Gaza: dimanche sanglant avec 120 Palestiniens et 13 Israéliens tués

_h366_w650_m6_otrue_lfalse
Un enfant palestinien tué lors d’un raid israélien est évacué le 20 juillet 2014 à Gaza
Il y a 3 heures | Par AFP

Plus de 120 Palestiniens sont morts dans le pilonnage par l’armée israélienne d’une banlieue de Gaza dimanche, journée la plus sanglante du conflit, où 13 soldats israéliens ont été tués et, selon le Hamas, un autre kidnappé, affirmation démentie par Israël.

Plus de dix Palestiniens qui avaient réussi à s’infiltrer par deux tunnels de la bande de Gaza dans le sud d’Israël ont été tués lundi matin par des soldats israéliens, a annoncé un porte-parole de l’armée.

Le président américain Barack Obama, s’inquiétant du « nombre croissant de morts » à Gaza, a indiqué que son chef de la diplomatie John Kerry allait se rendre au Caire lundi, et a dit rechercher un « cessez-le-feu immédiat ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé dimanche soir sa « grave préoccupation devant le nombre croissant de victimes » du conflit à Gaza et réitéré son appel à « cesser immédiatement les hostilités » et « au respect des lois humanitaires internationales, notamment sur la protection des civils ».

Les dirigeants palestiniens et la Ligue arabe ont accusé Israël de commettre un « crime de guerre » en pilonnant Chejaïya , tandis que le secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon a entamé une tournée dans la région pour tenter de mettre fin au conflit qui a déjà tué 485 Palestiniens depuis le début de la campagne israélienne le 8 juillet.

Pour l’armée israélienne, la journée de dimanche a été noire également: avec 13 soldats de la brigade d’élite Golani tués, le bilan des militaires morts dans l’offensive monte à 18, un nombre jamais vu depuis la guerre du Liban en 2006. L’armée a aussi comptabilisé au moins 55 blessés.

La branche armée du Hamas a revendiqué dimanche soir l’enlèvement d’un soldat israélien, déclenchant des manifestations de joie dans les rues de la ville de Gaza. « Le soldat israélien Shaul Aaron est entre les mains des Brigades Ezzedine al-Qassam », le bras armé du mouvement islamiste, a déclaré leur porte-parole Abou Obeida dans une allocution télévisée.

L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a démenti cet enlèvement, affirmant que « ces rumeurs sont fausses ».

Deux civils israéliens sont morts depuis le lancement le 8 juillet de l’opération Protective Edge (« Bordure protectrice ») pour neutraliser les capacités militaires du Hamas dans la bande de Gaza.

– « Massacre » à Chejaïya –

Les forces israéliennes ont fait état de leurs pertes après une journée marquée par le pilonnage sanglant de Chejaïya, située non loin de la frontière israélienne, qui a tué au moins 72 Gazaouis, le bombardement le plus meurtrier depuis la guerre de 2008-2009 dans l’enclave palestinienne.

Et avec plus de 120 morts à travers la bande de Gaza, cette 13e journée d’offensive israélienne est devenue la plus sanglante de la campagne militaire.

A Chejaïya, une journaliste de l’AFP a décrit des scènes de carnage et de chaos, tel cet homme éventré, à la tête arrachée.

« Chejaïya est une zone civile où le Hamas a placé ses roquettes, ses tunnels, ses centres de commandement », a justifié l’armée, « cela fait des jours que nous avons prévenu les civils de Chajaya qu’ils devaient évacuer. Le Hamas leur a ordonné de rester, c’est le Hamas qui les a mis dans la ligne de mire ».

Le « massacre » de Chejaïya, une banlieue à l’est de la ville de Gaza, a été dénoncé par les dirigeants palestiniens et la Ligue arabe qui ont accusé Israël de commettre un « crime de guerre », alors que M. Abbas appelait depuis le Qatar à une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU.

Le président palestinien devait rencontrer à Doha le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, qui réclame la levée complète du blocus de Gaza, l’ouverture du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte et la libération de prisonniers.

A Doha, où il a entamé sa tournée au Moyen-Orient, M. Ban a pour sa part appelé Israël à « faire beaucoup plus » pour épargner les civils dans son offensive militaire contre la bande de Gaza, condamnant « l’action atroce » de l’armée à Chejaïya.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part revendiqué « le soutien très fort de la communauté internationale ». « En tant qu’Etat démocratique, Israël utilise des outils de légitime défense pour se battre contre ceux qui nous tirent des roquettes », a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui se rend au Caire ce lundi à la demande du président Obama, a accusé le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, de refuser « obstinément » un cessez-le-feu.

– Civils pris au piège –

Médecins sans frontières (MSF) a appelé Israël à « cesser de bombarder les civils pris au piège. La majorité des morts à Gaza sont des civils (…) A l’hôpital Al-Shifa où travaille MSF, la plupart des blessés qui arrivent en salle d’urgence sont des femmes et des enfants », a indiqué l’ONG dans un communiqué à l’AFP.

Au total l’offensive israélienne a fait au moins 485 morts et près de 4.000 blessés, des civils pour l’essentiel. L’ONU à Gaza accueille 81.000 personnes déplacées par le conflit.

L’armée a annoncé dimanche l’intensification de son offensive terrestre, lancée jeudi, pour neutraliser les tirs de roquettes et les tunnels du mouvement palestinien, considéré comme terroriste par Israël et l’Occident.

Ce conflit, le plus sanglant depuis 2009 à Gaza, est le 4e entre le Hamas et Israël depuis 2006.

L’armée a fait état de 341 cibles visées dimanche. Quatorze tunnels allant vers Israël pour « commettre des attaques terroristes » ont été détruits et 110 « terroristes » tués. Dans le même temps 87 projectiles ont été tirés sur Israël depuis Gaza dimanche, et 1.414 ces 12 derniers jours, selon l’armée.

Israël a mobilisé 53.200 hommes sur les 65.000 réservistes autorisés par le gouvernement pour l’offensive sur cette petite bande de terre de 362 km2 où s’entassent dans la misère 1,8 million d’âmes, soit l’une des densités de population les plus fortes au monde.

La nouvelle spirale de violence a été déclenchée après le rapt et le meurtre de trois étudiants israéliens en juin, attribués par Israël au Hamas, suivis de l’assassinat d’un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem.
=====================================================
Gaza : dix Palestiniens infiltrés en Israël tués

Le Hamas revendique l’enlèvement d’un soldat israélien depuis dimanche, ce que dément l’ambassadeur israélien à l’ONU. Suivez l’évolution de la situation en direct.
7546040-en-direct-gaza-dix-palestiniens-infiltres-en-israel-tues
Des troupes méchanisées israéliennes près de la frontières avec Gaza, lundi 21 juillet. (MENAHEM KAHANA / AFP) Des troupes méchanisées israéliennes près de la frontières avec Gaza, lundi 21 juillet. (MENAHEM KAHANA / AFP)

La branche armée du Hamas a revendiqué dimanche soir l’enlèvement d’un soldat israélien, une information démentie par l’ambassadeur israélien à l’ONU.
Plus de 120 Palestiniens sont morts dans le pilonnage par l’armée israélienne de Gaza dimanche. C’est la journée la plus sanglante du conflit.
Au total au 14e jour de l’offensive israélienne, le conflit a fait au moins 502 morts Palestiniens et près de 4.000 blessés, des civils pour l’essentiel. L’ONU à Gaza accueille 81.000 réfugiés.
Côté israélien, 13 soldats de la brigade d’élite Golani ont été tués dimanche, journée noire pour Tsahal. Le bilan des militaires morts dans l’offensive monte à 18 morts. Du jamais vu depuis la guerre du Liban en 2006.

8h – Dix Palestiniens infiltrés en Israël tués

Plus de dix Palestiniens qui avaient réussi à s’infiltrer par deux tunnels de la bande de Gaza dans le sud d’Israël ont été tués par des soldats israéliens, selon un porte-parole de l’armée. Le commando palestinien s’était séparé en deux. L’un a été repéré et attaqué par un avion ou un drone, tandis que le deuxième groupe est parvenu à s’approcher du kibboutz (village collectiviste) de Nir Am.

7h50 – Les Israéliens vivants à la frontière de Gaza en état d’alerte

Les localités israéliennes situées à proximité de la bande de Gaza ont été mises en état d’alerte lundi matin et les habitants ont été appelés à ne pas sortir de chez eux, déclare la radio militaire.

La radio affirme qu’en raison de la censure elle ne pouvait pas donner de détails. Cette procédure d’alerte est notamment utilisée dans les cas de tentatives d’infiltration de Palestiniens de la bande de Gaza en territoire israélien.

7h40 – Le Hamas revendique une opération « derrière les lignes ennemies »

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas, affirment, dans un communiqué, qu’elles ont conduit une opération « derrière les lignes ennemies », c’est-à-dire en territoire israélien, au nord de la bande de Gaza, et qu’une jeep militaire israélienne avait été détruite.

Le communiqué a ajouté que des combats se poursuivaient. Elles n’ont pas précisé le lieu précis de l’opération du commando du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

Les Brigades al-Qassam déclarent que cette attaque a été conduite en représailles au « massacre de Chajaya », où au moins 72 Palestiniens ont été tués dans des bombardements israéliens ce dimanche.

6h40 – Les corps de 16 Palestiniens tués retrouvés dans des décombres

Les corps de 16 Palestiniens tués lors d’un raid aérien israélien ont été retrouvés dans les décombres d’une maison près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon les services de secours palestiniens.

Ce raid mené dimanche soir contre cette maison avait déjà fait neuf morts.

6h30 – 9 Palestiniens, dont sept enfants, ont été tués

Au moins 9 Palestiniens, dont sept enfants, ont été tués ce matin lors d’un raid aérien israélien à Rafah dans le sud de la bande de Gaza, indique le porte-parole des service d’urgence Achraf al-Qoudra.

Les victimes appartenaient toutes à la même famille qui résidait dans la maison visée par l’attaque.

6h – Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à cesser le feu

Le Conseil de sécurité de l’ONU exprime sa « grave préoccupation devant le nombre croissant de victimes » du conflit à Gaza et réitère son appel à « cesser immédiatement les hostilités ».

Dans une déclaration lue par le président du Conseil à l’issue de deux heures de consultations à huis clos, les 15 pays membres « appellent au respect des lois humanitaires internationales, notamment sur la protection des civils ».

5h30 – MSF appelle Israël à cesser de bombarder des civils

L’ONG Médecins sans frontières appelle Israël à « cesser de bombarder les civils pris au piège dans la bande de Gaza et à respecter le personnel médical comme les structures de santé ».

« Depuis le début de l’offensive ‘Bordure protectrice’, la majorité des morts à Gaza sont des civils. A l’hôpital Al-Shifa où travaille MSF, la plupart des blessés qui arrivent en salle d’urgence sont des femmes et des enfants », explique MSF dans un communiqué à l’AFP.

5h – « Il n’y pas de soldat israélien enlevé

L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor dément l’enlèvement d’un soldat israélien revendiqué par le Hamas, affirmant que « ces rumeurs sont fausses ».

« Il n’y pas de soldat israélien enlevé, ces rumeurs sont fausses », a déclaré Ron Prosor en réponse aux questions des journalites. Il s’exprimait en marge d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la situation à Gaza.

La branche armée du mouvement palestinien Hamas a revendiqué dimanche soir l’enlèvement d’un soldat israélien, déclenchant des manifestations de joie dans les rues de la ville de Gaza.

« Le soldat israélien Shaul Aaron est entre les mains des Brigades Ezzedine al-Qassam », le bras militaire du mouvement islamiste, avait déclaré leur porte-parole Abou Obeida dans une allocution télévisée.

Confused? Here’s a map of Gaza http://t.co/1HE0UgbAVT pic.twitter.com/MieAMXHPiJ
— Haaretz.com (@haaretzcom) 20 Juillet 2014

4h30 – Obama veut un « cessez-le-feu immédiat »

Le président américain Barack Obama, qui s’inquiéte du « nombre croissant de morts » dans le conflit à Gaza, indique que son chef de la diplomatie John Kerry allait se rendre au Caire ce lundi, pour rechercher un « cessez-le-feu immédiat ».

Barack Obama a fait part de ce « prochain » déplacement du secrétaire d’Etat américain lors d’une conversation téléphonique dimanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, leur deuxième entretien en trois jours, selon un communiqué de la Maison Blanche.

2 heures – 20 Palestiniens morts

Les services de secours de la bande de Gaza annoncent la mort de 20 autres Palestiniens, tués lors de l’attaque israélienne de la veille.

1h30 – Les corps de 11 Palestiniens découverts

Les corps de 11 Palestiniens tués à Chejaïya, localité située entre la ville de Gaza et la frontière israélienne, ont été découverts et identifiés, annonce le porte-parole des secours Ashraf al-Qoudra.
===============================================
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est rendu lundi matin à Sarcelles (Val-d’Oise), théâtre de violences et de pillages dimanche, pour y dénoncer des « actes graves, intolérables » et des « violences antisémites ».

_h366_w650_m6_otrue_lfalse
« Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées », a-t-il déploré devant la presse.

De nombreux commerces de la ville ont été mis à sac dimanche, notamment une épicerie casher qui avait déjà été visée par un attentat à la grenade en septembre 2012 par le groupe dit de « Cannes-Torcy », une cellule terroriste démantelée peu après.

Les violences à Sarcelles, voitures brûlées et mobilier urbain saccagé, ont suivi un rassemblement interdit de soutien aux Palestiniens de Gaza.

Le ministre de l’Intérieur a estimé qu’il était « légitime » de pouvoir exprimer une position sur les événements aujourd’hui à Gaza, où au moins 502 Palestiniens ont été tués depuis le début le 8 juillet de l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne qui a également fait 18 morts dans les rangs de l’armée israélienne.

En revanche, il a jugé « intolérable que l’on s’en prenne à des synagogues ou à des commerces parce qu’ils sont tenus par des juifs. Rien ne peut justifier de telles violences », a-t-il insisté.

Le ministre a rencontré des membres de la communauté de Sarcelles à la synagogue ainsi que le grand rabbin de France, Haïm Korsia, selon une journaliste de l’AFP sur place.
=====================================================

Sarcelles : Cazeneuve dénonce des « violences antisémites »

Des heurts ont éclaté dimanche en marge d’un rassemblement pro-palestinien non autorisé à Sarcelles. Dix-huit personnes ont été interpellées.
7546072-sarcelles-cazeneuve-denonce-des-violences-antisemites
Une manifestation pro-palestinienne dégénère à Sarcelles, dimanche 20 juillet. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est rendu lundi 21 juillet au matin à Sarcelles (Val-d’Oise), théâtre de violences et de pillages dimanche, pour y dénoncer des « actes graves, intolérables » et des « violences antisémites ».

« Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées », a-t-il déploré devant la presse.

« Ce n’est pas l’interdiction de la manifestation qui fait la violence, c’est la violence qui fait l’interdition de la manifestation », a souligné Bernard Cazeneuve, répétant « assumer » son choix de l’interdire

Le ministre a rencontré des membres de la communauté de Sarcelles à la synagogue ainsi que le grand rabbin de France, Haïm Korsia, selon une journaliste de l’AFP sur place.
Nouvel appel à manifester samedi à Paris

Des heurts ont éclaté dimanche en marge d’un rassemblement pro-palestinien non autorisé à Sarcelles (Val-d’Oise), au lendemain des violences qui ont ravagé le quartier de Barbès à Paris, relançant la polémique sur la nécessité ou non d’interdire ces manifestations.

Jets de projectiles sur les forces de l’ordre, véhicules incendiés, quelques magasins pillés : Sarcelles, banlieue connue pour son multiculturalisme à quelques kilomètres au nord de Paris, a été le théâtre dimanche de nouvelles violences liées à l’actualité à Gaza.

Des mouvements pro-palestiniens ont lancé un appel national à un nouveau rassemblement à Paris samedi 26 juillet en soutien à Gaza, au lendemain des manifestation à Paris et à Sarcelle en soutien à Gaza, rapporte « Le Monde ».

L’un des porte-parole des organisateurs de la manifestation, interdite, à Paris, Youssef Boussoumah, a précisé lors d’une conférence de presse qu’il appelait au rassemblement samedi prochain à 15 heures au départ de la place de la République. La déclaration de manifestation n’a pas encore été déposée en préfecture de police mais le sera au plus vite a-t-il ajouté.
« Ils étaient là pour casser »

Les premières dégradations à Sarcelles ont immédiatement suivi un rassemblement de militants pro-palestiniens que la préfecture avait interdit. En fin d’après-midi, des casseurs s’en prenaient à une pharmacie, qui a pris feu, et ont saccagé plusieurs commerces alors qu’un hélicoptère de la police tournoyait dans le ciel.

Une épicerie casher, qui avait été visée par un attentat à la grenade en septembre 2012 par le groupe dit de « Cannes-Torcy », une cellule terroriste démantelée peu après, a entièrement brûlé. Les boutiques attenantes n’ont pas été endommagées.

Les forces de l’ordre ont tiré des cartouches de lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour tenter de disperser les casseurs. Selon une source policière, trois policiers ont été blessés.

Plusieurs dizaines de militants armés de matraques, appartenant notamment à la Ligue de défense juive (LDJ), un collectif de jeunes activistes radicaux, montaient la garde devant la synagogue de la ville, protégée par un cordon de CRS.

Dix-huit personnes ont été interpellées, selon le préfet du Val-d’Oise, Jean-Luc Nevache. « Une grande partie des jeunes n’était pas là pour manifester, ils étaient là pour casser. Ils étaient à la fois très mobiles, par petits groupes de 10-15, et très violents », a-t-il déclaré lors d’un point presse devant le commissariat de la ville.

Le calme semblait revenu dans la soirée.
D’autres défilés pro-Gaza, autorisés, sans incident

La veille, dans le nord de Paris, des milliers de manifestants avaient déjà bravé l’interdiction des autorités, leur rassemblement dégénérant en affrontements pendant des heures avec les forces de l’ordre.

Dix-sept policiers et gendarmes avaient été blessés au cours des violences avec des groupes de jeunes gens et 19 personnes restaient en garde à vue dimanche.

Point commun entre les violences de Barbès et de Sarcelles : elles ont eu lieu à l’issue de manifestations interdites par les autorités qui craignaient des débordements alors que dans le même temps de nombreux défilés, autorisés, se sont tenus en province sans incident majeur.

Dimanche matin, avant les troubles à Sarcelles, le Premier ministre Manuel Valls avait défendu la décision d’interdire le défilé de Barbès: « Ces débordements inacceptables (…) justifient d’autant plus le choix qui a été fait », a-t-il déclaré.

En écho, son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a jugé que c’était « l’irresponsabilité de ceux qui ont bravé » l’interdiction qui avait « occasionné les débordements » à Paris, en rappelant les violences du 13 juillet aux abords de deux synagogues parisiennes.
« L’interdiction est venue nourrir une certaine radicalité »

A l’Elysée, François Hollande a affirmé qu’il ne fallait « pas se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d’ici pour être importées ».

Le gouvernement « a fait une forme de provocation » et n’a pas « su affirmer l’autorité de l’État », a critiqué Yves Jégo, candidat à la présidence de l’UDI. Des critiques sont venues aussi de la gauche. « L’interdiction est venue nourrir une certaine radicalité », a affirmé l’élu PS Razzy Hammadi, y voyant une « erreur » du gouvernement.

Interrogé par l’AFP, un haut responsable policier a défendu la stratégie des forces de l’ordre à Paris : « L’un des objectifs était d’éviter les affrontements communautaires et il n’y en a pas eu. » « Si un juif avait été pris à partie, si un pro-palestinien avait été tabassé? Qu’est-ce qu’on nous aurait dit? », a demandé ce policier.

Les organisateurs de la manifestation de samedi ont appelé à un nouveau rassemblement le 26 juillet, critiquant les autorités qu’ils accusent d’avoir « délibérément » organisé « le grand pataquès » de Barbès.

Une autre manifestation parisienne est prévue mercredi soir, à l’initiative du « collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens », qui regroupe un panel plus large d’associations, de partis et de syndicats.
==========================================
Heurts à Barbès et Sarcelles : le gouvernement dénonce des « actes antisémites »

4460365_6_10d1_scene-de-violences-a-sarcelles-dimanche-20_de8ff529b91f7caf8df6d14f873b1c7c
Scène de violences à Sarcelles, dimanche 20 juillet.
Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est rendu lundi 21 juillet à Sarcelles, où de nombreux commerces de la ville ont été mis à sac la veille – notamment une épicerie casher qui avait déjà été visée par un attentat à la grenade en septembre 2012 – à la suite de deux rassemblements interdits dimanche, un en soutien à la Palestine et un autre organisé par la Ligue de défense juive (LDJ).

« Quand on s’approche d’une synagogue, qu’on brûle une épicerie parce qu’elle est tenue par un juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées », a déclaré M. Cazeneuve.

« INTOLÉRABLE »

Devant la presse, il a estimé qu’il était « légitime » de pouvoir exprimer une position sur les événements de Gaza, où au moins 502 Palestiniens ont été tués depuis le 8 juillet. En revanche, il a jugé « intolérable que l’on s’en prenne à des synagogues ou à des commerces parce qu’ils sont tenus par des juifs. Rien ne peut justifier de telles violence ». Dix-huit personnes ont été interpellées après les heurts, selon la police.

Sur place, le ministre a rencontré des membres de la communauté juive de Sarcelles, parfois surnommée « la petite Jérusalem » en raison de son importante communauté sépharade, ainsi que le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Il a dit la volonté de l’exécutif de préserver la « concorde et la fraternité » dans cette ville.
Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, le 25 juin à Satory. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, le 25 juin à Satory. | FRED DUFOUR/AFP

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Roger Cukierman, a rappelé, lundi matin sur RFI, l’inquiétude de la communauté juive, notamment en région parisienne :

« On ne crie pas “mort aux Israéliens” dans les rues de Paris, on crie “mort aux juifs” et on s’attaque à des synagogues qui sont des lieux de prière. »

Ailleurs, des manifestations, qui avaient été autorisées, se sont déroulées pacifiquement dans une quinzaine de villes, dont Marseille, Lille, Lyon, Nîmes, Strasbourg, Nantes et Montpellier.

VALLS : « UN ANTISÉMITISME D’UNE FORME NOUVELLE »

Le ministre avait défendu l’interdiction de la manifestation qui a dégénéré en affrontements samedi à Barbès. M. Cazeneuve, déjà, assurait que « ce qui a occasionné les débordements, c’est l’irresponsabilité de ceux qui (…) ont bravé cette interdiction ». Les organisateurs du rassemblement ont déjà annoncé qu’ils tenteront à nouveau de manifester le 26 juillet à Paris.

Comme leur ministre de l’intérieur, François Hollande et Manuel Valls se sont montrés particulièrement virulents contre les dérapages antisémites qui ont eu lieu lors du week-end. Le chef de l’Etat a dit sa volonté « que ne soit toléré aucun acte, aucune parole qui puisse faire ressurgir l’antisémitisme et le racisme », alors que son premier ministre dénonçait « un antisémitisme d’une forme nouvelle » alors qu’il participait à la commémoration des 72 ans de la rafle du Vél’ d’Hiv, dimanche.
=======================
réactions

jerome gonsolin
En soutenant Israël sans condition ce gouvernement est en train de mobiliser les banlieues. Il faut quand même pas être très futé pour comprendre que c’est pas en encourageant Israël que l’on va réduire l’antisémitisme en France. Comme le dit Régis Debray, Hollande est un sosie de Sarkozy.

EMILIO ALBA
Hollande et Valls ont donné suffisamment de raisons depuis leurs arrivées respectives pour qu’aux prochaines élections on les fasse disparaître de l’échiquier politique Français. Mais là, avec la Palestine, ils viennent d’inscrire leur nom dans la longue liste de ceux qui font la honte de la France, de sa République, de ses valeurs, de son aura, due à son histoire, auprès des peuples opprimés. Hollande et Valls de triste mémoire…dira-t-on.

Pierre Dumont
En fait, il y a deux choses différentes mais qui pour le coup se sont liguées. Des bandes de casseurs ou paumés divers, trés présents en région parisienne, pour lesquels tout est prétexte à saccage et affrontements, soit pour casser, soit par rejet de la société. Un antisémitisme qui de mou et rampant est devenu plus virulent, en grande partie par assimilation stupide des juis avec Israël (les organisations juives ont été nulles sur ces sujets). D’où l’impossibilité de manif calme en IdF…

Olivier Da Lage
Bernard Cazeneuve marque subtilement sa différence avec Manuel Valls. Pour le ministre de l’Intérieur, qui l’a dit à plusieurs reprises, il est légitime de vouloir exprimer sa solidarité avec la population de Gaza. Rien de tel en revanche dans la bouche du Premier ministre.

Jean Pavée
C’est aux citoyens de dénoncer. C’est à l’Etat de réprimer les atteintes à la démocratie, le pouvoir judiciaire ayant un rôle primordial à jouer. Alors assez de paroles, mais des actes.
===============================================================================================================
Libye: plus de 47 morts dans les combats autour de l’aéroport de Tripoli
_h366_w650_m6_otrue_lfalse
Un avion détruit à l’aéroport de Tripoli au cours de combats entre milices rivales, le 16 juillet 2014
il y a 1 jour | Par AFP

Plus de 47 personnes ont été tuées en une semaine de combats entre milices rivales pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli, théâtre dimanche des affrontements les plus violents, sur fond de lutte d’influence qui risque de plonger la Libye dans la guerre civile.

L’aéroport est fermé depuis le début le 13 juillet des combats qui ont fait jusqu’à samedi soir au moins 47 morts et 120 blessés, a indiqué à l’AFP dans la nuit de dimanche à lundi, un porte-parole du ministère de la Santé.

L’Union européenne (UE) a fait part de sa préoccupation après les nouveaux affrontements dans lesquels cinq civils ont péri dimanche, selon un responsable local.

Les victimes sont des habitants du quartier de Qasr Ben Ghachir, à proximité de l’aéroport, tués dans la chute des roquettes sur leurs maisons, a précisé Mohamed Abderrahman.

L’aéroport de Tripoli est fermé depuis le lancement le 13 juillet d’une attaque menée par une alliance de milices islamistes et de milices de la ville de Misrata (200 km à l’est de Tripoli).

Leur objectif: chasser des brigades de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) de l’aéroport que ces dernières contrôlent depuis 2011, comme plusieurs autres sites militaires et civils dans le sud de la capitale.

« L’aéroport a été attaqué ce matin aux obus de mortier, aux roquettes et aux canons de char. C’est l’attaque la plus violente » depuis le début de l’offensive, a déclaré à l’AFP un responsable de la sécurité de l’aéroport, Al-Jilani Al-Dahech.

– Deux avions brûlés –

Deux avions ont été ravagés par les flammes après avoir été touchés par des roquettes. Les deux compagnies nationales ont ainsi déploré la perte d’un Airbus A330 et d’un Bombardier CRJ900.

Les combats se sont étendus à d’autres sites occupés par les Zentanis sur la route de l’aéroport où des explosions étaient entendues depuis le centre-ville, selon un journaliste de l’AFP.

En début de soirée, les combats ont cessé autour de l’aéroport, selon M. Al-Dahech, affirmant que les ex-rebelles Zentanis ont repoussé les attaques contre leurs positions.

Des affrontements continuaient toutefois à opposer les deux camps, notamment, dans la banlieue ouest de la ville, selon des témoins.

Ces affrontements s’inscrivent dans le cadre d’une lutte d’influence politique entre libéraux et islamistes, mais aussi régionale entre les villes rivales de Zenten et de Misrata.

Les Misratis ont affiché ouvertement jeudi leur soutien à l’opération baptisée « L’aube de la Libye » contre les Zentanis, envoyant des forces à Tripoli pour appuyer la milice originaire de la ville engagée dès dimanche dans les combats aux côtés des islamistes.

Depuis le déclenchement des hostilités, des dizaines de roquettes ont été tirées sur l’aéroport, endommageant plusieurs installations ainsi que plus d’une dizaine d’avions libyens.

Les combats de cette semaine ont suscité l’inquiétude de la communauté internationale et poussé l’ONU à évacuer sa mission en Libye.

– L’UE « préoccupée » –

Dimanche encore, la délégation de l’UE en Libye a souligné sa préoccupation face à un « conflit prolongé », exhortant toutes les parties à la « retenue » et au dialogue.

« L’UE rappelle que les attaques contre les aéroports civils constituent une violation du droit international », a-t-elle encore souligné dans un communiqué.

Ces combats ont ravivé les craintes d’un conflit plus large alors que le pays attend toujours la proclamation des résultats des législatives du 25 juin.

Annoncés pour ce dimanche, ils doivent être finalement communiqués lundi, selon la Haute commission électorale.

Selon des observateurs, le courant libéral aurait remporté plus de sièges que les islamistes, qui tentent ainsi de gagner militairement en influence, après avoir perdu sur le terrain électoral.

Dépassées par les évènements, les autorités libyennes ont indiqué la semaine dernière qu’elles envisageaient de faire appel à des forces internationales pour rétablir la sécurité dans le pays miné par l’anarchie depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

S’adressant au Conseil de sécurité de l’ONU à New York, le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz a ainsi demandé jeudi l’aide de l’ONU pour former les forces de sécurité libyennes, afin qu’elles puissent protéger les infrastructures essentielles, notamment les aéroports et installations pétrolières.
============================================================================================================
Brest : le trafic de tram et bus interrompu après une agression

L’opérateur des transports publics de la ville de Brest, Bibus-Keolis, a décidé de suspendre le trafic de bus et tram dimanche soir suite à l’attaque la veille d’une rame de tramway au cocktail molotov dans un quartier sensible de Brest sans faire de blessé.

Dimanche peu après minuit, la dernière rame avec à son bord un seul passager a été la cible de jets de cocktails molotov et de pierres alors qu’elle était à l’arrêt à Pontanezen, un quartier sensible de Brest. Selon le parquet, une quinzaine d’individus cagoulés ont jeté des obstacles sur la voie pour empêcher la rame de redémarrer.

La conductrice a pu repartir et conduire la rame jusqu’au terminus, avec un « sang-froid et un professionnalisme » salués par sa direction. « Il n’y a pas eu de blessés, mais la conductrice est très choquée », a précisé l’opérateur Bibus.

« DU JAMAIS VU À BREST »

Les forces de l’ordre ont interpellé un jeune homme relâché quelques heures plus tard. Une enquête a été ouverte et dimanche soir, il n’y avait pas eu de nouvelles interpellations, a précisé le parquet.

« Ca a été un choc pour l’entreprise, c’est du jamais vu à Brest, et il était important que la direction montre qu’on ne banalise pas de tels gestes », a indiqué a l’AFP Hervé Cohadon, directeur de Bibus-Keolis, soulignant que la décision avait été prise en accord avec les représentants du personnel. « Il n’y avait pas de signes précurseurs d’une telle violence dans le quartier », a-t-il ajouté.

Le trafic des bus et des trams devrait reprendre normalement lundi matin.
==========
réactions

Kamel
En Bretagne aussi, on prépare le lit de Marine Le Pen…

Marco
Scandaleux oui, mais finalement moins que les millions de destruction faites par les « bonnets rouges » en début d’année pour une cause foireuse (les mêmes savent demander plus d’intervention de l’Etat en cas de catastrophe naturelle).

CHRISTIAN ROGEL
La presse locale relate les nombreux délits et agressions qui ont lieu à Brest, spécialement et comme partout,dans les quartiers à forte concentration d’HLM, mais, cela ne remonte jamais dans les médias parisiens. Il y a eu une marche blanche de 1500 personnes pour saluer le martyre d’un jeune couple enlevé. Pas un mot dans les JT. Conclusion : la Bretagne est vue comme une réserve de gentils Indiens. Gardez vos préjugés, c’est meilleur pour votre moral.

furusato faits divers du coup de couteau et autres vétilles
Ces faits divers ne figurant que dans la presse locale , rapidement , sans vraie analyse , ni liaison avec d’autres , constituent lorsqu’on les relie une chaîne importante et significative.Un point commun avec la presse nationale l’évitement du /des nom(s) des coupables , sauf exception.

marcel
en réponse à laurent jacques les lobbys pro immigrationnistes font le lit du chômage avec 5 millions de chômeurs et 2 000 milliards d’€ de dette il est urgent d’arrêter l’immigration avant qu’il ne soit trop tard

Visiteur Londonien
Il y a des quartiers pourris a l’Ouest immediat de Paris avec des elus tout aussi pourris mais comme ce sont des quartiers bourgeois on ne peut en parler.

Kamel
oui sauf que tout le monde veut y habiter dans ces quartiers pourris de l’ouest parisien, tous les profs veulent y enseigner, tous les médecins veulent y exercer alors que dans les quartiers de la banlieue nord et est de Paris, tout le monde veut foutre le camp, les profs sont en arrêt maladie et les médecins vont bosser la trouille au ventre. Mais personne ne vous empêche d’aller habiter dans ce genre de quartier, comme Pontanezen ou tant d’autres où il fait si bon vivre selon vous.

Publicités