Gattaz: « la situation économique de la France est catastrophique »
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Le président du Medef Pierre Gattaz à son arrivée à la Conférence sociale au Palais d’Iéna le 8 juillet 2014 à Paris Il y a 7 heures | Par AFP

Le président du Medef Pierre Gattaz a estimé que « La situation économique du pays est catastrophique », dans un entretien au Figaro paraissant lundi.

Pour le patron des patrons « la croissance n’est pas là ! Il n’y a plus d’investissement et plus d’embauche. »

Evoquant le pacte de responsabilité qui vient d’être voté, il annonce attendre la phase 2. « Le noyé a été ramené sur la plage, il faut le réanimer », a-t-il dit. Pour y parvenir, M. Gattaz attend que « nos gouvernants obtiennent auprès des employeurs et des investisseurs français et étrangers leur confiance. »

Pour ce faire le patron du Medef souhaite que l’on dise « clairement que l’on va abandonner dès maintenant la taxe à 75 % sur les très hauts revenus. »

Estimant que « le pacte seul ne suffira pas à redresser la France », M.Gattaz annonce qu’une « douzaine de « mesures turbo » pour générer de l’emploi rapidement » seront présentées à l’université d’été du Medef.

« Il faut regarder le sujet des seuils sociaux, parler de l’interdiction du travail le dimanche et après 21 heures. Le niveau du smic doit pouvoir être discuté avec les partenaires sociaux, pour que les populations très éloignées de l’emploi – 1 million de chômeurs n’ont pas vu une entreprise depuis deux ans au moins – puissent retrouver un travail », a-t-il ajouté.
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Pierre Gattaz juge l’état de l’économie catastrophique
Le président du Medef Pierre Gattaz juge la situation économique de la France « catastrophique », contredisant ainsi François Hollande, qui jugeait le 14 juillet la reprise réelle, bien que fragile. /Photo prise le 7 juillet 2014/REUTERS/Benoît Tessier (c) Reuters
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PARIS (Reuters) – Le président du Medef juge la situation économique de la France « catastrophique », contredisant ainsi François Hollande, qui jugeait le 14 juillet la reprise réelle, bien que fragile.

« Non, la croissance n’est pas là ! » déclare Pierre Gattaz dans une interview publiée lundi par Le Figaro. « Il n’y a plus d’investissement et plus d’embauche (…) La situation économique du pays est catastrophique. »

Dans son interview télévisée du 14 juillet, le chef de l’Etat avait dit : la reprise « est là mais elle est fragile ».

Le président de la première organisation patronale de France dit voir surtout chez les chefs d’entreprise français de la méfiance et de l’attentisme et exhorte François Hollande et le gouvernement à passer à la « phase 2 » du pacte de responsabilité.

Ce pacte prévoit 41 milliards d’euros de baisses de charges et d’impôts en trois ans à destination des entreprises, en échange d’engagements en termes d’investissements, d’embauches et d’efforts de formation à négocier dans les branches, comme vient de le faire celle de la chimie.

La trajectoire de ces baisses de prélèvements est inscrite dans les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale rectificatives, en cours d’adoption par le Parlement.

Pierre Gattaz souhaite des mesures supplémentaires pour rétablir la confiance des investisseurs français et étrangers, comme l’abandon de la surtaxe de 75% payée par les entreprises sur les rémunérations supérieures à un million d’euros versées en 2013 et 2014.

Il plaide également de nouveau pour une révision des seuils sociaux, qui imposent des obligations supplémentaires aux entreprises en fonction de leurs effectifs, et pour la levée de l’interdiction du travail le dimanche et après 21h00.

Le président du Medef réitère enfin son idée d’un salaire minimum inférieur au smic pour les chômeurs de longue durée, afin de leur permettre de retrouver un emploi.

« Le niveau du smic doit pouvoir être discuté avec les partenaires sociaux pour que les populations très éloignées de l’emploi (…) puissent retrouver un travail », dit-il.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)
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Pour Pierre Gattaz, la France est « proche de la mise en liquidation »
Le président du Medef se montre très critique sur la situation économique du pays dans une interview au Figaro ce lundi. Croissance, taxe à 75%, Manuel Valls… Zoom sur ses principales déclarations.

Pour Pierre Gattaz, la France est « proche de la mise en liquidation »
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Le président du Medef Pierre Gattaz, le 8 avril 2014 à Lyon afp.com/Jeff Pachoud

« Catastrophique ». Voilà comment Pierre Gattaz juge la situation économique de la France dans une interview au Figaro ce lundi. Voici les principales déclarations à en retenir.

L’économie française. « La croissance n’est pas là!, déplore le président du Medef. Il n’y a plus d’investissements et plus d’embauche. (…) Pour paraphraser François Fillon, je dirais que si la France était une entreprise, elle ne serait pas en dépôt de bilan, elle serait proche de la mise en liquidation. »

Le pacte de responsabilité.Les 50 milliards d’euros d’économies du gouvernement prévus d’ici à 2017 ne suffisent pas, juge Pierre Gattaz. « C’est la moitié de ce qu’il faudrait faire pour être compétitif avec nos voisins. (…) Je suis le premier à défendre et à promouvoir le pacte », ajoute-t-il, mais « le pacte seul ne suffira pas à redresser la France, estime-t-il.

La taxe à 75%. Le président du Medef demande qu’on dise « clairement que l’on va abandonner dès maintenant la taxe à 75% sur les très hauts revenus », une promesse de campagne de François Hollande. « C’est un symbole qui, comme les 35 heures, a fait le tour de la Terre et qui est destructeur ».

Les syndicats. Le patron des patrons s’en prend également aux syndicats. « Posons la question aux Français et à Messieurs Mailly (FO) et Lepaon (CGT): voulez-vous créer de l’emploi? Pour cela, il faut sortir des postures d’un autre âge et accepter d’échanger, de confronter les propositions de solutions », souffle-t-il.

Manuel Valls. « Ce que le Premier ministre a entrepris depuis trois mois va dans le bon sens, se félicite Pierre Gattaz. Pragmatique, Manuel Valls a pris conscience de la situation du pays. On attend maintenant de la constance, que le gouvernement arrête sa politique de zig et de zag. »
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Commentaires
loulou259
@grappaloup : pas fortiche!!!!

jacuse
@debussy : Vous auriez été à votre avantage au 19ème siècle.

@visiondefrance : Ne vous méprenez pas. Moi, je suis contre tous les privilèges qui bénéficient tant aux plus modestes qu’aux plus riches ! Je n’ai qu’un seul terme pour cela : « AU PRORATA », ainsi on se rapprochera un peu de la devise de la France : « Liberté (mouais…) Fraternité ( ah bon?…) Égalité ( vrai ?…) mais on est encore loin de cette devise!

debussy
@jacuse : Sauf que vous , vous attendez que la France soit dans le mur pour comprendre que ce sont « vos acquis » qui en soient en partie responsables !

visiondefrance
@jacuse : S’adapter n’est pas régresser, mais un signe d’intelligence d’où la morale que devrait méditer les syndicats: Seuls les idiots ne change pas d’idée. Si régresser, comme vous dites, c’est priver une minorité d ‘avantages anormaux par rapport aux autres , oui je suis d’accord pour régresser, tout en progressant 😉

Mica56Mica56 –
Pierre Gattaz fils de, s’y connaîtrait-il en liquidation?

razlebol45
@JPRProject :  » Mais, ce que je dénonce c’est l’acceptation par le patronat de leur éternel refrain de la baisse des charges  » — Exact, et ce d’autant qu’avec la Réduction Fillon qui peut atteindre 18% pour un Smicard une Entreprise ne paiera que 24% de charges sociales ( 42 % – 18% ) — Donc pas plus que le salarié qui a 22% de charges retenues sur son bulletin de Paie.

JPRProject
@julo-le-testard : Vous avez raison. J’en sais quelque chose car j’analysai les bilans de sociétés. Mais, ce que je dénonce c’est l’acceptation par le patronat de leur éternel refrain de la baisse des charges – qui se fait progressivement – et de promettre un millier d’emplois qui ne verra pas ou JAMAIS le jour. Alors, il ne faut RIEN promettre. C’est tout. Tel père, tel fils GATTAZ ! JPR

razlebol45-
@julo-le-testard :  » jamais un redressement, ni fiscal, ni social! comme quoi on peut marcher droit même en étant « patron »!  » — Et moi j’ai vu tellement de magouilles comme par exemple : 1 / des cadres qui habitaient à plus de 100 km de l’entreprise par convenance personnelle (faire plaisir à Madame) et avaient une voiture de fonction « Allemande » sans que ni l’Urssaf ni le Fisc ne leur demande de se rapprocher de leur lieu de travail — 2 / des Intérimaires qui avaient plus de 30 ans d’ancienneté sans que l’Inspection du travail ne s’en émeuve — Comme quoi on peut aussi magouiller, marcher à coté de la route sans jamais avoir de problème avec qui que ce soit

@julo-le-testard :  » c’est drôle de lire que vous êtes un Cadre en comptabilité, ou alors dans une administration!  » — Un Établissement de Eiffage, et une filiale de Shell France ! Si tu appelles cela des administrations 😆
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Laurence Parisot est-elle la pire ennemie du Medef de Pierre Gattaz?
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Hier « esclavagiste », aujourd’hui « misogyne ». Laurence Parisot en fait voir de toutes les couleurs à son successeur au Medef, comme un syndicaliste pourrait rêver de le faire. Les enjeux de la guerre des patrons.

Laurence Parisot est-elle la pire ennemie du Medef de Pierre Gattaz?
« Que tous ceux et celles qui ont envie de lire la lettre la lise, parce que c’est aussi, franchement, un superbe exemple de misogynie: Femmes, taisez-vous! »

L’ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot, a vivement réagi ce mercredi sur RMC-BFMTV à la lettre de son successeur Pierre Gattaz qui lui demandait d’observer « une obligation de réserve » au sujet de l’organisation patronale. « Un superbe exemple de misogynie », a-t-elle accusé. Nouvel épisode de la guerre des patrons.
« Femmes, taisez-vous! »

« Que tous ceux et celles qui ont envie de lire la lettre la lise, parce que c’est aussi, franchement, un superbe exemple de misogynie: Femmes, taisez-vous! », assène Laurence Parisot. « C’est une façon stupéfiante et même choquante de réécrire l’histoire, c’est comme s’il souhaitait que, de Gattaz à Gattaz, il ne se soit jamais rien passé », lance-t-elle en référence à Yvon Gattaz, père de Pierre, qui a également été président du CNPF (nom du Medef de l’époque) de 1981 à 1986.

Ce n’est pas la première fois que Laurence Parisot dénonce un Medef trop masculin. Dans une interview à Elle après avoir échoué à obtenir une troisième investiture, elle assurait que certains chefs d’entreprises « n’en pouvaient plus » de son leadership féminin. Mais sa tentative de faire modifier les statuts de l’organisation pour rendre possible sa troisième candidature posait des risques d’apparatchikisation, pour Pierre Gattaz, qui craignait que le Medef devienne une « monarchie ». D’une dynastie, l’autre.

En retour, elle avait critiqué le raisonnement  » comptable » du nouveau Medef au sujet des intermittents du spectacle, et sa « logique esclavagiste » pour sa proposition de créer un sous-SMIC. Par contre, elle vient de déclarer à France Info n’être pas choquée « a priori » par l’augmentation de salaire polémique de 29% que le patron de Radial s’est octroyé en 2013.

>> Lire: Esclavagiste, apparatchik, monarchiste… Les mots doux entre Parisot et Gattaz
« Faire avancer la prospérité de la France »

Ambitieuse? Au micro de Jean-Jacques Bourdin, l’ancienne présidente du Medef s’est flattée d’avoir « travaillé énormément » et d’avoir eu « une expérience fantastique » comme représentante des patrons français. Alors que beaucoup lui attribuent des ambitions politiques, elle n’a pas caché vouloir « s’engager sur tous les sujets qui pourraient nous permettre de faire avancer la prospérité de la France ». Se réclamant « du juste milieu » et d’une « union nationale ». Il ne lui manque que de trouver son parti.
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Commentaires

ladendur
Elle est passée à gauche! Notre grand tombeur de l’Elysée est passé par là? A moins que ce soit en remerciement de la loi pour le mariage pour tous!

Pasto83
@kartlove : je sais pas si c’est souvent la fête chez elle, mais si c’est le cas, c’est avec sa compagne journaliste. En tout cas cette querelle est déplorable. Madame Parisot a souvent eu d’excellentes idées et interventions, mais là, c’est pitoyable, elle n’admet pas d’avoir été battue au MEDEF et transpose son amertume sous couvert de sexisme. Une expression dit que le linge sale se lave en famille, elle devrait s’en souvenir

immense
@noodless : c’est bien possible , moi il ne m’inspire pas tellement

batou1973
L’express devrait interroger les salariés de Dia, Alsthom, Mittal ou encore de PSA sur cette querelle de château, je pense que cela enrichirait cet article. Au fait, comment DSK avait-il qualifié l’Express ?

noodless
l ennemi du MEDEF c est Gattaz

immense
@kartlove : Qui dit qu’elle a mari , madame ne le semble pas

kartlove
Ca doit pas être souvent le fête pour son mari?

abx380
Dallas…..version syndicat

fruicool
Me Parisot est son pire ennemie .

TG74000-
On le voit bien, Pierre Gattaz avec la réforme Unedic (les intermittents) et le Smig à 700 euros est contre les salariés du privé, mais Me Parisot va bientôt prendre sa carte à la CGT, c’est sûr………….. Eh oui tout fout le camp et la France avec !

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