SANTE – Le directeur de l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) a dévoilé ce mardi midi un programme sur cinq ans, pour améliorer les conditions d’accueil et de soins dans les urgences parisiennes…

Quatre heures d’attente pour une radio ou un bobo. De l’histoire ancienne? C’est en tout cas l’objectif de Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP depuis le 13 novembre 2013. Il présentait ce mardi un ambitieux plan pour améliorer les urgences parisiennes. Des services suroccupés et malmenés, surtout depuis la transformation des urgences de l’Hôtel-Dieu en centre de consultation «debout». Et critiquées, après le décès en février d’une patiente qui a attendu des heures à l’hôpital Cochin pour une blessure au pied. C’est justement le temps d’attente, trop long, qui est la première cible de ce plan sur cinq ans. D’ici à 2020, le directeur de l’AP-HP souhaite que la durée moyenne pour que le patient reçoive des soins passe de 4 heures à 2 heures pour un adulte et de 2h25 à 1h pour un enfant.

Un circuit court pour les soins légers

Pour y arriver, Martin Hirsch va mettre en place quarante mesures, certaines dès aujourd’hui mais la plupart d’ici l’hiver 2014. Pour une meilleure efficacité, le directeur veut révolutionner les urgences parisiennes, qui ont reçu 1,1 million de personnes en 2013. «On ne veut pas soigner des indices mais soigner mieux les malades, promet Loïc Capron, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP. Le moyen principal n’est pas d’ajouter des personnels ou des euros, d’ailleurs il n’y en a plus, mais de mieux organiser l’existant. Il y a à prendre exemple sur nos concurrents qui ont des temps d’attente moindre et pas plus de médecins.»

«Les patients viennent aux urgences parce qu’ils n’ont pas d’autre recours», constate Martin Hirsch. Première solution pour désengorger les services: une meilleure coordination entre les cabinets de généralistes ouverts le soir, des maisons médicales de garde, les services d’urgence et les pompiers. L’attente, c’est aussi à l’étape de l’imagerie et des analyses qu’elle se crée. Martin Hirsch veut donc réduire les délais d’obtention de résultats d’analyses biologiques et radiologiques.

Certaines de ces mesures sont déjà expérimentées par certains hôpitaux mais seront généralisées. Ainsi, les patients qui n’ont pas besoin d’examen biologique et radiologique auront leur file, un «circuit court» qui les accueillera en priorité. «Aujourd’hui deux tiers des services d’urgence ont quelque chose qui ressemble au circuit court mais ils n’ont ni l’architecture ni des horaires comparables», précise Pierre Carli, directeur de l’hôpital Necker.

Des bénévoles pour informer et rassurer les patients

La question de l’architecture pèse aussi, notamment financièrement. Des infrastructures trop vieilles et inadaptées seront rénovées notamment à Cochin, Lariboisière… Une proportion importante du budget, chiffré à 40 millions d’euros, alimentera ces travaux importants.

Mais les soins ne sont pas les seuls visés. L’accueil fait aussi l’objet de critiques des patients et de leurs familles, qui n’osent pas toujours interroger le personnel soignant. «Considérer un accompagnant comme une gêne, c’est se couper d’une présence rassurante pour le patient et d’une source d’informations pour le médecin», assure Martin Hirsch. C’est pourquoi il envisage de généraliser l’accompagnement des patients par un proche ou par des bénévoles, anciens médecins ou jeunes effectuant leur service civique, qui pourront renseigner, expliquer, rassurer et prévenir la famille. «La disponibilité ne va pas transformer le pronostic vital, mais prendre en charge l’anxiété fait partie des missions de l’hôpital», assure Martin Hirsch, qui promet un bilan annuel pour voir si ces mesures ont porté leurs fruits.

*Oihana Gabriel

 

Une journée portes-ouvertes samedi 14 juin

Le directeur veut que les patients connaissent mieux le fonctionnement des hôpitaux. Samedi, ils recevront le grand public pour des kermesse, concert, déjeuner en blanc, conférence et autre visite d’un camion du SAMU. Tout le programme de cette journée portes ouvertes par ici.

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  •  Fox Mulder

    Il faut commencer par faire un tri a l’entrée des urgence car certaine pathologie mineure de mérite pas d’être aux urgence et très souvent peuvent attendre le lendemain pour le généraliste. Trop de personne se serve des urgence comme soin de proximité. Autrement admettre dans les services d’urgences un généraliste afin de traiter les cas bénins donc non urgent.

    • KGRP

      Le problème de compter sur l’auto-régulation, c’est que la plupart des gens sont incapables d’évaluer correctement la gravité d’une urgence médicale…
      Ainsi, on voit des parents rappliquer à l’hôpital en urgence parce que leur gamin a 40° de fièvre ou convulse, alors que ça peut généralement être géré par SOS médecin ou par un pédiatre qui prend les urgences (mais il est vrai que ça devient rare).
      Inversement, il y a des parents qui ignorent des urgences vitales. Par exemple, ma mère a vu un gamin tomber sur la tête au square et perdre connaissance quelques fractions de secondes. Elle est directrice de centre de loisir et sait que c’est une véritable urgence. Elle a prévenu les parents qu’il fallait l’emmener tout de suite aux urgences. Sauf qu’elle s’est faite jeter : regardez, il-joue-il-rit. Résultat, le gamin est mort dans la nuit d’une hémorragie cérébrale massive.
      Même chose avec un collègue qui avait des douleurs au ventre qu’il a minimisé. Finalement, c’est sont généraliste qui a dû l’emmener aux urgences, parce qu’il avait en fait une appendicite rompue. Il n’est pas passé loin de la catastrophe…

      C’est un vrai problème avec les urgences. Il y a des gens qui paniquent très rapidement et d’autres qui vont minimiser des choses qui elles mériteraient de foncer aux urgences… Mais dans le doute, il vaut mieux y avoir des faux positifs aux urgences que des gens qui restent chez eux avec des pathologies graves…

    • valem

      « Des bénévoles pour informer et rassurer les patients » et pendant ce temps les médecins pratiquent les dépassements d’honoraires au sein de leurs services privés à l’hôpital !!

  • Libertarian2

    Il est gentil Martin. Ce qu’il ne comprend pas, c’est que dans un service « gratuit » (c’est a dire prépayé par les autres), le temps d’attente est le prix que le consommateur paie. Le prix, c’est le seul moyen de limiter la demande, c’est a dire d’éviter que tout le monde aille aux urgences au moindre bobo.

  • planB

    Foutaise Mr Martin Hirsch. Dimanche, en Bretagne dans le département des Côtes d’Armor, j’en suis témoin, j’ai du faire hospitalisé en urgence ma Mère de 88 ans, arrivé à 14H00 à l’hôpital Public j’ai quitté cet endroit à 21H00 juste après que ma Maman a eu droit d’avoir une place dans une chambre, pendant tout ce temps elle a été soit sur un brancard ou un fauteuil. Alors Mr Hirsch ne parlez pas que pour Paris SVP!!!!!

  • Pierre90

    Le pays investit des milliards (170) dans sa santé. La France est championne du monde des dépenses hospitalières, cocorico ! il existe un système efficient de régulation avec médecin de garde si et seulement si besoin d’avis médical. On préfère fermer les lignes de garde et ouvrir un service hypertechnique et très couteux pour toute personne qui croit en sentir le besoin. La médecine française devient « tout soin doit être cher » et ne peux attendre. Encore 40 millions de plus sans une seule vie sauvée à la fin, juste rendre plus attractifs (baisse des délais) des soins couteux d’urgence ressentie mais non vérifiées, non régulées. Tout le monde a le droit de dépenser sans compter même si ce n’est pas justifié et sans contrôle. C’est sans fin l’urgence ressentie …

    • Libertarian2

      Attention, ne confond pas investissement et dépense. Le pays dépense 170 milliards dans la santé, et il investit… très peu.

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      Le dos bloqué, Baudouin a réussi tant bien que mal à se traîner jusqu’au «centre de soins immédiats» d’Auber, à deux pas des grands magasins et de l’Opéra Garnier à Paris. Ce laveur de vitre au repos forcé n’a pas hésité longtemps entre les urgences classiques et ce centre parallèle ouvert depuis janvier. «Je sais que je vais être soigné plus vite qu’ailleurs. Là, je souffre. Je ne peux pas attendre deux jours pour qu’on me prescrive un traitement.»

      Comme les patients qu’il côtoie en salle d’attente, son cas sera traité en moins d’une heure par l’un des 7 médecins urgentistes et 4 infirmières employés de cette structure dépendante du Cosem (Coordination des œuvres sociales et médicales). L’unité de soins accueille toute la journée (pas la nuit) les victimes de la «petite urgence, du tout-venant», indique le docteur Patrick Vidal, responsable du service. Sans la crainte d’attendre six heures pour la pose de quelques points de suture, en voyant les brancards défiler.

      Pas de concurrence avec l’hôpital

      Le docteur assure pourtant que l’établissement n’est pas là pour concurrencer les urgences classiques. «C’est une offre de soins complémentaire», même si dans les faits, elle pourrait désengorger les CHU surchargés. Pour mieux gérer les flux, l’établissement procède à une légère sélection: «On ne traite pas les gens âgés, les indices de gravité élevés, la psychiatrie et les problèmes sociaux, des urgences extrêmement chronophages. Il n’y a pas de perte de temps parce que c’est une structure légère», poursuit Patrick Vidal. En cas de problème grave, les patients sont redirigés vers les hôpitaux mieux équipés pour le traitement des urgences vitales.

      Avec une vingtaine de cas quotidiens, ce centre d’urgences privé a déjà trouvé son public. Ce modèle parallèle est déjà bien connu aux Etats-Unis, mais ici les soins sont remboursés puisque l’établissement est rattaché à un centre de santé. Pour le docteur Dimermanas, directeur général du Cosem (une association loi 1901 fondée après la deuxième Guerre mondiale), l’objectif premier n’est pas la rentabilité, même si la structure doit nécessairement dégager de l’argent pour être pérenne. Avec un chiffre d’affaire annuel de 12 millions d’euros, ce projet monté en auto-financement, sans prêt, commencerait tout juste à être rentable.

      *Romain Scotto

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      •  Balder

        Accessoirement vous êtes en train de vous affoler alors que ce patient voulait aller aux urgences pour un mal de dos!!! Il ne manque pas de personnel aux urgences, c’est surtout que les gens y vont pour de la bobologie sans réelle urgence! Les 3/4 des patients aux urgences des CHU auraient pu être traité par leur généraliste mais ne voulaient pas attendre 1 ou 2 jours… De plus ce genre de dispensaire ne peut pas gérer les vraies urgences ni les cas compliques nécessitant des interventions multi-disciplinaires comme la gériatrie et la psychiatrie! Donc si ça permet de désengorger les urgences pour des prix corrects pour l’assurance maladie, je trouve ça génial!
        Et arrêtez de râler sur les médecins qui gagnent de l’argent!!! Même pour de la bobologie, ils prennent des gros risques s’ils passent a côté de quelque chose et le risque, ça se paye!

      • lekhmertvert

        Noooon !
        La solution n’est PAS la privatisation des services publics !
        Ne croyez pas à la propagande !
        Notre service de santé n’est pas devenu un des meilleurs du monde par miracle !

      • citoyenne33

        ben voyons !!! continuons le sabotage des services publics !!!! école privée, police privée, assurance santé privée, retraite privée, et maintenant urgences privées…. il faudra bientôt supprimer les collectivités territoriales et pourquoi pas l’Etat puisqu’il n’y aura plus de services publics, les impôts serviront à payer grassement les élus !!!!

      • tetsuhito99

        C’est ça on prends tout ce qui se fait rapidement et ne coût pas trop cher pour le facturer derriere.
        Comme tout ce qui est gériatrie, et longue maladie on en veut pas ça coût trop cher à soigner

      • albert83

        Donc on ramasse le fric des urgence pour des petits bobos et c’est tout on écrème et on laisse le reste au urgence publiques. Dans la droite ligne de la rise en charge des malades les graves au publiques les cas rapportant de l’argent au prive. Et comme établissement est paye a l’acte imaginez l’écart. de revenu et l’argent a se faire

        • Mel13

          Quand on attendra moins de 5 heures dans le public, on pourra râler sur la prise en charge par le privé.
          Mais comme le gouvernement refuse d’embaucher du personnel hospitalier, eh bien il sera bientôt beaucoup plus prudent de se faire soigner dans le privé…

          Le personnel du public est au bord de la rupture : trop de malades, pas assez de soignants, mauvaise considération par le malade qui n’en peut plus et qui se trompe de colère en râlant après les infirmières qui courent déjà dans tous les sens.

          Bref, les accidents à l’hôpital vont augmenter

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      SANTE – Le docteur Ali Afdjei va présenter ce mercredi au congrès des urgences à Paris son «Emergency City Bike», une moto où un conducteur expérimenté conduit le médecin urgentiste…

      L’idée est née lors d’un accident sur le Paris-Dakar. C’était en Mauritanie, il y a plus de dix ans. Le docteur Ali Afdjei, urgentiste du rallye, soigne le coureur Raymond Loizeaux, ancien de la garde présidentielle de Jacques Chirac et ex-policier. Une fracture au bras, quelques heures d’attente dans le désert et les deux hommes décident de monter un projet osé: une moto médicalisée, baptisée Emergency City Bike (ECB).

      «En gros, c’est un Samu sur deux roues, précise le docteur Ali Afdjei. Les policiers, Pizza Hut utilisent les motos parce que ça va plus vite.» A Paris, ces motos médicalisées pourraient aisément se faufiler dans les bouchons. Et intervenir sur des sites peu accessibles comme le bois de Boulogne ou le château de Versailles. «L’ECB possède le même matériel qu’une ambulance: défibrillateur, respirateur, électrocardiogramme, perfusion, reprend le médecin. On a miniaturisé les outils, pas la carrosserie de la Goldwin standard donc le concept est facilement exportable.»

      Plus rapide et plus sûr

      Si la moto médicale existe déjà, notamment au Royaume-Uni, le docteur Afdjei assure que les paramédicaux qui conduisent l’engin ne peuvent prendre en charge que les petits bobos. «Avec l’ECB, on peut sauver plus rapidement un noyé, un pendu. Pour un arrêt cardiaque, chaque minute équivaut à 10 % de chance de survie en moins. Enormément de soins ont besoin de gestes rapides et simples.»

      L’un s’est frotté aux soins en urgence notamment lors du tsunami en Asie du sud-est. L’autre affiche 23 Paris-Dakar. La vraie originalité de leur invention, c’est que chacun met son expertise au service de la survie du patient. «Je ne suis pas un fan de moto! rigole le docteur Ali Afdjei. Je ne sais pas aussi bien conduire que Raymond Loizeaux et lui vous dirait qu’il ne peut soigner comme moi. C’est pour ça que nous avons pensé à une moto avec deux professionnels pour favoriser la sécurité des secouristes et arriver plus vite sur les lieux d’un accident. François Hollande souhaite qu’aucun Français ne se trouve à plus de 30 minutes d’un service d’urgences. Une ambulance intervient au minimum en 10 minutes, nous en 4 ou 5 minutes maximum.»

      Sept fois moins cher qu’une ambulance

      Problème, le patient ne pourra pas être transporté à l’hôpital. «Mais un peu moins de la moitié des ambulances ramènent un patient aujourd’hui, plaide le médecin urgentiste de Parly 2. Lui, assure que l’ECB rimerait avec économies pour l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP). La moto médicalisée coûterait sept fois moins cher qu’une ambulance.

      Si le médecin ne cache pas son impatience de voir son bébé sauver des vies, il se réjouit qu’à partir de la mi-juin, un test grandeur nature soit lancé. Pendant trois mois, deux ECB partiront de l’hôpital Lariboisière pour accompagner chaque ambulance. Et ainsi mesurer l’efficacité d’un tel service. Quatre pilotes sont donc formés à la conduite par Raymond Loizeaux. Mais aussi aux soins d’urgence par les médecins du SAMU de l’hôpital. «L’ECB est une solution complémentaire, ce n’est pas la panacée. C’est au SAMU de faire la répartition. Mais quand votre père fait un arrêt cardiaque, vous aimeriez que l’ambulance, la moto et l’hélicoptère interviennent.»

      Oihana Gabriel
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      • MotoProtect

        Nous sommes aussi en train de créer une Unité de Moto à la Protection Civile, nous avons un projet sur MyMajorCompany qui nécessite des dons, pour la création de notre Unité.

        Si certains aimeraient nous aider : Aller sur le site MYMAJORCOMPANY et taper Unité moto
        Et un vote tous les jours pour gagner 12000 pour notre projet : Aller sur le site Partager Protéger D’AXA et voter en faveur de notre Unité

        Merci

      • Libertarian2

        C’est pas nouveau. Ça existe a l’étranger depuis belle lurette. Australie, Allemagne, Hong Kong, Japon… Malawi, Kenya… En France, on réinvente tout sur le Dakar, parce que c’est la seule moment ou on parle d’autres langues que le Français. Sérieux, on est vraiment un pays arriéré, toujours en retard, mais on a tout inventé, comme le prophète la mécanique quantique… Pfff.

      • JeanPierre39

        Nous sommes déjà en retard sur d’autre pays, ce projet la moto médicalisée devrait être plus efficace qu’une ambulance médicalisé car ce deux roues pourra passer presque partout et ce rendre plus rapidement sur le lieu ou la victime serait sauvé.

        Une publication sur un forum traite ce sujet en 2009.
        il y a meme eux, L’ ECB ( Emergency City Bike « emergencycb » ) est une moto médicalisée d’intervention rapide, composée d’un médecin urgentiste et d’un pilote formé de très grande expérience.

      • pirod

        très bien. En France on a encore trop de pompiers envoyés en urgence. Ils ne sont pas assez callés pour sauver des vies. Le SAMU doit être plus présent et avant les pompiers.
        Par ailleurs, pourquoi en France on reste sur le 15 et le 18 et le 17? Il y a le 112 en Europe qui regroupe tous ces numéros. Encore une exception française…

      • Collimateur

        L’idée n’est pas nouvelle, et ce moyen a été testé dans les années 80 au SAMU de Montpellier, testé et abandonné pour des questions de sécurité des équipages.

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        SANTE – Le Président s’est engagé à ce qu’aucun Français ne vive à plus de trente minutes de soins d’urgence…

         Aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes d’un service d’urgences, a déclaré samedi François Hollande, réagissant à la mort d’un nouveau-né dont la mère a accouché alors qu’elle se rendait à une maternité située à une heure de route de son domicile.

        «Aucun Français à plus de trente minutes de soins d’urgence»

        Intervenant en clôture du congrès des mutuelles de santé à Nice, François Hollande a indiqué qu’une de ses priorités serait de lutter contre les déserts médicaux. «Le drame qui s’est produit hier où une femme a perdu l’enfant qu’elle portait nous appelle une nouvelle fois encore à ne rien accepter en matière de désert médical», a déclaré le président qui dit avoir demandé l’ouverture d’une enquête administrative à la ministre de la Santé Marisol Touraine. «Je prends l’engagement, celui que j’avais déjà énoncé avant l’élection présidentielle et que je reprends ici comme chef de l’Etat: aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d’urgence», a promis François Hollande.

        La femme qui a perdu son enfant vit dans le département du Lot et était conduite par son compagnon à la maternité de Brive, en Corrèze. Après les fermetures des maternités de Figeac et de Gourdon, le Lot ne compte plus qu’une seule maternité, à Cahors, pour une population de 170.000 habitants environ.

        Avec Reuters
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        • guitoune41

          le bambin hollande découvre la vie: Navrant pour un « président »!

        • chatouneify

          Ben voyons et ça se passe comment dans la région nantaise où les urgences sont en centre ville.

        • frapadingo

          Bon d’accord ! Alors je vais demander à avoir : 1 hopital, 1 poste, 1 gare TGV, 1 gendarmerie, un commissariat, une caserne de pompiers, et un hospice de vieux au bout de ma rue.
          Et comme on est en République, que tout le monde a droit à la même chose et qu’on est gouverné par des charlots, je vous invite tous à faire une demande identique.

          • une corrézienne

            Dans ma commune on ne demande pas tout ça…. on demande juste l’eau public!!!!!!!!!!!!!!!!!

          • TOBROUC

            Ne disons pas n’importe quoi ! mais au moins que les gens de la campagne comme de la ville puissent se faire soigner correctement et ne pas devoir attendre parfois plus de 6 mois pour obtenir un rendez-vous chez le spécialiste

        • popdan

          ben,si on peut diminuer les ministres et leurs adjoints,les sénateurs,les députés,les »ronds de cuir » dans les préfectures,dans les »hotels de région »et il restera des sous pour les hopitaux

        • TOBROUC

          C’est exact: Carence de médecins en zone rurale pour surnombre en zone urbaine,et encore certains médecins ne veulent exercer qu’en grande ville.
          Solution simple à appliquer: Au sortir du doctorat, obligation d’exercer au moins 1 an en zone rurale ou petites agglomérations.
          Par ailleurs, j’ai pu constater que les médecins en zone rurale sont bien plus performants (électrocardiogramme en cabinet, sutures, etc…) et ne sont pas de simples dispatcheurs comme les médecine de ville qui, pour la moindre raison, vous envoient chez le spécialiste.

          • chouanne

            Le conjoints de médecins en milieu rural souvent ne veulent pas, je cite >ces mots là je les ai entendus et ces proutprouts je les méprises pour ça !
            Je suis d’accord pour dire que les médecins de campagne sont moins expéditifs et bosseur

            Mon message précédent a été délesté d’une phrase….Héhé ça gène qui ?

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            Le Sénat préconise, dans un rapport publié jeudi, de restreindre la liberté d’installation des médecins libéraux, en se calquant sur les mesures coercitives déjà appliquées aux autres professions de santé, afin de mieux lutter contre les «déserts médicaux».

            Ce rapport, adopté par la Haute assemblée et élaboré par le groupe de travail sur «la présence médicale sur l’ensemble du territoire», jette ce pavé dans la mare à la veille du premier discours important sur la santé que doit prononcer vendredi à Grenoble le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

            Le groupe de travail est présidé par un sénateur socialiste, Jean-Luc Fichet (Finistère). Son rapporteur, Hervé Maurey, est un centriste (UDI-UC).

            Dans ses propositions pour lutter efficacement contre les «déserts médicaux», zones rurales ou quartiers urbains sans présence médicale, le rapport intègre des mesures de coercition alors que le plan présenté en décembre par la ministre de la Santé ne contient que des mesures incitatives.

            «Toute liberté doit être régulée», a déclaré devant la presse M. Maurey, soulignant qu’en dehors des médecins, aucun autre professionnel de santé de statut libéral (infirmières, pharmaciens, kinés, sages-femmes, etc.) ne peut s’installer où il veut.

            Le rapport préconise d’étendre pour les médecins le «conventionnement sélectif» qui existe déjà pour les autres professions de santé: si un praticien libéral veut s’installer en zone où ses confrères sont déjà nombreux, il ne sera pas conventionné par la Sécu et ses patients ne seront donc pas remboursés.

            Selon M. Maurey, l’application de ce conventionnement sélectif a permis d’augmenter le nombre d’infirmières libérales de 30% en trois ans (de 2008 à 2011) en zones dites «sous-dotées».

            Pour les médecins spécialistes, tout juste diplômés, le rapport prévoit d’instaurer une obligation d’exercer pendant deux ans, à la fin de leurs études, à temps plein ou à temps partiel, «dans les hôpitaux des chefs-lieux de départements où le manque de spécialistes est reconnu par les agences régionales de santé» (ARS).

            De plus, le rapport demande d’«informer dès à présent les étudiants en médecine de la possibilité d’être contraints d’exercer dans des zones sous-dotées si la situation ne s’est pas améliorée au terme de la législature».

            «Courage politique»

            «Les professionnels de santé aujourd’hui régulés ne comprennent pas pourquoi les médecins ne le sont toujours pas. De nombreux médecins rencontrés (…) admettent d’ailleurs cette nécessité», écrit M. Maurey dans le rapport.

            Pour la plupart des syndicats de médecins libéraux français, la liberté d’installation n’est pas négociable. Par le passé, des tentatives ont eu lieu pour la restreindre mais sans succès.

            Deux d’entre eux sont aussitôt montés au créneau. La CSMF, premier syndicat de libéraux, a demandé au gouvernement de «repousser» ces propositions «éculées et dangereuses».

            De son côté, le syndicat des généralistes MG-France juge que les restrictions à la liberté d’installation sont «inacceptables» et «inadaptées», tout en estimant que la «vraie réponse aux déserts médicaux est pourtant inscrite» dans d’autres propositions du rapport.

            Cette question, qui demande «du courage politique», divise à la fois la gauche et la droite, a souligné M. Maurey, en rappelant que Nicolas Sarkozy avait choisi plus de contraintes avant de faire machine arrière pour ne pas s’aliéner une catégorie professionnelle plutôt à droite.

            Il a affirmé qu’il y a deux ans, Jean-Marc Ayrault, alors dans l’opposition, avait préconisé que toute nouvelle installation de médecins soit soumise à autorisation préalable des Agences régionales de santé (ARS).

            Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait cependant repoussé la coercition, contrairement à Martine Aubry au cours des primaires socialistes.

            Le rapport sénatorial souligne que «les mesures incitatives n’ont pas eu d’effet décisif», tout en étant coûteuses, à l’instar de différents rapports la Cour des comptes. Il préconise aussi un numerus clausus régional et non plus national, la création, au niveau départemental, d’une «commission de la démographie médicale» et une réforme des études médicales moins centrées sur l’hôpital.

            Des représentants d’organisations d’étudiants et d’internes sont intervenus en pleine conférence de presse pour en dénoncer les aspects contraignants.

            © 2013 AFP
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            • comardo

              Il n’est en aucune façon question de dictature; tout de suite les grands mots pour marquer les esprits.
              Mais le système médical est à réformer en entier. Que l’on forme des étudiants, de toutes les classes sociales, et qu’on les accompagne dans leurs études via des bourses ; et une fois leur diplômes obtenus qu’ils soient les salariés de la sécurité sociale. Ils ne seraient pas ainsi assujettis au chiffre d’affaire. Ni à la pression des laboratoires. Ni à la tentation du dépassement des honoraires. Il faudrait juste les payer correctement.
              La médecine est devenu un élément commercial pour ceux qui la pratiquent actuellement. Il faut qu’elle redevienne ce qu’elle était auparavant, un bien public .La sécurité sociale a été créée dans ce sens.
              Alors, qu’on se plie à ses règles, ou que l’on s’en désolidarise.
              Et n’en déplaise à Lagelouse , la sécurité sociale contribue à une bonnne partie des revenus des médecins.
              Mais je ne doute pas non plus que les émoluments de ceux-ci soient confortablement gonflés par des pratiques dont l’éthique laisse grandement à désirer.

              • lagelouze

                Sur le systeme de salariat par la sécu:
                1) demander aux liberaux actuels de faire confiance à la sécu pour que leurs salaires ne soient pas un variable d’ajustement??? Sur quoi baser cette confiance? Sur ce qui s’est fait jusqu’ici?…oublier!!!
                2) Demander a des administratifs d’évaluer notre valeur? –> Parlons argent: un statut de consultant assistant temps plein dans le public: 1600 euros net/ mois. Statut de PH 1er echelon= 3500 euros/ mois. Une astreinte d’un specialiste= env 40 euros. Si il se deplace (= se reveil du sommeil reparateur de la journée d’avant avant d’entamer la suivante, va à l’hopital, examine et/ ou opere: orthopediste, pediatre, obstetricien,…) env 60 euros. Dans le privé en France? 6000 euros/ mois. En angleterre= privé x 1,5 à 3. USA/ Canada= x 2 à 6 (avec mons d’impots, prix du carburant etc…).
                3) Dans un grand hopital francais, il y a… 10% de médecins temps pleins. Est ce qu’un administratif genre DRH ou directeur d’hopital a les couilles de nous communiquer son salaire AVEC avantages?? Qu’est ce qui greve le plus le budget d’un hopital? L’administratif ou le soins???
                4) Reformer le systeme medical sans reformer les mentalités= une facon de dire que les medecins vont encore bouffer.

                Ensuite, tu parles d’utiliser les grands mots pour frapper les esprits. Mais que fais-tu d’autre en evoquant des pratiques douteuses de certains conferes? Quand la secu accepte de rembourser 7 cp de subutex un prix hallucinant pour une molecule qui n’a rien de nouveau: QUI bouffe gras???? Quand elle s’arrange avec les mutuelles, qui est consulté??? La secu ne paie pas les libéraux, elle les remboursent. Tu ne crois pas que cela donne un sens different au probleme dit comme cela? Enfin!!

                Si les généralistes sont les sparing partner du systeme de soins, les obstetriciens/ pediatre/ Orthopedistes/ Reanimateurs/ et urgentistes sont juste les HEROS de ce systeme dès lors qu’ils exercent encore en public. Qui le sait? Qui le reconnait? Qui s’en pré-occupe: Les agences de recrutement anglaises, australiennes et canadiennes qui bombardent TOUS LES JOURS ma boite mail de propositions de remplacements à 70 – 100 livres sterling/ heure MINIMUM.
                Je suis désolé, je ne veux pas etre agressif mais il faut de reveiller et admettre que vous etes déjà tellement en retard sur la comprehension de ce qui se prépare.

                « Ah vous chantiez? et bien reformez maintenant! »

            • TheDok

              Quand le politique se mele du medical….
              Deux medecins sont agresses et on propose le tier payant generalise , il manque des medecins a la campagne et on va contraindre les jeunes diplomes a s y installes ….(c nouveau ; le goulag medical …)
              Quand on aura fini avec les Yaka et les reponsses a deux balles on s interessera a « La fuite devant l’exercice libéral » des medecins et a ses causes ….sinon le desert sera aussi hurbain dans qq annees …
              Au fait qu en pensent les medecins , ils ont peut etre leur mot a dire ….

            • Alexandrov

              Les médecins français, :encore des candidats à l’émigration ? Quitte à ne pas pouvoir exercer où ils le souhaitent ..autant aller exercer ses talents très loin ….. Tous les jours ce gouvernement produit de l’excellence .. offre des perspectives enthousiasmantes ..

            • encoreunpseudo

              Comment ça se passe dans les autres pays?

              • lagelouze

                @encoreunpseudo
                Merci de vous poser la question! Pour moi, le probleme à venir est là.
                Mais elle est tres difficile à répondre car pour comparer, il faut rendre comparable. Hors les biais sont extremement nombreux: systemes de soins, cartes sanitaires, traditions de consommation de soins, intrusion d’enjeux politiques…
                Notons tout de même que, pour l’OCDE, les médecins francais se situent (tres tres nettement) sur la fourchette basse des salaires (europe USA Canada), tandis qu’ils sont sur la fourchette haute des heures travaillées.
                Mais une particularité francaise (et non une exclusivité) est que les généralistes sont bien plus nombreux que les spécialistes. Une autre est que leur niveau de rémunération est plafonné et contrôlé (par le systeme de convention). Hors 90% des MG sont conventionnés (rapport inverse pour les specialistes).
                Ainsi, au fur et à mesure des années, un immense sentiment de frustration et d’amertume est né et ne cesse de grandir: les médecins sont clairement éduqués dans leur cursus dans un sens de défense de leur systeme de soins qui protege l’acces aux plus démunis, mais ils ne peuvent que constater le manque d’empathie de leur propre situation de la part de ceux qu’ils soignent. Non seulement le patient-type n’a pas idée du faible confort de vie de son médecin, mais en plus – et c’est ce qui est le plus mal vécu – il semble s’en foutre car même lorsque les chiffres parlent d’eux mêmes cela ne suffit pas à lui faire ouvrir les yeux.
                Ma theorie, qui vaut ce qu’elle vaut, est qu’il est dans l’interet inconscient d’un malade lambda de placer le medecin dans une situation de succès. Or, dans cette société, le pouvoir économique est un critere de succès. Dire ou prouver à un malade que nous avons une vie de merde (que nous divorcons plus que la moyenne= un fait statistique, que nous nous suicidons plus que la moyenne= un autre, que nous bossons beaucoup pour un revenu qui ne suit pas, etc…) est pour lui irrecevable. Un déni d’autodéfense en sorte.
                Et elle est là à mon sens la spécificité francaise: Cela génére de l’amertume, coupe toute communication. Et comme au final les médecins aurons le dernier mot (il y a un gap de medecin depuis 2008 et une envie d’en découdre des nouveaux arrivants), c’est une chronique d’un mort annoncée= les technocrates stupides sont en train d’enterrer le systeme en pensant qu’ils peuvent encore nous en faire bouffer et nous stigmatiser. Alors que nous n’en boufferons plus et que nous n’avons plus peur de la stigmatisation.

                Pourquoi devrais-je avoir honte de demander 50 euros voir plus (cf prix des consultations en europe) de consultation à quelqu’un qui, non remboursé, vient de se payer le dernier iPad, a le droit a s’arreter de travailler quand il a de la fievre, paye cash 150 euros minimum pour faire castrer son chat, 3000 euros de bouffe pour chien/ an, est pret a acheter lui même de la médecine parallèle bien plus chère parce qu’il le vaut bien? Et je devrais le trouver crédible quand il fait levier sur mon serment d’hippocrate? Lui qui n’a pas daigné se bouger avec nous quand il fallait défendre l’Aide Medicale d’Etat pour un autre pan de la population???

                Le problème en France est qu’on a proposé la médecine comme un bien de consommation et les médecins comme un bien commun. Mais non, cela ne marchera pas comme ca. Wait and see.

              • chronique

                Oui mais Flamby c’est lui le chef de guerre, en France tout va bien, c’est nos idées qui sont les bonnes, que voulez vous y faire si tout les autres pays se sont trompés.
                Il faut pas que l’on perde de vue que la France et le chef des pays qui vont mal en Europe, c’est un galon pas négligeable quand même toutes les autre nations qui vont pas très bien n’ont pas se privilège, nous chez nous on s’occupe de tout le monde même des cas isoler on débat jour et nuit pour les cas isolés, on va même protéger les autres nation avant de protéger concrètement l’hexagone.Tout baigne nous sommes entre des bonnes mains, il faudra pas oublier de revoter pour l’un des mêmes comme à l’accoutumé, je manquerai à mon, devir de ne pas le rappeler….

            • lemorpion

              Mais personne n’envisage d’empêcher les médecins de s’installer où ils veulent !

              Il s’agit simplement de ne pas conventionner ceux qui s’agglutinent dans les régions où il y a déjà pléthore.
              La sécurité sociale n’est quand même pas obligée de payer des médecins qui choisissent d’aller où l’on n’a pas besoin d’eux !

              • lagelouze

                @lemorpion
                Tiens donc? La sécurité sociale rémunère des médecins? Des médecins conseils alors.

                Une question: que faut-il envisager pour les DOMs? Les ignorer, comme souvent, ou bien pousser les médecins à aller s’installer à 7000, 10000, voir 15000 bornes?…

                Mais le probleme n’est en fait pas là: la sécurité sociale est surtout obligée vis à vis de ses ayants droits. Et les médecins semblent en tres bonne voie pour ne plus etre obligé à rien vis à vis d’elle. Dans un avenir proche.

                A force de refuser de voir ce que le systeme de soins demande à ses médecins depuis des decennies, nous y allons tout droit: amertume et envie de respirer= ne venez plus nous mettre sous le nez nos obligations citoyennes. Nous aussi nous avons des enfants, nous payons le pain le meme prix que le votre, et nous ne serons bientôt plus là pour remplir les arrêts de travail auquel VOUS vous avez droit. Ou vous recevoir aux urgences à 3h du matin pour une vague douleur évoluant depuis 2 semaines sous pretexte que vous « passiez par là », l’œil enfariné, l’haleine Get 27, et la plaisanterie lourde sur les infirmieres et les medecins.
                Les médecins Francais se cassent ou se font salarier.
                La réalité est là et il va falloir trouver les causes ailleurs que sur notre dos pour sauver un système de soins que je vous conseil de prendre en photo.
                Pendant que nous apprenons à parler anglais, apprenez donc le Roumain.

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            SANTÉ – La ministre de la Santé veut garantir un salaire minimum de 55.000 euros par an pour les jeunes médecins généralistes qui iront s’installer dans les déserts médicaux…

            La ministre de la Santé Marisol Touraine a indiqué ce dimanche vouloir garantir aux jeunes médecins généralistes qui iront s’installer dans les déserts médicaux un salaire minimum de 55.000 euros par an, soit environ 4.600 euros par mois. «Nous allons mettre en place ce que nous appelons des postes de praticiens territoriaux de médecine générale», a indiqué la ministre dans une interview à la chaîne M6, à quelques jours de la publication de son «plan global».

            «Ce sont des médecins libéraux qui (…) après leur sortie de l’internat, iront s’installer dans un territoire sensible, isolé et seront accompagnés financièrement pendant deux ans», a-t-elle expliqué. «Un jeune médecin doit gagner 55.000 euros dans l’année. S’il n’arrive pas à ce plafond-là, on lui paiera la différence entre ce qu’il a gagné et 55.000 euros, ce qui lui permet d’avoir une forme d’assurance», a-t-elle précisé.Ce soutien, financé par la sécurité sociale, durerait deux ans, «le temps d’accompagner les crédits les plus lourds», a souligné la ministre.

            200 praticiens territoriaux dès 2013

            «C’est dès 2013 que ces praticiens territoriaux de médecine générale seront installés. Il y en aura 200 l’année prochaine», a-t-elle ajouté. «A nous de faire en sorte qu’ils aillent à des endroits où ils sont attendus par la population avec une particulière impatience», a-t-elle dit.

            Un «signal positif» pour Claude Leicher, président du syndicat MG-France, interrogé par le Parisien. Mais le professionnel estime que «cela ne changera rien. D’ici cinq ans, 13.000 généralistes vont prendre leur retraite qui est chez nous à 65 ans et bientôt 67 ans. Parallèlement, 80% des jeunes médecins sont des femmes qui attendent d’avaoir un voire des enfants avant de s’installer en libéral. Le probème est quasi-insoluble et nécessite des outils qu’on n’a pas. Deux cents médecins, le signal est fort, mais très insuffisant» estime-t-il.

            «Mme Touraine ne prend pas de risque»

            Aux yeux des jeunes médecins, le plan maque d’ambitions. Pour Alexandre Husson, président du syndicat des jeunes généralistes (SNJMG), «55.000 euros, ça représente huit à neuf patients par jour pendant un an, chiffre facile à atteindre. Mme Touraine ne prend donc pas de risques. Le vrai problème, c’est celui du choix de vie et d’un mode de rémunération qui favorise l’abbatage.»

            La ministre doit détailler courant décembre son plan de lutte contre les déserts médicaux. Pour mémoire, le salaire moyen d’un médecin généraliste en France est de 72.000 euros.

            A.D. avec agences
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            • ventresaintgris

              Les médecins ne sont pas des prêtres, ils ont le droit de vivre autre chose que leur sacerdoce. après avoir sacrifié une dizaine d’années de leur jeunesse, ils ont le droit d’ avoir une vie de famille et de profiter de la vie après leur travail. A la campagne , pas de cinéma, quand on finit de travailler vers 20 heures ou plus tard, vous croyez qu’on a envie de faire 50 km pour se distraire. Et quand on vit à lacampagne, on est dérangé tous les jours et à toute heure parfois pour rien : un bobo, une fuite d’eau, un chat sur un arbre : normal , on habite à côté et puis si on n’aime pas rendre service aux gens , on n’a qu’à faire un autre métier , n’est-ce-pas ??

            • Le médecin libéral travaille 70 à 80 heures par semaine , c’est 2 fois plus que le salarié. S’il commence à travailler à 28 ans jusqu’à 67 ans, il aura cotisé et travaillé 39 ans, mais comme ses journées sont doubles, il sera usé comme s’il avait travaillé 2 X 39 = 78 ans !

              • exinformaticien

                Vu qu’ils ne pointent pas, qui peut affirmer qu’ils font 80 heures ?

            • ventresaintgris

              Marisol Touraine rêve que les médecins deviennent des salariés-fonctionnaires déguisés , mutables selon son bon vouloir, payés le tarif qu’elle aura décidé et bien sûr corvéables à merci . Ces faux salariés n’auront jamais les avantages de vrais fonctionnaires : sécurité de l’emploi, protection sociale, congés payés, C.E. , avancement et revalorisation de salaire liée à l’ancienneté . Cela ne vous choque pas qu’un m »édecin débutant gagne le même prix pour une consultation que le médecin chevronné ? Rappelons à certains que les médecins libéraux ne sont pas payés par l’Etat ni par la Sécurité Sociale, mais par le patient et dans le cadre du tiers-payant , la Sécurité Sociale paie à la place du patient qui ne se rend pas compte la plupart du temps de la modicité de la somme. Tandis que la gestion du tiers-payant incombe au praticien, ce qui allonge considérablement sa journée de travail ( paperasserie ).
              l’Etat qui a fermé des écoles , des bureaux de poste , des maternités, des hôpitaux, des tribunaux, des casernes …. voudrait OBLIGER les médecins à faire revivre SEULS des villages moribonds où il n’y a pas de travail pour leur conjoint ni d’école pour leurs enfants !!!
              Au lieu d’inciter les Français à s’installer dans des campagnes, l’Etat les contraint à chercher du travail et à s’entasser dans les banlieues. L’exode rural ne date pas d’hier. GOUVERNER C’EST PREVOIR et personnes n’a rien prévu ….. ….

            • provincesavoie

              C’est un salaire tout à fait correct au vu du cursus universitaire que ce metier demande mais qui parait bien faible en regard de ce que rapporte n’importe quelle carriere politique qui ne demande que d’avoir une grande gueule et de savoir mentir effrontement. De plus un medecin peut etre retenu pour responsable en cas d’erreur, un personnage politique: jamais !

              • holen

                Un peu plus de 30% du corps des députés de l’UMP est constitué de médecins, de là à dire qu’ils se font leurs propres lois… En tout cas, le code Napoléonien a fait ce qu’il fallait pour les médecins car en y regardant de plus près vous vous apercevriez qu’ils ne paient pas leurs impots au même régime que les autres citoyens français. Ils bénéficient là encore de largeurs héritées des siècles passés qui leur permettent d’en mettre un peu plus de côté sans tout déclarer ce qu’ils gagnent. Au même titre que les politiques, les médecins sont des privilégiés qui refusent d’admettre qu’ils en sont…

              • rollins

                qu’attends tu pour te lancer dans la politique? y a pas besoin de diplomes!

            • exinformaticien

              Bouarf, le principal c’est qu’elle ne plafonne pas les revenus des toubibs..

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              SANTÉ – Alors que la ministre de la Santé annonce la création d’un salaire minimum pour que les jeunes médecins s’installent dans les déserts médicaux, 20 Minutes fait le point sur ces endroits à repeupler…

              La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé ce dimanche un salaire minimum de 55.000 euros par an pour les jeunes médecins généralistes qui iront pratiquer leur métier dans les déserts médicaux. Mais où devront s’installer les jeunes professionnels pour bénéficier de ce système?

              Avec 334 médecins pour 100.000 habitants, selon l’Insee, la France n’est pas dans une situation critique, fixée à 250 médecins pour 100.000 habitants.Mais le pays compte de nombreux territoires où l’offre médicale est insuffisante.

              Pour parler de désert médical, le ministère de la Santé retient officiellement deux critères:
              –  une densité médicale inférieure à la moyenne de 30%
              – et une activité médicale par professionnels supérieure de 30% à la moyenne nationale.

              Selon l’association UFC Que Choisir, 3,1 millions de Français vivent dans un désert médical en ce qui concerne les généralistes, soit 5% de la population. Et la situation pour les spécialistes est encore pire: 19% de français dans un désert médical pour les pédiatres, 14% les gynécologues et 13% pour les ophtalmologistes.

              Jusqu’à 2.728 patients pour un médecin

              En se focalisant uniquement sur les médecins généralistes, on se rend compte que le nord-ouest est la zone la plus sinistrée.La Manche, l’Eure, l’Eure et Loir, la Haute Marne et la Corrèze sont les départements les plus désertés. Par exemple, l’Eure compte un médecin pour 2.728 patients contre un médecin pour 869 patients dans le Rhône. La moyenne nationale étant de 1.322 patients par médecin.

              Si l’on croise la population de généralistes avec le nombre de personnes âgées, on retrouve la Manche, l’Eure, l’Eure et Loir, la Haute Marne et la Corrèze auxquels il faut ajouter la Nièvre, la Creuse et la Lozère.

              Et la situation n’est pas en voie de s’améliorer. Toutes spécialités confondues, on estime à seulement un quart le nombre de médecins partant à la retraite remplacés sur le territoire.

              Aurélie Delmas
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              • Fatchaud

                Dans les desert …pour gagner quoi..! autant faire de la politique ,on sait jamais sur un coup on peu se gaver et prendre sa retraite….!

                • et merde a ….HIPPOCRATE

              • Antoine Fantin

                L’hebdito traite justement de ce sujet et il vient tout juste de paraitre ! Mots clefs : hebdito fantin
                bonne lecture à tous !

              • JCDG

                Au regard de votre carte, ce ne sont pas les régions les moins peuplées qui sont les déserts médicaux,en regardant surtout le Nord Ouest !!!!
                Je ne comprend plus rien !

              • ma47

                Ce n’est pas en donnant un salaire aux jeunes médecins pour s’installer dans les déserts qu’on résoudra le problème. Mieux vaut les conseiller pour qu’ils se groupent afin de privilégier une vie de famille et de ne pas travailler en continu, mais d’avoir des week-end pour se reposer. Nos médecins de campagne ont trop de patients, donc ils ne manquent pas d’argent. Ils ont peur de venir vivre dans des villages oubliés, n’osant pas affronter les 50 malades quotidiens au détriment de leur santé et du risque de faire un mauvais diagnostic. Certains ont déjà pensé à se regrouper pour s’entraider, mais le remplacement des anciens qui pourraient partir à la retraite pose aujourd’hui un grave problème.

              • philothee

                J’ai examiné avec soin la carte des déserts médicaux, et je constate qu’il s’agit en général de régions pas du tout accueillantes, je n’ose pas citer l’une des plus gravement atteintes où un couple d’amis médecins ont cru arriver en sauveurs et l’affaire a pris des allures de 7 morts sur ordonnance (heureusement avant les morts)…Il y a eu de la littérature sur la Normandie et ses « horsains » (pas nés ici)

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                SANTÉ – Les sénateurs proposent deux solutions ce jeudi pour lutter contre les déserts médicaux…

                Un rapport du Sénat publié ce jeudi, fait une série de propositions pour lutter contre les «déserts médicaux», écornant au passage la liberté d’installation des médecins libéraux, une question politiquement très sensible pour tout gouvernement. Différencier les conventionnements selon la zone géographique et forcer les jeunes médecins à passer deux ans dans une zone désertée, telles sont les deux propositions des sénateurs, dévoilées par Europe1.

                Le constat de départ: une augmentation probable des zones désertées dû à la baisse du nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine, à l’augmentation de la population et à son vieillissement.

                Mieux rembourser les médecins en zone désertée

                Le rapport préconise des mesures coercitives pour forcer les médecins à mieux se répartir sur l’ensemble du territoire. Les sénateurs proposent notamment un conventionnement «géographique»: si un praticien libéral veut s’installer en zone où ses confrères sont déjà nombreux, il ne sera pas conventionné par la Sécurité sociale et ses patients ne seront donc pas remboursés. Ce type de conventionnement, déjà en place pour les kinésithérapeutes, les dentistes et les infirmières, aurait permis d’augmenter le nombre d’infirmières libérales de 30% en trois ans, entre 2008 et 2011, en zones «sous-dotées» selon le rapporteur Hervé Maurey.

                «Toute liberté doit être régulée», a déclaré devant la presse Hervé Maurey, sénateur UDI-UC de l’Eure, soulignant qu’en dehors des médecins, aucun autre professionnel de santé de statut libéral ne peut s’installer où il veut.

                Deux ans de désert minimum

                Autre proposition: pour les médecins spécialistes, tout juste diplômés, le rapport prévoit d’instaurer une obligation d’exercer pendant deux ans, à la fin de leurs études, à temps plein ou à temps partiel, «dans les hôpitaux des chefs-lieux de départements où le manque de spécialistes est reconnu par les agences régionales de santé» (ARS).

                De plus, le rapport préconise d’«informer dès à présent les étudiants en médecine de la possibilité d’être contraints d’exercer dans des zones sous-dotées si la situation ne s’est pas améliorée au terme de la législature. «Les professionnels de santé aujourd’hui régulés ne comprennent pas pourquoi les médecins ne le sont toujours pas. De nombreux médecins rencontrés (…) admettent d’ailleurs cette nécessité», écrit Hervé Maurey dans le rapport.

                «Régulation» plutôt que «coercition»

                Il a rappelé devant la presse qu’il y a deux ans, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, alors député socialiste d’opposition, avait préconisé que toute nouvelle installation de médecins soit soumise à autorisation préalable des Agences régionales de santé (ARS). Dans son plan de lutte contre les déserts médicaux présenté en décembre, la ministre de la Santé Marisol Touraine n’envisageait que des mesures incitatives et non coercitives.

                Le rapport sénatorial, qui évite le terme de «coercition» au profit de celui de «régulation», souligne que «les mesures incitatives n’ont pas eu d’effet décisif», tout en étant coûteuses. Dans différents rapports la Cour des Comptes a déjà fait les mêmes remarques.

                A.D. avec AFP
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                • MichelChavaignes

                  Les jeunes médecins bossent pour des clopinettes depuis la quatrième année de médecine en tant qu’externes puis en tant qu’internes. Sans eux et leurs salaires dérisoires, les hôpitaux ne pourraient pas tourner. Alors, après six ans de ce régime, l’esclavage, ça suffit. Basta !

                  Que l’usager apprenne que la médecine a un coût, que l’éducation a un coût, que la sécurité a un coût.
                  Le clampin trouve normal de payer 80 euros la visite éclair du plombier et estime tout aussi normal de rétribuer le toubib au tiers, de payer le professeur au quart et de ne pas payer du tout le policier pour ses heures supplémentaires.

                  Obliger les médecins à s’installer là où l’Etat ferme tous les services publics, c’est vraiment du foutage de tronche.

                  Internes et jeunes médecins, ne vous laissez pas faire. Nous ne sommes plus en l’an 310 sous Constantin où devant la pénurie de main d’oeuvre dans certaine profession, les enfants étaient obligés de reprendre le métier du père.

                  La France est une démocratie. Vos longues études valident vos qualités et vous rendent libres face à la meute.

                  • Thaurus

                    Les pôvres n’ont pas encore compris… si « on » les oblige… ils partiront sous des cieux plus accueillants et nous ferons encore venir des étrangers… il y en aurait quelques uns qui auraient trouvé des diplômes qui seraient près à sévir dans nos campagnes…
                    Inciter c’est mieux.. et les déserts médicaux ne le sont que parce que l’Etat les a abandonnés!!!

                  • bobysponge

                    Mais pas de soucis, les médecins étrangers seront très bien accueillis … et seront surement plus enclins à aller soigner où il le faut …

                  • comardo

                    @ michel Chavaigne. Si le métier n’est plus rentable à votre avis, faites autre chose. Et qu’on forme des médecins de demain qui soient directement payés très correctement par la sécurité sociale. Enlevons le monopole de la santé à ceux qui le détiennent depuis des lustres et qui s’en croient les propriétaires. Bien évidemment ce sera dur car observez bien ceux qui nous gouvernent; ils sortent tous ou presque du monde de la santé. Si pour la plupart ils n’exercent plus, ce sont leurs enfants qui ont pris la suite. Et soyez sûr qu’ils ne veulent pas partager le gâteau que représente pour eux la sécurité sociale.

                  • MichelChavaignes

                    @ comardo : Tous fonctionnaires, mais bien sûr, voilà la solution. Il est pathétique de voir qu’il y a encore des nostalgiques de la RDA. Et pendant ce temps, le P.C. n’ose même plus exhiber le marteau et la faucille. On se demande pourquoi…

                    Pour ce qui est des études médicales, elles sont ouvertes à tous. Quasi-gratuites puisque de l’aveu même des détracteurs de la médecine actuelle, tout est payé par l’État. Bon, c’est vrai, il faut bosser pour passer l’étape de la première année très sélective, il faut bosser pour acquérir les connaissances au passage classant de la sixième année, il faut accepter comme externe puis comme interne d’engranger garde sur garde pour payer seulement son loyer, sa bouffe, son quotidien. Autant de qualités qui échappent à comardo.

                    Pour revenir au monde réel, celui dans lequel ne vit pas comardo, Hollande n’est même pas foutu de payer dignement ses fonctionnaires – 25% de perte de pouvoir d’achat pour un débutant de type cadre A de la fonction publique depuis 1995, politique que Hollande revendique puisqu’il accentue encore le défaut – et ses thuriféraires envisagent de faire subir le même sort aux toubibs. Et après la médecine, on passera sans doute à l’agriculture…

                    Comme tant d’autres, j’ai voté Hollande pour être débarrassé de Tracassin. Maintenant que l’incompétent est out, rien ne m’oblige en dehors des résultats réels. 2014 s’annonce catastrophique pour les socialistes et pire encore pour les reliques marxistes.

                • Parrhesia

                  Il me semble bien que depuis 2007, l’expression « homo sapiens » a pris un sacré coup de vieux !
                  Et ce n’est certainement pas fini !!!

                • 4caracteres

                  Être obligé d’aller se faire égorger dans les cités! Trop cool

                  • MICAA56

                    et égorgé comme un mouton en plus…

                • DIAMOND38

                  Et deux ans en usine pour les sénateurs non ?

                  • Alexandrov

                    Bonne idée mais ce serait mieux , assignés en résidence dans certaines banlieues très sensibles, ,manière de nous montrer ce qu’ils valent ..et puis d’apprendre un peu la vie quoi ..

                • comardo

                  Il est regrettable pour ne pas dire incroyable, que des gens qui se réfèrent de l’éthique d’hyppocrate aient de pareils raisonnements. Décidément la médecine n’est plus ce qu’elle était.
                  Et j’espère que pour quelques uns, un patient demeure un patient. Et non pas un client.
                  On est un client par choix; et peu de gens choisissent d’être malades.
                  Et quand je lis éco….., cela me conforte dans l’idée qu’il faudrait enlever le systéme de santé au privé.
                  Mais est-il sérieux dans ses propos….??

                  • bobysponge

                    Il est clair que les propos de ecomachin, n’ont fait me demander si il faut que toustle service de santé soit géré par l’état … quand on voit la vision de certains, on se dit qu’il vaut mieux ne plus aller chez le médecin du tout, et devenir client de la mort plutot que des médecins et lobby pharmaceutiques…

                    Ce n’est pas ce que je pense, mais après certains propos sur ce forum … je me pose gravement la question …

                    Comment pourrait-on laisser sa santé entre des mains qui sont dirigée par une tête ne pensant qu’à la recette … ?

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