Manuel Valls anticipe une rentrée économique « difficile »
Le Nouvel Observateur avec AFP

A l’issue de séminaire gouvernemental, le Premier ministre s’est inquiété d’un « risque de déflation réel » en Europe.
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Manuel Valls et François Hollande à l’Elysée pour le dernier séminaire gouvernemental avant les vacances, vendredi 1er août (Dominique Faget – AFP) Manuel Valls et François Hollande à l’Elysée pour le dernier séminaire gouvernemental avant les vacances, vendredi 1er août (Dominique Faget – AFP)

Lors de sa déclaration à l’issue du séminaire gouvernemental qui se tenait vendredi 1er août à l’Elysée, le Premier ministre Manuel Valls a prévenu que la rentrée allait « être difficile en matière de conjoncture économique », s’inquiétant d’un « risque de déflation réel » en Europe.
Le volontarisme ne nous quittera pas, et cela plus encore pour les semaines et les mois à venir car la rentrée va être difficile en matière de conjoncture économique », a déclaré Manuel Valls.

Selon le Premier ministre, « le risque de déflation est réel » car « au niveau européen, la croissance et l’inflation sont en retrait par rapport à ce que nous pouvions attendre ». Il a jugé que « les politiques économiques en zone euro n’étaient pas efficaces » face à une croissance et une inflation plus basses que prévu.

Tout en constatant une « certaine prise de conscience quant aux attentes des peuples en matière de croissance et d’emploi » mais qui « se traduit malheureusement par une terrible lenteur dans les faits », le chef du gouvernement a déploré en particulier « l’absence de politique de change » ou encore une BCE « impuissante » face à la faible inflation.
Chômage à un niveau « insupportable »

Manuel Valls a estimé que le chômage avait « atteint un niveau tout à fait insupportable ». Fin juin, la France comptait 3,398 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A en métropole, après un huitième mois de hausse consécutif. Il a aussi évoqué « la vie chère, le mal-logement », et l’inquiétude des Français pour « leur avenir et celui de leurs enfants ».
Au total, il existe une crise de confiance que nous devons impérativement endiguer », a-t-il dit.

Selon lui, à la rentrée, le gouvernement s’attachera à « amplifier le mouvement amorcé ces quatre derniers mois » avec sa nomination à Matignon. La feuille de route du gouvernement, a-t-il énoncé, consiste à « réformer, réformer inlassablement », à « lutter contre les blocages » et à « avancer avec détermination, constance, persévérance »

Le Premier ministre a toutefois affirmé que « le pire serait d’envisager de faire demi-tour au milieu du chemin ».
Nous perdrions tout, les réformes et les résultats à venir, nous ne changeons pas en fonction des circonstances », a-t-il déclaré.

« Notre politique, ce sera le pacte de responsabilité, tout le pacte et encore plus loin que le pacte car c’est grâce à lui et au crédit d’impôt compétitivité-emploi » que « nous pourrons renforcer notre économie », a assuré le chef du gouvernement.
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Réactions

Marcel Hoguet
Le contraire vous aurait il surpris ? Pas moi !!!
Il faut continuer avec les mêmes objectifs, pour des résultats aussi minables……..

Marco Nour
– 15.07.14 Le scénario noir alternatif qu’il faut envisager : un ralentissement économique important aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon.
(vous avez reconnu les 3 pays fanatiques de la « planche à billets » qui nous préparent une super-crise)
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=77966
« On envisage le plus souvent une reprise économique «poussive» dans la zone euro et assez forte aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon.
Nous examinons ici ce qui pourrait entraîner le scénario « noir alternatif » dans lequel, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon au contraire la croissance s’affaiblirait fortement, en raison de :
– dans les trois pays (États-Unis, Royaume-Uni et Japon) la stagnation ou le recul des salaires RÉELS, l’excès d’épargne des entreprises ;
– la fin des effets de richesse liés au Quantitative Easing ;
– aux États-Unis, la stagnation de l’investissement résidentiel ;
– au Royaume-Uni et au Japon, la faiblesse de l’industrie manufacturière
Ce scénario n’est pas le plus probable, mais il repose sur des fondements réels, ce que savent d’ailleurs, comme le montrent les taux d’intérêt, les marchés financiers (taux que j’ai donnés plus bas). »

Taux de croissance UE
http://www.statistiques-mondiales.com/taux_de_croissance.htm

Pays…….2008….2009….2010….2011….2012…2013…2014
Allemag…0,7 % – 4,7 % 3,5 % 2,7 % 0,7 % 0,4%
France…..0,3 % – 2,5 % 1,5 % 1,7 % 0,0 % 0,3%
Roy-Uni.- 0,1 % – 4,9 % 1,3 % 1,3 % 0,1 % 1,7% 3 % (prév. ***)
***Rappel : son PIB vient seulement de retrouver son niveau d’avant la crise de 2008.
Gros risque d’une bulle immobilière selon la banque d’Angleterre elle-même (dopage par la « planche à billets »).
Énorme endettement des particuliers.
Dépréciation de la monnaie, inflation, stagnation ou recul des salaires REELS (compte tenu de l’inflation supérieure chez eux), perte de pouvoir d’achat.

Grèce….1,0 % – 2,0 % – 4,5 % – 7,1 % – 7 % -3,9%
Portug….0,0 % – 2,5 % 1,4 % -1,3 % – 3,2 % -1,4%
Italie……-1,3 % – 5,2 % 1,3 % 0,5 % – 2,5 % -1,8%
Espag….0,9 % – 3,7 % – 0,1 % 0,8 % – 1,6 % -1,2%
UE 27…..0,6 % – 4,1 % 1,8 % 1,7 % – 0,3 %

http://data.lesechos.fr/pays-indicateur/france/deficitsurplus-public.html
DÉFICIT/SURPLUS PUBLIC
année Fr. All. R-Uni Esp. Italie
2007 -2,7 +0,2 -2,8 +2 -1,6
2008 -3,3 -0,1 -5,0 -4,5 -2,7
2009 -7,5 -3,1 -11,4 -11,1 -5,5
2010 -7,0 -4,2 -10,0 -9,6 -4,5
2011 -5,2 -0,8 -7,6 -9,6 -3,7
2012 -4,9 +0,1 -6,1 -10,6 -3,0
2013 -4,3 0,0 -5,8 – 7,1 -3,0
Le montant des intérêts de notre dette publique tourne autour de 50 milliards d’euros par an.
Il y a 3 ans environ il absorbait la quasi-totalité de nos impôts sur le revenu…
Un doublement de nos taux sur une année et nous attraperions donc 50 milliards dans la vue.
Les taux expriment la confiance ou la défiance des marchés financiers vis à vis des économies de chaque pays.
Taux des OAT à 10 ans (au 01.08.14) :
http://www.boursofinance.fr/les-marches-financiers/les-taux-souverains
1,13% Allemagne
1,32% Pays-Bas
1,52% France
2,50% Espagne
2,55% Grande-Bretagne
2,56% États-Unis
2,76% Italie
3,70% Portugal
6,11% Grèce
Pour comparer il faut voir le temps long et ne pas se focaliser sur un seul indice (croissance, chômage, dette publique…).
Évolution de nos taux à 10 ans sur la durée : http://france-inflation.com/taux_10ans.php

chassin jean-Claude
Pas la peine de nous abreuver de chiffres…Même si l’épée de Damocles des taux ne nous tranche pas la tête, la France est plantée.

Marco Nour
Dites moi le pays qui s’en tire nettement mieux que nous et pourquoi tant que vous y êtes.
Allemagne : pas de SMIC et rigueur depuis 10 ans, c’est ce que vous voulez ?
Au États-Unis, au RU, au Japon : SMIC plus faible au RU, « planche à billets » et crédit à gogo avec une grave crise qui va nous tomber dessus.
La France est, très loin, d’être dans la situation de certains pays du sud de l’Europe et à peu près au même niveau que ceux du nord compte tenu de certaines éléments particuliers comme le SMIC ou le taux de fécondité (1,4 en Allemagne depuis des décennies, 2 chez nous).
Chaque année 130.000 personnes de plus entrent sur notre marché du travail, alors qu’en Allemagne il y en a 100.000 de moins environ.
A long terme leur situation n’est pas forcément enviable.
La Chine aussi en 2030 sera un pays de vieux et de vieux qui devront se débrouiller seul pour beaucoup…

Paul CHAVANON
En 60 mois de quinquennat de M. Sarkozy, le chômage a progressé de 740 800 personnes malgré la déflagration mondiale de la crise de 2008 que les socialistes nieront jusqu’en 2012.
Après 26 mois de gouvernement socialiste, le chômage a progressé de 504 400 malgré les promesses du Président de la République pour l’inversion de la courbe du chômage, le dénigrement de toutes les mesures prises par le gouvernement précèdent en les annulant et les reprenant pour certaines sous un autre nom et la croissance qui est repartie dans les autres pays européens.
Il ne faut pas oublier qu’en 2008, il y a eu une crise mondiale et que tous les pays ont été touchés alors qu’en 2013 l’effet de la crise diminuant, la croissance de beaucoup de pays a progressé, sauf pour la France, alors quand M. Valls dit qu’en France c’est la même chose qu’en Europe , c’est pas vrai… Et le plus étonnant, c’est qu’aucun journaliste le fait remarquer alors qu’ils ont les chiffres pour étayer leurs propos !!!

Marco Nour
La croissance c’est par rapport à l’année précédente.
Si vous descendez de 10 une année et remonter de 4 l’année suivante vous avez eu une belle croissance.
Mais il est préférable d’avoir descendu de 5 et remonté de 2 (médiocre croissance).
Il faut voir sur 5 ans au moins.
Ainsi,
Taux de croissance
http://www.statistiques-mondiales.com/taux_de_croissance.htm
Pays…….2008….2009…..2010…..2011…..2012….2013…2014
France…..0,3 % – 2,5 % 1,5 % 1,7 % 0,0 % 0,3% 0,7%*prévision FMI
Espagne.. 0,9 % – 3,7 % – 0,1 % 0,8 % – 1,6 % -1,2% 1,2%*prévision FMI (c’est normal avec l’austérité drastique qu’ils ont eu).
D’ailleurs leur taux de chômage est encore de 25% (dont 55% pour les jeunes…).
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Pourquoi Manuel Valls lance l’alerte à la déflation
Par L’Expansion.com avec AFP

Le danger d’une déflation en zone euro et en France, qualifié ce vendredi de « réel » par le Premier ministre Manuel Valls, fait craindre le pire pour la croissance économique et les finances publiques. Mais cette peur est bien utile pour le gouvernment.

Pourquoi Manuel Valls lance l’alerte à la déflation
photo-d-archives-du-premier-ministre-manuel-valls-a-l-assemblee-nationale-le-30-avril-2014_4961573
Photo d’archives du Premier ministre Manuel Valls à l’Assemblée nationale le 30 avril 2014 afp.com/Pierre Andrieu

Au nom de la « vérité », Manuel Valls a annoncé vendredi des lendemains économiques « difficiles ». En cause, le spectre de la « déflation » – à savoir une baisse prolongée des prix et des salaires – qui guetterait la France et même l’Europe. Un danger accrédité par Eurostat, qui a indiqué jeudi que l’inflation dans la zone euro était tombée à 0,4%, son plus faible rythme depuis quatre ans et demi.

Pourtant, les prix ne baissent pas encore en Europe, hormis dans certains pays comme l’Espagne. Ils se contentent de ralentir. Le tout est de savoir si le mouvement va s’arrête. Car la déflation a vraiment de quoi faire peur.
Des conséquences sur l’activité
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Lire aussi: Déflation, la vraie menace

Ce phénomène, souvent associé au Japon qui la combat depuis 20 ans, est très handicapant puisqu’il paralyse les consommateurs. Face à des prix en baisse continuelle, ces derniers reportent en effet sans cesse leurs achats pour payer toujours moins cher.

Pour s’adapter, les entreprises produisent moins et baissent encore plus leurs prix, puis réduisent les salaires ou licencient. Ce qui pèse alors encore plus sur la consommation et les investissements. Un véritable cercle vicieux. Le phénomène est particulièrement difficile à endiguer puisque face à des baisses de prix, les banques centrales sont démunies.

En effet, elles ne peuvent pas baisser indéfiniment leurs taux pour tenter de relancer l’activité, au risque de tomber en territoire négatif. Surtout si, comme la Banque centrale européenne, elles pratiquent déjà un taux directeur très bas (0,15% en zone euro).
Des conséquences budgétaires

Au-delà de l’effet sur la croissance, une déflation comme une inflation anémique compliquent très nettement la politique budgétaire. Par exemple, une inflation plus basse que prévu, ou une baisse des prix, rogne les recettes de TVA. Et dans le même temps, si les prix baissent, la valeur réelle de la dette publique s’apprécie.

Là où l’inflation, qui diminue la valeur de l’argent, profite aux endettés, la déflation les handicape. Or en zone euro, à part l’Allemagne, peu de pays affichent des finances publiques florissantes. L’effet d’une déflation, un phénomène qualifié « d’ogre » par la patronne du FMI Christine Lagarde, serait particulièrement prononcé pour des pays qui, comme la France, affichent un haut niveau de dépense publique. Pour réagir à l’appréciation de la dette, les gouvernements sont en effet tentés de réagir soit en bradant des actifs publics pour se renflouer, soit en allant plus loin dans la rigueur, ce qui pèse encore plus sur les prix et les salaires, dans un véritable cercle vicieux.
L’Europe en bouc-émissaire?

L’alerte à la déflation sonnée par le Premier ministre est peut-être un gage donné à la vérité, mais elle est aussi un moyen de reporter la responsabilité de la langueur économique française sur l’Europe. Car la déflation ou la marche vers la déflation est bien un phénomène européen. Or l’exécutif semble la rendre responsable des difficultés de la France à connaître une véritable reprise, pourtant régulièrement annoncée par François Hollande.

Cela s’est vérifié vendredi avec la nouvelle charge de Manuel Valls contre Bruxelles, qui a jugé que « les politiques économiques en zone euro ne sont pas efficaces » face à l’atonie de la croissance et de l’inflation. Et s’il a concédé qu’une « certaine prise de conscience » semble se dessiner face aux attentes des peuples, notamment sur l’emploi, elle « se traduit malheureusement par une terrible lenteur dans les faits », une « absence de politique de change » et une Banque centrale européenne « impuissante » face au risque « réel » de déflation.

Mais Bruxelles et la BCE ne sont pas les seuls dans le collimateur du Premier ministre. Celui-ci a en effet adressé un message à l’Allemagne, gardienne de l’orthodoxie budgétaire, soulignant que la France n’irait pas au-delà de « l’effort colossal » consenti avec un plan d’économie de 50 milliards d’euros sur trois ans. En clair, si la croissance n’est pas au rendez-vous, la France prévient ses voisins qu’elle laissera filer ses déficits plutôt que de risquer de peser encore plus sur l’activité.

Le pessimisme de l’exécutif désormais officiellement assumé a donc pour contrepartie l’affirmation à destination de l’opinion publique nationale que le gouvernement ira chercher à Bruxelles la croissance qu’il ne trouve pas en France.

Une position résumée en conclusion du séminaire par François Hollande, selon un participant à la réunion: « La politique de la France sera de promouvoir un niveau de l’euro réaliste et une politique budgétaire européenne compatible avec la croissance ainsi qu’un véritable plan d’investissement européen. »
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Commentaires

coquinette
@manu23 : Les banques ont remboursé l’état et avec les intérêts !!!!!! Marre de lire encore tous ces gens qui soutiennent que les banques ont été aidées gratuitement ! Et du PS qui à l’époque a fustigé l’aide soit-disante gratuite aux banques et qui s’est servi de ça pour bourrer le mou au bon peuple !! D’ailleurs l’état devrait multiplier des opérations de prêts aux banques pour remplir les caisses, pour une fois que c’est pas nous qui payons….

charliebis
@auterive : « comme la dette augmente de 85 milliards par an sur un total de 2000 milliards d’euros », 5 000 milliards selon un rapport de la Cour des Comptes (http://www.contrepoints.org/2013/10/13/142372-dette-publique-francaise-246-du-pib-honte-aux-politiciens), à force de nous cacher la vérité sur tout et faire comme si de rien était voilà le résultat, c’est la faute à Sarkozy, à l’Europe ? Non, c’est leur faute à tous (les dirigeants français), ils mène une politique de riches depuis trop longtemps, à distribuer des milliards un peu partout le temps que le navire prend l’eau de toutes parts, comme un ménage qui vit au dessus de ses moyens à coups de crédits, de l’argent virtuel que doit rembourser avec de l’argent réel, à part que ce n’est pas « leur » argent, avec une telle dette les salaires sont hypothéqués sur combien de générations ? La faute à l’Europe ? Qui se met à 4 pattes devant elle ? L’Etat Providence qui accueille toute la misère du monde et qui assiste les pays étrangers, mais c’est pas de leur faute c’est l’Europe qui l’exige bien-sûr mais que sait-elle exactement des comptes de la France ? La même que nous peut-être, c’est à dire qu’ils choisissent de nous faire savoir mais pas forcément (rarement) ce qui nous concerne le plus.

EERICO
Les salaires stagnent ,les prélèvement fiscaux et sociaux augmentent sans cesse donc résultante logique le chômage croit !!! Expliquez aux citoyens comment consommer pour relancer la croissance avec des poches vides ? Les Français ne se reconnaissent plus dans la dictature intellectuelle de l UMP et du PS

cartoon35
Resultats de l’inaction d un gouvernement et d’un peesident incompetent . Que des gesticulations depuis mai 2012.

gufrero
@jeanandre : Je n’étais pas au courant du rôle de la France dans la création de l’euro ; mon propos était simplement de rappeler que les pays bénéficiaires de la monnaie commune s’étaient engagés à en respecter les critères d’inflation , dette etc …et que donc personne n’a le droit de se défiler . Pour la Grèce , il est bien connu que Mr VGE a été avant 1981 un des principaux artisans de son entrée dans l’Europe ; je ne me souvenais pas qu’il avait remis ça pour faire bénéficier la Grèce de la monnaie commune .( épisode qui a été bâclé par des certifications bidons des comptes du pays ) .

pathinder
@gronois : depuis 1980 que l’état français avec ses impôts trop lourdes les sociétés qui sont obligés de mettre les clés sous la porte en licenciant leur personnel et ça dure depuis + de 30 ans là on est passé à la vitesse supérieur il y à de plus en plus de chômage moins de pouvoir d’achat il y à de plus en plus de société qui ferme car ils n’ont plus assez de commande pour honorer leur potentielle clientèle il y à de plus en plus d’impôt plus en plus d’augmentation et c’est la faute à sarkozy non hollande à été élu président de la république française mais le seul problème c’est qu’il ne sait pas aperçu de la tâche qu’il devait faire face alors il fait avec les moyens du bord mais d’essayer d’arrêtez de colmatez un pays qui est au bord du gouffre c’est comme si on colmatait un mur qui prend l’eau de toute part on met un doit et quand on voit que cela continue à couler une main plus un pied et au bout d’un moment l’eau brise le mur et on finit par ne plus pouvoir arrêtez la fuite ce n’est pas la faute de sarkozy c’est la faute à + de 30 ans de mauvaise économie française

iha-nagaiha n
La déflation , mr Valls crie au loup , pour couvrir ses déboires et son inaction. Il faut savoir que nous sommes déjà en déflation si l’on enleve simplement des calculs la vente des iphones qui elles ne se modèrent pas en prix. La déflation , c’est l’indice flagrant d’appauvrissement, les consommateurs dépensent moins d’argent, ce qui fait baisservles prix des produits qui ne trouvent pas acheteurs en quantité vsuffisante. Que faire,le Japon est dans cette situation’ depuis 10 ans , cela peut nous donner des pistes à ne pas suivre pu à favoriser, mais avant tout nous devons être plus competitif , le monde ne nous fera aucun cadeau ,tous veulent la prospérité et ne pas préparer notre pays à cette guerre économique, tant que les droits sociaux ne sont pas uniformisés est un crime

manu23-
La France suit le chemin des PIIGS (PORTUGAL ITALIE IRLANDE GRECE ET SPAIN ) c’est à dire qu’elle nous conduit à moins de service public, une paupérisation des fonctionnaires, une misère qui va s’accroitre partout, un chomage qui va continuer à progresser… Tout cela est le résultat des politiques menées pour sauver l’euro à tout prix et sauver les banques comme l’a fait SARKOZY en 2008 en sacrifiant le modèle social français et en endettant la France à un point de non retour… Les politiciens ne sont pas doués pour l’économie, qu’ils soient de droite ou de gauche…. Les français s’en rendent comptent et l’on va se diriger vers une situation instable dans laquelle les manifestations vont se succéder comme en Grèce…. La situation risque de s’aggraver encore avec la déflation qui va accentuer les dégats sur notre économie….. La différence avec la Grèce c’est que si la France boit le bouillon l’euro va en faire les frais, mais cela ne serait peut etre pas plus mal de revenir à une monnaie nationale et d’avoir une souveraineté économique…

gronois
De toute façon ce sera la faute a pas de chance , à Sarko , a l’Europe . Mais surtout pas la faute au gouvernement . Sa politique est la meilleure .

jeanandre
@gufrero : Pour respecter la vérité historique 1- « France en acceptant la monnaie commune » —> La France n’a accepté la monnaie unique , elle l’a créé et l’a imposée aux Allemands très réticents et pas enthousiastes de quitter le mark et ce en échange de la réunification 2- « critères relatifs à l’euro » —> qui ont été inventé par le France
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L’exécutif prépare l’opinion à une rentrée difficile
LE MONDE
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Manuel Valls et François Hollande à la sortie du séminaire gouvernemental, vendredi 1er août.

François Hollande le sait, la rentrée s’annonce compliquée. A la veille des vacances, le président de la République s’est donc efforcé de montrer que l’exécutif était entièrement mobilisé en vue de cette échéance, en réunissant vendredi 1er août un séminaire gouvernemental à l’Elysée. « Il a insisté sur le fait que les vacances marquaient une pause, pas un arrêt. Il a rappelé l’inquiétude, l’impatience qui s’exprime dans la société française. Les Français veulent des résultats rapides et ils ont raison », rapporte son entourage.

Appelant à faire « concret, rapide, ordonné », le président de la République a répété que la priorité du gouvernement devait être l’emploi et la relance de l’activité. Il a aussi appelé à regarder « en face » la réalité des chiffres de la croissance et du chômage. Une demande aux airs d’introspection, tant le chef de l’Etat a longtemps fait assaut d’optimisme en la matière. Après avoir assuré le 14 juillet que « la reprise là », M. Hollande a finalement reconnu une semaine plus tard devant la presse présidentielle qu’il n’était « pas impossible » que la croissance puisse « encore s’affaiblir ».

VIRAGE

Manuel Valls s’est chargé de formaliser sans détour ce virage dans l’expression de l’exécutif. « La croissance est trop faible, plus faible que prévue », a déploré le premier ministre lors d’un point presse à l’issue du séminaire gouvernemental.
Alors que le gouvernement tablait sur une hausse de l’activité de 1 % en 2014 puis de 1,7 %…
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réactions

alain bouley
A force de multiplier les idées simplistes au dépens des idées simples , les évènements vont vites quand il n’y en a plus !

Pop
Un simpliste qui marche ira toujours plus vite (sans s) qu’un illettré simplement assis 😉

Irca
Retraite pour tous à 65 ans, alignement des fonctionnaires sur le privé, simplification du droit du travail, retour progressif au 35 heures pour les fonctionnaires, contrôle des embauches territoriales, nouvelle réduction des charges sociales. N’est ce pas simple de réduire le déficit et de relancer l’économie? Les Français y sont prêts (A part peut-être les clients du PS ?).

Henri
Fonctionnaires alignés sur le privé, oui si tous les éléments le sont : salaires, retraite, congés, intéressement. En attendant, je reste salarié du privé.

Mort de Rire
@excedee: c’est justement ce « moi moi moi » egoiste et frenetique qui nous coulera tous. Si vous pensez reellement que notre nation sortira de cette crise sans effort collectif, vous etes bien paumee et le serez bientot encore plus…

Robert VAL
Nous sommes dirigés par des gens qui n’ont jamais dirigé une entreprise et qui n’ont jamais créé un seul emploi.Comment voulez vous dans ces conditions qu’ils prennent les décisions qui permettraient un redressement de la situation ?

l’ excédée
« (A part peut-être les clients du PS ?) ». Et moi ! Moi, je ne suis pas d’accord !

RVX
Leurs discours n’intéressent hélas plus les Français, il n’y a plus que les médias spécialisés en analyse politique qui sont aux aguets. Ils sont pour la plus part « partisans » Pour eux aussi la crédibilité baisse aussi. Nos dirigeants se retrouvent donc coupés de la base et ont pour seul relais « les organisations institutionnelles obsolètes » La colère de la base excédée transparaît dans le populisme ambiant . Les privilèges injustes perdurent et sont sacralisés . Attention danger…..

ERNEST E.
Les politiques économiques menées en Europe sous les injonctions de Bruxelles sont « mauvaises » selon Valls. Alors pourquoi continuer à les appliquer? Il y a là une contradiction fondamentale dans le raisonnement et l’analyse de Valls ce qui laisse le citoyen pantois. Avons-nous des dirigeants à la hauteur de la mission gouvernementale qu’ils doivent accomplir?

Pierre P.
M. Zigzag et son équipe doivent prendre leur responsabilité et partir. Ils ont failli.

Jo
Sur le fond, je suis d’accord. Mais ni l’UMP, ni le FN n’appliquant cela, pas de raison que le PS le fasse.
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Carte des régions, chiffres en berne… Ce qui attend le gouvernement à la rentrée
Guillaume Stoll

Les vacances seront courtes pour le gouvernement qui s’attend à affronter plusieurs dossiers épineux à l’automne.
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Manuel Valls et François Hollande, le 4 avril 2014. (Michel Euler/AP/Sipa) Manuel Valls et François Hollande, le 4 avril 2014. (Michel Euler/AP/Sipa)

Chiffres économiques en berne, nouvelle carte des régions contestée, loi de transition énergétique sensible… Une fois les courtes vacances d’août terminées, le gouvernement abordera une rentrée qui pourrait bien s’avérer décisive pour la suite du quinquennat. Tour d’horizon des dossiers et des rendez-vous chauds à venir.
A la recherche de la croissance

Après plusieurs couplets optimistes ces derniers mois, François Hollande commence lui aussi à le reconnaître : la reprise n’est pas là et risque fort ne pas être au rendez-vous d’ici la fin 2014. Lors du dîner annuel de la presse présidentielle le 21 juillet dernier, le chef de l’Etat a admis pour la première fois qu’il n’était « pas impossible » que la croissance puisse « encore s’affaiblir ».

Un constat qui rejoint celui des économistes de l’Insee et des institutions internationales qui prévoient une croissance autour de 0,7% cette année pour la France. Loin des espérances initiales de Bercy, qui misait encore début juin sur 1% de croissance.

Conséquence de cet absence de reprise : le chômage, qui bat tous les records, devrait continuer d’augmenter jusqu’à la fin de l’année. Celui-ci a connu en juin un huitième mois consécutif de hausse (+0,3%), atteignant un nouveau record de 3,398 millions de demandeurs d’emploi.

Si l’inversion de la courbe n’est pas pour demain, Paris aura également, selon Bruxelles, toutes les peines du monde à tenir sa promesse de ramener l’an prochain son déficit public à 3% du Produit intérieur brut. Or, en cas d’engagement non tenu, la France s’expose à des sanctions européennes.
La carte de la discorde

Outre les mauvais chiffres sur le front économique, l’exécutif s’attend à affronter plusieurs dossiers épineux à l’Assemblée et au Sénat. La rentrée parlementaire sera notamment marquée par la suite des travaux sur la réforme territoriale.

La nouvelle carte des 13 régions, redessinée par les députés socialistes, a été adoptée le 23 juillet à l’Assemblée. Mais le feuilleton parlementaire n’est pas pour autant fini puisque le texte doit repartir en seconde lecture à l’automne. L’opportunité pour plusieurs parlementaires – des mécontents de droite comme de gauche du nouveau découpage – d’apporter plusieurs modifications au texte en révisant plusieurs rattachements de régions. Du projet de rapprochement de l’Aquitaine au Poitou-Charentes et au Limousin à la fusion Nord-Pas-de-Calais/Picardie, les discordes ne manquent pas.

Les parlementaires débattront également ensuite du second volet, qui renforcera les compétences de ces grandes régions au détriment des conseils généraux. Un autre dossier épineux qui risque bien de réveiller les velléités des défenseurs de la spécificité locale des départements.
La transition énergétique, défi Royal

Autre rendez-vous parlementaire majeur : la future loi sur la transition énergétique. Ce texte, qui est censé mettre en application l’accord passé par François Hollande avec les écologistes avant la présidentielle en 2012, sera scruté de très près par EELV. Bien que certains parlementaires saluent déjà « un compromis intéressant » – notamment sur la question sensible du nucléaire – d’autres, Cécile Duflot en tête, ne manqueront pas de justifier leur sortie du gouvernement, en fustigeant les insuffisances du projet.

L’examen à l’Assemblée, prévu à partir du 1er octobre, sera également pour Ségolène Royal l’occasion de porter son premier projet depuis son arrivée à l’Ecologie. Un texte très épais (plus de 60 articles) et politiquement sensible (qui nécessitera jusqu’à cinq rapporteurs) qui devrait susciter de vifs débats dans l’hémicycle entre pro et anti-nucléaire. La ministre devra imposer son autorité pour éviter tout couac avec sa majorité. Un test grandeur nature pour l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007.
Des sénatoriales à hauts risques

Après les claques des municipales et des européennes, l’exécutif craint un nouveau camouflet à l’occasion des élections sénatoriales qui se dérouleront le 28 septembre prochain. A l’occasion de ce renouvellement pour moitié de la Haute Assemblée, la gauche devrait – sauf surprise – perdre la majorité.

Trois ans après la conquête historique du Sénat pour seulement 6 sièges, la gauche part déjà vaincue. Car si publiquement, les ténors socialistes affichent leur optimisme et veulent encore croire au miracle, en coulisses, beaucoup de socialistes ne se font guère d’illusions. « Ce sont des trucs d’apparatchiks de dire qu’on va conserver le Sénat ! », lâchait ainsi récemment au « Monde » un secrétaire d’Etat.

Pire, les négociations sur des alliances étant au point mort, socialistes, écologistes et communistes partent pour l’heure en ordre dispersé. Une offrande pour la droite, qui espère bien se requinquer lors de ce scrutin pour oublier les turpitudes financières de l’UMP. Même si l’Assemblée conservera toujours le dernier mot, avec un Sénat à droite, plusieurs textes du gouvernement risquent de faire l’objet d’obstructions à droite. Un caillou de plus dans la chaussure du gouvernement.

Guillaume Stoll – Le Nouvel Observateur
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Réactions

michel LE NOTRE
Mais quel jeu joue donc ce monsieur Valls? Alors que le président Hollande nous a plusieurs fois informés que la reprise était bien là, mais timide (un genre de halo de lumière bleue au-dessus du gouffre de la dette) en 2013 Hollande la sentait « frémir », en 2014 il l’a vu faire des pirouettes (« le retournement »), en tous cas il était bien confiant, et patatras… le premier sinistre nous annonce que noir c’est noir pour la rentrée 2014….c’est incompréhensible! pourtant depuis 2 ans le gouvernement s’est bien gardé de diminuer les dépenses publiques, qu’on a laissé filer en vrac avec le déficit qui va avec..on a vraiment tout fait pour la croissance; alors qu’est-ce qu’il veut faire de plus ce Valls? Ah oui, convertir les eurocrates aux beautés du gros déficit, grâce à l’espion Mosco, qu’on a exfiltré à Bruxelles ; nous on a juste à trouver 50 milliards€ par an pour payer les intérêts de la dette, en priant pour que les taux n’augmentent pas.

Charles Sabatier
Une:
R E V O L U T I O N !

mol lande
Il n’y a que des socialistes pour se laisser encore surprendre par de telles « nouvelles »…

Clem Melc
Ce qui attend les Français, oui …
15 milliards d’impôts sup pour cause de prévisions de croissance bidons.
10 milliards de fiscalité locale en plus du fait du rapt gouvernemental.
Ca fait déjà 25 milliards d’impôts annuels en plus.
Hollande va faire aussi bien que Sarkozy.

Jean-Paul Guesnier
Les élections sénatoriales du 28 septembre prochain seront sans doute à l’image des dernières élections municipales et européennes : la gauche sera remerciée de sa politique menée depuis 2012.
En période d’austérité où l’État doit se serrer la ceinture, on peut d’ailleurs se demander à quoi servent tous ces sénateurs avec leurs salaires et leurs primes puisque de toute façon l’assemblée nationale gardera sa majorité actuelle !
Oui, la rentrée politique sera chaude et bien chaude…

capitaine haddock
Bonjour,
La photo de Normal 1er et de son Manuel : l’Incompétence personnifiée !

claire tixier
Royal , à propos de l’autoroute devant traverser le marais poitevin a été rdésavouée par Valls.
Plus elle l’a joue perso , plus elle se ridiculise…
Ah cette équipe d’amateurs!

Ponchel André
C’est plutôt certains commentateurs qui « se ridiculisent ». Car ce projet d’autoroute qui traine depuis 15 ans est devenu totalement inutile sauf aux yeux de quelques potentats locaux qui voudraient s’en glorifier. Sans compter que le bétonnage du pays ça suffit. Bravo Mme Royal !
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Le gouvernement est inquiet pour la reprise, il a bien raison
Par Benoist Fechner

Bercy table toujours officiellement sur 1% de croissance en 2014. Mais Hollande et Valls se montrent moins affirmatifs quant à la reprise et les indicateurs n’incitent pas à l’optimisme.
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L’entrée de l’Insee à Paris, l’institut chargé notamment de mesurer la croissance du PIB en France.
afp.com/Loic Venance

Les industriels tirent la langue, la consommation des ménages demeure fragile et la croissance française au second trimestre devrait rester proche du niveau de la mer… Dans un climat morose, la conjoncture demeure un sujet d’inquiétude pour le gouvernement qui, à l’image de Manuel Valls ce jeudi, doit commencer à se demander comment il pourra tenir ses prévisions de croissance et par rebond, ses engagements, notamment budgétaires et pourquoi pas fiscaux.

Début juillet, le FMI avait le premier tiré la sonnette d’alarme en abaissant ses prévisions de croissance annuelle pour la France à 0,7%, contre encore 1% en avril. Et les six premiers mois de l’année ne semblent pas lui donner tort.
Un zéro pointé au premier trimestre, une légère reprise au second

En attendant la publication par l’Insee de l’acquis de croissance à six mois le 14 août prochain, la stagnation du produit intérieur brut lors du premier trimestre est déjà établi. Plus inquiétant, sur la période, la consommation des ménages et les exportations ont contribué négativement à la croissance. C’est la seule reconstitution des stocks des entreprises qui permettait à la France d’afficher un zéro pointé, et lui évitait de renouer avec la récession qu’elle n’avait plus connue depuis le troisième trimestre 2013. « La hausse de la TVA au premier janvier a probablement induit une anticipation de la consommation à la fin de l’année 2013 et pesé lors du premier trimestre », avance Eric Dubois, directeur des études et synthèses économiques de l’Insee. Quant à la faiblesse des exportations, « un élément d’explication tient aux intempéries en Amérique du Nord qui ont impacté l’activité américaine, donc sa croissance et par rebond les exportations française. »

Sans attendre les nouveaux chiffres de l’Insee, la Banque de France prévoit déjà une légère reprise pour le second trimestre 2014 (+0,2%). En mai, la bonne nouvelle est d’ailleurs venue de la consommation des ménages, à ceci près que ce regain de forme « s’explique principalement par les dépenses d’énergie, plus faibles en raison d’un hiver doux. Pour la consommation de produits manufacturés, nous avons plutôt observé un repli de l’ordre de 0,1% », explique Eric Dubois, soulignant en creux la faiblesse de la reprise.

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Pourtant le gouvernement continue d’afficher son optimisme

Ou disons plutôt qu’il se contente de maintenir sa prévision de croissance de 1% sur l’année. Mais pour combien de temps? Car l’optimisme, ces derniers jours, a plutôt tendance à s’estomper. Dans son allocution du 14 juillet, le Président François Hollande évoquait déjà une croissance « fragile ». Et c’est au tour du Premier ministre de manifester des inquiétudes.

Sur RTL ce jeudi, Manuel Valls a ainsi appelé l’Europe à « accompagner les gouvernements pour lutter contre « les effets d’une croissance et d’une inflation trop faible, (…) pas seulement en France, mais dans tous les pays de la zone euro ». Une façon comme une autre de prévenir qu’en cas de croissance inférieure à ses attentes, Pacte de responsabilité ou pas, la France aura bien du mal à tenir l’engagement de ramener son déficit budgétaire sous les 3% du PIB en 2015.

« A mon sens les engagements budgétaires pris par la France ne sont pas réalistes dans le contexte actuel. Une croissance molle ne financera ni l’emploi ni notre modèle social. Sans porter de jugement sur la mesure, on peut aussi s’interroger sur l’avenir des baisses d’impôts promises pour 2015 », observe Philippe Waecheter, chef économiste chez Natixis Asset Management.
La France peut-elle redresser la barre lors du dernier semestre?

Pour l’économiste de Natixis, « si l’on regarde les dernières enquêtes comme celle de Markit, on ne peut pas être optimiste. La situation est extrêmement fragile sur le plan conjoncturel. En regardant la consommation à la loupe, on s’aperçoit qu’elle est au même niveau qu’en 2007. Pour moi, la croissance ne dépassera pas 0,6% en 2014. »

Un rebond, nécessiterait un minimum de confiance, or aucun indice ne la laisse deviner. « La consommation des ménages n’est pas au rendez-vous et l’investissement des entreprises est en berne alors que les conditions sont pourtant favorables », explique encore Philippe Waecheter, faisant allusion au caractère bon marché des crédits bancaires actuels.

« Nos enquêtes de conjoncture indiquent toujours une croissance modérée en 2014, proche de 1% sur le second semestre en rythme annualisé », explique encore Eric Dubois. En langage profane, parler de « rythme annualisé » signifie que l’on anticipe une croissance de 0,5% sur les six derniers mois de l’année qui, après extrapolation, équivaut à un rythme annuel de 1%. Cela cadre parfaitement avec la prévision de croissance de l’Insee à 0,7% en 2014. Beaucoup moins avec celle du gouvernement qui pourrait voir dans la formule une piste pour finir par réviser en douceur son propre chiffre
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Commentaires

uranie-78
@loiseaubleu : Depuis deux ans qu’a t il fait ce pauvre Hollande  » nous raconter des balivernes  » Quand on est incapable de gouverner il faut laisser la place ,ou ne pas se presenter président .

zorglub26
Deux ans de temps perdu avec des promesses d’inversion de courbe qui ne vient pas ou de boîte à outils magique. Ce gouvernement n’a strictement rien fait côté reforme de peur de mécontenter son électorat et attendu une croissance qui n’est pas arrivée. Contrairement aux autres pays européens qui ont pris des mesures pas facile nous on s’enlise et l’avenir n’est aussi rose que voudrait nous faire croire notre président. Pathétique…

abx380
@baxter : Ce n’est pas de l’incompétence mais une volonté de conserver leurs places et privilèges ainsi que ceux de leurs différentes clientèles. Malheureusement ns serons obligés de descendre ds la rue pour tout bloquer ou s’abstenir très massivement pour les obliger à réformer les structures politiques et

demetrius2
Une économie basée sur la consommation, le tourisme et l’industrie de luxe sujets aux fluctuations du marché mondial. Une industrie manufacturière en chute libre alors que les services explosent. Un marché du travail bloqué par les 35h et les 29 jours de congés maladie. Un système éducatif qui produit des non qualifiés en masse ou des travailleurs du tertiaires improductifs ce qui conduit à la nécessité d’importer des techniciens et ingénieurs et d’exporter des juristes et des commerciaux. Comment imaginer une quelconque croissance surtout avec les problèmes de société et d’identité sous-jacents.

baxter
Les effets de manche sur la courbe du chômage et la croissance révèlent au mieux une erreur de jugement (certes c’est très indulgent d’écrire cela) et au pire une incompétence notoire de nos gouvernants. Dans les 2 cas, nous avons perdu des semestres entiers de remontées de la pente sous l’effet de décisions pragmatiques et courageuses qui ne sont pas (jamais ? pas encore ?) venues. Les autres pays européens se relèvent doucement de la crise quand nous continuons à nous enfoncer : l’écart économique se creuse. Notre bon président, son gouvernement et sa majorité pensent peut-être que leur fonction se résume à celle de l’orchestre du Titanic : continuer à jouer pendant que le bateau coule ?

demosthene-1
L’absence ou la faiblesse de reprise vient de la politique de ce gouvernement. Pour tout Français bien informé ce devrait être une évidence. Fonctionner encore 3 ans avec ce type de gestion est suicidaire. Les autres pays européens s’en tirent en général mieux que nous alors que nous avions bien mieux vécu le début de crise. Pourquoi cet état de fait : tout simplement une autre politique. Les critiques systématiques de la gestion Sarkozy ne tenaient pas compte de la crise et comportaient ainsi une erreur fondamentale. Après avoir usé et abusé de ‘l’héritage » Hollande tergiverse et refuse la réalité. Les Français se rendent bien compte de la situation et celà se retrouve dans leur vote. Certains au PS voudraient faire croire que c’est parce que ces Français voudraient une politique plus à gauche. Ils n’arrivent pas à imaginer que c’est le contraire et que les Français veulent une politique plus soucieuse d’économies (dans tous les sens du terme).

ynot2
Depuis belle lurette la « croissance » était basée sur l’endettement du gouvernement et le gaspillage et l’endettement de la population. Le gouvernement a rien compris donc continue à s’endetter. Mais le peuple a compris: moins de dette et beaucoup moins de gaspillage. Pour récupérer la fausse croissance du passé il faut un énorme quantité de vraie croissance. Il y a des parieurs ?

boileau1
Ce pauvre président Hollande. ..il voulait nous faire avaler la pilule de la baisse du chômage fin 2013….

loiseaubleu
Si Hollande est inquiet, c’est que çà va vraiment mal !

pier21
Arrêtez de nous bassiner avec la consommation atone! ON consomme trop, ou plutôt trop mal car on consomme étranger! Ah, si on consommait français, cel ferait repartir l’industrie nationale et l’embauche! Mais que produit-on encore en France? Quasi rien, et à des prix prohibitifs! Tout ce que j’achète est made in China, Germany, Italy quand ce n’est pas Brazil ou USA! Bien sûr on peut se demander pourquoi, les réponses sont connues! En attendant le freinage de la conso intérieure limite le déficit (qui pourtant explose) de notre balance commerciale! La VERITE? la France vit au dessus de ses moyens et fait preuve d’une générosité publique hors de propos! Viendra bien le jour où, comme en Argentine il faudra payer cash ou se serrer la ceinture! Et la chute n’en sera que plus dure!
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Contrairement à l’Europe, la France reste engluée dans la crise
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Si Manuel Valls a dressé un tableau si noir du continent, c’est surtout pour convaincre ses pairs européens d’être plus souples dans l’application du pacte de stabilité, et donc dans la lutte contre les déficits.
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«Le risque de déflation est réel» en Europe. Avec cette phrase, prononcée en clôture du séminaire de vendredi, Manuel Valls a dramatisé comme jamais la situation. Car la déflation, c’est une boucle infernale de baisse des prix et des salaires, qui mine l’économie. Un mal contre lequel le Japon essaye de lutter depuis plus de vingt ans. La publication jeudi d’une inflation annuelle d’à peine 0,4 % en zone euro en juillet a effectivement de quoi inquiéter. Mais si Manuel Valls a dressé un tableau si noir du continent – «l’écart se creuse avec le reste de monde», a-t-il insisté -, c’est surtout pour convaincre ses pairs européens d’être plus souples dans l’application du pacte de stabilité, et donc dans la lutte contre les déficits.

Dans les faits, l’économie européenne se redresse peu à peu. L’Allemagne se porte bien. Les pays frappés par la crise de 2010 sortent la tête de l’eau: le chômage régresse en Irlande, au Portugal, en Espagne (même si les niveaux restent élevés). Quant à la charge de Manuel Valls contre la Banque centrale européenne (BCE), qualifiée «d’impuissante» face à la faible inflation, elle est pour le moins étonnante, l’institution ayant baissé ses taux en juin, tout en annonçant des mesures pour stimuler le crédit.

En vérité, un pays va mal en Europe: la France. Un marasme résumé par la hausse continue du chômage, qui a encore frappé 9400 personnes supplémentaires en juin. Le gouvernement, qui admet désormais la gravité de la situation hexagonale, va très probablement devoir réviser à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2014 et 2015, aujourd’hui fixées à 1 % et 1,7 %. Il attendra toutefois que soit connue, le 14 août, la hausse estimée du PIB pour le deuxième trimestre.
Demandes de «souplesse»

Moins de croissance, c’est davantage de déficit public… à moins d’accentuer les efforts de rigueur. Or précisément, le gouvernement Valls ne veut pas relever les impôts, ni aller au-delà des 50 milliards d’euros d’économies déjà programmées. Il préfère que la France ne respecte pas son engagement européen de ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2015.

Reste tout de même à convaincre les autres pays de la justesse de cette politique. Le gouvernement s’y attelle et compte notamment sur le soutien de l’Italie (Michel Sapin, le ministre des Finances, était à Rome jeudi). Mais vues de Berlin, les demandes de «souplesse» formulées par la France sont accueillies avec agacement. Angela Merkel refuse catégoriquement de revoir les règles prévues par le pacte de stabilité. «Les flexibilités existent», répète-t-on avec constance. Pour la chancelière, c’est la non-application des traités qui est à l’origine de la crise économique en Europe et c’est le non-respect des règles communes qui mine la confiance.

Mais l’intransigeance allemande sur le fond n’empêche pas une certaine tolérance dans les faits, à condition que les réformes soient engagées dans la bonne direction. Pour l’instant, Berlin juge positivement les efforts de Paris. Mais il n’est pas certain qu’Angela Merkel soit prête à accorder plus de clémence à Paris, tant que les résultats ne seront pas là.
Cécile Crouzel
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commentaires

roca001
Assez d’hypocrisie, F. Hollande est socialiste sans aucune expérience professionnelle, matérialiste athée, hostile à l’économie de marche et allié d’EELV qui souhaite un schéma de déclin progressif. Nous y sommes après une raclée fiscale de 3,5 points de PIB qui nous a fait passer du mauvais coté de la courbe de Laffer, nos déficits se creusent et le chômage explose face aux destructions massives d’emplois privés. Nous sommes toujours dans un schéma de crise du socialisme dans une Europe qui renoue progressivement avec la croissance. Le seul projet actuel est d’acheter des voix en faisant sortir les français de l’IRPP en espérant qu’une majorité qui ne le paie pas réélise F. Hollande en 2017.

l’oeil13
« C’est l’absence de capitaux qui rend les peuples sujets. »
Jacques Bainville.
Le poids de la dette et la politique anti capitaliste de nos gouvernants socialistes asservissent les Français.

Effix
le monde est à la recherche de la demande perdue, comme dit Xerfi.
austérité, réduction des coûts, stagnation/baisse des salaires de ceux qui sont sensés consommer…
l’austérité britannique depuis 2010 faisait baisser la croissance, jusqu’à ce qu’ils mettent un coup de frein en 2013 (et qu’ils stimulent le crédit…).
les français, eux, sont plutôt bien lotis (taux d’épargne élevé, patrimoine médian plus élevé que US, UK, Allemagne, Suisse…, pauvreté limitée, endettement limité…), mais sont frileux.
comme les entreprises :
« si la hardiesse et l’esprit d’entreprise paraissent être les qualités dominantes du commerce allemand, la prudence et le souci de sa sécurité paraissent être celles du commerçant français » (Journal des Chambres de Commerce, 1914).

SOLEILS
.Nous avons là 2 personnes qui se foutent pas mal de nos difficultés.Tant que vous serez là et au pouvoir le pacte de stabilité ne sera jamais stabilisé

André BAYOU 1
Ce résultat est logique. Toute l’Europe a fait des réformes et diminué le train de vie de l’état, et la France non. Ce n’est donc pas une surprise. Ce ne sont pas les fonctionnaires et les emplois aidés qui feront la France de demain.

marine
Valls a annoncé la couleur cette semaine en mentionnant que la rentrée sera difficile pour les français. En quelque sorte, pas trop de changement dans les réformes structurelles comme notre mille feuille, le trop pleins de députés, sénateurs, petites mairies, fonctionnaires, etc… là on ne change rien ! Il est certain que notre chef de gouvernement gouvernera la France comme la Coreze, c’est à dire encore plus d’endettement car il faudra bien donner plus de social pour tous ces gens qui vivent au crochet de l’état.

Marco29
– 15.07.14 Le scénario noir alternatif qu’il faut envisager : un ralentissement économique important aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon.
(vous avez reconnu les 3 pays fanatiques de la « planche à billets » qui nous préparent une super-crise)
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=77966
« On envisage le plus souvent une reprise économique «poussive» dans la zone euro et assez forte aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon.
Nous examinons ici ce qui pourrait entraîner le scénario « noir alternatif » dans lequel, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon au contraire la croissance s’affaiblirait fortement, en raison de :
– dans les trois pays (États-Unis, Royaume-Uni et Japon) la stagnation ou le recul des salaires RÉELS, l’excès d’épargne des entreprises ;
– la fin des effets de richesse liés au Quantitative Easing ;
– aux États-Unis, la stagnation de l’investissement résidentiel ;
– au Royaume-Uni et au Japon, la faiblesse de l’industrie manufacturière

Ce scénario n’est pas le plus probable, mais il repose sur des fondements réels, ce que savent d’ailleurs, comme le montrent les taux d’intérêt, les marchés financiers (taux que j’ai donnés plus bas). »
« Contrairement à l’Europe, la France reste engluée dans la crise »
C’est faux.
Que les pays du sud est maintenant plus de croissance c’est normal.
La croissance c’est par rapport à l’année précédente.
Si vous descendez de 10 une année et remonter de 4 l’année suivante vous avez eu une belle croissance.
Mais il est préférable d’avoir descendu de 5 et remonté de 2 (médiocre croissance).
Il faut voir sur 5 ans au moins.
Ainsi,
Taux de croissance
http://www.statistiques-mondiales.com/taux_de_croissance.htm
Pays…….2008….2009…..2010…..2011…..2012….2013…2014
France…..0,3 % – 2,5 % 1,5 % 1,7 % 0,0 % 0,3% 0,7%*prévision FMI
Espagne..0,9 % – 3,7 % – 0,1 % 0,8 % – 1,6 % -1,2% 1,2%*prévision FMI (c’est normal avec l’austérité drastique qu’ils ont eu).
D’ailleurs leur taux de chômage est encore de 25% (dont 55% pour les jeunes…).

Stav DURAN
La FRANCE privilegie le POPULISME et refuse les vraies REFORMES, tout simplement parce que la majorite des francais a un faible niveau de culture en matiere economique. C’est ce que les sondages comparatifs internationaux demontrent regulierement. HELAS !

ha–ha
Article comparant la croissance Francaise a celle d’autres pays… sans donner de chiffre, sinon de répéter des poncifs du type  » l’Allemagne se porte bien », sans analyse.
Sauf que la mirifque croissance Allemande (Oh mon dieu de 0.8%!!) repose exclusivement sur la demande intérieure, avec une hausse des dépenses publiques et de celles des ménages, ainsi qu’une progression notable des investissements.
De plus moins de biens ont été exportés, et nettement plus ont été importés qu’au dernier trimestre 2013.
Il est toutefois d’ores et déjà clair que la première économie européenne ne tiendra pas ce rythme dans les mois à venir.
Pour finir, la Bundesbank a prévenu que la croissance allait ralentir de manière substantielle au deuxième trimestre 2014, analyse corroborée par les derniers indicateurs de confiance et industriels disponibles.

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