J-2 – Le compte à rebours a commencé. Samedi, le nouveau zoo de Vincennes ouvrira ses portes, après six ans de travaux.

Le nouveau zoo de Vincennes en région parisienne, et son immense rocher, rouvre ses portes samedi, après six ans d’une réfection totale. Il convient dorénavant de l’appeler le parc zoologique de Paris. Et à deux jours de l’ouverture au public, les ouvriers s’activent encore sur les quatorze hectares du parc.

…Six ans plus tard. Les 1.000 animaux du nouveau zoo évoluent à présent dans un parc plus vaste, divisé en cinq zones : la plaine africaine du Sahel, la Patagonie, Madagascar, la Guyane, ou encore l’Europe. L’une des nouveautés, spectaculaire par sa taille, c’est la serre de 100 mètres de long et 40 mètres de large. Avec son climat tropical, cette bulle de verre immergera le visiteur pour lui faire découvrir les animaux, des oiseaux et des paresseux, dans leur environnement. Sous le grand rocher, emblématique, un vivarium présentera plus de quinze espèces de reptiles, amphibiens et invertébrés. Enfin, la grande volière, qui culmine à plus de 13m de haut, accueillera ensemble oiseaux et visiteurs. Traverser la volière de 2.000 m2 ou se promener au milieu des flamands roses et des ibis, ce sera donc possible à partir de samedi. Mais avant, le personnel habitue les animaux à leur nouvel environnement.

Réouverture du zoo de Vincennes : ça s'active

© MNHN – François Grandin

La grande serre.

Réouverture du zoo de Vincennes : ça s'active

© MNHN – François Grandin

Bassin des manchots dans la biozone Patagonie.

Réouverture du zoo de Vincennes : ça s'active

© MNHN – François Grandin

L’enclos des lions dans la biozone Sahel-Soudan.

Réouverture du zoo de Vincennes : ça s'active

© Laurent Bloissier

Vue générale du Parc zoologique de Paris le 30 novembre 2013.

Retour en douceur pour les animaux. Les installations sont prêtes et pourtant, les nombreux enclos sont vides. 20% des animaux ne sont pas encore arrivés. Parmi ceux qui sont là, certains ne sont pas encore prêts à être exposés au public, comme les otaries, qui arrivent tout juste de Valences, à 1.400 km de Paris. La priorité : déstresser les animaux, explique le vétérinaire en chef du parc. « Il y a tout un lien qui doit se refaire, de confiance. Ce n’est pas Je te balance dans un bassin et tu reviendras quand tu auras faim. Ce n’est pas du tout le but », explique-t-il. Le risque ? « Si jamais on va trop vite, on peut perdre des animaux qui vont se braquer ou avoir peur, et on va mettre plusieurs mois à les récupérer ». Même traitement pour les oiseaux : l’une des soigneuses du parc, en bottes dans la boue, démonte de grandes cages en fer. « Ces volières étaient là pour habituer les oiseaux avant qu’on les lâche à l’intérieur », explique-t-elle.

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