SNCF: la grève s’essouffle, les députés terminent l’examen de la réforme

Au neuvième jour de grève à la SNCF, le mouvement s’essouffle encore: le trafic doit continuer à s’améliorer jeudi, alors que les députés en terminent avec l’examen du projet de réforme ferroviaire après avoir voté mercredi soir des amendements destinés à rassurer les syndicats.

De jour en jour, le taux de grévistes diminue. Selon les chiffres de la direction, il a baissé mercredi à 11,8% pour l’ensemble du personnel, contre près de 28% au premier jour de cette grève reconductible, la plus longue depuis 2010.

« Il est temps de se remettre au travail au service public », affirme Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France publié jeudi. Et de préciser: « On a perdu 153 millions d’euros, ça fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme. »

Pour jeudi, sept trains sur dix devaient circuler en moyenne jeudi sur les grandes lignes, davantage pour les TGV Est et Nord, moins sur les liaisons Sud-Est et province-province.

Sur les lignes Intercités, le trafic reste dégradé, à peine supérieur à un train sur deux. Côté TER, deux trains sur trois devaient rouler en moyenne (trafic normal en Bretagne).

En Ile-de-France, où les prévisions font état de près de deux trains sur trois, des associations d’usagers du réseau Saint-Lazare, qui dessert le nord et l’ouest de la région, ont demandé mercredi « l’arrêt immédiat » du « calvaire » vécu « depuis maintenant une semaine ».

– Manifestations à Paris –

A l’inverse, les unions régionales CGT, FO et Solidaires ont appelé les salariés à manifester à Paris pour soutenir les cheminots en grève.

Le projet du gouvernement vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence. Il prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Une « réunification de façade » qui ne résout pas l’endettement, estiment la CGT et SUD-Rail.

Pour apaiser les craintes des cheminots, le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier a soutenu mercredi des amendements présentés par la majorité pour prévenir un éclatement du groupe à l’avenir. Il s’y était engagé dans un accord signé la semaine dernière avec la CFDT et l’Unsa, qui n’appelaient pas à la grève.

Les députés ont ainsi adopté un amendement écologiste soulignant « le caractère indissociable et solidaire » des trois entités, SNCF, SNCF mobilités et SNCF réseau. Ils ont également voté la création d’un comité central d’entreprise au niveau du groupe, là où le projet de loi ne faisait référence qu’à un comité de groupe, simple organe de concertation.

Le Front de gauche a fait voter un amendement confirmant que le groupe SNCF est « l’employeur des agents et des salariés des trois Epic », une disposition qu’il jugeait importante pour convaincre les grévistes de cesser leur mouvement.

Reste maintenant à connaître la réaction jeudi matin de la CGT et Sud-Rail à ces amendements.

SNCF : la grève est arrivée à « un tournant », selon Lepaon

« On a perdu 153 millions d’euros, ça fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme », explique de son côté Guillaume Pepy.

Des voyageurs à la Gare du Nord, le 12 juin 2014. (JOEL SAGET/AFP) Des voyageurs à la Gare du Nord, le 12 juin 2014. (JOEL SAGET/AFP)

Au neuvième jour de grève à la SNCF, le mouvement s’essouffle encore : le trafic doit continuer à s’améliorer jeudi 19 juin, alors que les députés en terminent avec l’examen du projet de réforme ferroviaire après avoir voté mercredi soir des amendements destinés à rassurer les syndicats.

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé ce jeudi que la grève est « sans doute » arrivée à « un tournant ».

Sans doute qu’on arrive à un tournant dans la manière dont les cheminots vont s’exprimer », « les cheminots vont décider eux-mêmes », « c’est à eux de savoir si l’action qu’ils ont menée a porté suffisamment de satisfaction de manière à lever les piquets de grève », déclare le responsable syndical.

De jour en jour, le taux de grévistes diminue. Selon les chiffres de la direction, il a baissé mercredi à 11,8% pour l’ensemble du personnel, contre près de 28% au premier jour de cette grève reconductible, la plus longue depuis 2010.

Il est temps de se remettre au travail au service public », affirme Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, dans un entretien au « Parisien/Aujourd’hui en France » publié ce jeudi.

Et de préciser : « On a perdu 153 millions d’euros, ça fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme. »

Pour jeudi, sept trains sur dix devaient circuler en moyenne jeudi sur les grandes lignes, davantage pour les TGV Est et Nord, moins sur les liaisons Sud-Est et province-province.

Sur les lignes Intercités, le trafic reste dégradé, à peine supérieur à un train sur deux. Côté TER, deux trains sur trois devaient rouler en moyenne (trafic normal en Bretagne).

En Ile-de-France, où les prévisions font état de près de deux trains sur trois, des associations d’usagers du réseau Saint-Lazare, qui dessert le nord et l’ouest de la région, ont demandé mercredi « l’arrêt immédiat » du « calvaire » vécu « depuis maintenant une semaine ».

Amendements pour apaiser les cheminots

A l’inverse, les unions régionales CGT, FO et Solidaires ont appelé les salariés à manifester à Paris pour soutenir les cheminots en grève.

Le projet du gouvernement vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d’euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence. Il prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Une « réunification de façade » qui ne résout pas l’endettement, estiment la CGT et SUD-Rail.

Pour apaiser les craintes des cheminots, le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier a soutenu mercredi des amendements présentés par la majorité pour prévenir un éclatement du groupe à l’avenir. Il s’y était engagé dans un accord signé la semaine dernière avec la CFDT et l’Unsa, qui n’appelaient pas à la grève.

Les députés ont ainsi adopté un amendement écologiste soulignant « le caractère indissociable et solidaire » des trois entités, SNCF, SNCF mobilités et SNCF réseau. Ils ont également voté la création d’un comité central d’entreprise au niveau du groupe, là où le projet de loi ne faisait référence qu’à un comité de groupe, simple organe de concertation.

Le Front de gauche a fait voter un amendement confirmant que le groupe SNCF est « l’employeur des agents et des salariés des trois Epic », une disposition qu’il jugeait importante pour convaincre les grévistes de cesser leur mouvement.

Reste maintenant à connaître la réaction jeudi matin de la CGT et Sud-Rail à ces amendements.

Sur le web : SNCF : Guillaume Pépy demande la fin de la grève

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Justin Mot Justin Mot
Félicitations aux députés, il viennent de montrer la voie! Grévistes quelque soit vos revendications, si vous voulez lew obetenir, bloquez les transports. Donc pour que votre voix soit entendue penser a la voie!

Jean888 Jean888
Il ne reste plus qu a leur payer les jours de grève !!

Muclet Poe Muclet Poe
Je le savais ! Des gens qui se permettent de prendre les usagers en otages et de paralyser tout un pays ne devraient être que des ivrognes,des illuminés !

tite souris tite souris a
Devant ce coût élevé, ça prouve bien qu’il vaut mieux une bonne négociation qu’un mauvais conflit !
Et c’est un gouvernement qui se dit de gauche !

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Santé: la future loi dévoilée dans ses grandes lignes

Actions de groupe, tabac, tiers payant: la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine présente jeudi les orientations de la future loi santé, placée sous le signe de la prévention et de la réduction des inégalités d’accès aux soins.

Outre le contenu même de cette loi, qui dans le détail ne sera connu qu’à la rentrée, son financement reste l’inconnue.

Le gouvernement veut réduire encore la progression des dépenses de santé et prévoit 10 milliards d’économies pour 2015-2017 pour la branche maladie, ce qui réduit les marges de manœuvre pour la loi de santé publique.

Cette loi doit reprendre les grands thèmes inscrits dans la stratégie nationale de santé du gouvernement: prévention, organisation des soins et droit des patients.

Le tabac, l’une des cibles principales de la politique de prévention, devrait être évoqué jeudi, lors de la présentation aux professionnels du milieu médical de l’avant-projet de loi. Mais la ministre pourrait réserver ses annonces à la remise, dans les semaines à venir, du « Plan national de réduction du tabagisme », demandé par François Hollande lors du lancement du troisième Plan Cancer en février.

L’introduction de paquets neutres, sans logo ni couleur attractive, et l’interdiction des cigarettes électroniques sont des pistes possibles. Marisol Touraine, qui prévoit des « mesures fortes », déclarait fin mai que « toutes une série d’options » était à l’examen.

Toujours en matière de prévention, la création de codes nutritionnels sur les aliments est à l’étude. Des étiquettes de couleur sur les emballages préciseraient si le produit est plus ou moins gras ou équilibré, et ce pour « éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré ». Le projet du Pr Serge Hercberg, soutenu par 31 sociétés savantes, associations de professionnels de santé et de la nutrition, acteurs de terrain, consommateurs et patients, se heurte à l’hostilité des industriels.

– Tiers payant généralisé –

Autre sujet sensible: l’expérimentation de « salles de consommation de drogue à moindre risque ». Le projet d’une « salle de shoot » à Paris avait été reporté début octobre, le conseil d’Etat recommandant au préalable l’adoption d’une loi. Mme Touraine avait alors affirmé que le gouvernement présenterait un projet de loi afin de « sécuriser juridiquement » ces salles.

La loi pourrait aussi mettre en place les actions de groupe concernant la santé. La ministre de la Santé s’est déjà déclarée « favorable » à l’instauration à ce type d’actions dans le champ de la santé et avait annoncé qu’elle présenterait début 2014 un projet de loi spécifique en ce sens.

Jeudi, des mesures déjà annoncées devraient être confirmées, à commencer par le tiers payant généralisé.

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Pour faciliter l’accès aux soins, d’ici à 2017, les patients n’auront plus à avancer d’argent lors d’une consultation médicale, ce qui se fait déjà en pharmacie. Ce devrait être le cas avant la fin 2014 pour les plus modestes, bénéficiant de l’aide pour une complémentaire santé (ACS). Cette disposition, contestée par des syndicats de médecins, devrait s’appliquer « par étapes », car « c’est techniquement assez compliqué », avait expliqué à l’automne Mme Touraine.

L’hôpital, sollicité dans le plan d’économies du gouvernement à hauteur de deux milliards pour la rationalisation des dépenses (achats, coopérations, etc…) et d’un milliard d’euros via des séjours raccourcis, sera aussi au cœur de cette réforme.

Modification de la gouvernance, régulation des médecins mercenaires, formation et négociations et conditions de travail seront au menu.

La loi redéfinira aussi le principe de service public hospitalier et les modalités de participation du privé.

La ministre veut « changer les pratiques » et « pousser à la coopération » entre acteurs du privé et du public, avec pour objectif de repenser le parcours de soins autour du patient.

Elle a déjà cité deux exemples de la coopération qu’elle appelle de ses vœux: une lettre de liaison remise aux patients à leur sortie de l’hôpital et la relance du dossier médical personnalisé — carnet de santé informatique recensant les antécédents médicaux –, pour l’instant peu utilisé.

Actualité > Politique > Tabac, actions de groupe, tiers payant… ce que devrait contenir la loi santé

Tabac, actions de groupe, tiers payant… ce que devrait contenir la loi santé

Marisol Touraine va dévoiler dans ses grandes lignes la future loi santé, dont plusieurs mesures, comme la généralisation du tiers payant pour les patients, sont déjà connues.

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. (FRED DUFOUR / AFP) La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. (FRED DUFOUR / AFP)

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, présente ce jeudi 19 juin les orientations de la future loi santé, placée sous le signe de la prévention et de la réduction des inégalités d’accès aux soins.

Outre le contenu même de cette loi, qui dans le détail ne sera connu qu’à la rentrée, son financement reste l’inconnue.

Le gouvernement veut réduire encore la progression des dépenses de santé et prévoit 10 milliards d’économies pour 2015-2017 pour la branche maladie, ce qui réduit les marges de manœuvre pour la loi de santé publique.

Cette loi doit reprendre les grands thèmes inscrits dans la stratégie nationale de santé du gouvernement : prévention, organisation des soins et droit des patients.

  • « Mesures fortes » contre le tabagisme

Le tabac, l’une des cibles principales de la politique de prévention, devrait être évoqué jeudi, lors de la présentation aux professionnels du milieu médical de l’avant-projet de loi. Mais la ministre pourrait réserver ses annonces à la remise, dans les semaines à venir, du « Plan national de réduction du tabagisme », demandé par François Hollande lors du lancement du troisième Plan Cancer en février.

L’introduction de paquets neutres, sans logo ni couleur attractive, et l’interdiction des cigarettes électroniques sont des pistes possibles. Marisol Touraine, qui prévoit des « mesures fortes », déclarait fin mai que « toutes une série d’options » était à l’examen.

  • Des codes nutritionnels sur les aliments

Toujours en matière de prévention, la création de codes nutritionnels sur les aliments est à l’étude. Des étiquettes de couleur sur les emballages préciseraient si le produit est plus ou moins gras ou équilibré, et ce pour « éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré ». Le projet du Pr Serge Hercberg, soutenu par 31 sociétés savantes, associations de professionnels de santé et de la nutrition, acteurs de terrain, consommateurs et patients, se heurte à l’hostilité des industriels.

  • Sécuriser juridiquement les « salles de shoot »

Autre sujet sensible : l’expérimentation de « salles de consommation de drogue à moindre risque ». Le projet d’une « salle de shoot » à Paris avait été reporté début octobre, le conseil d’Etat recommandant au préalable l’adoption d’une loi. Marisol Touraine avait alors affirmé que le gouvernement présenterait un projet de loi afin de « sécuriser juridiquement » ces salles.

  • Actions de groupe

La loi pourrait aussi mettre en place les actions de groupe concernant la santé. La ministre de la Santé s’est déjà déclarée « favorable » à l’instauration à ce type d’actions dans le champ de la santé et avait annoncé qu’elle présenterait début 2014 un projet de loi spécifique en ce sens.

  • Tiers payant généralisé

Jeudi, des mesures déjà annoncées devraient être confirmées, à commencer par le tiers payant généralisé.

Pour faciliter l’accès aux soins, d’ici à 2017, les patients n’auront plus à avancer d’argent lors d’une consultation médicale, ce qui se fait déjà en pharmacie. Ce devrait être le cas avant la fin 2014 pour les plus modestes, bénéficiant de l’aide pour une complémentaire santé (ACS). Cette disposition, contestée par des syndicats de médecins, devrait s’appliquer « par étapes », car « c’est techniquement assez compliqué », avait expliqué à l’automne Marisol Touraine.

  • « Changer les pratiques » à l’hôpital

L’hôpital, sollicité dans le plan d’économies du gouvernement à hauteur de deux milliards pour la rationalisation des dépenses (achats, coopérations, etc…) et d’un milliard d’euros via des séjours raccourcis, sera aussi au cœur de cette réforme.

Modification de la gouvernance, régulation des médecins mercenaires, formation et négociations et conditions de travail seront au menu. La loi redéfinira aussi le principe de service public hospitalier et les modalités de participation du privé.

La ministre veut « changer les pratiques » et « pousser à la coopération » entre acteurs du privé et du public, avec pour objectif de repenser le parcours de soins autour du patient.

Elle a déjà cité deux exemples de la coopération qu’elle appelle de ses vœux : une lettre de liaison remise aux patients à leur sortie de l’hôpital et la relance du dossier médical personnalisé – carnet de santé informatique recensant les antécédents médicaux -, pour l’instant peu utilisé.

(Avec AFP)

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Serge 841 Serge 841
Madame Touriane vous faites quoi pour les 6 MILLIARDS d’euros que doit l’Algérie à la Sécurité sociale, ainsi que les dizaines d’autres MILLIARDS d’euros que doivent tous les pays d’Afrique du Nord et d’Afrique Subsaharienne ???
Il y a là très très très largement de quoi combler le fameux trou de la Sécu et de la rendre bénéficiare pour quelques années !!!

J.F. Larue J.F. Larue
De grâce, un minimum d’efforts : « recours collectif » au lieu de ce désagréable « action de groupe »…

Jean888 Jean888
D accord avec vous topinette, mais que peut on attendre d une ministre socialiste qui paie l impôt sur la fortune. Alors que les écolos et Royal en tête se penchent sur la question de savoir si dans 25 ans nous aurons plus ou moins de centrales nucléaires on continue de bouffer de la m.rde gorgée de pesticides, d OGM et autres antibiotiques. C es vrai que dans les ministères, au parlement et au sénat, ils mangent bio alors le peuple peut bien attendre

Dominique Houé Dominique Houé
Encore une mesure « brillante » qui va creuser davantage le trou de la Sécu !

topinet topinette topinet topinette
Zéro pointé !
En effet cela va déresponsabiliser les gens avec le tiers payant si il voit le jour …
Contre le tabagisme , les gens se mettront à autre chose illégale mais devenue bien moins cher .
Codes nutritionnels sur les aliments ? Encore faudrait-il que la plupart sachent ce que veut dire les lipides par exemple .Et pis en fait , tout le monde s’en fout .
Changer les pratiques à l’hôpital , là aussi on peut plaindre les employés compressés comme des citrons , l’etat leur doit des heures et des heures de travail effectué , les locaux qui s’effritent , l’insécurité permanent dut à des patients de passage violents etc etc ….
Madame la ministre n’a pensé à rien .

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Tourisme: le gouvernement va annoncer un train de mesures

Le gouvernement doit présenter ce jeudi une trentaine de mesures pour dynamiser le tourisme en France, en conclusion d’Assises organisées pendant cinq mois avec les professionnels, la cause touristique ayant été érigée au rang de priorité nationale par le président François Hollande.

Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, annoncera ces mesures à l’issue d’une matinée où se tiennent deux tables-rondes avec des professionnels du secteur engagés dans les travaux des Assises.

Le gouvernement entend mettre en place « une stratégie pérenne » pour tirer profit de la croissance phénoménale du tourisme mondial. Le milliard de touristes a été franchi et les projections à l’horizon 2030 évoquent deux milliards de touristes dans le monde.

François Hollande veut que la France parvienne bientôt à « dégager le premier solde touristique » en Europe. Ce qui implique que la première destination mondiale en nombre de visiteurs internationaux (83 millions en 2012) repasse devant l’Espagne en termes de recettes. Les Etats-Unis et l’Espagne font en effet mieux que la France en la matière.

A l’heure où la France cherche des leviers pour doper son économie, le tourisme, qui représente 7,3% du PIB, apparaît comme un formidable gisement d’emplois, « immédiats et non délocalisables », souligne le Quai d’Orsay, désormais en charge du secteur, et comme une manne au potentiel sous-exploité.

Attirer en France ne serait-ce que 5% du milliard de touristes supplémentaires attendus en 2030 dans le monde permettrait de créer 500.000 emplois, estime la secrétaire d’Etat chargée de la promotion du Tourisme, Fleur Pellerin, chapeautée par Laurent Fabius.

Comme le tourisme concerne désormais divers ministères – avec quelques tensions en coulisses sur les compétences de chacun -, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg devait ouvrir officiellement la matinée avec Mme Pellerin.

La secrétaire d’Etat Carole Delga, qui s’occupe entre autres de commerce, sera elle aussi de la partie.

Parmi les intervenants des tables-rondes figurent le PDG d’Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, et le président de Pierre & Vacances, Gérard Brémond.

Les Assises se sont tenues du 23 novembre au 5 avril, autour de quelque 400 hôteliers, restaurateurs, voyagistes, représentants de syndicats, de ministères, de collectivités locales… Neuf groupes de travail ont planché sur diverses thématiques. Une consultation publique sur internet a enregistré 33.000 contributions et des Assises régionales ont aussi eu lieu à travers la France.

– 2 millions d’emplois directs et indirects –

Les professionnels espèrent que cette montagne n’accouchera pas d’une souris.

Le tourisme représentait en 2012 deux millions d’emplois directs et indirects.

Le gouvernement a promis « des mesures concrètes à mettre en oeuvre rapidement ».

Les pistes retenus concernent la mise en place d’une stratégie marketing avec des marques phares comme Paris, la Bretagne, les Alpes, etc, pour mieux vendre la France, mais aussi un meilleur accueil des touristes, des mesures pour améliorer la sécurité des visiteurs, pour s’adapter à l’ère du numérique, ou encore pour aider les Français à partir en vacances.

Car le tourisme en France n’est pas qu’une affaire de visiteurs étrangers, même si ce sont ces derniers qui tirent la croissance ces temps-ci.

En février, de grands groupes ont créé l’Alliance 46.2, en référence « aux coordonnées géographiques de la France », pour plancher ensemble sur des questions comme l’emploi, les investissements, etc, dans le tourisme.

L’Alliance 46.2 qui réunit notamment Accor, Aéroports de Paris, Club Méditerranée, Elior, Euro Disney, les Galeries Lafayette, Kering, Groupe Lucien Barrière, Pierre & Vacances-Center Parcs ou encore la SNCF, devrait être associée au grand plan de bataille du gouvernement.

Les ministres Laurent Fabius, Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg présentent ce jeudi un ambitieux plan de relance pour le tourisme français. Ce qu’il faut retenir.

Fleur Pellerin, le 13 mars 2014 à Paris (NICOLAS MESSYASZ/SIPA). Fleur Pellerin, le 13 mars 2014 à Paris (NICOLAS MESSYASZ/SIPA).

Le tourisme, ce n’est pas que du plaisir ! C’est aussi une affaire de gros sous et une opportunité pour doper la croissance française. Pour preuve, pas moins de deux ministres et deux secrétaires d’Etat se partagent cette « priorité nationale » dans le gouvernement actuel : le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, la secrétaire d’Etat à la promotion du tourisme Fleur Pellerin, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, et la secrétaire d’Etat à l’Economie sociale et solidaire Carole Delga.

Ils présentent ce jeudi 19 juin, en clôture des Assises du tourisme, leur plan de bataille pour dynamiser le tourisme en France. Le résultat de six mois de brainstorming impliquant entrepreneurs, hôteliers, restaurateurs, principaux syndicats, collectivités locales et représentants des différents ministères.

Ne pas s’endormir sur ses lauriers

Non que le secteur soit en difficulté : il pèse pour 12 milliards d’euros dans la balance de paiements, ce qui le situe entre l’aéronautique, secteur n°1 (22 milliards), et l’agroalimentaire. Et il représente 2 millions d’emplois directs et indirects. Une manne. Mais si l’on n’y prend garde, la France pourrait bien se voir piquer la vedette par les Etats-Unis, où les touristes dépensent plus, par l’Espagne, où le soleil brille plus longtemps et les touristes sont vraiment rois, ou encore Londres, Barcelone, Berlin.

Objectifs du plan donc : dégager le premier solde touristique en Europe en captant 5% du milliard de touristes de plus attendus en 2030, classes moyennes des pays émergents oblige. Et accessoirement, créer 500.000 emplois. Comment ? Voici les grandes lignes.

Cet ensemble de mesures volontariste vise à ‘Conforter la place de la France au premier rang des destinations touristique dans le monde mais également à dégager le premier solde touristique de tous les pays européens ‘ a indiqué au Quotidien du Tourisme, Laurent Fabius.

Les plan pose cinq grands axes de réflexion qui doivent permettre à la France de garder son rang de première destination mondiale en termes de réception de touristes étrangers mais aussi d’augmenter ses recettes.

1Se vendre mieux à l’étranger

Pour donner envie aux touristes de venir, mieux vaut leur vendre des mots qu’ils comprennent ! Aujourd’hui, quand la région Midi-Pyrénées fait sa promotion à l’autre bout du monde sous ce nom, l’impact est faible. « Midi », « Montagne », tout comme « Châteaux de la Loire » ou « Normandie » en revanche, ça claque à l’oreille. Une vingtaine de destinations seront ainsi promues via des labels.

De même, le plan insiste sur la promotion des atouts français : la gastronomie française ou l’œnologie, le « slow tourisme » (fluvial, cyclo, golf…), « l’oxygène » (montagne l’hiver, montagne l’été, bref un bol d’air pur pour les touristes des pays émergents), « le luxe et les métiers d’art », et enfin « la nuit » – surtout à Paris, petite joueuse à côté de Berlin ou Barcelone, et victime du « caractère privatif du milieu de la nuit actuel », observe-t-on au Quai d’Orsay).

2En finir avec les galères de l’arrivée en France

Au Quai d’Orsay, on parle « parcours client ». En gros, il s’agit de rompre avec le parcours du combattant qui attend les touristes étrangers, depuis l’obtention du visa jusqu’à l’arrivée à l’hôtel, en passant par tous les panneaux censés lui indiquer la direction à suivre qui, souvent, l’égarent. Tous ses critères vont être « micro-managés » pour permettre aux millions de touristes d’avoir une meilleure sensation de leur séjour.

3″Welcome Sir… »

Pas question de caricaturer l’accueil à la française mais bon, disons qu’on peut faire mieux en matière d’hospitalité. Fleur Pellerin l’a déjà dit : la France souffre du « syndrome du laquais ». Autrement dit, les métiers de l’hospitalité y sont vus comme une servitude et non un service. « ‘Touriste’ ne doit plus être une insulte », résume-t-on au Quai d’Orsay. Formation, nouvelle approche et accompagnement seront les maîtres mots pour progresser en la matière.

4Place au m.Tourism

De plus en plus de Français réservent directement sur des plateformes, sites souvent étrangers qui monopolisent le marché du tourisme : Airbnb, Booking, Expedia, Tripadvisor… Cette marche là, la France l’a ratée et va devoir limiter la casse en incitant les acteurs français, hôteliers, résidences et chambres d’hôtes, à travailler ensemble, pour créer une offre de réservation française, façon FairBooking.

La France a aussi d’autres chantiers numériques à investir, veut croire Fleur Pellerin, ex-secrétaire d’Etat au numérique. A commencer par « la bataille de la mobilité », en développant des appli Made In France à destination des touristes étrangers. Traduction instantanée, Urgences, Welcome in France, cartes – IGN a déjà lancé une appli randonnées.

5Français, découvrez vos terroirs

42% des Français ne partiront pas en vacances cette année selon le dernier baromètre annuel d’Europ Assistance-Ipsos. Des chiffres en constante augmentation qui inquiètent les autorités. Des offres pourraient être proposées notamment aux jeunes et aux primo-vacanciers qui renoncent le plus souvent faute de moyen.

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ambrets ambrets
trop de racailles trop de délinquance en FRANCE, pour que les touristes reviennent il faut nettoyer la FRANXCE EN PROFONDEUR COMME AVANT 1980

Deus Ex-machina Deus Ex-machina
Attirer plus de touristes c’est bien mais si c’est pour continuer de les recevoir comme des chiens ou de les considérer comme des emmerdeurs……
Moi depuis plus de 15 ans je ne passe plus mes vacances en France,je me barre à l’étranger (Europe et USA) car même en tant que Français je me sentais mal accueilli dans mon propre pays.
A l’étranger aussi il n’y a que la thune qu’on va leur laisser qui les intéresse mais au moins ils font ça avec le sourire et professionnalisme et essayent toujours de répondre à vos attentes.

topinet topinette topinet topinette
L’impolitesse des gens , l’insécurité , saleté aussi ,la nourriture et l’abus de la hausse des prix et le sentiment de se faire avoir .
Pour passer des vacances de rêves , cela fait longtemps que c’est à l’étranger qu’il faut aller .

crozat CROZAT crozat CROZAT
D’accord KIM!
Le parcours du combattant pour rallier Paris depuis Roissy ou Orly n’est pas mal non plus!
Depuis 30 ans on est incapable de relier DIRECTEMENT Roissy à Paris pour un prix fixe et honnête sous prétexte de ménager les taxis qui de toute façon manquent aux heures de pointe!
on a trouvé de l’argent pour un tramway ruineux à Paris alors qu’on pouvait améliorer le PC avec bus électriques et couloirs dédiés mais rien pour le RER nord où les touristes se font dépouiller!
Quant aux gamins détrousseurs de touristes du Louvre ou des Champs Elysées, c’est du délire!

gerard huirer gerard huirer
il va falloir avertir madame Taubira , que de mettre en liberté ceux qui voles les touristes , ça ne va surement pas leur donner envie de venir en France ?
ce genre de situation peut faire la différence , sans compter que les français ne sont
pas d’un accueille chaleureux ont peut même dire des têtes de c,,, ,

joel maury joel maury
C’est sûr qu’en passant vos journées entières sur le nouvel obs à dérouler vos sempiternelles rengaines écrites dans un langage qui met si bien en valeur la France, on ne peut que s’imaginer la chaleur de votre accueil! Et que dire de votre définition de la tête de nos compatriotes qui doit sans doute se révéler être une auto description.

Kim Sora Kim Sora
Les 5 cartes pour attirer les touristes et que le monde entier nous envie:
– les grèves et mouvements sociaux (SNCF, Air France, RATP) en période de vacances,
– les agressions, escroqueries, vols à la tire sur les sites touristiques,
– l’amabilité et le sens de l ‘hospitalité légendaire des agents d’accueil français,
– les prix compétitifs et la qualité irréprochable des restaurants et services sur les sites touristiques,
– l’honnêteté des taxis !!!!

Welcome in France !!!!!!

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