Un convoi humanitaire russe en route vers l’Ukraine malgré les mises en garde

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Un Ukrainien dans les ruines de Donetsk le 11 août 2014 Il y a 4 heures | Par AFP
Un convoi humanitaire russe de 280 camions faisait route mardi vers l’Ukraine pour apporter une aide aux populations victimes des combats dans l’est du pays, mais Kiev a prévenu qu’il refuserait l’entrée de ce convoi sur son sol, et les Occidentaux continuaient à mettre en garde Moscou contre toute intervention unilatérale chez son voisin.

Formant une colonne s’étalant sur plus de trois kilomètres, les camions blancs sont partis très tôt mardi depuis la base militaire d’Alabino, dans la grande banlieue sud-ouest de Moscou, précise l’agence Ria Novosti dans la légende d’une de ses photos.

Les véhicules, bénis à leur départ par un pope orthodoxe, sont attendus mercredi à la frontière avec l’Ukraine, indique l’agence Ria Novosti citant une source proche de l’opération.

Le président russe Vladimir Poutine avait justifié lundi l’envoi de cette aide par les conséquences « catastrophiques » selon lui de l’offensive d’envergure menée par l’armée ukrainienne contre Donetsk et Lougansk, les deux derniers bastions des insurgés séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Mais l’Ukraine, qui accuse la Russie d’armer les rebelles prorusses — ce que dément Moscou — a prévenu qu’un tel convoi ne pourrait pénétrer sur son territoire. « Cette cargaison pourrait traverser un poste-frontière ukrainien et être rechargée dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge. Nous n’accepterons pas que (l’aide humanitaire) soit accompagnée par le ministère russe des Situations d’urgence ou par des militaires russes », a déclaré à Kiev le chef adjoint de la présidence ukrainienne, Valéri Tchaly.

– Mise en garde française –

Le président français François Hollande a pour sa part été mardi le dernier chef d’Etat occidental en date à mettre en garde Moscou, en « insistant sur les très vives inquiétudes que suscitait la perspective d’une mission unilatérale russe sur le territoire ukrainien », dans une conversation téléphonique avec M. Poutine rapportée par l’Elysée.

Aucun véhicule militaire n’était visible au sein ou à proximité du long convoi de camions, dépourvus de plaque d’immatriculation, selon les images des télévisions russes. Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, avait assuré la veille à l’AFP que le convoi serait « sans escorte militaire », alors que Kiev et l’Occident soupçonnent la Russie de vouloir, sous couvert d’une telle aide, voler au secours des rebelles prorusses mis en grande difficulté par l’offensive ukrainienne.

Si certains camions russes arboraient le drapeau de la Croix-Rouge, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait savoir « qu’il avait encore besoin d’obtenir davantage d’informations avant de pouvoir aller de l’avant » dans son éventuelle collaboration avec l’initiative humanitaire russe.

La Russie ne se cache d’ailleurs guère d’avoir pris les devants dans cette affaire. « La question du lieu d’arrivée et de distribution de l’aide humanitaire aux habitants de l’Ukraine sera décidée conjointement avec les représentants de la Croix-Rouge et de la partie ukrainienne », selon le porte-parole du ministère russe pour les situations d’urgence (MTchS), Alexandre Drobychevski.

– L’opposition russe ironise –

Ce ministère avait été désigné la veille par le pouvoir russe comme responsable de l’opération humanitaire, ce qui suscitait mardi l’ironie de l’opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny sur son compte Twitter: « Le convoi humanitaire est parti d’Alabino. Et Alabino c’est quoi ? La base de la division motorisée Tamanskaïa. Voilà pour le MTchS ! »

« Le convoi va apporter aux habitants de l’est de l’Ukraine environ 2.000 tonnes de matériel humanitaire, collecté par les habitants de Moscou et de ses environs », selon un responsable de l’administration de la région de Moscou cité par l’agence Ria Novosti.

A bord des camions ont été stockés 400 tonnes de céréales, 100 tonnes de sucre, 54 tonnes de médicaments et matériel médical, ainsi que 69 générateurs, selon les Russes.

Le gouvernement ukrainien avait prévenu lundi que la Russie pouvait tout au plus participer à une opération humanitaire internationale, destinée à la seule ville de Lougansk, menée par le CICR, et pour laquelle le président ukrainien Petro Porochenko a obtenu le soutien des Etats-Unis et de l’Union européenne.

L’armée ukrainienne s’apprête à encercler « définitivement » Lougansk, a pour sa part assuré mardi le service de presse de l’opération militaire ukrainienne menée dans l’est de l’Ukraine. « Les militaires ont l’intention de couper aux combattants les routes vers la Russie et d’encercler définitivement Lougansk », selon un communiqué.

A Lougansk, capitale régionale qui comptait 500.000 habitants avant les hostilités, les autorités dénoncent une situation « critique » depuis dix jours, alors que la ville n’a plus d’électricité, d’eau courante et que l’essence et les réserves de nourriture s’épuisent rapidement.

A Donetsk, chef-lieu de l’Est, des explosions ont retenti dans la nuit de lundi à mardi, mais elles étaient moins intenses que les nuits précédentes, selon une journalistes de l’AFP.

Enfin, la Russie a ouvert une enquête sur la disparition en Ukraine d’un journaliste de l’agence de presse russe Ria Novosti, Andreï Stenin, qui n’a pas donné de signe de vie depuis une semaine.

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L’Ukraine va bloquer le convoi d’aide humanitaire russe
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
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Des habitants de Donetsk dans un abri, le 9 août.
L’Ukraine ne laissera pas entrer le convoi russe à l’intérieur de ses frontières. Un porte-parole de Kiev a déclaré mardi 12 août que les 280 poids lourds transportant de l’aide humanitaire partis de la région de Moscou n’étaient pas certifiés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et que le pays leur interdirait l’entrée sur le territoire.

Les véhicules font route en direction de l’est de l’Ukraine, région au bord d’une « catastrophe humanitaire », selon son « premier ministre » séparatiste. Ils devraient mettre deux jours à parcourir les 1 000 kilomètres qui le séparent de la frontière.

La Russie a dit placer lundi son action sous l’égide du CICR et l’organisation humanitaire a été investie par Kiev de toutes les questions d’organisation et de logistique de la mission internationale. Néanmoins, quand Moscou assurait que « tout a été décidé avec l’Ukraine » autour de ce convoi, le CICR a expliqué n’avoir aucune information sur le matériel transporté par les convois russes.

FRANÇOIS HOLLANDE INQUIET

Lundi, les Etats-Unis et l’Union européenne ont prévenu la Russie que toute intervention, même humanitaire, dans l’est de l’Ukraine sans le consentement de Kiev serait « inacceptable » et constituerait une violation du droit international. Les Occidentaux estiment que Vladimir Poutine, qui mène une campagne de propagande nationaliste depuis l’annexion de la Crimée en mars, est désormais en mesure d’envoyer des troupes dans les régions où les séparatistes prorusses affrontent les forces ukrainiennes.

A Paris, après la crainte exprimée par Laurent Fabius que ce convoi puisse couvrir une incursion russe dans l’est de l’Ukraine, l’Elysée a annoncé que le président François Hollande s’était entretenu mardi avec Vladimir Poutine, auquel il a fait part de ses « très vives inquiétudes » concernant l’envoi de véhicules humanitaires russes contre l’avis des autorités ukrainiennes.

DES MILLIERS DE PERSONNES PRIVÉES D’EAU

L’OTAN considère qu’il existe une « forte probabilité » de voir la Russie intervenir militairement en Ukraine et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a mis le Kremlin en garde contre « des actions militaires unilatérales » dans l’ancienne république soviétique.

Des milliers de personnes sont privées d’eau, d’électricité et d’assistance médicale en raison des combats dans l’est de l’Ukraine. Selon les agences de l’ONU, environ 1 100 personnes ont été tuées au cours des quatre mois de conflit, depuis que le gouvernement de Kiev a décidé de réprimer par la force la rébellion des séparatistes prorusses.
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Commentaires

Maculan
Il y a, la aussi, un problème humanitaire. Mais, jamais, a ce stade, avons nous eu l’impression que l’humanitaire était un sujet pour Poutine, et tous ses prédécesseurs. La méfiance s’impose donc. Et de toute façon, rien ne peut se faire sans l’accord de toutes les parties.

M.D
poutine a la poubelle!!!

axelle simeoni
C’est bizarre que ce ne soit pas seulement le gouvernement banderiste de Kiev qui refuse que de l’eau et quelque nourriture soit apportée à « sa » population, mais des gouvernements occidentaux ! Imaginons un seul instant qu’Israël ait coupé l’eau et l’électricité à Gaza (et alors qu’il est bombardé à hauteur de 100 missiles par jour par l’organisation qui le dirige). Dans le Donbass, en plus, les séparatistes ne bombardent nullement l’Ukraine et se défendent seulement face à une invasion.

Alexandre Kastals
Le CICR va vérifier et distribuer l’aide humanitaire. Mais mieux vaut laisser crever les russophones au nom des valeurs occidentales.

G.A.
L’eau qu’apporte les Russes a le goût de chars d’assaut et la nourriture celui de mitrailleuses lourdes. La Russie, bien évidemment, se fout du monde, qui clame depuis deux jours avoir l’accord de Kiev et du CICR. Qui ira vérifier, conserve après conserve, le contenu de deux cents quatre-vingt semi-remorques ?

ricardo uztarroz 12/08/2014 – 12h57
Pourquoi venir en aide à cette population? Il s’agit de Russes alors…. qu’on les laisse à leur sort. L’aide humanitaire est un monopole occidental, l’ingérence humanitaire aussi, les frappes aériennes aussi. On sent avec l’arrivée prochaine de l’automne que se profile une petite coupure de gaz. Les Torquemada de l’ouest, le faciès sous les masques à gaz, iront rouvrir les robinets.

Absurde
Il ne s’agit pas de « Russes ».

JR
Très étonné que l’on croit Poutine sur parole… Un convoi humanitaire de 280 camions partant de Moscou pour Donetz : 2 jours de voyage ! Quel satellite a vu ce convoi ? Car un convoi comme cela c’est plus de 5kms de long… En réalité Poutine lance un ballon-sonde ! Car des forces militaires au bord de la frontière de l’Est ukrainien ça c’est du concret. L’appel â l’aide des terroristes pro-russes, c’est du cinéma ! Question de fond : comment légitimer l’entrée de la Russie ?

FE
On ne croit pas Poutine sur parole, c’est pour ça que les Occidentaux sont réservés. J’imagine qu’on ne sera fixé que quand les camions atteindront la frontière : soit ils transfèrent le contenu à la Croix Rouge et tout va bien, soit ils passent en force et l’invasion russe ne tardera pas à suivre.

ricardo uztarroz
JR : 10 km de long pas 5.
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UKRAINE. Kiev ne laissera pas passer le « convoi humanitaire » russe
Le Nouvel Observateur avec AFP
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L’initiative russe intervient alors que l’armée ukrainienne resserre chaque jour son étau autour des deux derniers bastions séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk.
Une colonne de blindés de l’armée ukrainienne stationne près de Slaviansk, le 2 mai 2014. (VASILY MAXIMOV / AFP) Une colonne de blindés de l’armée ukrainienne stationne près de Slaviansk, le 2 mai 2014. (VASILY MAXIMOV / AFP)

Un convoi humanitaire russe de 280 camions était en route mardi 12 août vers la frontière ukrainienne, ont annoncé les agences de presse russes. L’Ukraine ne laissera pas passer le « convoi », assure la présidence ukrainienne.

« Le convoi va apporter aux habitants de l’est de l’Ukraine environ 2.000 tonnes de matériel humanitaire, collecté par les habitants de Moscou et des environs », a dit un responsable de l’administration de la région de Moscou cité par l’agence Ria Novosti. Aucun responsable russe n’a commenté cette information dans l’immédiat.

« Nous ne jugeons pas possible le déplacement de colonnes russes sur le territoire de l’Ukraine. Cette cargaison pourrait traverser un poste-frontière ukrainien et être rechargée dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge. Nous n’accepterons pas que (l’aide humanitaire) soit accompagnée par le ministère russe des Situations d’urgence ou par des militaires russes », a réagi le chef adjoint de la présidence ukrainienne Valéri Tchaly.

Le président français François Hollande a fait part de ses « très vives inquiétudes » au président russe Vladimir Poutine concernant l’envoi de ce convoi. « Le président de la République a insisté sur le fait qu’une opération humanitaire ne pouvait intervenir sur le territoire ukrainien qu’avec l’accord des autorités nationales ukrainiennes, tant sur le format que sur les modalités de mise en oeuvre », détaille un communiqué de l’Elysée.

Kiev avait prévenu n’accepter de Moscou qu’une participation à une initiative internationale sous strict contrôle ukrainien.

« La Russie dit envoyer des camions pour des raisons purement humanitaires mais il y a une règle dans ces opérations, c’est que ce n’est possible qu’avec l’accord du pays dans lequel on envoie cette aide humanitaire et avec l’aide de la Croix-Rouge. Or, cette question n’est pas encore réglée, évidemment », a réagi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Selon lui, sans l’accord de Kiev et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), aucun convoi humanitaire russe ne doit entrer dans ce pays, « il ne faut pas les autoriser à passer ».
« Encercler définitivement Lougansk »

L’initiative russe intervient alors que l’armée ukrainienne resserre chaque jour son étau autour des deux derniers bastions séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk, au prix de nombreuses victimes, y compris civiles. L’Occident accuse la Russie d’alimenter en armes les rebelles, ce que Moscou dément.

L’armée ukrainienne s’apprête justement à encercler « définitivement » Lougansk, l’un des bastions séparatistes près de la frontière avec la Russie, a indiqué mardi le service de presse de l’opération menée dans l’est de l’Ukraine dans un communiqué.

« Les militaires ont l’intention de couper aux combattants les routes vers la Russie et encercler définitivement Lougansk », selon un communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dans un entretien téléphonique avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, que « la partie russe s’apprêtait à envoyer en Ukraine un convoi humanitaire en coopération avec la Croix-Rouge », selon un communiqué du Kremlin.

L’Occident, les Etats-Unis en tête, ont mis sévèrement en garde depuis plusieurs jours la Russie sur « l’illégalité » de toute intervention russe unilatérale sur le sol ukrainien sous couvert d’opération humanitaire.
Un convoi « sans escorte militaire »

Le porte-parole du Kremlin a assuré que le convoi russe, dont il n’a pu donner la date de départ, serait « sans escorte militaire », et que son principe en avait été convenu avec l’Ukraine.

Mais le gouvernement ukrainien a prévenu que la Russie pouvait tout au plus participer à une opération humanitaire internationale, destinée a priori à la seule ville de Lougansk, initiée et menée sous le contrôle étroit de Kiev.

Le président américain Barack Obama a « soutenu » cette initiative humanitaire du président ukrainien Petro Porochenko, et « a confirmé l’intention des États-Unis d'(y) prendre une part active », s’est félicité la présidence ukrainienne dans un communiqué.

José Manuel Barroso a pour sa part promis un soutien européen de 2,5 millions d’euros à l’aide humanitaire pour l’Ukraine, toujours selon Kiev.
De 20.000 à 45.000 soldats russes à la frontière

Deuxième capitale régionale de l’est de l’Ukraine qui comptait 500.000 habitants avant les combats, Lougansk est, selon les autorités locales, confronté à un « blocus » et à une situation « critique » depuis neuf jours, alors que la ville n’a plus d’électricité, d’eau courante ou de réseau téléphonique, et que l’essence et les réserves de nourriture s’épuisent rapidement.

« Nous n’attendons aucun ‘convoi humanitaire’ d’aucune sorte », a prévenu le chef-adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne Valeriy Chaly sur sa page Facebook.

« Il est question ici d’une initiative du président ukrainien en faveur d’une aide humanitaire internationale pour la population de (la ville de) Lougansk avec la participation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’Allemagne, et d’autres partenaires. La Russie peut y prendre part. Mais tout se fera dans le respect des règles internationales, des lois ukrainiennes, par les postes frontières que nous contrôlons, sous l’égide du Comité international de la Croix Rouge », a souligné le responsable ukrainien.

Vladimir Poutine a dénoncé auprès de José Manuel Barroso les conséquences « catastrophiques » de l’opération militaire ukrainienne dans l’Est alors que 300.000 civils ont déjà fui vers la Russie et les autres régions de l’Ukraine en quatre mois de conflit qui a fait plus de 1.300 morts. Le président de la Commission européenne a pour sa part exprimé ses inquiétudes « face aux rassemblements de troupes russes à la frontière ukrainienne ».

Selon l’Otan, le nombre de soldats à la frontière est passé de 12.000 hommes mi-juillet à 20.000 la semaine dernière. Un porte-parole militaire ukrainien a fait état lundi de 45.000 soldats présents actuellement.
Une reconquête longue et « douloureuse »

Sur le terrain, la situation humanitaire dans les deux places fortes des séparatistes de Donetsk et Lougansk ne cesse de se dégrader alors que l’armée resserre son étau depuis plusieurs jours d’intenses combats et de tirs d’artillerie ayant tué plusieurs civils.

Les forces ukrainiennes, engagées depuis quatre mois dans une opération dans l’Est séparatiste qui a déjà coûté la vie à 568 soldats, ont notamment « bloqué la connexion entre les régions de Donetsk et Lougansk » avec la prise de la ville de Panteleïmonivka.

A Donetsk, chef lieu de la rébellion qui comptait un million d’habitants avec le début des combats, des tirs d’artillerie ont été entendus lundi dans tous les quartiers et des blindés rebelles ont été aperçus traversant le centre-ville. Au cours du week-end, trois civils y ont été tués et 16 autres blessés, selon les autorités locales.

Un obus est tombé lundi sur une prison à régime sévère de l’ouest de la ville, tuant un détenu et permettant à plus de 100 autres de s’échapper. Selon le commandant d’un bataillon de volontaires intégré dans les forces ukrainiennes, la reconquête de la capitale séparatiste serait longue et « douloureuse ».

« Il faudra au moins quelques semaines de combats. […] Il faut isoler quartier après quartier en créant des couloirs humanitaires », a déclaré au cours d’une conférence de presse Andriï Biletski, le commandant du bataillon Azov.
Prendre une ville d’un million d’habitants est la plus difficile des opérations au XXIème siècle », a-t-il souligné.
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Commentaires

fofovi wilson
kiev compte tellement sur l’union européenne et les usa qu’il pense menacer (verbalement) moscou.
qu’il demande aux irakiens ce que l’occident a fait de leur pays?

David Weber
Qui menace qui en entrant sur le territoire d’un pays souverain sans autorisation ?
PS: je ne me souviens pas avoir vu beaucoup d’aide humanitaire en Tchétchénie et en Syrie.

Le convoi Russe n’est pas autorisé à entrer en Ukraine d’après l’AP :
https://ph.news.yahoo.com/ukrainian-security-spokesman-russian-humanitarian-convoy-not-allowed-095651090.html

Abdul Archiduc
La France aussi envoie des convois humanitaires chargés d’humanité.
Chacun fait ce qu’il peut…
En Irak les USA protègent leurs ressortissants en balançant des bombes à la vanille sur leurs adversaires.
En mer noire, les navires de guerre occidentaux écoutent de la musique tsigane.
En Israël le pays fait un blocus autour de Gaza pour ne pas qu’il attrape Ebola.
Les palestiniens, en revanche essayent de forcer le blocus Israélien pour l’attraper car ils trouvent que c’est préférable que de mourir à petit feu en se faisant faire de l’acuponcture avec des aiguilles non désinfectées.
En Côte d’ivoire, pour ne pas être chocolat, l’opération Licorne veille.
En Centrafrique, c’est pareil. On veille à la bio diversité…
Aux Iles Sentaku on rêve de découdre le drapeau de son voisin pour en faire un dragon ou un kimono.
On continue ?

Edgar Palace & Papermi
Oui, continuez, c’est marrant.

M Ausseil
Même dans le journal Les Echos, peu suspect d’anticapitalisme ou antiaméricianisme, il apparaît plus clairement que dans cet article que les Occidentaux et Porochenko ont longtemps été réticents à accepter l’aide humanitaire et se sont lavés les mains du sort des civils coincés par la guerre civile : « Toutefois, les Occidentaux, engagés dans des raids aériens en faveur des chrétiens en Irak (lire ci-dessus), sont sans doute conscients qu’ils peuvent difficilement bloquer toute action humanitaire en Ukraine. »
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203695972213-ukraine-debats-autour-dune-possible-mission-humanitaire-a-lest-du-pays-1031901.php

serge Legentil
L’est de l’Ukraine est historiquement, culturellement, ethniquement Russe et cordialement détesté par les Ukrainiens de l’Ouest d’où leurs provocations comme l’interdiction de la langue Russe.
Leur but est de déclencher une épuration ethnique afin de récupérer ces terres Russes, d’ou l’exode massif en Russie des populations de l’Est avec la bénédiction de l’occident qui ne trouve rien à redire et bien sûr empêche toute aide humanitaire qui pourrait ralentir ce processus.

En Russie il y a des journalistes emprisonnés, parfois assassinés mais il existe des médias d’opposition, chez nous les journalistes sont heureusement non menacés mais il n’existe AUCUN média d’opposition, ils sont tous à 100% libéraux, pro-Euro, pro-Bruxelles et atlantistes, essayez de vous interroger pourquoi, d’ou le bourrage de crane qu’on lit ici !

M Ausseil
MDR : « Le président américain Barack Obama a « soutenu » cette initiative humanitaire du président ukrainien Petro Porochenko,  » Alors que Porochenko a bloqué toute initiative humanitaire, maintenant Obama, lui et l’UE vont se disputer l’initiative de l’aide aux civils bombardés et privés d’eau potable !
Et c’est quoi ce titre, pourquoi « humanitaire » entre guillemets ? Pourtant c’est comme ça, la Russie est le seul pays a avoir aidé les réfugiés ukrainiens.

David Weber
Les guillemets sont appropriés. On peut en effet se demander si, dans une mission humanitaire, on a besoin de livrer un système radar d’acquisition radar pour des cibles évoluant à basse altitude…

Le système radar qui apparait à la fin de la vidéo est le suivant : http://www.ausairpower.net/clamshell.html
il est utilisé pour le système antiaérien S300 (SA 10 pour les occidentaux) http://en.wikipedia.org/wiki/S-300_(missile

M Ausseil
N’importe quoi : Kiev n’est pas fichu de distinguer des camions d’un énorme système radar ? Et les USA qui cherchent désespérément des preuves à l’appui de leurs mensonges auraient oublié de photographier le convoi ?

David Weber
Le n’importe quoi, c’est quand Moscou prétend avoir l’accord de l’OSCE de l’Ukraine et de la Croix rouge pour envoyer son convoi « humanitaire » sur le territoire ukrainien :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140812.AFP3702/fabius-refuse-l-aide-humanitaire-russe-sans-accord-de-kiev-et-de-la-croix-rouge.html

Le n’importe quoi c’est quand La Russie prétend que plus de 440 soldats ukrainiens ont déserté et rejoint la Russie :
http://izvestia.ru/news/574816
http://en.itar-tass.com/russia/743699
Alors que, grâce à un couloir humanitaire, ils ont quitté le champ de bataille pour retourner chez eux en Ukraine : http://www.osce.org/om/122341

Le n’importe quoi, c’est quand la Russie assure (sans citer les sources) que les autorités Malaisiennes suspectent que c’est un SU 25 ukrainien qui a abattu le MH 17 de la Malaysia airliner http://russian.rt.com/article/44182
alors que le ministre de la défense malaisienne, Datuk Seri Hishammuddin Hussein, assure que que le vole MH17 a été abattu par un missile sol air tiré par un système BUK : http://www.nst.com.my/node/21682

Le n’importe quoi, c’est quand les russes affirment que les ukrainiens ont utilisé des missiles balistiques contre les indépendantistes pro russes en assurant que l’information vient de l’Otan
http://rt.com/news/177376-kiev-nato-ballistic-missile/
http://en.itar-tass.com/world/743261
Alors que que l’OTAN infirme ces allégations : http://mfa.gov.ua/en/news-feeds/foreign-offices-news/26375-komentar-misiji-ukrajini-pri-nato-u-zvjazku-z-pojavoju-informaciji-pro-nibito-vikoristannya-ukrajinoju-balistichnih-raket
Le n’importe quoi, c’est quand les russes affirmaient, il y a à peine une heure de cela, que la Russie et l’Ukraine avait convenu d’une mission humanitaire sous l’autorité de la Croix-Rouge http://rt.com/news/179632-russia-humanitarian-aid-ukraine/
alors que c’est faux : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/08/12/la-russie-envoie-un-convoi-d-aide-humanitaire-en-ukraine_4470251_3214.html

Christophe Maillaux
Poutine, qui est incapable de gérer son pays de façon correcte sur le plan économique et social, ne lâche pas le morceau quand il s’agit de restaurer l’empire russe -les pseudo républiques russes d’Ukraine ayant publiquement repris, avec l’aval officiel de la Russie, la dénomination de Novarussia, qui renvoie à l’époque de la conquête militaire de l’Ukraine par la Russie au XVIIIe siècle …
Cette opération à plusieurs intérêts: donner l’impression à l’opinion publique russe, qui a été manipulée et chauffée à blanc par des années de propagande, que Poutine a encore la main (l’arroseur ultranationaliste arrosé); renforcer les troupes russes encore présentes en Ukraine (nul doute que les membres du convoi sont aussi des soldats russes) si le convoi passe; si le convoi ne passe pas, créer des incidents suffisamment graves pour justifier (aux yeux des dupes) une intervention militaire de l’armée russe.
Plus tard on tape sur les doigts des dictateurs bellicistes, plus c’est difficile. Hitler et Staline pouvaient être arrêtés en 1933-39, mais à ne pas l’avoir fait, le monde et en particulier l’Europe a été conduit à la catastrophe.

patrick gilles
@maillaux niais(e)
C’est votre truc de défendre les tueurs de civils, spécialement d’enfants? Kiev, Tel Aviv, …, vos centres d’intérêt sont encore potentiellement très nombreux, mais, pas de chance, Moscou n’y figure pas. Votre regret?

Guy S
On sait ce que veut dire « humanitaire » et « humanisme » pour le sieur Poutine LOL

jean-claude patout
Allez raconter votre joli conte…. aux morts »civils » Tchétchènes!

andro appida
« la dénomination de Novarussia, qui renvoie à l’époque de la conquête militaire de l’Ukraine par la Russie au XVIIIe siècle… »
Eh bien non! Novarussia n’était pas une terre de l’Ukraine quand les russes ont conquis ces territoires. Ils appartenaient à ‘Empire Ottoman et au Khanat de Crimée qui les avaient eux-mêmes conquis sur les possessions de la Horde d’or.

jean-claude patout
Fuite en avant d’une Ultime provocation aveugle, face à la déroute annoncée des milices russo-russophones?.
Ou plutôt simple opération de com à usage interne, (car pour les russes il ne peut évidemment s’agir que de livraison d’armes et munitions), ce qui rassure le peuple aveuglé par un renouveau du nationalisme conquérant, regonflé à bloc par la prise de la Crimée, et qui attend d’autres reconquêtes de ses anciennes républiques?…
Un jeu dangereux…

Julien Bob
En Russie, on ne tue pas de civils. On tue des journalistes. C’est différent !

Alain DVA
Poutine, qui est incapable de gérer son pays de façon correcte sur le plan économique et sociaL…Mwouai…L’union européenne dirigée par une cliques non élue démocratement et les USA avec leur système de lobbying ( que l’Europe a copié ..)qui ne devient rentable qu’en créeant des conflits à gauche et à droite …Le système banquaires aidé par 100taines de milliards …des villes et des pays en faillite à qui ont demande d’accélérer l’austérité …Mwouai…Comme donneur de leçon l’occident devrait qd mme se faire plus discret…

serge Legentil a
Poutine a certainement ses raisons, mais je trouve qu’il tarde à intervenir militairement à l’Est !
Quand aux USA qui clament qu’une intervention Russe serait illégale, eux qui passent leur temps à intervenir partout illégalement dans le monde, leur cynisme est au-dessus de tout !

Christophe Maillaux
@ Serge
Soyez cohérent, poupette: n’autorisez pas pour le compte de la Russie ce que vous reprochez aux Etas-Unis … à moins que vous ne soyez de parti-pris, eh, eh …

Yvette Lansade
C’est juste une guerre par délégation. Etre présent sans être présent. Poutine a annexé la Crimée mais il hésite encore à couper l’Ukraine en deux. Ne vous inquiétez pas Poutine réarme. Il sera bientôt en mesure de faire ce que faisait l’ancienne URSS sauf que les frontières de l’Europe ont bougé et que le parapluie anti-missiles se met met en place. Vous devez soit être très jeune soit ignorer l’histoire, avez-vous oublié que les armées soviétiques intervenaient où elles voulaient et quand elles voulaient dans les capitales de l’Europe de l’Est. Et la baie des cochons? Les livres d’histoire en parlent. Nous avons frôlé la guerre atomique. Maintenant combien de pays possèdent l’arme atomique, à mon avis bien trop!. Le bouclier anti-missiles suffira-t-il?
je vois que vous n’avez pas connu la période soviétique. Les messieurs chapeautés en pardessus gris ou noir de la Place Rouge étaient des anges ? Les russes sont aussi cyniques les USA et le France ou l’Angleterre. Nous les connaissons si bien.

David Weber
La véritable aide que la Russie pourrait apporter, c’est d’arrêter d’envoyer des convois d’armes en Ukraine.
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Ukraine: inquiétude autour du « convoi humanitaire » envoyé par la Russie
Par LEXPRESS.fr

280 camions sont partis de Moscou mardi matin à destination de l’est ukrainien. Kiev refuse de les laisser entrer sur le territoire. Les Occidentaux craignent que ce « convoi humanitaire » soit en réalité un prétexte de la Russie pour intervenir militairement en Ukraine.

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Les combats en Ukraine ont provoqué la mort de plus de 1000 personnes, selon les agences onusiennes.
REUTERS/Valentyn Ogirenko

Les crispations entre Moscou et les Occidentaux autour de l’Ukraine sont montées d’un cran ce mardi. Malgré les mises en garde de l’Union européenne et des Etats-Unis, le Kremlin a annoncé qu’un convoi formé de 280 camions transportant 2000 tonnes de fret humanitaire était en route ce matin pour l’est de l’Ukraine, d’après une information publiée par Reuters. Objectif affiché par le gouvernement russe: venir en aide aux civils actuellement privés d’eau, d’électricité et d’assistance médicale.

Selon un porte-parole de Vladimir Poutine, « tout a été décidé avec l’Ukraine ». Lundi, la Russie a par ailleurs expliqué que l’aide serait livrée en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et sans escorte militaire. De son côté, la Croix-Rouge a indiqué lundi qu’elle avait présenté un document aux autorités russes et ukrainiennes. Elle a expliqué avoir besoin de l’accord de toutes les parties et de garanties concernant la sécurité, dans la mesure où l’opération ne prévoyait pas d’escortes armées, rapporte Reuters.

Almost 300 trucks carrying 2K tons of humanitarian aid sent towards the border with #Ukraine http://t.co/kgNcYpGGGo pic.twitter.com/mJk7vlvOVO
— RT (@RT_com) August 12, 2014

« Une couverture pour les Russes »

Mais les affirmations du Kremlin n’ont fait que raviver les craintes des Occidentaux concernant une possible intervention militaire de la Russie en Ukraine. Dès lundi, l’Otan a considéré qu’il existait une « forte probabilité » de voir la Russie intervenir militairement. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a pour sa part mis le Kremlin en garde contre « des actions militaires unilatérales » dans l’ancienne république soviétique.

Interrogé mardi matin par France Info, Laurent Fabius a affirmé qu’il fallait empêcher ce convoi d’entrer sur le sol ukrainien. « Il y a une règle dans ces opérations. Ce n’est possible qu’avec l’accord du pays dans lequel on envoie cette aide humanitaire et avec l’aide de la Croix-Rouge. Or cette question n’est pas encore réglée. Il faut être extrêmement prudent car ce pourrait être une couverture pour les Russes pour pratiquer la politique du fait accompli » a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la radio.

Nous ne jugeons pas possible le déplacement de colonnes russes sur le territoire de l’Ukraine

L’Ukraine s’est finalement prononcée un peu plus tard. Elle ne laissera pas passer sur son territoire le convoi, a déclaré mardi le chef adjoint de la présidence ukrainienne Valéri Tchaly. « Nous ne jugeons pas possible le déplacement de colonnes russes sur le territoire de l’Ukraine. Cette cargaison pourrait traverser un poste-frontière ukrainien et être rechargée dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge. Nous n’accepterons pas que (l’aide humanitaire) soit accompagnée par le ministère russe des Situations d’urgence ou par des militaires russes », a déclaré Valéri Tchaly au cours d’un point de presse

La décision de Vladimir Poutine inquiète d’autant plus les Occidentaux que la Russie a massé la semaine dernière plusieurs dizaines de milliers de soldats à la frontière de l’Ukraine. Dès le 6 août, l’Otan avait estimé qu’il s’agissait d’une « situation dangereuse », comme le rappelle Le Monde.
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Commentaires

nitrox92
En effet 280 camions pour 2000 tonnes, soit 7 tonnes par camion…c’est quoi ces camions? Et combien de « personnels pour distribuer? 10 hommes par tonne?
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Hollande s’inquiète d’un convoi humanitaire russe en Ukraine
Le Point.fr –

François Hollande s’est entretenu avec Vladimir Poutine pour lui dire qu’il ne pouvait pas intervenir en Ukraine sans l’accord des autorités nationales.
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– François Hollande manifeste de « très vives inquiétudes » quant au convoi humanitaire russe à destination de l’Ukraine. © Anatolii Stepanov / AFP

Le président François Hollande s’est entretenu mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine, auquel il a fait part de ses « très vives inquiétudes » concernant l’envoi d’un convoi humanitaire russe en Ukraine contre l’avis des autorités de ce pays, a indiqué l’Élysée.

Au cours de l’entretien, « le chef de l’État a fait part de sa préoccupation quant à l’évolution de la situation à l’est de l’Ukraine. Il a insisté sur les très vives inquiétudes que suscitait la perspective d’une mission unilatérale russe sur le territoire ukrainien », écrit la présidence dans un communiqué.

« Le président de la République a insisté sur le fait qu’une opération humanitaire ne pouvait intervenir sur le territoire ukrainien qu’avec l’accord des autorités nationales ukrainiennes, tant sur le format que sur les modalités de mise en oeuvre », poursuit le texte.
Le refus de l’Ukraine

Un convoi humanitaire russe de 280 camions faisait route mardi vers l’Ukraine pour apporter une aide aux populations victimes des combats dans l’est du pays, selon les médias russes, en dépit des mises en garde occidentales contre toute intervention unilatérale russe chez son voisin.

D’ores et déjà, les autorités ukrainiennes ont fait savoir qu’elles ne laisseraient pas passer le convoi : « Nous ne jugeons pas possible le déplacement de colonnes russes sur le territoire de l’Ukraine. Cette cargaison pourrait traverser un poste-frontière ukrainien et être rechargée dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge. Nous n’accepterons pas que (l’aide humanitaire) soit accompagnée par le ministère russe des Situations d’urgence ou par des militaires russes », a déclaré le chef adjoint de la présidence ukrainienne Valéri Tchaly, au cours d’un point de presse.

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