Ils nous ont quittés en 2014

Pierre Vassiliu


Pierre Vassiliu - 1 (© Getty)

Le chanteur Pierre Vassiliu, interprète du célèbre titre « Qui c’est celui-là ? », est décédé dans la matinée du dimanche 17 août à l’âge de 76 ans. Il était atteint de la maladie de Parkinson depuis de nombreuses années, a indiqué sa fille Sophie Née, précisant que le chanteur s’est éteint « dans son sommeil » dans un établissement médical de Sète.

« Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est ce qu’il a ? Qui c’est celui-là ? Complètement toqué ce mec là… ». C’est l’adaptation d’une chanson du Brésilien Chico Buarque qui le rend célèbre en 1973. Avec 300.000 disques vendus en quatre mois, il dira avoir « vécu une quinzaine d’années avec le fric de cette chanson ».

Né le 23 octobre 1937 à Villecresnes (Val de Marne), le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache, qui a débuté à la fin des années 50 dans les cabarets parisiens, a signé nombre d’autres chansons comme « La femme du sergent », ou « Dans ma maison d’amour ».

C’était un « noble artisan du métier de la chanson » et non un de ces « artistes fabriqués en deux mois », dira de lui l’ancien président de la Sacem, Laurent Petitgirard. Avec +Qui c’est celui-là ?+ « il a eu un grand coup de bol. Mais même si sur un plan médiatique, il n’a plus vécu une telle heure de gloire », il n’en a pas été « frustré puisqu’il n’a jamais cherché à se placer » dans cette dernière catégorie.

Grâce à son autre passion, le voyage, Pierre Vassiliu a ramené de ses périples en Afrique ou encore au Brésil un goût pour les sons d’ailleurs. Il s’était installé au Sénégal entre 1985 et 1989 où il avait ouvert un club de jazz .

Une carrière tout en pointillés pour cet ancien jockey, son premier métier, qui a également été restaurateur, compositeur de musiques de film et qui avait aussi créé une salle de concert à Apt, dans le Vaucluse.

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Décès et apparent suicide de Robin Williams, l’une des plus brillantes étoiles d’Hollywood

L’acteur américain Robin Williams, l’un des plus brillants de sa génération, lauréat d’un oscar pour « Will Hunting », est mort lundi après s’être vraisemblablement suicidé.

Robin Williams en 2005 à Rome

Dans un communiqué, la police de Marin County, en Californie (sud-ouest des Etats-Unis), a expliqué qu’un « sujet mâle a été prononcé mort à 12h02, identifié comme Robin McLaurin Williams, 63 ans, résident de Tiburon, en Californie », et que la cause probable du décès semblait être « un suicide par asphyxie ».

Une enquête est toujours « en cours sur les causes et les circonstances du décès », précise toutefois la police, ajoutant que le comédien a été vu vivant pour la dernière fois à son domicile, où il vivait avec sa femme, dimanche « vers 22H00 ».

Son attachée de presse Mara Buxbaum a expliqué dans un communiqué reçu par l’AFP que celui qui a incarné notamment l’inoubliable « Capitaine oh mon capitaine » du « Cercle des poètes disparus » souffrait « ces derniers temps d’une sévère dépression ».

« C’est une disparition soudaine et tragique », a-t-elle ajouté.

L’acteur, originaire de Chicago (nord), avait trois enfants.

Sa femme Susan Schneider, épousée en troisièmes noces en 2011, a dit dans un communiqué distinct avoir « perdu ce matin son mari et meilleur ami, pendant que le monde a perdu l’un de ses artistes les plus aimés et l’un des plus beaux êtres humains ».

« Mon coeur est totalement brisé », a-t-elle ajouté, demandant que « l’accent ne soit pas mis sur sa mort mais sur les moments de joie innombrables et de rire qu’il a donnés à des millions de gens ».

La carrière de Robin Williams s’est étalée sur quatre décennies, passant d’un registre à l’autre, du dramatique au comique en passant par la télévision.

– Eclair de génie comique –

Après avoir étudié l’art dramatique à la prestigieuse Julliard School, il a débuté sa carrière par des spectacles de one-man show dans des night-clubs.

Il a percé dans un épisode de la série « Happy Days » en 1974 puis dans un film télévisé tiré du personnage de Mork qu’il y incarnait, « Mork and Mindy », pour lequel il reçu son premier Golden Globe.

Il en a eu quatre au total, notamment celui du meilleur acteur pour « Good morning Vietnam », de Barry Levison, un rôle grâce auquel il a atteint une renommée mondiale.

Il a conquis le grand public du monde entier avec un rôle poignant de professeur brillant face à des adolescents influençables dans « Le cercle des poètes disparus » (1989), et dans un registre comique dans des films comme « Madame Doubtfire » (1993), qui lui a également valu un Golden Globe, ou encore dans la série de films pour petits et grands « La nuit au musée ».

C’est grâce à sa performance dans « Will Hunting » qu’il a reçu son seul oscar en 1998, dans la catégorie meilleur second rôle. Il avait été nominé trois autres fois.

Sur Twitter, les réactions pleuvaient pour déplorer la disparition du comédien. « Je suis totalement sidéré par la perte de Robin Williams, un grand homme, un superbe talent, un partenaire à l’écran, une âme authentique », a réagi sur Twitter l’acteur Steve Martin.

Dans la revue de référence du cinéma Variety, le cinéaste Steven Spielberg a affirmé que « Robin était un éclair de génie comique et notre rire était le coup de tonnerre qui le faisait avancer. Il était un ami et je n’arrive pas à croire qu’il ne soit plus là ».

Le président américain Barack Obama a salué le « talent incommensurable » que l’acteur « offrait en toute liberté et généreusement à ceux qui en avaient le plus besoin –depuis nos troupes déployées à l’étrangers jusqu’aux personnes marginalisées dans nos rues ».

L’acteur avait été opéré du coeur avec succès en 2009, et le personnel médical avait alors raconté qu’il avait commencé à les faire rire deux heures à peine après être sorti de l’intervention.

Il devait apparaître dans une suite de « Madame Doubtfire » qui a été annulée à l’annonce de sa disparition.

Il a encore trois films en post-production, dont une nouvelle « Nuit au musée » qui doit sortir en fin d’année.

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Mort de la légende d’Hollywood Lauren Bacall

L’actrice américaine et légende de l’âge d’or d’Hollywood Lauren Bacall, qui avait formé avec Humphrey Bogart un couple mythique, est décédée mardi à New York à 89 ans.

Photo dédicacée de Lauren Bacall

« C’est avec un profond chagrin mais avec beaucoup de gratitude pour sa vie incroyable que nous confirmons le décès de Lauren Bacall », a indiqué mardi soir la famille Bogart sur son compte Twitter, @HumphreyBogart.

Citant un membre de sa famille, le site TMZ, spécialisé dans la vie des célébrités, a précisé que l’actrice, à la voix et au regard bleu envoûtant inoubliables, était décédée chez elle à New York « d’un accident cardio-vasculaire massif ». Elle habitait le Dakota, célèbre immeuble en bordure de Central Park.

Née le 16 septembre 1924 dans le Bronx à New York, de son vrai nom Betty Joan Perske, elle était la fille unique d’immigrants juifs roumano-polonais, de la famille de l’ancien président israélien Shimon Peres.

A 15 ans, la jeune fille s’inscrit à l’American Academy of dramatic arts de New York mais, faute d’argent, ne suit les cours que pendant un an.

– « The look », regard inoubliable –

Elle survit d’un emploi d’ouvreuse, s’essaie au théâtre, devient mannequin, avant de percer au cinéma à 19 ans, avec son premier grand rôle dans le film « Le port de l’angoisse » de son mentor Howard Hawks, en 1944. Face à elle, Humphrey Bogart, 44 ans, qu’elle épousera l’année suivante.

Lauren Bacall (du nom de jeune fille de sa mère), connaît un succès immédiat. Son regard bleu profond lui gagne le surnom de « Le regard » (« The Look »). C’est aussi le début d’une grande histoire d’amour. Avec Bogart, elle forme l’un des couples les plus célèbres d’Hollywood, jusqu’à la mort de l’acteur en 1957 d’un cancer de l’oesophage.

Ils tournent ensemble trois autres films noirs, « Le grand sommeil » de Hawks (1946), « Les passagers de la nuit » de Delmer Daves (1947) et « Key Largo » de John Huston (1948). Elle enchaîne avec un registre plus comique dans « comment épouser un millionnaire » avec Marilyn Monroe ou « La femme modèle » avec Gregory Peck.

Lauren Bacall, à la personnalité directe et souvent drôle, a tourné au total dans une cinquantaine de films – le dernier en 2012 – et été récompensée d’un Oscar d’honneur en 2009 pour l’ensemble de sa carrière.

À la mort de Bogart, elle avait quitté la Californie pour revenir à New York, sa ville natale. Elle se produit alors à Broadway dans des comédies musicales. « Goodbye, Charley » en 1959, « Cactus Flower » en 1965, « Applause » en 1970, qui lui vaudra un Tony award.

Remariée en 1961 avec l’acteur Jason Robards dont elle a un fils, elle en divorce huit ans plus tard.

L’actrice à la chevelure blonde charme aussi ses fans dans « Le Crime de l’Orient Express » de Sydney Lumet (1974), « Le Dernier des géants », de John Wayne (1976), « Prêt-à-porter » de Robert Altman (1994). Son jeu dans « Leçons de séduction » de Barbara Streisand est récompensé en 1996, par une nomination à l’Oscar du meilleur Second rôle, à 72 ans. Et, en 1997, par un Golden Globe dans la même catégorie.

Elle s’illustre encore dans « Manderlay » de Lars von Trier, nominé en 2005 au Festival de Cannes.

Lauren Bacall, mère de trois enfants dont deux avec Bogart, avait écrit deux autobiographies, « Lauren Bacall : By Myself » en 1978 et « Now » en 1994.

Sa mort est intervenue quelques heures seulement après celle d’une autre grande figure d’Hollywood, l’acteur Robin Williams, 63 ans, qui s’est suicidé chez lui près de San Francisco selon les premières conclusions de l’autopsie.

 

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