Montebourg affiche ses remèdes pour «redresser» la France

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Le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, le 10 juillet 2014 à Paris Eric Piermont AFP
Mis à jour le 11.07.14 à 09h30

Coup de frein sur la réduction des déficits, plus d’investissements et une loi pour «restituer 6 milliards d’euros» de pouvoir d’achat aux Français: Arnaud Montebourg a livré en grande pompe jeudi sa «feuille de route du redressement économique de la France».

Dans un discours de près d’une heure devant partenaires sociaux et journalistes, le ministre de l’Economie et du Redressement productif a livré son diagnostic personnel sur la «maladie européenne qui a fait de la zone euro la lanterne rouge de la croissance mondiale» et les remèdes à y apporter.

«Pour sortir de la crise, il faut renouer avec les classes moyennes, (elles) ont déjà payé la crise, elles ne peuvent pas payer de surcroît la sortie de la crise !», s’est-il exclamé.

Convaincu que «faire baisser le chômage, c’est faire baisser le Front national», il a développé une série de propositions de mesures plus ou moins concrètes en faveur de la croissance et du pouvoir d’achat.

Dans le cadre du projet de «loi pour la croissance et le pouvoir d’achat» qu’il entend présenter à la rentrée, Arnaud Montebourg a promis «une trentaine de mesures destinées à mettre fin aux monopoles».

Pour cela, il a décidé de s’attaquer aux professions et secteurs réglementés: huissiers, greffiers des tribunaux de commerce, auto-écoles, prothésistes dentaires, etc.

Grâce à cette loi, «nous espérons restituer l’équivalent de 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français» en 2015, a-t-il avancé.

Pour relancer l’activité et l’emploi, il a également souhaité dynamiser l’investissement dans les infrastructures en France, citant les ports, la fibre optique, le tourisme ou la construction de barrages.

Au-delà, M. Montebourg a également plaidé pour affecter le produit des économies de dépenses publiques selon une «règle des trois tiers» entre réduction des déficits et baisses d’impôts pour les entreprises et les ménages.

Ces trois tiers semblent pourtant difficiles à concilier avec les «grands équilibres» du pacte de responsabilité du gouvernement, qui doit redistribuer aux entreprises plus de 40 des 50 milliards d’économies d’ici 2017, soit 80%.

A Matignon, on juge toutefois que cette proposition «est en cohérence avec la politique économique du gouvernement», car elle en reprend les trois grands axes et qu’«il est compliqué de définir une règle arithmétique précise car nombre de mesures bénéficient à la fois aux entreprises et aux ménages».

Arnaud Montebourg a également renouvelé ses critiques à l’encontre de la Banque centrale européenne en appelant celle-ci à lutter plus vigoureusement contre l’euro fort et à racheter de la dette publique.

-L’appel renouvelé à la BCE-

«Dans un contexte où l’inflation est historiquement faible» (0,5% en juin), il a jugé «inévitable que la BCE aille encore plus loin dans les politiques monétaires non conventionnelles en procédant enfin à l’achat de titres de dette publique si l’euro ne baisse toujours pas et si la croissance ne repart pas dans la zone euro».

Il a également dénoncé le choix européen d’une austérité «sur-calibrée» et «simultanée», qui a conduit «la zone euro à continuer d’accumuler un retard de croissance spectaculaire et inquiétant».

Se démarquant du choix d’une politique de l’offre au détriment de la demande, défendu en janvier par François Hollande, le ministre a marqué sa volonté de «conjuguer les deux».

«Les entreprises ont besoin des ménages pour leurs carnets de commande et à l’inverse les ménages ont besoin des entreprises pour trouver des emplois et obtenir de bons salaires», a-t-il fait valoir.

M. Montebourg a adressé «un appel aux patrons, petits et grands», pour qu’ils répondent au «sacrifice historique» des Français qui consentent «40 milliards de baisses d’impôts et d’allègements de cotisations» et, «en contrepartie», qu’ils embauchent et investissent.

Il a au passage envoyé une pique au président du Medef Pierre Gattaz, enjoignant les chefs d’entreprises à «ne plus porter des pin’s» affichant l’objectif d’un million d’emplois nets créés sur cinq ans. «Affichez plutôt sur la porte d’entrée de vos usines le nombre d’emplois créés, discutez-en avec vos syndicats, vos délégués du personnel, serrez-vous la main à la télévision», a-t-il insisté.

Assis au premier rang, le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly, qui avait boycotté mardi la deuxième journée de la conférence sociale, a salué le discours d’un ministre «qui fait le job», tout en marquant «beaucoup de réserve» sur la règle des trois tiers.
© 2014 AFP
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Le ministre de l’Economie présente un plan pour le « redressement économique de la France ». Un projet de loi est attendu pour septembre.

Arnaud Montebourg a présenté jeudi 10 juillet sa méthode pour poser les bases du « redressement économique » de la France. Après 3 mois en fonction, le ministre de l’Economie a notamment annoncé une loi pour la rentrée de septembre.

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« Restituer six milliards d’euros aux Français »

Arnaud Montebourg présentera à la rentrée un projet de loi « pour la croissance et le pouvoir d’achat ». Au menu, une trentaine de mesures pour « restituer six milliards d’euros aux Français ».

Parmi les mesures, le ministre compte s’attaquer aux professions réglementées, comme les huissiers ou les avocats. Ceci afin, dit-il, de lutter « contre la rente ».

Déficits, impôts… une « règle des trois tiers »

Les sommes dégagé par les mesures d’économies devront être réparties selon une « règle des trois tiers », selon Arnaud Montebourg, comprenant :

– baisse du déficit,

– baisse des prélèvements sur les ménages

– baisse des prélèvements sur les entreprises.

« Je propose dans le cadre des flexibilités dernièrement conquises par le président de la République dans le cadre de la réorientation de l’Europe, d’appliquer une règle des trois tiers pour l’affectation des économies de dépenses publiques et l’ensemble des efforts budgétaires que nous allons réaliser », a dit le ministre.
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micado118
Bla bla bla, Bla bla bla, Bla bla bla …

nanie 33
Il serait bon qu’il arrête la fumette ce guignol ! Pondre des mesures tout-le-monde peut le faire. Les mettre en application est une autre paire de manches… Où compte-t-il trouver cette somme ? En créant de nouvelles taxes ? A moins qu’il ne trouve cette somme sous le sabot d’un cheval… Montebourg est un beau parleur et un utopiste

mik357
L’orthographe, l’ortaugraphe, lortografe… ! M’enfin ! D’un côté, « on » nous annonce que nous allons payer un peu plus pour EDF/GDF pour rembourser, rembourser quoi ?, que les prix ne baissent pas… MAIS « on » va nous restituer 6 milliards d’euros ! Dans une France en faillite, comment vont-ils s’y prendre, ces guignols ? Encore du vent !

Mamour21
Concrètement, comment il compte faire ??? Mais je crois bien qu’il rêve !!

Jeanphi
Il faudrait déjà un plan pour obliger les partis politiques et les élus à rembourser tous les fonds qu’ils ont détournés et supprimer toutes les commissions et organisations qui emploient des élus recasés qui ne servent à rien suaf à les payer à rien faire.

jeanpierre.gira…
« restituer » c’est comme ce qui adviens de certains tableaux, mais y a t il une chasse aux voleurs ? ou bien l’impunité leur est aquise ?

jacques du 38
Pauvre Montebourg quand je l’entends j’ai l’impression qu’il pédale dans la semoule, car personne au gouvenement ne l’écoute !!!!

francoise.selos…
et les avocats et la justice ?????

jurapat
Mesures qui ne seront pas prises pour trois raisons : 1 parce qu’il viendrait à la doite de la gauche et 2 parce qu’il prendrait la place de Valls et 3 parce que lui et Valls prendraient Hollande en sandwich pour l’étouffer en 2017. D’ailleurs Hollande ne pourra pas redresser les oreilles aux ministres du redressement, sinon qu’à être taxé de protectionnisme auprès des professions libérales et donc …
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Service civique: l’Etat va débloquer 100 millions d’euros sur 3 ans

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La ministre de la Jeunesse, Najat Vallaud-Belkacem, à son arrivée le 10 juillet 2014 à l’Hôtel Matignon à Paris Il y a 3 heures | Par AFP

L’Etat va débloquer des crédits de 100 millions d’euros sur trois ans (2015-2017) pour aider le service civique à atteindre les objectifs de développement fixés par François Hollande, a annoncé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Jeunesse.

« Dans un contexte budgétaire contraint, nous allons dégager un effort exceptionnel de 100 millions d’euros sur le budget triennal 2015-2017, pour accompagner la montée en charge du service civique », a annoncé à l’AFP la ministre, à laquelle François Chérèque doit remettre dans la matinée un rapport sur l’avenir de cette initiative créée en 2010.

Le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission d’intérêt général sur 6 à 12 mois (auprès des personnes âgées, des sans abris etc), indemnisée environ 570 euros nets par mois.

François Hollande a réaffirmé en juin son objectif de le voir accueillir « 100.000 jeunes » par an à la fin de son quinquennat, soit environ 15% de cette classe d’âge, comparé aux 35.000 volontaires de 2014.

Dans son rapport, le président de l’Agence du service civique François Chérèque souligne que le service civique est aujourd’hui « victime de son succès », avec cinq demandes pour une mission. L’ancien leader de la CFDT estime que pour atteindre l’objectif présidentiel, il devra à l’échéance 2017 « tripler son budget, qui est de 140 millions en 2014 ».

Les fonds provenant de l’Etat seront complétés par « des financements européens », dans le cadre de la déclinaison française de l’Initiative pour l’emploi des jeunes, et « on est en train de travailler avec des partenaires privés », a précisé Mme Vallaud-Belkacem. « Le service civique est une formidable opportunité », a-t-elle commenté, soulignant notamment qu’il s’est révélé « très précieux pour l’insertion professionnelle des jeunes ».

M. Chérèque suggère d’autres pistes pour « revoir en profondeur » le financement, qui provient aujourd’hui à plus de 99% du budget de la jeunesse et de la vie associative. Il suggère de mettre à contribution d’autres ministères, comme l’Education nationale – qui utilise « massivement depuis 2012 » le service civique pour lutter contre le décrochage scolaire – l’Emploi et les Affaires sociales.

Lors de la Conférence sociale, François Hollande a annoncé que « le service civique, qui accueille aujourd’hui 5.000 décrocheurs, verra ses moyens augmenter pour en accueillir le double ».

M. Chérèque suggère par ailleurs l’affectation d’une « ressource fiscale », par exemple « une fraction de la taxe sur les jeux en ligne » ou sur la Française des jeux. Il propose également de développer des missions auprès d’opérateurs publics tels que les hôpitaux, les communes ou les pompiers, en échange d’une contribution financière.

Les volontaires recrutés en 2013 étaient majoritairement des femmes (58%) et avaient un âge moyen de 21 ans. Les trois quarts avaient un niveau bac ou études supérieures. 17% étaient issus des quartiers de la politique de la ville, une proportion que le gouvernement voudrait porter à 25% afin d’améliorer la mixité sociale.
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Le gouvernement veut-il vraiment doper l’apprentissage?

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Un apprenti manipule de la pâte à pain à l’Institut National de Boulangerie et de Pâtisserie, le 20 novembre 2012 à Rouen AFP

FORMATION – Il a annoncé le déblocage en urgence de 200 millions d’euros…

Ca a été l’une des annonces majeures de la Conférence sociale: le gouvernement va débloquer 200 millions d’euros pour l’apprentissage. La mesure, qui doit être votée la semaine prochaine, suffira-t-elle à relancer ce mode de formation?

Car les chiffres sont alarmants. L’an dernier, les entrées dans les centres de formation d’apprentis (CFA) ont reculé de 8 %. Sur les quatre premiers mois de 2014, la chute est encore plus vertigineuse, à -14 %. «A ce rythme, nous allons perdre 60.000 apprentis en deux ans… L’apprentissage étant la meilleure voie pour entrer dans l’emploi et pour se prémunir du chômage, c’est extrêmement inquiétant», se désole Florence Poivey, en charge de la formation professionnelle au Medef.

Surtout, comment expliquer ce recul massif alors que le gouvernement est censé poursuivre l’objectif inverse? François Hollande a en effet fixé très tôt son ambition d’atteindre 500.000 apprentis en 2017, contre 415.000 en 2013.
«Nous n’avons même plus de ministre dédié!»

Evidemment, il y a la crise. Sans perspectives claires, certaines entreprises ne franchissent plus le pas. Mais la situation s’explique aussi, d’après Robert Dufour, secrétaire national de la Fnadir, l’organisation qui regroupe les directeurs des CFA, «par les mesures très négatives prises par le gouvernement depuis deux ans».

A commencer par la disparition de l’indemnité compensatrice forfaitaire (ICF). Il y a un an, le gouvernement supprimait cette aide de 1.000 euros minimum versée à chaque entreprise recrutant un apprenti, la réservant désormais aux seules PME de moins de 11 salariés.

Si la mesure a permis d’économiser 500 millions d’euros sur les dépenses publiques, «l’impact a été immédiat sur le nombre d’apprentis recrutés par les petites entreprises», assure Jean-Christophe Sciberras, président de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Plus tard, «la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle a réduit le financement de l’apprentissage de 17 %», renchérit Robert Dufour. «Nous n’avons même plus de ministre dédié! Depuis le gouvernement Valls, ce poste a disparu», se désole-t-il.

Et puis, il y a aussi les effets pervers de certaines autres mesures, comme le développement des emplois d’avenir, qui sont venus concurrencer l’apprentissage, notamment dans le secteur sanitaire et social. «Les jeunes ont préféré choisir ces emplois mieux rémunérés et accessibles sans formation…», regrette Robert Dufour. Florence Poivey est sur la même ligne: «Pour mener le jeune sur le chemin de l’employabilité, il faut lier travail et formation, sinon, on risque d’être dans le seul court terme».
«Le gouvernement a pris la mesure de l’effondrement de l’apprentissage»

Dans ce contexte, le déblocage des 200 millions d’euros est accueilli avec soulagement. «Le gouvernement a pris la mesure de l’effondrement de l’apprentissage», se réjouit Florence Poivey, qui salue également l’organisation d’une grande conférence sur ce thème en septembre. Parce que les freins au développement de l’apprentissage ne sont pas seulement financiers. «Il y a des réformes structurelles à mener. Nous mettre tous autour de la table pour lister les blocages et les moyens de les lever est pertinent», estime Florence Poivey.

Robert Dufour est plus sceptique: «Les obstacles structurels, nous les connaissons déjà très bien! J’espère que le gouvernement ne programme pas cette conférence pour éviter de se prononcer dès à présent…». Certains freins seront difficiles à lever, comme celui de l’orientation, «toujours entre les mains de l’Education nationale, qui ne connaît pas le monde de l’apprentissage», affirme Robert Dufour.

Et qui n’a parfois pas intérêt à s’y ouvrir. Ainsi, au collège, «les responsables d’établissement touchent une prime indexée sur le nombre d’élèves passant de la troisième à la seconde générale. Autrement dit, plus les collégiens sont nombreux à rejoindre un CFA, plus leurs primes baissent…»
* Céline Boff
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Jean-pierre Olas
le problème de l’apprentissage ,c’est surtout la législation trop protectrice
en effet ,c’est très compliqué de rompre un contrat (absenteisme ,refus de faire un travail ,insolence envers le formateur etc etc….. ET SOUVENT DES PARENTS TROP PROTECTEURS qui soutiennent leurs enfants aveuglement .
il est bien évident que les entreprises ne veulent plus prendre des risques à (trimbaler des boulets pendant 2 ans et se retrouver au tribunal

Ilola Tcham
Le problème que je vois ici, c’est que, en France, un grand nombre de collégiens, à 14 ans, peinent encore à lire et n’ont aucune base solide : est-il alors judicieux de leur proposer la voie de l’apprentissage, sans avoir vraiment acquis de bases solides telles qu’ils devraient les avoir acquises au primaire ? Quel avenir pour un « apprenti » qui aura quitté l’école sans savoir lire, écrire et compter correctement, sans avoir un minimum de jugeote ?
Or ce ne sont généralement pas les meilleurs élèves de collège qu’on envoie en apprentissage, mais les plus faibles : justement ceux qui auraient besoin de rester encore un peu plus à l’école, me semble-t-il.

aaaaaaaaa
L’apprentissage ne conserve pas que les boulangers ou ouvriers,
Licence par apprentissage, ingénieur par apprentissage… c’est très large,
très bonne opportunité d’accéder aux mêmes diplômes que la voie classique avec de longues périodes en entreprise.
L’accès aux cdi est plus facile avec un diplôme dans la poche, ça favorise l’emploi et les compétences, pourquoi s’en priver?

santillanna
les millions d’euros octroyés pour l’apprentissage ne seront pas suffisants , d’autres pistes doivent etre évoquées
De trop nombreuses personnes ignorent la formation dispensée en entreprise artisanale , commerciale et surtout mésestiment le travail réalisé dans les CFA(centre de formation d’apprentis ).
Professeur retraité d’un CFAI, j’ai souhaité réparer cet ostracisme .J’ai fait éditer en ligne ) un ouvrage autobiographique intitulé / PROF EN CFAI :memoire d’un marginal de l’éducation.
auteur JACQUES LOUBET ..
C’est une premiére en france . L’ouvrage est un témoignage de mon parcours professionnel atypique au moment des cours professionnels artisanaux itinérants (avant 1977) et après dés la création d’un grand centre de formation d’apprentis ..
Mon dessein est de contribuer à faire connaitre cette formation professionnelle initiale avec en particulier la connaissance des publics (professeurs , éducateurs etc…) à travers des moments précis. l’ensemble de l’ouvrage n’est pas exhaustif.
Je mets en avant le travail réalisé, j’évoque le système de formation, j’effectue des comparaisons avec la formation sous statut scolaire des LP (lycées professionnels ) ,les 2 formations concourant aux mémes objectifs éducatifs de la nation. je pointe du doigt les différents statuts, les moments de travail mais aussi de confrontation.
Sans être polémique, j’évoque brièvement le fait syndical , ses problèmes épineux , ses difficultés.
Au moment ou tout gouvernement semble trouver quelques vertus à cette formation( par ailleurs perfectible) et souhaite augmenter le nombre de jeunes en alternance ,cet ouvrage peut aider modestement à la compréhension et à la sensibilisation de la problématique

santillanna
enfin les pistes intéressantes au plus haut point:
La formation par l’apprentissage (ayant fait ses preuves au niveau de l’insertion professionnelle des jeunes) doit être appréhendée sous l’angle d’une vraie voie de formation initiale au même titre que les autres voies sous statut scolaire (et non pas « voie de garage » pour des jeunes en échec scolaire niveau 5). L’apprenti n’est pas un client mais un usager. Pour cela, il faut une amélioration nécessaire de la formation dans les deux pôles : création spécifique d’un diplôme, professeur de CFA alternance, au sein des IUFM, niveau 2 et 1 pour les matières de l’enseignement général, niveau 3 pour les matières d’enseignement pratique ; places attribuées par concours ouvert sur le plan régional et non pas par simple entretien avec la direction (au vu des diplômes). Le statut devant pérenniser l’emploi après une inspection des inspecteurs de l’Education Nationale (IEN), comme tous les profs des LP (public et privé). La Région seule interlocutrice à l’égard des organismes gestionnaires des CFA (politique, finances, social, etc.), l’échelon national devant être supprimé. Il faudrait une conservation spécifique des statuts et des conventions collectives mais pour aller progressivement au bout de 3 ans vers un statut régional commun. Il faut aussi une réactivation (mise en place) de la commission départementale d’agrément (pour les maitres d’apprentissage) et non plus acceptation de forme par simple habilitation ; professionnalisation de formateur, tuteur en entreprise (M.A), rémunéré en partie pour son travail et ayant le niveau requis (en fonction de la préparation du diplôme, de l’examen) ; multiplication par 3 du nombre d’inspecteurs de l’apprentissage au niveau départemental (suivi du travail effectué, problèmes à résoudre, …), ces inspecteurs étant nécessairement issus des branches professionnelles

Pulaverde1
Transformer les emplois jeunes en contrats d’apprentissage ?… La grande idée et ensuite leur donner un CDI. Une grande victoire sur le chômage.
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Apprentissage: 200 millions d’euros d’aides «votés dès la semaine prochaine», annonce Manuel Valls
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Le Premier ministre Manuel Valls à l’Assemblée nationale, le 29 avril 2014 Eric Feferberg AFP

ECONOMIE – L’objectif est d’atteindre 500.000 apprentis en 2017…

Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé mardi que «200 millions d’euros supplémentaires seront dégagés et votés dès la semaine prochaine» pour relancer l’apprentissage, en repli, et atteindre l’objectif présidentiel de 500.000 apprentis en 2017.
«Une aide de 1.000 euros»

Ces 200 millions seront notamment destinés à mettre en place «une aide de 1.000 euros par apprenti» dans les secteurs professionnels où un accord de branche «aura été conclu», a précisé Manuel Valls, en clôturant la 3e conférence sociale du quinquennat au Palais d’Iéna, à Paris. L’objectif est d’«inciter des chefs d’entreprise à recruter pour la première fois un apprenti», a-t-il expliqué.

«En deuxième lieu, ces crédits permettront de dégager des moyens supplémentaires pour le développement quantitatif mais aussi qualitatif de l’apprentissage», afin de donner «plus de marges aux entreprises» dans la répartition de la taxe professionnelle, a-t-il ajouté.

Alors que le nombre d’apprentis est en chute libre (-8% d’entrées en 2013), Manuel Valls a sonné fin juin «la mobilisation générale» pour atteindre l’objectif de 500.000 en 2017, évoqué par les gouvernements successifs depuis dix ans, mais jamais atteint, et réaffirmé lundi par François Hollande. Sur l’année 2013, le ministère du Travail a recensé en moyenne 415.000 jeunes en métropole dans cette filière réputée favoriser l’insertion professionnelle, 3% de moins qu’en 2012.
«Un problème culturel, un problème français»

«L’évolution récente est préoccupante», a dit mardi le Premier ministre. «Il y a aujourd’hui moins d’apprentis qu’il y a un an, c’est le reflet de la conjoncture (…), mais aussi un problème culturel, un problème français», a-t-il estimé.

François Hollande a annoncé lundi une rencontre entre les partenaires sociaux et l’Etat « dès le mois de septembre » au sujet de l’apprentissage.

L’objectif de cette rencontre «au plus haut niveau», qui réunira les différents acteurs et parties prenantes, «notamment les régions», «doit déboucher sur la levée de tous les blocages, de tous les obstacles» au développement de l’apprentissage, avait ajouté le président de la République en ouvrant lundi la conférence sociale.
R.L. avec AFP
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lesgrandschamps
Avoir supprimé l’apprentissage à temps plein est une stupidité !
L’apprentissage à mis-temps l’est aussi, car aller apprendre chez un patron c’est ne plus vouloir entendre parler de cours surtout ce que l’on aime pas. N’infligeons pas à nos enfants ce que nous n’avons pas voulu !
Bien sûr qu’un apprenti est exploité, mais une fois l’apprentissage terminé il capable de travailler pleinement ce que ne sait pas faire celui qui a appris dans les livres. Quoi de plus formateur que le « appris sur place » ?
Apprenez-vous à cuisiner sur un banc d’école ?
La mécanique ?
Bref tout métier plus ou moins manuel ne s’apprend pas sur un banc d’école ! Et même ceux qui ne le sont pas.
J’ai été exploité, mais en sortant d’apprentissage j’étais pleinement un ouvrier et est gagné ma vie de manière à aire vivre ma famille, au sortir d’une école je ne l’aurai pas pu, et cela n’a pas changé quoi que nous en disent certains, ce ne sont pas les diplômes qui font savoir travailler !
Le « tu me remercieras plus tard » a vécu, d’ailleurs a-t-il été bien accepté par nous ?

pierrejacques
Si l’apprentissage suit le chemin de l’alternance , dont on voit les résultats, cela promet. Marges de manoeuvres pour les entreprises, aides pour inciter à embaucher …., tout est donné aux entreprises. Le chômage baisse-t-il pour autant ? Que nenni ! Il grimpe toujours plus ( environ 11 %).
Hollande se moque du monde . Il n’a pas été élu ( et donc mandaté) pour faire cette politique de cadeaux au MEDEF. A quand le changement promis ? En fait, c’est le changement dans la continuité. Ce que n’a pas fait Sarkozy, Hollande se vante de le réaliser. Lamentable pour un qui se prétend de gauche . Il est vrai qu’il a oublié de dire qu’il est de la gauche « caviar »

SHANA82
l’alternance (apprentissage & professionnalisation) sont des dispositifs à conserver et a promouvoir les plus possible. le gouvernement a supprimé les aides aux entreprises sur 2014 ils s’étonnent après que les effectifs baisses et maintenant ils reviennent sur les aides mais biensur revu à la baisse et disant « c’est le reflet de la conjoncture (…), mais aussi un problème culturel, un problème français»!!!
concernant le montant oui il faut y aller car c’est une des meilleurs solutions pour apprendre un métier de mécanicien à ingénieur, l’alternance permet d’avoir une base théorique et une expérience professionnelle et depuis très longtemps n’est pas réservé aux cancres comme certaines personnes peuvent le penser. ces jeunes travaillent deux fois plus que certain entre les cours, les travaux personnels et le travail confié en entreprise. Donc bravo est courage à tous les alternants de France.

MonsieurRoupette
aaaah la machine à pognon socialiste est en marche. joie.

fopasdir
en 2013 le ps supprimait500 millions d’aide a l’aprentissage aujourd’hui il en remet 200 manque 300 millions par rapport a sarko

loka
C’est bien beau tout ça, mais ils les trouvent où ces 200 Millions ???? Ils avaient prévu un bas de laine j’espère.
Et le « Votés dès la semaine prochaine », ça veut dire quoi ? qu’il est sûr que cela passe ? dans ce cas ne faudrait-il pas dire « débloqués » ?
Ha les politiques et leur promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutes. Tout ce que je vois moi, c’est qu’ils continu de creuser un trou « sans fond » du coup, mes impôts montent sans plafond.
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France: le déficit courant se creuse en mai
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L’entrée du siège de la Banque de France, à Paris, le 24 mai 2013 Eric Piermont AFP

Paris – Le déficit des transactions courantes de la France s’est creusé en mai à 3,1 milliards d’euros après 2,3 milliards en avril, a annoncé vendredi la Banque de France.

Le mois de mai a été marqué par une aggravation du déficit des échanges de biens avec le reste du monde à 3,5 milliards, contre 3,2 milliards en avril, et par un repli de l’excédent des échanges de services, à 1,4 milliard, après 1,9 milliard en avril, a précisé la Banque de France dans un communiqué.

La balance des transactions courantes est un bon indicateur de la situation d’une économie par rapport au reste du monde car elle va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis une dizaine d’années en France. Elle prend en compte ceux, croissants, de services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l’étranger.

Les revenus ont présenté un déficit stable de 0,9 milliard d’euros en mai.

Les données mensuelles des transactions courantes sont calculées en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables.
© 2014 AFP
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Nouveau record du nombre de milliardaires en France
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Patrick Drahi, président du groupe Altice ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

En 2014, la France compte 67 milliardaires, soit 12 de plus qu’en 2013 selon une enquête exclusive de «Challenges»…

Les grosses fortunes françaises se portent très bien. Cette année, la France compte même 12 milliardaires de plus qu’en 2013, selon Challlenges qui vient de recenser dans son 19e classement des fortunes de France 67 milliardaires, contre 55 en 2013. Par ailleurs, le magazine précise que le montant total des 500 premiers patrimoines professionnels français a augmenté de 15% en un an, pour atteindre 390 milliards d’euros.
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D’après Challenges, ces nouvelles performances des milliardaires français ne viennent pas seulement de la bonne santé inhérente aux entreprises. Le magazine explique que l’action des banques centrales, qui ont multiplié les prêts à taux nul, ont favorisé les prises de participation dans les sociétés, tout comme les dépenses dans l’immobilier et les biens de luxe.
Trio de tête inchangé

D’après ce classement, les quatre premières fortunes de France sont les mêmes qu’en 2013. A la différence près qu’elles ont vu, pour trois d’entre elles, leur patrimoine augmenter. Dans l’ordre, le premier milliardaire français est Bernard Arnault (LVMH) avec 27 milliards d’euros, suivi de près par Liliane Bettencourt (L’Oréal) et ses 23,2 milliards d’euros, devant Gérard Mulliez (Auchan) avec 20 milliards et Axel Dumas (Hermès) avec 17 milliards.

Les télécoms sont eux aussi représentés dans le classement Challenges. Xavier Niel (Free) atteint ainsi la 9e place avec 8,5 milliards d’euros et son concurrent Patrick Drahi (Numéricable et SFR) revient dans le classement, alors qu’il n’y figurait pas en 2013. Cette année, il rejoint la 12e place, avec 6 milliards d’euros. Parmi les nouveaux entrants, Challenges cite notamment Mohed Altard, fondateur du leader européen des échafaudages et de location de bétonnières.
F.D.
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Autre record : celui du nombre de chômeurs en France, plus de cinq millions. Ceci nuance cela.

victor89
LA PREUVE QUE LA GAUCHE N’A PAS UNE FISCALITÉ CONFISCATOIRE
Cette statistique PROUVE aux menteurs de la droite que la gauche n’a pas une fiscalité confiscatoire qui fait fuir tous les milliardaires.
Par ailleurs ces privilégiés savent aussi délocaliser une grande partie de leurs revenus, notamment dans les paradis fiscaux que Sarkozy se vantait d’avoir supprimés (encore un mensonge pour les gogos).
La crise n’est pas pour tout le monde, et pendant ce temps les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres, et ce n’est pas Sarkozy, l’amis des riches, qui aidera la classe moyenne.
Si jamais Sarkozy revenait, il rétablirait le bouclier fiscal (une belle mesure de droite « forte ») comme cadeau aux riches, et c’est nous qui devrons payer la différence pour renflouer les caisses de l’Etat. Libre à vous si vous voulez vous laisser plumer, pour moi ce sera non à Sarkozy en 2017.

rakccity
Eh ben mamie zinzin à de l’avance pour sortir l’ump de la mouise.

kanyenamarre
Comme je vous envie, vous qui avez la parole si juste, qui commentez cet article avec la réflexion d’un… âne. Mince mais pourquoi suis-je un âne et non un étalon ?? Comment vous m’offrez de devenir un étalon ? Ah ça jamais car ce sont des pas gentils !! Soyons sérieux une seconde : lequel d’entre vous refuserait d’avoir le 10ème de ce qu’ils ont ? Ils ont bossé pour ça ou sont bien nés et puis ? Ne les jalousez pas, concentrez vous sur vos problèmes : ce n’est pas parce qu’ils seront moins riches que vous le serez plus, car en fait ce n’est que ça que vous souhaitez non ? (nous on gagne pas beaucoup, nous on rame etc) N’en voulez pas aux autres sous prétexte que votre vie est ratée, ils n’y sont pour rien. Par contre, vous pouvez prendre votre vie en main et réfléchir un tout petit peu, si vous en êtes capables bien sûr… Moi en tout cas, je sais que si demain on me donnait (et oui tout cuit même sans bosser ouhhhhhh) 1 petit milliard, je ne cracherai certainement pas dessus et tant pis si vous me détestez, à moi la belle vie et fini la misère du découvert !

aurel2
Par ailleurs, le PDG d’Ebay ne devrait pas etre dans le classement. C’est une societe US, il vit aux US depuis des decennies (donc paye ses impôts là-bas) et il a la nationalite US ( en plus de la française).
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BNP, évasion fiscale: les Américains dictent encore leur loi économique
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Une publicité pour BNP Paribas à Broadway, à New York, le 2 juin 2014 Don Emmert AFP

Washington – Malmenés sur le front diplomatique, les Etats-Unis continuent toutefois à dicter leur loi économique à travers le globe et étendent même leur champ d’action, au risque de susciter certains grincements de dents.

Le cas BNP Paribas en est l’illustration la plus spectaculaire. Après de longues tractations, la banque française devra verser 8,9 milliards de dollars pour des transactions menées hors des Etats-Unis mais présentant le tort d’avoir été conclues avec des pays sous embargo américain (Iran, Soudan, Cuba).

Seule l’utilisation du dollar a permis aux autorités américaines de s’octroyer une voix au chapitre et d’infliger une amende record à la banque, suscitant l’irritation des autorités françaises.

Dernier à sonner la charge, l’ancien Premier ministre Michel Rocard a fustigé un «détournement de pouvoir» dans une tribune au Monde, où il reproche aux Etats-Unis une forme «d’occupation» économique fondée sur l’extra-territorialité de leurs normes.

«Les sanctions économiques sont passées d’une réponse aux attentats du 11-septembre à un outil plus général de politique étrangère», explique à l’AFP, sur un ton plus mesuré, Farhad Alavi, un avocat washingtonien spécialiste de la question.

— Unilatéralisme–

Un autre dossier fait froncer quelques sourcils. Depuis début juillet et l’entrée en vigueur de la loi Fatca, les Etats-Unis sont en droit d’exiger de dizaines de milliers de banques des informations détaillées sur les comptes de leurs ressortissants à l’étranger.

Cette offensive contre l’évasion fiscale a été adoubée par de nombreux pays mais a également été critiquée pour son unilatéralisme.

«Ce n’est pas fabuleux l’unilatéralisme», admet à l’AFP Pascal Saint-Amans, en charge de la lutte contre les paradis fiscaux à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pourtant ardent défenseur de la loi.

La «Lex Americana» a également fait l’étalage de sa puissance dans le dossier de la dette argentine.

Tranchant un litige lié à la faillite du pays en 2001, la justice américaine vient de contraindre Buenos Aires à suspendre le paiement de ses créanciers tant qu’elle n’aura pas commencé à rembourser des fonds «vautours».

Cette interdiction, qui ne devrait a priori concerner que les titres de dette argentine émis à New York, pourrait en réalité s’étendre aux obligations émises sous le droit britannique, libellées en euros et dénuées de tout lien avec les Etats-Unis.

Redoutant ce scénario, des fonds d’investissement ont demandé une «clarification» au juge américain en charge du dossier. «Ce tribunal doit clarifier le fait que ses injonctions ne concernent pas le paiement d’obligations libellées en euros», indique leur motion consultée par l’AFP.

— Levier du dollar–

A travers ces trois dossiers, les Américains envoient un message «très clair», affirme à l’AFP George Ugeux, un ancien vice-président du New York Stock Exchange, «+ne jouez pas avec nous+.»

Selon cet expert, la première puissance économique mondiale jouit encore d’un «levier considérable» grâce au dollar, principale monnaie de réserve sur le globe.

Froissées par l’affaire BNP Paribas, les autorités françaises ont d’ailleurs appelé l’Europe à se mobiliser en «faisant progresser» l’utisation de l’euro.

Le patron du groupe pétrolier Total Christophe de Margerie leur a emboité le pas en déclarant récemment que «rien n’empêchait» le paiement du pétrole en euros alors que le marché des matières premières est actuellement dominé par le dollar.

L’extension de la «Lex Americana», qui peine encore à atteindre la Chine, pourrait avoir d’autre revers. Si les règles américaines s’avèrent trop «contraignantes», les investisseurs pourraient être tentés de «transférer» leurs activités dans d’autres marchés, assure à l’AFP Barry Bosworth, économiste à la Brookings Institution.

Aux Etats-Unis, ni le Trésor ni les milieux d’affaires ne semblent toutefois tétanisés par un brusque retournement de tendance au détriment du billet vert.

«C’est pot de fer contre pot de terre», affirme M. Ugeux. «Il n’y a pas de consensus européen face aux Etats-Unis et il ne faut pas oublier que l’euro était menacé de disparition il y a encore quelques mois.»
© 2014 AFP
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Les députés votent en commission une carte des régions avec le Limousin uni à l’Aquitaine
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Redécoupage des régions présenté par le député Carlos Da Silva le 7 juillet 2014. capture d’écran

SOCIETE – Cette nouvelle carte sera débattue à l’Assemblée à partir du 15 juillet…

Les députés ont voté ce mercredi en commission une nouvelle carte des régions, avec le Limousin uni à l’Aquitaine comme seule modification par rapport au projet initial du gouvernement.

Voilà la carte que j’ai proposée au débat de la #ComLois de l’@AssembleeNat cc @JJUrvoas @DeputeRaimbourg pic.twitter.com/98uu66MP7q
— Carlos DA SILVA (@DaSilvaCarlos91) July 7, 2014

Après la suppression de cette carte par le Sénat lors de la première lecture du projet de réforme territoriale, le rapporteur du texte, Carlos Da Silva (PS) a fait voter un amendement rétablissant une carte de 14 régions (au lieu des 22 actuelles), mais en détachant le Limousin de la nouvelle région formée avec le Centre et Poitou-Charentes.
«Le débat va se poursuivre»

La commission a rejeté tous les amendements prévoyant d’autres modifications comme le rattachement de la Picardie au Nord-Pas-de-Calais et de la Champagne-Ardenne à la Lorraine (au lieu de la nouvelle région Picardie-Champagne-Ardenne), de Poitou-Charentes à l’Aquitaine ou des Pays de la Loire à la Bretagne.

Mais ces amendements pourront être de nouveau déposés dans l’hémicycle, où le projet de loi sera débattu à partir du 15 juillet.

D’ici là, «le débat va se poursuivre pour qu’il y ait une proposition qui satisfasse davantage de parlementaires qu’aujourd’hui», a assuré le rapporteur aux députés de la majorité notamment.
20 minutes avec AFP
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Relance: Tout comprendre de la «feuille de route» d’Arnaud Montebourg

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Le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg à son arrivée à la conférence sociale à Paris, le 7 juillet 2014. Lemouton Stephane-POOL/SIPA

ECONOMIE – Pouvoir d’achat, croissance, professions réglementées, BCE… Arnaud Montebourg a présenté ce jeudi «les bases» du redémarrage économique du pays…

Il était attendu. Après cent jours à la tête du ministère de l’Economie, Arnaud Montebourg a dévoilé ce jeudi après-midi sa «feuille de route du redressement économique de la France».

Désormais chargé de l’élaboration du scénario macroéconomique de l’Hexagone – et même si tous les choix budgétaires sont déjà fixés jusqu’en 2017 – Arnaud Montebourg devait «poser les bases» du redémarrage économique, expliquait son entourage avant un discours minutieusement préparé. Principal point évoqué: le fameux projet de loi sur la croissance et le pouvoir d’achat qu’il entend présenter à la rentrée.

>> Le discours d’Arnaud Montebourg est à revivre par ici
«Restituer six milliards d’euros aux Français»

Le ministre a ainsi donné les premiers éléments du futur texte qui comprendra une trentaine de mesures, pour «restituer six milliards d’euros aux Français».

Il a ainsi précisé qu’il allait s’attaquer aux professions réglementées. Cette catégorie concerne notamment les avocats, les notaires, les huissiers, les commissaires-priseurs ou encore les greffiers des tribunaux de commerce. Les pharmaciens sont également dans le viseur.
La règle «des trois tiers»

Il a également plaidé pour affecter le produit des efforts budgétaires selon une «règle des trois tiers»: «Un tiers serait affecté à la réduction du déficit public, garantissant notre sérieux budgétaire et la poursuite de l’assainissement des comptes publics. Un tiers serait affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises (…) Un dernier tiers serait affecté à la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat», a-t-il détaillé.

«Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. Et nous pourrions de la sorte nous remettre à créer de l’emploi et cesser enfin d’en détruire», a défendu le ministre.
Appel au patronat

Arnaud Montebourg a aussi appelé le patronat à créer des emplois en «contrepartie» des aides accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. «Je lance un appel aux patrons, petits et grands (…), les Français vous soutiennent en faisant le sacrifice historique de 40 milliards de baisses d’impôts et d’allégements de cotisations».

«Donnez aux Français en contrepartie à voir votre sens patriotique en créant de l’activité en France, en embauchant autant que vous le pouvez et en investissant dans votre appareil productif», a-t-il déclaré.
«Il faut que la BCE aille encore plus loin»

Enfin, Arnaud Montebourg, a estimé que la Banque centrale européenne devait poursuivre ses efforts pour améliorer la compétitivité de la zone euro. Dans un contexte où l’inflation est historiquement faible» (0,5 % en juin), il faut que la BCE «aille encore plus loin» en rachetant de la dette publique «si l’euro ne baisse toujours pas et si la croissance ne repart pas dans la zone Euro», a-t-il dit.
R.L. avec AFP
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fan1
Va t il embaucher au ministère pour faire le travail demande aux notaire, qui sont des collecteurs d’impôt. En effet dans les frais ´dit de notaire une grande part correspond aux divers taxes (départementale qui vient d’être .d’augmenter, autres impôts etc…).
Lors de l’acquisition d’un bien ,la part qui revient aux notaires est 4 a5 fois moins importante que les frais payés aux agents immobiliers!
Pour doper les ventes et rendre de l’argent aux contribuables que M.Montebourg diminue les frais des agences immobilières.

bt1100
Il a très bonne mine. Le job ne doit pas être épuisant

NT68
Eurêka !
On avait oublié de lessiver les professions réglementées.
Ouf ils vont enfin payer ces sales bourgeois favorisés par le système qui sont passés par des études éreintantes et sans fin pour pouvoir gagner leur vie à peu près correctement…
Ah au fait concernant le contenu des 50 milliards d’économies promises, des pistes ? Nan parce que l’année avance quand-même hein, faudrait au moins penser à créer les commissions qui vont y réfléchir, histoire qu’elles aient le temps de créer les sous-commissions nécessaires avant les vacances de Noël, parce que là faudra que tout le monde soit rémunéré sous peine de misère sous les sapins…

micou50
Bizarre il s’attaque lui-même étant donné qu’il est avocat, et qu’il ne va tarder à reprendre son job originel

vivemoi
Et il leur a fallu plus de deux ans de réflexion pour trouver ? Attention vous allez voir ce que vous allez voir !
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Arnaud Montebourg veut s’attaquer aux professions réglementées
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Le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, le 10 juillet 2014 à Paris Eric Piermont AFP

CONSOMMATION – Pour faire baisser les prix de ces services et soulager le portefeuille des ménages…

Il veut «restituer six milliards d’euros aux Français». Si le Pacte de responsabilité répond, au moins en partie, aux attentes des entreprises, Arnaud Montebourg veut désormais se mettre à l’écoute des ménages. Et regonfler leur portefeuille, racorni par la crise et les multiples hausses d’impôts.

Pour y parvenir, le ministre de l’Economie présentera en septembre une «loi sur la croissance et le pouvoir d’achat», dont il a dévoilé les premiers axes ce jeudi, en présentant sa «feuille de route du redressement économique de la France». Pour parvenir à «restituer six milliards d’euros aux Français», le texte comprendra une trentaine de mesures, dont la libéralisation de certaines professions réglementées. Par exemple, celle des avocats, des notaires, des huissiers ou encore des pharmaciens.
Une évolution réclamée par Bruxelles

L’idée, régulièrement avancée, n’a encore jamais été mise en œuvre. Elle devrait pourtant permettre de faire baisser les prix de ces services. Cette libéralisation est d’ailleurs réclamée depuis longtemps par Bruxelles. Qui le répétait encore en juin, dans ses recommandations à la France.

La Commission européenne dénonçait en effet «d’importantes barrières à l’entrée ou à l’exercice par exemple dans les taxis, le secteur des soins de santé, les notaires et, plus généralement, les professions juridiques». Et suggérait à Paris de «supprimer ces restrictions injustifiées» et de «promouvoir la concurrence dans ces services».

Le gouvernement semble l’avoir entendu. En partie du moins. Car les taxis ne devraient pas être concernés par l’évolution à venir. Arnaud Montebourg n’a en tout cas pas demandé à l’Autorité de la concurrence, le garant de l’ordre économique en France, de se pencher sur cette profession, alors qu’il a sollicité en juin son avis sur «les notaires, les huissiers, les greffiers des tribunaux de commerce, les mandataires et administrateurs judiciaires», détaille Bruno Lasserre, président de l’Autorité.
Zoom sur les tarifs de ces professionnels

«Nous allons chercher à comprendre si leur monopole est justifié», précise-t-il. «Nous nous pencherons également sur la formation de leurs prix. Si le droit s’est complexifié, ce qui peut justifier une hausse des tarifs, les gains de productivité ont eux aussi été conséquents. Ont-ils été rendus aux usagers? C’est ce que nous voulons savoir», prévient Bruno Lasserre.

Ce travail va nécessiter du temps. L’Autorité de la concurrence devrait rendre son avis au plus tôt à la fin de l’année. Un tempo un peu trop long pour Arnaud Montebourg. Pour présenter son texte sur le pouvoir d’achat en septembre, le ministre pourrait donc solliciter «un diagnostic provisoire, qui serait intégré au futur projet de loi», détaille Bruno Lasserre.
* Céline Boff
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paddy1170
Bravo Montebourg! Enfin! après votre suppression des derniers monopoles d’état, les français vont pouvoir choisir leur assurance maladie, leur caisse de retraite, leur transport ferroviaire ou leur assurance chômage; les organismes qu’on leur impose aujourd’hui et qui datent de l’époque stalinienne, ont un coût astronomique et des performances qui, elles aussi, datent du siècle passé, encore une fois: Merci pour ce pas de géant dans l’amélioration des services aux peuple français.

jandel
Il est aveugle Montebourg ou sourd ou les 2.
Il faudrait qu’il s’attaque aussi aux salariés privilégiés : SNCF, SNCM, fonctionnaires etc…On pourrait aussi ajouter les privilèges des députés et sénateurs.

Denijet
En voilà de la réforme…
Des institutions qui fonctionnent réellement selon leurs coûts et leurs causes.
Plus sur le dos des mêmes, en imbroglio pyramidal de l’échelon d’intérêt entre confrérie.

Avec A.Montebourg :
Attention à ses effets d’annonces fumeuses habituelles qui capotent et sont contre carrées souvent pas ses patrons Valls/Hollande ou des lobbies divers corporatistes !
Surtout par des professions citées qui ont déjà manifestée dernièrement sur leur conditions de rémunérations (les avocats, les huissiers, les notaires par exemple la justice en général etc etc…)
Nous verrons, mais il ne faut pas croire au père Noël..!
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Ce que Bruxelles demande à la France

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La commission européenne, à Bruxelles. DOMINIQUE FAGET / AFP

REFORME – La Commission européenne vient de publier une série de recommandations…

«Les mesures prises vont clairement dans la bonne direction.» Il y a quelques semaines encore, la France décevait Bruxelles, mais cette page semble désormais tournée. Lundi, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a en effet salué les dernières annonces de Manuel Valls, notamment le détail du pacte de responsabilité et de solidarité. «Nous pensons que la France peut respecter ses engagements en matière d’ajustement budgétaire», a-t-il affirmé.

Ce qui n’empêche toutefois pas Bruxelles de présenter à Paris une série de mesures à même, d’après elle, «de renforcer la reprise économique et la compétitivité du pays». C’est devenu une habitude: depuis quatre ans, la Commission européenne remet chaque année, à chaque Etat, ses recommandations. Il ne s’agit que de propositions de réforme. Parmi cette longue liste adressée à la France, 20 Minutes en a sélectionné cinq.
Retraite

Pour la Commission européenne, la réforme des retraites adoptée en 2013 n’est pas suffisante. Elle ne réduira que de moitié le déficit attendu en 2020 et ne l’effacera pas, note Bruxelles, qui demande donc au gouvernement d’aller plus loin, notamment en réformant le régime de retraite des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques.

Plus largement, Bruxelles recommande de continuer à geler les pensions, comme le gouvernement a décidé de le faire cette année. En matière de prestations sociales, la Commission demande également à la France de «rationnaliser les allocations familiales et les aides au logement».
Coût du travail

Le pacte de compétitivité, c’est bien. Le pacte de responsabilité, c’est bien aussi. Mais, souligne Bruxelles, ces deux programmes ne font que compenser l’augmentation des impôts qu’ont connue les entreprises entre 2010 et 2013.

Elle veut donc que le gouvernement prenne de nouvelles mesures pour réduire les cotisations patronales. Car la France est, rappelle la Commission, «l’un des Etats où le coût du travail est le plus élevé». Elle recommande de réduire ces coûts sur les plus bas salaires. Mais pas pour tous: les baisses devraient être ciblées en fonction des publics. Par exemple, son idée serait de réduire le coût du Smic pour un employeur qui embaucherait un chômeur de longue durée.

Enfin, Bruxelles demande à la France de mieux soutenir les groupes les plus vulnérables, notamment les seniors, dans leur maintien et leur accès à l’emploi.
Commerce

La Commission souhaite que le gouvernement simplifie les autorisations d’ouverture des points de vente, souvent contraintes par «les règles d’urbanisme». Elle aimerait aussi que l’Etat autorise la vente à perte, ce qui serait d’après elle bon «pour la concurrence et pour les consommateurs». Elle recommande par ailleurs de supprimer les barrières d’accès à certaines professions comme les taxis, les notaires, les médecins ou autres.
Carburant

La France doit supprimer progressivement les subventions néfastes pour l’environnement, affirme la Commission. Dans son viseur, il y a surtout le gazole. Plus largement, Bruxelles note que la fiscalité environnementale reste très faible en France.
Réforme territoriale

La Commission encourage François Hollande à mettre en œuvre la réforme territoriale qu’il a annoncée et ce, dès décembre 2014. Ce qui permettra «d’éliminer les doublons» et «d’obtenir de nouveaux gains d’efficacité».

Elle demande aussi à l’Etat français de bien réduire les subventions aux collectivités locales, comme il l’a promis, et de plafonner «l’augmentation annuelle des recettes fiscales» de ces collectivités. En clair, Bruxelles veut que le gouvernement empêche les collectivités de trop augmenter les impôts locaux, ce qu’elles pourraient être tentées de faire pour compenser la baisse des dotations.
* Céline Boff
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zoubidou2
Si on reforme les retraites comme le préconise Bruxelles fonctionnaires et privé, il y aura une révolution et qui ne sera pas en faveur de Bruxelles. Il n’ont rien compris a Bruxelles de ce qui se passé pendant les élections, mais alors rien du tout.

EVIL SPELLS
mdr,
J’ai lu,
« «Nous pensons que la France peut respecter ses engagements en matière d’ajustement budgétaire» »
3% c’est ca,??¿¿
Ca fait 30 ans qu on est pas au dessus de 1% de croissance et qu on nous impose 3%, de deficit,
Chiffre qui ne correspond a rien d’ailleurs,
C’est une lubie de Mitterand….
Mais cette année c’est sur, on va y arriver,
Barroso l’a dit,
Sinon,
C’est quand qu on legalise le cannabis ???

reponses
« Car la France est, rappelle la Commission, «l’un des Etats où le coût du travail est le plus élevé».  »
Le travail n’est pas un cout c’est une richesse…. Des travailleurs pauvre ne consomme pas et ça ne fait pas tourner l’économie….
La commission ce trompe car elle est gérer par des libéraux… De droite et de gauche… Qui vois le marché contrôler les Hommes plutôt que le marché au service des Hommes….

monaviscompte
Il faut continuer à nous traire….pour cette Europe.

reponses
cette UE peu changer pour une nouvelle… Mais elle est trop libéral….

Marquis
Mouais…
Retraites : tant qu’on mettra à la retraite des gens à 60 qui vivent jusqu’à 90 après avoir travaillé 35 ans, ce sera le serpent qui se mord la queue… 90% des personnes qui travaillent pourraient le faire aisément jusqu’à 70 ans… Cotiser 35 ans pour passer 30 ans à la charge de l’état, qu’on soit fonctionnaire ou autre, ça ne marchera jamais…
Coût du travail : C’est l’assouplissement du droit du travail qui doit conduire à une baisse des charges et donc du coût du travail. L’inverse serait un non sens.
Commerce : il faudrait arrêter d’interdire aux commerçants tout et n’importe quoi surtout (les fermetures des magasins de bricolage le dimanche est une aberration. Moi, le mardi, à 15h, je suis à mon bureau !
Carburant : c’est de l’écologie à 2 balles : Si on veut aller au fond des choses, c’est vers les carburants alternatifs ou les voitures électriques. Mais là, adieu les rentrées fiscales. Hypocrisie quand tu nous tiens…
Réforme territoriale : ça va nous mettre combien d’inutiles officiellement au chômage ? 😉

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