Le patronat à la rescousse de l’emploi. Le Medef a avancé ce mercredi dix recommandations pour contribuer à créer un million d’emplois en cinq ans au travers de la création d’entreprises des banlieues jusqu’à l’armée, à l’occasion du Salon des entrepreneurs organisé à Paris.

«L’idée, c’est que ces 10 mesures viennent renforcer nos réflexions sur le pacte de responsabilité du président de la République et nous sommes dans une démarche positive à l’égard de ce pacte dans un souci de redresser le pays», a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, dans une allusion au pacte proposé le 31 janvier par François Hollande.

«C’est possible à la condition qu’un certain nombre de choses changent en Franc»

Une démarche «qui passera non pas par des contreparties du Medef mais par un engagement de mobilisation pour in fine créer un million d’emplois nets en France sous cinq ans», a dit le président de la plus grande organisation patronale de France. «C’est possible à la condition qu’un certain nombre de choses changent en France (…)» pour améliorer la compétitivité du pays, a-t-il ajouté à l’adresse du gouvernement.

Les dix recommandations patronales sont «avant tout centrées sur notre organisation, nos fédérations et nos territoires», a expliqué pour sa part Thibault Lanxade, président du pôle PME du Medef. Mais elles «pourraient se retrouver un jour dans un pacte si on nous le demandait», a-t-il ajouté. Le Medef, qui compte 750.000 adhérents, va proposer dès cette année aux entrepreneurs d’adhérer pour un euro pendant un an afin de bénéficier des services de l’organisation patronale et de «se sentir un peu moins seuls». «C’est également un moyen pour nous de préparer le terrain du militantisme patronal» , a dit Thibault Lanxade.

Valoriser l’entrepreunariat des banlieues

Une autre proposition consiste à développer parmi les Medef territoriaux le financement participatif, dit «crowdfunding», qui permet à des particuliers de financer un projet. «L’entreprenariat dans les banlieues doit être valorisé», a lancé Thibault Lanxade en annonçant le lancement avec l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) d’un concours de projets.

Il «doit aussi être valorisé auprès des administrations, des différents corps amenés à avoir des reconversions de carrière» et le Medef va commencer par un partenariat avec le ministère de la Défense, a-t-il également indiqué.

Dès le printemps prochain, 20 entrepreneurs parraineront 20 militaires en reconversion et leur feront découvrir le monde de l’entreprise, tandis que ces 20 entrepreneurs vont «pendant quelques jours vivre en condition militaire», en division, dans un sous-marin… «Je vous garantis qu’il y a beaucoup de choses à apprendre pour quelqu’un de l’industrie de ces techniques militaires», a lancé Thibault Lanxade. Viendront ensuite les collectivités territoriales et les hôpitaux, a-t-il promis.

Par ailleurs, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire et même PME seront appelés à aider les jeunes entreprises à obtenir leur première commande, carte de visite cruciale pour perdurer. Et ce par la promotion de bonnes pratiques identifées, a-t-il assuré. Le Medef compte aussi tenter d’obtenir que l’enseignement de la création et la transmission d’entreprises soient éligibles à la formation professionnelle.

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Pourquoi toujours utiliser la langue de bois. Les Solutions existent ; l’une d’entre elles avait été suggéré par Antoine PINAY en 1974 ! Remplacer les charges sur salaires par une taxe (et non une TVA) sur le chiffre d’affaires et une taxe sur les énergies produites et consommées. Trop simple pour nos oligarches et maitre en pensée unique
La deuxième solution : remplacer Pôle Emploi par les chambres consulaires qui sont au courant du marché de l’emploi et des entreprises.
Ensuite les Entreprises savent ce qu’elles doivent et peuvent faire par contre si l’état ne doit pas s’occuper de tout, il doit lourdement sanctionner ceux qui trichent notamment les importateurs qui sont les donneurs d’ordre et qui doivent assurer la responsabilité des produits importés. Ce ne sont pas les pays exportateurs qui sont coupables mais le pays qui importent sans contrôle sérieux au point de manquer à son premier devoir régalien : la protection du citoyen et de SES biens. Et si les agences de contrôles étaient lourdement sanctionnées pour le travail qu’elles ne font pas et pour lequel elles sont grassement payées

C’est vraiment du foutage de gueule : pendant ces dernières années ils ont tirer à boulets rouges sur le statut d’auto-entrepreneur en faisant courir le bruit que ce n’était pas loin du travail au noir !

Et voilà qu’ils disent promouvoir l’entrepreneuriat des banlieues avec le crowdfunding autrement dit le financement participatif : le patron réunit des fonds auprès de particuliers pour s’enrichir, LUI ! Il suffit de maintenir comptablement ces projets juste à l’équilibre pour que ces nouveaux types d’actionnaires ne voient jamais la queue d’un !… En d’autres termes c’est encore prendre l’argent des petits pour enrichir les gros…

L’Europe telle qu’elle est construite est comme un grand bac à sable où une bande d’enfants aurait joué toute une journée. Il y a des trous et des bosses et si vous voulez tout remettre à plat il faut prendre du sable dans les bosses pour reboucher les trous. Économiquement parlant l’Europe est exactement le reflet de ce bac à sable : l’ensemble des richesses ne s’accroît que lentement au rythme de l’inflation mais tout le monde veut une part de gâteau les salaires des pays dit riches baissent pendant que les autres montent. L’Europe se portera bien quand tout le monde sera pauvre sauf les riches entrepreneurs employant les pauvres ouvriers…

Les grandes entreprises sont mondiales et pour eux l’Europe est un futur eldorado du bas salaire.

Maintenant regardons les aides telle que le NACRE : pour avoir un emprunt à taux zéro, il faut pour çà emprunter la même somme auprès d’une banque ! Vous parlez d’une aide ! Emprunter, c’est çà leur aide ???
Quant à l’URSSAF et son système qui vous met le couteau à la gorge à la troisième année, pourquoi ne pas proposer à toutes les nouvelles entreprises individuelles de payer leurs charges uniquement en fonction de leur chiffre d’affaires réel. Si c’est faisable pour l’auto-entrepreneur c’est faisable pour tous, non ?

Le Medef aider les tous petits projets, comment un mec payé par jour ce que gagne un ouvrier dans toute une vie pourrait comprendre ce nouvel entrepreneur issu du monde ouvrier, pour qui simplement calculer un coût journalier et un objectif de ventes cohérents est si difficile… Qu’est qu’il en a à faire des concepts aux noms anglais (çà fait plus dans le coup…) alors que son unique but est de gagner sa vie car il ne trouve plus de travail décent dans LEURS entreprises (du travail tout court je devrais dire !)…

Ce que voudrait le Medef c’est que les charges sociales soient désolidarisées des salaires, mais qui les paiera, comment, pour quel service ? Si le Medef ne veut plus de payer de charges salariales c’est pour payer moins pas pour payer autant pour que le salarié puisse se payer les mêmes garanties. Faut pas rêver !

Un contrat à rupture à l’américaine ce n’est pas pour embaucher plus, c’est pour licencier plus vite et sans frais. Seule la demande permet de faire travailler plus les entreprises qui pour çà devront embaucher. Si le salarié est plus pauvre la demande locale se casse la gueule et donc il n’embauchera pas… Ils ne raisonnent qu’à l’export, peu importe que le salarié soit heureux si son entreprise va bien.

Trouver un moyen pour que ces grosses entreprises paient réellement l’impôt comme le font les petites. Par exemple, obliger les entreprises voulant participer au marché public de fabriquer sur place et de payer l’impôt en France. L’état s’en trouverait mieux et l’emploi aussi. L’offre de l’état serait sous conditions que çà puisse profiter à l’état et aux français. C’est du gagnant-gagnant-gagnant : l’entreprise qui vend ses produit à l’état, l’état qui reçoit ses taxes et impôts de l’entreprise mais aussi des salariés et enfin le salarié qui trouve un emploi.

Instaurer des critères d’entrée sur le marché du travail français comme le font les canadiens. Ce qui marche ailleurs et qui est juste ne peut être néfaste pour nous.

Trouver 10 idées égalitaires et pouvant amener autant aux entreprises qu’aux français c’est faisable. La première étant peut-être de faire comme les anglais et de taper sur la table européenne pour que le système bac à sable s’arrête !

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