Obama : régler la crise en Irak « va prendre du temps »
Le Nouvel Observateur avec AFP

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Barack Obama a autorisé un « effort humanitaire » pour venir en aide aux civils et a souhaité la poursuite des frappes aériennes américaines « si nécessaire ».
Barack Obama a autorisé des parachutages humanitaires et si nécessaire des frappes aériennes ciblées contre les djihadistes pour éviter « un éventuel acte de génocide ». (AFP PHOTO / Saul LOEB) Barack Obama a autorisé des parachutages humanitaires et si nécessaire des frappes aériennes ciblées contre les djihadistes pour éviter « un éventuel acte de génocide ». (AFP PHOTO / Saul LOEB)

Barack Obama a déclaré samedi 9 août que le conflit en Irak n’allait pas se régler « en quelques semaines », au lendemain des premières frappes américaines pour enrayer l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique (EI) dans le nord du pays.

« Je ne pense pas que nous allons résoudre ce problème en quelques semaines », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche. « Cela va prendre du temps », a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis avaient été poussés à intervenir car l’avancée des djihadistes de l’EI avait été « plus rapide » que les services de renseignement ne l’avaient prévu.
Hollande et Cameron prêts à soutenir l’effort américain

La France va « procéder dans les prochaines heures à de premières livraisons d’équipements de premier secours » en Irak, a annoncé l’Elysée.

C’est ce qu’a indiqué le président François Hollande au président du Kurdistan irakien Massoud Barzani samedi, lors d’un nouvel entretien téléphonique, a précisé la présidence française dans un communiqué.

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande vont soutenir l’effort humanitaire initié par les Etats-Unis dans le nord de l’Irak, a déclaré Barack Obama après s’être entretenu avec les deux dirigeants européens.

« Tous les deux ont exprimé leur soutien à nos actions et sont d’accord pour nous appuyer dans l’assistance humanitaire que nous offrons aux Irakiens qui souffrent le plus », a déclaré Barack Obama lors d’une conférence de presse. Celui-ci a également souligné qu’il n’y avait pas de calendrier précis sur la fin des frappes aériennes américaines contre les djihadistes de l’Etat islamique.
La poursuite des frappes « si nécessaire »

Plus tôt dans la journée, le président Barack Obama a souhaité la poursuite des frappes aériennes américaines contre les djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien « si nécessaire », pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains.

Barack Obama a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak. « Si nécessaire c’est ce que nous continuerons de faire », a-t-il dit.

Deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers 13h45 une pièce d’artillerie mobile de l’Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d’autres raids ont visé « des terroristes » puis un convoi et un mortier près d’Erbil.

Tout en assurant qu’il ne permettrait « pas que les Etats-Unis soient à nouveau entraînés dans une guerre en Irak » et qu’il n’était pas question d’envoyer « des troupes américaines (…) en Irak, parce qu’il n’y a pas de solution militaire américaine à la crise là-bas », Barack Obama a souligné qu’il ne fallait pas permettre à « ces terroristes (les djihadistes) d’avoir un refuge permanent d’où ils pourront attaquer les Etats-Unis ». « Nous protégerons nos ressortissants », a-t-il ajouté.
« Les Etats-Unis ne peuvent pas détourner le regard »

Le président américain a par ailleurs confirmé qu’il avait autorisé un « effort humanitaire » pour venir en aide aux milliers de civils qui ont fui la ville de Sinjar à l’approche des djihadistes et sont réfugiés dans les montagnes.
Les milliers, peut-être des dizaines de milliers, d’hommes, femmes et enfants qui se sont enfuis vers la montagne sont menacés par la faim et la soif. La nourriture et l’eau que nous avons lancés vont les aider à survivre », a déclaré Barack Obama.

Vendredi soir, le Pentagone avait annoncé que des vivres avaient été délivrés pour la seconde fois aux « milliers de citoyens irakiens » menacés à la fois par la famine et par les djihadistes sur le Mont Sinjar.

Parmi eux de nombreux Yazidis, kurdophones considérés par les extrémistes sunnites comme des « adorateurs du diable ».

« J’ai également autorisé des frappes aériennes ciblées pour aider les forces irakiennes à rompre le siège et sauver ces familles », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, a-t-il souligné, « ne peuvent et ne doivent pas intervenir à chaque fois qu’il y a une crise dans le monde ».

« Mais quand il y a une situation comme celle de cette montagne, où d’innombrables innocents risquent de se faire massacrer, et que nous avons la capacité d’aider à l’empêcher, les Etats-Unis ne peuvent pas détourner le regard. Ce n’est pas ce que nous sommes. Nous sommes Américains. Nous agissons. Nous menons. Et c’est ce que nous allons faire sur cette montagne », a-t-il lancé.

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Commentaires

Cantona Quelamour
Cette fois ci, Pépère a perdu la course à la solidarité . Il n’arrive que second derrière Obama. Donc nous irons sans y aller , suivant la méthode du tango socialiste, petits pas en avant, grands pas en arrière ! Et les mécontents crieront à la trahison ! Enfin, l’essentiel, c’est d’y aller quand même !

Ettore Greco
The many wars that are spreading in Ukraine, Iraq and Gaza have one single matrix. This took over the most complete control with the event of 9/11.
It must have been child play for some cover agents to divide the farmers in Ukraine and to instigate them into a civil war. Just as simple as it was to detain and train the chief of the ISIS movement Abu Bakr al-Baghdadi to then release him in 2009 to go to form an army of Islamic fundamentalists in Iraq. The conflict between Israel and Gaza is instead something more meaningful in regard to what we could expect.

All that is happening is part of a Plan which is clear and well defined.
Many will remain skeptical in regard to the existence of this conspiracy in spite of what is in front of their eyes.
These people would probably like to see proofs as letters, videotapes or confessions on Live TV.
Instead one should connect all the acquired certainties from the past events to recognize the clear Direction already well defined by this Plot.
All these circumstances should be more than enough evidence for all those who have eyes to see.
At the present time the strategy of the conspirators seems to be winning as politicians and representatives of the people, the same Obama, have their hands tied since the secret agencies of almost every Country act independently and work on payroll of the conspirators who among other things can afford to pay more.
The conspiracy is not a theory.
The Zionists want the next World War at all costs

Marie Marie
« Les Etats-Unis ne peuvent pas détourner le regard »
HIHIHI ! effarant !
Que font-ils en Syrie, en Libye, en Palestine, en Ukraine, etc etc
Et maintenant en Afrique dont la population va se réguler autrement et un virus planter leurs investissements !?
Retour aux Etats forteresse en cours et fissa !!!!

Simone Couturier
Régler la crise en Irak va prendre du temps !… il s en est occupé il y a quelques années, on voit ce que cela a donner !…;

jean Lemayec
Oui , mais ils sont au bord d’une nouvelle crise , genre subprime: les munis:
http://www.lewrockwell.com/2014/08/gary-north/christie-will-default%E2%80%A8-on-government-debt/

Tigre Bleu
« Ils »? Chaque nouvelle crise NOUS retombe sur le nez, Jean, ne l’oubliez pas avant de rire.

Marie Marie
Mais qui en rit encore ?
« Ils » ont quitté la réalité et nous sommes incapables de les y ramener ? Pourquoi donc ?
Nous avons les crises que nous acceptons de supporter comme des soumis, rien de plus.
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Irak: Les Etats-Unis bombardent des positions de l’Etat islamique

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Barack Obama lors d’une cérémonie à Fort Belvoir, aux Etats-Unis, le 7 août 2014. SAUL LOEB / AFP

MOYEN-ORIENT – Le Pentagone l’a annoncé ce vendredi…

Les Etats-Unis ont bombardé des positions d’artillerie de l’Etat islamique en Irak qui menaçaient les personnels américains basés à Erbil, dans le Kurdistan irakien, a annoncé vendredi le Pentagone.

«Des avions militaires américains lancent des frappes contre l’artillerie de l’Etat islamique. L’artillerie a été utilisée contre des forces kurdes qui défendent Erbil, près de personnels américains», a déclaré l’amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, sur Twitter. L’amiral Kirby a précisé que deux chasseurs bombardiers F/A 18 avaient largué des bombes de 250 kilos guidées par laser sur une pièce d’artillerie mobile près d’Erbil. Cette pièce d’artillerie servait à bombarder des forces kurdes à Erbil, dans le Kurdistan irakien, et menaçait des personnels américains basés dans la ville.

US military aircraft conduct strike on ISIL artillery. Artillery was used against Kurdish forces defending Erbil, near US personnel.
— Rear Adm. John Kirby (@PentagonPresSec) 8 Août 2014

«La décision de frapper a été prise par le centre de commandement américain avec l’autorisation du commandant en chef», Barack Obama, a-t-il encore indiqué. Jeudi, le Président américain avait autorisé des frappes aériennes pour éviter un «génocide» et contrer l’avancée des djihadistes vers le Kurdistan irakien.

Depuis dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite dans le nord du pays face à l’avancée des djihadistes qui ne sont désormais qu’à une quarantaine de kilomètres d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, allié de Washington. Les combattants de l’Etat islamique (EI) avaient pris jeudi Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d’Irak, et se sont emparés du plus grand barrage du pays, à Mossoul, cité qu’ils contrôlent depuis le 10 juin.
N.B. avec AFP
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Commentaires

papybidochon
Bonjour Kilucru.
J’ai servi avant de me gausser.
Et tout ce que j’écris est malheureusement exact.
Bref, nous n’avons qu’un porte avion, c’est comme ça, et son « pré-positionnement » est souvent cornélien, car il peut décaler de 15 jours toute intervention en cas de changement de priorité.
Et si j’ai volontairement écrit target et non cible, c’est bien pour montrer que c’était des pilotes US qui étaient sur zone.

Raventheworld
Enfin les USA se réveillent

uluru33
Les USA ont fait une ânerie avec Bush en déstabilisant ce pays. Leur intervention relève du SAV. C’est une obligation pour eux. Ils leur restent à nettoyer la zone de ces fanatiques.

eidroazageerf
Tous les propagandistes israéliens viennent déverser leur bile dés qu’on parle de près ou de loin d’islamistes. Les mecs vous ne vous reposez jamais ou êtes rémunérés au post islamophobe. Amis juifs votre vision messianique du monde vous trahie (même si peu connue du grand public). L’amalgame temporel spirituel fonctionne sur les faibles d’esprit, tout n’est que politique, et notamment la diabolisation des musulmans à renfort de néologisme « islamo terroriste », pierre Hillard vous répondrait que le nouvel ordre est en marche et que vous participez à son avènement (traité transatlantique).

Xavierage est dvashdod, go go young american! On sent l’humaniste empreint de bonnes intentions à moins que ce soit le sioniste assoiffé de destruction.
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Les Etats-Unis continuent de bombarder les troupes de l’Etat islamique en Irak
Le Monde.fr avec AFP

L’armée américaine a procédé, samedi 9 août, à quatre nouvelles frappes dans le nord de l’Irak, après un premier volet d’actions militaires débutées la veille. Ces bombardements sont destinés à enrayer l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique (EI) dans le nord de l’Irak, qui étaient jusqu’à présent restés à distance du Kurdistan.

Mais ce pacte tacite de non-agression a volé en éclats fin juillet. La progression des djihadistes a jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes, en particulier des chrétiens et de nombreux membres de la minorité kurdophone des Yazidis.

Précisions : En Irak, le compte à rebours pour sauver la minorité yézidie est lancé
Des membres de la communauté kurdophone yazidi en exil en Irak, le 9 août. Des membres de la communauté kurdophone yazidi en exil en Irak, le 9 août. | AP/Khalid Mohammed
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Six véhicules détruits par les Américains

Samedi, la première frappe américaine, effectuée par des chasseurs et des drones, a atteint deux véhicules de transport de troupes près de Sinjar (entre Mossoul et la frontière syrienne) dont l’un a été détruit, a précisé le « Central Command », qui couvre le Moyen-Orient au sein du département de la défense des Etats-Unis. Dans l’après-midi, trois autres transports de troupes et un véhicule blindé ont été touchés par des actions similaires.

Ceci dans le cadre dans ce qui est le début d’une contre-attaque contre l’Etat islamique dans la région du Kurdistan irakien, selon les termes d’un haut responsable kurde retranscris par l’AFP. « Les officiers de l’armée irakienne, les peshmergas et des experts américains travaillent ensemble pour déterminer les cibles », a aussi précisé un commandant de l’armée irakienne.

Critiques républicaines contre Obama

Barack Obama a indiqué qu’il n’avait « pas de calendrier précis » et qu’il faudrait « un certain temps » pour parvenir à régler l’actuelle crise en Irak, laissant ouverte la possibilités de frappes américaines régulières dans les prochains jours contre les troupes du « califat » de l’Etat islamique. Le président américain a multiplié les interventions médiatiques pour préciser les contours de sa stratégie, qui fait l’objet de plusieurs critiques aux Etats-Unis.

Le sénateur républicain John McCain, battu par Obama lors de la présidentielle de 2008, a par exemple déclaré au New York Times le 9 août que les frappes limitées ordonnées par Obama témoignaient d’une « incompréhension fondamentale » de la menace que pose l’Etat islamique au Moyen-Orient.

Il appelle le président américain à mieux présenter les enjeux du conflit, afin d’avoir un « soutien significatif » des Américains en faveur de cette nouvelle intervention en Irak :

« L’objectif affiché par le président est de sauver des vies américaines, pas de stopper l’Etat islamique, pas de modifier le rapport de force sur le champ de bataille (…) A l’évidence, le président des Etats-Unis n’a pas conscience du fait que la menace ne vise pas seulement des forces américaines présentes sur le terrain ni même l’Irak ou le Kurdistan. C’est une menace contre l’Amérique. »
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Irak: Barack Obama favorable à une poursuite des frappes contre les djihadistes
L’EXPRESS.fr

Le président des Etats-Unis n’exclut pas ce samedi de poursuivre les frappes aériennes américaines à l’encontre des djihadistes « si nécessaire », et rappelle que le problème en Irak ne se règlera pas « en quelques semaines ».

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Le président américain Barack Obama quitte la conférence de presse à la Maison Blanche le 7 août après s’être exprimé sur l’Irak. afp.com/Saul Loeb

Jusqu’à quand le conflit va perdurer? Le président Barack Obama a souhaité ce samedi la poursuite des frappes aériennes américaines contre les jihadistes qui menacent le Kurdistan irakien « si nécessaire », pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains.

Il a a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak. « Si nécessaire c’est ce que nous continuerons de faire », a-t-il dit.

Plus tard dans la journée de samedi, Barack Obama s’est à nouveau exprimé pour expliquer que le conflit en Irak n’allait pas se régler « en quelques semaines ». Cela va prendre du temps », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, précisant que les Etats-Unis avaient été poussés à intervenir car l’avancée des jihadistes de l’EI avait été « plus rapide » que les services de renseignement ne l’avaient prévu.
Des bombardements ciblés

Les Etats-Unis se sont directement impliqués en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011 en bombardant des positions des djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yazidis.

Selon le porte-parole du Pentagone, deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers 13h45 une pièce d’artillerie mobile de l’Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d’autres raids ont visé « des terroristes » puis un convoi et un mortier près d’Erbil. De leurs côtés, les forces irakiennes se sont dit prêtes pour la contre-offensive afin de reprendre les territoires perdus dans le nord de l’Irak.
Des vivres parachutés

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’aviation américaine a commencé par parachuter des vivres et de l’eau à destination des civils piégés dans les montagnes de Sinjar.

Elle a poursuivi cette opération dans la nuit de vendredi à samedi en larguant à nouveau des vivres et de l’eau depuis trois avions cargo escortés par deux chasseurs F/A-18, a annoncé le Pentagone.
Avec AFP
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Commentaires

conservateur-progressiste
Les Chrétiens d’Irak, les Kurdes Yazadis et les Musulmans Chiites sont persécutés mais… » les Occidentaux sont la gangrène de l’Humanité ».

rouergue
Comme le dit cette psychologue americaine d’origine arabe, c’est un choc non pas de civilisations mais de gens qui vivent au moyen âge et les autres au 21e siècle. Et ceux qui vivent au moyen âge avec le raisonnement du moyen âge et la violence qui va avec et croient que toute la planète doit leur obéir et être sous leur coupe. C’est pourquoi il ne faut rien lâcher et défendre la democratie et la laïcité et savoir l’apprécier lorsqu’on en bénéficie.

l-indiscipline
Les occidentaux sont la gangrène de ce monde. Le découpage de L’Irak effectué par les Anglais au début du 20ème siècle, sans tenir compte des peuples mais seulement des champs de pétrole et aujourd’hui la cause de tous les soucis. Et ensuite le déstabilisation même de l’état de L’Irak qui n’arrive plus à assurer son rôle de défense de ses citoyens est la faute des États-Unis et de son intervention en 2003. Intervention causé par l’autoritarisme de Saddam, lui même soutenu par les États-Unis dans son guerre contre L’Iran. Donc Monsieur Obama, qu’est-ce que vous avez fait de bon dans cette région à par la détruire ?

gronois
Oui il faut frapper , et très fort , pas seulement les repousser comme hollande l’a fait au Mali . Bien sur il faut que la communauté internationale s’y mette . Et la c’est pas gagné .

lecommentaire
@alienoraquitaine : très bon commentaire, ça fait du bien de lire cela de temps en temps.
@alienoraquitaine : les deux parce que côté français, ils n’ont QUE des idées…

ericbouhanna
Frapper les djihadiste ok mais partout dans le monde et une fois pour toute PLEASE on n’en peut plus

alienoraquitaine
@lecommentaire : Au moins qui « EN » a… « des idées? » ou des « coucougnettes »?

teo-courant
Ceci est une affaire qui nécessite le soutien de la totalité de la communauté internationale démocratique : il faut éradiquer définitivement ces tyrans qui ce développent à la vitesse d’une pandémie. Imaginons ce que serait le monde sans ces gens là …

alienoraquitaine
Vulgairement parlant, les interventions d’Obama ont de » la gueule », soit sur la pelouse Sud avec en fond Marine One , l’hélicoptère présidentiel piloté par un Marine, avec autre un marine en grand uniforme saluant le Commandant in Chief. Cette fois ci Obama s’exprime devant le portrait d ‘Abraham Lincoln encadré par la bannière étoilée et le drapeau présidentiel. De quoi donner de la hauteur à ses propos, comme s’il prenait à témoin Lincoln . Le jeune Etat d’Amérique a su en trois siècles et demi se créer son panthéon avec la bannière étoilée , les pères fondateurs et les présidents qui ont compté et qui semblent veiller sur ce que les USA ont de plus précieux la constitution.Arlington est le symbole du respect envers ceux qui sont morts au combat. A quand François s’exprimant devant le portrait de Clemenceau par exemple pour nous dire que la France envoie des troupes! Je ne sais si on pourrait caser un hélico dans les jardins de l’Elysée, un petit….La République française est restée la république bourgeoise de la lll éme république. Une république dans le formol.
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« Ne laissons pas le Moyen-Orient à la barbarie ! »
Le Monde.fr Par Dominique de Villepin (Ancien premier ministre)

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Civils en fuite après la prise de Sinjar et Zunmar les 2 et 3 août.
Il semble que chaque jour annonce des massacres plus épouvantables que la veille. Des centaines de milliers de chrétiens d’Orient, à qui une longue histoire lie la France, sont menacées de massacres et fuient sur les routes dans les pires conditions. Aujourd’hui des femmes, des enfants, des vieillards meurent de soif dans le désert irakien pour la seule raison qu’ils sont chrétiens ou yézidis. L’Irak se vide depuis onze ans de la diversité religieuse qui a fait sa richesse pendant des millénaires. La France a un devoir de parole et d’action, parce qu’elle porte encore et toujours le message des droits de l’homme, parce qu’elle est obligée par sa propre histoire de douleurs et d’épreuves.

Je l’ai dit le mois dernier, lors des fulgurantes victoires de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL), le poison identitaire, comme les pires venins, attaque en moins de temps qu’il ne faut pour le dire l’ensemble de l’organisme. Si nous voulons lutter contre cette menace, nous devons tâcher de la comprendre et la combattre en commun, méthodiquement.

LA VIE OU LA MORT ?

Ce n’est en rien un choc immémorial entre les civilisations, entre l’Islam et la chrétienté, ce n’est pas la dixième croisade. Ce n’est pas davantage la lutte sans âge de la civilisation contre la barbarie, car c’est trop facile de se croire toujours ainsi justifié d’avance. Non il s’agit d’un événement historique majeur et complexe, lié aux indépendances nationales, à la mondialisation et au « Printemps arabe ». Le Moyen-Orient traverse une crise de modernisation qui a un caractère existentiel et qui altère si bien les rapports de force sociaux et politiques que tous les vieux clivages sont réveillés. Les frontières de l’âge Sykes-Picot sont balayées. Les modèles politiques post-coloniaux et de guerre froide sont obsolètes. Les chiites et les sunnites sont face à face et les minorités sont en butte à toutes les purifications identitaires. En un mot l’islamisme est à l’islam ce que le fascisme fut en Europe à l’idée nationale, un double monstrueux et hors de contrôle, à cheval sur l’archaïsme et sur la modernité. Imaginaires archaïques et médiévaux, communications et propagande aux technologies ultramodernes. Il faudra une génération au Moyen-Orient pour entrer dans sa propre modernité apaisée, mais d’ici là il est guetté par la tentation nihiliste, par le suicide civilisationnel. Nous sommes à la veille du moment décisif où la région basculera de l’un ou de l’autre côté. Notre rôle, c’est de l’aider du mieux que nous pouvons à choisir la vie contre la mort.

L’appel à l’histoire n’a de sens que si elle nous ouvre des chemins. Quels enseignements pouvons-nous alors tirer d’une telle analyse ? Le premier, il n’est pas inutile, c’est qu’il n’y a pas de dialogue possible avec ces organisations dont le crime n’est pas seulement un moyen, mais une fin. Ils sont, en effet, prêts au pire, parce que c’est là leur pouvoir disproportionné sur le monde entier. Ils font image. Ils sont avant tout image. L’urgence pour la communauté internationale c’est de venir en aide aux civils qui souffrent, notamment en créant des corridors humanitaires pour évacuer les chrétiens d’Irak. Et en même temps il s’agit d’entendre et de traiter avec des interlocuteurs crédibles, à côté et en marge de ces mouvements, les revendications qu’ils fédèrent, par exemple le sentiment d’humiliation des sunnites d’Irak.

Le deuxième enseignement, c’est que l’islam n’est pas la cause, mais le prétexte et en définitive la victime de cette hystérie collective. Les musulmans regardent aujourd’hui avec effroi ce au nom de quoi des crimes abominables sont perpétrés.

Le troisième enseignement c’est que la solution est politique. C’est sur ce point qu’il faut aujourd’hui insister pour apporter des réponses. C’est sur ce terrain que les djihadistes de l’Etat islamique sont faibles.

Le premier enjeu politique, ici comme toujours, c’est l’unité et le droit que doit incarner la communauté internationale. La force n’est qu’un pis aller pour empêcher le pire. Elle doit être ponctuelle. Et soyons conscients que c’est ce que souhaitent les djihadistes pour ennoblir leur combat et radicaliser les esprits contre l’Occident, toujours suspect soit de croisade, soit de colonialisme. C’est pourquoi aujourd’hui recourir à des frappes unilatérales n’est pas une solution. L’action ne peut se passer d’une résolution à l’ONU. Ne renouvelons pas sans cesse les mêmes erreurs. Souvenons-nous même que sans l’intervention unilatérale américaine en 2003, il n’y aurait pas eu un tel boulevard en Irak pour les forces totalitaires. Les frappes doivent être encadrées par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et s’appuyer sur les principaux pays de la région. Il s’agit aussi de penser plus loin et de préparer d’ores et déjà la consolidation des pays les plus menacés par la tache d’huile djihadiste, la Jordanie, verrou de la péninsule Arabique, et la Turquie, déjà vacillante politiquement et aujourd’hui soumise à un afflux de réfugiés de Syrie et d’Irak.

Deuxièmement, l’enjeu, ce ne sont pas tant les groupuscules fanatiques que les masses qu’ils peuvent parvenir à fédérer et à mobiliser, soit par la peur d’un danger plus grand, comme c’est le cas pour certains chefs de tribu et pouvoirs locaux sunnites, soit par la haine. Il s’agit de mener une politique méthodique pour dissocier les composantes hétéroclites qui constituent l’engrenage actuel en territoire sunnite. Qu’est-ce qui a été obtenu depuis un mois du gouvernement Al-Maliki ? Rien. Il demeure un pouvoir sectaire et borné qui attend patiemment que Téhéran et Washington soient contraints d’endosser ses actions faute d’autre solution. C’est encore et toujours sur le gouvernement d’Al-Maliki qu’il faut faire pression pour que les frappes ne soient pas des coups d’épée dans le sable. Il faut dès aujourd’hui un gouvernement inclusif faisant place à toutes les composantes pacifiques de la société irakienne. Il faut un programme d’inclusion communautaire dans l’armée et l’administration pour empêcher le cercle vicieux des frustrations et des haines.

L’ARABIE SAOUDITE DOIT SORTIR DE CE JEU DESTRUCTEUR

L’enjeu, plus encore, il faut avoir le courage de le dire haut et fort, ce sont les financements qui nourrissent l’Etat islamique. Il dispose désormais de ressources propres de plus en plus conséquentes, en rançonnant les populations, en accaparant des réserves d’or ou en s’appropriant des champs pétroliers. C’est cela qu’il faut assécher. Mais il faut aussi couper le robinet des bailleurs de fonds sans lesquels l’Etat islamique n’est rien. Dans un Moyen-Orient profondément tourmenté, il y a aujourd’hui des forces conservatrices, des individus ou des circuits, parfois ancrés dans la société, parfois en marge de l’action de l’Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre le pouvoir, mues aussi par la crainte d’idées novatrices et démocratiques. Il faut dire à l’Arabie saoudite et aux monarchies conservatrices qu’elles doivent sortir de ce jeu destructeur, car leurs dynasties seront les premières victimes d’un djihadistan qui s’étendrait à la péninsule Arabique, car il n’y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs traditionnels actuels. Que ce soit par rivalité géopolitique ou que ce soit par conviction politique, il faut que ces pays cessent de souffler sur les braises du Moyen-Orient. La France peut agir sur ses points d’appui dans la région, notamment le Qatar, et faire pression en ce sens.

Le troisième enjeu politique, c’est d’empêcher le double jeu des Etats qui, dans la politique du pire, imaginent toujours un moyen de consolider tel ou tel avantage. La Turquie doit clarifier ses positions dans la région et soutenir un Irak équilibré avec une composante kurde stable, en luttant avec toutes ses forces contre les réseaux de l’Etat islamique qui utilisent notamment son territoire comme terrain de parcours. Aucun des Etats-nations de la région ne mène aujourd’hui la politique de simplicité, de clarté et d’urgence qui s’impose, ni l’Iran, ni l’Egypte. Il est temps, face au péril qui pourrait tous les effacer, de cesser toutes les arrière-pensées mesquines.
Le temps d’un effort de construction régionale est venu. Ne nous y trompons pas, c’est le Moyen-Orient des prochaines décennies qui se dessine. C’est une stratégie et une action de long terme qui s’imposent, en impliquant tous les acteurs de la région. Le processus de négociation sur la prolifération nucléaire iranienne est décisif pour la place d’un Iran apaisé dans la région. La seule réponse aujourd’hui c’est une conférence régionale permettant d’avancer sur des grands dossiers stratégiques, économiques et politiques, des questions pétrolières jusqu’au partage des eaux.

La France a raison de se mobiliser par la voix de François Hollande. Elle a raison d’avoir choisi la voie des Nations unies. Mais il lui faut aujourd’hui donner clairement le cap, les moyens et les bornes de son action.

Dominique de Villepin (Ancien premier ministre)
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réactions

patrick labia
merci villepin; dommage que la gauche soit encore à côté de la plaque;pl

44=BZH
Comment oser encore parler d’Irak? DDV a 2 coups de retard. Les 3 principales communautés auront leur territoire, étanche de celui du voisin, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, au conflit près. Perdre son énergie (hommes, crédits, délai) à vouloir coûte que coûte recréer des frontières coloniales est une faute diplomatique qui en dit long sur le manque de vision à moyen terme de la classe politique française.

HENRI DEAL
DVP vit dans un monde de bisounours. Ce sont les EU qui financent les djiadistes via l’Arabie Saoudite et le Quatar Diviser pour mieux régner sur le petrole qui donne sa valeur au Dollar Rappelez vous que les problèmes de l’Irak ont commencé lorsque Sadam a parlé de vendre le pétrole en euros idem pour Khadafi….

furusato
Oui , il y a sans doute qq chose à creuser là .Malheureusement la vérification soigneuse de cette hypothèse ne semble pas inspirer grand monde .

l’observateur
DdV a passé en revue toutes les composantes de l’islamisme au Proche-Orient sauf une : le Hamas. Cette organisation, qui est une filiale des frères musulmans, a le même but que les autres, càd l’instauration d’un Califat mondial qui instaurerait la charia, y compris dans les pays non musulmans, qui accueillent une population musulmane de plus en plus importante. Cet « oubli » n’est-il pas en contradiction avec son article récent dans le Figaro ?

l’observateur
@correcteur : La collusion entre Morsi, frère musulman, et le Hamas était idéologique et matérielle. La majorité des roquettes du Hamas était passée par les tunnels avec l’Egypte. C’est leur fermeture qui a mis le Hamas dans la situation actuelle. Les islamistes du Sinaï sous Moubarak et sous Al Sissi sont liés avec le Hamas dont la charte stipule explicitement qu’il faut tuer les juifs. C’est le Hamas qui refuse le cessez-le-feu. Son but ultime n’est pas le sort de la Palestine mais le Califat.

le correcteur
« l’observateur », vous avez une vision plutôt réductrice du rôle du Hamas. Actuellement, c’est un mouvement de résistance au colonialisme israélien, qui est promis à un bel avenir si les amis de Netanyahou continuent à massacrer les civils de Gaza. Placez un Etat religieux – dirigé par des fanatiques juifs – au milieu d’une région musulmane, et vous obtenez quoi? Une montée en flèche de l’intégrisme musulman. Ça vous étonne? Ne mélangez pas Hamas et djihadistes. Le sionisme entretient le chaos.

Visiteur
@Défense de« l’Occident»Texte remarquable de Villepin.Lucide il souligne que les monarchies arabes conservatrices, que vous oubliez, financent le djihad.Qu’entendez-vous par civilisation « occidentale »? S’agit-il de la société de consommation? Comme en Californie? Cela nécessiterait des ressources de 10 planètes, pour l’étendre au reste du monde La «civilisation »« chrétienne »qui s’est illustrée au cours des 2 guerres mondiales?L’alliance du sabre avec la torah ou l’autel, sont une régression

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