites Galileo bénéficieront d’un angle d’inclinaison plus élevé, très utile en ville, car plus le signal est élevé, plus il est visible par les utilisateurs au sol.

Les satellites Galileo sont aussi dotés des meilleures horloges atomiques jamais utilisées dans la navigation, d’une précision d’une seconde sur trois millions d’années.

Une mesure ultra-précise du temps est primordiale dans la navigation par satellites qui repose sur la conversion en distance du temps que le signal met pour atteindre les stations au sol. Une erreur de mesure d’un milliardième de seconde peut ainsi aboutir à un écart de positionnement de plusieurs dizaines de centimètres à la surface de la Terre.
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Commentaire

Georges Nemtchenko
Mince: ces ingrats d’européens rejettent la technologie états-unienne pour faire envoyer ses propres satellites par des FUSÉES RUSSES !!!
Mais a-t-on fait vérifier les fusées par la Croix-Rouge auparavant ? Et si elle était détournée ? Cap Canaveral n’est pas loin! Washington non plus! Quelle légèreté, quelle inconséquence !
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Satellites Galileo: « ça sera compliqué de rétablir la situation »

Le coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo, Jean-Yves Le Gall, a déclaré samedi à l’AFP qu’il serait « compliqué » de replacer sur la bonne orbite les deux satellites Galileo envoyés vendredi sur une mauvaise trajectoire.
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Jean-Yves Le Gall, président du Centre National d’Études Spatiales (© CNES) CNES AFP/Archives

« Ca sera compliqué. Nous sommes en train de voir si on peut rattraper la situation dans les prochaines heures », a affirmé Jean-Yves Le Gall, par ailleurs président du Centre National d’Études Spatiales (CNES), ajoutant que « les équipes [travaillaient] de concert sur les mesures à prendre pour essayer de ramener les satellites sur la bonne trajectoire ».

Interrogé sur la présence suffisante de carburant à bord des satellites, l’ancien patron d’Arianespace a répondu: « c’est la bonne question, c’est la question que nous nous posons ».

« On devait être sur une orbite circulaire de 23.000 kilomètres d’altitude, et l’orbite n’est pas circulaire, elle est elliptique et plus basse, aux alentours de 17.000 kilomètres, ce qui veut dire qu’on a du mal à remplir la mission », a poursuivi M. Le Gall, ajoutant qu’une commission d’enquête allait être mise pour comprendre ce qui s’est passé.

« Ce qu’on sait c’est que trois heures après le décollage, quelque chose s’est manifestement mal passé », a-t-il expliqué.

Arianespace refusait pour l’heure de se prononcer sur la possibilité d’une correction de la trajectoire de ces deux satellites, partie intégrante du système de navigation européen censé concurrencer le GPS américain.

« Pendant les 12 dernières années, nous n’avions eu que des succès, cet échec nous rappelle que notre métier, c’est surtout de la technique et pas de la stratégie », a commenté Jean-Yves Le Gall.

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