François Hollande veut accélérer les réformes et fixe la feuille de route pour 3 ans
following the Bastille Day military parade, on July 14, 2014. AFP PHOTO / POOL / THIBAULT CAMUS

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POLITIQUE – Le président de la République s’exprimait lors de la traditionnelle interview du 14 Juillet…

François Hollande a affirmé lundi sa volonté d’«aller vite», assurant que «pas une minute ne devait être perdue» pour les réformes des trois prochaines années et promettant des baisses d’impôts en 2015 pour «plusieurs centaines de milliers» de Français supplémentaires.
>> Les principales déclarations de François Hollande, par ici

«Moi, de la première minute jusqu’à la dernière minute je ferai des réformes pour changer la France», a assuré le chef de l’Etat lors de sa désormais traditionnelle interview à l’issue du défilé du 14 juillet, d’une ampleur inédite en cette année de commémoration du centenaire de la Première guerre mondiale. Depuis le salon des Portraits, lieu des déjeuners ou dîners restreints à l’Elysée, le chef de l’Etat a répondu sur TF1 et France 2, pendant quarante minutes.
>> Tout le live du 14 Juillet, par là

Avec cette interview, François Hollande, en léger regain de popularité, revient sur le devant de la scène après la diète médiatique qu’il observait depuis plus de deux mois.
«Reprise trop fragile»

Affirmant avoir depuis deux ans «posé les bases du redressement», le chef de l’Etat a toutefois reconnu qu’en dépit de ses promesses, «la reprise est trop fragile». Il a réaffirmé compter sur le pacte de responsabilité et de solidarité «pour relancer l’économie française» avec en particulier «cette décision de transférer aux entreprises 40 milliards d’euros».

«Un pacte, c’est un rassemblement», a-t-il dit, soulignant que «les entreprises doivent maintenant faire ce à quoi elles se sont engagées» en matière de création d’emplois.

«Moi, président de la République je veux qu’à la fin de mon quinquennat le pays soit plus fort», a affirmé le président avec un sourire allusif à son anaphore de débat d’entre deux tours en 2012 face à Nicolas Sarkozy.

Il a réaffirmé la priorité de la lutte pour l’emploi. Depuis 10 ans, le taux de chômage atteint « 10% de la population active. «Je ne peux pas l’admettre», «nous n’allons pas attendre» pour agir», a-t-il promis. «Nous n’avons pas tout essayé».
Avancer sur l’apprentissage

Le président a annnoncé qu’il présiderait lui-même à la rentrée, une «rencontre pour lever tous les obstacles à l’apprentissage». «L’objectif est de créer 500.000 apprentis d’ici 2017».

Alors que le gouvernement étudie sérieusement la possibilité d’une baisse d’impôt élargie en 2015 pour les ménages modestes, François Hollande a simplement indiqué que 2014-2015 «un effort» serait fait pour que «pour qu’il y ait plusieurs centaines de milliers de Français qui paient moins d’impôts», en particulier les classes moyennes.

Il a précisé qu’après les réformes économiques en 2014, il y aurait celles qui concernent la santé et les jeunes en 2015 puis celles de société en 2016.
Lapsus «Prisonnier… innocent»

Quant aux démêlés judiciaires de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat a assuré n’être jamais intervenu. «Je ne l’ai non seulement pas fait mais je ne peux même pas y avoir songé», a-t-il assuré rappelant «le principe de l’indépendance de la justice». Il a commis au passage un savoureux lapsus en affirmant que chacun doit être «prisonnier… présumé innocent».

Faute de temps, François Hollande a peu évoqué les questions internationales mis à part le conflit israélo-palestinien à Gaza, qui «ne doit pas être importé en France», a-t-il mis en garde après l’incident qui a touché une synagogue à Paris.
20 minutes avec AFP
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Jan31
Et M. Je il va enfin réduire son salaire et celui des ministres, des députés et des sénateurs ? Il va réduire aussi les indemnités de tout ce monde ? Moi je il va arrêter de faire fermer des entreprise et des commerces et de créer du chômage ? Moi président je il va cesser de dépenser l’ argent public ? Grâce à lui en tout cas moi je ferme mon entreprise, pour s’ engraisser il n’ hésite pas à nous taxer et surtaxer, nous prendre même ce que l’ on n’ a pas. Ceci est bon pour les petites entreprises et les salariés, nous sommes tous dans la même galère et au lieu de nous déchirer, nous devrions faire front commun.

LEZU
Il ne vient à l’idée de personne qu’il n’est pas le seul responsable de l’état de notre pays ? Que font les patrons à part du chantage ? Qui n’a pas investi ? Qui ne s’est pas modernisé à temps ? Qui a préféré payer les actionnaires ou soi même? Et que font nos syndicats ? Qui refuse systématiquement toutes les propositions? qui réfléchit comme au Moyen Age? Qui déclenche des grêves aussi vaines qu’inutiles? Patrons , syndicats tirent comme des ânes ,chacun de leur coté . Ils ne risquent pas ainsi d’avancer . La vérité est que dans ce pays, les idées des uns et des autres (les notres à tous ou presque à tous ! ) ont besoin d’un bon décrassage . .On a besoin de sortir du carcan qui nous paralyse depuis des siècles ! d’abandonner l’idée que patrons et ouvriers ont des interêts incompatibles . Dans une entreprise toutes les forces vives comptent . Des équipes ou il n’y a que méfiance , dialogues de sourds , interêts particuliers ne gagnent sur aucun terrain . Tout le monde sait ça ! Hollande leur propose de discuter , d’avancer , de trouver des compromis et que font ils ? Ils se menacent , s’accusent , claquent la porte !En Allemagne, En Suede et ailleurs , on discute jusqu’à trouver une solution avant de s’arrêter de travailler , avant de se précipiter voir Merkel pour qu’elle intervienne . Bref ailleurs on est adulte , on ne refile pas le bébé au gouvernement pour ensuite s’en plaindre . Les patrons veulent diriger? Très bien qu’ils le fassent intelligemment et qu’ils cessent de pleurnicher le soir à l’Elysée! Les syndicats ont leur mot à dire? Très bien, mais qu’ils cessent de ramer à contre courant , de faire perdre du fric aux grévistes ! Que chacun donne priorité au dialogue et je parie que tout ira plus vite et mieux . Que chacun prenne sa part de responsabilité au lieu d’accuser « papa Président « C’est si facile d’attendre tout des autres ! et si stupide de penser que Hollande , ou n’importe qui d’autre peut nous tirer du pétrin tout seul sans la collaboration de tous !

crabduc
Oui, c’est très vrai…
Mais qui a fait toutes les promesses intenables pour se faire élire..?

kloran
Bonjour,
Le président de la République estime que l’apprentissage et les contrats aidés sont la solution alors pourquoi ne se l’applique-t-il pas à lui-même et à son gouvernement? Ils sont pourtant débutants et n’ont jamais exercés la fonction. Pourquoi aussi ne travaillent t’ils pas quasiment gratuitement pour l’Etat en service civique pour rétablir la cohésion nationale comme ils disent ? Le sous salariat et l’esclavagisme moderne pour les autres, cela suffit. IL est temps d’instaurer dans notre pays l’égalité avec un même statut applicable à tous avec une garantie pour tous d’un revenu décent, d’un travail correctement rémunéré en fonction du diplôme.

mich2pains
Merci à vous « Madeleine Lenorman  » pour tous ces chiffres qui viennent nous rappeler à quel point la France est … »bien bonne  » envers les pauvres de la planète !
Personnellement , je n’ai pas besoin de savoir où niche le « MALAWI  » pour me dire que si j’avais payé des impôts (…) ils auraient servi à régler les 364 millions de $ de dettes de ce pays !
De grâce , prévenez-moi le jour où les impôts des Français ne serviront qu’aux Français et à la France .

jean-lamperier
Le Président cherche à finir son mandat, C’est toujours demain « on rase gratis », cela ne fera qu’aggraver la situation actuelle, cela ne donnera pas la confiance internationale si nécessaire à notre FRANCE .
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Budget de l’Elysée : en progrès, mais peut encore mieux faire
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Les Sages saluent les progrès effectués en 2013 mais appellent à des efforts supplémentaires.
Comptes et gestion de l’Elysée : des progrès mais encore des efforts à faire, estime la Cour des comptes, mardi 15 juillet. (SIPA) Comptes et gestion de l’Elysée : des progrès mais encore des efforts à faire, estime la Cour des comptes, mardi 15 juillet. (SIPA)

La Cour des comptes souligne mardi 15 juillet, dans son rapport annuel sur la gestion financière de l’Elysée, que des efforts ont été accomplis, mais que des progrès sont encore possibles, notamment dans le domaine des achats.

Pour la sixième année consécutive, la Cour des comptes a passé au crible le budget de l’Elysée. Signé de Didier Migaud, le Premier président de la Cour, ce rapport couvre l’ensemble de l’année 2013.
Des économies saluées

L’an dernier, l’Elysée a ainsi enregistré un excédent de 3,6 millions d’euros, sur une dotation initiale de 101,2 millions (en baisse de 10% depuis 2009). Les charges se sont élevées à 101,4 millions d’euros, contre 112,6 millions en 2009 (-10%)

A la dotation initiale se sont ajoutés des « produits divers » d’un montant de 7,7 millions d’euros, selon la Cour. « Cette somme correspond pour 2,75 millions d’euros aux produits divers de gestion (recettes de restauration, remboursements des participations aux voyages officiels, etc.) et pour 5 millions d’euros à des produits exceptionnels (ventes de vin, etc.) », explique la Cour des comptes.

L’Elysée est aussi parvenu à faire des économies en frais de télécommunications, de déplacements et de locations.

Les sages de la rue Cambon saluent en particulier le « recours accru » aux marchés publics pour passer les commandes : 59% des commandes opérées par les trois principaux services (intendance, informatique, immobilier/moyens généraux), qui représentent 70% du total des dépenses, sont ainsi réalisées selon cette procédure, contre 30% en 2012.
Baisse du personnel

Les « déplacements, missions et réceptions » ont représenté des charges de 10,2 millions d’euros, en hausse par rapport à 2012 mais en baisse « conséquente » par rapport aux 14,9 millions d’euros de 2009.

Le chef de l’Etat a effectué l’an dernier 56 déplacements en métropole et 40 à l’étranger. Le coût de ces déplacements a été contenu, salue la Cour, qui pointe en particulier la décision de ne plus faire décoller systématiquement l’avion de secours qui suivait l’appareil présidentiel.

Les dépenses de personnel sont-elles restées quasi stables, à 69,3 millions d’euros, contre 69,4 millions euros en 2012. En 2009, elles atteignaient 69,6 millions d’euros et 70,3 millions d’euros en 2011. « De fait, les effectifs globaux de la Présidence ont été fortement réduits dans la période récente, passant de 1.051 à 858 (-18,4%) de fin 2007 à fin 2012 », explique la Cour.

Autre amélioration, la gestion du parc automobile. Le nombre de kilomètres parcourus est passé de 1,8 million en 2011 à 1,3 en 2013, « ce qui a permis une sensible réduction des dépenses de carburant ».

Les dépenses de fonctionnement du pôle communication se sont élevées à 0,77 million d’euros contre 1,05 millions d’euros en 2012. « Il n’a été réalisé aucun sondage d’opinion, ni fait appel à un cabinet de conseil dans ce domaine », relève la Cour des comptes.
Valérie Trierweiler a coûté 396.000 euros en 2013

Un chapitre du rapport est consacré à l’ex-Première dame, Valérie Trierweiler, qui disposait en 2013 de cinq collaborateurs directs (deux chargés de mission contractuels et trois mises à disposition de personnel permanent de la Présidence) et de quatre officiers du Groupement de sécurité de la Présidence de la République (GSPR). Le total de la rémunération brute annuelle des cinq agents s’élevait à 396.900 euros.

Après la séparation du couple présidentiel, « les postes ont tous été supprimés : en février 2014, ces personnels ont été affectés sur des postes vacants de la Présidence ou remis à disposition de leur administration d’origine », note la Cour.

La Cour souligne cependant que des « améliorations » sont encore possibles, en termes d’achats ou de « contrôle interne ». La Cour encourage aussi l’Elysée à poursuivre la « formalisation des procédures », avec la multiplication d’instructions écrites.
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capitaine haddock
Bonjour,
Ce genre d’article me fait sourire ! Nos politiciens ont -ils dans leur vocabulaire et leur quotidien, les mots  » Economie, Gestion, Stratégie », est – ce possible ? Non, ils ne connaissent que Fiscalité, Taxes et Gaspillages !

Jean-Paul Guesnier
Dans ce demi-satisfecit de la Cour des comptes, il faut compter sur les 396.000 euros d’économie (au moins) avec le départ de la maîtresse du président et première dame de France (excusez du peu !), sans compter le personnel mis à sa disposition qui s’est donc retrouvé avec une allocation chômage (en théorie seulement). Un budget de l’Élysée en baisse donc. C’est un premier pas comme celui sur la lune…

leonard michalon
Coute cher les maitresses du president !!!!

Gerard Guery
Uniquement le site de Carla a coûté 400.000 €, ( merci Bigmillions ).
Le petit avion Sarko Air One a coûté 300 millions, alors que 3 autres avions étaient dispo.
Problème de mémoire selective.

ANDRE PLOUGARDEL
Chers posteurs du Nouvels Obs.

Je m’adresse particulièrement à tous ceux et celles qui ont apprécié mes commentaires décalés parfois,et même souvent déjantés.Je dois dire que j’ai pris un réel plaisir à raconter ce qui me passait par la tête.A ma manière.Le canal de la provocation a toujours été privilégié dans ma communication.Certes,cela peut déplaire certains,mais aussi en réjouir d’autres.Mais voilà Audrey m’a dénoncé à la Gestapo de la bienpensance.Car il y en a une au nouvel obs.Comme dans beaucoup de journaux.La France est morte.Ou plutôt se meurt à petit feu.Victime du virus du politiquement correct.Quand ce ne sont pas des hommes illustres qui disparaissent,ce sont des émissions de qualité qui sont supprimées.Des exemples en témoignent ici et là.Alain Veinstein et son émission »du jour au lendemain » que j’adorais écouter à mes heures d’insomnie.
Daniel Mermet »La bas si j’y suis » et bien d’autres encore à venir.Mais Audrey s’en fout.
André Plougardel

Gilles Breteau
ah vous êtes aussi « le » Plougardel, celui qui nous envoie des copiés collés ?
Non, ça n’a rien à voir avec la gestapo: vos œuvres n’ont rien à voir avec un forum car elles se ne se prêtent pas à la controverse.
Désolé, adoptez le mode polémique et revenez nous voir: Audrey a eu raison.
pour Daniel Mermet, d’accord, c’es dommage, mais il a aussi 72 ans et il faut faire de la place aux jeunes. Il y a aussi sur France culture des programmes enrichissant.
Voila André, bonne nuit, « and so to bed » comme disait Samuel Pepys
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Budget rectificatif: pas de hausse de la taxe de séjour hôtelière
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Vue de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le 4 mars 2009 à Paris Joel Saget AFP
Mis à jour le 16.07.14 à 10h40

L’Assemblée nationale a accepté de justesse, dans la nuit de mardi à mercredi, de renoncer au relèvement du plafond de la taxe de séjour à 8 euros, contre 1,50 euro actuellement, voté en première lecture, et de repousser toute réforme à 2015.

L’Assemblée, qui a suspendu ses travaux à 2H00 sans avoir achevé l’examen en nouvelle lecture du projet de loi de finances rectificative (PLFR) devra se prononcer mercredi après-midi sur la hausse à deux euros de la taxe de séjour en Ile-de-France, que le gouvernement propose également de supprimer.

Elle se prononcera aussi sur l’ensemble du projet, déclinaison du pacte de responsabilité controversé dans une partie de la gauche. La semaine prochaine, le texte reviendra devant le Sénat, qui l’avait rejeté en première lecture, puis devrait être définitivement adopté par les députés.

L’amendement gouvernemental de suppression de la hausse du plafond de la taxe de séjour a été adopté par 33 voix contre 28.

La majorité du groupe socialiste (25 sur 41 députés du groupe, dont son président, Bruno Le Roux), comme les écologistes, ont voté contre l’amendement gouvernemental, qui a été adopté grâce aux voix de l’UMP, de l’UDI et des radicaux de gauche.

Les mesures sur la taxe de séjour avaient été adoptées le 25 juin sur proposition de députés socialistes, en particulier d’Ile-de-France, sans que le gouvernement ne s’y oppose. Mais elles avaient ensuite suscité la vive opposition du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en charge du tourisme, qui relayait les inquiétudes des professionnels du secteur.

La commission des Finances de l’Assemblée avait alors proposé jeudi dernier un nouveau mécanisme inspiré d’un rapport parlementaire sur la fiscalité des hébergements touristiques: de nouveaux tarifs ne pouvant dépasser 3,50 euros par nuitée et par personne, mais aussi un nouveau barème, avec une catégorie spécifique pour les palaces.

C’est sur la base de ces propositions que la majorité du groupe socialiste voulait discuter, et malgré une longue suspension de séance, M. Eckert n’a pas réussi à la convaincre.

– Crédits pour l’apprentissage –

Repousser toute réforme à 2015 «permettra de conduire dans des conditions apaisées une concertation avec les professionnels, qui ne sont pas opposés au principe d’une modernisation de ces taxes, et d’en expertiser précisément l’impact en particulier du point de vue de l’attractivité du territoire français», a argumenté le secrétaire d’Etat, qui a rencontré plus d’échos du côté de l’opposition.

Les députés ont voté par ailleurs un amendement gouvernemental sur l’apprentissage permettant le déblocage de 146 millions des 200 millions d’euros supplémentaires annoncés pour 2015 par Manuel Valls lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet.

Un long débat a occupé l’Assemblée sur le remplacement de l’écotaxe par un péage de transit poids lourds, déjà voté en première lecture. L’opposition a de nouveau protesté contre le fait que la carte des routes concernées n’était pas annexée au projet de loi. Le gouvernement a toutefois fait voter un amendement incluant dans le projet de loi le critère de routes supportant un trafic journalier de plus de 2.500 véhicules, au lieu de renvoyer ce chiffre à un décret. Et les députés ont ajouté les camions transportant des carcasses d’animaux à la liste des véhicules exemptés.

Par ailleurs, l’Assemblée a remplacé, sur proposition du gouvernement, un amendement sur la traçabilité des produits du tabac, voté en première lecture, par un nouveau texte qui retranscrit une directive européenne sur le sujet, sans s’en écarter.

Globalement, le PLFR prévoit 1,6 milliard d’euros d’économies supplémentaires pour arriver à ramener le déficit public à 3,8% du PIB mais aussi une réduction d’impôt sur le revenu pour des ménages modestes, ainsi qu’une prorogation d’un an de la contribution exceptionnelle d’impôt sur les sociétés.

Autre modification votée mardi en fin d’après-midi à la demande du gouvernement: la suppression d’une mesure technique mais à signification politique adoptée sur initiative de la socialiste Karine Berger pour modifier la répartition du déficit public entre «structurel» (conséquence des politiques menées) et «conjoncturel».

Sur le pacte avec les entreprises cher à l’exécutif, «tout s’est joué en première lecture», soulignait avant la discussion l’un des socialistes «frondeurs», Laurent Baumel, convaincu toutefois que le débat «rebondira dans quelques mois».
© 2014 AFP
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Taxe de séjour : l’Assemblée repousse toute réforme à 2015

L’amendement gouvernemental qui supprimait la hausse du plafond de la taxe de séjour a été adopté grâce à l’UMP, l’UDI et les radicaux de gauche.
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Une abstention massive dans les rangs socialistes semble, de fait, peu probable tant le vote des budgets signe l’appartenance à une majorité. LCHAM SIPA Une abstention massive dans les rangs socialistes semble, de fait, peu probable tant le vote des budgets signe l’appartenance à une majorité. LCHAM SIPA

L’Assemblée nationale a accepté de justesse, dans la nuit de mardi à mercredi 16 juillet, de renoncer au relèvement du plafond de la taxe de séjour à 8 euros, contre 1,50 euro actuellement, voté en première lecture, et de repousser toute réforme à 2015.

L’Assemblée, qui a suspendu ses travaux à 2 heures du matin sans avoir achevé l’examen en nouvelle lecture du projet de loi de finances rectificative (PLFR) devra se prononcer mercredi après-midi sur la hausse à deux euros de la taxe de séjour en Ile-de-France, que le gouvernement propose également de supprimer.
Les socialistes contre l’amendement gouvernemental

Elle se prononcera aussi sur l’ensemble du projet, déclinaison du pacte de responsabilité controversé dans une partie de la gauche. La semaine prochaine, le texte reviendra devant le Sénat, qui l’avait rejeté en première lecture, puis devrait être définitivement adopté par les députés.

L’amendement gouvernemental de suppression de la hausse du plafond de la taxe de séjour a été adopté par 33 voix contre 28.

La majorité du groupe socialiste (25 sur 41 députés du groupe, dont son président, Bruno Le Roux), comme les écologistes, ont voté contre l’amendement gouvernemental, qui a été adopté grâce aux voix de l’UMP, de l’UDI et des radicaux de gauche.

Les mesures sur la taxe de séjour avaient été adoptées le 25 juin sur proposition de députés socialistes, en particulier d’Ile-de-France, sans que le gouvernement ne s’y oppose. Mais elles avaient ensuite suscité la vive opposition du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en charge du tourisme, qui relayait les inquiétudes des professionnels du secteur.

La commission des Finances de l’Assemblée avait alors proposé jeudi dernier un nouveau mécanisme inspiré d’un rapport parlementaire sur la fiscalité des hébergements touristiques: de nouveaux tarifs ne pouvant dépasser 3,50 euros par nuitée et par personne, mais aussi un nouveau barème, avec une catégorie spécifique pour les palaces.

C’est sur la base de ces propositions que la majorité du groupe socialiste voulait discuter, et malgré une longue suspension de séance, M. Eckert n’a pas réussi à la convaincre.
146 millions d’euros pour l’apprentissage

Repousser toute réforme à 2015 « permettra de conduire dans des conditions apaisées une concertation avec les professionnels, qui ne sont pas opposés au principe d’une modernisation de ces taxes, et d’en expertiser précisément l’impact en particulier du point de vue de l’attractivité du territoire français », a argumenté le secrétaire d’Etat, qui a rencontré plus d’échos du côté de l’opposition.

Les députés ont voté par ailleurs un amendement gouvernemental sur l’apprentissage permettant le déblocage de 146 millions des 200 millions d’euros supplémentaires annoncés pour 2015 par Manuel Valls lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet.

Un long débat a occupé l’Assemblée sur le remplacement de l’écotaxe par un péage de transit poids lourds, déjà voté en première lecture. L’opposition a de nouveau protesté contre le fait que la carte des routes concernées n’était pas annexée au projet de loi. Le gouvernement a toutefois fait voter un amendement incluant dans le projet de loi le critère de routes supportant un trafic journalier de plus de 2.500 véhicules, au lieu de renvoyer ce chiffre à un décret. Et les députés ont ajouté les camions transportant des carcasses d’animaux à la liste des véhicules exemptés.

Par ailleurs, l’Assemblée a remplacé, sur proposition du gouvernement, un amendement sur la traçabilité des produits du tabac, voté en première lecture, par un nouveau texte qui retranscrit une directive européenne sur le sujet, sans s’en écarter.

Globalement, le PLFR prévoit 1,6 milliard d’euros d’économies supplémentaires pour arriver à ramener le déficit public à 3,8% du PIB mais aussi une réduction d’impôt sur le revenu pour des ménages modestes, ainsi qu’une prorogation d’un an de la contribution exceptionnelle d’impôt sur les sociétés.

Autre modification votée mardi en fin d’après-midi à la demande du gouvernement: la suppression d’une mesure technique mais à signification politique adoptée sur initiative de la socialiste Karine Berger pour modifier la répartition du déficit public entre « structurel » (conséquence des politiques menées) et « conjoncturel ».

Sur le pacte avec les entreprises cher à l’exécutif, « tout s’est joué en première lecture », soulignait avant la discussion l’un des socialistes « frondeurs », Laurent Baumel, convaincu toutefois que le débat « rebondira dans quelques mois ».
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Gerard Brayle
Titre de l’article: « L’amendement qui supprimait la hausse du plafond de la taxe de séjour a été adopté grâce à l’UMP,l’UDI et les radicaux de gauche ».
N’eût-il pas été correct d’écrire: »…a été adopté grâce à l’UMP,à l’UDI et AUX radicaux de gauche. »? :=))
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France et Allemagne ne veulent plus des demandeurs d’asile albanais et serbes

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Les ministres de l’Intérieur allemand, serbe et français, Thomas de Maizière, Saimir Tahiri et Bernard Cazeneuve, le 15 juillet 2014 à Tirana Gent Shkullaku AFP
Mis à jour le 16.07.14 à 09h00

«Ne venez pas chez nous !»: tel est le message adressé par l’Allemagne et la France aux demandeurs d’asile serbes et albanais dont les gouvernements frappent aux portes de l’Europe et peinent à juguler émigration ou trafics d’armes chez eux.

Mardi, au palais du gouvernement de Serbie à Belgrade : A la tribune, le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, n’y va pas par quatre chemins. Les demandes de visas de ressortissants serbes, explique-t-il, «ont explosé» en Allemagne, «vingt fois plus qu’avant».

«N’essayez pas de venir en Allemagne, vous n’avez aucune chance !», avertit le ministre allemand.

A son côté, le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, reste de marbre. Il vient de donner des gages de confiance à M. de Maizière qui, en compagnie de son homologue français Bernard Cazeneuve, effectue depuis lundi une visite de deux jours en Serbie puis en Albanie, dans le cadre de la future adhésion des deux pays des Balkans à l’Union européenne.

Les deux ministres viennent parler précisément justice, police, immigration, au titre des obligations à cette entrée dans l’UE ardemment désirée par les Serbes et les Albanais, selon leurs gouvernements.

Pas simple. En France, les demandes de visas d’Albanais ont aussi explosé, passant, selon l’Intérieur français, de 507 en 2011 à 5.066 en 2013. Selon la France, la crise économique en Grèce a fait fuir les Albanais qui s’y trouvaient et qui se tournent désormais vers d’autres contrées d’Europe.

– Des kalachnikovs en banlieue –

M. Cazeneuve, en termes plus diplomatiques, a d’ailleurs, devant les Albanais à Tirana, adressé peu après le même message que son homologue allemand. Il est illusoire de «fonder de faux espoirs quant à l’obtention massive de visas» français, a-t-il dit, fustigeant «ceux qui le promettent».

Les deux ministres ont donc adressé un message de fermeté aux deux aspirants à l’UE sur ce sujet précis, mais aussi promis leur aide et leur «partenariat», en créant des groupes de travail.

Cela vaut aussi pour ce qui concerne les autres sujets qui fâchent parfois dans l’UE: filières de «traites d’êtres humains» et de drogue «qui passent par les Balkans», selon M. De Maizière, trafics d’armes qui ont des répercussions en Europe, criminalité organisée.

La France est en première ligne de ces trafics d’armes lourdes dont se servent ses braqueurs et qui circulent également dans les banlieues chaudes.

Révélateur, selon eux, du phénomène, les policiers et magistrats français en poste en Serbie à titre d’observateurs ont ainsi constaté récemment «in vivo» la remise de kalachnikovs par un Serbe de Bosnie à des jeunes de la banlieue parisienne.

C’est dire le chemin à parcourir pour les Serbes et les Albanais sur le chemin de l’Europe. Mais les deux ministres de l’Intérieur ont nié vouloir taper du poing sur la table et s’ingérer dans les affaires internes des deux pays.

«Il faut nous comprendre et progresser, agir ensemble», a au contraire martelé M. Cazeneuve. «Nous sommes partenaires, l’Europe n’est pas le problème mais la solution» aux problèmes que rencontrent les pays des Balkans, selon lui.

«Ils sont demandeurs de méthodes et d’expertises», selon le ministère français de l’Intérieur, qui se félicite à cet égard du poids «volontaire» de «l’axe franco-allemand» affirmé lors de cette visite express.

© 2014 AFP
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Notaires, avocats, pharmaciens… bientôt des professions déréglementées ?
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Comme Montebourg, l’Inspection générale des finances prône, dans un rapport, une dérégulation des professions dites réglementées dont les prix sont jugés trop élevés par le ministre.
Dans une pharmacie, à Bordeaux, le 23 mai 2014. Les professions médicales ont un des taux de défaillance les plus faibles de France, du fait de leur numerus clausus, selon le rapport. (SERGE POUZET/SIPA) Dans une pharmacie, à Bordeaux, le 23 mai 2014. Les professions médicales ont un des taux de défaillance les plus faibles de France, du fait de leur numerus clausus, selon le rapport. (SERGE POUZET/SIPA)

C’est un rapport qui tombe à pic pour Arnaud Montebourg. Jeudi dernier, le ministre de l’Economie s’en prenait aux huissiers, notaires, greffiers, avocats, pharmaciens, ambulanciers… disant vouloir déréguler ces professions réglementées dont les prix seraient trop élevés. Un rapport de l’Inspection générale des finances les pointe, lui aussi, du doigt.

Commandé par Pierre Moscovici lorsqu’il était à la tête de Bercy, le contenu du rapport a été révélé ce mardi 15 juillet par « Les Echos ». La conclusion du quotidien est sans appel : sur les 37 professions réglementées étudiées dans le rapport, certaines bénéficient bien de « rentes ».
Une rentabilité 2,4 fois supérieure

« Sur 100 euros versés par le consommateur, un huissier de justice réalise un bénéfice net de 43 euros (chiffre moyen sur l’ensemble des actes réalisés par un huissier) et un greffier de tribunal de commerce pas moins de 44 euros » alors que la moyenne du bénéfice net en France s’estime à 8 euros, rapporte le journal. C’est donc un peu plus de cinq fois plus.

Il existerait ainsi une relation de causalité entre le nombre de réglementations régulant une profession et ces généreux bénéfices : plus une profession serait réglementée, plus sa rentabilité serait accrue… jusqu’à « 2,4 fois supérieure à celle constatée dans le reste de l’économie ».
Pas d’explications valables

Pas de relation proportionnelle entre le niveau d’études et les revenus

D’après le rapport, ni le niveau de technicité ni les compétences requises ne permettent de justifier les hauts revenus des professions visées – 6.000 euros net par mois pour les huissiers et plus de 10.000 euros net par mois pour les greffiers.

Car, comme le souligne le quotidien économique, « si les pharmaciens biologistes, médecins ou encore commissaires au comptes ont un niveau minimum d’études supérieur à huit ans, leurs revenus sont inférieurs à celui des greffiers de tribunal de commerce ou des administrateurs judiciaires qui ont pourtant un niveau d’études inférieur. »

Un service client critiqué

Ces prix élevés pourraient-ils alors s’expliquer au regard de la qualité du service rendu au client ? Non : selon un sondage réalisé par l’IGF, plus d’un Français sur deux se déclare insatisfait des administrateurs et mandataires judiciaires.
Un monde à part ?

Un bénéfice en hausse

Alors qu’entre 2000 et 2010 le PIB augmentait de 34,6%, le bénéfice des 37 professions réglementées, lui, progressait de 46% et leur valeur ajoutée de 53,7%. Elles ont pourtant touché 1,7 milliard d’euros de crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) sur les 20 milliards distribués, observe « Les Echos ».

Un taux de faillite deux fois plus faible

De plus, « les métiers concernés ont un taux de faillite de 0,8 %, contre une moyenne nationale de 1,4 % », un taux garanti « par le numerus clausus qui protège certains d’entre eux », explique le journal.
Quelles réformes ?

Le rapport conclut sur la possibilité de réformer ces professions réglementées, notamment en mettant fin à la situation de certains monopoles et en modifiant la fixation des tarifs réglementés. Des réformes qui permettraient à l’économie française de respirer, selon le quotidien :
[Elles] pourraient générer une baisse des prix de 10 à 20 % dans les secteurs concernés. Le surcroît d’activité attendu pourrait aller jusqu’à 0,3 point de PIB. »

De quoi inquiéter les professionnels visés, qui ont déjà réagi aux attaques d’Arnaud Montebourg, lors de son discours le jeudi 10 juillet.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’affaiblir les secteurs économiques en forme, mais d’appeler à la solidarité. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat, a d’ailleurs estimé ce mardi qu’il y avait « sûrement des corrections à faire » s’agissant de certaines professions réglementées, qui « doivent comprendre » qu’elles peuvent « faire des efforts. » De son côté, Jean Tarrade, président du Conseil supérieur du notariat invité à la matinale de Bourdin, a déclaré ne pas s’opposer à une redéfinition du tarif des notaires, qui « date de 1978 ».

C.W. – Le Nouvel Observateur
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Jean COUDERC
37 professions à tondre. Et tout ce que l’on puorrait récupérer à coté : les indemnités des élus, les subventions aux journaux qui bénéficient chacun dans leur région d’un monopole, et les comités d’entreprises des sociétés nationalisées — EDF–financement des partis politiques, subventions SNCM, intermittents du spectacle, immigrés — Léonarda– etc. etc,

xxx yyyy
prevenez moi quand je suis libre de prelever des impots sur mes voisins. je sens que ca va devenir interessant d’etre de gauche.

donc l’État qui a vendu chèrement des licences pour que les chauffeur de taxi les huissier…. ai une retraite. devalue les droits au profits des societe comme Google……… au nom de la justice l’État restera le plus grand voleur de tous les temps tout ca pour les donner a Google . il est temps de suprimer les reglementation autorissant le gouvernement a aider leur « amis » a nos frais.
les subventionaux journeaux ne sont pas dans la reduction envisager je devine.
NON AUX TAXES
IMPOTS… non AUX arnaques reglementées
TIPP
impots foncier
taxe d’habitation
taxe de sejours
TVA
TVA SOCIALE…..

Gilles Breteau
Pardon, je disais:
Ces entreprises qui encaissent la CICE conformément à la loi ne sont pas responsables de la stupidité de ce genre de mesure voie dans laquelle le gouvernement veut persévérer avec le pacte de responsabilité. Quel gâchis des deniers publics: encore plus fort que Sarkozy, en fait.

« De plus, « les métiers concernés ont un taux de faillite de 0,8 %, contre une moyenne nationale de 1,4 % », un taux garanti « par le numerus clausus qui protège certains d’entre eux », explique le journal »
qu’est-ce à dire ? qu’en bonne justice socialiste il faut augmenter leur taux de faillite ?
Ces entreprises qui encaissent l

Abdul Archiduc
Comme ce sera une opération franco française elle sera blanche pour les finances de l’état.
Et puis comme avec la loi Duflot les constructions se sont effondrées de moitié certains notaires vont peut-être faire du ménage…
Tout n’est donc pas simple avec mister Normal.
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Abattoir de volaille: les Tilly-Sabco ont passé la nuit sur une route nationale

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Des salariés d’un abattoir de Tilly-Sabco bloquent un pont et une route près de Plouegat-Moysan, entre Brest et Rennes, le 15 juillet 2014 Fred Tanneau AFP
Mis à jour le 16.07.14 à 10h30

Environ 70 salariés et éleveurs de l’abattoir breton Tilly-Sabco ont passé la nuit de mardi à mercredi sur un pont de la RN12 entre Rennes et Brest avant une réunion dans l’après-midi de mercredi à Rennes sur la situation de leur abattoir, qui risque de fermer faute d’approvisionnement.

Arrivés à plus de 300 mardi après-midi à Plouégat-Moysan, au niveau de la bretelle de sortie qui permet d’accéder à l »usine du groupe à Guerlesquin, les salariés de cet abattoir spécialisé dans les poulets surgelés destinés à l’exportation étaient environ une centaine encore sur place mercredi matin vers 09h00, a constaté un correspondant de l’AFP.

Six camions bloquaient toujours la RN12 dans les deux sens et les manifestants étaient installés sur le pont enjambant la route nationale. Ils ont aménagé une cantine avec des tables et écoutaient de la musique tandis que deux feux de palette brûlaient à proximité, à côté d’un panneau «Tilly-Sabco, 335 sacrifiés».

La circulation est déviée depuis mardi après-midi sur la RN12 entre Guingamp et Morlaix, via Carhaix ou Lannion.

Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), le principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l’abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer le 28 juin faute d’assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière, selon une source syndicale.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

Une réunion est prévue à la préfecture de région à Rennes mercredi à 14h30 pour envisager l’avenir de l’entreprise bretonne. «Si on entend parler de formation, de cellule de reclassement, de dépôt de bilan, on claque la porte», a d’ores et déjà prévenu mardi Corinne Nicole, déléguée CGT de Tilly-Sabco.

«Nous demandons 800.000 euros par mois a minima, cela permet l’abattage de 450.000 poulets, soit 2 jours de travail par semaine, pour garder notre principal client le temps de trouver une solution pour la filière», a-t-elle détaillé.
© 2014 AFP
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Le camp de Nicolas Vanier fermé : avec 60 chiens à la SPA, l’envers du décor est pitoyable
Publié le 15-07-2014 à 18h01 – Modifié à 18h31

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Avatar de Dom Bochel Guégan
Par Dom Bochel Guégan
Chroniqueuse société
LE PLUS. Ce mardi 15 juillet, le Camp Nicolas Vanier qui accueillait près d’une soixantaine de chiens a été fermé par arrêté préfectorale pour manque d’hygiène. De son côté, le célèbre explorateur se dédouane de toute responsabilité, rappelant son amour pour ses chiens. Pour notre chroniqueuse Dom Bochel Guégan, ses explications ne tiennent pas. Voici son coup de gueule.
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Les chiens de Nicolas Vanier lors de leur arrivée à l’association Eden Valley. (H. Collot/SIPA)

Le célèbre camp de Nicolas Vanier est désormais fermé, la faute aux passionnés qui ne sont pas des gestionnaires selon le célèbre et très médiatisé explorateur
« Un camp pour lequel nous avons dépensé beaucoup d’argent, beaucoup trop, selon Nicolas Vanier, qui l’explique les yeux rougis, dans une vidéo postée sur la page Facebook du camp, ce qui d’ailleurs a pour conséquence la fermeture de ce camp »

La zénitude absolue du Camp Nicolas Vanier
Dans combien d’émission n’a-t-on pas vu ces stars, emmitouflées comme dans le Grand Nord, découvrir le frisson du traîneau dans la neigé tiré par des chiens.

Encore dernièrement, Michel Cymes et Adriana Karembeu ont ainsi, pour l’émission “Les pouvoirs incroyables du corps humain” diffusée sur France 2, fait une incursion dans le Camp Nicolas Vanier et pu vivre une expérience inédite de « zénitude absolue » au milieu des forêts enneigées et des chiens de traîneau « sous le regard bienveillant de Marie Rouvillois et Erwan Mairy, associés de Nicolas Vanier ».

« Mais nous y avons dépensé surtout beaucoup d’énergie et beaucoup de cœur et beaucoup de temps dans le seul but que nous avons de partager cet amour des chiens, de la nature, des chevaux. »
Des chiens dont Nicolas Vanier se vante sur son site d’avoir créé « une race à part pour répondre aux besoins de mes expéditions très particulières, où les chiens ont à parcourir de très longues distances dans des conditions difficiles

Quand Nicolas Vanier se dédouane
Nicolas Vanier explique également dans cette vidéo qu’il espère un repreneur mû par « la même passion ».

De même, sur son site « le Camp Nicolas Vanier », il se justifie en se dédouanant de cette fermeture, il n’était pas gestionnaire, certes le camp portait bien son nom, mais en réalité, il n’y est pour rien :

« Je n’ai jamais dirigé cette structure auquel j’ai apporté mon âme, celle de mes voyages, à qui j’ai donné une vision avec le rêve d’en faire un lieu d’échanges, où je voulais que nous transmettions notre amour des chiens et de la nature. »

On imagine bien pourtant que c’est bien son nom qui faisait venir les nombreux clients, Suisses pour la majorité, venus vivre eux aussi une « expérience de zénitude absolue ». C’est bien sur son nom que la notoriété de ce camp s’est faite, il est un peu facile aujourd’hui de venir jouer les innocents aux mains vides en assurant n’être pour rien dans cette débâcle
Difficile de croire la sincérité de Nicolas Vanier

Même si ces chiens étaient des chiens de traîneau, et non « de canapé » et donc qu’ils étaient habitués à vivre au grand air avec les conditions de vie et les conséquences physiques que cela implique, même si, comme se défend Frédéric Vinson, le gérant du camp, pour qui, selon lui, il s’agit de question de morphologie liée à ces races :

« Ces associations font de la télé-sensation, affirme-t-il à Francetv Info. Les chiens étaient bien nourris, c’est une histoire de morphologie. Dans la vie, il y a des gros et il y a des maigres. »
Pourtant, à lire les témoignages des refuges qui ont récupérés ces chiens, à voir les photos de leur état, il est difficile de croire la sincérité de Nicolas Vanier quand il parle de son amour des bêtes et de la nature

Difficile, surtout quand il se dédouane si facilement de toute responsabilité en promettant que les chiens n’en pâtiront pas, alors même qu’ils sont justement abandonnés.
Difficile aussi quand, au message de désespoir posté le 27 juin sur la page du camp, succède dans la foulée sur sa page personnelle officielle, son autopromotion médiatique.
Justifications, autopromo…
The show must go on !

Le 30 juin, des souvenirs de la mer Baïkal avec les chiens, le 3 juillet, quelques photos des chiens encore pour se rappeler avec émotion l’Odyssée Sauvage, le 8, une petite émission sur « France Inter », le 9 une mise au point sur les méchancetés et les mensonges colportés par les vilains médias.

Non, les chiens n’ont pas été abandonnés, enfin les siens, parce que les autres, si, un peu, quand même, d’ailleurs, si des bénévoles voulaient se faire connaître ?

« Comme évoqué dans ma lettre annonçant la fermeture du Camp, mes chiens vivent et sont entraînés ailleurs. Les chiens du Camp, appartenant à mes amis et mushers seront replacés chez eux et pour quelques-uns dans des structures identiques à la nôtre ou chez des particuliers capables de bien s’en occuper. Si des personnes responsables et compétentes sont intéressées, n’hésitez pas à transmettre vos coordonnées à Olivia (en message privé) afin qu’elle vous mettre en contact avec les propriétaires de ces chiens à qui nous voulons trouver le meilleur. »

Avant de refaire un peu de d’autopromo, le 11 juillet, tout sourire, pour la saga de l’été, « Le passeport pour l’aventure » pour la bande d’aventuriers
Et quelques mensonges par omission
L’amour des chiens que Nicolas Vanier met tant en avant, semble posséder des limites très arrêtées.

Quand il assure que : « Les chiens du Camp, appartenant pour certains aux amis avec lequel nous avons monté ce camp, seront replacés chez eux et pour quelques-uns dans des structures identiques à la nôtre ou chez des particuliers capables de bien s’en occuper », Nicolas Vanier ment, du moins pour l’instant.

Quand il promet que : « Pour ma part, je poursuis mes aventures avec mes chiens qui ne sont pas impactés par cette décision, sinon qu’ils seront entraînés ailleurs », il ment par omission également, puisqu’en réalité, hormis les 16 lui appartenant, le reste des chiens, une soixantaine au total, ont bien été récupérés par la SPA.

Et c’est là que ses yeux rougis par l’émotion dûe à cette fermeture paraissent d’un coup bien moins crédibles.

Le constat sans appel de la SPA
Où est donc passé l’amour des chiens ? La passion de la nature ? Le « On n’est pas gestionnaires mais nous aimons tellement nos bêtes » quand on ne peut que constater que seul une douzaine de chiens bien traités servaient de vitrine commerciale tandis que tous les autres, rongés par les vers et les puces, étaient dans un état que la SPA juge déplorable ?

Où est donc passée la promesse de reclassement des chiens, quand ils finissent derrière les grillages de la SPA ?

Sur le site de la SPA Besançon (si vous souhaitez adopter), on peut ainsi lire un constat amer et sans appel du soi-disant amour inconditionnel pour les chiens :

« Ils sont 60, ils sont célèbres, ils ont bossé dur toute leur vie, ont été adulés, filmés et photographiés… Et pourtant, aujourd’hui on s’en débarrasse, ils sont à placer, comme tellement d’autres, et dans un état qui nous rappelle les chiens de SDF qui arrivent au refuge ! Cachectiques, mal entretenus, bourrés de vers et la fourrure plus que négligée, groenlandais, sibérian huskys, et autres croisement de laïkas étaient au « Camp Nicolas Vanier » dans le Vercors ; attractions pour touristes, après avoir tiré le traîneau chargé du fameux explorateur sur des milliers de kilomètres ».

Un autre refuge, l’Eden Valley, refuge spécialisé dans les chiens nordiques, fait le même constat. Après avoir récupéré une dizaine de chiens, la responsable de cette association, Pascale Laroche parle « d’État cadavérique », expliquant « Qu’on peut compter leurs côtes tellement ils sont maigres » et envisage selon le Matin, de porter plainte contre le célèbre aventurier…

Et poste sur sa page Facebook des photos de ces chiens dans un état d’amaigrissement flagrant.

De 48 bêtes au départ à 60 bêtes récupérées, ce qui vaut aujourd’hui au Camp Nicolas Vanier une fermeture administrative, pas pour mauvaise gestion financière, contrairement à ce qu’il avance, mais bel et bien « en raison d’une mauvaise hygiène ».

Nicolas Vanier ou l’envers du Vercors

Une mise en demeure lui avait déjà été adressée en 2013 à ce sujet par la préfecture :

« Le Camp Nicolas Vanier a fait objet d’un contrôle de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) fin 2013, à la suite duquel il avait été adressé à l’exploitant une mise en demeure sur les conditions d’hygiène et de sécurité, qui n’étaient pas conformes. »

Nicolas Vanier aurait retiré ses 16 bêtes du camp avant d’annoncer sa fermeture, mais qu’en est-il des autres ? Celles qui ne lui appartenaient pas. Sur la soixantaine de chiens, combien étaient réellement bien soignées, montrables pour les caméras ? Combien d’autres ne l’étaient pas ?

Mal nourries, mal entretenues, mal soignées, mal aimées ? Faut-il être bon gestionnaire pour savoir mettre dans les gamelles de quoi nourrir des bêtes ? Faut-il savoir compter pour traiter les parasites d’un chien ? Faut-il être comptable pour reconnaître un animal sous-alimenté, amaigri ?

Est-ce possible de croire en la bonne foi de l’aventurier comme des gérants du camp qui porte son nom : Nicolas Vanier (dont c’est bien l’intérêt de ne pas passer pour un tortionnaire animalier) quand ils dénoncent d’une même voix les calomnies des médias que les photos des chiens récupérés contredisent pourtant ?

À l’heure des campagnes contre les abandons d’animaux l’été, une chose semble certaine : si Nicolas Vanier aime les bêtes, il aime surtout visiblement les crocodiles et leurs larmes versées.

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