Argentine: l’étau d’une négociation sous surveillance américaine.
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Après son lavement des mains de Ponce Pilate, la Cour Suprême des États-Unis, les négociateurs sont renvoyés devant le juge Griesa, qui avait décidé que l’Argentine ne pouvait pas exécuter l’accord obtenu des créanciers de 92% de sa dette.

Ce mardi, le juge a donc, comme prévu, agi en fonction de sa décision précédente. Il reste une semaine pour trouver un accord.

Une négociation au finish sous surveillance judiciaire.

A sa décision précédente, je juge Griesa a ajouté ce mardi une nouvelle dimension. Non seulement les négociateurs ont jusqu’au 30 juillet pour trouver un accord, mais cette négociation est assortie d’une obligation de négocier au finish.

A cela s’ajoute une désignation de médiateur. Dans un climat ou les deux parties s’accusent de ne pas discuter avec la volonté d’aboutir, le juge Griesa a nommé David Pollack, un des avocats les plus puissants de New York, médiateur entre les parties. Il garde donc la haute surveillance de ces discussions.

Le risque d’un défaut argentin est réel, mais absurde.

Peut-on vraiment laisser la négociation aller au bout de l’absurde?

Je n’y crois pas parce que je ne parviens pas a voir qui bénéficierait d’un défaut argentin.

Tout d’abord, pour l’Argentine qui traine le boulet d’une absence de financement de son infrastructure et de ses besoins courants, il faut à tout prix que cette réduction de dette de prés de 60 milliards de dollars lui permettre de se financer. La principale victime d’une défaut de paiement est et serait le peuple argentin qui est dans la rue. Un tel défaut aurait des conséquences non seulement pour le gouvernement, mais pour toute l’économie argentine et celle de ses voisins.

Pour les créanciers qui représentent 92% de la dette, cela représenterait une perte additionnelle. Il y a fort à parier que les créanciers ont d’ores et déjà amorti ou prévu d’amortir 70% de leur créance. En cas de défaut, les obligations argentines s’effondreraient et se rapprocheraient de zéro. Il leur faudrait donc acter une perte additionnelle de 20 milliards de dollars environ.

Pour les charognards qui font chanter l’Argentine et prennent en otage l’accord de restructuration de la dette, cette hypothèse ruinerait à jamais leur espoir d’un gain substantiel qui semble de plus en plus compromis.

C’est sur cette dynamique que le médiateur va jouer pour amener des concessions des trois parties concernées.

Le hasard moral

Ce terme qui couvre le risque qu’un accord avec les vautours les incitent, et d’autres avec eux, a recommencer ces manœuvres de prise d’otage. Moralement, donner plus aux hedge funds vautours, est inacceptable. Ils devraient être traités sur base de l’égalité des créanciers.

C’est la Cour Suprême des États-Unis qui leur a donné les armes du chantage. L’Argentine était prête à payer ce qu’elle devait aux détenteurs de 92% des dettes qui ont accepté l’accord: ce sont les tribunaux américains qui ont donné raison aux hedge funds et affaibli les chances d’un compromis.

Il semble maintenant probable que les maitres-chanteurs auront une quote part supérieure à ce que les autres créanciers recevront. Il vaut probablement mieux, au nom d’une Realpolitik d’accepter une injustice. Chacun pourra crier Victoire: l’Argentine pour ne pas avoir obtenu des concessions des hedge funds; les créanciers pour avoir permis une restructuration de la dette argentine et les hedge funds pour avoir obtenu par voie judiciaire interposée, un remboursement supérieur à leur quote part.

Il sera essentiel que le Fonds Monétaire International se penche sur ce probleme moral. De nouvelles règles internationales doivent être trouvées de manière à éviter cette obligation d’unanimité qui met les débiteurs à la merci des charognards. Sans un retour à une pratique internationale équitable, c’est tout le financement des pays en voie en développement qui risque d’être mis en péril, et avec lui le financement de l’économie mondiale.
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commentaires .

Richard NOWAK
Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur US Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

Monsieur Ugeux nous dit :’ ‘Il semble maintenant probable que les maitres-chanteurs auront une quote part supérieure à ce que les autres créanciers recevront. Il vaut probablement mieux, au nom d’une Realpolitik d’accepter une injustice. Chacun pourra crier Victoire: l’Argentine pour ne pas avoir obtenu des concessions des hedge funds; les créanciers pour avoir permis une restructuration de la dette argentine et les hedge funds pour avoir obtenu par voie judiciaire interposée, un remboursement supérieur à leur quote part »
Vous oubliez une chose Monsieur Ugeux et pas des moindres. »Le principe même des restructurations de dettes sera remis en cause et ouvrira la boîte de pandores à l’ensemble des créanciers (récalcitrants) qui, plutôt que privilégier le pragmatisme, choisiront la voie des tribunaux ». Et si ce jour arrrive, ce sera également un jeu de massacre pour >>>>> l’Europe !
——–
Mis à par ceci, Monsieur Ugeux, j’ai bien apprécié votre chronique. Merci.

Raymond
Oups…j’ai omis d’insérer ce link intéressant:
http://corporateeurope.org/eu-crisis/2014/03/profiting-crisis-how-corporations-and-lawyers-are-scavenging-profits-europe-crisis
Ahhh…et plusieurs procédures sont déjà pendantes à Chypre, en Grèce, en Espagne et au Portugal (que quelques formalités de plus, non ?)

UGEUX et RAYMOND
« De nouvelles règles internationales doivent être trouvées de manière à éviter cette obligation d’unanimité qui met les débiteurs à la merci des charognards »
J’aimerais que vous répondiez à la question suivante.
Admettons qu’une nouvelle règle impose que la majorité des créditeurs puisse obliger les autres à accepter un remboursement subpar.
Si je suis un émetteur en difficulté, qui m’empêcherait alors de faire racheter sur le marché secondaire 50% de mes propres titres par une entité que je contrôle, et je lui proposer ensuite une transaction avec remboursement à 20% du nominal ? Transaction qui deviendrait obligatoire pour tous les autres bondholders ?
L’obligation cesserait d’être telle et deviendrait une sorte de junior security (action) dont la valeur n’est plus fixe, mais decidée par la majorité des stockholders, et en plus assortie d’une échéance fixe, tout comme une option. Voilà, vous souhaitez transformer le marché obligataire en marché de produits derivés. Personnellement j’arrêterais tout de suite d’acheter des obligations : quelles guaranties resteraient pour un outside minority investor

habsb
Ça fait la deuxième fois que tu arrêtes immédiatement d’acheter des obligations… Tu n’en as jamais acheté et n’es pas crédible.
Tu n’as pas saisi l’importance mineure de la loi pour un gouvernement. Commence par là pour comprendre leur comportement.
La seule et unique chose qui encourage un gouvernement à rembourser, c’est de pouvoir emprunter de nouveau. Voilà qui empêche le schéma que tu suggères. L’autre impossibilité, c’est qu’aucun gouvernement de contrôle une entité capable d’acheter la moitié de la dette gouvernementale.

Marc Schaefer
@habsb
Nul besoin d’émettre »un raisonnent » aussi farfelu. Et pour se couvrir contre la défaillance des emprunts souverains (pour ne citer qu’eux), il y a bien un instrument de couverture que vous n’avez toujours pas maîtrisé au fil des billets (et des posts). Les Credit Default Swaps = Un juteux marché (et toujours dans l’expectative d’une régulation sérieuse. Vous commencer à saisir ou toujours pas ?)
http://www.bis.org/publ/otc_hy1405.pdf

Raymond
@habsb
Et là, vous commencez tout doucement à saisir ?
http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Revue_de_la_stabilite_financiere/2013/rsf-avril-2013/14-COUDERT-GEX.pdf

S’il vous plait ne vous mettez pas au niveaux d’autres commentateurs avec des appreciations personnelles alors que vous ne connaissez pas vos interlocuteurs.
Et s’il vous plait, daignez répondre aux questions qui vous sont posées.
Ce que M. Ugeux propose, est que de nouvelles règles permettent d’éviter le défaut à travers un accord obligé pour tous du moment qu’il est accepté par une majorité.
Les CDS ne seraient alors nullement activés, donc votre intervention n’est pas pertinente.
Soit l’obligation est telle, et oblige le prêteur à rembourser (100%), soit elle devient comme je le disais une sorte d’option, où vous êtes remboursé à la valeur que la majorité des détenteurs veut bien.
Si la règle de l’unanimité est en place depuis toujours est pour éviter les fraudes que j’ai évoquées, qui ne sont pas du tout un raisonnement farfelu, et sur lesquelles vous n’avez toujours pas répondu.
L’Argentine a les resources nécessaires pour rembourser à 100% les créditeurs qui n’ont pas accepté l’accord, ces « fonds vautours » ne détiennent en total que $1.3B.
Ce qui manque est la volonté d’un gouvernement corrompu qui s’est livré à l’enrichissement personnel.

habsb
1.Je ne vous parlais bien évidemment pas des CDS dans le dossier argentin (je rebondissais simplement sur votre développement farfelu…comme nous avions déjà aborder le sujet des CDS en nous aventurant sur le cas de la Grèce, dans un autre billet, et que vous n’avez toujours pas saisi). Bref.
a) Maintenant, pour la suite: l’accord signé par les créanciers qui avaient accepté la restructuration de la dette stipule qu’une meilleure proposition ne peut être accordée avec les fonds vautours.
b) La crainte du gouvernement argentin, c’est que les prochaines négociations avec les fonds spéculatifs débouchent sur quelque chose qui réactive cette clause (et j’en ai déjà parlé sur un autre billet). L’Argentine pourrait alors être face à des plaintes qui iraient jusqu’aux 500 milliards de dollar

Raymond
C’est bien pour cela qu’ils devront etre autour de la table de negociation.

Georges Ugeux
C’est inequitable evidemment.
Ce n’est pas tres credible.
Il faut des regles comme pour la faillite ou les OPAs. Rien de plus, mais rien de moins.
Comme petit actionnaire vous n’avez pas beaucoup de droits. Une infime minorite d’oligataires n’ont pas droit au chantage.

Là où le raisonnement du financier n’est pas correct, c’est d’autoriser un marché secondaire de la dette, où le prix de cette dernière est fixé par le marché tout en laissant l’emprunteur tenu de payer l’intégralité de la somme.
Pourquoi exiger d’un gouvernement de payer 100% de la somme d’un bout de papier que le marché évalue à 30% ? C’est l’existence du marché secondaire qui décrédibilise l’action des hedge fonds. C’est cette manie de tout mettre « en bourse », de tout évaluer à la valeur d’un marché qui sape les fondements de la définition de la valeur.
De plus, dans le cadre d’une dette, le créditeur se protège via un intérêt, donc il n’y a pas de raison de créer des protection supplémentaire: si vous prêtez à un voleur, pourquoi devriez-vous être surpris d’être voler ?
Encore une fois, si on veut se montrer ferme avec les débiteurs, ce que je conçois totalement, il faut se montrer exigeant avec le créditeur qui doit prendre les infos nécessaires sur la situation du débiteur. C’est d’ailleurs le créditeur qui choisit le taux d’intérêt en fonction du risque, il doit donc endosser sa part de responsabilité.

Helvète
La possiblité non envisagée dans ce billet est que l’Argentine continue à rembourser ses prêteurs restructurés et pas les fonds vautours.
C’est seulement contraire au jugement de Griesa, mais doit être faisable. SI le procédé gêne les banques étasuniennes (le gouvernement argentin vient de le faire pour une petite somme), on trouve des banques en Argentine et dans des pays tiers.
Que certains parlent alors de faillite est anecdotique. Les prêteurs décideront souverainement de confier ou non du pognon à l’Argentine, et des mots ou une notation d’agence y changeront peu.

Marc Schaefer
Le probleme reside dans le fait que le peuple argentin a elu un gouvernement socialiste qui fait absolument n’importe quoi – et ce depuis de nombreuses annees.
Les hedge funds en question ont raison de tenter ce genre de strategie de recouvrement, et c’est tres commun sur les corporate distressed debt desks ou les traders jouent les differents seniorites des liabilities.
Je ne trouve pas cela moral, mais au moins cela sert d’exemples a ceux qui pensent que l’on peut emprunter puis faire defaut sans consequences (c’est pas grave, c’est des mechants banksters speculateurs de la grande finance capitaliste modialisee, etc, etc…).
Quand a M. Ugueux – et comme l’a souligne Habsb – le non sens de la proposition me fait de plus en plus douter que l’auteur de ce blog ait pu travailler de pres ou de loin dans la finance….
Quand

Julio
J’imagine que l’idee que les pratiques de chantage soient immorales ne vous emeut pas.

Georges Ugeux
Oui, effectivement : du chantage !
Oui, effectivement: »Il sera essentiel que le Fonds Monétaire International se penche sur ce probleme moral ».
Mon post du 18.07.2014 – sur votre blog – » Depuis des décennies, la Banque mondiale met à disposition de l’argent, pour que les pays du Sud puissent payer leurs dettes aux…créanciers privés. Mais ce ne sont pas exclusivement les pays du Sud et les créanciers « d’origine » qui profitent de cette initiative : les grands fonds vautour sont aussi financés par la Banque mondiale ! Certaines organisations non gouvernementales demandent une limite pour les bénéfices de ces fonds, d’autres une transparence plus nette sur les transactions (effectuées pour l’essentiel via des hubs domiciliés dans ces célèbres trous noirs – financiers, juridiques, fiscaux – essentiellement les Caïmans et les îles anglo-normandes) et le flux d’informations de ces derniers.
Par conséquent, la Banque mondiale, le FMI et les politiques de quelques états sont complices des pratiques des Vulture Funds (et s’est très loin d’être nouveau) »
Encore un problème moral ?

Raymond |
Morale ? Quelle morale ? La seule « morale » que j’entrevois c’est de rembourser ses dettes…

Julio
Rembourser des dettes illégales et illégitimes ? Etonnante conception de la morale !
Le 14 juillet 2000, un juge de la cour fédérale d’Argentine a rendu un jugement historique proclamant illégitime la dette contractée durant la période de la dictature. Selon le juge fédéral, « le processus d’endettement entre 1976 et 1983 n’avait aucune justification légale, administrative ou économique ».
La sentence (195 pages dont 4 de conclusions) établit que la politique économique menée par la dictature entre 1976 et 1983 était « contraire aux intérêts de la nation ». La majeure partie de la dette contractée est illégale. Pourquoi ? Parce que le pouvoir qui l’a contractée est lui même illégitime et que les procédures suivies pour contracter la dette n’ont pas respecté les normes prévues par la Constitution et la législation d’Argentine. Il apparaît aussi que le FMI a, d’un bout à l’autre de la période dictatoriale, conseillé la dictature et supervisé sa politique d’endettement en l’encourageant. La sentence n’aboutit pas à la condamnation des responsables car ceux-ci bénéficient de la prescription. Le tribunal recommande au pouvoir législatif, le congrès de la nation, d’utiliser la sentence pour entreprendre de nouvelles négociations en vue de réduire ou d’annuler la dette extérieure, considérant que « cette dette a augmenté de manière dramatique à partir de 1976 via l’application d’une politique économique dommageable aux intérêts de la nation qui a mis à genoux le pays au profit d’entreprises privées nationales et étrangères au détriment d’entreprises de l’Etat qui ont été systématiquement endettées et appauvries pour ensuite justifier leur privatisation ». Enfin, la sentence déclare que le pays à partir de 1976 a été subordonné à la volonté des créanciers externes et du FMI.
http://cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=181

Raymond
Le FMI et la Banque Mondiale portent une lourde responsabilité dans le dossier Argentin (mais rien d’étonnant pour ces lacquets des USA)
—–
Le FMI (sur un autre sujet) ? Oui, le FMI, ce lacquet à la botte des USA qui n’a pas voulu écouter – en 2005 -son propre jeune directeur de recherche économique, Raghuram Rajan. En 2005, lors d’une cérémonie en l’honneur d’Alan Greenspan, il publie une étude controversée sur les risques de pertes extrêmes (crise du subprime en devenir) qui lui valent de nombreuses critiques, dont celles de l’ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain Lawrence Summers le qualifiant de « réactionnaire ». La crise économique de 2008 a pourtant confirmé les vues de Raghuram Rajan, et le Wall Street Journal publie en janvier 2009 un article retrospectif sur le caractère prémonitoire de son papier et montrant que « peu sont ceux qui critiquent ses idées » désormais. Monsieur Raghuram Rajan est actuellement gouverneur de la banque centrale indienne.
Vous voulez lire son rapport de l’époque ? Alors le voici !
http://www.kansascityfed.org/Publicat/sympos/2005/PDF/Rajan2005.pdf

Vous voulez que je vous parle maintenant de Laurence Summers ? Lawrence Summers, symbole des pires errements des milieux financiers durant la dizaine d’années qui a précédé la crise du subprime : exécuteur du Glass-Steagall Act, saboteur de toute tentative de réglementation des produits dérivés, utilisant en plus des sarcasmes, l’intimidation contre ses adversaires, jouant la banque contre l’administration alors qu’il faisait partie de celle-ci. Sans compter bien entendu qu’il ait dû quitter l’Université de Harvard dont il était le président, non pas comme on le dit aujourd’hui en raison du fait avéré qu’il ait joué et perdu sur les marchés financiers 1,8 milliard de dollars des fonds de l’université, mais chassé par un vote de ses collègues en raison de sa fameuse allocution en 2005, où il « prouvait » que la sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques était due à leur « plus faible aptitude intellectuelle ». Voilà la personne qui jusqu’à sa démission annoncée, était le candidat préféré de M. Obama au poste de gouverneur de la banque centrale américaine. Marrant non ? Je continue ??? Très bien…alors voici
Parlons du mémo secret de 1997 : Greg Palast appelle ça le «End Game memo»: un genre de balle de match transformée par les Etats-Unis dans les années 90 dans leur combat pour la libéralisation financière mondiale. Ce journaliste d’investigation américain, qui travaille notamment pour la BBC, vient de publier sur Vice un article reproduisant un mémo du 24 novembre 1997 signé Timothy Geithner, le futur secrétaire au Trésor de Barack Obama, à l’époque secrétaire adjoint aux affaires internationales, et reflétant selon lui la collusion entre le gouvernement américain et les grandes firmes financières. Geithner y enjoint Larry Summers, alors secrétaire adjoint au Trésor de Bill Clinton, de se «mettre en contact» avec les PDG des grandes firmes financières américaines, «qui ont suivi avec attention les négociations de l’OMC sur les services financiers». Suit une liste de cinq contacts directs —nom et numéro de téléphone— chez Citibank, Bank of America, Chase Manhattan, Goldman Sachs et Merrill Lynch.
Ce document à l’appui, Palast accuse le gouvernement américain de l’époque de s’être associé aux banques dans un lobbying en faveur du Financial Services Agreement, un accord de l’OMC permettant une ouverture internationale des marchés financiers, notamment en ce qui concerne les produits dérivés, que la crise de 2008-2009 a mis en lumière.
http://www.vice.com/en_uk/read/larry-summers-and-the-secret-end-game-memo

Raymond |
C’est beau un pays souverain qui decide d’annuler sa dete de maniere unilaterale 😉 Historique ? Laissez moi rire.

Julio
Peut-être faut-il vous donner une courte définition de la dictature pour que vous commenciez à comprende la texte ? (désolé mais je ne vais pas pouvoir faire cela pour chaque mot)
La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite[1].
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature
;o)

Raymond
Julio,
Ce n’est pas un gouvernement socialiste qui a ruiné l’Argentine mais la politique ultralibérale menée par Carlos Menen de 1989 à 1999 (Privatisations des entreprises publiques, privatisation des retraites, et arrimage de la monnaie nationale au dollar…)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Menem

T34
Je vous rappelle que
1) Menem était un péroniste, donc socialiste, et sous son gouvernement la plupart de l’économie restait sous le controle de l’état
2) ce ne sont pas 10 ans de timides réformes, vite annulées qui peuvent changer l’état de prospérité ou misère d’un pays
3) l’Argentine était il y a 100 ans l’un des pays les plus riches du monde avec un revenue par tête double que le Japon. En 1988, avant toute réforme de Menem, elle était devenue un pays pauvre, ruiné par le péronisme socialiste.

habsb
1) Menem était un socialiste !…. il n’y a que vous pour le croire !
2) C’est une politique de gauche qui a redressée l’économie Argentine : celle de Roberto Lavagna, ministre de l’économie de 2002 à 2005. Nous devrions tous (en Europe) nous inspirer de ses réformes courageuses.
3)L’Argentine a souffert de ses juntes militaires (pas franchement de gauche) au pouvoir après la seconde guerre mondiale.
4) Vous trouverez ci-joint un graphique représentant l’évolution du PIB argentin, ainsi qu’une interview de M. Lavagna :
http://www.les-crises.fr/interview-roberto-lavagna/

T34
« C’est une politique de gauche qui a redressée l’économie Argentine »
Redressé l’économie argentine ? Lisez plutôt
http://www.contrepoints.org/2014/02/06/155790-inflation-en-argentine-les-origines-du-mal

habsb
http://risal.collectifs.net/spip.php?page=imprimer&id_article=74

Raymond
« Le laboratoire » Argentin et l’hégémonie du dollar, que de souvenir !
http://www.liberation.fr/economie/2001/06/22/l-argentine-totalement-desargentee_368878
http://regulation.revues.org/10794
L’évolution générale (surtout en occident) y comprise celle de la finance privée internationale, continue à évoluer dans le sens voulu/établi par les agissements du hard core (pardon.. le noyeau dur..:o) du monde anglo-saxon. Et cela depuis l’après guerre et meme depuis Bretton Woods.1
Et, cela va continuer à moins qu’il ne se matérialise un ou plusieurs « cygnes noirs » (ceux de NTaleb..:o) .. On peut seulement dire « amen »..
Néammoins on peut se demander si les « cygnes noirs » en question peuvent surgir seulement à cause du fameux couple de facteurs habituels.. càd le hasard et la nécessité? Ou il peut y avoir aussi d’autres facteurs concomitants?

carl
UGEUX, RAYMOND, JULIO
Je remarque que :
1) Le scénario de fraude que j’ai évoqué, au cas d’une restructuration à la majorité (scénario que M.Raymond continue de ne pas saisir/commenter) ne me parait pas peu crédible, comme l’estime M. Ugeux. En tous cas il y a 20 ans on aurait jugé peu crédibles la plupart des évènements de la finance actuelle
2) Le FMI a été remboursé en entier de sa dette argentine. Pourquoi alors les autres doivent être traités différemment ?
3) Libres les créditeurs qui le veulent d’accepter une décote, et libres les autres de prétendre ce qui est écrit sur le contrat.
4) Le gouvernement argentin se doit de rembourser à tout créditeur 100% de l’emprunt :qu’a-t-il donc fait des fonds prêtés et de la grande richesse créée avec, suivant la belle théorie du multiplicateur keynésien ?
5) Ce que vous appelez « fonds vautours », n’ont au total que $1.3B, et il y a beaucoup d’autres créditeurs, notamment des petits épargnants italiens, pays aussi en difficulté.
6) Un discours de fond est que un siècle de socialisme et keynésisme a réduit en misère l’un des pays les plus riches du monde, et un autre vol (après celui de Repsol) de quelques milliards ne changera absolument rien
7) Et un autre point est que seul le respect du droit et des contrats permet la finance internationale, en particulier les obligations : le seul intérêt d’en souscrire et de se contenter d’un retour modeste est la garantie du retour du principal, (sauf faillite de l’émetteur). Rendez aléatoire ce retour, par des restructurations à la majorité, et vous ferez écrouler le marché obligataire. Je n’ai pas besoin d’évoquer les conséquences à des professionnels de la finance

habsb
Les points 1 à 6 ne méritent même pas que je m’y attarde (mais du moment que vous croyez mordicus à ce que vous écrivez, alors j’en suis ravi pour vous)
Par contre, le point 7 n’est pas inintéressant, car vous avez juste omis de préciser ceci en parlant du principal (votre vision du principal): Les créances rachetées par les fonds vautours ont souvent pour corollaire qu’elles sont odieuses, illégales, voir mêmes illégitimes. C’est d’ailleurs le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. Les juges argentins ont identifié 477 délits dans la formation de cette dette, avant même l’arrivée des fonds vautours !
;o))

Raymond
@habsb
Maintenant on va aborder l’accord signé par l’Argentine et le Club de Paris (sous forme d’un prêté pour un rendu)
http://blogs.mediapart.fr/blog/cadtm/130614/l-argentine-signe-un-accord-dit-historique-avec-le-club-de-paris
Ensuite, on peut encore parler du rôle d’un »economic hitman »:

Vous parler encore des » Junk Bonds » ? Vous n’y comprendriez de toute façon pas plus (sans rancune Môssieu)
« C’est d’ailleurs le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. »
Je ne vois pas comme un emprunteur (l’ état Argentin) peut être juge et partie
« Vous n’y comprendriez de toute façon pas plus »
Vaut-il le coup de continuer une conversation où votre seul argument est que je ne comprend rien à quoi que ce soit ,

habsb
Maintenant (la boucle est bouclée) et le dessert est pour vous, habsb (daté du 24.07.2014)
http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/les-brics-ont-cree-un-ordre-global.html
Ainsi, voyez-vous, votre position est également « débouclée » aujourd’hui…Môssieu…!

Raymond
Il n’est pas étonnant qu’un tel gouvernement decide de rester en dehors de la légalité, des contrats, et des accords signés. Nous l’avons déjà vu avec l’expropriation de Repsol YPF.
On lui souhaite bonne chance avec ses nouveaux maîtres chinois : si le nouvel ordre mondial est l’esclavage et la Han-isation forcée, je préfère encore de loin le néolibérisme.
Vous me faites penser aux intellectuels gauchistes des années 50 qui exsultaient des succès soviétiques, tel Sartre qui expliquait la nécessité de cacher aux medias l’invasion de Prague pour ne pas décourager la révolte du proletariat occidental.
60 ans plus tard on en rigole, comme on rigolera de la toute puissante Chine Populaire quand leur propre Gorbaciov aura fait le ménage.
Les dictatures étatiques n’ont jamais duré plus que 4 ou 5 generations.

habsb
Mais il n’y a pas que l’Argentine qui est en faillite.
Mardi 22 juillet, Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2014.
Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite.
1-Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
2-Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
4-Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
6-Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
7-Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
8-France : dette publique de 1985,918 milliards d’euros, soit 96,6 % du PIB.
9-Royaume-Uni : dette publique de 1486,878 milliards de livres sterling, soit 91,1 % du PIB.
La question est :
“QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072014-AP/FR/2-22072014-AP-FR.PDF

BA
@Raymond.
Votre raisonnement ne tient pas: même si un emprunt est considéré comme illégal, cela ne veut pas dire que le remboursement ne tient pas, mais que l’emprunteur n’avait pas le droit de faire l’emprunt, donc l’emprunteur peut être condamné et forcé de rembourser lui-même la dette.

Helvète
BA
Je ne comprends pas votre point.
Tant que les intérêts sur la dette sont payés, il n’y a pas de faillite.
Prenez l’Italie: elle a beau avoir une dette de 135% de son PIB officiel: les intérêts au taux de 2.73% de ses emprunts d’état représentent donc 3.69% de son PIB. Tant qu’elle arrive à les payer, il n’y a pas de défaut ni encore moins de faillite. Egalement pour les autres.
Il faut remarquer que ces la plupart de ces dettes sont stables et elles ne dérapent pas: en zone Euro, seulement 6 pays ont un deficit supérieur à 3%: Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, France et Slovénie. (les FPIGSS)

habsb
habsb aurait-il saisi ce que veux dire : » roll over its maturing debt indefinitely » ? Wahouu, le scoup !
Par contre, habsb, n’a pas encore compris le deuxième degré de ce cher BA (lui au moins va chercher l’ information)

Raymond
En tant qu’investisseur, je préfère mille fois le indefinite rollover à l’expropriation prolétaire

habsb
Ceci ne m’étonne pas le moins du monde (pourtant l’expropriation prolétaire, ça rapporte !)
http://www.francoispilet.net/les-credits-toxiques-dubs-vont-lui-rapporter-des-milliards/#more-133

Raymond |
Vous ne croyez pas que le véritable problème se trouve du côté des préteurs initiaux ??
Normalement une gestion « prudentielle » devrait obliger à peser les avantages/inconvénients d’un prêt à un pays comme l’argentine. Si « ils » ont prêtés en toute connaissance de cause, alors je ne les plaint pas du résultat. De même les vautours en rachetant des dettes en dessous de leur valeur d’émission et aussi en toute connaissance de cause, ne sont pas dans une meilleur position et je ne les plains pas plus.
Quant on cherche à faire du fric par tout les moyens, voilà le résultat (Lénine disait très justement que les capitalistes sont tellement avides qu’ils vendraient même la corde qui servirait à les pendre).
Bref, je n’ai aucune sympathie pour ces « organismes financiers » et je souhaite une belle réussite à l’Etat Argentin.

khurnous |
« Quant on cherche à faire du fric par tout les moyens, »
Vous savez quoi ? Un moyen de faire du fric est aussi celui d’emprunter de l’argent et de ne pas le rendre.

habsb
khurnous et non khumous 😉
Vous confirmez ce que je dis, celui qui prête prend un risque plus ou moins grand en fonction du profil de l’emprunteur (notion prudentielle).
A certain il ne faudrait jamais prêter, connaissant les risques de non paiement. Si on le fait, en étant parfaitement informé, c’est que l’on est dans une autre logique, celle de l’avidité. Les prêteurs ont fait un pari comme au poker. Ils ont perdus, tant pis pour eux.
Et je ne vais surement pas les plaindre.

khurnous
Vous avez raison, et justement c’est ce qui se passe. Personne ne sanctionnera le gouvernement argentin.
Par contre, un tribunal est là pour écrire et certifier ce qui s’est passé (le gouvernement argentin n’a pas remboursé ses prêteurs) et empêcher que certains créditeurs seulement soient payés et pas d’autres.
C’est ce qu’on appelle la faillite (bankruptcy) de l’état argentin, à qui le tribunal demande aussi de publier son patrimoine financier, pour prouver qu’il n’a pas les moyens de payer.
La faillite doit être proclamée au monde entier, pour éviter que d’autres prêtent sans connaissance de cause.
Ceci dit une faillite n’a rien de tragique, la France l’a connue plusieurs fois dans sa longue histoire.

habsb
En Europe, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

Réponse :
1- L’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.
2- L’Allemagne a été 8 fois en défaut de paiement.
3- La France a été 8 fois en défaut de paiement. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent « la banqueroute des Deux Tiers »).
4- L’Autriche a été 7 fois en défaut de paiement.
5- La Hongrie a été 7 fois en défaut de paiement.
6- Le Portugal a été 6 fois en défaut de paiement.
7- La Turquie a été 6 fois en défaut de paiement.
8- La Grèce a été 5 fois en défaut de paiement.
9- La Russie a été 5 fois en défaut de paiement.
10- La Pologne a été 3 fois en défaut de paiement.
11- La Roumanie a été 3 fois en défaut de paiement.
12- L’Italie a été 1 fois en défaut de paiement.
13- Les Pays-Bas ont été 1 fois en défaut de paiement.
(Carmen Reinhart, Kenneth Rogoff, « Cette fois, c’est différent », édition Pearson, page 120)

BA
Et nous pouvons également rajouté ceci:
L’un des articles économiques les plus cités ces dernières années par les partisans de l’austérité est-il fondé sur une erreur de calcul sur Excel? La polémique fait rage sur dans les médias économiques américains depuis vingt-quatre heures et cible les travaux de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, deux économistes d’Harvard auteurs ces dernières années d’un essai remarqué sur la crise financière (Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière) et qui ont occupé de hautes responsabilités au sein du>>>>> FMI<<<<<<
«Les résultats de Reinhart et Rogoff ont servi de rempart soutenant les politiques d’austérité. Le fait qu’ils soient faux doit en conséquence nous amener à les réévaluer à la fois en Europe et aux Etats-Unis.»
http://www.slate.fr/lien/70939/etude-dette-austerite-erreur-excel

Raymond
Et la cerise sur le gâteau ?
https://www.imf.org/external/np/vc/2003/021003f.htm
Maintenant – en reprenant lecture de ses écrits de l’époque – et avec un peu de recul, je ne sais pas si je dois en rire ou pleurer !

@habsb
Le problème de la dette argentine et des hedge fonds, c’est la demande de payer une créance à 100% de sa valeur, alors que l’on considère soi-même que cette créance ne vaut que 5-10% de sa valeur initiale et que l’on a payé effectivement 5-10% de cette valeur pour obtenir la créance. C’est là toute l’absurdité de la pensée financière.
C’est la transformation d’une obligation en une sorte d’action sur le marché secondaire qui détruit la notion d’obligation, car on commence à donner des valeurs différentes à un même objet en fonction de l’interlocuteur en invoquant le droit et l’exigence d’être payé.
Il n’y a aucune raison de protéger la valeur du capital puisque la couverture se fait au niveau du taux d’intérêt. On ne peut pas exiger le remboursement de 100% de la dette et en même temps demander un taux d’intérêt variable en fonction du risque, car cela sous-entend dès le début que l’on s’attend à ne pas récupérer 100% de la valeur de la dette. La logique vaudrait d’ailleurs que le créancier retourne le montant correspondant à l’assurance contre le risque de non-remboursement au débiteur au moment au ce dernier rembourse l’intégralité de sa dette ou alors que la part du taux d’intérêt associé au risque du non-remboursement devrait être considéré comme une forme de remboursement annuel.
Quant à la faillite d’un Etat et à l’évaluation de son patrimoine, il faudrait commencer par définir le minimum de revenus dont un pays a droit pour assurer les droits fondamentaux de ses concitoyens, car on ne peut considérer un Etat comme une personne morale au même titre qu’une entreprise.
Le cas de l’Argentine montre bien que le problème de la faillite d’un Etat moderne n’est absolument pas clair.

Helvète |
Comme tous les biens en commerce, une créance de dette voit son prix évoluer en fonction de la demande et de l’offre.
Il n’y a donc rien d’extraordinaire si ces titres sont cédés à 10% de leur valeur par des investisseurs apeurés, ni cela peut préjuger de leur remboursement intégral.
Ce débat est pollué par l’envie social de ceux qui n’aiment pas que d’autres profitent autant.
Mais les hedges fonds ne profitent pas aux dépens du peuple argentin, qui ne fait que rendre ce qu’il a emprunté. lls profitent aux dépens de ceux qui ont cédé leurs obligations, donc d’autres investisseurs / spéculateurs / institutions moins avisés ou moins chanceux, qui participent sans doute à cette campagne médiatique contre les « vautours ».
Et les tartuffes qui crient au scandale pour la plusvalue sur ces obligations n’ont aucun problème avec ceux qui ont triplé leur patrimoine immobilier. Est-ce parce qu’ils en font partie ?

habsb
A présent, revenons aux autres Vautours (NML & Aurelius) :
Lors de son allocution – à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) à Buenos Aires, en juin 2014, le ministre de l’Économie argentin Axel Kicillof n’a-t-il pas lancé à ses homologues :
« Dites-moi si la volonté de saisir l’ambassade d’Argentine à Washington n’est pas une volonté d’extorquer le pays ? »
Oui, car selon le ministre, ces deux « fonds vautours » demandent la saisie conservatoire de 900 actifs argentins, parmi lesquels une frégate de la marine, les réserves de la Banque centrale, des satellites et mêmes des ambassades.
NML Capital, « fonds vautour » de Paul Singer, basé aux îles Caiman, n’en est pas à son coup d’essai, loin s’en faut. Dans un proche passé, il avait réussi à faire saisir les fonds de l’ambassade d’Argentine à Paris, avant qu’ils ne soient débloqués en s’appuyant sur l’immunité diplomatique. Par contre, en octobre 2012, ce même vulture funds du milliardaire Paul Singer a fait saisir dans un port ghanéen le voilier-école Libertad de la marine argentine. Ce même Paul Singer, un fervent supporter de celui qui était alors pressentit pour détrôner Obama, cette même année 2012 – Mitt Romney (candidat républicain). Paul Singer n’aurait-il pas arrosé le candidat républicain de 2.3 millions de dollars? Bref, entre amis financiers prédateurs, on se comprend, et en même temps ne serait-ce pas là un des piliers fondateur du néolibéralisme ? (Encore une autre face cachée au nom du Veau d’Or)
http://www.lefigaro.fr/argent/2012/01/18/05010-20120118ARTFIG00491-la-fortune-embarrassante-de-mitt-romney.php
Parler maintenant de corruption en argentine – et après avoir fait un p’tit tour (depuis quelques semaines passées sur ce blog à poster) du coté du FMI, de la Banque Mondiale, de Bruxelles, des diverses administrations US – me fait doucement sourire. Dire que le modèle néolibéral est un modèle d’avenir me terrorise (tout autant que le Marxisme). Prôner une économie de l’offre à l’ensemble de la planète, alors même que l’on sait pertinemment qu’elle n’a jamais été viable à long terme ? Cela me déstabilise rien qu’en pensant à l’avenir de nos générations futures (futurs esclaves d’une économie asservie aux puissants). Dictature des marchés financiers, Ploutocratie, Clientélisme, Crony capitalism, Kleptocratie, autant d’héritages que nous lèguent les néolibéraux (au nom d’un pseudo-libéralisme déjà relégué depuis des décennies au rang des mythes).

Raymond
@habsb
Encore une distraction pour vous :
Romney’s Billionaire Vulture
Paul Singer, the GOP’s Baddie Sugar Daddie
http://www.gregpalast.com/romneys-billionaire-vulturepaul-singer-the-gops-baddie-sugar-daddie/

Habsb,
Je persiste : c’est bien la politique de gauche menée par R. Lavagna qui a redressée l’économie Argentine :
Abandon de l’arrimage du peso au dollar
Baisse des taux d’intérêt
Augmentation de l’investissement
retour de la croissance
baisse du chômage et de la pauvreté
et tout ceci avec une inflation contenue durant son mandat de 2002 à 2005 !
Voici un article qui résume bien les choses :
http://www.optimum-blog.net/post/2011/10/27/Retrouver-une-politique-mon%C3%A9taire-%3A-le-cas-de-l-Argentine

T34
Habsb
Je vous joins un autre lien, qui je l’espère, contribuera à vous sortir de l’obscurantisme néolibéral :
http://www.liberation.fr/economie/2012/02/19/nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques_797163
Pourquoi en Europe, ne s’inspire t’on pas des recettes mises en oeuvre avec succès, par M. Lavagna à la place des méthodes mortifères imposées par la sinistre troîka ?

T34
Merci à vous – T34 – pour ces deux links !
Comme j’apprécie les partages, je vous fais parvenir un commentaire que j’ai posté sur un autre blog, en son temps, avec une très intéressante vidéo (elle donnera une réponse partielle à votre question)
Le film du week-end ? The Brussels Business (accrochez vos ceintures)
« Les gens ne savent pas ce qu’est l’Union Européenne, ils ne savent pas qui la gouverne ni comment, mais ils savent que se ne sont pas des élus du peuple »

Welcome to Lobbycratie ! (passage 51:50 du documentaire…particulièrement intéressant)

Raymond
Résumé: Un long-métrage documentaire sur l’influence grandissante des lobbies sur le processus de décision dans les institutions européennes. Le film explore les opérations et les opportunités du Business bruxellois ainsi que ses répercussions.
Au début des années 90, deux jeunes hommes se rendent compte de l’impact considérable des lobbies sur les décisions de l’Union européenne prises à Bruxelles. Le premier se lance alors dans une enquête et une lutte, et devient le garde-fou des lobbies de l’Union européenne ; le second devient un lobbyiste haut placé de 40 multinationales.
Le film dévoile les coulisses des lobbies, les réseaux secrets du pouvoir et l’influence des grandes entreprises sur les décisions européennes prises à Bruxelles. Autrement dit, c’est une version officieuse de l’Intégration européenne depuis les années 80, l’histoire de l’emprise néolibérale dans la politique européenne.

Suite: maintenant que vous avez regardé la vidéo ci-dessus et que vous (aussi) capté le nom de Jacques de Larosière, alors nous pouvons passer à l’étape suivante.
Jacques de Larosière ? Ancien gouverneur de la Banque de France, ancien directeur du FMI et auteur du rapport sur la régulation qui porte son nom. Arrêtons-nous un instant sur ce link (La finance mondiale et les facilités de l’«aléa moral» ou Moral Hazard)
http://formation-bts-assurances.esaassurance.com/linkeo/blog/index.php/articles/l-alea-moral-en-economie/
Marrant, non ?

Raymond
T34
D’abord, ce que vous appelez austérité n’existe pas en Europe. S’il existait, les dettes étatiques cesseraient de s’accroître comme elles font
Simplement, vous appelez austérité le fait de ne pas gonfler encore plus ces dettes, un peu comme qui appellerait régime diététique le fait d’augmenter légèrement la quantité de nourriture avalée au lieu de l’augmenter très fortement.
Sachez que il n’y a que deux classes adversaires de l’austérité:
1) les assistés étatiques de toute sorte (professions protégés, fonctionnaires hauts et petits, entreprises qui bénéficient de marchés captifs, allocataires sociaux…)
2) les spéculateurs à la Keynes qui savent très bien que plus il y a de dettes, plus il y aura de monnaie pour les rembourser, et plus la valeur de leurs biens réels va grimper: soient-ils parpaing parisien, parts de sociétés du CAC40, métaux précieux, puits de gaz naturel ou pétrole…
Si vous ne faites partie ni des uns, ni des autres, alors votre intérêt n’est dans la dette étatique : votre intérêt n’est pas d’endetter vos descendants pour faire profiter aujourd’hui l’une ou l’autre de ces deux classes.

habsb
Selon vous l’austérité n’existe pas en Europe… Allez voir ce que subissent les Grecs, les espagnols… Cela s’appelle de la souffrance.
Les « assistés étatiques » ne sont pas ceux que vous visez. Une infirmière ou une PME ne sont pas des privilégiés. Les véritables privilégiés se sont les banques et autres entreprises du CAC40.
Lancez vous dans des dépenses somptuaires que vous n’arriverez pas à assurer. C’est un huissier que vous aurez derrière vous.
Si une banque, après avoir fait des c… sur les marchés financiers, n’arrive plus à boucler ses fins de mois, elle aura derrière elle, la BCE, le Fonds de stabilité européen, les Etats… Et je ne vous parle pas des prêts à très bas taux pour 1000 milliards d’euros accordés par la BCE de type LTRO…
Je ne vous parle pas non plus, des 8% d’impôt sur les sociétés, alors que les PME, sont assujetties à 33%…
C’est là que sont les vrais privilèges.

T34
Un contre-pouvoir à la finance prédatrice / également à contre pouvoir à Bruxelles ? (et effectivement, les banksters ne sont pas tous de véritables banksters…)
http://www.finance-watch.org/fr
Oui…effectivement marre du néolibéralisme

Raymond
Cette même idéologie néolibérale qui a réussi à contaminer les plus hautes sphères (même judiciaire). Cette même idéologie qui tient maintenant sous sa coupe une bonne frange des démocrates aux USA et les socialos en France (juste pour ne citer que ceux-ci)
https://www.bakchich.info/international/2012/11/20/banksters-us-pourquoi-tant-dindulgence-

A mon tour de vous transmettre une vidéo, un peu longue, mais avec une mine d’informations sur l’asservissement des états par les marchés financiers et l’idéologie européenne…. :

T34
Merci cher T34 😉
Le billet sous le link ci-dessous – daté du 15 mai 2013 – ainsi que les commentaires qui y figurent ne devraient pas vous laisser de marbre.
http://www.gestionsuisse.com/lindependance-de-la-bce-est-un-mythe/
1. Ils rebondissent sur un des points de votre vidéo (loi du 03 janvier 1973)
2. Ils parlent des vulture funds également
3. […]
Rédigé par : Raymond | le 27 juillet 2014 à 10:53 | RépondreSignaler un abus |
Merci pour votre article. c’est normale l’Amérique veut tout surveiller !

Streaming
T34 et RAYMOND
A T34 je réponds que qui pense que l’économie argentine est redressée (grâce à M. Lavagna ou aux Kirchner) doit expliquer pourquoi l’inflation y est évaluée à 25%. Drôle de redressement !
A Raymond je réponds que ce n’est pas votre valse de sites Internet qui vous permet d’ignorer la grande question dont on parle, qui est celle du remboursement de ces obligations. Certes le néolibéralisme, certes Romney, certes la lobbycratie de Bruxelles, mais ici il s’agît tout d’abord pour le gouvernement argentin de respecter ses engagements écrits et ne pas voler, mais rembourser l’argent emprunté. Il serait un peu trop simple, si l’on pouvait ne pas rembourser sa dette sous prétexte que Romney, le néolibéralisme etc etc. Croyez-vous que je peux faire de même avec mes crédits Lombard ? Que je peux dire à Pictet que je ne rembourse pas à cause du néolibéralisme ? Ou alors c’est que le gouvernement argentin a des droits que je n’ai pas ? Que Liberté Egalité et Fraternité (et tout ce qui l’a inspiré bien avant) n’était qu’une blague attrape-nigauds ?

habsb
Sans commune mesure, les Etats de divers continents ont accordé sauvetages à leur système bancaire et financier (règle pourtant contraire au libéralisme), et ce, aux détriments des populations qui, elles, se sont vues imposer des plans d’austérités sans commune mesure également. Sans parler du nombre d’investisseurs plumés à cause d’une finance devenue criminelle. L’endettement public (donc tout les contribuables sont maintenant porteurs de dettes magistrales enflées par les dits sauvetages). Mais bref, ceci est encore trop difficile à comprendre pour vous. Privatisation des profits et socialisation des pertes (oui, ceci fait partie également du dogme néolibéral). Quant à votre crédit lombard, mon garçon, assure toi que son montant reste bien en deça du montant de la garantie des dépôts —- car la prochaine étape (la grande spoliation)—-ce sera la Bail In (on en reparlera….ces années prochaines).
http://leblogalupus.com/2013/12/14/alerte-rouge-du-jeudi-12-decembre-2013-banques-la-spoliation-des-deposants-est-decidee-un-accord-historique-par-bruno-bertez/
Allez, encore une valse pour vous….mais rien que pour vous ;o))

Raymond
@habsb
http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/chypre-les-epargnants-paient-la-place-des-speculateurs
Nil novi sub soli, le sauvetage des banques imposé aux contribuables n’est qu’un n-ième vol des gouvernements à tout bénéfice des banques qui les ont faits élire.
C’est une n-ième preuve que la régulation étatique est un mirage, la réalité est plutôt encore et toujours l’intérêt particulier des politiciens
Mais encore une fois, vous essayez pitoyablement de changer de discours.
Ce n’est pas parce les états ont utilisé les deniers publics pour renflouer leurs banques préférées que le gouvernement argentin ne doit pas payer ses dettes.
Allez, encore quelques jours de suspense, et on verra si les juges de New York faibliront devant la veuve Kirchner et ses puissants amis chinois, sans parler d’ autres gouvernements toujours intéressés à ne pas payer leurs dettes. On saura si le monde qui attend nos enfants sera encore basé sur le droit et la légalité, ou si le pouvoir d’Atlas Shrugged (Ayn Rand si jamais vous étiez à tel point illettré – jamais sous-estimer l’hyperspécialisation des spéculateurs) est devenu infini et nous ne sommes plus que des pions à la merci des politiciens

habsb
Et juste pour terminer: la première des choses que vous devez savoir en déposant vos p’tits sous-sous dans une banque, c’est vous qui lui prêter de l’argent, en échange d’un intérêt en votre faveur. La banque agit comme simple intermédiaire dans la relation (à méditer). Et dans la deuxième étape, que dit une grande banque sur son site internet en parlant du credit lombard ? Nous proposons un crédit lombard sous forme d’un compte courant ou d’une avance ferme en échange du nantissement de valeurs [facilement réalisables], comme les actions, les emprunts ou certaines polices d’assurance avec valeur de rachat (donc elle vous offre une facilité – en contrepartie d’intérêts à honorer – mais sans que l’établissement prenne de risques face aux garanties exigées. Les valeurs de couvertures déposées étant pondérées en fonction des différents risques propres à ces valeurs de nantissement. Par ailleurs, si les valeurs baissent en cours de contrat, des garanties complémentaires peuvent être exigées à nouveau). Et si maintenant, votre investissement effectué grâce à l’effet de levier généré par le Credit Lombard vient à se casser la figure (comme en 2008). Et que vos valeurs déposées en nantissement se mangent également la figure (dans le même temps….comme se fut le cas …..en 2008). Que se passe-t-il ? Qui va demander à percevoir les intérêts et le remboursement de sa facilité ? La banque. Et qui va pleurer pour recouvrir toutes ses valeurs ? Vous. Auprès de qui ? Des différents émetteurs de véhicules financiers ! Alors bonne chance (A l’époque, vous refourguez des daubes que nous savions qu’elles allaient se ramasser ? Oui, s’était la règle, elles nous procuraient plus de kikbacks….pour remplir des objectifs imposés et irréalisables). Et qui va demander à recouvrir ses p’tits sous-sous quand la banque aura fait défaut ? Mais c’est vous mon garçon ! Et combien de garçon comme vous aurait réclamé ses p’tits sous-sous si les états n’avaient pas du intervenir pour sauver une finance devenue criminelle ? (Pourtant, cette règle est contraire au libéralisme, non ?). Alors vous commencez à saisir ou bien vous faut-il un dessin, parce que comme contribuable,vous êtes déjà entrain de payer pour une dette qui a été fortement creusée (ses dernières années) par les sauvetages de ces mêmes criminelles de la finance dérégulée (une dérégulation encouragée par le dogme néolibéral).
Vous commencez à saisir ?

Raymond
@habsb
Je vous croyais néolibéral, mais s’est bien pire, vous êtes libertarien ? Merci d’être enfin sorti de votre corps !
Là j’avoue, même après avoir suivi les travaux de Myers & Briggs, vous avez été corriace à percer. ;o(
Un libertarien qui nous fait la morale ? A mourir de rire.
En mémoire du marché:
Le taux directeur de la Fed (la banque centrale US) est passé de 1% le 25 juin 2003 à 5,25 % (le plafond) le 29 juin 2006. Le 29 juin 2006 marque le début véritable de la crise systémique.Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale jusqu’en 2006 a ainsi fait passer le taux directeur de la Fed à 4,5 % le jour de son départ, le 31 janvier 2006. Or, c’est l’envolée de ce taux qui a provoqué la crise des subprimes en augmentant les mensualités des crédits immobiliers adossés au taux directeur de la fed. Alan Greenspan, « le maestro » comme le surnommait l’ensemble des médias n’a rien vu venir et la responsabilité des économistes de la Fed est totale.
http://gillesbonafi.blogspot.ch/2014/07/la-crise-systemique-debute-le-29-juin.html
Voilà, le début du m…dier !

@habsb
Quelques mots sur Alan Greenspan ? Mais bien entendu !
Il a été un ami de Ayn Rand et se définit républicain libertarien. Milton Friedman, père du monétarisme, le considérait comme le meilleur gouverneur de la Fed.
Alan Greenspan est commandeur de la Légion d’honneur. Il est un ancien membre du Bohemian Club. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2002.
Suite à la crise des subprimes, devant le Congrès le 23 octobre 2008, il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d’organiser l’économie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Greenspan
(rf. sous biographie)

Il est pathétique que vous essayiez de discréditer les libertariens en attaquant M. Greenspan.
S’il est vrai que M. Greenspan jeune était attiré par les idées libertariennes, au point de publier un intéressant livre dont je vous conseille la lecture « Wealth confiscation through currency debasement », le simple fait qu’il ait accepté de travailler à la FED représente le renoncement et le desaveu de ses idées. Comme vous le savez bien, les libertariens sont pour la dissolution pure et simple des banques centrales, ces monstres issus de l’autoritarisme absolu prussien.

Je remarque ensuite que vous continuez votre monologue sans lire ce que je vous réponds. Comment expliquer autrement votre longue croisade contre le « sauvetage criminal des banques », quand je vous ai déjà écrit que je suis d’accord et que vous enfoncez une porte grande ouverte ? Le droit, la légalité et la vision libérale auraient tous voulu que les banques marchent de leurs propres jambes, et tombent s’il le fallait.
Mais vous savez mieux que moi qu’on ne gagne pas d’élections sans banques, et que les politiciens ont besoin des banques comme vous d’insulter ceux qui ne partagent pas vos erreurs keynésiens.
Alors ce que vous appelez la regulation du marché n’est rien d’autre que l’intérêt particulier des politiciens (d’avoir des fonds pour les prochaines elections), d’aider les banques alliées à survivre en volant les deniers publics.
Et comme vous dites très justement c’est une pratique anti-libérale qu’il faut condamner, comme les politiciens qui l’ont decidée
Pour les remplacer non pas par des inflationnistes keynesiens à la Kirchner qui transforment nos pays en copies du Zimbabwe, mais par des sérieux gardiens de l’équilibre des comptes publics, seule politique soutenable sur le long terme.

Hahbs
RAYMOND
P.S. Et puis s’il vous plaît arrêtez avec votre ars maieutica de m’apprendre les arcanes de la finance comme si j’étais une femme au foyer de la Creuse en train de deposer au Crédit Agricole le pactole de la vente de sa longère.
Je ne commence pas à saisir maintenant quels sont les risques d’investir à credit sur les marches financiers, j’ai commencé à saisir il y a 30 ans, et non je ne tremble pas comme vous de crainte et haine quand je lis « conference Bilderberg ».
Et si je comprends que, pur produit de l’académie européenne, vous êtes un bon soldat neokeynésien qui garde dans sa cellule une cible à fléchettes au visage rabougri de Milton Friedman, en meme temps en tant qu’autrichien libertarien je rigole de ces gueguerres de monetaristes et keynésiens.
L’experiment des banques centrales a échoué, elles ne sont que des machines à inflation et l’inflation accentue les inégalités sociales jusqu’au point où elle deviennent insoutenables.
Donc Friedman et Keynes également en erreur, reprenons les autrichiens et « End the Fed ».
Et pour finir, si vous n’aimez pas les libertariens, abstenez-vous s’il vous plaît, de consulter Wikipedia, fondée par le libertarien Jimmy Donal Wales en application des principes de l’économiste autrichien von Hayek sur l’information decentralisée.

A propos de l’Argentine :
Dette publique de l’Argentine :

1998 : dette de 34,5 % du PIB.
1999 : dette de 37,6 % du PIB.
2000 : dette de 43 % du PIB.
2001 : dette de 45 % du PIB.
20 décembre 2001 : l’Argentine connaît des émeutes, c’est le chaos social, le président argentin Fernando de la Rúa s’enfuit en hélicoptère. L’Argentine se déclare en défaut de paiement.

Wikipedia :
Le gros de la population n’étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devient un véritable casse-tête, ce qui provoque une aggravation radicale de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise. La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président Fernando de la Rúa signifie sa démission en s’enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar américain sont les thèmes les plus critiqués. En dix jours, quatre présidents se succèdent (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde), le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Argentine#Crise_de_2001

Il reste deux jours à l’Argentine pour éviter le défaut de paiement.
La justice américaine l’a en effet condamnée à payer 1,5 milliard de dollars à deux fonds vautours, une décision qui bloque du même coup le remboursement des autres créanciers. 500 millions de dollars sont consignés, ce qui pourrait conduire le pays au défaut de paiement technique.
Mercredi 30 juillet, les détenteurs de bons argentins doivent en effet percevoir leurs intérêts sur des créances restructurées suite au gigantesque défaut connu par le pays après la crise de 2001.
Pour rappel, l’Argentine fait face à deux types de créanciers. Ceux qui ont accepté une décote de 70% après la crise de 2001, les créanciers restructurés, qui constituent la grande majorité. Mais il y a aussi ceux qui ont refusé la décote de leur créance et qui, coute que coute, exigent un remboursent à 100%: les « vautours ». C’est notamment le cas des fonds américains Eliott et Aurelius.
Un juge américain, de son côté, a bloqué les versements des interêts aux autres créanciers. L’Argentine n’a donc plus le droit de les payer tant que les fonds vautours ne sont pas remboursés.
Ce que l’Argentine refuse de faire pour l’instant. Car si elle paye les fonds vautours maintenant, une clause dite « Rufo (Rigths Upon futur offer) pourrait imposer automatiquement à l’Argentine d’améliorer son offre vis a vis de ses autres créanciers, ce qui pourrait déclencher une vague de renégociations. Et au lieu de rembourser un milliard et demi, cela pourrait être 100 milliards. Cette clause expire en janvier 2015, l’Argentine cherche donc à gagner du temps.
Il reste deux jours pour tenter de trouver un accord. Personne ne semble vouloir lâcher prise: ni les fonds vautours qui bataillent depuis 10 ans, ni l’Argentine qui pourrait préférer le défaut de paiement technique. Comme le dit le ministre de l’Economie: « mieux vaut un typhon qu’un tsunami… »

BA
@habsb
1. Je suis un keynésien et non pas un néokeynésien
2. C’est bien vous-même qui avez sorti l’exemple du Credit Lombard, non ?
3. Bilderberg ne m’inquiète pas plus que tant. Par contre, je ne peux en dire autant (de la secte) du Bohemian Club.
4. Les libertariens (ex. Tea Party US) sont surtout opposés à toutes formes d’états. La finance ? Ils la noyautent pour arriver à leur fin (comme les néolibéraux). Alors cessez cette hypocrisie mal placée, svp. Cela fait trop longtemps que je cotoie certains milieux peu reluisants mon garçon !
5. Et je condamne également les politiciens qui se sont laissés corrompre (intellectuellement) au dogme néolibéral. Ne vous ai-je pas déjà par parlé de la théorie des choix publics sur des posts précédents ?
6. Les libertariens vu par Noam Chomsky ?
7. Le solde ne vaut même pas la peine que je m’y attarde
http://www.noam-chomsky.fr/lanarchisme-auquel-je-crois/
🙂 🙂 (je suis très imperméable à toutes formes de manipulation, habsb, ceci fait aussi partie de mon cursus

Raymond
Habsb,
Concernant l’inflation en Argentine, regardez le graphique, elle a été contenue quand M. Lavagna était au pouvoir.
Concernant le gouvernement argentin qui doit rembourser et ne pas voler…Je vous rappelle que ces fonds vautours nichent dans des paradis fiscaux. Je vous pose donc une question : Est ce un vol que de voler des voleurs ?
C’est faux. Sur les 3 hedge funds dont on parle le plus (et qui ne détiennent que $1.3B d’obligations) un seul -NML- est basé à Cayman, les deux autres -Aurelius et Blue Angel- sont basés aux USA.
En suite ces trois fonds ne représentent pas la totalité des holdout (ceux qui ont refusé le paiement partiel), il y a aussi un grand nombre d’investisseurs individuels, et de leurs association, comme la Task Force Argentina, association de petits épargnants italiens ayant souscrit à ces obligations dans l’espoir que prêter à un état souverain ne mettait pas en danger leurs économies.
Donc arrêtez de défendre les voleurs et demandez vous qui fait campagne pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi

habsb
@habsb
Vous dites: [demandez vous qui fait campagne pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi]
—-
Je vous remets en avant mon post du 19 juillet 2014, 11:11: [la décision de justice en faveur des vulture funds a également des conséquence au delà du cas Argentin. En contraignant Buenos Aires à suspendre le paiement de ses créanciers tant qu’elle n’aura pas commencé à rembourser des fonds « vautours », la justice américaine a donné un coup de botte dans la fourmilière. Cette interdiction, qui ne devrait a priori concerner que les titres de dette argentine émis à New York, pourrait en réalité s’étendre aux obligations émises sous le droit britannique, libellées en euros et dénuées de tout lien avec les Etats-Unis. Redoutant ce scénario, des fonds d’investissement ont déjà demandé une « clarification » au juge américain en charge du dossier. « Ce tribunal doit clarifier le fait que ses injonctions ne concernent pas le paiement d’obligations libellées en euros », indique leur motion consultée par l’AFP)

L’Argentine joue la montre avec la clause Rufo (Rights Upon Future Offers) :
L'Argentine et des fonds "vautours" ayant obtenu en justice le remboursement d'une dette datant de la crise économique de 2001 campent sur des positions diamétralement opposées à moins de 15 jours de la date butoir pour la résolution du contentieux. Les économistes conseillent à Buenos Aires de payer mais si l'Argentine rembourse à 100% ces fonds représentant 1% de ses créanciers, une avalanche de revendications pourrait déferler, une clause des contrats de dette établissant que des créanciers ne peuvent pas être avantagés et que si une faveur est accordée à l'un, elle peut être exigée par tous.
Comme la clause Rufo (Rights Upon Future Offers) devient caduque au 1er janvier 2015, Buenos Aires cherche à gagner du temps]
—–
Par conséquent, en ce qui me concerne, c’est bien l’échéance du 30 juillet 2014 (et les conséquences induites) qui pose un sérieux problème. Dès le 01 janvier 2015. Ormis la problématique morale liée aux vulture funds, je ne m’oppose pas à un remboursement dès janvier 2015.

Maintenant, qui s’est opposé aux remboursements des créanciers – par l’argentine – ayant déjà accepté un haircut ? Qui les prends en otages, alors même que des fonds ont déjà été versés par l’argentine, et bloqué à la banque de New York ? Qui souhaite privilégier les créanciers récalcitrants (vulture funds) au détriment des accords passés ? Le juge Griesa !
Alors effectivement, habsb, vous avez entièrement raison de poser la bonne question : Qui fait « campagne » pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi ? (poser la question s’est d’y répondre)

RAYMOND
« Qui souhaite privilégier les créanciers récalcitrants (vulture funds) au détriment des accords passés ? Le juge Griesa ! »
Non, ce n’est pas le juge Griesa, ce sont les termes du contrat écrit sur l’obligation, et la loi américaine, qui dit qu’aucun bondholder ne peut être privé de l’intégralité de son remboursement, en dehors du Chapter 11 et du Chapter 7.
Soit il y a faillite (bankruptcy), soit il y a remboursement à 100%, tout le reste est illegal, expropriation, vol et banditisme.

habsb
De toute façon le FMI est en berne et essaie de faire porter le chapeau aux autres. C’est un parasite qui a piller l’Argentine et qui refuse de reconnaitre ses torts. Je connais quelqu’un qui y est partis quelques mois dans les années 70-80 (Source fiable). De toute façon la justice est du côté du diable. Et pour Raymond la dette américaine n’est pas détenue uniquement par les USA mais aussi par d’autres pays (Japon, Chine, Russie, Royaume-Uni, Italie) ce qui fait en cumulant environ 20 000 Mds Euros (167 %PIB), 160 000 Mds de Yuans, 800 000 Mds de Roubles, 80 000 Mds de Reals Brésiliens. Donc il ne faut pas rejeter systématiquement la faute sur l’Argentine. Il faut d’abord se projeter sur le bloc devant le plus. De toutes façon un jours le système d’une monnaie qui me donne des nausées finira par s’écrouler et donnera un monde peut-être démocratique.

@David
Je suis d’accord avec vous. D’ailleurs, la bonne question à se poser également est: Pourquoi la chine fut-elle le plus gros détenteur de Treasury Bills (en son temps) alors même que Dagong Global Credit Rating fut également la première agence de notation à dowgrader la dette américaine ? (à méditer)
http://morningbull.blog.tdg.ch/media/01/02/1880239679.pdf
Pas déplaisant, non ?
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Dette : l'Argentine à deux jours du défaut de paiement
Par Alice Pouyat

PROTEST CAMPAIGN IN ARGENTINA DUE TO VULTURE FUNDS
Si Buenos Aires ne paye pas ce que la justice américaine l’a condamnée à régler aux fonds NML et Aurelius les versements dus à ses autres créanciers privés seront bloqués.

La justice américaine l’a condamnée à payer 1,5 milliard de dollars à des « fonds vautours ». L’Argentine doit s’exécuter le 30 juillet, ou trouver un compromis. Le bras de fer continue.
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Deux automobilistes s’élancent à vive allure face à un précipice, le perdant étant le premier à détourner le volant… Ce jeu dit «de la poule mouillée», auquel se prête James Dean dans La Fureur de vivre, est l’image souvent évoquée ces derniers jours en Argentine pour décrire le conflit opposant le pays aux «fonds vautours». Pour ces deux adversaires, le moment fatidique se rapproche à toute vitesse: le 30 juillet, l’Argentine tombera en défaut de paiement sur sa dette si elle ne trouve pas d’accord avec ses créanciers privés. En dépit des réunions de conciliation d’urgence organisées la semaine passée, aucune des parties ne cède d’un pouce.

Les risques sont pourtant élevés. Si Buenos Aires ne paye pas 1,5 milliard de dollars que la justice américaine l’a condamnée à régler aux fonds NML et Aurelius avant la fin du mois, les versements dus à ses autres créanciers privés seront bloqués. Le pays se retrouvera alors -techniquement – en situation de cessation de paiement. Rien à voir avec le défaut qui a suivi la grande crise de 2001, quand l’Argentine s’est déclarée en faillite, mais cette situation risque de ruiner ses efforts pour retrouver un peu de crédit auprès des marchés financiers internationaux, d’accroître l’inflation et la pression sur le marché des changes, de refroidir encore les investisseurs étrangers et d’approfondir la récession économique.

Mais si l’Argentine paye, elle redoute une situation pire que le défaut de paiement: que tous ses créanciers réclament d’être traités comme les «fonds vautours», c’est-à-dire d’être remboursés à 100 % de leur dû, alors que 93 % d’entre eux ont accepté une décote de 70 % après la crise de 2001. Dans ce cas, l’Argentine affirme qu’elle pourrait avoir à payer, non pas 1,5 milliard de dollars, mais jusqu’à 100 milliards. Des fonds américains ont été qualifiés de vautours car ils ont racheté de la dette argentine et refusé la décote de leur créance.
Abandon de créance de 70%

La possibilité que tous les créanciers reviennent sur l’effacement pourtant consenti de 70 % de leur dû est liée à une clause dite «Rufo», qui fait polémique. Le gouvernement argentin, accusé par l’opposition d’avoir réalisé un peu tard les risques qu’il encourt et d’avoir très mal négocié jusqu’ici, semble en tout cas préparer l’opinion à une cessation de paiement, affirmant «qu’il ne s’agirait pas d’un défaut puisqu’on veut payer, mais qu’on nous en empêche».

De leur côté, les «fonds vautours», qui bataillent depuis dix ans, ne semblent pas non plus prêts à lâcher prise. Les analystes les plus optimistes soulignent toutefois que les fonds ont également intérêt à négocier avant le 30 juillet, car ils ont aujourd’hui dans leur jeu un atout considérable: pouvoir menacer l’Argentine de défaut. Si un accord à l’amiable semble relever du miracle à ce stade de la course, un compromis de dernière minute n’est donc pas totalement exclu. Puisque la clause Rufo sera caduque dès 2015, l’Argentine espère encore qu’on lui accorde un délai supplémentaire, qui lui permettrait d’éviter in extremis le précipice.
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commentaires

neal59
Vu les circonstances ce serait scandaleux.
Pourquoi ne pas faire payer par ceux qui devaient controler ou gérer ces fonds. pollueur payeur en quelque sorte.

Williamhoustra
On va rigoler quand la France sera dans la même situation…

P M.
Petit rappel : Hollande a fait l’apologie du Socialisme à l’Argentine et à la Vénézuelienne au début de son mandat. Evidemment, ce sont des exemples pour lui : de superbes républiques des Copains où les amis du pouvoir s’en foutent plein les poches au détriment du peuple, tout en accusant les autres d’être à l’origine de leurs problèmes.

bleu10
Allez il suffit de ne pas payer .comme les emprunts russes…
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Défaut de paiement en perspective pour l’Argentine
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Le ministre des Finances argentin Pablo Lopez arrive au bureau du médiateur Daniel Pollack, le 25 juillet 2014 à New-York, dans le cadre des tractations sur la dette de l’Argentine
Il y a 3 heures | Par AFP

L’Argentine sera mercredi en défaut de paiement si elle n’honore pas un remboursement de dette de 500 millions de dollars bloqué depuis un mois par la justice américaine, exhortant Buenos Aires à résoudre d’abord un litige avec des fonds « vautours ».

Depuis la crise économique de 2001, la troisième économie d’Amérique latine a réglé les échéances de sa dette à 93% des détenteurs de bons, voire devancé le remboursement des sommes dues au FMI, mais les créanciers qui ont refusé les allègements de dette font vaciller le processus.

– Quel risque si l’Argentine rembourse les fonds vautours à 100%?

Si Buenos Aires paie les « fonds vautours » et applique la décision judiciaire américaine, d’autres fonds spéculatifs (7% des créanciers) ayant jusqu’ici refusé tout allègement pourraient exiger un traitement équivalent en vertu de la clause RUFO (Rights Upon Future Offers) et la note pourrait alors s’élever à plus de 10 milliards de dollars. Et à plus de 100 si le reste des détenteurs de dette (93%) portaient réclamation, alors que l’Argentine dispose de moins de 30 milliards de réserves en dollars.

Etranglée par sa dette extérieure, l’Argentine s’est déclarée en défaut de paiement en décembre 2001, déclenchant une crise économique.

Pour aider le pays à remonter la pente, la quasi-totalité des créanciers (93%) ont consenti une remise de dette d’environ 70%. Mais des fonds spéculatifs (7%) ont dit « non » à toute restructuration. Parmi eux, NML Captal et Aurelius Management ont obtenu de la justice américaine -une partie des titres ayant été émis à New York- le versement de 100% des sommes initialement dues, soit 1,3 milliard de dollars.

Par exemple, le fonds NML a acheté en 2008 à prix cassé pour près de 50 millions de dette argentine et le jugement lui attribue plus de 800 millions.

La présidente argentine de centre-gauche Cristina Kirchner affirme que l’Argentine n’entrera pas en défaut car elle « a payé, paie et paiera ses dettes ».

Une échéance de 500 millions USD due au 30 juillet a été versée par Buenos Aires mais bloquée par la justice américaine, qui a statué que le litige entre l’Argentine et les fonds « vautours » devait être réglé avant la reprise des remboursements de la dette restructurée. Si le paiement reste bloqué, il y aura un nouveau défaut de paiement impliquant l’Argentine, cela dit bien moindre que celui de 2001 qui portait sur près de 100 milliards.

– Si défaut de paiement, quelles conséquences ?

Standard and Poor’s dégradera à « D » la note de l’Argentine, mais il ne faut pas s’attendre à un séisme comme en 2001.

D’après l’institut d’études Abeceb, l’inflation annuelle atteindrait 41% en 2014 (contre une prévision de 34,5%), le PIB chuterait de 3,5% et la consommation diminuerait de près de 4%.

« Au quotidien, cela se ressentirait beaucoup moins qu’en 2001 », assure l’économiste Juan Pablo Ronderos de l’institut Abeceb.com. En cas de défaut, dit-il, « l’Argentine continuera de payer le reste de sa dette, car il s’agirait d’un défaut sélectif ».

La conséquence d’un défaut est l’éviction du marché international des capitaux. Depuis son défaut de paiement de 2001, portant sur 100 milliards de dollars, l’Argentine n’a pas emprunté sur les marchés mais envisage d’y avoir à nouveau recours. Aujourd’hui l’endettement de l’Argentine ne représente plus que 40% du PIB.

– Quel impact dans le monde ?

Le Fonds monétaire international (FMI) considère qu’un moratoire argentin aurait un « coût » pour l’ensemble du système financier en créant une « incertitude ». Le FMI redoute que les pays en difficultés aient plus de mal à convaincre leurs créanciers d’accepter un allègement.

« Nous avons besoin de mécanismes de résolution qui fonctionnent bien quand les pays sont en difficulté », plaide l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard.
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