« 10 milliards d’euros mobilisés » pour la transition énergétique

Ces financements doivent servir « d’effet de levier » pour les entreprises du bâtiment et de la croissance verte, les banques et les territoires, assure Ségolène Royal
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Ségolène Royal à Matignon le 17 avril 2014. (VILLARD/SIPA). Ségolène Royal à Matignon le 17 avril 2014. (VILLARD/SIPA).

Au total « 10 milliards d’euros de financements seront mobilisés » pour la transition énergétique, a affirmé samedi 21 juin Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie et de l’Energie.

Sur ces 10 milliards, 5 milliards correspondent à la ligne de crédit débloquée par la Caisse des dépôts pour des Prêts transition énergétique et croissance verte à 2% pour les collectivités, 1,5 milliard sont mis à contribution dans le fonds pour les énergies renouvelables et 1,5 milliard représentent les allègements fiscaux déjà existants et ceux annoncés par la ministre mercredi.

Par ailleurs, un milliard sera mobilié pour la rénovation énergétique des collèges, via une convention de prêt entre la Banque européenne d’investissement et deux banques françaises, qui doit être signée lundi, à l’occasion de la conférence bancaire.
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Antonin Sevilla
Vous croyez que ceux qui vivaient à Fukushima auraient pas préféré de l’énergie renouvelable?
Eux ils sont vraiment revenu à l’age de pierre pour le coup. Obligés d’abandonner leur maison et leur santé…
Tout ça parceque la sécurité de telles installations coutent très cher.
Vous avez raison. Il vaut mieux réinvestir dans les puits sans fond que sont les centrales nucléaires sans se soucier bien sûr de leur devenir et du coût de démantèlement.
Avec un peu de chance, on sera déjà plus là à la prochaine qui pête.
L’age de Pierre, c’est justement les centrales nucléaires.
Faut vraiment être aveugle pour ne pas s’en rendre compte.
Le cout d’entretien est ennorme, c’est complétement dépassé, c’est dangereux, ça pollue et il faut les démonter après utilisation…

Difficile de faire mieux en effet^^

Après, tout dépend de ce qu’on veut laisser à nos enfant… Beaucoup ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Le renouvelable c’est un vrai investissement dans l’avenir. ça va créer de l’emploi.
Cette décision est loin d’être la plus mauvaise de ce gouvernement. D’autant plus que c’est l’une des seules mesures écologiques promises dans leur campagne qu’ils tiennent.

Que d’argent gâché en effet!! Pensez à tous les essais nucléaires qu’on pourrait faire avec 15Milliards.
On aurait pu rester en Afghanistan un peu plus par exemple. Faire un raid sur la Syrie comme celui très glorieux qu’on a fait en Lybie …

Monique Baud
Quand on voit ce qu’il est advenu des finances de sa région et de son bébé chéri la voiture électrique, on peut se faire du soucis… Au final combien de société a-t-elle sauvées la Madone du Poitou?

claire tixier
du souci c’est peu dire: regardez Heuliez

Monique Baud
Oui, justement ce n’est pas la société qui fabriquait la fameuse voiture électrique si chère (dans tous les sens du terme) à Madame Royal??

Robert Tes
Je pense que cette femme est encore plus dangereuse pour nos finances que le branquignole à la tête de notre pays. Qui se ressemble s’assemble ou dans son cas s’est assemblé…

Clem Melc
C’est que dalle mais toujours mieux que rien. Par contre, on attend de connaitre le financement de tout ca parce que 10 milliards de volés sur les collectivités locales + 15 milliards de recettes à rattraper, ca donne déjà 25 milliards/an avant tout le reste ( suppression des cotises sur SMIC, etc)

Gilles Breteau
t’inquiètes clem, tout cela n’est qu’une vue de l’esprit

Clem Melc
Je me demande juste dans quel etat on va arriver apres la mite, Chichi, sarko et hollande ….

Alain Donat a posté le 22 juin 2014 à 02h46
Donc, pour résumer, transition énergétique veut surtout dire faire des travaux pour économiser l’énergie. Effectivement quand on aura stoppé les centrales nucléaires ceux qui vivront encore dans des maisons mal isolées devront s’habituer au froid vu qu’il n’y a pas d’énergie de substitution

Annick DOLLO-KOLLER
Bien sûr pas de substitution puisque la France a fait le choix du tout nucléaire et a abandonné les recherches sur les autres secteurs.
Il serait peut-être temps de s’y mettre vraiment…

Michel Bourgeois
Je parie qu’une envolée des tarifs dans le milieu du bâtiment au détriment des donneurs d’ordre.

claire tixier
Disons que la France a eu la chance de tomber sur un groupe au rabais, de loin le plus facile.
L’emballement médiatique est surfait.
On verra ce que vaut cette équipe non pas huitième car elle va tomber sur une petite pointure , Bosnie ou Nigéria.
Donc la France ne commencera le mondial qu’en quart de finale, on verra jusqu’où elle ira.

Royal a promis qu’il n’y aurait pas d’augmentation des taris de l’électricité en août .
Excellent, elle arrivera juste 2 mois plus tard, et ce gvt s’étonne que plus personne ne veut de lui.

S’ajoutent à ces montants, les 100.000 prêts bancaires à taux zéro pour la rénovation énergétique des logements, le tiers-financement par les régions, de nouveaux prêts pour les TPE et PME par bpifrance, ainsi que les différents appels à projets dans le domaine de la transition énergétique.

Ces financements doivent servir « d’effet de levier » pour tous les acteurs concernés : entreprises du bâtiment et de la croissance verte, banques et territoires, a encore précisé la ministre.
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Transition énergétique : enfin des emplois verts ?

Ségolène Royal a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi sur la transition énergétique, avec des objectifs ambitieux… y compris en terme d’emplois ?
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Ségolène Royal, le 14 janvier 2007 à Saint-Léger-de-la-Martinière. (AFP PHOTO ALAIN JOCARD) Ségolène

Transition énergétique : ce que contient le projet de loi

C’est une promesse qui remplit les bancs des masters en environnement depuis des années : l’économie devant se convertir au développement durable, le secteur offrirait nécessairement des opportunités, disaient les enseignants, à ceux qui se seraient spécialisés dans la pause de panneaux solaires, dans le recyclage de pneus ou dans la conception de bâtiments à énergie positive.

Hélas, ces dernières années, le financement des projets de transports en commun s’est fait plus rare, de nombreux industriels ont mis la clé sous la porte face à l’inondation du marché de panneaux solaires chinois et on trouve aujourd’hui davantage d’offres d’emplois dans la pause de climatiseurs que chez Veolia environnement. Les anciens élèves ont de quoi être… verts !

Dans ce scepticisme ambiant, Ségolène Royal a présenté mercredi 18 juin au matin en Conseil des ministres son projet de loi sur la transition énergétique. Développement des énergies renouvelables, de l’isolation thermique, de la voiture électrique… Et combien d’emplois à la clé ?
Objectif : 100.000 emplois en trois ans

Lors de sa première conférence de presse en tant que ministre de l’Ecologie du gouvernement Valls, Ségolène Royal avait annoncé la création de 100.000 emplois en trois ans grâce « à la transition énergétique et écologique ». Réaliste ?

Sur le papier, la transition aurait bien un impact positif sur l’emploi. Selon une étude de l’Ademe, l’administration du ministère de l’Ecologie, « les créations d’emplois directes et indirectes dans les secteurs bénéficiaires de la transition énergétique (énergies renouvelables, transport collectif, BTP) compensent largement les pertes dans les secteurs en décroissance (nucléaire, thermique à flamme, production et distribution de combustibles fossiles, industrie automobile).

Mais combien ? Selon les prévisions de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), fondées sur les scénarios de l’Ademe, « la transition générerait 330.000 créations d’emplois en 2030 et 825.000 emplois en 2050 », peut-on lire dans le rapport. Et d’ici 2017 ? « 150.000 en trois ans, cela semble beaucoup », estime Paul Maillet, économiste à l’OFCE.
Quelles marges de manoeuvres ?

En réalité, la création d’emplois dépendra des moyens mis en œuvre par le gouvernement. Les ménages auront-ils de quoi financer le changement de leurs fenêtres ? Les copropriétés réaliseront-elles à temps le ravalement des façades, qui devra désormais s’accompagner de travaux d’isolation ? « Le problème de ces investissements est la durée de retour sur gain, explique Paul Maillet. Ils sont rentables, mais dans le long terme, 20 ou 30 ans. »

D’où l’importance des mécanismes dits « de tiers-financement » : le projet de Ségolène Royal prévoit que la Caisse des dépôts (CDC), bras économique de l’Etat, finance notamment ces travaux d’isolation et se rembourse grâce aux économies réalisées sur la facture d’électricité, de fuel ou de gaz, via la création d’un « fonds de garantie ». La Caisse en avait fait la proposition au gouvernement en juin 2013 via sa filiale CDC Climat.

Et pour le reste ? Au total, l’OFCE estime à 16 milliards d’euros par an les investissements productifs supplémentaires que doivent engager l’Etat et les entreprises en moyenne d’ici 2050, avec une montée à quelques milliards l’année prochaine. Là encore, des investissements destinés à réduire la facture énergétique de la France, et qui sont censés être rentabilisés sur le long terme. Et là encore, il faudra trouver des liquidités. Pas à l’échelle d’une copropriété, mais à l’échelle du pays. En pleine lutte contre l’endettement, le défi risque de se révéler difficile à relever.
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Annick DOLLO-KOLLER
Belle attitude !
Continuons sans rien changer ! Consommons, polluons ! Apprenons à vivre avec des masques et remplissons les urgences des hôpitaux quand la pollution nous fait un petit pic !
Le plus important bien sûr est de faire rentrer le bon peuple de France dans la logique de l’austérité (pour quels résultats ? Voir la Grèce…) mais surtout pas de se demander comment réussir à sauver ce qui reste de la planète car bien sûr, nous en avons une autre de rechange.
Nous marchons sur la tête !

gerard huirer
que ce sois créateur d’emplois c’est une bonne chose mais il faut aussi que le consommateur s’y retrouve en terme de pourvoir d’achat , c’est a dire des créations énergies non polluantes oui mais aussi moins chères !

Jean888
En attendant, la Poste ( société d Etat) va arrêter ces trains TGV pour acheminer le courrier de nuit pour un transport par camions…………la logique gouvernementale en pleine action !!!

crozat CROZAT
Belles idées mais inapplicables!
Obliger tout immeuble ravalé à faire l’isolation de la façade? impossible à Paris ou toucher aux façades anciennes est impossible et ruineux pour les copropriétaires!
Interdire totalement l’importation de matériel chinois? J’attends de voir ça!
Le ferroutage? Pourquoi ça marche en Suisse et pas en France?

Jean888
Demander a la CGT pourquoi le ferroutage ne marche pas !!

Vive_la_ Républaïque
si les objectifs de Ségolène sont aussi ambitieux que ceux de Hollande, ça va enfin bouger MAINTENANT? Ou alors, ce n’est qu’une promesse… un engagement…. un objectif… un souhait… bref!

François LEHOLLANDAIS
LES FRANÇAIS N’ONT PLUS UN ROND

Chère Ségolène,
Les français se précarisent, ils vivent maintenant comme des clochards, ils n’ont pas de quoi investir dans le développement durable, les français ont juste de quoi boucler leur fin de mois, ils vivent dans des logement insalubres, mal chauffés, mal isolés,traversés de courants d’air, ils survivent dans des maisons, des appartements qui, fautes d’entretien, deviennent de véritables taudis.
Leur salaires n’augmentent pas, il sont assommés par les impôts et se fichent pas mal de l’écologie.
C’est ça, la réalité.
Ce que vous nous vendez, c’est du vent pour faire tourner vos éoliennes, du soleil pour vos panneaux chinois.
La France, ce n’est pas la Bretagne, la région Poitou-Charentes, le soleil et la mer, la France c’est aussi la misère, le chômage, l’immigration qui ravage l’Est.
La France est longitudinalement coupée en deux.
Nous ne vivons pas dans le même France, Madame la ministre.
GRENELLE
Quand J.L Borloo emmenait promener la Jet Set au pôle nord c’était tout de même autre chose.
Zidane garde un très bon souvenir de ce voyage très utile pour la planète.
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Transition énergétique : ce qu’il faut retenir du projet de loi de Royal

La ministre de l’Ecologie a présenté en Conseil des ministres le très attendu projet de loi sur la transition énergétique, l’un des textes phares du quinquennat de François Hollande.
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Ségolène Royal, le 15 juin 2014 à Saint-Eanne. (JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA) Ségolène Royal, le 15 juin 2014 à Saint-Eanne. (JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA)

Un an et demi qu’il était attendu ! Le projet de loi sur la transition énergétique, annoncé comme l’un des textes phares du quinquennat de François Hollande, a été dévoilé par Ségolène Royal mercredi 18 juin en Conseil des ministres, après d’intenses tractations notamment sur le volet nucléaire.

L’ambition du texte est grande : il s’agit de modifier les grands équilibres énergétiques, en réduisant la part du nucléaire et de diminuer la dépendance aux énergies fossiles, en rendant le pays plus sobre et en développant les énergies renouvelables. Le texte écrit les objectifs noir sur blanc. Après neuf mois de débat national, de longs mois de consultations et une quinzaine de versions, c’est une avancée, même si le texte final du projet de loi ne satisfait pas les écologistes ! En voici les grandes lignes.
Réduire la consommation d’énergies : un texte ambitieux

Objectif : réduire la consommation de 50% en 2050 par rapport à 2012, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 par rapport à 1990, atteindre 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale en 2030.

Le levier du bâtiment

Les travaux de rénovation énergétique deviennent obligatoires. Pour pousser à la réalisation de travaux en vue de réduire la consommation énergétique des bâtiments, le texte prévoit « une obligation de rénovation énergétique en cas de travaux de ravalement, de toiture et d’aménagement de nouvelles pièces ».

Ces travaux seront aidés. Les aides fiscales pour les travaux énergétiques, sous forme de crédits d’impôts, sont facilitées. Le texte prévoit également la mise en œuvre d’un « chèque énergie » pour les plus démunis.

Le levier des transports

Tout pour la voiture électrique ! Le projet de loi prévoit 7 millions de bornes de recharge d’ici 2030, ainsi que l’obligation faite à l’Etat et aux établissements publics, au moment du renouvellement de leurs flottes de voitures, qu’une sur deux soit électrique.

Le « fond chaleur », pour booster l’utilisation des énergies renouvelables, sera doublé.
Nucléaire : un texte à minima

Objectif : réduire la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité en 2025 contre 75% aujourd’hui. Mais malgré les appels des écologistes comme des industriels, de nombreux choix stratégiques ont été reportés. Reste donc des inconnues.

Inconnue n°1 : comment parvenir aux 50% promis

Les grands objectifs sont posés mais les étapes intermédiaires n’apparaîtront que dans une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), adoptée dans la foulée de la loi et qui portera sur une première période 2015-2018.

Le projet de loi précise que la quantité d’électricité nucléaire sera maintenue à son niveau actuel, plafonnée à 63,2 gigawatts. « L’objectif de 50% sera atteint grâce à la montée en puissance des énergies renouvelables et des économies d’énergie », indique Ségolène Royal dans « Le Monde ».

Inconnue n°2 : quelle durée de vie pour les centrales et quid de Fessenheim ?

La fermeture de Fessenheim ne figure pas dans la loi, qui ne mentionne pas même le nom de la centrale, ni ne précise combien et quels réacteurs il faudra fermer pour tenir l’objectif. De même, la question épineuse de la durée de vie maximum de 40 ans des centrales, cheval de bataille de écologistes, n’est pas inscrite dans la loi.
J’assume cette décision », précise Ségolène Royal. « Fermer un réacteur, ce n’est pas juste tourner un bouton ».

La possibilité pour l’Etat de fermer un réacteur nucléaire ne figure pas non plus dans le texte, contrairement à ce qu’avait assuré François Hollande. « Le calibrage du parc nucléaire se fera par un dialogue fructueux entre l’Etat, chargé de la politique énergétique, et l’entreprise EDF, avec ses responsabilités : EDF présente un plan stratégique devant son conseil d’administration – où siègent des représentants de l’Etat, actionnaire à 85% », détaille Ségolène Royal dans « Le Monde ». Ce plan doit être « cohérent avec les objectifs fixés par la loi » et sera « entériné par l’Etat ».
Quel financement ?

La transition devrait nécessiter 20 à 30 milliards supplémentaires par an pour les infrastructures de transport, les énergies renouvelables et la rénovation des bâtiments. En période de disette budgétaire, l’Etat va devoir faire preuve d’imagination pour engager des fonds immédiatement, en vue d’un retour sur investissement dans 15 à 20 ans.

« Il n’y a pas de chiffre magique, car ce qui compte, ce sont les moyens pour agir », indique Ségolène Royal. « Ils sont là et je vais tout faire pour que les forces vives du pays s’en saisissent ». Pistes explorées : les tiers-financement (un tiers finance les travaux et se rembourse sur les économies d’énergie), envisagé par la loi, ainsi que la mise à contribution de la Caisse des Dépôts.

Le projet de loi sera ensuite soumis à la Commission nationale sur la transition énergétique, au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’Etat, puis officiellement présenté en Conseil des ministres. Le débat au Parlement doit débuter à l’automne.
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Transition énergétique : ce qu’il faut retenir du projet de loi de Royal

La ministre de l’Ecologie a présenté en Conseil des ministres le très attendu projet de loi sur la transition énergétique, l’un des textes phares du quinquennat de François Hollande.
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Ségolène Royal, le 15 juin 2014 à Saint-Eanne. (JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA) Ségolène Royal, le 15 juin 2014 à Saint-Eanne. (JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA)

Un an et demi qu’il était attendu ! Le projet de loi sur la transition énergétique, annoncé comme l’un des textes phares du quinquennat de François Hollande, a été dévoilé par Ségolène Royal mercredi 18 juin en Conseil des ministres, après d’intenses tractations notamment sur le volet nucléaire.

L’ambition du texte est grande : il s’agit de modifier les grands équilibres énergétiques, en réduisant la part du nucléaire et de diminuer la dépendance aux énergies fossiles, en rendant le pays plus sobre et en développant les énergies renouvelables. Le texte écrit les objectifs noir sur blanc. Après neuf mois de débat national, de longs mois de consultations et une quinzaine de versions, c’est une avancée, même si le texte final du projet de loi ne satisfait pas les écologistes ! En voici les grandes lignes.
Réduire la consommation d’énergies : un texte ambitieux

Objectif : réduire la consommation de 50% en 2050 par rapport à 2012, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030 par rapport à 1990, atteindre 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale en 2030.

Le levier du bâtiment

Les travaux de rénovation énergétique deviennent obligatoires. Pour pousser à la réalisation de travaux en vue de réduire la consommation énergétique des bâtiments, le texte prévoit « une obligation de rénovation énergétique en cas de travaux de ravalement, de toiture et d’aménagement de nouvelles pièces ».

Ces travaux seront aidés. Les aides fiscales pour les travaux énergétiques, sous forme de crédits d’impôts, sont facilitées. Le texte prévoit également la mise en œuvre d’un « chèque énergie » pour les plus démunis.

Le levier des transports

Tout pour la voiture électrique ! Le projet de loi prévoit 7 millions de bornes de recharge d’ici 2030, ainsi que l’obligation faite à l’Etat et aux établissements publics, au moment du renouvellement de leurs flottes de voitures, qu’une sur deux soit électrique.

Le « fond chaleur », pour booster l’utilisation des énergies renouvelables, sera doublé.
Nucléaire : un texte à minima

Objectif : réduire la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité en 2025 contre 75% aujourd’hui. Mais malgré les appels des écologistes comme des industriels, de nombreux choix stratégiques ont été reportés. Reste donc des inconnues.

Inconnue n°1 : comment parvenir aux 50% promis

Les grands objectifs sont posés mais les étapes intermédiaires n’apparaîtront que dans une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), adoptée dans la foulée de la loi et qui portera sur une première période 2015-2018.

Le projet de loi précise que la quantité d’électricité nucléaire sera maintenue à son niveau actuel, plafonnée à 63,2 gigawatts. « L’objectif de 50% sera atteint grâce à la montée en puissance des énergies renouvelables et des économies d’énergie », indique Ségolène Royal dans « Le Monde ».

Inconnue n°2 : quelle durée de vie pour les centrales et quid de Fessenheim ?

La fermeture de Fessenheim ne figure pas dans la loi, qui ne mentionne pas même le nom de la centrale, ni ne précise combien et quels réacteurs il faudra fermer pour tenir l’objectif. De même, la question épineuse de la durée de vie maximum de 40 ans des centrales, cheval de bataille de écologistes, n’est pas inscrite dans la loi.
J’assume cette décision », précise Ségolène Royal. « Fermer un réacteur, ce n’est pas juste tourner un bouton ».

La possibilité pour l’Etat de fermer un réacteur nucléaire ne figure pas non plus dans le texte, contrairement à ce qu’avait assuré François Hollande. « Le calibrage du parc nucléaire se fera par un dialogue fructueux entre l’Etat, chargé de la politique énergétique, et l’entreprise EDF, avec ses responsabilités : EDF présente un plan stratégique devant son conseil d’administration – où siègent des représentants de l’Etat, actionnaire à 85% », détaille Ségolène Royal dans « Le Monde ». Ce plan doit être « cohérent avec les objectifs fixés par la loi » et sera « entériné par l’Etat ».
Quel financement ?

La transition devrait nécessiter 20 à 30 milliards supplémentaires par an pour les infrastructures de transport, les énergies renouvelables et la rénovation des bâtiments. En période de disette budgétaire, l’Etat va devoir faire preuve d’imagination pour engager des fonds immédiatement, en vue d’un retour sur investissement dans 15 à 20 ans.

« Il n’y a pas de chiffre magique, car ce qui compte, ce sont les moyens pour agir », indique Ségolène Royal. « Ils sont là et je vais tout faire pour que les forces vives du pays s’en saisissent ». Pistes explorées : les tiers-financement (un tiers finance les travaux et se rembourse sur les économies d’énergie), envisagé par la loi, ainsi que la mise à contribution de la Caisse des Dépôts.

Le projet de loi sera ensuite soumis à la Commission nationale sur la transition énergétique, au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’Etat, puis officiellement présenté en Conseil des ministres. Le débat au Parlement doit débuter à l’automne.
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Jean888
Elle promet de l argent qu elle n a pas et qu elle n aura jamais. Le crédit d impôt c est pareil car il faut faire rentre des impôts pour boucler le budget.

mol lande
un « texte phare » présenté par une lumière comme ségolène, et qui annonce – ô surprise – un coût annuel de 20 à 30 milliards (à 50% près…), il va falloir les trouver, les idiots capables d’y croire !

Jacques dumon
… »réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% en 2030″…
Etant donné que la France, grâce entre autres au nucléaire, représente seulement 0,5% du total des émissions de CO2, on voit que cela va ENORMEMENT influencer l’évolution du climat.
Passer de 0,5% à 0,3% des émissions totales de CO2, AUCUN instrument de mesure ne sera capable de le déceler.
Est-ce vraiment nécessaire de dépenser autant d’énergie et d’argent pour un résultat aussi minuscule et sans effet si les gros pollueurs, Chine, US, Inde, Brésil etc… continuent comme actuellement sur leur lancée?

Jean888
En 2025 elle ne sera pas la pour constater l echec !!

Dominique Houé
En matière d’écologie, la plupart des politiques nous endorment en jouant du pipeau !
Seuls les progrès technologiques pourront permettre une meilleure efficacité dans ce domaine.

alberic fony
Combien de ministres de l’écologie se sont pris les pieds dans les lobbies pour mettre en place la transition énergétique ….Heureusement que S Royal a elle, une énergie plus que renouvelable ….. Bravo ! Enfin du concret dans ce quinquennat .

Kangoo Durant
Mère nature nous offrant tellement de ressource naturel……eau, vent, terre, chaleur…..et parait même qu’il y a une ferme prototype qui parvient à faire de l’énergie avec les fiente animal……mais bon cela ne doit pas rapporter autant d »argent pour les accrocs du fric………..
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Pacte de responsabilité : 50 milliards d’économies et… 60.000 emplois détruits ?

La députée Valérie Rabault s’alarme de l’impact du pacte de responsabilité sur la croissance et l’emploi.
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Valérie Rabault veut rééquilibrer le plan d’économie en faveur des ménages les plus modestes. (THOMAS SAMSON/AFP) Valérie Rabault veut rééquilibrer le plan d’économie en faveur des ménages les plus modestes. (THOMAS SAMSON/AFP)

Le plan d’économies de 50 milliards d’euros proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative « pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017 », selon la rapporteure générale du Budget citée lundi 23 juin par « Les Echos ».

Ce plan d’économies « aurait un impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017″, écrit la députée Valérie Rabault dans un rapport cité par le quotidien économique.

Celle qui s’était rendue le 12 juin au ministère des Finances pour obtenir des documents qu’elle réclamait depuis des semaines tempère toutefois ces prévisions, estimant qu' »une partie de cet impact sera neutralisée par l’adoption concomitante de mesures fortes en faveur de la réduction des charges des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité ».
190.000 emplois créés

Le gain de croissance escompté serait de 0,6 point avec 190.000 créations d’emplois d’ici 2017, indique le document de la rapporteure du Budget. Il y aurait donc 60.000 emplois en moins.

D’autre part, l’impact du plan d’économies doit être apprécié « au regard de l’importance des risques financiers auxquels s’exposerait notre pays en l’absence de rétablissement des comptes publics », ajoute-t-elle, appelant à trouver le bon équilibre entre relance de la croissance et plan d’économies, afin de « garantir que les effets récessifs seront suffisamment compensés pour ne pas hypothéquer la reprise ».

Alors que le projet de budget rectificatif est examiné par les députés à partir de lundi et qu’un vent de fronde secoue les parlementaires PS contre les économies envisagées, le Premier ministre Manuel Valls a appelé dimanche sa majorité à la « loyauté ».
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Pacte de responsabilité : 50 milliards d’économies et… 60.000 emplois détruits ?
Le Nouvel Observateur avec AFP
Par Le Nouvel Observateur avec AFP

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Publié le 23-06-2014 à 08h20
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La députée Valérie Rabault s’alarme de l’impact du pacte de responsabilité sur la croissance et l’emploi.
Valérie Rabault veut rééquilibrer le plan d’économie en faveur des ménages les plus modestes. (THOMAS SAMSON/AFP) Valérie Rabault veut rééquilibrer le plan d’économie en faveur des ménages les plus modestes. (THOMAS SAMSON/AFP)
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INFO OBS. Contrôle surprise d’une députée PS à Bercy

Le plan d’économies de 50 milliards d’euros proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative « pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017 », selon la rapporteure générale du Budget citée lundi 23 juin par « Les Echos ».

Ce plan d’économies « aurait un impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourrait entraîner la suppression de 250.000 emplois à l’horizon 2017″, écrit la députée Valérie Rabault dans un rapport cité par le quotidien économique.

Celle qui s’était rendue le 12 juin au ministère des Finances pour obtenir des documents qu’elle réclamait depuis des semaines tempère toutefois ces prévisions, estimant qu' »une partie de cet impact sera neutralisée par l’adoption concomitante de mesures fortes en faveur de la réduction des charges des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité ».
190.000 emplois créés

Le gain de croissance escompté serait de 0,6 point avec 190.000 créations d’emplois d’ici 2017, indique le document de la rapporteure du Budget. Il y aurait donc 60.000 emplois en moins.

D’autre part, l’impact du plan d’économies doit être apprécié « au regard de l’importance des risques financiers auxquels s’exposerait notre pays en l’absence de rétablissement des comptes publics », ajoute-t-elle, appelant à trouver le bon équilibre entre relance de la croissance et plan d’économies, afin de « garantir que les effets récessifs seront suffisamment compensés pour ne pas hypothéquer la reprise ».

Alors que le projet de budget rectificatif est examiné par les députés à partir de lundi et qu’un vent de fronde secoue les parlementaires PS contre les économies envisagées, le Premier ministre Manuel Valls a appelé dimanche sa majorité à la « loyauté ».
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Clem Melc a posté le 23 juin 2014 à 10h31
Ils me font rire ces gens. Tous ces blablateurs qui n’ont jamais crée un emploi mais qui parlent, parlent…

Jerome windoz
Valérie, mais verse s’alarme sur le coup de Rabault fait aux emplois… Ah ah ah !!!

Tra roth
Donc, comme toute personne lucide le pensait depuis longtemps, le « pacte de responsabilité » ne créera pas d’emploi. Et le gouvernement le sait depuis le premier jour. Donc la question qui se pose maintenant, et il faut que nous exigions que Hollande réponde, c’est : quelle est la véritable motivation du « pacte de responsabilité » ? On ne prend pas 50 milliards dans la poche des pauvres pour les donner aux riches, en perdant 60000 emplois au passage sans avoir à donner une explication.

michel LE NOTRE
Ce qui détruit des emplois dans le privé, c’est le poids excessif de la dépense publique en France : 57% de la richesse nationale en 2013, alors que c’était 40% en 1973.
Les socialistes « de gauche » s’imaginent dans un rôle vertueux en refusant des faire des économies, alors qu’ils enfoncent toujours un peu plus le pays dans la dette publique ; les 2000 milliards de dette on s’en moque car on ne les remboursera jamais, mais faut quand même pouvoir payer les intérêts chaque année : même avec des taux à moins de 2%, le paiement des intérêts absorbe déjà en 2014 les 2/3 des recettes de l’impôt sur le revenu..la limite de rupture se rapproche inexorablement.

Gilles Breteau
60 000 dans vos rêves !

Les 190 000 emplois qui résulteraient d ‘un regain de croissance induite sont une conjecture fantasmatique
ce sera plutôt 250 000 de perte sèche (en fait plus mais l ‘économie produit malgré tout un certain nombre d’emplois nouveaux qui ne peuvent être pourvus totalement par les emplois perdus par ailleurs (l’offre et la demande ne s’adapte pas parfaitement et automatiquement)

Gilles Breteau
et l’économie ne marchera pas mieux si elles s’adaptent, et non s’adapte

axle munshine
quoiqu’on fasse , on retombe dans une impasse , le systeme economique capitaliste est a bout, il faudra bien vous en rendre compte:une croissance infini sur un monde fini, cherchez l’erreur!
D’abord commencer par une politique familiale radicalement differente celle d’aujourd’hui: stopper les aides!!!
bien sur il y aura une periode de transition difficile, mais c’est mieux que les 40 ans d’agonie que nous avons commencer a vivre depuis de le premier choc petrolier.
Ensuite le renouveau des hommes politiques , aujourd’hui issu de l’ENA pour la plupart et elu a vie: resultat une administration boursoufflée et incapable de faire bouger les lignes.

Véronique P.
PACTE de RESPONSABILITE (dans le principe moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social) = 190.000 emplois escomptés, mais en fait les entreprises le disent elles mêmes, elles n’embaucheront pas.

En revanche, le Medef obtient de Hollande ce qui était prévu depuis avant même son élection = une désagrégation des conditions de travail

D’autre part concernant une hypothétique relance : ce pacte est un « marché de dupes » car baisser les cotisations sociales pour obtenir de l’emploi ne fonctionne jamais ; la baisse des cotisations est une « mesure sur l’offre » et n’aura aucune conséquence sur la demande
ET PUIS
LOI de FINANCE RECTIFICATIVE = moins 250.000 emplois.
L’austérité voulue par Bruxelles et à laquelle François Hollande et le gouvernement Valls n’en assure que la mise en œuvre, en un temps record, est une fois de plus une méthode Coué pour le retour à la croissance et un défi sur le plan économique puisque la zone euro est loin d’être sortie de la crise.

Plus de chômage, plus de misère, voilà le résultat de la politique libérale voulue par la commission européenne et suivie par le gouvernement social-libéral français.

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