Ukraine: Hollande et Obama menacent la Russie de nouvelles mesures

CRISE – Ils ont appelé le président russe à «empêcher le transfert de matériels en Ukraine et à renforcer le contrôle de la frontière russo-ukrainienne»…

François Hollande et Barack Obama ont brandi vendredi la menace «de nouvelles mesures contre la Russie» faute de désescalade en Ukraine, a indiqué la présidence française dans un communiqué à l’issue d’un entretien téléphonique entre les présidents français et américain.

Un plan de paix en 14 points

Se félicitant que le président ukrainien Petro Porochenko «ait annoncé un plan de paix en 14 points et un cessez-le-feu unilatéral pour une semaine», les deux dirigeants ont estimé que Vladimir Poutine devait «maintenant appeler au plus vite les groupes armés séparatistes à cesser leurs actions militaires».

Ils ont également appelé le président russe à «empêcher le transfert de matériels en Ukraine et à renforcer le contrôle de la frontière russo-ukrainienne».

«Les conditions d’une désescalade sur le terrain et d’une reprise des négociations seraient ainsi réunies. Faute de progrès en ce sens de nouvelles mesures seraient adoptées à l’encontre de la Russie», ont prévenu François Hollande et Barack Obama.

20 Minutes avec AFP
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  • Katusha

    Les pro-russes sont de nationalité ukrainienne, c’est des gens qui refuse la révolte de Maidan et le pouvoir du nouveau gouverneur-oligarque, mais ils n’ étaient pas entendus. En plus la première loi a annulé le statut particulier de la langue russe comme la langue régionale. Après la tragédie à Odessa les gens n’ont plus de confiance au pouvoir de Maidan.

  • rogerrobert

    C’est sur que, avec nous dans le coup, la Russie va trembler !

  • Katusha

    Moi, je ne comprend vraiment pas l’hystérie autour de Poutine. La presse française est très engagée, je trouve. On n’accuse pas sans faits. C’est pas si démocratique et libéral. Un bonne épreuve.

  • hirondelle6769

    ça sert à quoi, ces menaces ? ils savent très bien qu’ils ne peuvent rien faire contre Poutine, qui de son coté se marre bien.

  • felced

    Oui et alors !?

    Des menaces c’est tout, rien pour l’instant de vraiment concret qui ne puissent gêner vraiment la Russie ( qui d’ailleurs ferme les robinets du gaz à l’ Ukraine, çà c’est du concret…)

    Ce qui peut être à terme plus ou moins long pourrait gêner l’Europe ?!)

    Quant aux bateaux Mistral, car nous nous avons une parole à tenir,on va les livrer à la Russie,même si celle-ci ne respecte pas sa parole (en armant par exemple les insurgés en sous main en Ukraine dans un premier temps,avant hélas de passer à la vitesse supérieure)

    Tout cela n’est qu’agitation et fumisterie,comme un peu le conflit en Syrie et le chantage envers Bachar al Hassad qui se sentait soutenu par la Russie (il a eut raison, car il continue à tuer son peuple et d’après ce que l’on sait même à utiliser des armes chimiques !)

    La France les USA et l’Europe continue à subir les camouflets de la Russie et de son président V.Poutine c’est cela la réalité !

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    Ukraine: Le plan de paix en 14 points du Président Prochenko!

    UKRAINE – Le Président a évoqué la libération des otages, la création d’une zone tampon entre Ukraine et Russie et l’amnistie…

    Le nouveau président ukrainien Petro Porochenko a dévoilé vendredi un plan de paix en 14 points pour mettre fin à l’insurrection séparatiste prorusse dans l’est du pays, a annoncé une chaîne de télévision locale. Ce plan contient notamment un point sur le «désarmement», «la garantie d’un couloir pour les mercenaires russes et ukrainiens pour partir» et «la décentralisation du pouvoir et la protection de la langue russe par le biais d’amendements à la Constitution», selon le site internet de la télévision privée Inter TV. Mais il ne mentionne pas le cessez-le-feu unilatéral annoncé par le président ukrainien.

    Libération des otages

    Une insurrection séparatiste dans la région industrielle russophone du Donbass a fait au moins 360 morts depuis avril et menace l’unité de cette ancienne république soviétique, déjà en proie à une profonde récession. Parmi les autres points, figurent la libération des otages, «la création d’une zone tampon de 10 km à la frontière entre l’Ukraine et la Russie», l’amnistie «pour ceux qui ont déposé les armes et n’ont pas commis de crime grave», et la fin de «l’occupation illégale» des bâtiments de l’administration régionale de Donetsk et Lougansk contrôlés par les rebelles.

    Plan de paix présenté vendredi

    Le plan cite également l’organisation rapide d’élections législatives locales et un programme pour la création d’emplois dans la région. Le président pro-occidental Petro Porochenko, investi début juin, avait appelé jeudi soir son homologue russe Vladimir Poutine, pour discuter de ce plan de paix qu’il doit officiellement présenter vendredi lors d’une allocution.

    Le Kremlin a indiqué dans un communiqué que Vladimir Poutine avait fait «une série de commentaires» sur le plan en insistant sur la nécessité de «mettre fin immédiatement à l’opération militaire» lancée par Kiev contre les milices séparatistes prorusses dans la région de Donetsk et de Lougansk, deux bastions des rebelles dans l’Est. Porochenko a de son côté dit au maître du Kremlin «qu’il comptait sur un soutien au plan de paix» après un cessez-le-feu, selon son service de presse. Mais aucune mention du cessez-le-feu unilatéral annoncé cette semaine par le président ukrainien n’a été faite dans le plan en 14 points.

    Petro Porochenko avait déclaré mercredi qu’il ordonnerait «sous peu» un cessez-le-feu à ses troupes pour permettre aux rebelles de déposer les armes. «Le plan de paix débute avec mon ordre de cessez-le-feu unilatéral», avait déclaré Petro Porochenko.

    20 Minutes avec AFP
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    • CBleu

      Jdif ; assez d’accord avec vous.
      Mais ne pas oublier que les insurgés ne sont qu’une minorité très agissante, et que bon nombre de leurs troupes (cinq mille combattants environ) sont des mercenaires du colonel Girkin, ex-GRU. Curieusement, les troubles ont commencé lorsque Girkin et ses hommes sont arrivés dans le Donbass après avoir fait le coup de main en Crimée pour appuyer son rattachement à la Russie…Girkin se plaint même dans un reportage du manque d’enthousiasme de la population civile du Donbass pour son mouvement. Logique qu’on demande à ces paramilitaires externes à la région de partir.
      Concernant le nettoyage ethnique : regardez ce qui se passe en Abkhasie en ce moment, pendant que tous les regards sont tournés vers l’Ukraine.

      Pritika : il n’y a pas bombardement de populations civiles, au sens de la Syrie par exemple. Il y a des échanges de tirs entre troupes régulières et séparatistes, et la population civile est parfois au milieu. Et, contrairement à ce que veut faire croire le pouvoir de Moscou, ce n’est pas un soulèvement populaire : mais une minorité agissante qui a pris le pouvoir par les armes, aidée d’éléments externes et chauffée par la propagande de Moscou. Contre une autre minorité pro-Kiev locale (qui a fait l’objet d’intimidations et d’enlèvements : trouvera-t-on des charniers ?). Et avec la grande masse de la population qui aurait préféré vivre tranquille.

      Pour conclure, le pouvoir de Moscou ne vaut hélas pas mieux que le pouvoir de Washington en ce qui concerne manipulations, désinformation, volonté d’hégémonie, chasse gardée, mépris des populations et de droits d l’homme..

    • JDif

      Ce plan de paix, tel qu’il est présenté dans l’article, est très en retrait par rapport à ce que l’on pouvait espérer. Il ne semble laisser d’autre porte de sortie aux insurgés qu’entre la poursuite de leur mouvement et le départ en Russie, ce qui relève presque du nettoyage ethnique. L’idée d’une zone tampon entre la Russie et l’Ukraine est rocambolesque. Elle ne peut être que provisoire car, si elle durait, elle compliquerait les relations de l’Est avec son principal partenaire économique: la Russie!

      Il n’est nul part dans ce plan d’accorder une certain autonomie aux régions qui par leurs différents votes depuis 1991 se sont toujours montrées pro-russes, que cela plaise ou non à cieux de l’Ouest. Il n’y a pas là de quoi désarmer ceux qui ont pris les armes à l’Est et qui ne sont probablement pas stupides au point de se livrer pieds et poings liés à leurs adversaires sans contreparties plus tangibles.

      On peut donc penser que ce plan ne permettra pas à la crise de se dénouer dans un avenir prévisible. On peut également se demander si Porochenko est sincère ou s’il ne fait qu’amuser la galerie internationale en annonçant un cessez-le-feu qui ne se concrétise pas. Mais, malgré son succès électoral, peut-être n’a-t-il pas les coudées totalement franches à Kiev.

    • pritika

      En attendant, les bombardements des populations civiles continuent.

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      Ukraine: Poutine et Porochenko discutent d’un cessez-le-feu

      Kiev (Ukraine) – Les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Petro Porochenko ont discuté mardi soir d’un éventuel cessez-le-feu, alors que deux journalistes russes ont été tués dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, qui se tourne désormais vers l’Europe après la fin de son approvisionnement en gaz russe.

      «La conclusion d’un possible cessez-le-feu dans la zone des opérations militaires dans le sud-est de l’Ukraine a été évoquée», a révélé le Kremlin à l’issue des pourparlers durant lesquels M. Poutine a exprimé son inquiétude après la mort des deux journalistes et souligné l’importance d’assurer la sécurité des reporters en Ukraine.

      Igor Korneliouk, un journaliste du groupe de télévision publique russe VGTRK, a été tué près de Lougansk (est) par des tirs de mortiers des forces ukrainiennes. La chaîne VGTRK a ensuite annoncé la mort d’un autre de ses employés, Anton Voloshin, un preneur de son qui avait été porté disparu et dont le corps a été retrouvé par des rebelles ukrainiens sur une zone d’opération militaire.

      Korneliouk a succombé à des éclats à l’abdomen provenant d’une grenade ou d’une roquette, a déclaré à l’AFP le médecin-chef de l’hôpital de Lougansk, l’un des bastions de l’insurrection prorusse.

      Le Conseil de sécurité de l’ONU a déploré leur mort mardi et demandé une enquête sur les cas de violences envers des journalistes.

      Après l’espoir d’une détente né de premiers contacts entre MM. Poutine et Porochenko, le ton était monté le week-end dernier. La crise gazière et la destruction en vol d’un avion militaire ukrainien (49 morts) ont alimenté les déclarations hostiles de part et d’autre.

      Une explosion sur une portion d’un gazoduc alimentant l’Europe en gaz russe s’est en outre produite dans le nord-ouest de l’Ukraine pour une raison indéterminée, sans affecter le transit, mais le ministre ukrainien de l’Intérieur Arsen Avakov a aussitôt évoqué la piste d’un «sabotage russe».

      Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé «un nouveau crime des forces ukrainiennes» et appelé «les médias du monde entier» à une condamnation immédiate.

      Une représentante de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) chargée du dossier de la liberté de la presse, Dunja Mijatovic, s’est dite «profondément attristée» par cette mort.

      Un porte-parole des séparatistes à Lougansk a indiqué au téléphone à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, que ce journaliste et son preneur de son, Anton Volochine, avaient été pris dans une attaque à la grenade déclenchée par les forces ukrainiennes près de la frontière avec la Russie.

      Dans ce contexte, le parlement ukrainien a adopté mardi soir une résolution pour renforcer d’ici à un mois la sécurité à la frontière avec la Russie. Depuis avril, au moins 320 personnes ont été tuées.

      – «Gaz en stock» –

      Au lendemain de la coupure de gaz décidée par Moscou, le directeur général du groupe ukrainien Naftogaz, Andriï Kobolev, a assuré à la population -environ 45 millions d’habitants- qu’elle n’avait pas à craindre de pénuries, même si la Russie a «réduit à zéro» ses livraisons en ne laissant transiter que les volumes destinés aux pays européens.

      «Je pense que les consommateurs ne seront aucunement affectés», a-t-il déclaré dans un entretien avec une chaîne de télévision locale. «Il y a du gaz en stock», a-t-il ajouté.

      L’Ukraine compte toutefois sur la mise en place de «flux inversés» pour recevoir une partie du gaz russe que les pays européens importent et le Premier ministre Arseni Iatseniouk a déclaré mardi devant le Parlement qu’un «petit volume» avait ainsi déjà commencé à être envoyé.

      De tels «petits volumes par flux inversés sont insuffisants (…), mais lorsqu’il y aura de larges flux, les livraisons pourraient être de l’ordre de 15 milliards de m3. Ce volume est suffisant», a-t-il affirmé, sans donner d’échéance.

      Près de la moitié du gaz importé de Russie en Europe, soit environ 15% de la consommation européenne, transite par le territoire ukrainien.

      Une porte-parole au ministère ukrainien de l’Energie, Olena Michtchenko, a déclaré à l’AFP que le ministre de l’Énergie Iouri Prodan et le patron de Naftogaz se rendraient mardi à Budapest, où se déroule un forum énergétique.

      «Notre délégation va voir l’Union européenne», a pour sa part déclaré le Premier ministre.

      «Des compagnies européennes sont prêtes à fournir du gaz à l’Ukraine. Elles proposent à l’Ukraine du gaz bon marché à 320 dollars» les 1.000 m3, a déclaré lundi soir le PDG de Naftogaz Andriï Kobolev.

      – 500 millions d’euros d’aide –

      Mais le PDG du géant semi-public russe Gazprom a d’ores et déjà fait savoir que de telles livraisons étaient illégales, ce qu’a démenti mardi une porte-parole du commissaire européen à l’Energie, Sabine Berger.

      La Commission européenne a en outre annoncé mardi avoir débloqué 500 millions d’euros pour aider l’Ukraine à faire face à ses besoins de financements, notamment pour des achats de gaz à des compagnies européennes.

      «Il y a des possibilités (pour l’Ukraine) d’acheter du gaz aux Européens», a-t-elle assuré.

      Le Premier ministre ukrainien avait affirmé la semaine dernière que son pays avait par ailleurs l’intention de diversifier son approvisionnement en gaz en en achetant à la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie.

      La Russie a coupé lundi le gaz à l’Ukraine après l’échec de leurs négociations sur le prix du gaz russe fourni à l’Ukraine et le remboursement de la dette accumulée par Kiev, égale à 4,5 milliards de dollars.

      © 2014 AFP
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      Ukraine: la Russie a coupé le gaz, une «nouvelle agression» selon Kiev

      Kiev – La Russie a coupé le gaz à l’Ukraine lundi après l’échec de leurs négociations, une mesure qualifiée par Kiev de «nouvelle agression» contre l’Etat, qui risque d’affecter l’approvisionnement en Europe cet hiver.

      Cette crise s’ajoute à une insurrection prorusse dans l’Est où les séparatistes ont brièvement occupé lundi le Trésor et le bâtiment de la Banque centrale à Donetsk, la capitale régionale, faisant craindre aux autorités la perte du contrôle financier sur la région industrielle du Donbass, bassin minier vital à l’économie ukrainienne.

      Après des négociations entre le maire de Donetsk, Olexandre Loukiantchenko et les représentants de la république séparatiste autoproclamée de Donestk, les activités de ces administrations devraient reprendre normalement mardi.

      La Russie a «réduit à zéro» les livraisons de gaz à l’Ukraine, ne laissant entrer que les volumes destinés aux pays européens, a souligné le ministre ukrainien de l’Energie Iouri Prodan, assurant que son pays ne perturberait pas le transit vers l’Europe.

      Le directeur général du géant gazier russe Gazprom, Alexeï Miller, a estimé qu’il n’y avait «plus matière à discussion» avec l’Ukraine, qu’il a accusé de «chantage» après l’échec des négociations qui a conduit à la décision de cesser les approvisionnements.

      Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a dénoncé de son côté une mesure pour «détruire l’Ukraine». «C’est une nouvelle étape de l’agression russe contre l’Ukraine», a-t-il affirmé.

      Après des crises similaires en 2006 et 2009 qui avaient eu un impact sur les approvisionnements gaziers de l’Europe, la décision russe, survenue juste avant l’été, n’aura pas d’effet immédiat. «Nous ne voyons pas de menace pour les approvisionnements de l’Allemagne», gros consommateur du gaz russe, a réagi un porte-parole du ministère allemand de l’Economie.

      Près de la moitié du gaz importé de Russie en Europe, soit environ 15% de la consommation européenne, transite par le territoire ukrainien.

      – «Possibles perturbations» en Europe –

      Le commissaire européen à l’Energie, Guenther Oettinger, a néanmoins averti que l’Europe pourrait être confrontée, en cas d’hiver rigoureux, à une pénurie de gaz si l’Ukraine puisait dans les réserves présentes sur son sol.

      Gazprom a de son côté mis en garde l’UE quant à de «possibles perturbations» si l’Ukraine prélevait du gaz sur les volumes en transit, comme ce fut le cas pendant les précédents conflits liés au gaz. A l’expiration de son ultimatum lundi à 06H00 GMT, Gazprom a annoncé qu’il ne fournirait à l’Ukraine, dont la dette gazière atteint 4,5 milliards de dollars, que ce qu’elle règlerait à l’avance.

      La compagnie ukrainienne «Naftogaz reçoit son gaz pour les volumes qu’elle paye. Rien n’a été payé, donc rien» ne sera livré, a résumé le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov.

      Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé lundi la Russie et l’Ukraine à «faire un effort» pour trouver un accord en vue d’une reprise des livraisons de gaz.

      Les Etats-Unis ont qualifié lundi le compromis présenté par l’Union européenne d’«équitable et de raisonnable» et exhorté la Russie «à se réengager sur cette base» de négociations, a déclaré le porte-parole du Département d’Etat Jennifer Paski. Les discussions sous l’égide de l’UE ont échoué mercredi, l’Ukraine ayant refusé une proposition du président russe Vladimir Poutine de 385 dollars les 1.000 m3.

      Gazprom a aussi annoncé lundi avoir saisi la cour d’arbitrage internationale de Stockholm concernant la dette gazière de l’Ukraine. Kiev a aussitôt répliqué en déclarant avoir entamé une procédure devant la même juridiction en ce qui concerne le prix du gaz.

      Naftogaz réclame en outre six milliards de dollars à la partie russe, estimant avoir trop payé depuis 2010.

      Cependant le groupe public a annoncé qu’une délégation ukrainienne se rendrait mardi à Budapest pour demander aux Européens de leur céder une partie du gaz russe qu’ils importent. «Des compagnies européennes sont prêtes à fournir du gaz à l’Ukraine. Elles proposent à l’Ukraine du gaz bon marché à 320 dollars les 1.000 m3», a déclaré le PDG de Naftogaz, Andriï Kobolev.

      L’Ukraine a refusé la hausse des prix décidée par Moscou après l’arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux fin février, conséquence de la chute du président prorusse Viktor Ianoukovitch : les 1.000 mètres cubes de gaz sont alors passés de 268 à 485 dollars, un prix sans équivalent en Europe. Dans sa «dernière offre», Moscou avait proposé 385 dollars.

      – Vers un cessez-le-feu ?-

      Après l’espoir d’une détente, né des premiers contacts entre le président russe Vladimir Poutine et le nouveau chef de l’État ukrainien Petro Porochenko, le ton est de nouveau monté entre Kiev et Moscou au cours du week-end.

      Après la destruction en vol d’un avion militaire à Lougansk, faisant 49 morts, par les rebelles samedi, Petro Porochenko a convoqué lundi une réunion du Conseil de sécurité nationale. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière pour l’armée ukrainienne depuis le déclenchement le 13 avril d’une opération militaire dans l’Est, qui a fait plus de 300 morts.

      Pendant ce conseil, il a redit son espoir de parvenir à un cessez-le-feu cette semaine mais, a-t-il ajouté, pas avant un contrôle total de la frontière avec la Russie. Cette condition fait planer un doute sur la concrétisation de son voeu.

      De son côté, la patronne des opérations humanitaires de l’ONU Valerie Amos, citée par des diplomates occidentaux, a déclaré lundi au Conseil de sécurité de l’ONU que la situation dans l’est de l’Ukraine s’était aggravée mais pas encore au point de déclencher une crise humanitaire.

      © 2014 AFP
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      • phil255

        « Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé lundi la Russie et l’Ukraine à «faire un effort» pour trouver un accord en vue d’une reprise des livraisons de gaz ».

        Un principe simple en économie pourrait aider : j’achète donc je paie …cqfd

      • jojo123

        Et les bombardements des civils de l’armée et autres massacres des milices néo-nazis ce ne sont pas des agressions ?

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      L’Ukraine dénonce une attaque séparatiste après le cessez-le-feu unilatéral

      L’Ukraine a dénoncé samedi une attaque de séparatistes après un cessez-le-feu unilatéral pour leur désarmement tandis que Vladimir Poutine plaçait les forces armées du centre de la Russie en « état d’alerte », maintenant une forte pression sur Kiev et ses alliés occidentaux.

      Le nouveau président Petro Porochenko a ordonné vendredi à ses troupes un cessez-le-feu d’une semaine en espérant que ce délai permettra aux rebelles de déposer les armes, dans le cadre d’un plan de paix pour mettre fin à une insurrection séparatiste dans l’Est qui a fait au moins 375 morts depuis avril et menace l’unité du pays.

      Mais quelques heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à 22H00 (19H00 GMT), trois soldats ont été blessés dans une attaque au mortier ayant visé dans la nuit l’une de leurs positions dans la région de Donestk, a indiqué le service ukrainien des gardes-frontières.

      – Tirs de mortiers –

      « Les assaillants ont massivement fait usage de tirs de mortiers, ils ont aussi utilisé des armes automatiques. L’attaque a blessé trois gardes frontières, dont l’un grièvement, et causé des dégâts sur les équipements et moyens techniques », selon le service des gardes frontières.

      Dans une deuxième attaque, les rebelles ont tenté de cibler un poste de contrôle en utilisant des armes légères. « Les gardes ont ouvert le feu et repoussé l’attaque », selon le communiqué.

      La présidence ukrainienne avait indiqué vendredi soir que le cessez-le-feu unilatéral « ne signifie pas que nous ne répondrons pas en cas d’agression contre nos troupes ».

      Parallèlement, le ministère russe de la Défense a annoncé que M. Poutine avait placé les forces armées du district militaire central du pays « en état d’alerte » pour des manoeuvres imprévues, jusqu’au 28 juin. Cette annonce survient alors que la Russie a confirmé avoir renforcé ses troupes à la frontière avec l’Ukraine.

      Le chef d’Etat-major de l’armée russe, Valeri Gerasimov, a précisé que plus de 65.000 soldats et plus de 180 avions, une soixantaine d’hélicoptères et quelque 5.500 unités d’équipement militaire participeraient aux exercices de ces troupes basées dans l’Oural et dans l’ouest de la Sibérie, à 400 kms de l’Ukraine.

      – Rejet du cessez-le-feu –

      L’ attaque séparatiste survient au lendemain d’accusations de la Russie portant sur un tir de mortier effectué depuis le territoire ukrainien sur un poste-frontière russe, blessant un douanier. Moscou a demandé « une explication et des excuses » mais le ministère de la Défense ukrainien a nié l’utilisation d’artillerie ou de mortiers dans cette région frontalière.

      Le cessez-le-feu provisoire a en outre été rejeté vendredi par la Russie et les séparatistes.

      « Une première analyse montre malheureusement que ce n’est pas une invitation à la paix et à des négociations, mais un ultimatum adressé aux insurgés du Sud-Est de l’Ukraine pour qu’ils déposent leurs armes », a réagi le service de presse du Kremlin.

      Un dirigeant de la république séparatiste autoproclamée de Lougansk, Valerii Boloto, a de son côté affirmé que « personne ne déposera les armes tant qu’il n’y aura pas de retrait complet des troupes (gouvernementales ukrainiennes) de notre territoire ».

      A l’aune de ces réactions, le président américain Barack Obama et son homologue français François Hollande ont brandi la menace de « nouvelles mesures contre la Russie » faute de désescalade en Ukraine, a indiqué vendredi la présidence française.

      Plus tôt, les Etats-Unis avaient averti qu’ils n’accepteraient ni la présence ni l’intervention de troupes russes dans l’est de l’Ukraine, alors que plusieurs responsables occidentaux se sont inquiétés d’un renforcement des troupes russes à la frontière.

      Le président pro-occidental Porochenko a annoncé le cessez-le-feu dans une localité à une trentaine de kilomètres des foyers d’affrontements dans la région de Slaviansk, au cours de sa première visite dans l’Est depuis son investiture le 7 juin.

      « C’est plus que suffisant pour lancer le processus de désarmement, commencer à mettre en place une zone tampon le long de la frontière entre la Russie et l’Ukraine », a-t-il ajouté, évoquant deux des mesures de son plan de paix.

      Son plan en 15 points stipule notamment la fin de « l’occupation illégale » des bâtiments de l’administration régionale de Donetsk et de Lougansk contrôlés par les rebelles, l’organisation rapide d’élections législatives locales et un programme pour la création d’emplois dans la région.

      Il évoque en outre « la garantie d’un couloir pour permettre aux mercenaires russes et ukrainiens de partir » et la protection de la langue russe par le biais d’amendements à la Constitution.

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