INFOGRAPHIE. Retour sur les grandes phases d’élargissement de l’UE.

2013 a été la dernière étape de l'élargissement de l'Union européenne. Medhi Benyezzar / Nouvel Observateur 2013 a été la dernière étape de l’élargissement de l’Union européenne. Medhi Benyezzar / Nouvel Observateur

« Répétons cette évidence fondatrice : l’Europe, c’est la paix ! » A l’approche des élections européennes du 25 mai, François Hollande a réaffirmé dans une tribune au journal « Le Monde », hier, la volonté première de l’Union européenne : rendre toute guerre impossible entre les pays du vieux continent par le biais de la coopération économique.

Ce 9 mai, à l’occasion de la journée de l’Europe, les 28 Etats membres de l’UE commémorent la déclaration du Français Robert Schuman. Un texte considéré comme fondateur de l’UE, et qui avait conduit, en 1951, à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) – les deux matériaux emblématiques de l’affrontement militaire.

Six pays signent à l’époque le traité : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg, et les Pays-Bas. A partir de 1957, ils décident d’aller plus loin, et instituent la Communauté économique européenne, qui deviendra par la suite l’Union européenne.

56 ans plus tard, en juillet 2013, la Croatie est devenu le 28e Etat membre de l’UE. Retour sur les étapes qui ont fait passer l’union de 6 à 28.

 

Infographie : Mehdi Benyezzar

1973-2013 : 40 ans d’élargissement

L’UE a connu sept vagues de nouvelles adhésions.

– 1957 : La Communauté économique européenne (CEE) est instituée par le Traité de Rome, entre la France , l’Allemagne , l’Italie , et les pays du Benélux (Belgique , Luxembourg , Pays Bas ). Elle rend possible une union douanière entre les pays membres, et fonde, dès 1962, un niveau de prix commun entre les produits agricoles.

– 1973 : après une procédure de veto de la France initiée dès 1963 par le général de Gaulle, le Royaume-Uni , l’Irlande  et le Danemark  font leur entrée dans la CEE.

– 1981 : la Grèce  est le 10e pays entrant. A partir de 2009, elle est victime de graves problèmes budgétaires qui obligent les pays membres de l’UE à lui venir en aide, et fragilisent la zone euro.

– 1986 : L’ouverture au pays du sud de l’Europe se poursuit, avec l’entrée de l’Espagne  et du Portugal . La Communauté européenne comporte alors 12 Etats, comme les 12 étoiles de son drapeau officiel, adopté officiellement la même année.

– 1995 : Cette fois, ce sont les pays nordiques, la Suède et la Finlande , mais également l’Autriche , qui font passer l’UE de 12 à 15 membres.

– 2004 : la plus grande phase d’élargissement, avec l’arrivée de 10 nouveaux Etats, majoritairement issus de l’Europe de l’Est : l’Estonie , la Lettonie , la Lituanie , la Pologne , La République Tchèque , la Hongrie , la Slovaquie , la Slovénie , Malte  et Chypre .

2007 : Entrée de la Bulgarie  et de la Roumanie .

2013 : Dernière adhésion, celle de la Croatie . On parle désormais de l’Europe des « Vingt-huit ».

Quels autres prétendants ?

A l’heure où l’euroscepticisme bat son plein, et où certains partis qui se présentent le 25 mai font de la sortie de l’euro le fer de lance de leur campagne, de nombreux pays insistent encore pour entrer dans l’UE.

Si aucune nouvelle entrée n’est planifiée, cinq Etats ont déposé officiellement une demande d’adhésion. Il s’agit de l’Islande, de la Serbie, de la Macédoine, du Monténégro et de la Turquie. Ce dernier Etat cristallise de nombreux débats sur les bornes culturelles et géographiques de l’UE.

D’autres pays qui auraient pu sans encombre prétendre à l’adhésion, comme la Suisse ou la Norvège, ont plusieurs fois consulté leurs citoyens par référendum sur cette question. Ces derniers ont systématiquement refusé.

Quelles conditions pour entrer dans l’UE ?

Depuis 1993, l’UE a formalisé les critères dits « de Copenhague », qui définissent les conditions que les Etats doivent remplir pour être adhérer à l’union.

Institutions. Tout pays candidat se doit d’avoir des institutions « garantissant l’état de droit, la démocratie, les droits de l’homme, le respect des minorités ».

Economie. Une ouverture à la « pression concurrentielles et aux forces du marché », en d’autres termes un respect du libéralisme économique, est attendu.

Fidélité. Les Etats doivent être capables d' »assumer les obligations » qui les engagent lors de leur adhésion à l’UE, et de souscrire aux « objectifs de l’union politique, économique et monétaire ».

D’autres critères peuvent également bloquer certaines candidatures, comme l’aspect géographique ou culturel. Certains pays extra-européens ont déjà fait des demandes d’adhésion. Le Maroc s’est par exemple vu rejeter sa candidature en 1987, du fait de sa non appartenance au continent.

La Turquie, candidate officielle depuis 2005, a une très faible part de son territoire (3%) sur le continent européen. En France, la question divise. Sur les six principaux partis qui se présentent le 25 mai, trois sont favorables à l’adhésion de la Turquie à l’UE (le PS, le Front de Gauche et EELV), trois autres y sont fermement opposés (L’Aternative Modem-UDI, l’UMP et le FN).

C.Q. – Le Nouvel Obs

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Jean Dif
Jean Dif a posté le 10 mai 2014 à 12h20

Et avec l’Europe, elle ne sera bientôt même plus un musée! J’observe que, chaque fois que la France fait entendre sa voix dans le monde, elle ne le fait pas dans le cadre de l’Europe. Dernier exemple: le discours de de Villepin à l’ONU alors que des pays européens allaient participer à l’équipée irakienne des Etats-Unis contre l’opinion publique internationale.

Par ailleurs, l’Union européenne ne garantit nullement la paix en Europe. A preuve les crises yougoslave et ukrainienne. Et cela risque encire d’être pire si elle ne cesse pas pas s’agrandir. Tous les empires expansionnistes finissent mal, c’est un fait, et l’idéologie n’a rien à y voir.

Simone Couturier
Simone Couturier a posté le 10 mai 2014 à 11h03

@Enzo eh oui

Populisme peut être, mais savez vous combien nous coûtent la gestion (uniquement) de cette Europe ? . Le budget de fonctionnement ??? Savez vous combien nous coûtent les députés Européens, savez vous combien ils règlent d impôts, savez vous comment ils passent leur journée (avec des hémicycles a moitié vides) en pointant le matin et en repartant ??? Connaissez vous le prix de la belle piscine qu ils se sont offerte ?? Avez vous regardez le luxe de leur bâtiment ? Pourquoi, d après vous, tiennent-ils tant à l Europe ??? Croyez vous que ce soit utile de nous dire le calibrage d une pomme ? Comment les agriculteurs faisaient-ils auparavant ???. Ils ont détruit l agriculture en France (terrains en jachère et distribution d aides, un moins – un plus, cela rime à quoi ??? Pourquoi a t on accepté que l Angleterre garde sa monnaie ? Pourquoi n a t on pas uniformisé les prix horaires, les aides ? Chaque pays tirent la couverture à lui. Une Europe comme cela c est complètement nul. Nous avons prouvé, nous les Français, que l on pouvait se débrouiller tout seuls, maintenant c est la misère qui s accentue, le chômage qui augmente ALORS ??????? si accepter tout cela c est d être populiste eh bien OUI je le suis.

ALAIN REVENIAUD
ALAIN REVENIAUD a posté le 10 mai 2014 à 08h52

Nos ancêtres sont morts par millions pour défendre la démocratie.
Sortir de l’Union européenne par l’article 50 est un DROIT.
Débattre de la sortir de l’UE n’est pas une faveur à supplier, c’est NOTRE DROIT.

Tous à vos téléphones et à vos courriels !

François Asselineau président de l’UPR, parti le plus ostracisé de la scène politique française au regard de son nombre d’adhérents…
5 mai 2014  »

Paul Chabert
Paul Chabert a posté le 10 mai 2014 à 07h55

Nos dirigeants, qui n assument pas leurs décisions, ont fait de l Europe une puissance étrangère dominatrice. L’Europe c’est nous
Un Président élu au suffrage universel serait un moyen de réappropriaition.

rudolf BKOUCHE
rudolf BKOUCHE a posté le 10 mai 2014 à 01h16

L’UE une affaire commerciale qui ne marche pas toujours très bien mais qui rapporte à certains. Pour le reste, il suffit de lire les discours.
L’Europe des Six avait un sens, celui de mettre fin aux conflits entre l’Allemagne, la France et l’Italie, même si elle se réduisait à une affaire économique. Mais la Maison Europe a vu large et elle s’est enflée passant de six à vingt-huit sans compter ceux à venir. Deux pays ont résisté à cette vague, la Norvège et la Suisse, d’autres ont cédé à force de refaire des élections jusqu’à ce qu’elle donne le bon résultat.
Enfin, la seule question qui importe, c’est de savoir si la machine européenne périra en douceur ou si elle conduira à une nouvelle guerre européenne. Suspense : difficile de prévoir la répartition des camps.

ALAIN REVENIAUD
ALAIN REVENIAUD a posté le 10 mai 2014 à 00h43

C’est …parfaitement reformulé, efficace, éclairant !! « Ce billet entend être une réponse patriote à la tribune de Monsieur François Hollande, larbin des États-Unis d’Amérique et gouverneur de la province française, intitulée « Sortir de l’Europe, c’est sortir de de l’Histoire »,….
« Alors Françaises, Français, métropolitains ou expatriés, rejoignez l’UPR dans la lutte contre l’Axe du Mal : le 25 mai 2014, votez pour la liste UPR de votre circonscription aux élections européennes (4) pour introduire un maximum de vers dans la pomme, et redonner à la France sa grandeur passée »…
http://blogs.mediapart.fr/blog/charles-petout/090514/sortir-de-lunion-europeenne-cest-entrer-dans-lhistoire?fb_action_ids=10152365070

Francoise Dietel
Francoise Dietel a posté le 10 mai 2014 à 01h57

Bonjour Alain Reveniaud, Je vous comprends, vous avez la nostalgie du passé!
Mais réveillez-vous! nous sommes au 21ème siècle, il faut vivre avec son temps!
La France n’est plus rien seule! Avec les autres, on est plus fort!

ALAIN REVENIAUD
ALAIN REVENIAUD a posté le 10 mai 2014 à 08h50

Françoise, je vous comprends aussi, vous tenez le discours du parfait petit européïste dogmatique qui s’arc-boute pour nous laisser à croire qu’un peu de patience finira bien par payer et que ça ira mieux demain, en gros le discours de ceux qui veulent nous laisser à croire que tout finira bien par s’arranger…!! Hélas rien ne s’arrange, des pans entiers de ce pays ressemblent à s’y méprendre à la Roumanie des Ceaucescu, la misère socio économique s’est installée et se répand, partout mais à ce satade de notre échange me vient une question, chère Françoise, peut-être vivez-vous à dans un endroit plus agréable que l’environnement que je viens de citer, celui là par exemple…
http://voixdupeuple.wordpress.com/2014/05/05/scandale-au-parlement-europeen/

Francoise Dietel
Francoise Dietel a posté le 10 mai 2014 à 00h26

L’Europe, après avoir été encensée, est maintenant,un des boucs émissaires de bons nombres de citoyens des pays maintenant en crise! Elle nous apparait souvent comme celle qui empêche les états de faire ce qu’ils veulent, génératrice de chômage, et nous coûtant cher pour rien!
Abandonner l’Europe serait pourtant un piège, qui nous isolerait du reste du monde.
L’Europe est en construction, elle a besoin d’être restructurée, pourvue d’une constitution bien charpentée et équilibrée avec un Président sorti du suffrage universel, indépendant, fort! Une Europe au service des peuples!
J’ai beaucoup aimé l’interview de Louis de Gouyon Matignon, 21 ans, la relève politique, sur BFM qui milite pour une Europe fédérale des régions, à partir d’une décentralisation des états! Ces jeunes-là, droits dans leurs bottes, croient en l’Avenir! D’après eux: ils sont nés Français mais mourront Européens!

Richard Farty
Richard Farty a posté le 10 mai 2014 à 13h39

Bonjour francoise,

Pensez vous sincèrement que des pays comme la Norvège, la suède, l’Islande, la Corée du sud, singapour, (etc) sont isolés du reste du monde ?

Pourtant tout ces pays sont dix fois moins peuplés que la France, et la france reste la 5eme puissance mondiale, alors si cette dernière ne peut pas s’en sortir seule, quel pays sur cette planète pourrait en être capable ? Aucuns !

Cet argument est fallacieux. Il ne tient pas la route une seconde lorsque l’on observe ce qu’il se passe hors UE. mais je sais que cet argument n’est pas de vous, il provient des même politiciens qui nous promettaient croissance, plein emploi et prospérité avec l’UE…on connait le résultat.

Alors pourquoi continuer a les croire ?

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