Sarkozy en garde à vue : « Un justiciable comme les autres »

Après le placement en garde à vue de l’ex-chef de l’Etat dans une affaire de trafic d’influence présumé, les réactions politiques se multiplient.
7478983-sarkozy-en-garde-a-vue-un-justiciable-comme-les-autres
Nicolas Sarkozy, le 28 février 2014 à Berlin. (CLEMENS BILAN/AFP) Nicolas Sarkozy, le 28 février 2014 à Berlin. (CLEMENS BILAN/AFP)

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi 1er juillet dans un dossier de trafic d’influence présumé et de violation du secret de l’instruction, une mesure inédite pour un ancien chef de l’Etat.

Alors que Nicolas Sarkozy envoie quasi-quotidiennement des signes de son retour à la politique, les sarkozystes crient aujourd’hui au complot. Pour eux, la garde à vue est une mesure des juges visant à s’acharner contre l’ex-président et précisément, empêcher son retour.

Christian Estrosi affirme ainsi sur Twitter penser à « son ami ». « Jamais on aura affublé [sic] un ancien président d’un tel traitement, d’un tel déferlement de haine », poursuit-il.

Je pense à mon ami @NicolasSarkozy ! Jamais on aura affublé un ancien président d’un tel traitement, d’un tel déferlement de haine. #justice
— Christian Estrosi (@cestrosi) July 1, 2014

Même son de cloche chez le député UMP du Nord Sébastien Huygue.

Il suffit qu’il se dise que @NicolasSarkozy pourrait revenir à l’automne pour qu’1 procédure judiciaire s’enclenche contre lui #acharnement
— Sébastien Huyghe (@SebastienHuyghe) July 1, 2014

« L’acharnement est tel contre l’ancien président de la République, a déclaré Valérie Debord, déléguée générale adjointe de l’UMP sur BFMTV. A chaque fois qu’il évoque son éventuel retour aux affaires, étonnamment, il est inquiété par une affaire de justice qui immédiatement fait pschitt : Bettencourt, Karachi, on voit bien… »

« Scandalisé », l’ancien député européen Jean-Pierre Audy en appelle à une « grande manifestation ».

Je suis scandalisé par la garde à vue de @NicolasSarkozy alors que le droit européen n’est probablement pas respecté http://t.co/rZCzanSGDN
— Audy Jean-Pierre (@audyjp) July 1, 2014

Appel à la libération de @NicolasSarkozy Organisons demain une grande manifestation contre l’arbitraire illégal @AmisSarkozy
— Audy Jean-Pierre (@audyjp) July 1, 2014

« Etre entendu n’est pas une preuve de culpabilité »

Le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a rappelé sur i-Télé que l’ex-chef de l’Etat était « un justiciable comme les autres ».

Interrogée sur France Info, Rama Yade, vice-présidente de l’UDI et ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, attend « en termes de fonctionnement de la démocratie, le respect de deux principes : la présomption d’innocence et l’indépendance de la justice. Sur la base de ces deux principes, un homme, fût-il président de la République, peut se défendre et la justice travailler. Je n’ai pas d’autre commentaire à faire ».

Pour Julien Dray, « être entendu n’est pas une preuve de culpabilité ». L’ancien député PS, qui s’exprimait sur Europe 1, estime : « C’est une possibilité d’être entendu sur le fond du dossier. Il y avait nécessité pour Nicolas Sarkozy de s’expliquer, pour la justice d’avoir les éléments pour comprendre son rôle ».

.@juliendray : « Être entendu n’est pas une preuve de culpabilité ! C’est la possibilité de s’expliquer sur le fond du dossier » #E1matin
— Europe 1 (@Europe1) July 1, 2014
==========================
François LEHOLLANDAIS
Sarkozy : Un homme  » d’affaires », un grand musicien :
Les casseroles qu’il traine font de plus en plus de bruit…

Yvette Lansade
Je réponds à M.Estrosi et consort: M.Sarkozy peut faire appel à la CEDH pour mauvais traitements sur sa personne et autres irrégularités supposées de la justice.

Hervé Chevaux
Eric Chevalier très juste la référence a Borgen et notamment a Birgit Nyborg. La fiction rejoint de ce point de vue la réalité: même si les démocraties scandinaves ne sont pas parfaites, elles sont bien plus strictes que la notre sur la corruption (voir dans le premier épisode de la saison le premier ministre en place immédiatement frappé par un scandale parce qu’il a réglé des achats de sa femme avec une carte bancaire professionnelle)

Jeanne Calou
Dans les pays modernes et démocratiques, on ne rechigne pas à juger les personnes, si haut placées soient elles, qui ont commis ou sont soupçonnées d’avoir commis des délits: Italie, Angleterre, Espagne, Israël, etc… en France on s’est jusqu’à présent contenté de faire trainer et de discrètement enterrer les affaires; serions-nous en train de devenir une démocratie moderne?

Claude Charonne
A présent la police progresse.
La démocratie et la République ont beaucoup subi sous la présidence de ce personnage et de sa clique. L’expérience montre que les rouages qui protègent nos institutions démocratiques fonctionnent encore. Tous les corrompus, tous les fraudeurs impunis et tous les Poujadistes qui les menacent sont avertis.

francoise lemarie
@Claude charonne, il n’y a aucune condamnation.. Aucune, j’en ai assez des rumeurs et des « on dit », c’est grave, très grave. Le dossier « Karachi » où est la condamnation de Sarkozy ? J’ai l’impression que les socialistes essaient par tout les moyens d’écarter Sarkozy de revenir sur le devant de la scène politique.
Ils ont eu le pouvoir en cassant Sarkozy, avec le fouquet’s, président des riches, etc… Ras le bol de ces socialistes incompétents, gros incompétents, nous plongeons avec 800 chômeurs/jour… 800 chômeurs par jour ! dramatique.

Cantona Quelamour
Belle victoire socialiste. L’équipe a bien joué : Hollande, Taubira et ses papiers brandis à la télé, les Juges , leur Mur des Cons et les marchands de téléphones portables. Ce sont les chômeurs qui vont être contents…

edouard soutoul
où en est – t – on de la révision du statut pénal du chef de l’Etat ? …
==================================================================================================
Trafic d’influence présumé : les principaux protagonistes de l’affaire

L’avocat de Nicolas Sarkozy et deux hauts magistrats ont été placés en garde à vue lundi, dans l’enquête pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction dans laquelle est cité l’ancien président.
7475419-trafic-d-influence-presume-les-principaux-protagonistes-de-l-affaire
L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, le 19 octobre 2009 au palais de justice de Paris. (AFP/ Olivier Laban-Mattei) L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, le 19 octobre 2009 au palais de justice de Paris. (AFP/ Olivier Laban-Mattei)

L’ex-chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a-t-il, avec l’aide de son avocat, cherché à obtenir auprès d’un haut magistrat à la Cour de cassation des informations sur une enquête le concernant – sur l’affaire Bettencourt – en échange de la promesse d’un renvoi d’ascenseur ? A-t-il par ailleurs été informé de façon illicite de son placement sur écoutes ? C’est ce que les enquêteurs de l’office anticorruption de la police judiciaire cherchent notamment à déterminer.

D’ailleurs, Nicolas Sarkozy pourrait être convoqué au siège de la police judiciaire de Nanterre dans l’affaire de trafic d’influence présumé, affrime lundi 30 juin au soir « Le Figaro ». Le quotidien confirme une information du « Monde » qui, citant plusieurs sources, « Nicolas Sarkozy lui-même devrait être à son tour convoqué dans les locaux de l’OCLCIFF, à Nanterre, dans les jours qui viennent ».

Ce lundi au matin, ont été, en tout cas, placés en garde à vue l’avocat de Nicolas Sarkozy Thierry Herzog, le premier avocat général à la Cour de cassation Gilbert Azibert, ainsi que Patrick Sassoust, lui aussi avocat général à la haute juridiction. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, Nicolas Sarkozy, quant à lui, pourrait à son tour être prochainement entendu.

Comment les enquêteurs en sont-ils arrivés là ? Qui sont les différents protagonistes de ce dossier ?
• L’enquête dans l’enquête

Ces trois gardes à vue s’inscrivent dans le cadre de l’information judiciaire contre X ouverte le 26 février dernier, la première du récent parquet national financier (PNF), pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Menée par les juges d’instruction Patricia Simon et Claire Thépaut du pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, elle vise notamment à déterminer si Nicolas Sarkozy a tenté, via son avocat, d’obtenir des informations confidentielles sur l’avancée de la très attendue décision de justice concernant la saisie, dans l’affaire Bettencourt, de ses agendas. Cette enquête est confiée à l’Office central contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la police judiciaire.

Mais les enquêteurs cherchent également à savoir si Nicolas Sarkozy a été, ou non, informé de son placement sur écoutes, une mesure décidée par les juges en septembre 2013 dans le cadre d’une autre information judiciaire, notamment pour corruption et trafic d’influence, ouverte le 19 avril 2013 et portant sur les soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 de l’ancien président. Les écoutes de conversations entre le téléphone utilisé par l’ancien président sous le nom d’emprunt de Paul Bismuth pour communiquer avec son avocat laissent supposer qu’ils auraient cherché à obtenir des informations auprès de Gilbert Azibert.
Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy

• Ami de longue date de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, son conseil, s’est présenté lundi vers 8 heures à la direction centrale de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) où il a été placé en garde à vue à l’OCLCIFF.

• Il est soupçonné d’avoir plusieurs fois évoqué avec son client les « interventions réelles ou supposées » du haut magistrat Gilbert Azibert dans la décision de la Cour de cassation rendue le 11 mars dernier dans le cadre de l’affaire Bettencourt – celle-ci a estimé irrecevable le pourvoi de Nicolas Sarkozy contre la saisie de ses agendas.

• Son domicile et ses locaux professionnels ont été perquisitionnés début mars. Un téléphone portable et du matériel informatique y ont, entre autres, été saisis.

• Dénonçant une « affaire politique » ainsi qu’une « violation monumentale des droits de la défense », l’avocat a vivement dénoncé, en mars, les accusations dont il fait l’objet, qualifiant notamment de « scandale d’Etat » les écoutes dont il a fait l’objet.
Gilbert Azibert, premier avocat général à la Cour de cassation

• Interpellé lundi à l’aube chez lui à Bordeaux, Gilbert Azibert, 67 ans, devait ensuite être conduit à la direction centrale de la police judiciaire en vue de son placement en garde à vue. Premier avocat général à la Cour de cassation depuis septembre 2010, en poste à la 2e chambre civile de la Cour – qui juge notamment du contentieux de la Sécurité sociale -, le haut magistrat en fin de carrière a été directeur de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) de Bordeaux et procureur général près la cour d’appel de Bordeaux.

• Il est soupçonné d’être intervenu auprès des conseillers de la haute juridiction instruisant l’affaire Bettencourt en vue d’obtenir des informations confidentielles qu’il aurait retransmises à Nicolas Sarkozy via son avocat. En échange, supposé, d’un coup de pouce de l’ex-président pour un prestigieux poste qu’il aurait convoité à Monaco.

• Selon des extraits de conversation, Thierry Herzog aurait dit de cet autre ami de longue date, saluant son dévouement, qu’il avait « bossé », qu’il était allé « à la chasse ». En échange, Nicolas Sarkozy aurait accepté d’aider le haut magistrat à obtenir un poste à Monaco. « Tu rigoles, avec ce que tu fais » aurait dit l’avocat au magistrat selon les mêmes extraits.

• Selon les documents brandis par la garde des Sceaux Christiane Taubira lors de la polémique qui avait suivi ces révélations – et dont « Le Monde » a eu connaissance -, Gilbert Azibert aurait notamment « rencontré un par un » deux à trois de ses collègues appelés à se prononcer sur le pourvoi de Nicolas Sarkozy concernant ses agendas.

• A l’instar de Thierry Herzog, Gilbert Azibert, qui a pris un arrêt maladie quand l’affaire a éclaté, et a vu son domicile et ses locaux professionnels perquisitionnés. Les enquêteurs auraient trouvé dans son disque dur des pièces du dossier Bettencourt. Qu’y faisaient-elles ?
Patrick Sassoust, avocat général à la Cour de cassation

• Collègue de Gilbert Azibert à la plus haute juridiction, en poste à la chambre criminelle de la Cour de cassation, le nom de Patrick Sassoust, également placé en garde à vue lundi matin, n’avait pas été mentionné jusqu’ici. Selon « Mediapart », ce magistrat a été le subordonné de Gilbert Azibert à la cour d’appel de Bordeaux en 2007 et 2008.

• Est-il lui aussi soupçonné d’être intervenu auprès des conseillers de la Cour en vue d’obtenir des informations concernant Nicolas Sarkozy ? Gilbert Azibert aurait-il sollicité son aide ? Est-il seulement entendu pour les « nécessités de l’enquête » ? On l’ignore, pour l’heure, précisément.
Nicolas Sarkozy bientôt entendu ?

• Mis en examen pour abus de faiblesse dans le volet abus de faiblesse, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu, dans ce dossier, en octobre dernier. Pourquoi, alors, porter tant d’intérêt à la décision portant la saisie de ses fameux agendas ? « Question de principe » répondait alors son avocat, assurant qu’ils devaient être couverts par l’immunité présidentielle.

• Mais si ces agendas ne peuvent plus avoir d’incidence pour Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, ils pourraient intéresser les juges instruisant d’autres affaires. Le dossier Tapie par exemple, où ils ont atterri, de nombreuses rencontres entre celui-ci et l’ancien président figurant précisément dans ces carnets. L’homme d’affaires, dont le litige avec le Crédit Lyonnais s’était soldé par un arbitrage de 403 millions d’euros en sa faveur, a-t-il été favorisé avec l’aval de l’exécutif d’alors ? Fin mai, l’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a été placé en garde à vue. Il doit faire l’objet d’une prochaine convocation par le juge d’instruction.

• Sans compter que ces agendas seraient également susceptibles d’être utilisés dans le cadre de l’enquête par laquelle celle-ci a débuté : celle portant sur un éventuel financement par la Libye de Kadhafi de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

• Dans le cadre de l’enquête pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction, l’ancien président pourrait être à son tour entendu dans les prochains jours.

C. R. – Le Nouvel Observateur
==============================
antonio martinho
EN TAULE !!!!!

BARDELLI Patrick
Je crois savoir que Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce mardi matin. Il s’agit d’une mesure inédite pour un ancien président de la République, mais Sarko « le vaut bien » comme le dit la pub Loréal (Liliane Béttencourt). Cette mesure intervient alors que les rumeurs se font de plus en plus précises sur la volonté de Nicolas Sarkozy de revenir officiellement en politique et de prendre la tête de l’UMP. Bien sûr, à droite on y voit un acharnement contre l’ancien président et on ne manque pas de suspecter la Justice d’être aux ordres de L’Elysée. Mais que se passait-il avec cette même Justice lorsque Sarkozy était locataire du Château ? J’entends déjà ceux qui vont affirmer sans vergogne que ce n’est pas le revenant Sarkozy, prétendant au trône de l’UMP, voire futur candidat à la présidentielle qui est mis en examen mais l’ancien Président… On n’a pas fini de rigoler. J’espère tout de même qu’il va enfin finir par tomber dans un grand fracas de casseroles !

K.E Guillon
Les taux de suspicion se resserrent. Il semblerait qu’il soit bientôt avec la « main au collet » embastillé vivant pour services mal rendus au pays. On se prend pour Bygmalion (pardon Pygmalion : alias adoration du veau d’or sous formes femelles).
http://launedekeg.wordpress.com/2014/07/01/la-une-de-keg-du-01072014/

Alain-michel THIERRY
Chimulus , toujours d’actualité :http://chimulus.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/07/01/le-dessin-du-matin-qui-fait-du-bien-535929.html

Michel Bedat
la » Justice « socialo-Taubirienne finira bien par avoir la peau de N.Sarkozy..!

Phil Griren
Merci Mr Paul BIMUTH…
..Grâce à vous , l’industrie des casseroles se porte très bien ,avec un productivité remarquable!

Alain-michel THIERRY
La note des honoraires de garde à vue de son avocat va lui couter cher au Sarkosy

Rouge Jedi
:-))
Le compte « bismuth » y pourvoira
=====================================================================================================
Sarkozy sur écoute : 8 dates clés pour tout comprendre à l’affaire

De l’ouverture d’une information judiciaire pour trafic d’influence visant Nicolas Sarkozy aux clarifications de Christiane Taubira, le « Nouvel Observateur » retrace le fil des événements.
7077703-sarkozy-sur-ecoute-8-dates-cles-pour-tout-comprendre-a-l-affaire
Manuel Valls, Christiane Taubira et Jean-Marc Ayrault. (FRANCK PENNANT/AFP) Manuel Valls, Christiane Taubira et Jean-Marc Ayrault. (FRANCK PENNANT/AFP)

Après la fronde des avocats, l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy prend un tour résolument politique. Mardi soir Jean-Marc Ayrault, mercredi matin Manuel Valls et Christiane Taubira : tous trois ont été forcés de clarifier haut et fort ce que savait, ou pas, le gouvernement et le président de la République, de ces écoutes. Il faut dire que l’UMP n’y est pas allé de main morte, réclamant la démission de Christiane Taubira, tandis que le PS criait à « la manipulation ». Retour sur les dates-clés de cette affaire.
3 septembre 2013 : Sarkozy placé sur écoute

Depuis l’ouverture d’une information judiciaire le 19 avril 2013, les juges Serge Tournaire et René Grouman soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir fait financer une partie de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Kadhafi. Ils décident de mettre sur écoute l’ancien chef d’Etat. Quand ont-elles commencé précisément ? Le 3 septembre 2013, a confirmé le parquet financier mercredi.
26 février 2014 : ouverture d’une information judiciaire pour trafic d’influence

Ce jour-là, les juges décident d’ouvrir une enquête contre X pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Les écoutes ont éveillé les soupçons des enquêteurs sur une affaire autre que le dossier libyen : ils cherchent à savoir si Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, ont tenté de s’assurer le soutien de Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, pour que l’ancien président récupère ses agendas. Ceux-là ont été saisis lors de l’affaire Bettencourt. Si les hauts magistrats valident cette saisie lors d’une décision attendue le 11 mars, les précieux carnets pourront être versés à d’autres dossiers épineux pour Sarkozy, à commencer par l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais.

Qui était au courant ce jour-là, hormis les juges, de la mise sur écoute de l’ex-président ? Le procureur général de Paris, François Falletti, affirme avoir informé le cabinet de la ministre de la Justice ce même 26 février : « Il y a eu un rapport d’information qui est remonté auprès de la direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), comme c’est la règle concernant » ce type de dossier, explique-t-il. Il dit avoir été personnellement informé le 21 février de cette mise sur écoute.
28 février : Taubira informée

Christiane Taubira n’a été informée par son cabinet que deux jours après. « Le procureur général de Paris a adressé à la DACG une lettre accompagnée d’un rapport du procureur financier. J’ai été informé par mon cabinet le 28 février de l’ouverture d’une information judiciaire », explique mercredi la ministre de la Justice.
4 mars : Hollande à son tour informé

François Hollande est à son tour informé de la mise en place d’écoutes judiciaires sur le téléphone Nicolas Sarkozy, a confirmé Christiane Taubira ce mercredi. Le même jour, des perquisitions sont menées à Paris et sur la Côte d’Azur, aux domiciles et dans bureaux de Gilbert Azibert et de Thierry Herzog. Des documents, du matériel informatique ainsi que le téléphone professionnel de Thierry Herzog sont saisis.
7 mars : les révélations du « Monde »

La bombe médiatique éclate. Les journalistes du « Monde » Gérard Davet et Fabrice Lhomme révèlent tout : la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy et son implication dans un trafic d’influence présumé. Selon ses dires, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a eu connaissance de l’affaire à cette date seulement, par voix de presse. Il ignorait tout auparavant.
10 mars : Taubira nie être au courant

Par un étonnant renversement, l’affaire, accablante pour l’ex-président, se retourne contre le gouvernement, accusé d’avoir eu connaissance de ces écoutes. Face aux accusations de l’UMP, Christiane Taubira vient s’expliquer sur le plateau du 20 heures de TF1. A la question de savoir si elle savait que Nicolas Sarkozy était sur écoute, la garde des Sceaux assure qu’elle « n’avait pas l’information avant » les révélations du « Monde ».

Mais de quoi parle-t-elle au juste ? Ignorait-elle l’existence des écoutes sur le téléphone de Sarkozy, ce qui est improbable ? Ou ignorait-elle le contenu des écoutes, ce qui est vraisemblable ? Trop empressée à nier en bloc, la ministre ne prend pas le temps de se faire comprendre. Elle préfère insister sur l’indépendance des magistrats du siège, « sans relation avec la Chancellerie ». Un empressement qu’elle va payer cher.

11 mars : Ayrault monte au créneau

Nouveau rebondissement : le « Canard enchaîné » révèle que Christiane Taubira et son collègue de l’Intérieur Manuel Valls étaient bien au courant de l’enquête sur un éventuel trafic d’influence qui vise Nicolas Sarkozy. Cette fois, c’est Jean-Marc Ayrault qui monte au front. Invité du 20 heures de France 2, le Premier ministre assure que l’exécutif « n’a pas appris le contenu des écoutes » judiciaires visant Nicolas Sarkozy, mais qu’il connaissait en revanche leur existence depuis le 26 février. Cette clarification fait passer les propos trop lapidaires de Christiane Taubira la veille, pour des mensonges.

12 mars : Taubira s’explique enfin

« Non, je n’ai pas menti ». Invitée surprise du traditionnel point presse de l’Elysée à l’issue du Conseil des ministres, Christiane Taubira assure ne pas avoir menti sur la connaissance qu’elle avait des écoutes de Nicolas Sarkozy. Elle reconnaît en revanche un « malentendu » au sujet de ses propos tenus sur TF1. Brandissant devant les caméras les documents lapidaires qui l’informaient des enquêtes sensibles en cours, elle affirme n’avoir reçu « ni synthèse du contenu des écoutes, ni date ». « Non, je n’ai pas menti. Et non, je ne démissionne pas », articule-t-elle à l’attention de ceux qui, à l’UMP, demandaient la tête.
====================
Michel Bedat
Tout le monde au gouvernement et Moa Président ,etait au courant de ces écoutes « pârfaitement légâles » nous dit on ,avec un rapport régulier au ministère de la Justice ,mais personne n’a jamais pris connaissance de ce qu’elles révèlaient…Si, Si promis juré..!On prend vraiment les Français pour des gogos..!M’enfin ,esperons que lors des prochaines élections les mêmes Français sachent se souvenir..!

Jean COUDERC
Ils ne savaient pas :
alors
ou ils sont mal entourés et donc ne savent pas choisir leurs collaborateurs et conseillers
ou ils sont incompétents ne s’interessant pas aux choses importantes
ou ils sont je m’enfoutistes
en tous cas INCAPABLES

tite souris
Sûr que Sarko, lui aurait su, avant même les juges d’ailleurs….

junon hildane
c’est quand même dingue ce hasard qui fait qu’on parle de ces écoutes juste avant les élections… et puis on en entend parler comme si ces écoutes avaient révélé que sarko serait un grand criminel. sauf que les bandes tournent depuis septembre 2013 et que quoi ? ben rien. il a justement fallu laisser tourner les bandes pour essayer de trouver quelque chose.
que sarko soit mouillé dans tout un tas d’affaires, c’est sûr. comme tous ses confrères d’ailleurs. mais ce qui est sûr aussi c’est qu’il n’a été mis sur écoute que pour trouver de quoi servir hollande en 2017… lamentable. et après tout ce beau monde du gouvernement va nous expliquer que l’extrême droite n’est pas un parti démocratique… le stalinisme non plus ce n’est pas de la démocratie et on est en plein dedans.
une question que je me pose : au bout de combien de mensonges grossiers et de bourdes énormes un ministre socialiste est-il prêt à démissionner. ils n’ont même pas d’honneur…
je ne vois vraiment personne pour qui aller voter… reste l’idée de s’expatrier.

Laurent Dampeyroux
Je ne suis pas spécialiste de la justice mais ici, il me semble qu’il y a une personne suspecte d’avoir commis des actes répréhensibles par nos lois (Sarkozy) et une justice qui l’a mis sur écoute (légalement a priori).
C’est lui le présumé coupable et l’actuel suspect ou je m’égare ?
Mme Taubira est garde des sceaux, elle est donc tout en haut de la pyramide, même si elle n’est pas sensé avoir un contrôle direct sur les juges français …
Si par hasard (malheur ?) une fuite avait pu l’informer de cette mise sur écoute, cela ferait d’elle une coupable, une pourrie-vendue, bonne à démissionner ?
Et Sarkozy là dedans ? … lavé de tout soupçon ? On n’a même plus à en parler, c’est épiphénoménal …
Non, l’important, c’est qui savait quoi, c’est beaucoup plus important que de rendre correctement la justice et laisser travailler les juges !
On marche sur la tête ces temps-ci … Y compris au Nobs puisque ce papier est indéfendable, absurde et hypocrite …

tite souris
on a l’impression de lire « Le Figaro »…. ou d’être dans C dans l’Air avec ses intervenants habituels de droite…
pierre gherardini
@tite souris
Oui, j’ai même eu un moment envie de me barrer du NOBS, puis je me suis dit que ce serait abandonner cet espace au cheval de Troie de la Sarkozie !!!
On ne va pas abandonner hein tite souris ?! ;o)

Fox Moderne
Le Monde a lu pour vous les documents brandis par Taubira lorsqu’elle explique qu’elle n’a pas menti:
http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/12/ce-qui-est-ecrit-dans-les-documents-brandis-par-christiane-taubira_4381759_823448.html

Hallucinant, les documents contredisent totalement ses propos et révèlent un mensonge sans vergogne. Non seulement Taubira connaissait l’existence des écoutes mais elle en connaissait également la teneur.
Pitoyable.

Or Sombre
Dommage que vous n’ayez pas lu l’article dont vous donnez le lien, vous auriez vu que les documents confirment que Taubira n’était au courant que de l’ouverture de l’enquête et de ses raisons.

Fox Moderne
@ Or Sombre
Extrait de la lettre de l’avocat général près la cour d’appel:
 » Le juge d’instruction saisi du dossier dit « des financements libyens » de la campagne présidentielle de 2007 (dont il vous est régulièrement rendu compte sous la référence AS/13/2352/FIN) … »
Non madame Taubira ne savait rien …
Vous auriez dû regarder l’émission C dans l’air de Calvi. Tous les invités, y compris le juge Thiel qui avait signer l’appel des juges contre Sarkozy publié dans Le Monde en mai 2012, Roland Cayrol fidèle supporter du président Hollande, ont aimablement reconnu que Mme Taubira avait raconté des bobards et que sa version était in-vra-isem-blable.

beatrice le coz
J’adore quand le NOBS fait tout pour soutenir taubira et bien enfoncer Sarkozy( bien choisir ses mots..assez fort.) Ceci étant un site de gauche n’est tout de même pas fait pour plaire a la droite ..cette info en tout cas relativise les infos du monde ,celle d’aujourd’hui hui la dégonfle un peu.il y a eu quelques mensonges et quelques outrances dans le quotidien le monde…la haine sarkozyste oblige a l’outrance et a la condamnation d’office du voyou de la république ..on fait avec…il suffit de savoir qui fait quoi et qui dit quoi.,,ce qui est mon cas..en fonction de qui écrit et ou c’est écrit ,je modére ou pas ma réflexion…c’est une Question d’habitude..mais je continuerai a lire tout ce qui se dit et s’écrit par les gens de gauche et pas les gens de droite,c’est la démocratie …

Nicole Bernu-Charmensat
cela vous honore si c’est vrai …mais les fillonistes enfoncent Sarkozy AUSSI ! la preuve: on les entend peu ou pas du tout et encore !!! quand ils arrêtent de rigoler. Fillon a lâché Sarkozy depuis longtemps et il n’est pas le seul !

tite souris
Une autre affaire de la Sarkozie…. l’affaire Tarnac qui fait un scandale en ……………Angleterre
extraits de l’article du Monde
« Là où, au Royaume-Uni et en Allemagne, l’affaire du NPOIU a déclenché procédures judiciaires et enquêtes parlementaires, elle ne provoque qu’une indifférence polie en France. La juge d’instruction a refusé, en octobre 2013, les demandes d’actes supplémentaires. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/12/affaire-tarnac-un-policier-anglais-avait-pour-mission-de-surveiller-julien-coupat_4381634_3224.html
collusion des services secrets anglais avec la DCRI de Sarko ????

Tra roth
Mais c’est carrément explosif, comme information !!!

Publicités