D-Day : Hollande rend hommage "au sacrifice des populations civiles"

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© Capture d’écran France 2

EN DIRECT – Les commémorations du Débarquement en Normandie ont commencé. De nombreuses cérémonies sont prévues.

LES TROIS ÉVÉNEMENTS DE LA JOURNÉE

– A Caen, François Hollande rend hommage aux 20.000 victimes civiles de la bataille de Normandie mais aussi aux Résistants fusillés.

– L’ambiance devrait être glaciale entre Obama et Poutine, tous les deux présents en Normandie.

– Le point d’orgue de la journée sera la cérémonie internationale à 14h30 à Ouistreham.

EN DIRECT

10h – Barack Obama arrive. L’avion du président américain a atterri à Caen. Barack Obama doit se rendre au cimetière américain de Coleville-sur-Mer, où une cérémonie franco-américaine doit avoir lieu. Le cimetière étant un territoire américain, c’est donc Barack Obama qui accueillera François Hollande.

9.388 soldats américains sont enterrés à Coleville-sur-Mer. Une liste 1.557 noms rappelle également le souvenir de ceux qui ont disparu pendant la bataille de Normandie et dont le corps n’a jamais été retrouvé.

9h40 – Paroles de témoins. Des lycéens lisent des témoignages de Normands qui ont vécu le Débarquement. Enfants, secouristes, résistants… François Hollande salue ensuite des rescapés, des enfants de victimes.

9h33 – EN 1944. Le Débarquement annoncé. La BBC annonce le Débarquement sur les ondes.

9h15 – Hollande rend hommage « au sacrifice des populations civiles ». Le président français prononce un discours au Mémorial de Caen. « Il y a 70 ans le jour se levait sur la Normandie et ce jour là nous éclaire encore », dit-il. « Aucun ne savait que ce jour serait le premier de l’une des plus féroces batailles de France. Cette bataille fut aussi celle des civils », reconnaît François Hollande, rendant hommage « aux familles entières qui connaissent le chaos et la mitraille ». Le président revient sur les événements, vus par les civils : « Je veux insister sur la solidarité des Normands dans cette épreuve ». « Je voudrais que l’hommage de la nation puisse s’adresser à tous, civils et militaires. Je voulais que le rôle des Normands soit pleinement reconnu. Ils ont facilité la victoire, ils ont ouvert leurs portes aux libérateurs », poursuit le président.

« Les réfugiés se terrent dans les caves, dans les carrières, dans les galeries des mines, dans les églises et dans les monuments comme à l’Abbaye aux Hommes à Caen. La solidarité s’organise. Mais les casernes de pompiers sont hors d’usage, alors les bonnes volontés s’allient pour éteindre les incendies. Partout, des hommes et des femmes de tous âges et de toute condition bravent la mort pour secourir les blessés, déblayer les décombres, héberger les sinistrés », rappelle encore François Hollande.

9h15 – Une messe franco-britannique à Bayeux. Au même moment, le Prince Charles et son épouse Camilla arrivent à la cathédrale de Bayeux. Ils vont assister à une messe, en compagnie du Premier ministre français Manuel Valls. Le Premier ministre britannique David Cameron est également présent.

D-Day : Hollande rend hommage "au sacrifice des populations civiles"

© Capture d’écran France 2

9h00 – François Hollande est à l’heure à Caen. Le président est arrivé au Mémorial de Caen. Il salue des civils rescapés puis se recueille devant le monument à la mémoire des fusillés de la prison de Caen.

D-Day : Hollande rend hommage "au sacrifice des populations civiles"

© Capture d’écran France 2

8h46 – Les cérémonies vont commencer. François Hollande va bientôt commencer son discours d’hommage aux victimes civiles à Caen. Le Premier ministre Manuel Valls se rend lui à la cathédrale de Bayeux.

>> Lire aussi : La mémoire impossible des civils

8h44 – EN 1944. Le doute s’installe chez les Alliés. Sur le croiseur Augusta, le général Bradley doute devant les lourdes pertes subies par les Alliés. Il a le sentiment que ses troupes ont subi une défaite irréversible sur Omaha Beach. Il envisage un instant de rembarquer les soldats.

8h28 – La mémoire des victimes civiles enfin reconnue. Pour la toute première fois, François Hollande rendra un hommage officiel aux 15.000 morts civils de la bataille de Normandie. Le D-Day n’est en fait que le premier jour de combats qui dureront 90 jours, pendant lesquels les Alliés bombardent des villes françaises pour retarder les ravitaillements allemands. « La bataille de Normande est coincée entre le 6 juin 1944 et la libération de Paris. Cela produit uen espèce de mémoire impossible », explique Stéphane Grimaldi, le directeur du mémorial de Caen.

8h00 – Guy Savoy, le chef étoilé qui a préparé le repas des présidents français et américain jeudi soir décrit « un moment exceptionnel ». Jeudi soir, François Hollande a dîné avec Barack Obama au restaurant Chiberta, dans le 8e arrondissement de Paris, à deux pas de L’Étoile. Le chef une étoile du restaurant, Guy Savoy, a raconté à Europe 1 le déroulé de la soirée : « le repas s’est très très bien passé. Le président Obama a même demandé, quand il a vu arriver les desserts, du fromage ‘car je suis en France’. J’ai trouvé cela formidablement sympathique. Ils étaient très souriants, très détendus. J’ai même fait des photos avec Obama. C’était un moment exceptionnel, c’est toujours impressionnant de voir toute la machine qu’il y a autour. »

7h39 – Les premiers vétérans arrivent. Au petit matin, les vétérans rejoignent déjà les sites de commémoration, 70 ans après avoir participé au Débarquement sur les plages de Normandie. A Ouistreham, fanfares, sifflets et sirènes annoncent le début des commémorations, décrit un journalist

7h20 – EN 1944 – Les nazis ont enfin compris. Les soldats posent le pied sur les plages Juno, Gold et Sword. A cette heure, les nazis ont enfin compris que le Débarquement ne se déroulera ni en Norvège, ni dans le Pas-de-Calais. L’opération Fortitude a réussi à leurrer l’occupant, à coup de tanks en caoutchouc et de faux trafic radio.

6h51 – Quatre cérémonies bi-nationales. Le président français enchaînera de nombreuses cérémonies vendredi, notamment quatre cérémonies binationales : franco-américaine, franco-polonaise, franco-britannique et franco-canadienne, chacune dans une ville différente.

6h45 – A l’aube sur les plages. Le soleil s’est levé sur les plages de Ouistreham, où se tiendra la cérémonie internationale.

6h41 – Un défilé de vétérans et de chefs d’Etats. Près de 1.800 vétérans des plages d’Omaha ou Utah Beach participeront aux cérémonies. D’autres visages plus connus seront également sur les plages de Normandie. Dix-neuf chefs d’Etats seront présents, comme Vladimir Poutine, Barack Obama, la reine d’Angleterre, David Cameron, Kate et William, mais aussi l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

>> 70 ans d’histoires personnelles : « J’étais sa baby, il était mon GI »

Le 6 juin 1944, des milliers de soldats ont débarqué sur les plages de Normandie.

  • Normandie

Le 6 juin 1944, des milliers de soldats ont débarqué sur les plages de Normandie. © REUTERS

EN IMAGES – Le 6 juin 1944, des milliers de soldats débarquent sur les plages de Normandie. Une opération militaire colossale.

C’est la journée qui a fait basculer la guerre. L’opération militaire gigantesque, lancée à l’aube du 6 juin 1944, a vu des milliers de soldats débarquer sur les côtes de Normandie, là où les Allemands ne s’y attendaient pas. Soixante-dix ans plus tard, une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement se préparent à assister aux cérémonies de commémoration du D-Day. Retour en image sur « le jour le plus long ».

6h30, le 6 juin 1944. Sur les plages rebaptisées Utah et Omaha, les premiers soldats américains débarquent. Sur une mer agitée, des péniches lourdement harnachées, transportant chars et soldats, coulent à pic.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Une heure plus tard, c’est au tour des soldats canadiens et britanniques, dont l’assaut a été décalé pour s’adapter aux horaires de marée, de débarquer.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Auparavant, dans la nuit, des milliers de parachutistes anglais et américains ont aussi été largués sur les côtes normandes.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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L’opération Overlord, minutieusement préparée, est commandée par le général américain Dwight Eisenhower. Son but : ouvrir un nouveau front à l’ouest de l’Europe.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Avant le Débarquement, le maréchal Rommel l’avait assuré : « les premières 24 heures de l’invasion seront décisives. Le sort de l’Allemagne en dépendra. Pour les Alliés, comme pour nous, ce sera le jour le plus long ».

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Au soir de ce « jour le plus long », plus de 150.000 alliés ont mis le pied sur le sol français, établissant cinq têtes de pont sur un front de 80 km.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Parmi les soldats ayant débarqué en Normandie le 6 juin 1944, 11.000 ont été tués, blessés, ou portés disparus.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Dans les jours qui suivent le Débarquement, les troupes progressent dans la région. La ville de Cherbourg est libérée fin juin, Caen fin juillet.

Débarquement : le "jour le plus long", c'était ça

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Au total, à la fin du mois de juillet 1944, ce sont au total 1,5 million d’hommes qui ont débarqué sur les plages de Normandie. Le bilan est lourd : plus de 44.000 morts dans les rangs alliés, 54.000 côté allemand et 20.000 dans la population civile française.

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le « jour le plus long », c’était ça

Sanctions contre BNP Paribas : Paris met le traité de libre-échange dans la balance


François Hollande et Barack Obama à Washington, le 11 février.

L’exécutif français monte au créneau contre la lourde amende qui pèse sur BNP Paribas, accusée par les autorités américaines d’avoir organisé des transactions avec des pays sous embargo comme l’Iran  et le Soudan. François Hollande a écrit au président américain, Barack Obama, dès le 7 avril pour l’alerter sur le « caractère disproportionné des sanctions envisagées ». Mercredi 4 juin, le chef de l’Etat a également brandi le « risque de déstabilisation » de la zone euro, et mis dans la balance les négociations en cours sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Dans un entretien au « Monde », Michel Sapin, le ministre des finances insiste : le différend « pourrait affecter les discussions en cours sur ce traité ».

Autour de François Hollande, le gouvernement est à pied d’œuvre pour défendre BNP Paribas dans la procédure judiciaire en cours aux Etats-Unis, pour violation de l’embargo américain sur l’Iran, le Soudan et Cuba. Le New York Times dénonce des pressions sur la justice de son pays…

Michel Sapin : Je suis ce dossier depuis mon arrivée au ministère des finances, le 2 avril. Qu’une banque de l’importance de BNP Paribas connaisse des difficultés dans un autre pays que le sien est un sujet de préoccupation pour le gouvernement. Notre intention n’est pas d’interférer dans le débat judiciaire, qui est l’affaire des juges et des avocats. Mais de défendre la proportionnalité de la sanction par rapport à l’infraction commise.

L’intérêt général pourrait être atteint s’il y avait une disproportion manifeste entre les faits reprochés et la sanction. Ou si cette sanction comportait des dispositions de nature à priver la banque d’une partie de ses capacités d’action pour l’avenir [la justice américaine envisage une interdiction provisoire de l’accès de BNP Paribas au dollar].

Autant il est légitime que la banque soit sanctionnée pour des faits passés, autant il nous paraîtrait anormal qu’elle le soit pour l’avenir.

Avez-vous eu confirmation officielle du montant de la sanction envisagé, de 10 milliards de dollars (7,35 milliards d’euros), révélé par la presse américaine ?

Dans les contacts que j’ai eus avec mon homologue aux Etats-Unis ou avec les autorités américaines, jamais aucun chiffre ne nous a été communiqué. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés de ce dossier, qui n’est pas instruit par un magistrat et un seul, mais par plusieurs autorités, certaines de nature judiciaire, d’autres administratives et indépendantes. Celles-ci se superposent et leurs sanctions pourraient s’additionner.

Si le montant avancé par la presse américaine est exact, à un tel niveau d’amende, il y aurait disproportion manifeste.

L’une des clés du dossier, c’est le dollar. Si la banque avait effectué les mêmes transactions en euro, tout aurait été légal. Le temps n’est-il pas venu de promouvoir l’euro dans les échanges internationaux ?

C’est un point capital. Il revient à la justice d’apprécier les faits et nous ne contestons pas le fait que le droit américain s’applique. Mais nous observons que si les faits reprochés s’étaient déroulés en France et en euros, il n’y aurait pas d’affaire !

La place de l’euro dans le commerce international, face à l’hégémonie du dollar, est une question très intéressante pour l’avenir. Nous sommes la première économie du monde et pourtant, ce n’est pas le cas de l’euro.

Dès lors que les Etats-Unis considèrent que les transactions dans leur monnaie peuvent avoir des conséquences judiciaires, je suis favorable au renforcement de l’euro comme monnaie de confiance dans les échanges internationaux.

Serez-vous soutenu ?

Cette affaire peut servir de déclencheur, pour les pays dont les grandes banques internationales sont susceptibles d’être à leur tour concernées par des procédures américaines. Je pense aux principales économies de la zone euro.

Vos réactions (46) Réagir

 Thierry Garnier 06/06/2014 – 08h40

Est-ce que cette affaire va faire prendre conscience à l’opinion publique française que les américains ne sont pas des bisounours ? Est-ce les dirigeants français vont concocter des répliques pour raquetter de la même façon les entreprises américaines ? Est-ce que les autres européens vont nous aider ?

 jean h. 06/06/2014 – 07h16

Pour ce qui concerne le Traité de libre-échange avec les États-Unis, allons un peu voir comment ça se passe dans les pays qui l’ont déjà signé : Philp Morris réclame à l’Uruguay (3 millions d’habitants…) l’abandon des politiques de santé publique et 20 millions de dollars de dommages et intérêts pour entrave à la liberté d’entreprise et d’investissement !

 ALAIN RICHARD 06/06/2014 – 00h29

Croire qu’aux merveilleux » etats unis » les pouvoirs sont totalement separés quand le president est elu grace a des fonds prives est probablement faire preuve d’un peu d’innocence.Et effectivement continuer apres 50 ans a asphyxier le peuple cubain est scandaleux.Mais egalement si l’europe etait plus forte…mais ce n’est pas avec les deputés que l’on a laissé elire que cela va s’arranger.

 JEAN-CLAUDE MEYER 05/06/2014 – 20h45

Odieux, nul et scandaleux! cela montre à quel point nos responsables sont à côté de leurs pompes! Hé, Hollande, la BNP fait partie des grands ennemis invisibles dénoncés dans un certain discours du candidat. elle a fauté et s’est fait prendre! s’il y a une justice qui puisse la punir, on ne s’y oppose pas! un minimum de décence m….

 Sylvie 06/06/2014 – 00h16

Punir une banque c’est punir qui au juste ? C’est « qui »une banque ? Ses 200 000 salariés qui sont loin de rouler sur l’or, qui bossent comme tous les salariés d’entreprise et qui devraient payer selon vous le poids de cette amende ?? C’est leur peau que vous voulez ? Quelle clairvoyance…

 Jack x 05/06/2014 – 15h54

Si la sanction est disproportionnée, rétorquons en boudant les produits américains : à commencer par les films, les voitures, les boissons etc Est-ce qu’on peut faire très mal ainsi ? Soutenons Hollande.

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