CARTES. Nouvelles régions : Limousin, Pays de la Loire… ce qui peut (encore) changer

Le Limousin finalement rattaché à l’Aquitaine ? Ce n’est pas le seul changement en vue… Tour de France des réclamations avant les débats à l’Assemblée.
7435785-cartes-nouvelles-regions-ce-qui-peut-encore-changer
Carte des fusions des régions. (Elysée) Carte des fusions des régions. (Elysée)

Les députés n’ont pas encore commencé à débattre de la nouvelle carte des régions que déjà, le projet évolue. En accord avec le gouvernement, le rapporteur du projet de loi, le député PS Carlos Da Silva, a proposé lundi soir 7 juillet de rattacher le Limousin à l’Aquitaine. Si son amendement était voté, ce serait la fin de la grande région Centre – Poitou-Charentes – Limousin tant décriée.

« C’est la seule modification qui fasse plutôt consensus », explique Carlos Da Silva. De fait, une large partie des élus du Limousin réclament à corps et à cris un rattachement avec leurs voisins du sud-ouest.

Les députés ouvrent les débats en commission mercredi 9 juillet. Et contrairement aux sénateurs, qui ont rejeté la nouvelle carte dans son ensemble, ils ne manqueront pas de multiplier les contre-propositions. Passer de 22 régions à 14, oui, mais comment ? Qu’est-ce qui peut encore changer ?
7381000
Le projet du gouvernement :
1. Centre – Poitou-Charentes – Limousin : trop indigeste

5,1 millions d’habitants, de Dreux à Brive-la-Gaillarde et d’Orléans à la Rochelle. La super-région rassemblant le Centre, Le Poitou-Charentes et le Limousin deviendrait la plus vaste de France. Sans aucune cohérence économique ou culturelle. « C’est un ramassis de trois régions qui n’avaient rien à faire ensemble », s’est étranglé Philippe Vigier, député UDI d’Eure-et Loir. Le patron de l’UMP de Corrèze, Michel Paillassou, voit dans ce rapprochement « de très beaux cadeaux pour Ségolène Royal et Michel Sapin », élus respectivement en Poitou-Charentes et en région Centre.

Si les trois présidents de région, tous PS, ont signifié leur satisfaction – de même que le maire de Poitiers – la résistance des élus s’organise. Et ce, principalement dans le sud de ce nouvel ensemble, attiré par Bordeaux.
7434873
En Corrèze, la terre d’élection de François Hollande, le maire de Tulle Bernard Combes plaide pour « un rattachement avec l’Aquitaine » (Plan B, ci-dessus). « La Corrèze ne doit pas se retrouver dans cette région improbable et informe (…) sans identité propre », dit ce proche du président de la République. L’amendement présenté par Carlos Da Silva montre que les élus pourraient être entendus.

En Poitou-Charentes, le successeur de Ségolène Royal, Jean-François Macaire (PS), est contraint de jouer les équilibristes face à la contestation des élus : trois présidents de conseil généraux sur quatre (Vienne, Charente, Charente-Maritime, mais pas les Deux-Sèvres) réclament une fusion avec l’Aquitaine – « et avec le Limousin, si tel est son choix ». (Plan C)

« Nos liens avec Bordeaux sont évidents », insiste le président UMP du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau. C’est aussi l’avis des habitants de ce département, qui sont 84% à préférer un rattachement du Poitou-Charentes avec l’Aquitaine, selon un sondage Ifop publié le 18 juin.

Le président de l’Aquitaine ne ferme pas la porte. Alain Rousset « prend acte avec intérêt » du « souhait des élus » de Poitou-Charentes. Mais lui qui préside aussi l’Association des régions de France reste prudent. Il évoque plutôt des aménagements. Dans quelques années.
2. Tempête dans l’Ouest

L’ouest de la France donne lieu à d’intenses tractations. C’est le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui a marqué le premier point : sa chère Bretagne n’est pas concernée par le redécoupage du gouvernement, pas plus que les Pays-de-la-Loire. « Il faut une région qui ait une certaine cohérence et aussi une volonté collective », explique-t-il. La Bretagne compte 3,3 millions d’habitants, « ce n’est pas une petite région ».

Mais Jean-Marc Ayrault ne baisse pas les bras. L’ancien Premier ministre, ex-maire de Nantes, est un fervent partisan d’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire (Plan B, ci-dessous).

Avec 17 autres parlementaires, Jean-Marc Ayrault a lancé mardi 8 juillet un appel en ce sens. « 71% des Ligériens sont favorables à l’union avec la Bretagne, 63% des Bretons sont favorables à l’union avec les Pays de la Loire. Le désir est là. Du Finistère à la Sarthe, il est partagé. Dans un pays souvent décrit comme divisé et irréformable, cette convergence est une chance ; il faut la saisir », soulignent les signataires dans cette tribune intitulée « A l’Ouest que du nouveau », publiée dans « Libération ».
7434883
C’est également la position du président des Pays-de-la-Loire : « C’est une évidence : la seule fusion possible pour les Pays-de-la-Loire, c’est avec la Bretagne », a tonné Jacques Auxiette. Le président UMP du conseil général de la Sarthe, Jean-Marie Geveaux, est sur la même ligne. Mais pas le maire du Mans, Jean-Claude Boulard (PS) : « Pour être tout à fait honnête, mon cœur balance plutôt vers la Vallée de la Loire, c’est-à-dire vers le Centre, vers la Touraine. » (Plan C)

Opinion partagée par plusieurs élus de la région Centre. Maurice Leroy, président UDI du conseil général du Loir-et-Cher, propose une région « Centre-Pays de Loire. C’eût été plus cohérent. » Car dans l’hypothèse où la région Centre – Poitou-Charentes – Limousin est démantelée pour un rapprochement avec l’Aquitaine, on voit mal la région Centre rester seule.
3. Picardie – Champagne-Ardenne : personne n’en veut

Le projet du gouvernement de fusionner Picardie et Champagne-Ardenne a surpris les élus. Une région qui s’étendrait de la baie de Somme aux sources de la Marne ? « Je ne veux pas de cette fusion », prévient Claude Gewerc, président PS du conseil régional de Picardie. Non, c’est non. « Lors de la concertation, explique-t-il au « Courrier Picard », aucune carte n’évoquait la Champagne-Ardenne ! » Vent debout contre cette décision prise « à Paris », il prévient : « Nous sommes à la manœuvre. (…) Je demande aux parlementaires picards d’amender le projet. » Ce refus a été acté le 20 juin, par le vote d’une motion solennelle au conseil régional.

Mais alors vers qui se tourner ? « Les Picards et les Ch’tis sont cousins », relève Claude Gewerc. La fusion avec le Nord-Pas-de-Calais (Plan B ci dessous) ne convainc pourtant pas tout le monde. Dans l’Oise, on regarde plutôt vers l’Ile-de-France. Le conseil général a annoncé vendredi l’organisation d’un référendum en ligne. Deux questions seront posées aux habitants de l’Oise : approuvent-ils le rattachement de la Picardie à la Champagne-Ardenne ? Et, en cas de réponse négative, l’Oise doit-elle rejoindre l’Ile-de-France ou bien… la Normandie ?

Car le scénario d’une fusion Picardie-Normandie est aussi sur la table (Plan C). C’est notamment le souhait des hauts-Normands qui craignent de voir la capitale de la Normandie réunifiée s’installer à Caen. Alors que Rouen serait naturellement au centre de gravité d’un « Arc Manche » intégrant la Picardie.
7434877
Si la Picardie s’éloigne, que devient Champagne-Ardenne ? Son président Jean-Paul Bachy (divers gauche) a les yeux tournés vers l’Est. Il n’a rien contre un mariage avec la Picardie, mais dit sa préférence pour un ménage à trois avec la Lorraine.

Problème : ce n’est pas dans les projets lorrains… Le président de région, Jean-Pierre Masseret, a retrouvé dès le 6 juin son homologue alsacien, Philippe Richert, pour travailler au rapprochement de leurs collectivités : « Pour nous, l’Alsace-Lorraine c’est plutôt cohérent, alors on avance ». Philippe Richert ne veut pas d’une « région de taille démesurée ». « Si Champagne-Ardenne devait se retrouver avec l’Alsace et la Lorraine », déclarait-il au début du mois, « autant regarder comment l’Alsace seule peut reprendre son projet d’une région forte ». C’est d’ailleurs le souhait de seize députés et sénateurs UMP et UDI alsaciens, qui refusent de voir leur région « arbitrairement rattachée à la Lorraine, sa voisine plus grande et plus peuplée ».

Rompre les fiançailles Lorraine-Alsace ne serait pas pour déplaire à certains élus lorrains, comme la députée UMP Marie-Jo Zimmermann, qui brandit la menace d’une Lorraine « satellisée par l’Alsace ». Ou le sénateur UMP François Grosdidier, qui veut préserver le conseil régional de Metz. A défaut d’alternative consensuelle, la fusion Picardie -Champagne-Ardenne ne semble pas une si mauvaise solution.
4. Le Languedoc-Roussillon entre en résistance

« Vive notre région. Oui Languedoc Roussillon ». La banderole orne depuis le début du mois l’imposant bâtiment du conseil régional à Montpellier. Les élus ne veulent fusionner ni avec Midi-Pyrénées, ni avec personne. Une motion a d’ailleurs été votée ce samedi, à la quasi-unanimité (65 voix sur 67). Pas touche à ma région !

#réformeterritoriale : la #révolte du #languedocroussillon http://t.co/hp8o5NhnDw #région pic.twitter.com/qXFAWlJibs
— Routeur News (@RouteurNews) June 14, 2014

« A Toulouse, ils parlent d’absorption et d’annexion. Je ne peux pas accepter cette façon de nous considérer », lance Christian Bourquin, le président (divers gauche) de la région Languedoc-Roussillon. « Notre démarche ne s’arrêtera pas. Je ne lâcherai rien. » 3.000 personnes ont signé le manifeste mis en ligne sur le site du conseil régional, intitulé « Languedoc-Roussillon, notre avenir commun ».

L’objectif est donc le statut quo (plan B). Et s’il faut réduire le nombre de région, et bien que les autres s’en chargent. Christian Bourquin conseille à son voisin Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées, de se tourner vers l’ouest : « Midi-Pyrénées, c’est l’Atlantique, pas la Méditerranée. Qu’il fusionne donc avec l’Aquitaine! »
7434879
Ce scénario d’une fusion Aquitaine-Midi-Pyrénées (Plan C) n’est pas sans rencontrer quelque écho. L’adjoint au maire d’Agen a lancé une pétition en ligne en faveur d’une « grande région du Sud-ouest ». C’est aussi le souhait de François Bayrou, maire de Pau, mais également des députés landais Henri Emmanuelli et Alain Vidalies. Dans un amendement, ils proposent une grande région sud-ouest qui « correspond à l’évidence à une forte cohérence culturelle, économique et géographique ».
5. Ces départements qui veulent rompre les amarres

Le gouvernement a d’abord refusé tout net de démembrer les régions avant de revenir à plus de souplesse. Car le référendum numérique prévu par l’Oise n’est pas la seule tentative d’un département pour changer de région.

Le Cantal craint d’être le laissé pour compte d’une fusion Auvergne-Rhône-Alpes. Au vu de ses 150.000 habitants, le département ne devrait compter qu’une poignée d’élus dans la future assemblée régionale. « On sera inaudible », estime Vincent Descoeur, président PS du conseil général, « demain, les communes cantaliennes seront l’objet de moins d’attention et ce sera à terme mauvais pour notre économie et nos emplois. » Le député PS Alain Calmette envisage une séparation du reste de l’Auvergne, a-t-il dit à France 3.
7434885
Pourquoi ne pas céder aux demandes de la Charente et de la Charente-Maritime de rejoindre l’Aquitaine ? Pourquoi la Haute-Marne ne se tournerait-elle pas ses voisins Nancy ou Dijon ? Et la Loire-Atlantique, pourra-t-elle rejoindre la Bretagne ?

Face à la montée des réclamations, le gouvernement a mis de l’eau dans son vin. Le rapporteur du texte Carlos Da Silva a donc présenté lundi un amendement prévoyant un « droit d’option ».

Cela suppose que tout le monde tombe d’accord. L’amendement prévoit « qu’un département et deux régions contigües puissent demander, par délibérations concordantes, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d’une région qui lui est limitrophe, sans autre condition ».

Mais ce ne serait pas avant 2016. On assisterait donc d’abord à une fusion des régions pour les élections de la fin 2015, puis, dans un second temps, à des ajustements, jusqu’en 2020 au plus tard. Le débat n’est pas terminé…

Baptiste Legrand (avec agences) – Le Nouvel Observateur
=============================
Chrstph Prgn
Pourquoi les autres choix comme celui du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne par exemple ne sont-ils pas proposés? Peur que la population choisisse la réunification? Pas envie de laisser véritablement un choix à la population?

Jean888
La région aquitaine du plan B ( §1 Centre Poitou Charente ) a du être faite par le ministère du redressement !! Je vois très bien le logo avec le contour de cette région censurée sur Facebook !!

Chrstph Prgn
Ces sondage du Nouvel Obs sur une fusion des PDL et de la Bretagne n’a aucune valeur. La réunification de la Bretagne étant volontairement écartée, il ne laisse finalement qu’un seul choix! De plus n’importe qui peut donner son avis sur la question, y compris les populations non concernées par ce sujet. Les résultats de ce sondage ne valent donc rien!

Mistral Gagnant
Dans les départements électrons libres, j’y aurais bien vu Drôme et Ardèche, aujourd’hui dans la région Rhône-Alpes, qui pourraient logiquement intégrer l’actuelle « PACA » pour donner naissance à une très cohérente région occitane orientale de « Provence-Dauphiné ».
Et je ne comprend toujours pas ce « brainstorming » à propos du Limousin, savoir si on le rapproche de l’actuelle « Région Centre » ou de la « Région Aquitaine »… ON MARCHE SUR LATÊTE !!! C’est pourtant tellement évident, si le Limousin doit fusionner avec une autre région, la logique géographique (Massif-Central), culturelle et linguistique (occitan) invite à un rapprochement avec l’Auvergne !
Au lieu de cela, on propose à Rhône-Alpes de faire une OPA sur l’Auvergne, et on se creuse la tête pour savoir vers où orienter le plus idiotement possible le Limousin (Aquitaine ou Centre ?). Encore, Aquitaine, il y a de fragiles passerelles culturelles (occitan) et historiques (le Limousin a souvent été fédéré à l’Aquitaine parle passé). Il n’empêche que l’occitan parlé en Aquitaine (guyennais et gascon) est différent de celui parlé dans le Limousin (limousin) ; en outre, question géographie… L’Aquitaine, c’est principalement la Vallée de la Garonne, les Pyrénées et la façade Atlantique. Tandis que le Limousin, c’est déjà le Massif-Central. Rien à voir.
Seul le Périgord (Dordogne) assure une transition nuancée entre la façade Atlantique et le Massif-Central, les dialectes du N

Philippe Ollivier
Visiblement, tu ne connais ni la Drôme, ni l’Ardèche, ni PACA, ni Rhône-Alpes. Quant à ta mythologique région « occitane orientale », c’est tout simplement du délire.
Pour t’éclairer, la Drôme est historiquement, culturellement et économiquement rattachée au Dauphiné et au Lyonnais, alors que l’Ardèche est en partie cévenole et auvergnate.
Mais je suis d’accord avec toi pour dire que Rhône-Alpes n’a rien à voir avec l’Auvergne, et cette dernière devrait logiquement se marier avec le Limousin en englobant la Lozère et l’Aveyron si l’on veut être un peu logique.

Tigre Bleu
Vu la nouvelle forme suggestive de l’Aquitaine (qui sera reproduite partout, bien visible) ses habitants ne s’appelleront plus les Aquitains mais les spermatozoïdes.
C’est vraiment ce que vous voulez, M. Rousset?

Clem Melc
Cette « reforme » sans queue ni tète est une catastrophe. Les territoires n’ont aucune cohérence et personne ne sait qui va où et comment. Les unités géographiques et « logiques » sont les départements, ce sont les régions qu’il faut faire sauter et prôner la fluidité décisionnelle et administrative, sur les projets au coup par coup. Pas ce truc sans queue ni tète, qui n’a qu’un seul intérêt, faire d’abord semblant de « reformer », puis redessiner des régions mal fagotées et recouper suivant intérêts électoraux (si possible socialistes). Hollande ne fait rien depuis 2 ans, il parle pour ne rien dire, joue au « chef d’état » et balance des ballons d’essai qui sont limites dangereux…

Clem Melc
La vraie reforme attendue est le recoupement par cantons.

Tigre Bleu
« Cette « reforme » sans queue ni tète »
Si justement, il y en a une avec la nouvelle Aquitaine (pas la tête, non).

leonard michalon
les roms en bretagne
===================================================================================================
Réforme territoriale : Ayrault veut une fusion Bretagne – Pays de la Loire

L’ancien premier ministre et 17 autres parlementaires demandent une fusion avec la Bretagne.
7503475-reforme-territoriale-ayrault-veut-une-fusion-bretagne-pays-de-la-loire
Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale (AFP° Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale (AFP°
Après que le Sénat a rejeté la carte des régions proposée par le gouvernement, les députés prennent la relève. Alors qu’une nouvelle carte des régions doit être débattue mercredi en commission à l’Assemblée dans le cadre de l’examen de la réforme territoriale, Jean-Marc Ayrault et 17 autres parlementaires demandent mardi 8 juillet une fusion des Pays de la Loire avec la Bretagne.

L’ancien Premier ministre, redevenu député PS des Pays de la Loire en mai dernier, signe avec ses collègues députés et sénateurs socialistes de cette région un appel à une fusion avec la Bretagne, option écartée dans le projet de réforme territoriale du gouvernement.
7503079
« Le désir est là »

« 71% des Ligériens sont favorables à l’union avec la Bretagne, 63% des Bretons sont favorables à l’union avec les Pays de la Loire. Le désir est là. Du Finistère à la Sarthe, il est partagé. Dans un pays souvent décrit comme divisé et irréformable, cette convergence est une chance ; il faut la saisir », soulignent les signataires dans cette tribune intitulée « A l’Ouest que du nouveau », publiée dans « Libération ».

Le projet de réforme territoriale multiplie les clivages au sein des deux régions, entre partisans du statu quo (Bretagne et Pays de la Loire inchangés, l’option du gouvernement), retour à une Bretagne à cinq départements avec le rattachement de la Loire-Atlantique, fusion des Pays de la Loire avec le Centre ou fusion avec la Bretagne.
« Une union libre et heureuse »

Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, n’avait jusqu’à maintenant pas caché sa préférence pour une telle fusion, mais c’est la première fois qu’il la revendique officiellement dans une tribune de parlementaires. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’après tant d’années à vivre ensemble une union libre heureuse, Bretagne et Pays de la Loire puissent officialiser ce qui les rend à jamais inséparables », conclut Jean-Marc Ayrault.

Au terme des négociations parlementaires, le nombre de régions devrait passer de 14 à 22.
=============================
André Corlay
Je suis né le 28 juin 1941, 2 jours avant le décret scélérat, signé Pétain, qui amputait la Bretagne pour la première fois depuis 1163 ans (traité d’Angers, an 851), décret dont profitent encore une kyrielle de politiciens dont, actuellement TOUS les petits « baronnets » P.S. gérant métropoles et régions de l’Ouest et jaloux de leur petit fief respectif, méprisant totalement l’avis des populations, imbus qu’ils sont d’un pseudo suffrage universel qui les aurait mis là.
Je peux donc me permettre de remonter un peu le temps, remettre les pendules à l’heure et rappeler certains faits historiques absolument réels qui vont vous faire découvrir un aspect peu connu de l’origine des actuels, ô combien malfaisants, « Pays de la Loire ».
En ce 30 juin 1941, l’amiral Darlan cumulait les charges de vice-président du conseil, juste derrière Pétain, ainsi que le ministère de l’intérieur, la Marine et les Affaires étrangères… que sais-je encore ! Il lui fallait bien un bon Directeur de Cabinet pour gérer tout ça ! Ce dernier s’appelait Louis Guichard… ça ne vous dit rien ? Oui, ce descendant bordelais de « baron napoléonien », ce complice de la première amputation de la Bretagne, avait bien un fiston prénommé Olivier… Mais, à la défense de ce dernier, désapprouvant, en 1940, l’option collaborationniste de son père, il s’engagea à la Libération dans l’armée française et poursuivit la guerre jusqu’à la défaite de l’Allemagne..

Chris David
La seule région qui clame haut et fort et sans violence et depuis des décennies sa volonté claire d’être ce qu’elle a toujours été : des frontières dessinées par la mer et par l’Histoire : de Ouessant à Ancenis, de Fougères à Clisson.
Combien de temps encore ceux qui se prétendent les représentants du peuple vont s’obstiner dans l’autisme ? Des milliers de personnes à Nantes pour le leur faire entendre (faut-il être sourd) par 3 fois en 3 mois.
Combien de Sarthois sont prêts à venir à Nantes pour défendre cette région imbécile des PdL ? Combien de nantais sont prêts à défiler des heures sous la pluie; comme le 28 juin 2014 pour défendre cette région inventée pour satisfaire les égos de barons (gaulliste puis PS) ? Pas un seul, bien sur !
Rendons à César… rendons la Loire Atlantique à sa Bretagne, rendons la Vendée au Poitou, donnons à la Loire une belle et vraie région (Val de Loire).
Sinon, il faudra bien admettre que la France de Louis XIV qui détestait les provinces (la « Fronde »), la France révolutionnaire qui à charcuté la France en départements (aux noms illisibles) n’a pas évolué. La France de la Vème république a toujours peur de ses régions et s’évertue à détruire ce qui lui préexiste : la Bretagne a gardé ses limites intangibles jusqu’en 1941.
Ce qu’un décret pris par une administration illégitime peut être modifié par un décret pris par une administration basée sur le suffrage universel

Erick Le Rouge
Il faut tordre le cou aux idées reçues…! Oui, c’est en 1941, sous le régime de Vichy, que la Loire-Inférieure est séparée officiellement de la Bretagne, le maréchal Pétain, lui-même y était opposé, et pourtant…. Mais ce choix ne faisait qu’entériner celui de la répartition administrative des régions économiques créées en 1938, sous le 3ème gouvernement du Radical Socialiste Edouard Daladier (12 avril 1938 / 11 mai 1939), et guerre ou pas, la séparation aurait été faite, quel que fut le régime au pouvoir ; ce ne fut pas un choix de politiciens, mais une volonté des économistes ! Car c’est la loi du marché, qui veut que les Lobbys détiennent les cordons de la bourse ou s’abreuve la bête politicienne.

olivier kervras
.Normandie réunifiée, mais pas de Bretagne réunifiée ??!!…
Injuste, discriminatoire !
L’Etat en Bretagne, a déjà amputé Nantes (en 1941 Vichy !!)..détruit les langues (Breton/Gallo)…laissé crever la marine marchande (économie)…alors exode, des diplômés aussi……écoeurant !
Koc’h !!…ça suffit !!
Pendant ce temps, Paris capte tous les budgets pour son nombril..scandaleux et anti-démocratique !
Retour de Nantes en Bretagne, à 5 dépt, comme pendant 1000 ans (et pas de problème de capitale !)
Sinon ça va chauffer grave’ !!.., et pas dans un Ouest-.land qui n’exprime rien !! ou loire-bretagne insipide ou nos atouts et identité serait dilués confus….

La cohérence économique, culturelle, historique, meilleure lisibilité.. :
– la Vendée retour en Poitou.avec la Charente.
– L’anjou (Angers)-Maine (Le Mans-Laval) en Val de Loire avec Tours et Orléans, ce périmètre est reconnu par l’Unesco !
– Nantes, atlantique,(Bretagne historique) réintégrée à sa région naturelle la Bretagne.
Simple, juste..et tellement évident.

colette TRUBLET
Les raisons que nous avons de vouloir la réunification de la Bretagne :
Parce que :
Les sondages, d’année en année, vous le répètent : Nous voulons la réunification de notre Pays.
– Nous ne voulons pas être noyés dans l’indistinction d’un grand Ouest qui voudra nous commander au nom du jacobinisme républicain. Nous n’y serions pas assez majoritaires et nous ne pourrons pas défendre nos options : langues, culture, histoire. L’économie sera amputée de nos spécificités parce que les vendéens, les Sarthois, et les autres du grand Ouest refuseront de nous laisser utiliser nos labels tels « produit en Bretagne » qui ne se justifieront plus.
– Nous serions en danger de ne pouvoir administrer ceux de nos lycées, collèges, télé, médias qui utilisent la langue bretonne, et d’être obligés de lâcher toutes nos associations culturelles, nos bagadoù et nos cercles celtiques qui seront forcément contestés par le plus grand nombre. Nous risquons de mourir noyés, submergés.
– Nous voulons nous sentir chez nous en Bretagne, parce que nous sommes Bretons. Nous ne voulons pas nous mettre en danger d’être absorbés par la machinerie jacobine. Notre créativité dépend profondément de notre intégrité géographique et culturelle. Ne confondons pas soumission servile et impuissante à la loi du plus grand nombre et adhésion consentie à une majorité républicaine honnêtement calculée.
– Nous voulons aussi pouvoir conserver avec les Français

Erick Le Rouge
La Bretagne est une vraie région historique! Les Pays de Loire non…, ce n’est qu’une pseudo région administrative sur papier créée par les lobbys! Rendez-nous la Loire-Atlantique, Nantes est la capitale des ducs de Bretagne!

Gwen Behring
Une réforme à la française, pondue depuis Paris et évidemment sans consulter les intéressés
Dans cette période troublée de défiance populaire envers un personnel politique éloigné des préoccupations de leurs administrés, le prochain débat sur la réforme territoriale semble confisqué par les barons du système en place.
Mais l’organisation des territoires de la République n’est pas qu’une affaire d’élus, de hauts fonctionnaires ou d’experts autoproclamés en aménagement. Au contraire, les étapes successives de décentralisation, notamment celle annoncée qui pourrait confier aux régions un pouvoir réglementaire, doivent nous inciter tous à travailler en direction d’une véritable démocratie territoriale. Les citoyens ne sont pas des pions que l’on déplace sur un plateau. Ils doivent pouvoir décider par eux-mêmes.
Organisons un référendum sur la question des limites de la Bretagne. C’est une exigence républicaine et démocratique.
En parallèle à cette question, dans le cadre du débat sur la grande réforme territoriale, le président de la Région Bretagne Pierrick Massiot a courageusement et très intelligemment adressé une lettre à la Bretagne : « La Bretagne, le vrai projet d’avenir ».
http://www.bretagne.fr/internet/jcms/prod_218849/lettre-a-la-bretagne?lg=fr
Le statut spécial qui a été octroyé aux métropoles du grand Paris, de Lyon et d’Aix-Marseille-Provence doit pouvoir être adapté à l’assemblée de Bretagne réunifiée.

Suite
…/… adapté à l’assemblée de Bretagne réunifiée. voir : http://wcrb.bretagne.fr/
Il faut fusionner les conseils généraux des 5 départements bretons et le conseil régional de B4 dans une assemblée unique dotée de pouvoirs réglementaires et des budgets qui vont avec. Voila une véritable source d’économies et de relance d’un véritable projet de territoire.
Les maires de métropoles veulent des régions faibles et informes pour prospérer. Les Bretons veulent une région forte et reconnue pour construire et redistribuer.
La Bretagne est une région connue dans l’Europe entière, le bigwest non !
Bretagne vs Gloubiboulgaland
C’est aux habitants de choisir !
En outre
Delendi sunt pagi ligeris

Anjela Grall
Pour être complet : le sondage LH2 donne comme résultats pour la fusion du seul département Loire-Atlantique avec la région Bretagne actuelle :
+ 77 % favorables pour les habitants du la région Bretagne actuelle
+ 70 % favorables pour les habitants de Loire-Atlantique
+ 58% favorables pour les les habitants des PdL
De plus, « Il est […] à souligner que la part d’opinions favorables à un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne évolue à la hausse dans un contexte de fort débat : elle a augmenté de 20 pts en Bretagne (de 57% à 77%), [de 7 pts en Loire-Atlantique (de 63% à 70%)] et de 10 pts en Pays de la Loire (de 48% à 58%) depuis mars 2014. »

Dan Ar Wern
La Bretagne doit retrouver sa capitale historique , Nantes , pour former une province cohérente à l’échelle européenne : que diraient nos amis bavarois ou écossais si on leur volait Munich ou Edimbourg ? Heureusement , il n’y a qu’en France que ce genre de choses peut arriver ! Monsieur Valls , même la Catalogne n’accepterait pas que son voisin espagnol charcute un morceau de sa chair en créant , par exemple , un artificiel  » Pays de Barcelone ou des Pyrénées  » pour réduire illégalement sa surface et son influence !

jaques ganash
il faut des regions coherentes au niveau culturel. La Bretagne unie avec les pays de la Loire verrait son identité noyée. Il y aurait moins de subventions pour la langue bretonne et nombre de bas-poitevins ou de mainois ou angevins n’aimeraient pas voir une chaine régionale avec du breton dedans. La seule solution: la loire atlantique avec la Bretagne et une region centre formée du reste des pays de la Loire et le nord du Poitou Charente. Les deux departements de Charentes seraient quand à eux liés à l’aquitaine.
====================================================================================================
===================
Les 5 erreurs de Hollande : et s’il avait tout faux ?

Economie bloquée, dialogue social rompu… Le président entend « maintenir le cap » de sa politique économique. Mais sa majorité doute. Dossier à lire dans « le Nouvel Observateur », en kiosque le 10 juillet.
7515125-les-5-erreurs-de-hollande-et-s-il-avait-tout-faux
(Rolle-Pool-Sipa-Photomontage) (Rolle-Pool-Sipa-Photomontage)

Le 5 juillet dernier, devant un parterre de grands patrons et de distingués économistes réunis aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Michel Sapin a voulu la jouer tout en finesse.
Notre amie, c’est la finance : la bonne finance ! », a lancé le ministre, ravi de son effet. Gloussements dans la salle.

La référence au célébrissime discours du Bourget prononcé par François Hollande, le 22 janvier 2012 – « Mon adversaire, c’est la finance ! » – n’a échappé à personne. Mais l’ironie complice a aussi créé un malaise. Comblés, les patrons et les banquiers y ont vu une figure inédite de la danse des sept voiles à laquelle se livre le gouvernement pour dégeler l’investissement. Amers, les tenants la gauche pure et dure ont aussitôt dénoncé une énième trahison.
Lire
« Plaisir de trahir, joie de décevoir », par Laurent Binet

Une fourberie de Sapin ? La petite phrase a au moins eu le mérite de résumer le drame de François Hollande. Le président qui voulait rompre avec l’ère Sarkozy, réussir le « redressement dans la justice », apparaît désormais en situation d’échec. Sur tous les tableaux ! Toujours encalminée, l’économie française est sortie de la récession mais sans pour autant entrer dans la croissance. « L’inversion de la courbe du chômage » tourne au fiasco, l’investissement est au point mort, le bâtiment ne va pas et la consommation s’étiole. Tandis que perdurent les déficits…

Dans la majorité, une question envahit les esprits : et si Hollande avait tout faux ? Excès d’optimisme, impréparation et improvisation… En dépit de ses appels au retour de la « confiance » sans laquelle aucun sursaut n’est envisageable, le chef de l’Etat porte une lourde responsabilité dans le désarroi qui saisit le pays tout entier. Sans doute doit-il urgemment tirer des enseignements des cinq erreurs qu’il a commises…
===================
patrick gilles
Ouah, quelle découverte!
Tardive mais découverte quand même.
Comme on dit, il vaut peu et tardivement que pas du tout.

Marco Nour
La finance c’est comme le cholestérol !
Il fut un temps où l’on disait que tout cholestérol était mauvais.
Puis on distingua entre le bon et le mauvais cholestérol.
Aujourd’hui, même le mauvais, ne serait pas mauvais…

Signé Oncle Picsou
(je galège…)

junon hildane
je plussois…

Claude Brandibas
Non, il a pas tout faux le p’tit gros à la cravate qui penche à droite. Je suis sûr que son nouveau conseiller pour l’économie Pierre Gattaz est d’accord avec ce qu’il fait .

Clem Melc
Sa majorité ne doute pas puisque’il n’y a a que 25 ou 30% de frondeurs. Et qu’est ce qu’ils proposent ces gens là ? Tien que des trucs d’avant : augmenter les salaires des fonctionnaires (comme si c’était une priorité), gaver d’appels d’offres Bouygues et le genre de boites qui ne payent pas d’impôts en France et après, plus rien.
Ils proposent de détruire encore plus le pays.
Il n’y a q’une seule ligne : celle de la recherche, l’investissement utile et de la production, celle de De Gaulle et Mendes-France, les autres postures sont des caricatures politiciennes et faites pour plonger.

François LEHOLLANDAIS
2012 : LE GRAND NETTOYAGE

L’élection de François Hollande a permis d’assainir la gestion de la France qui était gouvernait par un État voyou.
Rien que pour cela, s’en valait la peine.
Pour le reste, la Crise est encore là.
Les français apprennent progressivement à vivre avec.
Aujourd’hui, il se sont fait une raison. Il vivent chichement, ils ne dépensent plus.
Ils attendent une reprise qui ne reviendra jamais.
Pas de pouvoir d’achat, pas de croissance.
Pas de croissance, pas d’emploi.
La vérité, c’est qu’il n’y a plus de solution, ni à Droite, ni à Gauche.
Seule, l’honnêteté est importante, pour le reste, c’est peine perdue.

Marco Nour
Entièrement d’accord.
Nos intellectuels (économistes, juristes…) devraient se pencher sur le problème suivant, que j’ai décrit dans un article (mais il n’a pas été publié car il n’est pas assez sexy et serait même de nature à « désespérer, un peu, Billancourt »).
On peut toutefois y accéder ici :
LE TRAVAIL DISPARAIT
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1209548-.html
Le début et le plan :
A chaque publication des chiffres du chômage nous avons les réactions suivantes :
– il est nul.
– la croissance va bien finir par arriver.
– nous avons pris les bonnes mesures ; il faut un peu de patience.
La question essentielle de la disparition du travail, en elle-même, est rarement discutée.
Or, depuis des décennies le travail disparaît en Europe, mais maintenant le phénomène s’accélère chaque année.
Les deux grandes causes
1. La mondialisation néo-libérale
. laissez-passer les marchandises
. laissez-passer les personnes
. laissez faire la finance
2. La robotisation, l’automatisation, la rationalisation, le « faîtes le vous-mêmes » etc…
***Que faire ? ***
La croissance ?
La robotisation à outrance ?
Mieux partager la valeur ajoutée ?
Mieux partager le travail ?
Réduire le coût de l’heure de travail salarié ?
Raser les vieilles usines et subventionner la construction de nouvelles usines ?
Relocaliser ?
Fabriquer des objets à très faible utilité sociale ?
Créer des « bullshit jobs » ?
Exemples et liens divers sur le sujet.

junon hildane
c’est étrange mais la crise qui est toujours là et apparemment responsable de tout ne frappe pas de la même manière en Allemagne et en Angleterre… faut croire que là-bas le pays est dirigé différemment et que ça marche mieux..
ah ce dogme auto-proclamé selon lequel Hollande a hérité d’un pays aux finances abyssales… il a juste hérité d’un pays en crise ! et quand il est arrivé la France ne subissait pas plus la crise que ses voisins européens ; mais depuis qu’il est là, elle la subit beaucoup plus que les autres !!

patrick gilles
@Junon.
Bien vu!
C’est une crise sélective. Les français n’ont pas trouvé le vaccin, beaucoup d’autres si.
@Marco Allez sur le site du Monde. 78% des jeunes sont en train de comprendre que leur avenir est dans la fuite, définitive.
Si vous avez moins de 40 ans, faites comme eux, vous aurez peut être le temps de vous refaire.
Sinon, faites comme moi. Gardez une dernière cartouche pour votre usage personnel!
La différence entre la guerre et la guerre économique est que la seconde n’a pas de convention de Genève. Et cette guerre économique, la France l’a déjà perdu.

Marco Nour
@junon hildane
 » mais la crise qui est toujours là et apparemment responsable de tout ne frappe pas de la même manière en Allemagne et en Angleterre… »
Je ne parle pas seulement de la situation présente mais surtout d’une profonde révolution qui a commencé, sans que tous le réalisent bien, et qui est en train de s’accélérer.
Je ne sais s’il faut la comparer avec la révolution néolithique ou avec l’invention de l’écriture !

@Junon
Oui. la situation de l’Allemagne n’est pas la nôtre.
D’abord ils ont un (relatif) succès économique, mais un désastre social.
Leur DÉMOGRAPHIE (taux de fécondité 1,4 depuis longtemps, nous 2) leur est favorable…. dans l’immédiat.
d’où :
– Moins d’investissements pour l’enseignement
– enseignants beaucoup moins nombreux mais mieux payés
– Chaque année 130.000 personnes de plus entrent sur notre marché du travail, alors qu’en Allemagne il y en a 100.000 de moins.
Leur secteur INDUSTRIEL marche bien, les salariés sont bien payés et leurs syndicats bien « lubrifiés ».
Mais dans les secteurs des SERVICES, de l’agriculture et de l’AGRO-ALIMENTAIRE, l’absence de SMIC (les 8,50€ ne s’appliqueront vraiment qu’en 2017 et encore…) et l’exploitation des salariés des pays de l’Est, limite de l’esclavage, les rend extrêmement compétitifs.
A tel point que les truies bretonnes sont envoyées en Allemagne se faire abattre, et retour…
– 15.04.13 Une main-d’œuvre sous-payée venue des pays de l’Est
http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/une-main-d-oeuvre-sous-payee-venue-des-pays-de-l-est-15-04-2013-2070251.php?xtmc=porc+allemagne&xtcr=4
« …Ce sont des Roumains, des Hongrois, des Bulgares, des Polonais…..qui triment dans les abattoirs, 10 heures par jour, pour des salaires de 5, 4 voire 3 €UROS DE L’HEURE, sans sécurité sociale.
« On les loge dans des casernes avec 4 lits pour 8.
Quand les uns travaillent, les autres dorment. …

Marco Nour
@Junon
– 05.13 La pauvreté des enfants en hausse
http://www.liberation.fr/economie/2013/05/17/le-reve-allemand-de-francois-hollande_903421
1 gamin allemand sur 7 vit de minima sociaux.
Au moins 1,2 million d’entre eux ne disposent pas d’un repas chaud tous les jours ou d’une seconde paire de chaussures.
– 17.06.13 Hollande sur les traces de Schröder? Le test des retraites
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130617trib000770679/hollande-sur-les-traces-de-schroder-le-test-des-retraites.html
« les dépenses de retraite allemandes étaient en 2011 inférieures à leur niveau de 2003, en euros courants, sans prise en compte de la hausse des prix qui les a érodées encore plus. »
d’où : presque 1 million de retraités pauvres vont devoir faire un petit boulot.
– 25.10.12 L’ALLEMAGNE DIVISÉE FACE À LA MISÈRE DE SES RETRAITÉS
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/10/22/lallemagne-divisee-face-a-la-misere-de-ses-retraites/
« En plus les retraités allemands sont obligés de s’expatrier dans les maisons de retraite en Pologne, en Hongrie, en Roumanie, à plus de 800 Km du lieu familial, autant dire que leurs enfants (s’ils en ont) n’iront plus les voir. »
– 01.02.13 UN ALLEMAND SUR DEUX PART EN PRÉ-RETRAITE
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130131trib000746191/un-allemand-sur-deux-part-en-pre-retraite.html
«Il est évident que la retraite à 67 ans ne crée pas d’emplois et qu’elle mène à des plus basses retraites»….

Marco Nour
@Junon
Cité en exemple pour son taux de croissance (1,9% en 2013) le Royaume-Uni ne survit que par le dopage de la « planche à billets » (risque de grave crise financière mondiale) et se trouve dans un état social déplorable.
La dépréciation de la £ de 20% depuis 5 ans (le rêve de MLP…), a le même effet qu’une baisse des salaire, des pensions, des allocations de chômage…
– le déficit abyssal de leur commerce extérieur n’en a pas été comblé pour autant.
– déficit public : 5,8 % du PIB en 2013. France 4,3 %.
– endettement global (privé+public) bien plus élevé ( 267% du PIB) que celui de la France (230% du PIB ).
– taux de chômage : 7,1% en 2013 mais :
– la moitié des 13 millions vivant sous le seuil de pauvreté ont un emploi (comme les contrats « zéro heure » qui ne prévoit aucune durée du travail).
– réduction des aides sociales: allocations familiales, aides au logement, assurance-chômage…
– âge de départ à la retraite, porté à 65 ans en moy.
– 10.01.13 L’incroyable dumping social de l’Allemagne et du Royaume-Uni
http://quoi.info/actualite-economie/2013/01/10/dumping-social-allemagne-et-royaume-uni-nouveaux-chiffres-1158945/
« Alors que les pays les plus riches d’Europe ont une proportion de bas salaires autour de 6 ou 7%, le chiffre monte à 22% pour l’Allemagne et le Royaume-Uni. TROIS FOIS plus ! »
– prix de l’immobilier : en très forte hausse
– référendum sur l’Écosse : Goldman Sachs et d’autres menacent de quitter la Cit

Jean Le Bail
Hollande n’a pas tout faux : il agit conformément à ses intérêts, pas à ceux de la nation.
Hollande garantit les juteux profits de ses copains des milieux financiers et s’assure ainsi un avenir radieux.
Il continue de berner les français en leur faisant croire qu’il tenterait en vain d’éviter que leur situation ne s’aggrave.
Politique, c’est un métier !

Clem Melc
Dans le métier, on l’appelle l' »épicier de Corrèze ».

xavier duval
A force de ne pas faire les réformes sur le code du travail, oui je sais ça ne fait pas plaisir aux syndicats, mais ça emmerde encore plus la population de voir que la courbe du chômage monte , monte toujours et que l’on ne fait que des réformes sans grand impact sur le problème, comme pour la SNCM on remet ça à plus tard ! !

Publicités