Eh oui …moins marrant comme sujet …mais il faut quand même s’en inquiéter ??????

EBOLA : L’AUTRE GUERRE QUI SE PREPARE.

« La direction zonale sud de la Police aux frontières (PAF) vient de tirer le signal d’alarme : confrontée à l’arrivée massive en France, via l’Italie, de clandestins majoritairement érythréens, elle se retrouve débordée par des flux migratoires d’une ampleur inédite.

Une réunion de crise s’est tenue à ce sujet début juillet à Nice, sous l’égide du préfet des Alpes-Maritimes. Ses conclusions, transmises au ministère de l’Intérieur, déplorent le dénuement de l’administration face à ce phénomène » (Le Figaro). La progression des chiffres en quelques semaines est impressionnante, même si cette nouvelle vanne ouverte n’ajoute que quelques dizaines de milliers d’immigrants supplémentaires au flux afro-maghrébin constant.

Elle se double d’une requête formulée par Amnesty International à François Hollande : il lui est demandé de mettre la Marine nationale au service des migrants qui après avoir jeté leurs papiers partent à grands risques dans des bateaux en surcharge des côtes libyennes vers l’île de Lampedusa afin d’atteindre cette porte d’entrée en Europe.

Amnesty International demande en outre au président d’agir diplomatiquement « pour démanteler la forteresse Europe » (sic !)

Si l’on comprend bien, il faudrait que la Marine aille sur les côtes africaines pour embarquer directement tous les misérables qui fuient leurs pays mal gérés, en mauvaise situation sanitaire et perpétuellement en guerre, civiles le plus souvent, depuis le départ des puissances coloniales. De plus, dès leur arrivée à bord de nos navires, un passeport européen et une avance substantielle sur les aides sociales à venir leurs seraient alloués pour que, débarquant à Marseille, Bastia ou Nice, ils aient des euros en poche et puissent sans tarder s’installer dans un logement, mettre leurs nombreux enfants à l’école et courir vers le plus proche hôpital faire soigner leurs diverses maladies, réparer leur dentition et obtenir des lunettes. Le tout gratuitement… A condition bien sûr, qu’ils s’engagent à voter socialiste.

Pourquoi donc Amnesty ne formule-t-elle pas cette demande auprès de l’Arabie Saoudite, du Yémen, des Emirats Arabes Unis, du Qatar ou de Bahreïn ? Ils sont justes en face et très proches des côtes de l’Erythrée et de la Corne de l’Afrique, et surtout il y a de la place et ils sont très riches.

C’est que ces pays-là ne s’encombrent pas de fariboles droits-de-l’hommistes, juste bonnes pour les dégénérés occidentaux. Chez eux c’est la bonne vieille rège de nos campagnes d’autrefois : tu travailles ? tu manges ! tu ne travailles pas ? tu ne manges pas ! Tu veux une fille et des enfants ? Tu commences par construire ou acheter une maison et tu prouves que tu as les moyens de les nourrir et les entretenir ! Tu ne votes pas, tu ne réclames rien que tu n’aies payé et tu n’emm… pas les gens du pays, sinon tu repars chez toi !
C’est aussi la règle chez les peuples dits « premiers » que nos bobos naïfs et incultes admirent tant, par exemple les Canaques de Nouvelle-Calédonie.

Mais aujourd’hui une raison supplémentaire vient s’ajouter à toutes celles qui justifieraient un contrôle très strict de l’immigration : Ebola.
ImageProxy.mvc
L’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui en état d’alerte maximale, car ce virus est mortel, peu en réchappent, 10 à 30 % au mieux. La plupart des pays, jusqu’à la Chine et l’Australie, prennent des mesures draconiennes pour empêcher l’importation de l’épidémie en filtrant sévèrement les immigrants, en leur faisant passer des tests sanitaires à leur arrivée dans les aéroports.

Et la France ? Ah, ah ! On rit, nous avons la meilleure médecine du monde et il n’est pas question de surveiller les arrivants d’Afrique, ce serait discriminant et insultant pour ces communautés. Et puis, si jamais un cas ou plusieurs se déclaraient, nos hôpitaux qui sont les meilleurs du monde sont prêts à donner de l’élixir du Dr Doxey aux malades et, sachez-le, notre élixir est aussi le meilleur du monde, capable de guérir Ebola aussi bien que les ongles incarnés.

Inutile, il est vrai, de surveiller les arrivants provenant d’Afrique de l’Ouest par avion et débarquant à Roissy ou Orly où tous les passagers des différents vols sont mélangés dès les premiers mètres des couloirs menant aux filtres de police, de douane et de contrôle sanitaire. Ça peut être efficace en Chine ou en Australie, mais pas chez nous puisque nos immigrants arrivent très souvent par des voies illégales ! Via l’Algérie et le bateau jusqu’à Marseille, ou le Maroc et l’Espagne par la route. Donc, Ebola peut débarquer en France tranquillement, on ne le saura que lorsque quelques dizaines de Français en seront morts.
ImageProxy.mvc

« C’est la pire épidémie de la fièvre Ebola de l’histoire », déclare Guinée Conakry info. Le virus a tué depuis début janvier près de 700 personnes sur 1 300 cas recensés dans les trois pays les plus touchés, la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia. Le site d’information rappelle qu' »à ce jour la Croix-Rouge a lancé des opérations d’urgence en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, ainsi que des opérations de préparation en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Ces opérations devraient atteindre plus de 10 millions de personnes. »

Ebola a été identifié en 1976 : première épidémie au Congo, suivie du Soudan, 151 morts sur 284 cas et Zaïre, 280 morts sur 318 cas. Soudan 1979, 22 morts sur 34 cas. USA 1989, des singes meurent d’Ebola dans une animalerie de Reston. Italie 1992, puis USA en 1996 à nouveau des primates. 1994 Gabon, 31morts sur 52 cas (31/52). 1995 Zaïre 254/315. 1996 Gabon 66/91. Afrique du Sud 1/1 (une infirmière de retour du Gabon). 2000 Ouganda 224/425. 2001 Gabon 53/67 et Congo 44/59. 2003 Congo 128/143 et 29/35. 2005 Congo 10/12. 2007 Ouganda 37/149 et Congo 187/264. 2008 Congo 14/32. 2011 Ouganda 18/25. 2012 Congo 29/54. 2013 Ouganda 4/7. 2014 Guinée, Mali, Liberia et Sierra Leone 350/567 au 22 juin, 670 sur 1 300 au 31 juillet, Nigéria 1, USA 2 en cours de soins (un médecin et son assistante). Ainsi Ebola existe dans toute l’Afrique.

ImageProxy.mvc
Médecins Sans Frontières : « l’épidémie en Afrique de l’Ouest, d’une ampleur sans précédent, est hors de contrôle ».

Ebola est une fièvre hémorragique foudroyante qui s’attaque aux humains et aux primates, transmise, a-t-on dit pour rassurer les gens, par les chauves-souris qui sont des porteurs sains.

Le vecteur serait les roussettes, grosses chauves-souris frugivores sur lesquelles il a été trouvé des anticorps, mais pas le virus lui-même.

ImageProxy.mvc
Pensez au sketch de Jean-Marie Bigard : la probabilité d’être mordu par une chauve-souris est quasiment nulle, surtout si elle est frugivore ! Et si on la mange ? Ben, si on la mange, en général on la fait cuire avant, personnellement je n’ai jamais vu personne manger de la roussette crue. Ce serait des huîtres ou des vers de bancoule (énorme larve d’un coléoptère cérambycide) qui se mangent crus, je ne dis pas, mais pas les roussettes, elles sont si mignonnes ! En réalité, la transmission se fait par les liquides corporels : salive, sueur, sang et sperme, elle est également possible par les aérosols.

5 variétés régionales sont connues : Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan, Ebola-Reston, Ebola-Forêt de Taï (Côte d’Ivoire) et Ebola-Bundibuguyo (Ouganda). Les deux premières sont transmissibles à l’homme, les suivantes touchent les singes et sont transmissibles à l’homme, mais sans danger.

Les porcs y sont sensibles, ils peuvent souffrir d’une maladie respiratoire grave.

L’incubation dure de 2 à 21 jours, les premiers symptômes (tâches rouges, bulles blanches et rouges, la peau se déchire, fièvre, maux de tête et de gorge, diarrhées, vomissements) se manifestent pendant une semaine.

ImageProxy.mvc
Puis les virions envahissent tout l’organisme, des caillots se forment, ils sont nombreux, ce qui bloque les capillaires. Finalement, ils deviennent si nombreux qu’ils bloquent l’arrivée sanguine dans les divers organes du corps. Quelques parties du cerveau, du foie, des reins, des poumons, des testicules, de la peau et des intestins se nécrosent alors car elles souffrent d’un manque de sang oxygéné, désagrégation des reins et du foie, hémorragies importantes, mort par arrêt cardiaque et/ou étouffement.

Les risques de propagation chez le personnel hospitalier sont très élevés, particulièrement si la stérilisation du matériel n’est pas assurée. Dans les zones endémiques, des manques en matière d’hygiène et de sécurité ont causé la mort de plusieurs médecins et infirmiers lors d’épidémies et ils favorisent les contaminations nosocomiales.

La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts étroits du malade avec ses proches, y compris ceux qui sont décédés. Les rituels funéraires de certaines populations d’Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt. Des cas de transmission par le sperme se sont déjà produits jusqu’à sept semaines après la guérison clinique du malade. La transmission peut se produire chez des personnes ayant manipulé des primates infectés par le virus, morts ou vivants.

Les cas non mortels peuvent entraîner des séquelles neurologiques, hépatiques ou oculaires. Le virus zaïrois semble plus dangereux que le virus soudanais, avec une mortalité pouvant atteindre 90 % des cas.

l’OMS craint une propagation internationale. Daniel Epstein de l’OMS : « Nous partageons l’inquiétude de MSF. L’épidémie est présente dans au moins trois pays différents et traverse les frontières. Elle a fait son entrée dans des zones urbaines.

Pour tenter de contrôler la maladie, il faut énormément communiquer dans les zones rurales, qui ont été les principales victimes de la maladie. Et il est très difficile de rentrer dans ces lieux très traditionalistes dont les habitants n’écoutent pas les gens qui viennent du dehors.

Nous avons vu, dans certains cas, des villageois lancer des pierres sur les personnes qui viennent à leur rencontre. (Ils ne sont pas idiots : ils voient à la télé des médecins en combinaisons d’astronautes blanches autour des malades, puis ils les voient arriver dans leur village et pensent à juste titre qu’ils sont peut-être porteurs du virus sur leurs combinaisons).
ImageProxy.mvc
Dans les zones rurales, trouver la personne malade, rechercher ses proches et toutes les personnes qui ont pu être en contact avec elle est particulièrement compliqué. Même en France, il serait difficile de retrouver tant de personnes qui bougent, voyagent et passent librement d’un village à l’autre… Les gens voyagent et ramènent l’épidémie dans d’autres pays ».

Doit-on être inquiet en Europe ? Une grosse épidémie d’Ebola y est peu probable. Il pourrait y avoir des cas isolés de personnes qui ont voyagé et sont en incubation avant l’apparition des symptômes. Un voyageur malade qui arriverait d’Afrique n’infecterait pas des centaines de personnes, comme la grippe peut le faire, mais probablement ses proches et le premier médecin qu’il irait voir.

Rappelons qu’il faut des contacts très proches pour attraper le virus, des contacts avec le sang, les fluides corporels de malades, et Ebola se transmet aussi sexuellement.

Mais dans un pays comme la France où des dizaines de milliers d’immigrants entrent chaque mois dont un grand nombre sans contrôle ?

Si le risque d’une propagation d’Ebola en France est réel, il ne faut pas paniquer pour autant car la probabilité qu’il se transforme en épidémie massive est quasiment nulle. Mais on ignore si des animaux européens pourraient devenir des vecteurs du virus, et il n’existe pas de vaccin contre Ebola, la recherche n’en est qu’à des hypothèses d’investigation.

Les laboratoires gèrent le risque de leurs recherches dans leurs locaux, par « niveaux de dangerosité ». Ebola est étudié en niveau 4, c’est à dire le niveau le plus élevé. Il faut revêtir une combinaison d’astronaute, en surpression d’air purifié, pour pouvoir approcher le virus ou un malade. On ne peut pas utiliser de papier pour prendre des notes. Il faut se munir de feuilles de Téflon (qui résiste à la stérilisation chimique). Interdit d’avoir un crayon (pointu) qui pourrait percer la combinaison. Si les scenarii des meilleurs thrillers américains devenaient réalité, nous serions à deux pas d’une pandémie qui pourrait tuer 80% de la population mondiale. Le transport aérien et l’immigration non contrôlée deviendraient les principaux vecteurs pathogènes.

Que va décider notre gouvernement qui utilise des soldats français combattants en Afrique, au Mali et ailleurs, pays où commence à se propager le virus Ebola ? Sans oublier nos « expats » et leurs familles…

Si vous ressentez une fièvre accompagnée de maux de tête, vos articulations et vos muscles qui deviennent douloureux. Si vous êtes sujets à des vomissements et que vous avez la diarrhée accompagnée de douleurs abdominales intenses, allez consulter sans perdre de temps. Le moustique « Tigre » est bien arrivé dans la banlieue de Paris ! » écrivait François Fiévet, essayiste, sur Boulevard Voltaire le 27-06-2014.
Maurice D.
============================================
Ebola: En état d’urgence, le Liberia et la Sierra Leone se barricadent
_h366_w650_m6_otrue_lfalse
Arrivée en provenance du Libéria du prêtre catholique espagnol infecté par le virus Ebola sur la base aérienne de Torrejon près de Madrid pour être hospitalisé Il y a 2 heures | Par AFP

Deux pays en état d’urgence face au virus Ebola, le Liberia et la Sierra Leone, ont placé jeudi en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermant des routes et lieux de loisirs, des efforts de plus en plus désespérés pour enrayer l’épidémie.

L’Europe a pour sa part accueilli jeudi un premier malade d’Ebola rapatrié, un missionnaire espagnol contaminé au Liberia, quelques jours après le rapatriement de deux patients originaires des Etats-Unis qui ont porté leur alerte sanitaire au niveau le plus élevé.

La diplomatie américaine a par ailleurs déconseillé aux Américains de reporter tout voyage « non essentiel » au Liberia et ordonné aux proches du personnel de son ambassade de Monrovia de quitter le pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui achevait une réunion de deux jours pour déterminer si l’épidémie constituait une « urgence de santé publique de portée mondiale », devait annoncer vendredi des mesures à l’échelle internationale.

Face à la plus grave épidémie depuis l’apparition de cette fièvre hémorragique en 1976, avec plus de 930 morts, les appels aux moyens extraordinaires se multipliaient, suscitant une polémique sur l’éventuelle utilisation de traitements prometteurs encore expérimentaux.

Au Liberia, l’armée a reçu ordre de limiter les mouvements de la population et contrôlait strictement les accès à la capitale, Monrovia, en provenance des provinces touchées.

Des centaines de personnes étaient bloquées par des barrages militaires entre le nord et Monrovia, avant même la déclaration dans la nuit de l’état d’urgence par la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

Relevant « l’ampleur et l’échelle de l’épidémie, la virulence et la mortalité du virus », Mme Sirleaf a estimé que la situation « exigeait des mesures extraordinaires pour la survie de l’Etat ».

Elle a décrété l’état d’urgence pour 90 jours, prévenant que « le gouvernement prendrait des mesures extraordinaires, y compris, si nécessaire, la suspension de certains droits et privilèges ».

Le ministre libérien de la Défense Burnie Samuka a officialisé le lancement par l’armée de « l’opération Bouclier blanc », annonçant la mise en place de barrages dans plusieurs localités pour limiter, voire arrêter complètement les déplacements.

Dans la province de Lofa, limitrophe de la Sierra Leone et de la Guinée, également en proie à l’épidémie, la ville de Gbakedou sera mise en quarantaine, a précisé le ministre.

En Guinée, où l’épidémie s’est déclarée au début de l’année, la fièvre Ebola affecte 11 des 33 préfectures du pays, selon le chef de la prévention et la lutte contre la maladie, le Dr Sakoba Keïta.

– ‘Inhumation sur place’ –

En Sierra Leone, les villes de « Kenema et Kailahun ont été mises en quarantaine », a annoncé un porte-parole du gouvernement, Abdulai Bayratay, ajoutant que cette mesure sera « maintenue le temps qu’il faudra ». Cela pourrait durer 60 à 90 jours, selon lui comme d’autres décisions relevant de l’état d’urgence décrété le 1er août par le président Ernest Bai Koroma.

La présidence sierra-léonaise a annoncé en outre la limitation de la circulation des motos-taxis de 07H00 à 19H00, et la fermeture immédiate des boîtes de nuit, salles de cinéma et vidéo-clubs. De plus, « les malades d’Ebola qui meurent doivent être inhumés sur le lieu de leur décès », selon la présidence.

Au Nigeria, où une deuxième mort a été enregistrée mercredi, une infirmière qui avait soigné un passager du Liberia décédé le 25 juillet, les médecins des hôpitaux publics en grève depuis le 1er juillet, ont annoncé jeudi la suspension de leur mouvement, eu égard à la gravité de la situation.

Les deux décès d’Ebola au Nigeria sont survenus à Lagos, ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne, avec de plus de 20 millions d’habitants où cinq cas confirmés ont été placés en quarantaine.

A Lagos, le ministère de la Santé a annoncé qu’il allait établir un contrôle des passagers des lignes aériennes qui quittent le pays. Ceux qui auraient contracté le virus seront priés de ne pas se rendre à l’étranger.

Au Liberia, le syndicat des personnels de Santé a menacé de se mettre en grève si le gouvernement ne lui fournissait pas le matériel nécessaire contre Ebola. « Nous n’avons pas de gants, ni combinaisons et autres équipements requis », a déclaré Deemi Dearzrua, secrétaire général du syndicat.

La Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, regroupant 15 pays a, de son côté, décidé de suspendre durant le mois d’août, voir plus longtemps si nécessaire, toutes les réunions qui devaient mettre en contact des représentants des pays frappés par l’épidémie.

Aux Etats-Unis, de hauts responsables sanitaires ont jugé inévitable jeudi que des personnes ayant voyagé dans les pays africains touchés par l’épidémie d’Ebola entrent infectées aux Etats-Unis, mais ont affirmé ne pas craindre pour autant une épidémie étendue dans le pays.

L’agence américaine des médicaments (FDA) a partiellement levé des restrictions sur un traitement expérimental de la société canadienne Tekmira. « Cette décision nous permet d’utiliser potentiellement TKM-Ebola chez des personnes infectées par le virus Ebola », estime la firme.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées. Son taux de mortalité varie de 25 à 90%.
==============================================
Sierra Leone: Des centaines de soldats déployés autour des centres accueillant des malades d’Ebola

epidemie-virus-ebola-progresse-sierra-leone-1655657-616x380
L’épidémie du virus Ebola progresse en Sierra Leone. IDE / 20 MINUTES

EPIDEMIE – Par «mesure de précaution»…

Les autorités sierra-léonaises ont déployé des centaines de soldats autour des centres accueillant des malades d’Ebola pour faire respecter les mesures de quarantaine, a annoncé ce mardi la présidence dans un communiqué.

Cette décision vise à «dissuader les familles et les amis de malades présumés d’Ebola de les emmener de force des hôpitaux sans accord médical, ce qui est déjà arrivé dans certaines parties du pays, y compris la capitale», a déclaré un conseiller présidentiel, assurant qu’il s’agissait d’une «mesure de précaution».
20 Minutes avec AFP
==============================================
Ebola : l’OMS décrète une « urgence de santé publique de portée mondiale »
Le Monde.fr avec AFP
4468998_3_2769_en-sierra-leone-une-affiche-encourage-les_21c21ecdd31bcbfe34704f74b18ba130
En Sierra Leone, une affiche encourage les personnes atteintes des symptômes d’Ebola à se rendre dans les centres de soins.
Au terme d’une réunion de deux jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, vendredi 8 août, que le virus Ebola représentait une « urgence de santé publique de portée mondiale ». Selon le comité international, « une réponse internationale coordonnée est essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola ».

En Afrique, où le virus est apparu, le Liberia et la Sierra Leone ont décrété l’état d’urgence et redoublent d’efforts pour enrayer la propagation de la plus grave épidémie depuis la découverte de cette fièvre hémorragique, en 1976. Le dernier bilan de l’OMS fait état de 932 morts des suites du virus sur 1 711 cas (confirmés, suspects ou probables) : 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et deux au Nigeria.

Lire notre reportage : Avec les damnés du virus Ebola

Au Liberia, « suspension de certains droits si nécessaire »

L’armée libérienne a reçu ordre de limiter les mouvements de la population et contrôle strictement les accès à Monrovia, la capitale, en provenance des provinces touchées. Des centaines de personnes étaient ainsi bloquées par des barrages militaires entre le nord et la capitale, avant même la déclaration, dans la nuit, de l’état d’urgence par la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

Relevant « l’ampleur et l’échelle de l’épidémie, la virulence et la mortalité du virus », Mme Sirleaf a estimé que la situation « exigeait des mesures extraordinaires pour la survie de l’Etat ». Elle a décrété l’état d’urgence pour quatre-vingt-dix jours, prévenant que « le gouvernement prendrait des mesures extraordinaires, y compris, si nécessaire, la suspension de certains droits et privilèges ».

Le syndicat des personnels de santé a par ailleurs menacé de se mettre en grève si le gouvernement ne lui fournissait pas le matériel nécessaire contre Ebola : « Nous n’avons pas de gants, ni de combinaisons, ni d’autres équipements requis », a déclaré Deemi Dearzrua, secrétaire général du syndicat.

En Sierra Leone, fermeture des lieux de loisirs

En Sierra Leone, pays en état d’urgence depuis le 1er août, les villes de « Kenema et Kailahun ont été mises en quarantaine », a annoncé un porte-parole du gouvernement, Abdulai Bayratay. Cette mesure pourrait durer soixante à quatre-vingt-dix jours, selon lui.

La présidence sierra-léonaise a annoncé, en outre, la limitation de la circulation des motos-taxis de 7 heures à 19 heures, et la fermeture immédiate des boîtes de nuit, salles de cinéma et vidéoclubs. De plus, « les malades d’Ebola qui meurent doivent être inhumés sur le lieu de leur mort », a exigé la présidence.

Au Nigeria, suspension du mouvement de grève dans les hôpitaux

Au Nigeria, les médecins des hôpitaux publics, en grève depuis le 1er juillet, ont annoncé jeudi la suspension de leur mouvement, eu égard à la gravité de la situation. Une deuxième personne est morte du virus, après avoir elle-même prodigué des soins au premier malade ayant succombé à la maladie dans le pays.

A Lagos, la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne, avec plus de 20 millions d’habitants, cinq cas confirmés ont été placés en quarantaine. Le ministère de la santé a annoncé qu’il allait établir un contrôle des passagers des lignes aériennes qui quittent le pays. Ceux qui auraient contracté le virus seront priés de ne pas se rendre à l’étranger.

Les Etats-Unis autorisent un traitement expérimental

Face à l’épidémie, les appels aux moyens extraordinaires se multiplient, suscitant une polémique sur l’éventuelle utilisation de traitements prometteurs encore expérimentaux. L’agence des médicaments américaine (FDA) a ainsi décidé de lever partiellement des restrictions sur le traitement expérimental TKM-Ebola de la société canadienne Tekmira.

Les deux Américains infectés au Liberia et raptriés aux Etats-Unisont été traités avec un autre sérum expérimental appelé ZMapp de la firme américaine Mapp Biopharmaceutical.

Lire nos explications : Le « ZMapp », un traitement contre Ebola expérimenté sur deux Américains infectés

De hauts responsables américains ont jugé « inévitable » que des personnes ayant voyagé dans les pays africains touchés par l’épidémie entrent infectées aux Etats-Unis, mais ont affirmé ne pas craindre pour autant une épidémie étendue dans le pays.
===============================================
Symptômes, transmission : pourquoi Ebola fait si peur
Bérénice Rocfort-Giovanni

L’OMS vient de décréter que l’épidémie représente « une urgence de santé publique de portée mondiale ». Le point sur un mal extrêmement virulent.
7595739-symptomes-transmission-pourquoi-ebola-fait-si-peur
Des médecins américains auprès d’un patient touché par le virus Ebola à Monrovia, au Liberia, le 23/06/2014. (SIPA) Des médecins américains auprès d’un patient touché par le virus Ebola à Monrovia, au Liberia, le 23/06/2014. (SIPA)

1. En quoi cette épidémie est-elle exceptionnelle ?

Jamais Ebola n’avait autant tué depuis sa découverte en République démocratique du Congo en 1976. Les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé sont affolants : plus de 1.711 cas, dont 932 mortels, ont été recensés depuis février, avec une intensification ces derniers jours. Médecins sans Frontières a même déclaré l’épidémie « hors de contrôle ». Jusqu’à présent, la plus violente flambée avait frappé 425 personnes et fait 224 morts en Ouganda en 2000. Le nombre de foyers épidémiques est sans précédent lui aussi : une soixantaine, disséminés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. C’est la première fois que l’Afrique de l’Ouest doit faire face au fléau.

L’inquiétude est montée d’un cran le mois dernier, lorsqu’un ressortissant libérien a succombé au virus à Lagos, l’une des plus grandes villes du Nigeria (20 millions d’habitants) et du continent. L’infirmière qui l’a soigné là-bas vient de décéder.

L’épidémie s’était déclarée en Guinée. Une chauve-souris, réservoir privilégié d’Ebola, y a probablement contaminé d’autres animaux, dont un homme aura ensuite mangé ou manipulé la viande.
2. Pourquoi une propagation aussi fulgurante ?

Les premiers malades n’ont sans doute pas été repérés assez tôt, la chaîne de transmission n’a donc pas pu être brisée. II aurait fallu surveiller leur entourage, la période d’incubation pouvant atteindre vingt et un jours. « Au départ, les autorités de la Sierra Leone ont tout bonnement ignoré le problème », dénonce Jean-Claude Manuguerra, virologue à l’Institut Pasteur.

Le virus s’est ensuite répandu comme une traînée de poudre dans cette région d’Afrique où les ethnies sont communes à plusieurs pays. Les habitants vont et viennent, traversent les frontières à leur guise. L’omerta qui règne sur le sujet dans certains villages, tant Ebola terrorise les populations, a aggravé la situation. « Des malades se cachent ou sont cachés. Pourtant, plus vite on se présente dans un centre de santé, plus on a de chances de guérir », s’alarme Brigitte Vasset, directrice médicale adjointe de Médecins sans Frontières.

NOUV OBS-Ebola-Corps
3. Quels sont les symptômes et comment le virus se transmet-il ?

Tout commence par une violente fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires et des maux de tête. Viennent ensuite des vomissements, des diarrhées et des hémorragies. Aussi terrifiant soit-il, le virus est bien moins contagieux que celui de la grippe, qui se transmet par de simples éternuements.

Une personne infectée par Ebola n’est pas contagieuse tant qu’elle n’a pas de symptômes. Une fois que ceux-ci apparaissent, il faut un contact direct entre les fluides physiologiques du malade – sang, selles, sperme, salive, sueur, vomissures – et les muqueuses ou une peau lésée. Mais il suffit que l’épiderme soit très légèrement égratigné pour que l’agent pathogène s’y faufile. L’entourage très proche (famille, amis ou soignants) est donc menacé.
Le problème est qu’on a tous des microlésions, explique Jean-Claude Manuguerra. C’est particulièrement le cas en Guinée et en Sierra Leone, où les gens ont la peau des mains abîmée à force d’utiliser de la javel très concentrée pour se protéger du choléra.  »

Lors des rites funéraires, le corps est souvent manipulé sans protection, et l’exposition est alors maximale.
4. Peut-on guérir d’Ebola ?

Aucun vaccin n’est encore approuvé, et il n’existe pas de traitement spécifique. Deux humanitaires américains infectés au Liberia ont toutefois vu leur état s’améliorer après avoir reçu un sérum expérimental, le « ZMapp », un cocktail de trois anticorps.

Pris à temps, le malade peut être soigné. Il faut le réhydrater, faire tomber sa température et le transfuser. « Le plus important est d’éviter que le volume sanguin ne chute trop », dit Jean-Claude Manuguerra. Mais les chiffres font froid dans le dos : « 62 % des personnes contaminées lors de cette épidémie sont décédées. »
5. Y a-t-il un risque de propagation en Europe ?

Il est extrêmement faible, puisque la transmission n’a lieu que lors de contacts très rapprochés. Les spécialistes se veulent rassurants. « Le personnel des aéroports est formé pour repérer les premiers signes », assure Gregory Härtl, porte-parole de l’OMS. « Et quand bien même un malade foulerait notre sol, explique Jean-Claude Manuguerra, les conditions sanitaires y sont suffisamment bonnes pour que cela n’entraîne pas d’autres contaminations. »

7589830
=============================================
Ebola: cri d’alarme de l’OMS, le bilan atteint les 1000 morts
Par LEXPRESS.fr

L’Organisation mondiale de la santé implore de considérer l’épidémie record d’Ebola comme « une urgence de santé publique de portée mondiale » contre laquelle il faut une réponse « coordonnée ».

oms-margaret-chan-1_5010093
Le docteur Margaret Chan, directrice générale de l’OMS (ou « WHO » en anglais). AFP PHOTO / Alain GROSCLAUDE

Déjà près de 1000 morts. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui coordonne au quotidien la mobilisation internationale face à la maladie, a annoncé ce vendredi qu’il fallait considérer l’épidémie d’Ebola qui frappe l’Afrique de l’Ouest comme « une urgence de santé publique de portée mondiale » contre laquelle il est nécessaire d’apporter « une réponse internationale coordonnée »

Ces pays ne peuvent y faire face par eux-mêmes

L’OMS et sa directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, rappelle que l’épidémie est « la plus importante et la plus sévère » ayant jamais existé depuis l’apparition de cette fièvre hémorragique en 1976 entre le Soudan et la RD Congo. Cette toute première épidémie, la plus grave jusqu’à cette année, avait tué 280 malades.
Trois villes en quarantaine

Le Liberia et la Sierra Leone ont placé jeudi en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermant des routes et lieux de loisirs. Au Liberia, l’armée a reçu ordre de limiter les mouvements de la population.

Les pays touchés -Liberia, Sierra Leone, Guinée et Nigeria- « ne peuvent y faire face par eux-mêmes », a-t-elle affirmé. Elle appelle « la communauté internationale à leur fournir le soutien nécessaire ». La directrice générale, acceptant les conclusions du comité, a décrété cette « urgence de santé publique ».

Le comité a exclu des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international. Mais les Etats « doivent se préparer à détecter et traiter des cas de malades [et] à faciliter l’évacuation de leurs ressortissants, en particulier les personnels médicaux, qui ont été exposés à Ebola ».

Publicités