SNCM: après le compromis, les salariés doivent entériner la reprise
Après un compromis obtenu dans la douleur mercredi, les salariés de la SNCM doivent voter pour ou contre la reprise du travail alors que les syndicats exigent d’être reçus par Manuel Valls dans les heures qui viennent.
FE7D2F76AFB804F7A183411AE9651_h403_w604_m2_q80_cfVlIFXZX

Le paquebot Kalliste, bateau de la compagnie maritime La Méridionale, à quai, bloqué depuis le 1er juillet par les marins grévistes de la SNCM, à Marseille le 8 juillet 2014 AFP

Du vote des syndicats dépendra la reprise des traversées du continent vers la Corse, dont l’économie a sérieusement pâti du mouvement.

Environ 200 marins se réunissaient jeudi matin sur le Danielle Casanova, l’un des bateaux de l’opérateur historique de ces traversées, dans une ambiance tendue, a constaté jeudi matin un journaliste de l’AFP. La réunion, dont les journalistes ont été exclus, est prévue pour durer plusieurs heures.

En sortant des négociations, le secrétaire général de la CGT, représentant des personnels sédentaires, Jean-François Simmarano, pensait « être en capacité de proposer une reprise du travail », mais ses collègues préféraient renvoyer la décision aux AG.

En signe d’apaisement, cependant, les marins CGT ont accepté de lever le siège du Kalliste, bateau de la Méridionale bloqué à quai depuis une semaine par du personnel gréviste. Mercredi matin, le Kalliste se trouvait toujours à quai à Marseille, mais libre de tout mouvement.

Le dénouement des discussions a ainsi permis de faire baisser la tension, montée d’un cran en fin d’après-midi mercredi, alors que plusieurs centaines de personnes avaient convergé vers le quai dans la soirée, pour défendre le navire face à une éventuelle intervention des forces de l’ordre.

Parmi eux, des agents portuaires qui menaçaient de bloquer le port. Cela n’a pas été nécessaire, car les syndicats de la SNCM ont obtenu peu ou prou ce qu’ils souhaitaient.

Eux qui avaient fait un pas en avant dès le début des discussions en acceptant l’idée d' »un nouveau plan » industriel avec la nouvelle direction mise en place pour leur actionnaire majoritaire Transdev (66%), synonyme de nouveau plan social, souhaitaient « un cadre sécurisé ». En clair: pas de redressement judiciaire d’ici la fin de l’année, le temps de travailler sur le plan et de rechercher de nouveaux actionnaires.

Ce compromis, sur la table dès lundi, n’a finalement été adopté que mercredi soir, après de multiples interruptions de séances durant lesquels les émissaires de Transdev en référaient à leur direction. « Cette médiation aurait pu se tenir en une journée lundi, elle aurait pu se tenir bien avant même le début de la grève, durant les préavis », regrettait, amer, Pierre Maupoint de Vandeul, représentant de la CFE CGC officier.

Il déplorait également la « terrible crise de confiance avec (les) actionnaires (Etat et Transdev, NDLR) et avec le gouvernement » après les propos de Manuel Valls demandant la mise en redressement, alors même que les négociations se tenaient.

– Ouf de soulagement en Corse –

En attendant, les représentants du monde économique corse vont pouvoir pousser un « ouf » de soulagement avec la reprise probable, après 17 jours d’interruption, des traversées de la SNCM, qui achemine la majorité du fret sur Marseille, grâce à ses ferries mixtes capables de charger un nombre important de camions.

Depuis le début de la grève, les professionnels ont fait entendre leurs colère à plusieurs reprises, avec des actions parfois violentes, comme la prise d’assaut du navire Jean-Nicoli à Porto-Vecchio la semaine dernière ou le saccage de l’agence SNCM de Bastia mercredi.

L’économie corse est en effet sérieusement affectée depuis le début de la grève, des débuts de pénuries sur certaines denrées étant observées sur l’île, où l’essentiel de l’alimentation est importée et où la population triple en été avec les touristes.

Une délégation de représentants des secteurs de l’industrie, du tourisme, des transports, de l’agriculture et de l’artisanat, a accepté d’être reçue à Matignon par Manuel Valls jeudi à 17H00, après des propos jugés « apaisants ».

Cette grève « remet en cause la survie même de l’entreprise (SNCM) et la survie même de l’économie corse », avait déclaré M. Valls à l’Assemblée nationale, disant entendre « l’exaspération des milieux économiques corses » auxquels il doit « parler des mesures de compensation ».

Cette rencontre à venir ajoutait à l’amertume mercredi soir des syndicats SNCM, qui déploraient que M. Valls « reçoive ceux qui cassent » et pas « ceux qui défendent les emplois ».

Et, jeudi matin, juste avant les AG, Frédéric Alpozzo exigeait d’ailleurs que les organisations syndicales soient également reçues « dans les heures qui viennent » par le Premier ministre.
======================================================================================================
Vers une reprise du travail à la SNCM, le redressement judiciaire repoussé
Une reprise du travail se profilait à la SNCM à la suite d’un accord permettant d’écarter le redressement judiciaire pour une période de quatre mois, trouvé mercredi soir entre actionnaires et syndicats de la compagnie maritime en difficulté.
A8232024D06C576F4659AB9A3332D_h403_w604_m2_q80_czRZeWZBO
Des manifestants pénètrent dans les locaux de la SNCM à Bastia, le 9 juillet 2014 AFP

« Nous sommes en capacité de proposer une reprise du travail », a déclaré devant la presse le secrétaire général de la CGT de la SNCM, Jean-François Simmarano, à l’issue de ce 3e jour de discussions conduites par le médiateur du gouvernement Gilles Bélier, précisant que des AG des salariés, en grève depuis le 24 juin, étaient prévues jeudi matin.

Le délégué syndical de la CGT Marin Frédéric Alpozzo, plus prudent, a renvoyé à la décision des AG, expliquant que « l’intersyndicale allait se réunir dans la soirée ».

« Un relevé de conclusions a été signé par toutes les parties et doit être approuvé demain matin par les AG. (…) J’espère que les AG voteront demain la reprise du travail », a dit dans une courte déclaration le président de la compagnie Olivier Diehl, souhaitant que « tous nos clients reviennent avec confiance sur nos bateaux ».

Comme le demandaient les organisations syndicales, « la question du redressement judiciaire est écartée jusqu’à la fin de l’année », a indiqué à ses côtés le délégué CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul.

Le moratoire doit durer quatre mois, jusqu’à fin octobre temps qui doit être mis à profit pour une « médiation » pour rechercher une solution de restructuration et organiser un nouvel actionnariat.

La trésorerie est, elle, assurée jusqu’à la fin de l’année, grâce aux 60 millions d’euros de prime d’assurance du navire avarié Napoléon Bonaparte, que les actionnaires voulaient initialement garder sous séquestre pour financer un nouveau plan social, ont précisé les syndicats.

Conséquence de ce compromis: la CGT a annoncé qu’elle allait débloquer « dès ce (mercredi) soir » le Kalliste, navire de La Méridionale bloqué dans le port de Marseille depuis le 1er juillet ».

« Toutes les conditions d’une sortie de crise semblent ce soir réunies », a estimé le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, dans une courte déclaration transmise en fin de soirée à l’AFP.

Cette avancée notoire dans le dossier SNCM intervient alors que le Premier ministre Manuel Valls avait affiché plus tôt dans la journée sa fermeté, annonçant des « mesures » pour faire cesser le blocage de navires, au moment où reprenaient les négociations entre actionnaires et syndicats de la compagnie.

Répondant à l’exaspération des acteurs économiques corses face à ce mouvement social, Manuel Valls leur a proposé une rencontre à Matignon jeudi, avant d’annoncer que le gouvernement prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour débloquer « les navires ».

Le président de la chambre d’agriculture de Corse, Jean-Marc Venturi, a répondu favorablement à cette invitation, jugeant « apaisants » les propos du Premier ministre. Une délégation de sept représentants sera reçue à Matignon jeudi après-midi.

Interrompues pendant plusieurs heures mercredi, les négociations entre actionnaires et syndicats de la compagnie maritime avaient repris peu avant 17H00 en préfecture de Marseille, jusqu’à leur conclusion vers 20h.

– amertume –

Mercredi matin, les syndicats avaient exprimé leur colère contre les propos tenus sur TF1 la veille par Manuel Valls, qui avait de nouveau soutenu une mise en « redressement judiciaire » de la compagnie. De l’aveu même du médiateur Gilles Bélier, cette déclaration avait provoqué un réel « flottement » dans les négociations.

Mercredi soir les représentants syndicaux de fait exprimaient une certaine amertume.

« Valls a jeté de l’huile sur le feu », regrettait M. Maupoint de Vandeul. De son côté, M. Simmarano a estimé que le Premier ministre avait tenté de « torpiller » la négociation.

Le recours au tribunal de commerce, désormais repoussé, était souhaité par Transdev et appuyé par Manuel Valls, qui estiment qu’il permettait d’exonérer la compagnie des lourdes condamnations européennes – 440 millions d’euros de subventions jugées indûment perçues.

Pour les syndicats en revanche, ce passage au tribunal signerait le démantèlement programmé de la compagnie et le risque de perdre la délégation de service public vers la Corse, un marché de plus de 600 millions d’euros qui lui a été attribué jusqu’en 2022.

En Corse, où l’économie commence à être affectée par la grève de l’opérateur historique des liaisons entre l’île et le continent, près d’un millier d’acteurs du monde économique se sont rassemblés dans la matinée à Bastia pour dénoncer l’incapacité de l’État à mettre fin au conflit.

Le contenu d’un camion chargé de fruits ne pouvant être exportés a été déversé devant les grilles de la préfecture. Quelques incidents ont eu lieu en marge de ce rassemblement quand plusieurs dizaines de personnes se sont rendues au siège de la SNCM en Corse, proche de quelques centaines de mètres, où d’importantes dégradations ont été commises. L’agence a été « saccagée », a déploré la direction, signalant la destruction du centre d’appels internes de la compagnie.

Outre le déblocage du Kallisté, les professionnels du tourisme, transporteurs, agriculteurs et artisans insulaires demandent aussi des mesures de compensation du préjudice économique et financier subi depuis le début de la grève, le 24 juin.
SNCM: vers la reprise du travail, la CGT va débloquer le « Kalliste »
Une reprise du travail se profile à la SNCM à la suite d’un accord permettant d’écarter le redressement judiciaire pour une période de quatre mois, trouvé mercredi soir entre actionnaires et syndicats de la compagnie maritime en difficulté.
Conséquence de ce compromis: la CGT a annoncé qu’elle allait débloquer « dès ce (mercredi) soir » le Kalliste, navire de La Méridionale bloqué dans le port de Marseille depuis le 1er juillet ».

« Nous sommes en capacité de proposer une reprise du travail », a déclaré devant la presse le secrétaire général de la CGT de la SNCM, Jean-François Simmarano, à l’issue de ce 3e jour de discussions conduites par le médiateur du gouvernement Gilles Bélier, précisant que des AG des salariés, en grève depuis le 24 juin, étaient prévues jeudi matin.

Le délégué syndical de la CGT Marin Frédéric Alpozzo, plus prudent, a renvoyé à la décision des AG, expliquant que « l’intersyndicale allait se réunir dans la soirée ».

« Un relevé de conclusions a été signé par toutes les parties et doit être approuvé demain matin par les AG. (…) J’espère que les AG voteront demain la reprise du travail », a dit dans une courte déclaration le président de la compagnie Olivier Diehl, souhaitant que « tous nos clients reviennent avec confiance sur nos bateaux ».

Comme le demandaient les organisations syndicales, « la question du redressement judiciaire est écartée jusqu’à la fin de l’année », a indiqué à ses côtés le délégué CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul.

Le moratoire doit durer quatre mois, jusqu’à fin octobre temps qui doit être mis à profit pour une « médiation » pour rechercher une solution de restructuration et organiser un nouvel actionnariat.

La trésorerie est, elle, assurée jusqu’à la fin de l’année, grâce aux 60 millions d’euros de prime d’assurance du navire avarié Napoléon Bonaparte, que les actionnaires voulaient initialement garder sous séquestre pour financer un nouveau plan social, ont précisé les syndicats.

« Toutes les conditions d’une sortie de crise semblent ce soir réunies », a estimé le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, dans une courte déclaration transmise en fin de soirée à l’AFP.

Cette avancée notoire dans le dossier SNCM intervient alors que le Premier ministre Manuel Valls avait affiché plus tôt dans la journée sa fermeté, annonçant des « mesures » pour faire cesser le blocage de navires, au moment où reprenaient les négociations entre actionnaires et syndicats de la compagnie.

Répondant à l’exaspération des acteurs économiques corses face à ce mouvement social, Manuel Valls leur a proposé une rencontre à Matignon jeudi, avant d’annoncer que le gouvernement prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour débloquer « les navires ».

Le président de la chambre d’agriculture de Corse, Jean-Marc Venturi, a répondu favorablement à cette invitation, jugeant « apaisants » les propos du Premier ministre. Une délégation de sept représentants sera reçue à Matignon jeudi après-midi.

Interrompues pendant plusieurs heures mercredi, les négociations entre actionnaires et syndicats de la compagnie maritime avaient repris peu avant 17H00 en préfecture de Marseille, jusqu’à leur conclusion vers 20h.

– Amertume –

Mercredi matin, les syndicats avaient exprimé leur colère contre les propos tenus sur TF1 la veille par Manuel Valls, qui avait de nouveau soutenu une mise en « redressement judiciaire » de la compagnie. De l’aveu même du médiateur Gilles Bélier, cette déclaration avait provoqué un réel « flottement » dans les négociations.

Mercredi soir les représentants syndicaux de fait exprimaient une certaine amertume.

« Valls a jeté de l’huile sur le feu », regrettait M. Maupoint de Vandeul. De son côté, M. Simmarano a estimé que le Premier ministre avait tenté de « torpiller » la négociation.

Le recours au tribunal de commerce, désormais repoussé, était souhaité par Transdev et appuyé par Manuel Valls, qui estiment qu’il permettait d’exonérer la compagnie des lourdes condamnations européennes – 440 millions d’euros de subventions jugées indûment perçues.

Pour les syndicats en revanche, ce passage au tribunal signerait le démantèlement programmé de la compagnie et le risque de perdre la délégation de service public vers la Corse, un marché de plus de 600 millions d’euros qui lui a été attribué jusqu’en 2022.

En Corse, où l’économie commence à être affectée par la grève de l’opérateur historique des liaisons entre l’île et le continent, près d’un millier d’acteurs du monde économique se sont rassemblés dans la matinée à Bastia pour dénoncer l’incapacité de l’État à mettre fin au conflit.

Le contenu d’un camion chargé de fruits ne pouvant être exportés a été déversé devant les grilles de la préfecture. Quelques incidents ont eu lieu en marge de ce rassemblement quand plusieurs dizaines de personnes se sont rendues au siège de la SNCM en Corse, proche de quelques centaines de mètres, où d’importantes dégradations ont été commises. L’agence a été « saccagée », a déploré la direction, signalant la destruction du centre d’appels internes de la compagnie.

Outre le déblocage du Kallisté, les professionnels du tourisme, transporteurs, agriculteurs et artisans insulaires demandent aussi des mesures de compensation du préjudice économique et financier subi depuis le début de la grève, le 24 juin.
=====================================================================================================
SNCM : fin de la grève et reprise du travail prévue
4454631_3_5f7a_dans-le-port-de-marseille-le-24-juin_9666843824aa2cac33452b3452ce1e0b
Dans le port de Marseille, le 24 juin.
Après dix-sept jours d’une grève très suivie entamée le 24 juin, les syndicats de la Société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), réunis en assemblée générale, ont confirmé, jeudi 10 juillet, la fin de leur mouvement.

Dès mercredi, ils avaient appelé à la reprise du travail. Un accord avait été trouvé avec les deux principaux actionnaires de la compagnie, la société de transports publics Transdev (66 % du capital) et l’Etat (25 %) après trois jours de négociations marathon conduites à Marseille par le médiateur du gouvernement, Gilles Bélier.

Pour tout comprendre du conflit à la SNCM : Le conflit à la SNCM en trois questions

« La reprise sera effective à 19 heures », a indiqué le représentant CGT des marins de la SNCM, Frédéric Alpozzo, précisant toutefois que le mouvement n’est que « suspendu » et qu’il pourrait reprendre en fin d’année si « aucune solution pérenne n’était trouvée ».

PAS DE DÉPÔT DE BILAN… JUSQU’EN OCTOBRE

Sur le fond, les syndicats n’ont pourtant pas obtenu grand-chose. Selon le « relevé des conclusions » établi mercredi soir, les actionnaires de la SNCM s’engagent certes à ne pas déposer le bilan de la compagnie maritime, comme ils en émettent le souhait depuis le début de l’année. Mais cet engagement n’est valable que jusqu’à la fin du mois d’octobre.

« Transdev n’a pas voulu aller au-delà car c’est peu ou prou la date à laquelle la trésorerie de la compagnie passera dans le rouge », assure un bon connaisseur de l’entreprise marseillaise. Or, Jean-Marc Janaillac, le PDG de Transdev, répète depuis le début de l’année qu’il ne mettra plus un euro dans la SNCM, après lui avoir déjà accordé 117 millions d’euros d’avances en compte-courant ces dernières années.

Seule concession lâchée par Transdev : les 60 millions d’euros de prime d’assurance obtenus par la SNCM à la suite des avaries intervenues à l’automne 2012 sur le navire Napoléon Bonaparte, qui avaient été mis sous séquestre par les actionnaires pour financer la restructuration de la compagnie, pourront être débloqués à partir du 30 novembre.

Le reportage : SNCM : la Corse asphyxiée ? « L’Etat s’en fout »

PAS DE NOUVEAUX NAVIRES

A l’inverse, les syndicats n’ont pas obtenu gain de cause sur l’achat de nouveaux navires, plus rapides et plus économes en carburant, qu’ils jugent indispensables pour relancer la compagnie et dont ils avaient fait leur cheval de bataille ces derniers mois.

Selon différents interlocuteurs, les positions prises ces derniers jours par Manuel Valls ont été déterminantes pour parvenir à cet accord. Alors que Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux transports, tergiversait depuis dix-huit mois, le premier ministre a clairement pris parti en faveur des positions défendues par Transdev.

« Il faut un redressement judiciaire parce que cette entreprise est en train de couler », avait indiqué le chef du gouvernement, mardi 8 juillet, lors d’une interview sur TF1. « Le blocage des navires et les violences sur les ports sont inacceptables », avait également affirmé M. Valls, mercredi 9 juillet, à l’Assemblée nationale.

Lire la chronologie : Grèves à répétition : si vous n’avez rien suivi aux conflits à la SNCM

L’AMENDE DE BRUXELLES, UNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS

De fait, la SNCM est toujours sous la menace de devoir rembourser 440 millions d’euros d’aides publiques jugées indues par Bruxelles. Une épée de Damoclès qui empêche l’arrivée de tout nouvel actionnaire au capital de la SNCM, pourtant souhaitée à la fois par les syndicats et par Transdev, qui veut se retirer. Le PDG de Veolia, actionnaire de l’entreprise, a confirmé jeudi sa volonté de céder ses parts pour un euro.

Selon les experts, un dépôt de bilan permettrait d’annuler les amendes dues à Bruxelles. Tous les acteurs s’accordent également à dire que la compagnie ne pourra éviter une nouvelle restructuration, alors que les salariés ont déjà accepté la suppression de 500 postes sur 2 600 et une augmentation de la productivité de 25 %.

Les lignes assurant la desserte de la Corse depuis Nice et Toulon, lourdement déficitaires, pourraient ainsi être supprimées. Elles emploient aujourd’hui 400 personnes en équivalent temps plein. Seules les lignes desservant l’île de Beauté depuis Marseille, qui sont subventionnées à hauteur de 60 millions d’euros par an, et celles assurant la rotation avec le Maghreb (Algérie, Tunisie) pourraient être à terme conservées.

Cédric Pietralunga
Journaliste au Monde
===========================
Dacodac
Encore une reculade de notre homme fort du gouvernement, Mr Valls. Et tout ça pour quoi: de l’argent dépensé à fonds perdu (tout le monde sait que la SNCM c’est du passé) ménager la CGT (qui pourtant a effrontément déserté la conférence sociale) et plus prosaïquement par manque de courage. Le redressement de la France n’est pas pour demain.

Max Lombard
Fin de la grève des salariés, c’est bien, moratoire de quatre mois aussi. Mais où vont aller les clients que les cégétistes persistent à qualifier d’usagers?

Francois Pellarin /2014 – 13h06
La CGT qui,sous la pression de sa base, maintenait la grève , (formidable grève) a profité du moratoire pour faire reprendre le travail aux salariés de la SNCM. Mais après les quatre mois de ce moratoire que se passera-t-il ? Et là si la base baisse les bras …c’est foutu, je le crains.

Gurney Halleck
C’est foutu, et c’est tant mieux. Bye bye la SNCM, un canard boiteux de moins.

Ahmad Shah
C’est le rapport de force qui a fait céder la CGT : – la perspective d’affrontements violents avec les milliers de travailleurs que le blocage du port met en danger. – affrontements avec les forces paramilitaires de l’Etat (gendarmerie mobile, GIGN, etc.) que Valls était prêt à « convoquer » à la fête. – l’image de marque hypernégative de la CGT dans l’opinion publique française. – les Corses, prêts à prendre les armes contre la CGT – Plus d’Armée Rouge à la rescousse…..
=======================================================================================================
SNCM : Veolia confirme être prêt à céder sa part pour 1 euro
4374602_3_d4f8_antoine-frerot-pdg-de-veolia-a-paris-en-le_c9bed3395fa5fc02f902d67d0e6006c5
Antoine Frérot, PDG de Veolia, à Paris, en le 27 février.
Le patron de Veolia Environnement, Antoine Frérot, a confirmé, jeudi 10 juillet, être prêt à céder pour 1 euro symbolique la participation au capital de la SNCM détenue par Transdev, la coentreprise qu’il a formée avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et qui privilégie, comme le gouvernement, une procédure de redressement judiciaire, une option rejetée par les syndicats. Transdev, qui est actionnaire majoritaire avec 66 % des parts, est l’acteur majeur de ce dossier.

Interrogé par BFM Business sur cette cession, M. Frérot a répondu :

« Oui, mais l’important, c’est qu’il n’y a qu’une seule solution pour sauver la liaison entre Marseille et la Corse (…) elle passe par la constitution d’une nouvelle société pour effacer les amendes de Bruxelles ».

Antoine Frérot a confirmé que la perte des plus 100 millions d’euros d’encours possédés par la filiale du groupe dans la SNCM était déjà budgétée dans les comptes.

Lire le décryptage : Le conflit à la SNCM expliquée en 3 questions

FAIRE VITE

Le patron appelle la SNCM à « se mettre sous la protection du tribunal de commerce le plus rapidement possible » afin « de sauvegarder un maximum d’argent pour pouvoir financer le plan de restructuration ».

Concernant le moratoire de quatre mois obtenu par les syndicats, Antoine Frérot affirme qu’il est important de faire vite.

« Nous avons bloqué les économies marseillaise et corse pour sauver des dessertes entre Toulon et le Maghreb, qui sont structurellement déficitaires. L’important est de sauver la seule liaison entre le continent et la Corse. »

La veille, les syndicats annonçaient, dans la soirée, avoir obtenu un moratoire de quatre mois excluant dans l’immédiat le redressement, à l’issue d’une réunion regroupant les syndicats, des représentants de l’Etat et de l’actionnaire principal Transdev, le tout sous l’égide d’un médiateur.

Lire les dernières informations : SNCM : vers une reprise du travail ?

A la suite de cet accord, le secrétaire d’Etat aux transports Frédéric Cuvillier a estimé mercredi soir que les conditions d’une sortie de crise à la SNCM « semblaient réunies ». Le recours au tribunal de commerce, qui permettrait d’exonérer la compagnie des lourdes condamnations européennes – 440 millions d’euros de subventions jugées indûment perçues –, est ainsi désormais repoussé.
=====================
Narta Homme
440 millions de subvention + la dépréciation des actifs de l’Etat dans l’entreprise… un demi milliard d’euros en pure perte pour quelques milliers d’emplois. Personne n’est responsable, personne n’est coupable, comme d’hab.

Vincent
Les syndicats ne sont-ils pas intéressés par ce rachat? Ca serait l’occasion de mettre leurs solutions en pratique!

Max Lombard
Ce serait une bonne idée mais en plus ils faudrait qu’ils comblent l’abysse financier qu’ils ont contribué à creuser avec les pouvoirs publics et les directions successives.
======================================================================================================
SNCM: « les marins suspendent le mouvement » de grève

_h366_w650_m6_otrue_lfalse
Un navire de la SNCM dans le port de Marseille, le 27 mars 2014
Il y a 6 heures | Par AFP
Les marins de la SNCM ont suspendu jeudi leur mouvement de grève qui durait depuis 17 jours, à la suite du compromis trouvé avec l’Etat et l’actionnaire majoritaire Transdev, a indiqué le délégué syndical de la CGT Marins Frédéric Alpozzo.

« Les marins suspendent le mouvement », a indiqué M. Alpozzo à l’issue d’une assemblée générale à huis clos à laquelle ont assisté environ 200 marins sur le Danielle Casanova, l’un des bateaux de la compagnie maritime en difficulté

SNCM: après le compromis, les salariés entérinent la reprise

_h366_w650_m6_otrue_lfalse

Frédéric Alpozzo, délégué de la CGT à la SNCM, lors d’une conférence de presse le 10 juillet 2014 à Marseille après la levée du mouvement de grève des salariés de la compagnie maritime Il y a 6 heures | Par AFP

Au lendemain d’un compromis scellé dans la douleur, les salariés de la SNCM ont voté jeudi la reprise du travail, mais les syndicats exigent d’être reçus par Manuel Valls dans les heures qui viennent pour obtenir des « clarifications ».

Ce vote devait permettre, dès 19h00, la reprise du travail puis celle des traversées vers la Corse, dont l’économie a pâti du mouvement qui durait depuis 17 jours.

« Les marins suspendent le mouvement » et « la reprise sera effective à 19h00 », a indiqué le délégué de la CGT Frédéric Alpozzo à l’issue d’une assemblée générale à huis clos à laquelle ont assisté environ 200 marins sur le Danielle-Casanova, l’un des bateaux de la compagnie maritime en difficulté.

Les marins ont pris cette décision « à la quasi-unanimité », a expliqué M. Alpozzo. Le mouvement ne « peut être que suspendu, tant que le gouvernement n’apporte pas de solution pérenne », a-t-il précisé.

« Le préavis est retiré mais si d’ici décembre, aucune solution pérenne n’était trouvée, ce que nous ne souhaitons pas, il pourrait y avoir le dépôt d’un nouveau préavis », a-t-il prévenu.

De son côté, le secretaire général de la CGT Jean-François Simmarano a indiqué que les sédentaires avaient également décidé de reprendre le travail.

Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier a « salué la reprise du travail » et « l’action de médiation conduite par le négociateur Gilles Bélier ». « Les discussions (…) ont permis de dépasser les postures et de trouver une voie équilibrée », estime-t-il.

En signe d’apaisement, les marins avaient levé dès mercredi soir le siège du Kalliste, bateau de la Méridionale bloqué à quai depuis une semaine par du personnel gréviste. Jeudi matin, le Kalliste a appareillé pour Toulon, où il devait récupérer du fret à destination de la Corse.

Après trois jours de grandes tensions de part et d’autre de la Méditerranée, les syndicats de la SNCM ont obtenu peu ou prou ce qu’ils souhaitaient.

Eux qui avaient fait un pas en avant en acceptant l’idée d' »un nouveau plan » industriel avec la nouvelle direction mise en place par l’actionnaire majoritaire Transdev (66%), synonyme de nouveau plan social, souhaitaient « un cadre sécurisé ». En clair: pas de redressement judiciaire d’ici la fin de l’année, le temps de travailler sur le plan et de rechercher de nouveaux actionnaires.

Ce compromis, sur la table dès lundi, n’a été adopté que mercredi soir, après de multiples interruptions de séances durant lesquelles les émissaires de Transdev contactaient leur direction. « Cette médiation aurait pu se tenir en une journée lundi, elle aurait pu se tenir bien avant même le début de la grève, durant les préavis », regrettait, amer, Pierre Maupoint de Vandeul représentant de la CFE-CGC officiers.

Il déplorait également la « terrible crise de confiance avec nos actionnaires (Etat et Transdev, ndlr) et avec le gouvernement » après les propos de Manuel Valls demandant la mise en redressement, en pleine tenue des négociations.

– Ouf de soulagement en Corse –

En attendant, les représentants du monde économique corse vont pouvoir pousser un « ouf » de soulagement avec la reprise des traversées de la SNCM, qui achemine la majorité du fret sur Marseille, grâce à ses ferries mixtes capables de charger un nombre important de camions.

Depuis le début de la grève, ils ont manifesté leur colère à plusieurs reprises, avec des actions parfois violentes, comme la prise d’assaut du navire Jean-Nicoli à Porto-Vecchio la semaine dernière ou le saccage de l’agence SNCM de Bastia mercredi.

L’économie corse est sérieusement affectée depuis le début de la grève. Des débuts de pénuries, sur certaines denrées, sont observées sur l’île, où l’essentiel de l’alimentation est importée et où la population triple en été avec les touristes.

Une délégation de représentants des secteurs de l’industrie, du tourisme, des transports, de l’agriculture et de l’artisanat, a accepté d’être reçue à Matignon par Manuel Valls jeudi à 16H00, après des propos jugés « apaisants ».

Cette grève « remet en cause la survie même de l’entreprise (SNCM) et la survie même de l’économie corse », avait dit M. Valls à l’Assemblée nationale, ajoutant entendre « l’exaspération des milieux économiques corses » auxquels il doit « parler des mesures de compensation ».

Cette rencontre à venir ajoutait à l’amertume mercredi soir des syndicats SNCM, qui déploraient que M. Valls « reçoivent ceux qui cassent » et pas « ceux qui défendent les emplois ».

Et, jeudi matin, juste avant les AG, Frédéric Alpozzo exigeait d’ailleurs que les organisations syndicales soient également reçues « dans les heures qui viennent » par le Premier ministre, pour obtenir « des clarifications ».
==============================================================================================================
SNCM: La méfiance persiste malgré le compromis

bateau-sncm-port-marseille-4-juillet-2014-pendant-nouvelle-greve-salaries-1633953-616x380
Un bateau de la SNCM, dans le port de Marseille, le 4 juillet 2014 pendant une nouvelle grève des salariés

Un bateau de la SNCM, dans le port de Marseille, le 4 juillet 2014 pendant une nouvelle grève des salariés Bertrand Langlois AFP

SOCIAL – Un accord met en place une «mission» qui a jusqu’au 31 octobre pour trouver un repreneur…

Après 16 jours de conflit, les marins de la SNCM ont voté la fin de la grève ce jeudi matin. La veille, un compromis a été trouvé entre les syndicats, l’actionnaire principal, Transdev, et l’État. Cet accord met en place une « mission » qui a jusqu’au 31 octobre pour trouver un repreneur. « L’objectif, c’est de trouver une autre solution de restructuration que le redressement judiciaire, explique Pierre Maupoint de Vandeul, de la CFE-CGC. Mais ce calendrier sécurisé est très court, ce qui suppose une grande loyauté entre les partenaires ».

Si les syndicats saluent l’action du préfet de région, Michel Cadot, et du médiateur, Gilles Bélier, ils fustigent les déclarations de Manuel Valls et d’Antoine Frérot, favorables tous les deux au redressement judiciaire. Le président de Veolia a encore répété ce jeudi qu’il souhaitait mettre l’entreprise « sous sauvegarde ». Olivier Dihel, président du directoire de la compagnie, a d’ailleurs rappelé que la compagnie a un « avenir […] à condition de porter un regard lucide sur sa situation et de prendre des décisions courageuses ».
Reprise des rotations vers la Corse

À la mairie de Marseille, ce n’est pas Veolia que l’on vilipende mais le gouvernement. « Il a géré cette affaire en fonction de ses intérêts électoraux, accuse Roland Blum, l’adjoint au maire chargé du dossier. Il a fait des promesses avant les municipales, alors qu’ils savaient dès le départ qu’il ne pourrait pas les tenir ».

Enfin, de leur côté, les acteurs économiques sont partagés entre soulagement et agacement. La pression est retombée sur le port et les rotations vers la Corse peuvent reprendre. « Mais ça ne fait que repousser le problème, objecte Jean-Claude Pellegrin, Pdg de la SMTRT, un transporteur. Aujourd’hui, cette affaire n’est toujours pas réglée. Dans quatre mois, on risque d’y retourner ».
Mickaël Penverne
====================
mika2dubai
C’est reculé pour mieux sauter … cet hiver, il seront tous aux chômage.
Fini les caisses noires syndicales, les magouilles, etc. Tous chez Popole Emploi !

Xavierage
Ces gens là nous ont couté « une blinde » pour protéger leur petit trafic, alors on liquide on ferme et on met en taule tous les rois de la magouille . Ces gens la nous pompent, s’enrichissent illégalement, tuent le port de Marseille et tout le monde s’en fiche

fada33
la sncm doit disparaitre. les syndicalistes font tout pour. alors pourquoi continuer à faire vivre une entreprise qui ne vit que par des aides. la faute à qui? à ceux qui bossent à la petite semaine et qui ne pensent qu’a faire des grèves. allez oust!!! allez bosser ailleurs et avant des penser au point levé, faitent tourner le affaires………

ZeroDefo
A cause des syndicalistes, tout le monde en vient a souhaiter la disparition de la SNCM, et le plus tot sera le mieux. On ne peut pas se permettre des entraves a répétition.

Publicités