Nicolas Sarkozy, ou comment répondre à côté en 10 questions

Le Monde.fr | 03.07.2014 à 12h25 • Mis à jour le 04.07.2014 à 08h03 | Par Samuel Laurent et Maxime

Nicolas Sarkozy est venu s’expliquer, mercredi 2 juillet sur TF1, après sa garde à vue et sa mise en examen dans le cadre de l’affaire des écoutes. L’ancien chef de l’Etat s’est défendu en bloc, dénonçant sans cesse une instrumentalisation de la justice. Quitte à s’aventurer loin des faits
Nous avons vérifié une série d’affirmations de M. Sarkozy.
1. Le cadre des écoutes

Ce qu’il a dit : « J’en appelle à la conscience de chacun, de chacun de nos compatriotes : est-il normal que je sois écouté dans mes conversations les plus intimes depuis le mois de septembre de l’année dernière ? »

Les faits : Nicolas Sarkozy a fait l’objet, le 19 avril 2013, d’une information judiciaire pour « corruption », confiée aux juges Serge Ternaire et René Grouman, sur de possibles financements libyens dans la campagne de 2007. C’est dans ce cadre que les deux magistrats ont ordonné des écoutes téléphoniques sur sa personne, et découvert l’existence d’une seconde ligne au nom de Paul Bismuth. Ils l’ont fait en toute légalité, comme la loi les y autorise et comme dans des dizaines d’autres affaires.
2. La légalité des écoutes

Ce qu’il a dit : « Le bâtonnier des avocats de Paris et les avocats sont révulsés à l’idée que l’on puisse écouter les conversations entre mon avocat et moi, un peu comme si on écoutait les conversations entre chaque Français et son médecin, par la sécurité sociale… »

Les faits : Il est possible, à certaines conditions, d’écouter les conversations entre un avocat et son client. Il faut pour cela prévenir le bâtonnier, et la conversation qui suit ne peut être transcrite si elle n’a pas trait à l’affaire en cours. La comparaison avec le secret médical est donc inepte.
3. Une volonté d’humiliation ?

Ce qu’il a dit : « Il y a eu une volonté de m’humilier en me convoquant sous le statut de la garde à vue qui n’est pas un statut normal. Monsieur Cahuzac, le ministre du budget de Monsieur Hollande, qui était en charge de la lutte contre la fraude fiscale et à qui on a découvert un compte en Suisse, n’a pas fait une seconde de garde à vue. »

Les faits : S’il a été précisé en 2011, le placement en garde à vue peut dépendre des pratiques et des juges. Le cas de Jérôme Cahuzac, qui avait reconnu publiquement avoir placé de l’argent en Suisse, et se tenait à la disposition de la justice, est différent de celui de M. Sarkozy, où plusieurs personnes ont été placées simultanément en garde à vue pour éviter notamment qu’elles puissent communiquer entre elles. On peut rappeler que plus de 600 000 personnes sont placées en garde à vue chaque année.
4. Convocation plutôt que garde à vue ?

Ce qu’il a dit : « Devais-je absolument être emmené sous la conduite de cinq policiers, dans un véhicule de police, pour rencontrer ces deux magistrates à 2 heures du matin ? Ne pouvaient-elles pas me convoquer ? »

Les faits : Le principe d’une garde à vue est justement que l’interrogatoire est mené par des officiers de police judiciaire et pas par les juges eux-mêmes. Si M. Sarkozy a été amené devant les juges dans la nuit pour se voir signifier sa mise en examen, c’était sans doute pour lui éviter de passer une nuit en garde à vue, comme c’est la pratique classique.
5. Signification de la mise en examen

Ce qu’il a dit : « Lorsque je suis arrivé après quatorze heures d’interrogatoire par les policiers, je ne connaissais pas le dossier. J’ai accepté de répondre à toutes les questions, scrupuleusement. Ça a donné 45 pages au procès-verbal qui était à la disposition des juges. Je me suis assis dans le fauteuil en face de ces deux dames, juges d’instruction… Elles m’ont signifié, sans même me poser une question, trois motifs de mise en examen, avant même d’avoir répondu à quoi que ce soit. »

Les faits : Selon Europe1, le procès-verbal faisait en réalité 8 pages et non 45 (le reste consiste en des textes procéduraux). Les questions avaient été posées longuement par des officiers de police judiciaire, et les juges n’ont fait que respecter l’article 116 du code de procédure pénale à la lettre : à la fin de sa garde à vue, le justiciable est conduit devant le juge, qui lui notifie, le cas échéant, sa mise en examen.
6. Le choix d’un juge syndiqué

Ce qu’il a dit : « Est-il normal par ailleurs qu’on choisisse pour instruire une affaire, où mon nom est cité, et j’y reviendrai, un magistrat qui appartient au Syndicat de la magistrature ? »

Les faits : L’appartenance syndicale est en principe personnelle et n’a pas à être divulguée. En France, se syndiquer est un droit constitutionnel, accordé également aux juges. Il existe plusieurs syndicats de magistrats, dont le SM, minoritaire, FO magistrats et l’USM. Lorsqu’un dossier est attribué, il ne l’est jamais en fonction des opinions privées, religieuses, politiques ou philosophiques du juge.

Lire aussi : Les intox des sarkozystes sur Claire Thepaut
Nicolas Sarkozy au sortir de son interview. Nicolas Sarkozy au sortir de son interview. | REUTERS/BENOIT TESSIER
7. La « revanche » des magistrats

Ce qu’il a dit : « La revanche, lorsqu’on est magistrat et que l’on doit instruire à charge et à décharge, c’est la violation d’un principe du droit fondamental. Tout justiciable a le droit à un juge impartial. Je demande à ceux qui nous écoutent ou nous regardent : qui aimerait, pour avoir à trancher un différend entre lui et la justice, en face de lui un magistrat dont l’obsession politique est de détruire la personne contre qui il doit instruire à charge et décharge ? »

Les faits : Deux juges d’instruction sont en charge de ce dossier, Claire Thepaut et Patricia Simon. Mme Thepaut est – ou a été, du moins – simple adhérente du Syndicat de la magistrature (SM). Elle ne l’a jamais présidé et n’y a jamais exercé de responsabilités. Elle n’a jamais fait preuve publiquement, par un écrit ou des propos, de la moindre « obsession politique de détruire » M. Sarkozy. Elle a simplement témoigné dans un reportage de Mediapart sur le tribunal de Bobigny, et critiqué le manque de confiance que les magistrats ressentaient de la part du parquet.

Aucun élément ne permet de dire que la procédure, à ce stade, n’est pas impartiale. Et les deux juges d’instruction n’ont pas à « trancher un différend » avec la justice. Celui-ci sera tranché au procès par un autre juge (dit du « siège »), s’il y a un procès.

Les juges d’instruction instruisent, et donc enquêtent sur l’affaire. Enfin, aucun pays au monde ne permet de choisir un juge en fonction de critères d’appartenance politique.
8. Les non-lieu

Ce qu’il a dit : « Je vous rappelle que j’ai été interrogé dans le cadre de l’affaire dite Bettencourt, qui a été serinée pendant deux ans, et notamment au moment de la présidentielle, aux oreilles des Français. J’ai eu un non-lieu. J’ai été lavé de toute accusation. Savez-vous que j’ai accepté, et enduré, 22 heures d’interrogatoire. Dans l’affaire dite Karachi, dix ans d’enquête menée par Monsieur Van Ruymbecke aboutissent au fait que mon nom, et tout ce que j’aurais pu faire, est complètement reconnu comme totalement étranger. »

Les faits : Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire Bettencourt après avoir été mis en examen pour « abus de faiblesse », du fait de l’absence de preuves suffisantes. Son audition devant le juge Gentil a duré douze heures et non vingt-deux. Dans l’affaire Karachi, les juges n’ont pas demandé le renvoi de M. Sarkozy devant la Cour de justice de la République faute, là encore, de preuves suffisantes. Edouard Balladur et François Léotard seront, eux, convoqués.
9. Le trafic d’influence

Ce qu’il a dit : « Monsieur Azibert était candidat à un poste à Monaco. Il ne l’a pas eu. Mon avocat, Thierry Herzog, m’a demandé si je pouvais me renseigner pour faire une démarche auprès de Monaco. Je n’ai pas fait cette démarche, c’est dans le dossier, c’est prouvé. Résumons le dossier sur le fond : Monsieur Azibert n’a rien obtenu, je n’ai pas fait de démarche […]. Où est le trafic d’influence ? Où est la corruption ? Qui a corrompu, et pour quel objet ? »

Les faits : Le trafic d’influence est défini ainsi dans la loi : « Le fait, par quiconque, de solliciter ou d’agréer, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable. Est puni des mêmes peines le fait de céder aux sollicitations prévues au premier alinéa ou de proposer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques à une personne, pour elle-même ou pour autrui, pour qu’elle abuse ou parce qu’elle a abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable. »

En clair, que le poste ait ou non été obtenu au final n’est pas la question. Le fait seul de proposer un poste contre l’usage de son influence ou de son pouvoir constitue un trafic d’influence.
10. Le cas Bygmalion

Ce qu’il a dit : « Si la justice avérait que la société Bygmalion a prélevé de l’argent à l’UMP alors qu’il n’y avait aucune raison, les dirigeants de l’UMP seraient alors en droit de porter plainte. Il ne s’agit pas de ma campagne. En ce qui concerne ma campagne, je le dis à tous ceux qui m’ont soutenu, il n’y a jamais eu le moindre système de double facturation. »

Les faits : La double facturation de Bygmalion a été reconnue par l’avocat de la société d’événementiel ainsi que par Jérôme Lavrilleux, qui était le directeur adjoint de la campagne de M. Sarkozy. Les enquêteurs ont obtenu des comptes détaillés, meeting par meeting, durant la campagne, avec le montant officiellement facturé et celui facturé à l’UMP. Il s’agissait bien des meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy.
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Jacques DOUDEUIL
Et en plus , plagiaire .  » Les yeux dans les yeux » … , c’est du Cahuzac ; il aurait pu le citer à ce moment et non , en proférant un xième gros mensonge : lui fut bien traité : pas de garde-à-vue . Certes , mais lui a sollicité un rendez-vous auprès des juges , afin de venir s’accuser … Sarkozy aura-t-il un jour ce courage ? c’est peu vraisemblable , surtout dans l’affaire de l’arbitrage sur laquelle il a été d’une « grande discrétion » .

Citoyen
Un dixième mensonge : Sarkozy a menti lorsqu’il a pointé la non garde à vue de Cahuzac pour prouver la partialité des juges et débusquer la manipulation politique du pouvoir de gauche. Cahuzac n’a pas été mis en garde à vue pour la raison toute simple qu’il a écrit au juge pour reconnaître les faits et demander à être entendu. Les deux journalistes étaient trop occupés, l’un, à cirer une pompe et, l’autre, à lustrer la seconde, pour relever cet énième mensonge relayé par toute la Sarkozie.

oiseau moqueur
Sur le point 5 , cela m’étonnerait que pour chaque GAV suivie d’une MEX cette dernière soit systématique faite dans la foulée

Tom Noms
Défendre cahuzac pour mieux attaquer Sarkozy, et vous vous appelez « décodeurs »?

Visiteur Londonien
Bon sang mais c’est bien sur, il y a deux Sarkozy. Un qui est gentil, ancien president de la republique, et un autre qui est l’objet de tant de mechancetes. Plantu va pouvoir nous faire du ‘lui c’est lui’ et moi ‘c’est moi’ comme avec Mitterrand en 1988. On a maintenant NS1 et NS2. Mais auquel des deux va-t-on reconnaitre de tels talents de comique?
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Nicolas Sarkozy en interview sur TF1 : 6 mensonges politiques, 0 réponse judiciaire
Par Thierry de Cabarrus
Chroniqueur politique

LE PLUS. Mis en examen pour corruption et trafic d’influence actifs, l’ancien président de la République a pris les Français à témoins face à Gilles Bouleau et Jean-Pierre Elkabbach. Mercredi soir, Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il était la victime d’un acharnement judiciaire orchestré par le pouvoir socialiste. Et il a multiplié les mensonges, estime notre chroniqueur Thierry de Cabarrus.
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Nicolas Sarkozy était en interview sur TF1 le 2 juillet 2014, alors qu’il venait d’être mis en examen. (Capture d’écran)

Nicolas Sarkozy, l’avocat pénaliste a brillamment défendu Nicolas Sarkozy, mis en examen depuis la veille dans une affaire de corruption active et de trafic d’influence actif, au terme d’une garde à vue de plus de 15 heures.

Durant plus de vingt minutes, face à un Jean-Pierre Elkabbach un peu timoré et un Gilles Bouleau s’efforçant de faire honneur à la profession, il a usé de tous les subterfuges d’une plaidoirie spectaculaire pour éviter de répondre aux seules questions qui comptent : les précisions judiciaires que tous les citoyens, dans cette affaire de corruption et de trafic d’influence actifs, étaient en droit d’attendre, hier soir, devant le JT de TF1 ou leur poste de radio branché sur Europe 1.

Le résultat, c’est que Nicolas Sarkozy a réussi le pari de mentir et de mentir encore aux Français, en leur affirmant, la main sur le cœur, qu’il était la victime d’une formidable machination montée de toutes pièces par le pouvoir socialiste et ses relais gauchistes du Syndicat de la magistrature.
Personnellement, j’ai relevé au moins huit de ces mensonges, libre à chacun d’en découvrir d’autres au fil de ce qui restera comme un modèle du genre, à savoir une sorte de long monologue politique alors que l’on attendait de l’ancien président des réponses judiciaires.

Mensonge n°1 : on a voulu l’humilier
C’est évidemment faux.
Nicolas Sarkozy n’est plus président de la République et il est redevenu un citoyen comme les autres. Il a découvert à ce propos la dure réalité de la garde à vue, lui qui, durant son quinquennat, n’a pas hésité à faire considérablement augmenter le nombre de ces actes de procédures (900.000 en 2011 contre 300.000 en 2001).
De plus, contrairement à ce qu’il affirme, il a bénéficié de certains avantages liés aux VIP. C’est pour lui éviter une nuit en garde à vue que les deux juges ont travaillé jusqu’à 2 heures du matin, afin de le mettre en examen dans les meilleures conditions possibles pour lui.

Mensonge n°2 : des « dames » juges très partiales
L’une d’entre elles était en effet syndiquée, mais le syndicalisme est autorisé en France, y compris pour les juges. Membre du Syndicat de la magistrature, elle n’a jamais fait partie des instances dirigeantes et n’est pas une ennemie personnelle de l’ancien président. Tout juste a-t-elle signé dans Médiapart une pétition dénonçant le manque de moyens alloués à la justice.
L’autre juge est une ancienne juge pour enfants réputée comme une « bosseuse » et une femme de caractère. Nicolas Sarkozy avait en face de lui des professionnelles qui l’ont interrogé avec la même rigueur que s’il avait été un citoyen lambda. C’est tout à leur honneur

Mensonge n°3 : la justice a été instrumentalisée
Là encore, c’est faux.
Il n’y a pas de « cabinet noir » à l’Élysée destiné à détruire Nicolas Sarkozy. L’ancien président reproche à François Hollande des méthodes qui n’ont plus cours, alors que jamais la justice n’a jamais été aussi indépendance (cf. Philippe Bilger, l’ancien magistrat réputé plutôt de droite).
Par ailleurs, ses propres amis (et concurrents, c’est vrai) Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire veulent que la justice poursuive son travail, comme elle le fait en ce moment, c’est-à-dire en toute indépendance.
En revanche, il semble que Nicolas Sarkozy bénéficie encore de relais dans les appareils d’État que sont la police et la justice, comme le laisse penser sa mise en examen pour corruption et trafic d’influence.

Mensonge n°4 : il n’a jamais trahi la confiance des Français
On peut en douter. Notamment sur le terrain politique, quand, notamment à, partir du discours de Grenoble, il a droitisé à l’extrême sa politique dans les domaines de la sécurité et de l’immigration, allant même jusqu’à choisir comme conseiller le maurassien Patrick Buisson.
Sur le terrain de la simple morale, on remarquera, à la lecture des retranscriptions des écoutes, comment Nicolas Sarkozy est capable de trahir les principes de la République

Mensonge n°5 : il assumera ses fautes
C’est une contradiction car, aux dires de Nicolas Sarkozy, il n’a commis aucune faute, ni dans cette affaire, ni dans les cinq autres.
Pour le moins, il est toujours soupçonné (entre autres) d’avoir participé à l’escroquerie de Bygmalion, favorisé son ami Tapie en échange de son soutien politique, favorisé également la société de sondages de son autre ami Buisson dans l’affaire des sondages de l’Élysée, reçu plusieurs dizaines de millions du dictateur Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007.
Or, dans ces dossiers, l’ex président ne cesse de clamer son innocence et de louvoyer pour éviter les coups. On peut d’ailleurs se demander s’il n’accélère pas son retour politique pour bénéficier du statut de premier opposant, et ainsi, tenter d’échapper aux juges qui le « harcèlent ».

Mensonge n°6 : il est au-dessus de la « petite politique »
C’est faux, bien sûr, et c’est sans doute dommage, estiment les Français qui l’ont écouté ce mercredi soir.

Car au lieu de leur parler de la France qui va mal, au lieu de critiquer la politique du gouvernement, il s’est contenté, durant près de 20 minutes, de parler de lui et de lui seul ; et des difficultés qu’il traverse, du choc que représente une garde à vue et de cette formidable machination qui vise à le détruire. Une machination qu’orchestrerait François Hollande, avec la complicité des infâmes Christiane Taubira et Manuel Valls.

On le voit, Nicolas Sarkozy est toujours le même. En choisissant de parler ouvertement après deux ans de vrai-faux silence, deux ans de confidences savamment distillées et de cartes postales, l’ancien président revient officiellement dans les médias avec un seul sujet qui lui tient à cœur. Lui-même, rien que lui-même
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C. Delyon
A ceux qui contestent le Mur des Cons…
Depuis plusieurs jours, Sarkozy essaie d’entraîner deux juges dans sa boue.
Et elles n’ont pas le droit de polémiquer avec un prévenu.
Guaino aimerait que les magistrats soient interdits de se syndiquer
Comme du temps du maréchal, où TOUS les syndicats étaient dissous (et pour dix sous, t’as pas grand chose!)
Yves Regnart de l’USM, classé « à droite » donne un éclairage…
http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20140703.OBS2646/sarkozy-et-la-justice-il-y-a-toujours-une-chasse-aux-juges.html
Donc « de droite » ou « de gauche », les magistrats utilisent le même Code Pénal.
Il est bon de le rappeler.

FreezBee -XIII- le 4 juillet 2014 à 10h36
On se demande d’ailleurs bien pourquoi cette surréaliste interview n’a pas été carrément réalisée à l’Elysée.
Son collègue François, qui pratique strictement la même politique de soumission aux marchés financiers et aux multinationales US, aurait pu avoir l’amabilité de lui prêter un espace pour l’occasion.
Superbe en tout cas l’entretien de l’opposition factice (les américains appellent cela « The Oppo Same »).

ar ca
On est en train de changer de combat:
Hier, c’était: Sarko contre une partie de la justice.
Aujourd’hui, c’est: Sarko contre ses anciens amis.
La justice, dans son ensemble, doit pousser un « ouf » de soulagement car ni elle-même, ni la justice ne serait sorti indemne de ce combat au corps à corps.
Quant à Juppé, le fidèle parmi les fidèles (d’une façon générale) il se sent, aujourd’hui, plus à même de diriger le pays que Sarko.
Ce n’est pas une trahison; c’est juste une constatation qu’il fait objectivement.
L’avantage c’est qu’avec Juppé on ne pourra critiquer que sa politique et beaucoup moins sa personnalité.
Bref : le syndicat de la magistrature a donné un sacré coup de pouce à Juppé.
En cela on lui pardonne ses façons de traiter Sarko comme un violeur en série recherché par toutes les polices de France.
(Et Dieu sait s’il y en a jusque dans les plus discrets cabinets)

C. Delyon
@ar ca a posté le 4 juillet 2014 à 10h35
« On est en train de changer de combat:
Hier, c’était: Sarko contre une partie de la justice. »
Sarkozy essaie de brouiller les pistes.
A l’origine c’est la Justice qui demande des comptes à Sarkozy./ (point barre)
« Bref : le syndicat de la magistrature a donné un sacré coup de pouce à Juppé. »
Faux, je vous réponds à 10h38.

C. Delyon
Juppé tacle l’ex petit président!
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140703.OBS2657/intervention-de-sarkozy-juppe-au-secours-de-la-justice.html
Extrait..
« Il y a eu une mise en scène très théâtrale de cette mise en examen (…) cela dit vilipender une institution de la République, à savoir l’institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode », a déclaré Alain Juppé, membre du triumvirat à la tête de l’UMP.
A l’oral, il était plus cruel : il mettait « responsables poliitiques » au singulier et entre guillemets.

ar ca
Vous savez choisir vos alliés, vous !…

Sandrine Moreau
J’ai vu Martin Bouyghes et Bolloré , le Fouquets, enfin le CAC40 quoi, ses copains censés le soutenir.
Ben TF1 c’est Bouyghes et le journaliste de TF1 , Bouleau a passé son temps à lui couper la parole , le petit pois , cela fait mouche, ou en précisant sur le syndicat de la magistrature . L’article de Bouguereau présente aussi une vidéo
de BFMTV, avec un « valet » qui crache lui aussi sur l’ami de ses patrons , et souligne l’incohérence de sa défense ou qui sent le sauve qui peut :
les « juges de la Stasi » qui l’ont blanchi dans l’affaire Bettencourt cela ne tient pas la route.
Cela ne sent pas bon pour Nico, tout le monde le lache. C’est Juppé ou Fillon qui vont y aller
en 2017. Nico c’est fini.

Patricia CATTEAU
Thierry de Cabarrus est un homme de gauche, il suffit d’aller sur la rubrique « manque pas d’air au Nouvel Obs /je suis stupide j’ai voté Hollande » pour en avoir confirmation. Cet article n’est absolument pas objectif car il est truffé de prises de position politique, à gauche de toute évidence. Mr SARKOZY a bien fait de s’exprimer et de lâcher les vérités sur le gouvernement HOLLANDE, ses manipulations politico-judiciaires, c’est évident qu’il dérange et qu’on met tout en œuvre pour l’humilier, dégrader son image auprès des français. C’est certain que le gouvernement HOLLANDE est derrière tout cela et que VALLS, TAUBIRA, SAPIN sont bien au courant. Quant à vous Thierry de Cabarrus qui dépouillez si bien les mensonges de Mr SARKOZY, si vous nous sortiez un article où vous énumèreriez tous les mensonges qu’a faits « NORMAL 1er » aux français, « moi Président JE », vous en auriez des constats intéressants à nous soumettre !!

C. Delyon
Les gens sont méchants!
http://www.huffingtonpost.fr/2014/07/03/bureau-sarkozy-photo-castro-deux-rolex-amuse-internautes_n_5554672.html

gérard lambert
Il y a 2 minutes gérard lambert a réagi :
La gauche est-elle morte ?

ar ca
Il y a 2 minutes ar ca a réagi :
Défense de Sarkozy : « Une méthode de diversion…

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